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La RDC et le Rwanda signent un accord de paix

La République démocratique du Congo et le Rwanda ont signé vendredi, sous les auspices des Etats-Unis, un accord de paix visant à mettre fin au conflit dans l’est de la RDC, qui a fait des milliers de morts, Donald Trump saluant “un nouveau chapitre d’espoir”.”Aujourd’hui, la violence et la destruction prennent fin et toute la région entame un nouveau chapitre d’espoir et d’opportunités, d’harmonie, de prospérité et de paix”, a déclaré le président américain à la Maison Blanche aux côtés des ministres des Affaires étrangères des deux pays.”C’est un jour merveilleux”, a-t-il ajouté à propos de cet accord qui doit également déboucher, selon lui, sur l’obtention par les Etats-Unis de droits miniers en RDC.L’accord de paix s’inspire d’une déclaration de principes approuvée en avril entre les deux pays, et prévoit des dispositions sur “le respect de l’intégrité territoriale et l’arrêt des hostilités” dans l’est de la RDC, après l’offensive menée par le groupe armé M23.Il a été formellement signé vendredi lors d’une cérémonie à Washington, en présence du secrétaire d’Etat américain Marco Rubio et de ses homologues de la RDC et du Rwanda, Thérèse Kayikwamba Wagner et Olivier Nduhungirehe.”C’est un moment important après 30 ans de guerre”, a déclaré le chef de la diplomatie américaine, ajoutant cependant qu’il y avait encore “beaucoup à faire”.”La première chose à faire est de commencer à mettre en œuvre le concept d’opérations pour la neutralisation des FDLR, qui s’accompagnera d’une levée des mesures défensives du Rwanda”, a déclaré le ministre rwandais des Affaires étrangères, lors de la cérémonie.L’accord est “fondé sur l’engagement pris ici de mettre fin de manière irréversible et vérifiable au soutien de l’Etat (congolais) aux FDLR et aux milices associées”, a-t-il ajouté, en référence au groupe armé des Forces démocratiques de libération du Rwanda.Le conseiller du président Trump pour l’Afrique, Massad Boulos, a lui indiqué que Kigali s’engage à la “levée des mesures défensives du Rwanda”.Toutefois, l’accord n’aborde pas explicitement les gains de territoire du M23.L’accord comprend aussi des dispositions sur “le désengagement, le désarmement et l’intégration conditionnelle des groupes armés non étatiques”, ainsi qu’un “mécanisme conjoint de coordination en matière de sécurité”, selon le document.Le Qatar a également été médiateur et avait reçu mi-mars à Doha le président rwandais Paul Kagame et celui de la RDC, Felix Tshisekedi. Les deux dirigeants devraient être reçus par Donald Trump à la Maison Blanche en juillet.Alors que Washington a mené les négociations entre les gouvernements rwandais et congolais, le Qatar s’est occupé des négociations entre le gouvernement congolais et le M23.- Minerais essentiels -Le groupe armé M23, soutenu militairement par le Rwanda selon l’ONU et les Etats-Unis, s’est emparé des grandes villes de Goma en janvier et Bukavu en février au terme d’une offensive éclair faisant des milliers de morts.L’est de la RDC, riche en ressources naturelles et frontalier du Rwanda, est en proie à des violences depuis plus de 30 ans.De multiples cessez-le-feu ont été conclus et violés depuis la reprise des opérations du M23 dans l’est de la RDC en 2021, et les affrontements avec les forces gouvernementales et alliées ont déplacé des centaines de milliers de personnes et provoqué une vaste crise humanitaire.Kigali nie soutenir militairement le M23, mais affirme que sa sécurité est depuis longtemps menacée par des groupes armés, notamment les FDLR, créées par d’anciens dirigeants hutus liés au génocide rwandais de 1994. Premier producteur mondial de cobalt, la RDC détient aussi dans ses sous-sols au moins 60% des réserves mondiales de coltan, minerai stratégique pour l’industrie électronique, ce qui intéresse vivement le président Trump.Au Conseil de sécurité de l’ONU, la cheffe de la mission de maintien de la paix de l’ONU en RDC, Bintou Keita, a estimé vendredi que “les tensions persistent mais les lignes de front et de négociation bougent, ouvrant la voie à la paix”, évoquant une “avancée majeure vers la fin du conflit”.Le secrétaire général de l’organisation, Antonio Guterres, a lui évoqué une “étape importante vers la désescalade, la paix et la stabilité dans l’est de la République démocratique du Congo et dans la région des Grands Lacs”, appelant les parties à “respecter pleinement les engagements qu’elles ont pris”.Le président français Emmanuel Macron a de son côté salué un “pas en avant historique après des décennies de souffrance”.Pour l’ONG Physicians for Human Rights, qui a travaillé en RDC, l’accord comporte cependant des “omissions majeures”, notamment en ce qui concerne l’obligation de rendre compte des violations des droits humains. “Il ne peut y avoir de paix durable sans justice véritable”, a déclaré Sam Zarifi, directeur exécutif de l’association.

La canicule s’étend dans le sud de la France, avant le reste du pays

Avec 14 départements en vigilance orange, l’épisode de canicule se poursuit sur le sud de la France samedi pour la deuxième journée consécutive, avant une extension vers le nord du pays, entraînant notamment des risques d’incendies multipliés.L’Aude, le Vaucluse, le Var, les Alpes-Maritimes, la Haute-Corse, les Alpes-de-Haute-Provence, l’Ardèche, la Drôme, l’Isère et le Rhône rejoignent, à partir de midi, les Bouches-du-Rhône, le Gard, l’Hérault et les Pyrénées-Orientales, concernées depuis vendredi par cet “épisode caniculaire précoce”.Lequel doit s’étendre progressivement au nord et gagner en intensité dans certains départements dimanche: 53 départements au total seront alors placés en vigilance orange, de l’Ile-de-France à l’Arc méditerranéen, et de la Vendée au Doubs, a annoncé Météo-France samedi matin.Le phénomène doit durer au moins jusqu’à mardi.”Les températures minimales sont souvent comprises entres 19 et 23°C, et jusqu’à 26 degrés près de la Méditerranée”, prévient Météo-France, qui s’attend à ce que les températures atteignent 34 à 38°C samedi après-midi sur les départements concernés par la vigilance orange, et qu’elles approchent “ponctuellement les 40°C près de la Méditerranée”.La vague de chaleur concerne tout le sud de l’Europe, avec une vingtaine de villes d’Italie, dont Rome et Venise, placées en alerte. Au Portugal, les deux tiers du pays seront en alerte orange dimanche, avec 42°C prévus à Lisbonne et un risque maximal d’incendie. En Espagne, le pic de chaleur est attendu à partir de dimanche avec un mercure au-delà des 40°C sur une grande partie du territoire.En France, le numéro vert canicule, qui permet d’obtenir des conseils “pour se protéger et protéger son entourage”, sera réactivé à partir de 08H00, a annoncé le ministère de la Santé.Dimanche et lundi, le thermomètre affichera 35°C au moins sur les deux tiers du pays, promettant des nuits “très désagréables” lors desquelles le mercure ne devrait pas descendre en dessous de 20 degrés, selon Tristan Amm, prévisionniste chez Météo-France.”On sera souvent de 12 à 15 degrés au-dessus des normales et il est possible que des niveaux proches des records soient atteints localement sur les températures minimales”, ajoute-t-il.La cause de ce nouveau pic est un “dôme de chaleur”: un large et puissant anticyclone forme une sorte de couvercle qui vient bloquer l’air en basses couches, empêchant l’entrée de perturbations, tout en le réchauffant progressivement.Depuis le 19 juin, la France traverse sa 50e vague de chaleur nationale depuis 1947, et sa 33e du XXIe siècle, conséquence du réchauffement climatique qui augmente l’intensité et la fréquence des canicules.Et impossible d’en prévoir la fin avec certitude: elle va durer “au moins jusqu’à mardi”, mais pour la fin, “est-ce que ce sera mercredi, jeudi ou vendredi, c’est trop tôt pour le dire”, précise M. Amm.- Ecoles en surchauffe -Pour y faire face, mairies, préfectures et pompiers multiplient mises en garde et recommandations.Des massifs forestiers sont interdits par crainte d’incendies, des locaux climatisés restent ouverts malgré le week-end, des distributions d’eau sont organisées…A Marseille, où certains habitants ont trouvé refuge vendredi dans les centres commerciaux climatisés, la mairie a annoncé la gratuité des piscines municipales et publié une cartographie des lieux publics disposant de la climatisation.Dans la deuxième ville de France, au bâti scolaire souvent ancien, la chaleur a mis ces derniers jours les écoliers à rude épreuve, obligeant parfois parents et enseignants à fournir eux-mêmes des ventilateurs.Alors qu’il reste une semaine de cours, l’association de parents FCPE a demandé vendredi à la ministre de l’Education nationale Elisabeth Borne de donner, d'”urgence”, “des consignes claires” aux personnels des établissements scolaires afin d’adapter l’accueil des élèves.La ville de Nice assure pour sa part que près de 250 ventilateurs portables d’appoint “ont été livrés ces deux dernières semaines” à la demande des chefs d’établissement et qu’une distribution de ventilateurs aux personnes âgées isolées a également été mise en place.

Funérailles nationales en Iran pour les morts de la guerre des 12 jours

L’Iran organise samedi des funérailles nationales pour une soixantaine de hauts gradés et de scientifiques nucléaires tués pendant la guerre de 12 jours déclenchée par Israël, au quatrième jour d’un fragile cessez-le-feu et alors que Donald Trump menace d’attaquer à nouveau le pays.Vendredi, le président américain a affirmé que les Etats-Unis mèneraient “sans aucun doute” de nouvelles frappes en Iran si le pays enrichissait l’uranium à des niveaux lui permettant d’obtenir des armes nucléaires. Il a aussi accusé le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, de manquer de reconnaissance, affirmant lui avoir évité “une mort affreuse et ignominieuse”.”Je savais exactement où il s’abritait, et je n’ai pas voulu laisser Israël ni les forces armées américaines, de loin les plus puissantes et les plus grandes du monde, mettre fin à sa vie”, a martelé Donald Trump dans un message extraordinairement virulent sur son réseau Truth social, se vantant d’avoir infligé “une raclée” à l’Iran.Les Etats-Unis ont bombardé trois sites nucléaires en Iran dans la nuit du 21 au 22 juin, se joignant à l’offensive déclenchée par Israël le 13 juin dans le but affiché d’empêcher le pays de se doter de la bombe atomique.”Israël a agi au dernier moment possible face à une menace imminente contre lui, la région et la communauté internationale”, a encore affirmé vendredi sur X le chef de la diplomatie israélienne, Gideon Saar.L’Iran, de son côté, a toujours nié vouloir construire la bombe atomique et revendique le droit de mener un programme nucléaire civil. Téhéran a aussi démenti qu’il allait reprendre les négociations avec les Etats-Unis sur son programme nucléaire, comme l’avait soutenu Donald Trump à La Haye lors d’un sommet de l’Otan.- “Irrespectueux et inacceptable” -“Si le président Trump souhaite réellement conclure un accord, il devrait mettre de côté son ton irrespectueux et inacceptable à l’égard du guide suprême iranien, le grand ayatollah Khamenei, et cesser de blesser ses millions de partisans sincères”, a écrit sur X le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi.”Le grand et puissant peuple iranien, qui a montré au monde que le régime israélien n’avait PAS D’AUTRE CHOIX que de courir vers +papa+ pour éviter d’être anéanti par nos missiles, n’apprécie guère les menaces et les insultes”, a-t-il déclaré. “La bonne volonté engendre la bonne volonté, et le respect engendre le respect”.Plusieurs importants commandants des forces armées iraniennes, dont les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, ainsi qu’une dizaine de scientifiques nucléaires, ont été tués par les bombardements israéliens. Les autorités iraniennes leur rendent hommage samedi matin au cours de funérailles nationales.Samedi “sera un jour historique pour l’Iran islamique et l’histoire de la révolution”, a déclaré vendredi à la télévision d’Etat Mohsen Mahmoudi, un responsable religieux pour la province de Téhéran.Les médias iraniens ont diffusé tôt dans la matinée les premières images des cortèges funéraires des “martyrs de la guerre imposée par le régime sioniste”. Des photos montrent des cercueils drapés dans des drapeaux iraniens et portant des portraits des commandants tués en uniforme. Dans une vidéo, les véhicules, en provenance de l’Université de Téhéran, sont entourés par une foule sur la place Enghelab (Révolution), toute proche, où doit avoir lieu une brève cérémonie. Le cortège funèbre se rendra ensuite place Azadi (Liberté), distante de 11 kilomètres, a précisé M. Mahmoudi.Mohammad Bagheri, puissant général des forces armées iraniennes et tué au premier jour de la guerre, sera enterré avec sa femme et sa fille, selon Mohsen Mahmoudi.M. Bagheri était le plus haut gradé des forces iraniennes, responsable à la fois de l’armée, du Corps des Gardiens de la Révolution mais aussi du programme balistique du pays. Il travaillait directement sous l’autorité du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, ultime décisionnaire et commandant en chef des forces armées.Ali Khamenei, au pouvoir depuis 1989, a dans le passé présidé les funérailles nationales, notamment l’an dernier après la mort dans un accident d’hélicoptère du président Ebrahim Raïssi. Sa présence samedi n’a toutefois pas été confirmée.Selon le ministère iranien de la Santé, au moins 627 personnes ont été tuées et près de 4.900 blessées parmi la population civile durant les 12 jours de guerre.Les tirs iraniens de représailles vers Israël ont fait 28 morts, selon les autorités israéliennes.

Funérailles nationales en Iran pour les morts de la guerre des 12 jours

L’Iran organise samedi des funérailles nationales pour une soixantaine de hauts gradés et de scientifiques nucléaires tués pendant la guerre de 12 jours déclenchée par Israël, au quatrième jour d’un fragile cessez-le-feu et alors que Donald Trump menace d’attaquer à nouveau le pays.Vendredi, le président américain a affirmé que les Etats-Unis mèneraient “sans aucun doute” de nouvelles frappes en Iran si le pays enrichissait l’uranium à des niveaux lui permettant d’obtenir des armes nucléaires. Il a aussi accusé le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, de manquer de reconnaissance, affirmant lui avoir évité “une mort affreuse et ignominieuse”.”Je savais exactement où il s’abritait, et je n’ai pas voulu laisser Israël ni les forces armées américaines, de loin les plus puissantes et les plus grandes du monde, mettre fin à sa vie”, a martelé Donald Trump dans un message extraordinairement virulent sur son réseau Truth social, se vantant d’avoir infligé “une raclée” à l’Iran.Les Etats-Unis ont bombardé trois sites nucléaires en Iran dans la nuit du 21 au 22 juin, se joignant à l’offensive déclenchée par Israël le 13 juin dans le but affiché d’empêcher le pays de se doter de la bombe atomique.”Israël a agi au dernier moment possible face à une menace imminente contre lui, la région et la communauté internationale”, a encore affirmé vendredi sur X le chef de la diplomatie israélienne, Gideon Saar.L’Iran, de son côté, a toujours nié vouloir construire la bombe atomique et revendique le droit de mener un programme nucléaire civil. Téhéran a aussi démenti qu’il allait reprendre les négociations avec les Etats-Unis sur son programme nucléaire, comme l’avait soutenu Donald Trump à La Haye lors d’un sommet de l’Otan.- “Irrespectueux et inacceptable” -“Si le président Trump souhaite réellement conclure un accord, il devrait mettre de côté son ton irrespectueux et inacceptable à l’égard du guide suprême iranien, le grand ayatollah Khamenei, et cesser de blesser ses millions de partisans sincères”, a écrit sur X le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi.”Le grand et puissant peuple iranien, qui a montré au monde que le régime israélien n’avait PAS D’AUTRE CHOIX que de courir vers +papa+ pour éviter d’être anéanti par nos missiles, n’apprécie guère les menaces et les insultes”, a-t-il déclaré. “La bonne volonté engendre la bonne volonté, et le respect engendre le respect”.Plusieurs importants commandants des forces armées iraniennes, dont les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, ainsi qu’une dizaine de scientifiques nucléaires, ont été tués par les bombardements israéliens. Les autorités iraniennes leur rendent hommage samedi matin au cours de funérailles nationales.Samedi “sera un jour historique pour l’Iran islamique et l’histoire de la révolution”, a déclaré vendredi à la télévision d’Etat Mohsen Mahmoudi, un responsable religieux pour la province de Téhéran.Les médias iraniens ont diffusé tôt dans la matinée les premières images des cortèges funéraires des “martyrs de la guerre imposée par le régime sioniste”. Des photos montrent des cercueils drapés dans des drapeaux iraniens et portant des portraits des commandants tués en uniforme. Dans une vidéo, les véhicules, en provenance de l’Université de Téhéran, sont entourés par une foule sur la place Enghelab (Révolution), toute proche, où doit avoir lieu une brève cérémonie. Le cortège funèbre se rendra ensuite place Azadi (Liberté), distante de 11 kilomètres, a précisé M. Mahmoudi.Mohammad Bagheri, puissant général des forces armées iraniennes et tué au premier jour de la guerre, sera enterré avec sa femme et sa fille, selon Mohsen Mahmoudi.M. Bagheri était le plus haut gradé des forces iraniennes, responsable à la fois de l’armée, du Corps des Gardiens de la Révolution mais aussi du programme balistique du pays. Il travaillait directement sous l’autorité du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, ultime décisionnaire et commandant en chef des forces armées.Ali Khamenei, au pouvoir depuis 1989, a dans le passé présidé les funérailles nationales, notamment l’an dernier après la mort dans un accident d’hélicoptère du président Ebrahim Raïssi. Sa présence samedi n’a toutefois pas été confirmée.Selon le ministère iranien de la Santé, au moins 627 personnes ont été tuées et près de 4.900 blessées parmi la population civile durant les 12 jours de guerre.Les tirs iraniens de représailles vers Israël ont fait 28 morts, selon les autorités israéliennes.

A Budapest, une marche des fiertés qui tourne au bras de fer avec Orban

Y aller ou pas? Un nombre record de participants est attendu samedi après-midi dans les rues de Budapest pour braver l’interdiction par la police hongroise de la marche des fiertés, une régression inédite des droits LGBT+ dans l’UE.Plus de 35.000 personnes sont attendues au point de rassemblement à 14H00 heure locale (12H00 GMT) près de l’hôtel de ville de Budapest, une heure avant le départ du cortège.Le dirigeant nationaliste Viktor Orban veut éviter les images de répression violentes: vendredi, il a écarté toute intervention des forces de l’ordre, tout en menaçant les gays, lesbiennes et transgenres de conséquences légales a posteriori.Car dans toute l’Europe, les yeux seront braqués sur ce pays de 9,6 millions d’habitants qui s’est attiré les foudres de la Commission européenne avec cette mesure.La Commissaire à l’égalité Hadja Lahbib a fait le déplacement vendredi à Budapest, estimant qu’il était de son “devoir” de soutenir les personnes LGBT+ après ce bannissement, qui rappelle ceux de Moscou en 2006 et d’Istanbul en 2015.Elle s’est affichée aux côtés des organisateurs et du maire écologiste de Budapest Gergely Karacsony, qui a décidé de maintenir la Pride, estimant qu’un tel événement municipal ne nécessitait pas d’autorisation officielle.- Caméras installées -Slovaquie, Roumanie, Bulgarie… La présidente de la Pride, Viktoria Radvanyi, craint un effet domino dans d’autres pays de la région, où les droits de la communauté LGBT+ restent fragiles.”Cette année, la Budapest Pride n’est pas seulement une fête, c’est une prise de position internationale forte”, estime-t-elle.Après le soutien affiché par 33 pays au rassemblement, le ministre de la Justice a prévenu les diplomates en poste à Budapest que s’ils participaient à cet événement interdit, ils devraient en assumer les conséquences. Au moins 70 eurodéputés ont annoncé leur présence.Des caméras ont été installées le long du parcours et la reconnaissance faciale pourrait permettre aux autorités de distribuer des amendes pouvant aller jusqu’à 500 euros, tandis qu’organiser ou appeler à y participer est passible d’un an de prison.Cette procédure est faite pour “intimider les gens”, selon l’analyste politique Daniel Mikecz, alors que sur un plan juridique, l’interdiction viole les traités européens signés par la Hongrie lors de son adhésion à l’UE en 2004.Selon le gouvernement, il ne faut pas exposer les mineurs à l’homosexualité et à la transidentité, et encore moins à des scènes de “débauche”.Outre la loi adoptée mi-mars visant à bannir de tels rassemblements, il est allé jusqu’à modifier la Constitution pour assurer ses arrières. Il y affirme l’intérêt supérieur de l’enfant pour justifier sa remise en cause de la liberté de manifester. – “Polariser la société” -Et comme des contre-manifestants d’extrême droite ont eux obtenu l’autorisation de défiler au même endroit, il a fallu adapter cette 30e édition, entre conseils de sécurité, formation aux questions juridiques et aide de dizaines d’ONG.Encouragé par l’offensive de Donald Trump contre les programmes de promotion de la diversité, “Viktor Orban utilise avant les législatives de l’an prochain une recette éprouvée en générant un conflit”, avance M. Mikecz. “Polariser la société sur les questions migratoires a bien fonctionné” par le passé, rappelle-t-il.Ce mois-ci, une enquête Ipsos dans 26 pays a démontré que seulement 30% des répondants hongrois soutiennent l’idée que les personnes LGBT+ puissent assumer leur orientation sexuelle ou leur identité de genre en toute circonstance.Pourtant, avant le retour au pouvoir de Viktor Orban en 2010, la Hongrie était l’un des pays les plus progressistes de la région: l’homosexualité y avait été dépénalisée dès le début des années 1960 et l’union civile entre conjoints de même sexe reconnue dès 1996.Mais le chef de gouvernement, chantre de “l’illibéralisme”, a petit à petit changé la donne.Les marches des fiertés sont organisées par des associations souvent en juin, en lien avec les émeutes de Stonewall, mobilisation fondatrice du mouvement LGBT+, qui a eu lieu dans la nuit du 27 au 28 juin 1969, à New York, après une descente de police dans un bar gay. Un cortège arc-en-ciel traversera aussi Paris samedi.

A Budapest, une marche des fiertés qui tourne au bras de fer avec Orban

Y aller ou pas? Un nombre record de participants est attendu samedi après-midi dans les rues de Budapest pour braver l’interdiction par la police hongroise de la marche des fiertés, une régression inédite des droits LGBT+ dans l’UE.Plus de 35.000 personnes sont attendues au point de rassemblement à 14H00 heure locale (12H00 GMT) près de l’hôtel de ville de Budapest, une heure avant le départ du cortège.Le dirigeant nationaliste Viktor Orban veut éviter les images de répression violentes: vendredi, il a écarté toute intervention des forces de l’ordre, tout en menaçant les gays, lesbiennes et transgenres de conséquences légales a posteriori.Car dans toute l’Europe, les yeux seront braqués sur ce pays de 9,6 millions d’habitants qui s’est attiré les foudres de la Commission européenne avec cette mesure.La Commissaire à l’égalité Hadja Lahbib a fait le déplacement vendredi à Budapest, estimant qu’il était de son “devoir” de soutenir les personnes LGBT+ après ce bannissement, qui rappelle ceux de Moscou en 2006 et d’Istanbul en 2015.Elle s’est affichée aux côtés des organisateurs et du maire écologiste de Budapest Gergely Karacsony, qui a décidé de maintenir la Pride, estimant qu’un tel événement municipal ne nécessitait pas d’autorisation officielle.- Caméras installées -Slovaquie, Roumanie, Bulgarie… La présidente de la Pride, Viktoria Radvanyi, craint un effet domino dans d’autres pays de la région, où les droits de la communauté LGBT+ restent fragiles.”Cette année, la Budapest Pride n’est pas seulement une fête, c’est une prise de position internationale forte”, estime-t-elle.Après le soutien affiché par 33 pays au rassemblement, le ministre de la Justice a prévenu les diplomates en poste à Budapest que s’ils participaient à cet événement interdit, ils devraient en assumer les conséquences. Au moins 70 eurodéputés ont annoncé leur présence.Des caméras ont été installées le long du parcours et la reconnaissance faciale pourrait permettre aux autorités de distribuer des amendes pouvant aller jusqu’à 500 euros, tandis qu’organiser ou appeler à y participer est passible d’un an de prison.Cette procédure est faite pour “intimider les gens”, selon l’analyste politique Daniel Mikecz, alors que sur un plan juridique, l’interdiction viole les traités européens signés par la Hongrie lors de son adhésion à l’UE en 2004.Selon le gouvernement, il ne faut pas exposer les mineurs à l’homosexualité et à la transidentité, et encore moins à des scènes de “débauche”.Outre la loi adoptée mi-mars visant à bannir de tels rassemblements, il est allé jusqu’à modifier la Constitution pour assurer ses arrières. Il y affirme l’intérêt supérieur de l’enfant pour justifier sa remise en cause de la liberté de manifester. – “Polariser la société” -Et comme des contre-manifestants d’extrême droite ont eux obtenu l’autorisation de défiler au même endroit, il a fallu adapter cette 30e édition, entre conseils de sécurité, formation aux questions juridiques et aide de dizaines d’ONG.Encouragé par l’offensive de Donald Trump contre les programmes de promotion de la diversité, “Viktor Orban utilise avant les législatives de l’an prochain une recette éprouvée en générant un conflit”, avance M. Mikecz. “Polariser la société sur les questions migratoires a bien fonctionné” par le passé, rappelle-t-il.Ce mois-ci, une enquête Ipsos dans 26 pays a démontré que seulement 30% des répondants hongrois soutiennent l’idée que les personnes LGBT+ puissent assumer leur orientation sexuelle ou leur identité de genre en toute circonstance.Pourtant, avant le retour au pouvoir de Viktor Orban en 2010, la Hongrie était l’un des pays les plus progressistes de la région: l’homosexualité y avait été dépénalisée dès le début des années 1960 et l’union civile entre conjoints de même sexe reconnue dès 1996.Mais le chef de gouvernement, chantre de “l’illibéralisme”, a petit à petit changé la donne.Les marches des fiertés sont organisées par des associations souvent en juin, en lien avec les émeutes de Stonewall, mobilisation fondatrice du mouvement LGBT+, qui a eu lieu dans la nuit du 27 au 28 juin 1969, à New York, après une descente de police dans un bar gay. Un cortège arc-en-ciel traversera aussi Paris samedi.

“Une question d’argent”: la défense de P. Diddy tance les victimes présumées

Les victimes présumées de P. Diddy sont des femmes motivées par “l’argent”, ont soutenu vendredi les avocats du magnat du hip-hop lors de leur plaidoirie finale à son procès pour trafic sexuel marqué par des semaines de témoignages bouleversants.Marc Agnifilo a balayé devant les jurés du tribunal de Manhattan, à New York, le tableau présenté par l’accusation, à savoir celui d’un homme violent, dominateur, qui se servait de son pouvoir et de sa fortune pour alimenter un “climat de peur” et contraindre les femmes à se soumettre à des marathons sexuels humiliants. La star du rap, 55 ans, est un “entrepreneur noir ayant réussi sans l’aide de personne” et qui a entretenu des relations “compliquées” avec ses accusatrices mais au bout du compte des “histoires d’amour” consenties, a fait valoir l’avocat.”Il ne s’agit pas d’une question de justice. Il ne s’agit pas d’un crime. Il s’agit d’une question d’argent”, a-t-il martelé, la défense soutenant que les accusatrices avaient bénéficié de leur relation avec P. Diddy, de son vrai nom Sean Combs.La chanteuse de R&B Casandra Ventura, de son nom d’artiste Cassie, et “Jane”, une femme restée anonyme, ont raconté en détail comment elles avaient été contraintes de se livrer à des marathons nommés “freak-offs” avec des hommes prostitués, dans des mises en scène chorégraphiées, afin de satisfaire les désirs du rappeur qui se masturbait ou filmait.”Il ne s’agissait absolument pas de choix libres”, avait répété, cinq heures durant jeudi, la procureure Christy Slavik, précisant que les victimes présumées “étaient droguées, badigeonnées d’huile, épuisées et avaient mal”.P. Diddy “n’acceptait pas le +non+ comme une réponse possible”, avait-elle insisté, en rappelant le contrôle qu’il exerçait sur son ex-compagne “Cassie” et les loyers payés pour son autre ex, Jane, devenue financièrement dépendante du rappeur.”Cassie est tout sauf idiote. Sa fortune avoisine les 30 millions de dollars. S’il y a un gagnant dans cette affaire, c’est bien elle”, a rétorqué vendredi M. Agnifilo devant les jurés qui devront déterminer le sort du fondateur du label Bad Boy Records. – “Libre de quitter”? -Ex-compagne de P. Diddy pendant une décennie, Cassie avait porté plainte contre lui au civil en 2023, un contentieux qui a donné lieu à un accord amiable en moins de 24 heures mais avait ouvert les vannes d’un véritable déluge d’accusations contre le rappeur et donc la voie à ce procès pénal.”Elle (Cassie) a toujours été libre de quitter. Elle avait choisi de rester parce qu’elle était amoureuse de lui et qu’il était amoureux d’elle (…), elle aime le sexe et grand bien lui en fasse”, a ajouté l’avocat, en la qualifiant de “belle” et “sexy”.P. Diddy a plaidé non coupable et choisi de ne pas témoigner, une stratégie courante de la défense aux Etats-Unis. Ses avocats n’ont pas à prouver l’innocence de leur client, mais plutôt à semer un doute raisonnable chez les membres du jury quant aux accusations des procureurs.Durant le procès, les avocats du rappeur ont tout fait pour discréditer un à un les témoins à charge à coups de contre-interrogatoires musclés. Cassie a été soumise à un feu roulant de questions, visant à lui faire concéder qu’elle participait de son plein gré aux parties sexuelles avec d’autres hommes.”Je suis toujours prête” pour un “freak-off”, avait-elle écrit à son compagnon, en 2009. La chanteuse n’a pas contesté, tout en expliquant qu’elle était sous l’emprise de Sean Combs.Cassie et “Jane” ont admis que leur relation respective impliquait de l’amour, mais qu’elles étaient dans le même temps soumises à des menaces liées à leur réputation, à leur situation financière et à leur intégrité physique.L’accusation aura le dernier mot, la procureure Maurene Comey devant réfuter une dernière fois la thèse de la défense. Le juge donnera lundi ses instructions aux jurés qui se retireront pour délibérer.En parallèle de ce procès, le déluge d’accusations visant P. Diddy, qui émane de plus d’une centaine de personnes, s’est encore alourdi cette semaine. Le rappeur est visé par trois nouvelles plaintes pour agression sexuelle déposées devant un tribunal de Los Angeles, que l’AFP a pu consulter vendredi. Elles émanent d’une femme de Louisiane (sud), qui accuse le fils du rappeur, Justin, de l’avoir attirée à Los Angeles pour que son père la soumette à un viol collectif en 2017. Deux hommes accusent également le rappeur de les avoir drogués pour les violer lors de soirées remontant en 2021 et 2023.”Peu importe le nombre de poursuites judiciaires intentées, cela ne changera rien au fait que M. Combs n’a jamais agressé sexuellement ni exploité sexuellement qui que ce soit”, a réagi sa défense dans les médias américains.

Trump assure qu’un cessez-le-feu à Gaza est “proche”

Donald Trump a assuré vendredi qu’un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza était “proche” et pourrait intervenir dès “la semaine prochaine” pour mettre fin à la guerre dévastatrice qui fait rage depuis plus de vingt mois dans le territoire palestinien.”Nous pensons que nous aurons un cessez-le-feu dès la semaine prochaine”, a déclaré vendredi le président américain, qui avait déjà estimé mercredi que de “grands progrès” avaient été réalisés.Il a par ailleurs abordé la question de l’aide humanitaire, sujet sur lequel le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a dénoncé vendredi un système “militarisé” de distribution qui “tue des gens”.”Nous fournissons, comme vous le savez, beaucoup d’argent et de nourriture à cette zone”, a fait valoir Donald Trump, évoquant “ces foules de gens qui n’ont rien à manger”.Israël a imposé début mars au territoire palestinien un blocus humanitaire qui a entraîné de très graves pénuries de nourriture, médicaments et autres biens de première nécessité. Celui-ci n’a été que partiellement assoupli fin mai, date à laquelle la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), soutenue par Israël et les Etats-Unis, a commencé ses distributions dans des centres.Washington a annoncé jeudi avoir débloqué 30 millions de dollars pour financer cette fondation, dont les opérations de distribution d’aide donnent lieu régulièrement à des scènes chaotiques et meurtrières, une situation dénoncée vendredi par La Défense civile dans le territoire palestinien a annoncé vendredi la mort de 80 personnes dans des frappes ou tirs de l’armée israélienne, dont 10 tuées une fois de plus en attendant de l’aide humanitaire.Jeudi, ce sont 65 Palestiniens qui avaient été tués par des tirs israéliens, selon les secours, dont sept venus chercher de l’assistance dans un centre de GHF.”Les gens sont tués simplement en essayant de nourrir leurs familles et eux-mêmes. Aller chercher de la nourriture ne doit jamais être une condamnation à mort”, a tonné devant la presse à New York le secrétaire général de l’ONU. La GHF a “fourni directement plus de 46 millions de repas aux civils palestiniens” depuis le début de ses distributions fin mai, a réagi le ministère israélien des Affaires étrangères, “pourtant, l’ONU fait tout ce qu’elle peut pour s’opposer à cet effort”, et ce ce faisant elle “s’aligne sur le Hamas”.- “Simulacre de distribution” -L’ONG Médecins sans frontières (MSF), présente à Gaza, avait réclamé plus tôt le démantèlement de la GHF, l’accusant d’être “un simulacre de distribution alimentaire qui produit des massacres à la chaîne”.Dans un communiqué, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rejeté des “mensonges malveillants” du journal de gauche Haaretz, selon lequel des soldats auraient reçu ordre de tirer sur des civils désarmés attendant de recevoir cette aide humanitaire.M. Netanyahu a rejeté tout aussi “catégoriquement les accusations odieuses de meurtre rituel” publiées dans le même journal.Le “meurtre rituel” est une calomnie antisémite remontant au moins au Moyen-Age selon laquelle les juifs assassineraient des enfants non juifs pour les besoins de leur culte.Sur les 80 personnes tuées vendredi, dix “attendaient de l’aide humanitaire” dans trois endroits différents du territoire palestinien, d’après un porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal.Interrogée par l’AFP, l’armée israélienne a dit qu’elle examinait les informations de la Défense civile mais a nié catégoriquement que ses soldats aient ouvert le feu sur des personnes attendant de l’aide dans le centre de la bande de Gaza, où M. Bassal a fait état d’un mort.Six autres ont perdu la vie dans le sud en tentant de gagner un site de distribution de colis-repas de la GHF, et trois en attendant de l’aide au sud-ouest de Gaza-ville (nord), toujours selon la Défense civile.- 550 morts depuis fin mai -Selon le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas pour Gaza, près de 550 personnes ont été tuées et plus de 4.000 blessées dans des queues immenses se formant en vue d’atteindre divers centres de distribution d’aide humanitaire depuis que la GHF y a commencé ses opérations fin mai.Cette dernière nie que des tirs meurtriers surviennent à proximité immédiate de ses points de distribution.Sur le terrain, les combats continuent de faire rage entre l’armée israélienne et les groupes armés palestiniens. D’eux d’entre eux, les Brigades al-Qassam, branche armée du mouvement islamiste Hamas, et les Brigades al-Quds, branche armée du Jihad islamique, mouvement allié au Hamas, ont revendiqué des tirs contre des soldats israéliens.Israël poursuit ses opérations à Gaza dans le cadre d’une offensive visant selon lui à anéantir le Hamas, en représailles à l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien le 7 octobre 2023.Le 7-Octobre a entraîné côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.L’opération de représailles israéliennes a entraîné la mort de 56.331 Palestiniens, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas pour Gaza, jugées fiables par l’ONU.

Trump assure qu’un cessez-le-feu à Gaza est “proche”

Donald Trump a assuré vendredi qu’un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza était “proche” et pourrait intervenir dès “la semaine prochaine” pour mettre fin à la guerre dévastatrice qui fait rage depuis plus de vingt mois dans le territoire palestinien.”Nous pensons que nous aurons un cessez-le-feu dès la semaine prochaine”, a déclaré vendredi le président américain, qui avait déjà estimé mercredi que de “grands progrès” avaient été réalisés.Il a par ailleurs abordé la question de l’aide humanitaire, sujet sur lequel le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a dénoncé vendredi un système “militarisé” de distribution qui “tue des gens”.”Nous fournissons, comme vous le savez, beaucoup d’argent et de nourriture à cette zone”, a fait valoir Donald Trump, évoquant “ces foules de gens qui n’ont rien à manger”.Israël a imposé début mars au territoire palestinien un blocus humanitaire qui a entraîné de très graves pénuries de nourriture, médicaments et autres biens de première nécessité. Celui-ci n’a été que partiellement assoupli fin mai, date à laquelle la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), soutenue par Israël et les Etats-Unis, a commencé ses distributions dans des centres.Washington a annoncé jeudi avoir débloqué 30 millions de dollars pour financer cette fondation, dont les opérations de distribution d’aide donnent lieu régulièrement à des scènes chaotiques et meurtrières, une situation dénoncée vendredi par La Défense civile dans le territoire palestinien a annoncé vendredi la mort de 80 personnes dans des frappes ou tirs de l’armée israélienne, dont 10 tuées une fois de plus en attendant de l’aide humanitaire.Jeudi, ce sont 65 Palestiniens qui avaient été tués par des tirs israéliens, selon les secours, dont sept venus chercher de l’assistance dans un centre de GHF.”Les gens sont tués simplement en essayant de nourrir leurs familles et eux-mêmes. Aller chercher de la nourriture ne doit jamais être une condamnation à mort”, a tonné devant la presse à New York le secrétaire général de l’ONU. La GHF a “fourni directement plus de 46 millions de repas aux civils palestiniens” depuis le début de ses distributions fin mai, a réagi le ministère israélien des Affaires étrangères, “pourtant, l’ONU fait tout ce qu’elle peut pour s’opposer à cet effort”, et ce ce faisant elle “s’aligne sur le Hamas”.- “Simulacre de distribution” -L’ONG Médecins sans frontières (MSF), présente à Gaza, avait réclamé plus tôt le démantèlement de la GHF, l’accusant d’être “un simulacre de distribution alimentaire qui produit des massacres à la chaîne”.Dans un communiqué, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rejeté des “mensonges malveillants” du journal de gauche Haaretz, selon lequel des soldats auraient reçu ordre de tirer sur des civils désarmés attendant de recevoir cette aide humanitaire.M. Netanyahu a rejeté tout aussi “catégoriquement les accusations odieuses de meurtre rituel” publiées dans le même journal.Le “meurtre rituel” est une calomnie antisémite remontant au moins au Moyen-Age selon laquelle les juifs assassineraient des enfants non juifs pour les besoins de leur culte.Sur les 80 personnes tuées vendredi, dix “attendaient de l’aide humanitaire” dans trois endroits différents du territoire palestinien, d’après un porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal.Interrogée par l’AFP, l’armée israélienne a dit qu’elle examinait les informations de la Défense civile mais a nié catégoriquement que ses soldats aient ouvert le feu sur des personnes attendant de l’aide dans le centre de la bande de Gaza, où M. Bassal a fait état d’un mort.Six autres ont perdu la vie dans le sud en tentant de gagner un site de distribution de colis-repas de la GHF, et trois en attendant de l’aide au sud-ouest de Gaza-ville (nord), toujours selon la Défense civile.- 550 morts depuis fin mai -Selon le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas pour Gaza, près de 550 personnes ont été tuées et plus de 4.000 blessées dans des queues immenses se formant en vue d’atteindre divers centres de distribution d’aide humanitaire depuis que la GHF y a commencé ses opérations fin mai.Cette dernière nie que des tirs meurtriers surviennent à proximité immédiate de ses points de distribution.Sur le terrain, les combats continuent de faire rage entre l’armée israélienne et les groupes armés palestiniens. D’eux d’entre eux, les Brigades al-Qassam, branche armée du mouvement islamiste Hamas, et les Brigades al-Quds, branche armée du Jihad islamique, mouvement allié au Hamas, ont revendiqué des tirs contre des soldats israéliens.Israël poursuit ses opérations à Gaza dans le cadre d’une offensive visant selon lui à anéantir le Hamas, en représailles à l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien le 7 octobre 2023.Le 7-Octobre a entraîné côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.L’opération de représailles israéliennes a entraîné la mort de 56.331 Palestiniens, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas pour Gaza, jugées fiables par l’ONU.