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Cérémonie de mariage pour Bezos et Sanchez à Venise, qui croit à de grosses retombées

Le fondateur d’Amazon Jeff Bezos et l’ex-présentatrice Lauren Sanchez célèbrent leur cérémonie de mariage vendredi à Venise, où le gouvernement italien a estimé à pas moins de 957 millions d’euros les retombées espérées de cet événement fastueux.Le ministère du Tourisme, dans une note vendredi, a chiffré les dépenses directes réalisées par Jeff Bezos et sa future épouse à 28,4 millions d’euros pour ces festivités qui passionnent les médias italiens.Il a surtout dit s’attendre à 895 millions d’euros générés pour la ville par la “visibilité médiatique” de l’événement, tout en prévenant que celle-ci “nécessite une vérification empirique.”La cérémonie de mariage vendredi est le point culminant d’une semaine de festivités, entre yachts et invités VIP, dans une Venise divisée sur l’impact qu’auront ces noces sur l’image de la ville.Pour Chiara Trabuio, étudiante de 26 ans qui habite du côté terre ferme de Venise, “ce mariage est acceptable dans une certaine mesure car il apporte de l’argent, mais il va à l’encontre de la culture et de la nature de la ville”.Pour Stefano Mincolelli, un employé municipal de Naples de 44 ans, “les prix (en Italie, ndlr) sont partout très élevés, donc il ne faut pas en attribuer la faute à Jeff Bezos”.- Surtourisme -Déjà mariés civilement aux Etats-Unis, Jeff Bezos, 61 ans, et Lauren Sanchez, 55 ans, échangeront alliances et voeux sur l’île San Giorgio Maggiore qui fait face à l’Arsenal, l’ancien chantier naval de la Sérénissime, avant un grand bal samedi où chantera Lady Gaga.La fille du président américain Ivanka Trump, Leonardo di Caprio, Kim Kardashian, Kendall et Kylie Jenner, la superstar du football américain Tom Brady, ou encore la présentatrice Oprah Winfrey faisaient partie des invités aperçus sur les canaux de la ville par des photographes de l’AFP.Interrogé sur ce qu’il préférait de la Cité des Doges, le milliardaire américain, tout sourire dans un canot aux côtés de sa future épouse, s’est pris d’enthousiasme: “Regardez autour de vous! Cette ville semble impossible, (…) et pourtant, elle est bien là”, peut-on l’entendre dire dans une vidéo publiée par La Repubblica.Jeff Bezos, qui détient pour environ 215 milliards de dollars d’actions d’Amazon, fera un don de trois millions d’euros à une association de protection de la lagune, à la Venice International University et à l’Unesco, selon le président de la région Luca Zaia (extrême droite).Les pouvoirs locaux n’ont cessé de soutenir le choix de Jeff Bezos de se marier à Venise, balayant tout lien avec le surtourisme contre lequel des mesures ont été prises comme l’instauration d’un ticket d’entrée payant.Quelque 100.000 touristes dorment dans la ville durant la haute saison, auxquels s’ajoutent des dizaines de milliers de visiteurs à la journée, alors que le nombre de résidents permanents est en chute libre.Pour Samuel Silvestri, commerçant vénitien de 55 ans, “le surtourisme est principalement causé par ces gens qui ne viennent qu’une journée avec leur sac à dos et leur nourriture, et qui contribuent très peu à la ville”.”Pas par ceux qui transforment Venise en un petit Monte-Carlo”, le célèbre quartier de Monaco, poursuit-il. “Ce mariage aussi façonne l’image de la ville”.Un avis probablement partagé par Alain Vanleeuw, 70 ans, un entrepreneur de Bruxelles qui dit qu’il a “essayé de programmer (son voyage, ndlr) en fonction des dates qui avaient été prévues pour le mariage.”- Pas de renfort policier -Mais un collectif d’habitants baptisé “No Space for Bezos” (“Pas de place pour Bezos”) multiplie les manifestations symboliques pour s’opposer aux réjouissances, au slogan de “Venise n’est pas à vendre”, craignant que le mariage complique encore plus le déplacement des habitants.”Ce mariage cause des problèmes dans la ville, avec des fermetures de canaux et des contrôles de plus en plus stricts”, a dénoncé Alice Bazzoli, 24 ans, militante de “No Space for Bezos”.”Il n’y a eu aucune intention de verrouiller la ville”, a assuré le préfet de Venise Darco Pellos à l’AFP, affirmant par ailleurs que l’événement n’avait exigé aucun “renfort” policier par rapport à une saison estivale habituelle.Il y a 11 ans, le mariage de l’acteur George Clooney n’avait pas créé autant de remous. Mais l’acteur américain n’est pas l’un des hommes les plus riches de la planète et n’a pas fondé le plus grand site mondial d’e-commerce, régulièrement dans le viseur d’associations de défense de l’environnement.Greenpeace justement n’a de cesse de dénoncer l’impact écologique du mariage, auquel de nombreux invités se sont rendus en jet privé, alors que l’équilibre fragile de Venise “coule sous le poids de la crise climatique”.

Euro féminin de basket: fin du rêve pour les Bleues

Encore raté: renversées par l’Espagne vendredi au Pirée à l’issue d’un cruel dénouement (65-64), les Bleues ont dit adieu à la finale et à leur rêve de titre à l’Euro de basket.Comme en 2023 en Slovénie, elles ne pourront désormais se contenter que du bronze, qu’elles devront aller chercher dimanche contre l’Italie, défaite par le champion en titre belge après une fin de match folle (66-64).L’or qu’elles visaient, le premier trophée depuis 2009, leur a échappé après une rencontre des plus tendues, où la pièce est tombée finalement du côté de l’Espagne, emmenée par son excellente pivot Awa Fam (21 pts, 9 rebonds), et qui visera un cinquième titre.L’immense joie de la Roja et son soulagement était alors en total contraste avec la détresse d’Iliana Rupert, accroupie au milieu du parquet.Quelques secondes plus tôt, l’ailière des Bleues s’était arrachée pour aller provoquer la faute qui a failli permettre aux Françaises de revenir à égalité (63-65) et d’arracher la prolongation.Mais après un premier lancer-franc réussi, elle a vu sa deuxième tentative manquée.”Ce n’est pas tombé du bon côté, on a eu le mérite de revenir à un point”, a souligné Jean-Aimé Toupane, “fier de (s)es filles” malgré la déception.- 5/30 à trois points -Une fin cruelle, après une seconde période bien compliquée pour l’Equipe de France, punie dans l’ensemble de la rencontre par une adresse à trois points bien loin de ses standards pendant cet Euro (5/30).Face au rival espagnol, qui leur a tant fait mal par le passé dans cette même compétition, les vice-championnes olympiques avaient pourtant commencé par le bon bout.L’espoir dans un premier temps, avec une solide défense, et l’apport considérable de Valériane Ayayi.La capitaine a montré la voie, derrière d’abord, avec trois interceptions pleines d’autorité, à l’image de celle devant l’emblématique capitaine Alba Torrens alors qu’elle venait à peine de ressortir du banc.En attaque, ensuite, avec une efficacité (13 points, 19 au total) sans laquelle les Françaises n’auraient peut-être pas pris les devants.Puis il y a eu la difficulté immense dans le deuxième acte, une avance de 10 points qui a fondu comme neige au soleil au fur et à mesure que les Espagnoles, dont le caractère a été démontré plus d’une fois durant cette édition, sont revenues dans la partie.Alors que les Bleues avaient trouvé “les solutions en première période”, elles ont ensuite “arrêté de jouer”, a regretté Ayayi. “A plus 10, il faut qu’on arrive à tuer le match et on ne le fait pas”.- Awa Fam en grande forme -Emmenée par une nouvelle génération en Grèce, la Roja a pu compter à la fois sur l’expérience d’Alba Torrens (12 points, 7 passes), 35 ans, et sur sa pivot Awa Fam, née en 2006 de parents sénégalais arrivés en Espagne dix ans plus tôt.A 19 ans seulement, la joueuse de Valence a été un poison pour les Bleues, avec deux contres, 9 rebonds et une très belle adresse (21 points).”On savait qu’elle était capable de faire de belles choses, et malheureusement elle l’a montré contre nous, on l’attendait à ce niveau”, a dit Romane Bernies.Trop brouillonnes, coupables de nombreuses interceptions adverses, les Françaises ont perdu le fil, ne marquant que 8 points dans le troisième quart-temps.De quoi se rendre la tâche de plus en plus difficile alors qu’Awa Fam et Elena Buenavida sortaient de leur chapeau deux tirs primés permettant aux Espagnoles de prendre les devants.”On n’a pas su reprendre le dessus, malgré quelques bons stops, a analysé Romane Bernies, en attaque c’était trop haché par rapport à la première période, ce n’était pas assez fluide”.Malgré les efforts consécutifs de Migna Touré, ou encore un panier à trois points Bernies, les Bleues n’ont pas su renverser la tendance. Et ont vu le rêve s’envoler.

Gaza: le système de distribution d’aide accusé de provoquer “des massacres à la chaîne”

Le chef de l’ONU Antonio Guterres a dénoncé vendredi un système “militarisé” de distribution d’aide humanitaire dans la bande de Gaza qui “tue des gens”, l’ONG Médecins sans frontières fustigeant des “massacres à la chaîne” par Israël de civils palestiniens affamés.La Défense civile dans le territoire palestinien ravagé par plus de 20 mois de guerre, venait d’annoncer la mort de 62 personnes dans des frappes et tirs de l’armée israélienne. Parmi elles, dix attendaient une assistance humanitaire près d’un centre de distribution de la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), organisation opaque soutenue par Israël et les Etats-Unis.Jeudi, déjà, fut une journée particulièrement meurtrière avec 65 Palestiniens qui avaient perdu la vie par des tirs israéliens, selon les secours, dont sept venus chercher de l’assistance dans un centre de la GHF. “Les gens sont tués simplement en essayant de nourrir leurs familles et eux-mêmes. Aller chercher de la nourriture ne doit jamais être une condamnation à mort”, a tonné devant la presse à New York le secrétaire général de l’ONU.- “Simulacre de distribution” -MSF, présente à Gaza, avait réclamé plus tôt le démantèlement de la GHF, l’accusant d’être “un simulacre de distribution alimentaire qui produit des massacres à la chaîne”.Israël a partiellement assoupli fin mai un blocus total imposé au territoire palestinien début mars, qui a entraîné de très graves pénuries de nourriture, médicaments et autres biens de première nécessité.Un mécanisme de distribution d’aide piloté par la GHF et soutenu par Israël et Washington a été mis en place, mais ses opérations donnent lieu à des scènes chaotiques et meurtrières.Dans un communiqué, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a rejeté des “mensonges malveillants” du journal de gauche Haaretz, selon lequel des soldats auraient reçu ordre de tirer sur des civils désarmés attendant de recevoir cette aide humanitaire.M. Netanyahu a rejeté tout aussi “catégoriquement les accusations odieuses de meurtre rituel” publiées dans le même journal.Le “meurtre rituel” est une calomnie antisémite remontant au moins au Moyen-Age selon laquelle les juifs assassineraient des enfants non juifs pour les besoins de leur culte.Sur les 62 personnes tuées vendredi, dix “attendaient de l’aide humanitaire” dans trois endroits différents du territoire palestinien, d’après un porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal.Interrogée par l’AFP, l’armée a dit qu’elle examinait les informations de la Défense civile mais a nié catégoriquement que ses soldats aient ouvert le feu sur des personnes attendant de l’aide dans le centre de la bande de Gaza, où M. Bassal a fait état d’un mort.Six autres ont perdu la vie dans le sud en tentant de gagner un site de distribution de colis-repas de la GHF, et trois en attendant de l’aide au sud-ouest de Gaza-ville (nord), toujours selon la Défense civile.- 550 morts depuis fin mai -Selon le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas pour Gaza, près de 550 personnes ont été tuées et plus de 4.000 blessées dans des queues immenses se formant en vue d’atteindre divers centres de distribution d’aide humanitaire depuis que la GHF y a commencé ses opérations fin mai.Cette dernière nie que des tirs meurtriers surviennent à proximité immédiate de ses points de distribution.Sur le terrain, les combats continuent de faire rage entre l’armée israélienne et les groupes armés palestiniens. D’eux d’entre eux, les Brigades al-Qassam, branche armée du mouvement islamiste Hamas, et les Brigades al-Quds, branche armée du Jihad islamique, mouvement allié au Hamas, ont revendiqué des tirs contre des soldats israéliens.Israël poursuit ses opérations à Gaza dans le cadre d’une offensive visant selon lui à anéantir le Hamas, en représailles à l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien le 7 octobre 2023.Le 7-Octobre a entraîné côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.L’opération de représailles israéliennes a entraîné la mort de 56.331 Palestiniens, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas pour Gaza, jugées fiables par l’ONU.

Gaza: le système de distribution d’aide accusé de provoquer “des massacres à la chaîne”

Le chef de l’ONU Antonio Guterres a dénoncé vendredi un système “militarisé” de distribution d’aide humanitaire dans la bande de Gaza qui “tue des gens”, l’ONG Médecins sans frontières fustigeant des “massacres à la chaîne” par Israël de civils palestiniens affamés.La Défense civile dans le territoire palestinien ravagé par plus de 20 mois de guerre, venait d’annoncer la mort de 62 personnes dans des frappes et tirs de l’armée israélienne. Parmi elles, dix attendaient une assistance humanitaire près d’un centre de distribution de la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), organisation opaque soutenue par Israël et les Etats-Unis.Jeudi, déjà, fut une journée particulièrement meurtrière avec 65 Palestiniens qui avaient perdu la vie par des tirs israéliens, selon les secours, dont sept venus chercher de l’assistance dans un centre de la GHF. “Les gens sont tués simplement en essayant de nourrir leurs familles et eux-mêmes. Aller chercher de la nourriture ne doit jamais être une condamnation à mort”, a tonné devant la presse à New York le secrétaire général de l’ONU.- “Simulacre de distribution” -MSF, présente à Gaza, avait réclamé plus tôt le démantèlement de la GHF, l’accusant d’être “un simulacre de distribution alimentaire qui produit des massacres à la chaîne”.Israël a partiellement assoupli fin mai un blocus total imposé au territoire palestinien début mars, qui a entraîné de très graves pénuries de nourriture, médicaments et autres biens de première nécessité.Un mécanisme de distribution d’aide piloté par la GHF et soutenu par Israël et Washington a été mis en place, mais ses opérations donnent lieu à des scènes chaotiques et meurtrières.Dans un communiqué, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a rejeté des “mensonges malveillants” du journal de gauche Haaretz, selon lequel des soldats auraient reçu ordre de tirer sur des civils désarmés attendant de recevoir cette aide humanitaire.M. Netanyahu a rejeté tout aussi “catégoriquement les accusations odieuses de meurtre rituel” publiées dans le même journal.Le “meurtre rituel” est une calomnie antisémite remontant au moins au Moyen-Age selon laquelle les juifs assassineraient des enfants non juifs pour les besoins de leur culte.Sur les 62 personnes tuées vendredi, dix “attendaient de l’aide humanitaire” dans trois endroits différents du territoire palestinien, d’après un porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal.Interrogée par l’AFP, l’armée a dit qu’elle examinait les informations de la Défense civile mais a nié catégoriquement que ses soldats aient ouvert le feu sur des personnes attendant de l’aide dans le centre de la bande de Gaza, où M. Bassal a fait état d’un mort.Six autres ont perdu la vie dans le sud en tentant de gagner un site de distribution de colis-repas de la GHF, et trois en attendant de l’aide au sud-ouest de Gaza-ville (nord), toujours selon la Défense civile.- 550 morts depuis fin mai -Selon le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas pour Gaza, près de 550 personnes ont été tuées et plus de 4.000 blessées dans des queues immenses se formant en vue d’atteindre divers centres de distribution d’aide humanitaire depuis que la GHF y a commencé ses opérations fin mai.Cette dernière nie que des tirs meurtriers surviennent à proximité immédiate de ses points de distribution.Sur le terrain, les combats continuent de faire rage entre l’armée israélienne et les groupes armés palestiniens. D’eux d’entre eux, les Brigades al-Qassam, branche armée du mouvement islamiste Hamas, et les Brigades al-Quds, branche armée du Jihad islamique, mouvement allié au Hamas, ont revendiqué des tirs contre des soldats israéliens.Israël poursuit ses opérations à Gaza dans le cadre d’une offensive visant selon lui à anéantir le Hamas, en représailles à l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien le 7 octobre 2023.Le 7-Octobre a entraîné côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.L’opération de représailles israéliennes a entraîné la mort de 56.331 Palestiniens, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas pour Gaza, jugées fiables par l’ONU.

Le sud-est de la France affronte sa première canicule de l’été, avant le reste du pays

Températures frôlant les 40°C, fermeture des massifs forestiers pour risques “sévères” d’incendies: la canicule qui s’est abattue vendredi sur le sud de la France, dont quatre départements sont en vigilance orange, devrait durer au moins jusqu’à mardi, et s’étendre progressivement vers le nord.Les Bouches-du-Rhône, le Gard, l’Hérault et les Pyrénées-Orientales ont basculé vendredi à midi en vigilance orange, enregistrant des températures comprises “entre 36 et 38°C près de la Méditerranée”.Ils seront rejoints dès samedi par dix autres départements, voire davantage au cours du week-end où “un nouveau pic de chaleur comparable à celui du week-end dernier, voire un cran au-dessus” est attendu, selon Tristan Amm, prévisionniste chez Météo-France.Les Alpes-de-Haute-Provence, les Alpes-Maritimes, l’Ardèche, l’Aude, la Drôme, la Haute-Corse, l’Isère, le Rhône, le Var et le Vaucluse seront à leur tour concernés samedi par la vigilance orange, avec des températures qui atteindront les 34 à 38°C dans l’après-midi et jusqu’à 40°C ponctuellement à proximité de la Méditerranée, la chaleur gagnant progressivement la moitié nord du pays, selon Météo-France.Dimanche et lundi, le thermomètre affichera 35°C au moins sur les deux tiers du pays, promettant des nuits “très désagréables” lors desquelles le mercure ne devrait pas descendre en dessous de 20 degrés, a ajouté M. Amm.Notamment près de la Méditerranée, dont les températures de surface élevées limitent “le refroidissement nocturne sur le littoral”, précisent les préfectures du Var et de Haute-Corse.Cette vague de chaleur sévit également dans le sud de l’Europe, avec une vingtaine de villes d’Italie, dont Rome et Venise, placées en alerte ce week-end. Au Portugal, les deux tiers du pays seront en alerte orange dimanche, avec 42°C prévus à Lisbonne et un risque maximal d’incendie. En Espagne, le pic de chaleur est attendu à partir de dimanche avec un mercure au-delà des 40°C sur une grande partie du territoire.  Il s’agit d’un “épisode caniculaire précoce”, dont “la durée, l’extension géographique et l’intensité nécessitent une vigilance particulière”, insiste Météo-France.- Massifs forestiers interdits -Depuis le 19 juin, la France traverse sa 50e vague de chaleur nationale depuis 1947, et sa 33e du 21e siècle, conséquence du réchauffement climatique qui augmente l’intensité et la fréquence des canicules.Depuis plusieurs jours, mairies, préfectures et pompiers multiplient mises en garde et recommandations.Dans les Bouches-du-Rhône, département “le plus exposé au risque feu de forêt en France métropolitaine”, selon la préfecture, 14 massifs forestiers sur 26 ont été fermés vendredi. Pour samedi, les travaux ne seront autorisés qu’en matinée dans 14 massifs également.Dans le Vaucluse, la préfecture, invoquant un “risque d’incendie de forêt jugé très sévère”, avait également décrété une interdiction d’accès aux massifs de la vallée du Rhône vendredi.Dans le Gard voisin, la préfecture, qui craint des températures jusqu’à 40°C samedi, a annoncé une extension des horaires des accueils de jour, avec distribution de bouteilles d’eau, mise à disposition de salles climatisées et de douches, ainsi que le renfort du Samu social. Le préfet du Gard appelle également à “une très grande vigilance” pour tous ceux qui travaillent à l’extérieur et demande aux employeurs d'”adapter le travail”.A Nîmes, le public du Festival qui se déroule dans les arènes romaines pourra “à titre exceptionnel rentrer avec ses bouteilles d’eau”, et la ville a aussi prévu d’en distribuer sur place.A Marseille, la mairie a annoncé la gratuité des piscines municipales jusqu’à la fin de l’épisode caniculaire et la mise à disposition d’une cartographie des lieux publics climatisés.L’un des centres commerciaux du centre-ville, situé à quelques dizaines de mètres du Vieux-Port, enregistrait en fin d’après-midi vendredi une fréquentation inhabituelle d’habitants en quête de climatisation, notamment des personnes âgées et des mères de famille.Dans la deuxième ville de France, au bâti scolaire souvent ancien, la chaleur a mis ces derniers jours les écoliers à rude épreuve, obligeant parfois parents et enseignants à fournir eux-mêmes des ventilateurs pour équiper les classes.La ville de Nice assure pour sa part que près de 250 ventilateurs portable d’appoint “ont été livrés ces deux dernières semaines” à la demande des chefs d’établissement alors qu’un communiqué émanant de plusieurs partis de gauche dénonçait le 20 juin “des classes en surchauffe, mal équipées, et ignorées par la municipalité”.Une distribution de ventilateurs aux personnes âgées isolées a également été mise en place par la municipalité.tsc-max-du-alc-jra/so/sp

Trump dit avoir les mains libres après son succès à la Cour suprême

Donald Trump a revendiqué vendredi une liberté d’action accrue pour appliquer les volets les plus controversés de son programme après la décision “brillante” de la Cour suprême limitant le pouvoir des juges de bloquer à l’échelle nationale les décisions de l’exécutif.”Nous pouvons désormais nous pourvoir en justice pour faire progresser ces nombreuses mesures qui ont été bloquées de manière erronée à l’échelle nationale”, a-t-il lancé à la Maison Blanche.L’administration Trump dénonce un “tsunami” de suspensions de ses décisions par des juges. Mais les experts font valoir que leur nombre est proportionnel à l’avalanche de décrets présidentiels dans tous les domaines, de l’immigration à la suppression d’agences gouvernementales, en passant par la lutte contre les politiques en faveur de la diversité.Par six voix contre trois, celles des six conservateurs contre les trois progressistes, la Cour suprême considère que les décisions de portée nationale émises par des juges fédéraux “excèdent probablement les pouvoirs conférés par le Congrès aux tribunaux fédéraux”.”Lorsqu’un tribunal conclut que le pouvoir exécutif a agi illégalement, la réponse de ce tribunal ne peut pas être d’outrepasser lui aussi ses pouvoirs”, écrit au nom de la majorité la juge conservatrice Amy Coney Barrett.Les administrations successives, républicaines comme démocrates, ont souvent exprimé leur frustration envers ces suspensions à portée universelle qui permettent à un seul juge fédéral de bloquer leur politique sur des sujets d’importance nationale comme l’avortement, l’immigration ou les prêts étudiants.La décision de la plus haute juridiction du pays pourrait donc être lourde de conséquences pour l’ensemble des contentieux contre l’administration Trump, mais aussi contre les administrations de ses successeurs.- “Contourner la Constitution” -La Cour n’a néanmoins pas statué sur la constitutionnalité du décret présidentiel de Donald Trump qui revient sur le droit du sol, à l’origine du contentieux.L’affaire porte sur la suspension de ce décret, déclaré inconstitutionnel par tous les tribunaux et cours d’appel fédéraux qui en ont été saisis.La juge Sonia Sotomayor, dans un avis écrit de désaccord auquel s’associent les deux autres juges progressistes, qualifie la décision de la Cour d'”invitation au gouvernement à contourner la Constitution”.”Le pouvoir exécutif peut maintenant appliquer des politiques qui bafouent la jurisprudence établie et violer les droits constitutionnels d’innombrables individus et les tribunaux fédéraux seront entravés pour pleinement arrêter ces actions”, déplore-t-elle.”Aucun droit n’est sûr dans le nouveau régime juridique que crée la Cour”, résume Mme Sotomayor, tandis que sa collègue progressiste Ketanji Brown Jackson voit dans la décision “une menace pour l’Etat de droit”.Le chef de file de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, s’est également alarmé d’un “pas sans précédent et terrifiant vers l’autoritarisme”.- “Patchwork” -L’administration Trump demandait à la Cour non pas de lever la suspension de son décret à ce stade, mais de limiter la portée des suspensions aux seules personnes ayant saisi la justice.Cette décision “risque de créer un patchwork de droits pour acquérir de la nationalité américaine”, explique à l’AFP Steven Schwinn, professeur de droit constitutionnel à l’Université de l’Illinois à Chicago.Dans cette configuration, “le droit du sol sera reconnu dans certains endroits et pour certaines personnes, celles qui ont obtenu gain de cause en justice, mais pas dans les endroits où il n’y a pas eu d’action en justice”, détaille-t-il.Donald Trump a signé le décret sur le droit du sol, l’une des mesures les plus critiquées de son nouveau mandat, dès son arrivée à la Maison Blanche le 20 janvier, affirmant vouloir ainsi combattre l’immigration clandestine. Le principe du droit du sol, consacré par le 14e amendement de la Constitution, dispose que tout enfant né aux Etats-Unis est automatiquement citoyen américain, et est appliqué depuis plus de 150 ans.Le décret interdit au gouvernement fédéral de délivrer des passeports, des certificats de citoyenneté ou d’autres documents aux enfants dont la mère séjourne illégalement ou temporairement aux Etats-Unis, et dont le père n’est pas citoyen américain ou résident permanent – titulaire de la fameuse “carte verte”.

Trump dit avoir les mains libres après son succès à la Cour suprême

Donald Trump a revendiqué vendredi une liberté d’action accrue pour appliquer les volets les plus controversés de son programme après la décision “brillante” de la Cour suprême limitant le pouvoir des juges de bloquer à l’échelle nationale les décisions de l’exécutif.”Nous pouvons désormais nous pourvoir en justice pour faire progresser ces nombreuses mesures qui ont …

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Trump dit avoir les mains libres après son succès à la Cour suprême

Donald Trump a revendiqué vendredi une liberté d’action accrue pour appliquer les volets les plus controversés de son programme après la décision “brillante” de la Cour suprême limitant le pouvoir des juges de bloquer à l’échelle nationale les décisions de l’exécutif.”Nous pouvons désormais nous pourvoir en justice pour faire progresser ces nombreuses mesures qui ont été bloquées de manière erronée à l’échelle nationale”, a-t-il lancé à la Maison Blanche.L’administration Trump dénonce un “tsunami” de suspensions de ses décisions par des juges. Mais les experts font valoir que leur nombre est proportionnel à l’avalanche de décrets présidentiels dans tous les domaines, de l’immigration à la suppression d’agences gouvernementales, en passant par la lutte contre les politiques en faveur de la diversité.Par six voix contre trois, celles des six conservateurs contre les trois progressistes, la Cour suprême considère que les décisions de portée nationale émises par des juges fédéraux “excèdent probablement les pouvoirs conférés par le Congrès aux tribunaux fédéraux”.”Lorsqu’un tribunal conclut que le pouvoir exécutif a agi illégalement, la réponse de ce tribunal ne peut pas être d’outrepasser lui aussi ses pouvoirs”, écrit au nom de la majorité la juge conservatrice Amy Coney Barrett.Les administrations successives, républicaines comme démocrates, ont souvent exprimé leur frustration envers ces suspensions à portée universelle qui permettent à un seul juge fédéral de bloquer leur politique sur des sujets d’importance nationale comme l’avortement, l’immigration ou les prêts étudiants.La décision de la plus haute juridiction du pays pourrait donc être lourde de conséquences pour l’ensemble des contentieux contre l’administration Trump, mais aussi contre les administrations de ses successeurs.- “Contourner la Constitution” -La Cour n’a néanmoins pas statué sur la constitutionnalité du décret présidentiel de Donald Trump qui revient sur le droit du sol, à l’origine du contentieux.L’affaire porte sur la suspension de ce décret, déclaré inconstitutionnel par tous les tribunaux et cours d’appel fédéraux qui en ont été saisis.La juge Sonia Sotomayor, dans un avis écrit de désaccord auquel s’associent les deux autres juges progressistes, qualifie la décision de la Cour d'”invitation au gouvernement à contourner la Constitution”.”Le pouvoir exécutif peut maintenant appliquer des politiques qui bafouent la jurisprudence établie et violer les droits constitutionnels d’innombrables individus et les tribunaux fédéraux seront entravés pour pleinement arrêter ces actions”, déplore-t-elle.”Aucun droit n’est sûr dans le nouveau régime juridique que crée la Cour”, résume Mme Sotomayor, tandis que sa collègue progressiste Ketanji Brown Jackson voit dans la décision “une menace pour l’Etat de droit”.Le chef de file de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, s’est également alarmé d’un “pas sans précédent et terrifiant vers l’autoritarisme”.- “Patchwork” -L’administration Trump demandait à la Cour non pas de lever la suspension de son décret à ce stade, mais de limiter la portée des suspensions aux seules personnes ayant saisi la justice.Cette décision “risque de créer un patchwork de droits pour acquérir de la nationalité américaine”, explique à l’AFP Steven Schwinn, professeur de droit constitutionnel à l’Université de l’Illinois à Chicago.Dans cette configuration, “le droit du sol sera reconnu dans certains endroits et pour certaines personnes, celles qui ont obtenu gain de cause en justice, mais pas dans les endroits où il n’y a pas eu d’action en justice”, détaille-t-il.Donald Trump a signé le décret sur le droit du sol, l’une des mesures les plus critiquées de son nouveau mandat, dès son arrivée à la Maison Blanche le 20 janvier, affirmant vouloir ainsi combattre l’immigration clandestine. Le principe du droit du sol, consacré par le 14e amendement de la Constitution, dispose que tout enfant né aux Etats-Unis est automatiquement citoyen américain, et est appliqué depuis plus de 150 ans.Le décret interdit au gouvernement fédéral de délivrer des passeports, des certificats de citoyenneté ou d’autres documents aux enfants dont la mère séjourne illégalement ou temporairement aux Etats-Unis, et dont le père n’est pas citoyen américain ou résident permanent – titulaire de la fameuse “carte verte”.

Le chef de la diplomatie chinoise en tournée dans l’UE dès lundi

Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, ira la semaine prochaine en Europe pour s’entretenir avec ses homologues français, allemand, belge et de l’UE, la Chine espérant améliorer ses relations avec les Européens.La visite de l’expérimenté diplomate de 71 ans vise à consolider les liens avec le Vieux Continent, considéré par Pékin comme un partenaire commercial important et un contrepoids crucial face aux Etats-Unis. Mais plusieurs dossiers empoisonnent les relations bilatérales.En particulier les différends commerciaux (sur les voitures électriques chinoises et le cognac français) et l’étroit partenariat Chine-Russie, vu avec suspicion par nombre de capitales européennes dans le contexte de la guerre en Ukraine.Un sommet Chine-Union européenne doit être organisé le mois prochain en Chine pour marquer les 50 ans des relations diplomatiques entre Pékin et la Communauté européenne, plus tard devenue l’UE.La visite de Wang Yi, prévue pour durer de lundi à dimanche, le conduira à Bruxelles, en France et en Allemagne, a fait savoir vendredi le ministère chinois des Affaires étrangères dans un communiqué.”Les relations sino-européennes font face à des opportunités importantes, à un moment où le monde connaît une accélération des transformations historiques, avec la montée inquiétante de l’unilatéralisme, du protectionnisme et des comportements hégémoniques”, a souligné Guo Jiakun, un porte-parole de la diplomatie chinoise, dans une critique voilée des Etats-Unis.- “Energie positive” -A Bruxelles, Wang Yi s’entretiendra avec la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, pour un “dialogue stratégique de haut niveau”, a déclaré M. Guo au cours d’un point de presse régulier.Pendant son séjour en Allemagne, il rencontrera le ministre des Affaires étrangères, Johann Wadephul, pour des discussions sur la diplomatie et la sécurité.Il s’agira de la première visite de Wang Yi dans ce pays depuis la mise en place en mai à Berlin d’un nouveau gouvernement conservateur.La Chine souhaite “renforcer la communication stratégique, approfondir la coopération pragmatique et faire progresser le partenariat stratégique global sino-allemand”, a expliqué Guo Jiakun.Selon lui, les relations bilatérales contribuent à “apporter de la stabilité et une énergie positive dans un monde en proie aux troubles”.En France, Wang Yi rencontrera son homologue Jean-Noël Barrot, qui avait effectué une visite en Chine en mars.Il évoquera avec le ministre français “la situation internationale, les relations sino-françaises et les relations sino-européennes”, a dit M. Guo.En Belgique, une rencontre est également prévue entre le chef de la diplomatie chinoise et le Premier ministre Bart De Wever ainsi qu’avec son ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot.- Terres rares -Les relations entre l’UE et la Chine se sont tendues ces dernières années, Bruxelles reprochant à Pékin des pratiques économiques déloyales et un déséquilibre commercial croissant.Le différend s’est intensifié avec la mise en place par l’Union européenne de surtaxes douanières sur les véhicules électriques fabriqués en Chine.En représailles, Pékin vise notamment le cognac français, Paris ayant été l’un des principaux défenseurs des surtaxes douanières européennes sur les voitures “made in China”.Concernant le cognac, “un accord est stabilisé mais pas formellement validé par le ministère chinois du Commerce”, selon une source au ministère français de l’Economie pour qui l’officialisation est en partie liée aux négociations de la Commission sur les véhicules électriques.Par ailleurs, la Commission européenne a décidé la semaine dernière d’exclure les entreprises chinoises des commandes publiques de matériels médicaux dépassant cinq millions d’euros. Une mesure prise au nom des restrictions touchant les firmes européennes sur le marché chinois.En réponse, Pékin a fustigé le “deux poids, deux mesures” de Bruxelles.Autre point de friction : les terres rares. Depuis avril, les autorités chinoises exigent des entreprises chinoises l’obtention de licences pour l’exportation de ces matériaux stratégiques, un secteur dans lequel la Chine est un poids lourd mondial.Pékin a toutefois proposé en juin à l’UE un “canal vert” pour faciliter les exportations de terres rares vers le Vieux Continent.

Origine du Covid : toutes les hypothèses “restent sur la table” selon l’OMS

Fuite d’un labo ou transmission animale ? Après trois ans et demi de recherches, la conclusion reste la même : l’origine du Covid reste un mystère selon l’OMS, qui déplore toujours le manque d’informations transmises par Pékin.”Toutes les hypothèses doivent rester sur la table, y compris la propagation zoonotique et les fuites de laboratoire”, a déclaré le chef de l’Organisation mondiale de la santé Tedros Adhanom Ghebreyesus vendredi, après la présentation des conclusions d’un rapport d’experts chargé d’examiner l’origine du Covid.”L’OMS reconnaît que la Chine a partagé certaines (…) informations, mais pas toutes celles demandées”, a-t-il dit.La pandémie de Covid-19 a fait des millions de morts – 20 millions selon l’OMS – et dévasté l’économie mondiale.Les premiers cas connus de la maladie se sont déclarés fin 2019 à Wuhan, en Chine, où est hébergé un institut de virologie réputé pour ses recherches sur les coronavirus. Pour beaucoup d’experts, comprendre l’origine du Covid est important si le monde veut pouvoir mettre en place des contre-mesures efficaces à l’avenir et éviter de nouvelles pandémies.La longue enquête menée par le Groupe consultatif scientifique de l’OMS sur les origines des nouveaux agents pathogènes (SAGO) n’a pas permis d’y voir plus clair sur l’origine du Covid : “rien n’est conclu avec une certitude absolue”, a reconnu Maria Van Kerkhove, l’épidémiologiste américaine qui dirige le département Prévention et préparation aux épidémies et pandémies à l’OMS.- Wuhan -La question de savoir si le Covid-19 s’est échappé accidentellement d’un laboratoire ou s’est propagé d’un animal à l’être humain reste débattue. Une bonne partie de la communauté scientifique penche néanmoins pour la thèse d’une transmission à l’homme via un animal intermédiaire, infecté sans doute par une chauve-souris.Mais l’hypothèse de la fuite d’un laboratoire, un temps qualifiée de complotiste, a récemment gagné en popularité aux Etats-Unis. Des agences américaines comme le FBI ou le ministère de l’Energie la soutiennent désormais à des degrés divers de certitude.Et la Maison Blanche a dévoilé en avril une version remaniée de sa page internet sur le Covid-19 promouvant cette théorie, présentée comme la “véritable origine” du virus.Principale agence de renseignement des Etats-Unis, la CIA avait aussi estimé en janvier “avec un faible degré de confiance (…) qu’une origine de la pandémie de Covid-19 liée à des recherches est plus probable qu’une origine naturelle”.Une hypothèse que la Chine avait jugé “extrêmement improbable”.En 2021, une mission d’un mois d’experts mandatés par l’OMS en Chine avait semblé exclure l’hypothèse que le virus ait pu s’échapper de l’institut de virologue de Wuhan.Mais la mission n’avait pu se rendre en Chine qu’un peu plus d’un an après le début d’une épidémie, Pékin semblant très réticente à les laisser venir. Ses conclusions avaient été accueillies pour le moins avec prudence voire scepticisme notamment aux Etats-Unis. Et le chef de l’OMS avait rapidement recadré la discussion en affirmant déjà alors que “toutes les hypothèses restent sur la table”.- Manque d’information -Cette fois encore, il a déploré que le manque de données reçues.L’OMS a demandé à la Chine “de partager des centaines de séquences génétiques de personnes atteintes de Covid-19 au début de la pandémie, des informations plus détaillées sur les animaux vendus sur les marchés de Wuhan, ainsi que des informations sur le travail effectué et les conditions de biosécurité dans les laboratoires de Wuhan”. Mais “à ce jour, la Chine n’a partagé ces informations ni avec SAGO ni avec l’OMS”, indique l’organisation dans un communiqué.Une grande partie des informations nécessaires pour évaluer l’hypothèse d’une fuite de laboratoire n’ayant pas été transmises aux experts, “malgré les demandes répétées adressées au gouvernement chinois, cette hypothèse n’a donc pas pu être étudiée ou exclue”, a expliqué la présidente de SAGO, Marietjie Venter, aux journalistes.Les experts ont également demandé des informations à ce sujet à d’autres pays, “notamment à l’Allemagne et aux Etats-Unis”, mais là encore, rien n’a filtré, a-t-elle indiqué.