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Brésil: menacé de prison, Bolsonaro combatif devant ses partisans

L’ex-président d’extrême droite Jair Bolsonaro, s’est dit prêt à “changer le destin du Brésil”, haranguant quelques milliers de manifestants venus le soutenir dimanche à Sao Paulo alors qu’il est menacé de prison pour tentative présumée de coup d’Etat.”Ceux qui m’accusent peuvent avoir beaucoup d’atouts dans leur jeu, mais moi, j’ai trois choses qu’ils n’ont pas de mon côté: Dieu, la liberté et le soutien d’une bonne partie de la population brésilienne”, a-t-il scandé face à ses sympathisants vêtus de jaune et de vert sur l’emblématique avenue Paulista.Plusieurs manifestations ont été organisées depuis le début des déboires judiciaires de Jair Bolsonaro, et l’affluence s’est effritée au cours de ces derniers mois.Selon les calculs de chercheurs de l’Université de Sao Paulo environ 12.400 personnes ont participé dimanche au cortège sur l’avenue Paulista, contre 45.000 en avril et 185.000 en février. Inéligible jusqu’en 2030 pour ses attaques sans preuves sur les urnes électroniques utilisées au Brésil, l’ancien président (2019-2022) a évoqué les élections générales de l’an prochain, mettant notamment l’accent sur les législatives. “Donnez-moi 50% des députés et des sénateurs, et je change le destin du Brésil”, a-t-il déclaré, vêtu d’une veste de survêtement bleue sur un polo jaune pâle.Mais cette fois, M. Bolsonaro, 70 ans, ne s’est pas présenté explicitement comme le candidat du camp conservateur à la présidentielle de 2026, contrairement à d’autres occasions, quand il se disait convaincu qu’il parviendrait à faire annuler son inéligibilité.”Je ne suis pas obsédé par le pouvoir, je suis amoureux de ma patrie (…) Je n’ai pas besoin d’être le président (de la République). Si je reste président d’honneur de mon parti, nous pourrons faire ce que vous souhaitez”, a-t-il affirmé.- “Occuper le terrain” -Lors de la manifestation de dimanche, Jair Bolsonaro a reçu le soutien appuyé d’un de ses plus puissants alliés, le gouverneur de Sao Paulo Tarcisio de Freitas, qui l’a qualifié de “plus grand leader de l’histoire” du pays.”Il va encore faire la différence et contribuer beaucoup au Brésil”, a déclaré cet ancien ministre, pressenti comme un présidentiable en puissance en l’absence de M. Bolsonaro.A gauche, le président Luiz Inacio Lula da Silva, dont la popularité est en berne, n’a toujours pas annoncé s’il briguerait ou non un nouveau mandat.”Le principal message de ces manifestations, c’est qu’il faut occuper le terrain. Aujourd’hui, on ne parle pas de candidature”, a pour sa part affirmé à l’AFP Carlos Bolsonaro, l’un des fils de l’ex-président, conseiller municipal de Sao Paulo.Même son de cloche pour Valdemar Costa Neto, président du Parti Libéral (PL), la formation politique de l’ancien président.”Bolsonaro doit être présent lors de ce type de manifestation pour montrer au pouvoir judiciaire que le peuple est avec lui. Tant qu’il est président d’honneur du PL, nous faisons tout ce qu’il veut, car les voix lui appartiennent”, a affirmé ce dirigeant à l’AFP. Face aux manifestants, Jair Bolsonaro a à nouveau nié catégoriquement toutes les accusations qui pèsent contre lui, comme il l’avait fait le 10 juin lors de son face-à-face très attendu avec le juge Alexandre de Moraes, puissant magistrat honni de son camp.Il est accusé d’être le “leader d’une organisation criminelle” ayant conspiré pour son maintien au pouvoir après l’élection présidentielle d’octobre 2022, remportée par Lula.M. Bolsonaro encourt jusqu’à 40 ans de prison, mais se dit victime d’une “persécution politique” visant à l’empêcher de se présenter à la présidentielle l’an prochain.”Ils ont fait la même chose avec moi qu’avec Marine Le Pen”, a déclaré l’ex-président dimanche à l’AFP, en référence à la dirigeante française d’extrême droite déclarée inéligible fin mars pour détournement de fonds.- “Psychopathe” -“Il y a une justice pour la gauche et un état d’exception pour la droite. Les juges de la Cour suprême n’ont même pas été élus et ils sont en train de prendre le pouvoir au Brésil”, dit à l’AFP un manifestant qui se fait appeler “Julinho Coeur de lion”.Chauve comme le juge Moraes, ce sexagénaire porte une toge noire de magistrat, avec une simple couche en guise de bermuda et de longues chaussettes blanches.”Alexandre de Moraes est un psychopathe, il a déchiré la Constitution”, insiste-t-il. Mais Jair Bolsonaro ne fait pas l’unanimité dans la plus grande mégalopole d’Amérique latine.”Cette manif, c’est n’importe quoi. Ce type (Bolsonaro) devrait aller en prison. Je ne sais pas comment des gens peuvent encore venir ici pour le défendre”, commente Dionisio Teixeira, vendeur de disques vinyles sur l’avenue Paulista, habituellement transformée le dimanche en grande voie piétonne où les habitants de Sao Paulo viennent se promener.

Brésil: menacé de prison, Bolsonaro combatif devant ses partisans

L’ex-président d’extrême droite Jair Bolsonaro, s’est dit prêt à “changer le destin du Brésil”, haranguant quelques milliers de manifestants venus le soutenir dimanche à Sao Paulo alors qu’il est menacé de prison pour tentative présumée de coup d’Etat.”Ceux qui m’accusent peuvent avoir beaucoup d’atouts dans leur jeu, mais moi, j’ai trois choses qu’ils n’ont pas …

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Netanyahu évoque des “opportunités” pour la libération des otages à Gaza

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a évoqué dimanche des “opportunités” pour la libération des otages à Gaza, où les secouristes locaux ont fait état de 34 morts dans des frappes ou des tirs de l’armée israélienne.”De nombreuses opportunités se sont ouvertes” après la “victoire” contre l’Iran et “avant tout, pour libérer les otages” retenus …

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Netanyahu évoque des “opportunités” pour la libération des otages à Gaza

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a évoqué dimanche des “opportunités” pour la libération des otages à Gaza, où les secouristes locaux ont fait état de 34 morts dans des frappes ou des tirs de l’armée israélienne.”De nombreuses opportunités se sont ouvertes” après la “victoire” contre l’Iran et “avant tout, pour libérer les otages” retenus dans le territoire palestinien, a dit M. Netanyahu dans une vidéo diffusée par son bureau. Durant la guerre contre l’Iran (13 juin-24 juin), Israël n’a pas cessé son offensive dans la bande de Gaza contre le mouvement islamiste palestinien Hamas malgré les appels à un cessez-le-feu.Le président américain Donald Trump a affirmé vendredi qu’une trêve pourrait intervenir dès “la semaine prochaine”. “Trouvez un accord à Gaza. Ramenez les otages!!!”, a-t-il écrit dimanche sur sa plateforme Truth Social.Le chef des services de renseignement turcs, Ibrahim Kalin, a rencontré dimanche des dirigeants du Hamas pour évoquer notamment les efforts pour parvenir à un cessez-le-feu, selon l’agence de presse turque Anadolu.”Les familles des otages sont heureuses de voir qu’après 20 mois, le Premier ministre fait enfin du retour des otages (en Israël) sa grande priorité”, a déclaré le Forum des familles d’otages, principale organisation rassemblant des proches des captifs à Gaza.- 34 morts à Gaza -La guerre à Gaza a été déclenchée par une attaque sans précédent contre Israël menée le 7 octobre 2023 par le Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007.L’attaque a entraîné côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 49 sont toujours retenues à Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée israélienne. En riposte, Israël a juré de détruire le Hamas et lancé une offensive dévastatrice à Gaza qui a fait 56.500 morts, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU. La guerre a aussi provoqué une catastrophe humanitaire dans le territoire assiégé.Dimanche, la Défense civile de Gaza, a fait état de 34 Palestiniens tués, dont plusieurs enfants, et de dizaines de blessés dans les frappes israéliennes.”Ils nous ont bombardés alors que nous dormions. Nous n’avons rien fait de mal. Mes deux enfants sont morts et les autres sont aux soins intensifs”, raconte éplorée Iman Abou Marouf, après une frappe qui a touché des tentes de déplacés à al-Mawassi (sud).Des images de l’AFP à l’hôpital Nasser de Khan Younès montrent des dépouilles enveloppées de linceuls en plastique et alignées à même le sol. Une mère caresse le visage de son enfant mort. A l’extérieur de l’établissement, des Palestiniens récitent la prière des morts.”Plusieurs corps sont arrivés carbonisés et des blessés souffrent de graves brûlures”, a indiqué une source médicale après que des témoins ont rapporté qu’un incendie s’était déclaré dans plusieurs tentes.Un raid aérien sur la maison d’une famille de Jabalia (nord) a fait 11 morts, a indiqué  Mahmoud Bassal, le porte-parole de la Défense civile.Compte tenu des restrictions imposées par Israël aux médias à Gaza et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les informations de la Défense civile.- Pénuries de nourriture -Dans le sud de Gaza, au moins quatre Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens alors qu’ils se dirigeaient vers un centre de distribution de nourriture, a ajouté M. Bassal.Israël a partiellement assoupli fin mai un blocus total imposé à Gaza début mars, qui a entraîné de très graves pénuries de nourriture, de médicaments et d’autres biens de première nécessité.Un mécanisme de distribution d’aide piloté par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), soutenue par Israël et les Etats-Unis, a été mis en place, mais ses opérations donnent lieu à des scènes chaotiques et parfois meurtrières. Selon le ministère de la Santé du Hamas, 583 Palestiniens ont été tués près des centres de distribution d’aide humanitaire, depuis le début des opérations de la GHF fin mai.Interrogée par l’AFP sur les faits rapportés par la Défense civile gazaouie, l’armée israélienne a dit ne pas être en mesure de les commenter, rappelant qu’elle mène des opérations contre le Hamas.Elle a annoncé dimanche la mort au combat d’un de ses soldats dans le nord de Gaza.

Mondial des clubs: le PSG donne le tournis au Miami de Messi

Un Paris SG fringuant et sans pitié a terrassé l’Inter Miami de Lionel Messi (4-0) dans des retrouvailles à sens unique entre la mégastar et son ancien club, dimanche à Atlanta en huitième de finale du Mondial des clubs.Il n’y a jamais eu de suspense ni de réelle confrontation tant le PSG a fait respecter son statut de champion d’Europe, et tant le club de David Beckham a cette fois payé le prix fort pour toutes les lacunes observées depuis le début de la compétition.Plus en jambes que lors de ses deux derniers matches, en partie sans doute grâce à la climatisation du stade couvert Mercedes-Benz, le PSG a tout de suite mis la tête de Messi et des siens sous l’eau.Et ce devant leurs fans, puisque le stade (par une affluence de 65.000 spectateurs) était orné en grande majorité de maillots roses. Mais aussi devant le père de Kylian Mbappé, Wilfrid, venu de Miami observer le possible futur adversaire du Real Madrid en demi-finale.Dès la 4e minute, Bradley Barcola, titularisé à la place d’Ousmane Dembélé que Luis Enrique a souhaité encore préserver après sa blessure, a sollicité le gardien Oscar Ustari, après une percée de Khvicha Kvaratskhelia.Pour son 100e match sous les couleurs parisiennes, Barcola a raté certaines choses, mais a aussi été un détonateur, tout comme Kvaratskhelia.Le premier but est venu sur un coup franc obtenu par Désiré Doué et tiré par Vitinha au second poteau. Joao Neves l’a repris de la tête, dans une réalisation qui a immédiatement rappelé son but contre Manchester City.- Messi a fait son âge -Le petit milieu portugais, l’une des révélations de la saison, s’est payé le luxe d’un doublé, reprenant un centre de Fabian Ruiz lancé en profondeur par Bradley Barcola (39e).Barcola a terminé sa bonne mi-temps par une passe décisive pour Achraf Hakimi, qui s’y est pris en deux temps pour faire trembler les filets (45+3). Entre temps, Doué avait, par un centre puissant, forcé un but contre son camp de Tomas Aviles (44e).La messe était dite dès la mi-temps. Un scénario idéal pour Luis Enrique qui a pu faire tourner dès le retour des vestiaires, avec Marquinhos et Fabian Ruiz sortis au bénéfice de Lucas Beraldo et Warren Zaïre-Emery. Le PSG a tranquillement géré cette avance confortable, se créant encore des occasions, mais avec plus d’imprécisions, et donnant du temps de jeu à Ousmane Dembélé, visiblement rouillé.Les quatre fantastiques de l’Inter Miami, anciens Barcelonais, ont semblé tout aussi dépassés que leur équipe par le pressing tout terrain, les redoublements de passes et de dribbles du PSG.A 38 ans, Messi a fait son âge, voyant plusieurs de ses dribbles et frappes anticipés par la défense parisienne (41). Du reste, l’Argentin, qui est parti du PSG fâché en 2023, avait les mains sur les hanches dès la 16e minute, consterné par la différence de niveau. Et il a frôlé la correctionnelle sur un mauvais geste pas vu par l’arbitre, sur Vitinha qui protégeait son ballon.- Mur -Le public a poussé pour qu’il fasse parler sa vista en seconde période, et il a davantage tenté. Alors que la foule, sans doute un peu sonnée par la tournure des événements, avait décidé de créer son propre événement avec une ola, Messi a placé des accélérations dont il a le secret, sans réel débouché (50, 63), et une tête dangereuse (79e) bien sortie par Gianluigi Donnarumma. Le public a cru pouvoir exulter lorsque Messi a pu tirer un coup franc très bien placé (88e). Mais l’Argentin n’a trouvé que le mur parisien, avant de se replier vers son camp en marchant, tête baissée alors qu’une contre-attaque avait lieu.Globalement, le club floridien a eu quelques opportunités avec le relâchement relatif du PSG, comme cette tête de Tadeo Allende (74e).Luis Suarez, nerveux, a aussi fait ses 38 ans lorsqu’il manqua son contrôle alors qu’il avait hérité de la balle aux six mètres (49e). Les quelques ultras de l’Inter Miami, à quelques mètres, en ont oublié leurs chants pendant plusieurs secondes. C’est aussi Sergio Busquets, si dominant au temps de sa splendeur, qui a perdu le ballon sur le deuxième but parisien.Qu’importe au PSG, qui s’est tranquillement vengé des déclarations acides de Messi à son encontre, et affrontera samedi à Atlanta soit le Bayern Munich, soit Flamengo.

La France assommée par la canicule, 84 départements en vigilance orange lundi

L’épisode de canicule va encore gagner en intensité et s’étendre la semaine prochaine en France, où 84 départements ont été placés en vigilance orange à partir de lundi, plongeant la quasi-totalité du pays dans une chaleur étouffante au moins jusqu’au milieu de la semaine.Dimanche, des “températures maximales affichant souvent entre 35 et 38°C sur le sud du pays” avec des pointes à 40°C sur le Midi méditerranéen ont été relevées et seuls les bords de Manche peuvent profiter de températures inférieures à 30°C, selon Météo-France.La température est montée à 40,9 °C à Grospierres en Ardèche, 40,1 °C à Vinsobres dans la Drôme ou encore 39,9 °C à Cadenet dans le Vaucluse, ont indiqué les prévisionnistes. A 16H00, la barre des 30°C avait été dépassée à Nice, à Rennes ou encore à Dijon.Cet “épisode caniculaire intense”, qui a débuté vendredi, s’étendra lundi à presque tout l’Hexagone: “Les températures maximales seront stationnaires sur le pourtour méditerranéen, comprises entre 37 et 40°C. Sur le reste du pays, elles seront souvent comprises entre 34 et 38°C, très ponctuellement 39/40°C”, a ajouté Météo-France.84 départements seront en vigilance orange, contre 73 dimanche, avant le “paroxysme” de l’épisode attendu pour mardi et mercredi, “avec des minimales très élevées, comprises entre 20 et 24°C voire un peu plus très localement et des maximales atteignant 36 à 40°C avec quelques pointes à 41°C”.- Incendies dans l’Aude -Une réunion interministérielle de crise consacrée à la canicule a été convoquée dans la soirée à Beauvau pour “repasser toutes les consignes” notamment en matière de “santé”, a annoncé le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau sur BFMTV.Le ministère de l’Education a déjà rappelé les mesures à prendre dans les écoles pour faire face aux très fortes chaleurs, qui peuvent aller, dans certains cas, jusqu’à l’autorisation de garder les enfants à domicile.La ville de Tours, comme d’autres communes en France, a déjà tranché et annoncé fermer toutes ses écoles lundi et mardi après-midi pour “protéger les enfants et les personnels”.Cette 50e vague de chaleur nationale depuis 1947, la 33e du XXIe siècle, conséquence du réchauffement climatique qui augmente l’intensité et la fréquence des canicules, qui frappe la France depuis le 19 juin, a aussi fait augmenter le risque d’incendie dans plusieurs massifs.Dans l’Aude, où la température a parfois dépassé 40°C, d’importants feux de forêt se sont déclenchés dimanche dans le massif des Corbières. Un camping et une abbaye ont été évacués par précaution.- “Plus fréquent” -Le thermomètre a aussi atteint 36°C de Bordeaux et la plage du lac, au nord de la ville, a été prise d’assaut dès les premières heures de la journée par des familles à la recherche d’ombre sous les pins.”Chez nous, dans l’appart, c’est tout simplement un enfer. On vit dans le noir, c’est un four”, résume Evan Bernard, venu avec son fils de 18 mois.Les touristes et les Parisiens ont aussi cherché aussi un peu de fraicheur dans la capitale, où 30°C ont été relevés.”Ce n’est pas habituel, mais il faut s’y habituer parce que ça sera plus fréquent”, prédit Catherine Delourt, retraitée attablée en terrasse.Ils étaient aussi des dizaines à Lyon venus se  laisser porter par le courant du Rhône dans le cadre d’un événement organisé par la municipalité, une initiative appréciée devant les 35°C affichés.Cette vague de chaleur concerne tout le sud de l’Europe, de l’Italie au Portugal, où Lisbonne et plusieurs régions sont en alerte rouge. En Espagne, il a fait jusqu’à 46°C samedi à El Granado et les températures s’attendait à des pics de 43 degrés dans le sud du pays. La cause de ce nouveau pic est un dôme de chaleur: un large et puissant anticyclone forme une sorte de couvercle qui vient bloquer l’air en basses couches, empêchant l’entrée de perturbations, tout en le réchauffant progressivement.Les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse ont été placés pour la journée de lundi en alerte de niveau 1 en raison d’un épisode de pollution de l’air à l’ozone a annoncé la préfecture, tandis qu’Airparif prévoit également un risque de dépassement à Paris.burs-tmn/laf/gvy

Brésil: menacé de prison, Bolsonaro mobilise ses partisans pour “la justice”

Quelques milliers de manifestants vêtus pour la plupart en jaune et vert, les couleurs du Brésil, ont répondu dimanche à l’appel de l’ex-président Jair Bolsonaro à descendre dans la rue à Sao Paulo au nom de la “justice”, alors qu’il est menacé de prison pour tentative présumée de coup d’Etat.”Le Brésil a besoin de nous tous, pour la liberté et pour la justice”, a dit ces derniers jours l’ancien dirigeant (2019-2022) sur la plateforme X, convoquant ses sympathisants à un cortège sur l’avenue Paulista, emblématique artère de la plus grande mégalopole d’Amérique latine.Ce mois de juin a été particulièrement chargé pour Jair Bolsonaro sur le plan judiciaire.Lors d’une étape-clé de son procès au long cours à la Cour suprême, il a nié toute velléité putschiste lors de son face-à-face très attendu avec le juge Alexandre de Moraes, puissant magistrat honni du camp Bolsonaro.L’ex-chef d’Etat de 70 ans est accusé d’être le “leader d’une organisation criminelle” ayant conspiré pour son maintien au pouvoir après l’élection présidentielle d’octobre 2022, remportée par le président actuel de gauche Luiz Inacio Lula da Silva.Selon le Parquet, le supposé plan putschiste, qui prévoyait même d’assassiner Lula et d’autres autorités, n’a pas abouti faute de soutien du haut commandement militaire.- “Psychopathe” -Inéligible jusqu’en 2030 dans le cadre d’une autre affaire, il encourt jusqu’à 40 ans de prison, mais se dit victime d’une “persécution politique” visant à l’empêcher de se présenter à la présidentielle l’an prochain.”Il y a une justice pour la gauche et un état d’exception pour la droite. Les juges de la Cour suprême n’ont même pas été élus et ils sont en train de prendre le pouvoir au Brésil”, dit à l’AFP un manifestant qui se fait appeler “Julinho Coeur de lion”.Chauve comme le juge Moraes, ce sexagénaire porte une toge noire de magistrat, avec une simple couche en guise de bermuda et de longues chaussettes blanches.”Alexandre de Moraes est un psychopathe, il a déchiré la Constitution”, insiste-t-il. A la mi-juin, l’étau judiciaire s’est encore resserré contre le camp Bolsonaro: la police fédérale a recommandé l’inculpation d’un des fils de l’ex-président, Carlos, soupçonné d’avoir participé à un réseau présumé d’espionnage illégal durant son mandat.Selon les enquêteurs, Jair Bolsonaro était le “principal destinataire” des informations obtenues, tout en étant “au centre des décisions” concernant le choix des personnalités espionnées par une “structure parallèle” au sein de l’agence de renseignements Abin.- “Pacification” -“Cette manif, c’est n’importe quoi. Ce type (Bolsonaro) qui voulait faire exploser Brasilia et tuer son adversaire politique, il devrait aller en prison. Je ne sais pas comment des gens peuvent encore venir ici pour le défendre”, commente Dionisio Teixeira, vendeur de disques vinyles sur l’avenue Paulista, habituellement transformée le dimanche en grande voie piétonne où les habitants de Sao Paulo viennent se promener.Plusieurs manifestations ont été organisées depuis le début des déboires judiciaires de Jair Bolsonaro, mais l’affluence semble s’être effritée ces derniers mois, y compris ce dimanche.Selon les calculs de l’Université de Sao Paulo, environ 45.000 personnes avaient participé au dernier cortège sur l’avenue Paulista en avril, près de quatre fois moins qu’en février (185.000). Lors de ces dernières manifestations, le mot d’ordre était l'”amnistie” des personnes condamnées pour les évènements du 8 janvier 2023 à Brasilia.Ce jour-là, des milliers de bolsonaristes avaient saccagé les lieux de pouvoir dans la capitale brésilienne, réclamant une intervention militaire pour déloger Lula du pouvoir, une semaine après l’investiture du président de gauche.”Il faut parler de liberté et prôner la pacification”, a déclaré récemment le gouverneur de Sao Paulo, Tarcisio de Freitas, qui s’est rendu au cortège dimanche.Cet ancien ministre de M. Bolsonaro est l’un des principaux noms cités pour représenter le camp conservateur à la présidentielle de 2026. L’ancien président n’a toutefois pour l’heure adoubé personne, espérant encore faire annuler son inéligibilité.

Plus de 20 Palestiniens tués dans l’offensive israélienne à Gaza, selon les secours

La Défense civile à Gaza a annoncé dimanche la mort de 23 personnes, dont des enfants, dans des frappes ou des tirs de l’armée israélienne dans le territoire palestinien affamé et ravagé par plus de 20 mois de guerre.Cette organisation de secouristes affirme que des dizaines de blessés ont été transportés dans des hôpitaux de la bande de Gaza, où la guerre a été déclenchée par une attaque sans précédent menée par le mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 contre Israël.”Ils nous ont bombardés alors que nous dormions. Nous n’avons rien fait de mal. Mes deux enfants sont morts et les autres sont aux soins intensifs”, raconte éplorée Iman Abou Marouf, à la suite d’un bombardement qui a touché des tentes de déplacés à al-Mawassi (sud).Après la frappe, les victimes ont été transportées à bord de voitures de proches ou en ambulance à l’hôpital Nasser de Khan Younès, selon des images de l’AFP.Là, des dépouilles enveloppées de linceuls en plastique sont alignées à même le sol. Une mère caresse le visage de son enfant mort. A l’extérieur de l’hôpital, des Palestiniens récitent la prière des morts.”Plusieurs corps sont arrivés carbonisés et des blessés souffrent de graves brûlures”, a indiqué une source médicale après que des témoins ont rapporté qu’un important incendie s’était déclaré dans plusieurs tentes à al-Mawassi.Mahmoud Bassal, porte-parole de la Défense civile, a fait état “du transport dans des hôpitaux de Gaza de 23 martyrs, dont des enfants et des femmes, après les raids des forces d’occupation”.Parmi eux, figurent cinq morts à al-Mawassi et “deux enfants de la famille Azzam tués dans un raid sur une maison à Gaza-ville (nord)”, a-t-il précisé.Compte tenu des restrictions imposées par Israël aux médias à Gaza et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les informations de la Défense civile.- “Les cris des enfants” -“Nous avons entendu une énorme explosion”, a raconté Abdel Rahman Azzam, un proche. “Les cris des enfants et des femmes ne s’arrêtaient pas. Ils ont bombardé la maison avec un missile sans aucun avertissement préalable.” Dans le sud de Gaza, au moins quatre Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens alors qu’ils se dirigeaient vers un centre de distribution de nourriture, a ajouté M. Bassal.Israël a partiellement assoupli fin mai un blocus total imposé à Gaza début mars, qui a entraîné de très graves pénuries de nourriture, de médicaments et d’autres biens de première nécessité.Un mécanisme de distribution d’aide piloté par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), soutenue par Israël et les Etats-Unis, a été mis en place, mais ses opérations donnent lieu à des scènes chaotiques et parfois meurtrières. Selon le ministère de la Santé du Hamas, 583 Palestiniens ont été tués près des centres de distribution d’aide humanitaire, depuis le début des opérations de la GHF fin mai.Le patron de l’ONU, Antonio Guterres, a dénoncé un système “militarisé” de distribution qui “tue des gens”.Interrogée par l’AFP sur les faits rapportés par M. Bassal, l’armée israélienne a dit ne pas être en mesure de les commenter, rappelant qu’elle mène des opérations contre le Hamas.Elle a annoncé la mort au combat d’un de ses soldats dans le nord de Gaza.- “Ramener les otages” –  Le gouvernement israélien de Benjamin Netanyahu dit vouloir poursuivre l’offensive à Gaza pour “ramener les otages à la maison et démanteler le Hamas”, qu’il a juré de détruire et de chasser du territoire palestinien, limitrophe du sud d’Israël.Il a aussi affirmé vouloir prendre le contrôle de Gaza, où le Hamas, considéré comme une organisation terroriste par Israël, les Etats-Unis et l’Union européenne, a pris le pouvoir en 2007. L’attaque du 7-Octobre a entraîné côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. Quarante-neuf des 251 personnes enlevées ce jour-là sont toujours otages à Gaza, dont 27 déclarées mortes par l’armée. Plus de 56.500 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne de représailles israélienne à Gaza, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.Malgré les bombardements israéliens quotidiens meurtriers, le président américain Donald Trump a assuré qu’un cessez-le-feu à Gaza pourrait intervenir dès “la semaine prochaine”.

Vives condamnations après les propos contre Israël de rappeurs au festival de Glastonbury

Le gouvernement britannique et les organisateurs du festival de Glastonbury ont fermement condamné dimanche les propos anti-israéliens proférés la veille sur scène par le duo de rappeurs britanniques Bob Vylan et sur lesquels la police enquête.Samedi, tandis qu’ils se produisaient sur la scène West Holts du festival, l’un des deux membres de Bob Vylan a appelé la foule à scander “Mort, mort aux IDF !”, les forces de défense israéliennes. Leur concert était retransmis en direct par la BBC sur sa plateforme dédiée au festival.La police a déclaré sur X qu’elle examinait les vidéos de leur performance “pour déterminer si des infractions ont pu être commises requérant l’ouverture d’une enquête criminelle”.”C’était affreux, pour être honnête, et je pense que la BBC et Glastonbury doivent expliquer comment nous avons pu assister à un tel spectacle sur nos écrans”, a déclaré dimanche le ministre de la Santé Wes Streeting sur Sky News.Face à la polémique, les organisateurs du festival ont également condamné ces propos dimanche.”Nous sommes consternés (…), leurs slogans ont largement dépassé les bornes (…). Il n’y a pas de place à Glastonbury pour l’antisémitisme, les discours de haine ou l’incitation à la violence”, a réagi le festival sur les réseaux sociaux dimanche.L’ambassade d’Israël avait plus tôt dénoncé sur X “la rhétorique de haine et incendiaire” à laquelle il a été recouru pendant le festival, dénonçant “la normalisation d’un langage extrémiste et de glorification de la violence”.”Je ne suis pas sûr d’être d’accord”, avec les mots choisis par Bob Vylan “mais je pense sans aucun doute que remettre en cause ce qui se passe là-bas (à Gaza) est juste”, a affirmé à l’AFP Joe McCabe, un festivalier de 31 ans rencontré dimanche.”Les célébrités devraient utiliser leur voix d’une bonne manière mais je pense qu’il y a une limite, on ne peut pas être aussi agressif”, a estimé Maria Philpott, une autre festivalière, âgée de 26 ans.- “Profondément offensants” -Cette édition du festival était scrutée du fait de la présence du groupe de rap nord-irlandais Kneecap, dont l’un des trois membres, Liam O’Hanna, a été inculpé d'”infraction terroriste” pour avoir arboré en concert un drapeau du Hezbollah.Montés sur scène peu après Bob Vylan, ils ont accusé Israël d’être un Etat “criminel de guerre”, réitéré leur soutien aux Palestiniens, scandant à plusieurs reprises “Free Palestine !” et appelant la foule à reprendre des insultes à l’encontre du Premier ministre travailliste britannique Keir Starmer.De nombreux spectateurs brandissaient des drapeaux palestiniens dans le public de ce festival particulièrement populaire, qui avait attiré plus de 200.000 personnes en 2024.Avant leur prestation, Keir Starmer avait estimé qu’il n’était pas “approprié” que Kneecap se produise au festival.  “Les personnes qui n’aiment pas la politique de l’événement peuvent aller ailleurs”, avait défendu Michael Eavis, cofondateur du festival du Somerset (sud-ouest de l’Angleterre), dans un article paru dans un journal gratuit destiné aux festivaliers.Face aux pressions, la BBC avait fait savoir que leur performance ne serait pas diffusée en direct. Des extraits sont en revanche disponibles sur sa plateforme.Un porte-parole du ministère de la Culture a souligné que la ministre, Lisa Nandy avait parlé au directeur général de la BBC au sujet du concert de Bob Vylan.De son côté, la BBC a reconnu que certains propos tenus par le duo était “profondément offensants” et que leur concert ne serait pas accessible sur ses plateformes.Interrogé sur la réaction de l’ambassade israélienne, le ministre de la Santé Wes Streeting a appelé l’ambassade à “balayer devant sa porte” et à “prendre davantage au sérieux la violence de ses propres citoyens contre les Palestiniens”, évoquant notamment les violences de colons israéliens en Cisjordanie.Il a également dénoncé la situation humanitaire dans la bande de Gaza, du fait des représailles militaires israéliennes à la suite de l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023 sur le sud d’Israël. 

Hong Kong: dissolution de l’un des derniers partis d’opposition face à une “immense” pression

L’un des derniers partis d’opposition encore actifs à Hong Kong s’est officiellement dissous, a annoncé dimanche sa dirigeante en évoquant une “immense pression politique”, alors que la Chine mène depuis plusieurs années une intense répression contre les voix dissidentes.”Face à une pression politique immense et après mûre réflexion, notamment sur les conséquences pour nos membres et camarades, nous avons pris la difficile décision de nous dissoudre”, a déclaré dans un communiqué la Ligue des Sociaux-Démocrates (LSD).La présidente du LSD, Chan Po-ying, a indiqué lors d’une conférence de presse que la décision de dissoudre le parti, annoncée vendredi, avait été prise à l’unanimité et que le mouvement n’avait “pas d’autre choix”.Interrogée sur d’éventuelles pressions exercées par des intermédiaires de Pékin, Chan Po-ying s’est refusée à tout commentaire.La LSD, fondée en 2006, était à une époque considérée comme la faction radicale du mouvement prodémocratie à Hong Kong. Le parti a aussi critiqué les inégalités sociales et économiques dans une ville ayant parmi les plus importants écarts de richesse au monde.A son apogée, le parti détenait trois sièges au Conseil législatif de Hong Kong. Il avait défrayé la chronique en 2008 lorsque le chef du parti de l’époque, Raymond Wong, avait jeté des bananes sur le dirigeant de Hong Kong pendant son discours de politique annuel, pour protester contre des coupes dans l’aide sociale.L’image de fauteuse de troubles de la LSD s’était atténuée dans les années 2010, lorsque des partis plus jeunes et plus radicaux avaient émergé pour contester la mainmise chinoise.Son déclin a commencé lorsque Pékin a imposé une loi de sécurité nationale à Hong Kong en 2020, après des manifestations prodémocratie massives l’année précédente que les dirigeants chinois ont vues comme un défi à leur pouvoir.- “Survivre” -La Chine et le pouvoir hongkongais ont affirmé que cette loi était nécessaire pour calmer les troubles politiques, mais pour de nombreux critiques, le texte a permis d’étouffer les dissidents et de restreindre les droits des citoyens.”Je ne crois pas que Hong Kong évoluera vers un système démocratique dans un avenir proche. Je ne veux pas nourrir de faux espoirs”, a déclaré dimanche la présidente du LSD, indiquant avoir perdu foi dans le cadre du “Un pays, deux systèmes” qui avait régulé la rétrocession de l’ancienne colonie britannique à la Chine en 1997.Six membres du parti ont été emprisonnés au cours des cinq dernières années, selon la LSD.Chan Po-ying a salué sa formation pour avoir été le premier parti hongkongais à avoir fait de l’égalité LGBT+ un sujet central. “J’espère sincèrement que, dans le futur, il y aura toujours des voix dans la société qui défendront les marginalisés”, a-t-elle ajouté.Elle a appelé la population “d’un côté à survivre et de l’autre à essayer d’exercer ses droits de citoyen”.Le vice-président de la LSD, Dickson Chau, a pour sa part indiqué que certains passants lui manifestaient de petits signes de soutien, comme lui adresser un signe de tête amical ou lui offrir une boisson.Mais des années de pression politique ont eu un impact sur sa vie personnelle, a-t-il dit à l’AFP. “Ces quatre dernières années, je me suis constamment inquiété que quelqu’un (vienne frapper) à ma porte pour m’arrêter ou perquisitionner chez moi”, a-t-il confié.Le LSD est l’un des derniers grands partis d’opposition en date à disparaître. Le parti civique a cessé ses activités en 2023 et le parti démocrate a entamé en février un processus de dissolution. Le Conseil législatif de Hong Kong ne compte désormais plus aucun opposant depuis que les autorités ont modifié les règles électorales en 2021 afin que seuls les “patriotes” puissent y occuper un siège.Pour Maya Wang, de l’ONG de défense des droits humains Human Rights Watch, la dissolution de la LSD montre le niveau de la répression menée à Hong Kong par la Chine.Selon Fernando Cheung, le porte-parole d’Amnesty International Hong Kong Overseas, la dissolution du LSD “vient souligner la quasi-élimination des partis politiques pan-démocratiques et des organisations de la société civile de Hong Kong”.