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Israël intensifie son offensive à Gaza avant la rencontre Netanyahu-Trump

L’armée israélienne a annoncé mardi avoir étendu son offensive dans la bande de Gaza, où ses opérations ont fait 26 morts, selon les secours palestiniens, à quelques jours d’une rencontre entre Benjamin Netanyahu et Donald Trump à Washington.Des habitants de Gaza racontent que les bruits de tirs et d’explosions ne cessent quasiment plus ces derniers jours à travers le territoire palestinien, ravagé par près de 21 mois de guerre entre Israël et le mouvement islamiste Hamas.Raafat Halles court régulièrement se mettre à l’abri lorsque des chars israéliens, parfois accompagnés de bulldozers, patrouillent son quartier de Choujaïya, dans l’est de la ville de Gaza.”Nous fuyons dès que les chars approchent et puis nous revenons, car le danger est partout”, témoigne ce Gazaoui de 39 ans. “J’ai l’impression que l’armée intensifie les massacres sur le terrain dès qu’il est question de négociations ou d’un potentiel cessez-le-feu.”L’armée israélienne a fait savoir mardi que son aviation avait frappé en 24 heures “plus de 140 cibles terroristes pour appuyer les forces terrestres” et annoncé avoir démantelé dans le sud de Gaza environ 3 kilomètres de tunnels, utilisés selon elle par des combattants du Hamas.Elle a indiqué avoir ces derniers jours “étendu ses opérations dans de nouveaux secteurs de la bande de Gaza”. Ce dont le Comité international de la Croix-Rouge s’est dit “profondément alarmé”.- “Ca suffit”-La Défense civile de Gaza a fait état d’au moins 26 morts mardi dans des tirs et des frappes de l’armée israélienne, dont 16 personnes tuées alors qu’elles attendaient pour recevoir de l’aide humanitaire.Interrogée par l’AFP, l’armée a répondu avoir tiré des coups de semonce pour éloigner des suspects et ne pas avoir connaissance de personnes blessées à la suite de ces tirs.Compte tenu des restrictions imposées aux médias dans la bande de Gaza et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les bilans et les affirmations de la Défense civile.Près de 170 ONG internationales ont appelé à mettre fin au nouveau système de distribution d’aide, géré depuis fin mai par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), une entreprise au financement opaque soutenue par Israël et les Etats-Unis.Les autorités sanitaires locales alertent par ailleurs sur une augmentation des cas de méningite chez des enfants, favorisés par des conditions de vie catastrophiques et le manque de moyens des hôpitaux.”Nous sommes fatigués. Nous voulons que cette guerre et ces effusions de sang cessent. (…) Ca suffit”, lance au milieu des destructions, dans le centre de Gaza, Mossaab al-Aimawi, qui dit avoir perdu des proches la veille dans une frappe nocturne. – “Tirer parti du succès” -Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a confirmé mardi qu’il se rendrait à Washington la semaine prochaine, pour la troisième fois depuis l’investiture du président américain Donald Trump.Ce dernier a affirmé que les Etats-Unis faisaient pression pour qu’une trêve entre Israël et le Hamas soit conclue “dans le courant de la semaine prochaine”.”Tirer parti du succès est tout aussi important que de l’obtenir”, a déclaré M. Netanyahu, alors que la rapidité avec laquelle s’est achevée la guerre de 12 jours entre Israël et l’Iran a ravivé l’espoir d’un arrêt des combats à Gaza.”Nous sommes disposés à accepter toute proposition si celle-ci mène à la fin de la guerre”, a dit à l’AFP un porte-parole du Hamas, Taher al-Nounou, précisant qu’il n’y avait eu “aucune percée jusqu’à présent”.La guerre a été déclenchée par une attaque sans précédent du Hamas sur le sud d’Israël le 7 octobre 2023.Cette attaque a entraîné côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 49 sont toujours otages à Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée israélienne.  Plus de 56.640 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne de représailles israéliennes sur la bande de Gaza, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Israël intensifie son offensive à Gaza avant la rencontre Netanyahu-Trump

L’armée israélienne a annoncé mardi avoir étendu son offensive dans la bande de Gaza, où ses opérations ont fait 26 morts, selon les secours palestiniens, à quelques jours d’une rencontre entre Benjamin Netanyahu et Donald Trump à Washington.Des habitants de Gaza racontent que les bruits de tirs et d’explosions ne cessent quasiment plus ces derniers jours à travers le territoire palestinien, ravagé par près de 21 mois de guerre entre Israël et le mouvement islamiste Hamas.Raafat Halles court régulièrement se mettre à l’abri lorsque des chars israéliens, parfois accompagnés de bulldozers, patrouillent son quartier de Choujaïya, dans l’est de la ville de Gaza.”Nous fuyons dès que les chars approchent et puis nous revenons, car le danger est partout”, témoigne ce Gazaoui de 39 ans. “J’ai l’impression que l’armée intensifie les massacres sur le terrain dès qu’il est question de négociations ou d’un potentiel cessez-le-feu.”L’armée israélienne a fait savoir mardi que son aviation avait frappé en 24 heures “plus de 140 cibles terroristes pour appuyer les forces terrestres” et annoncé avoir démantelé dans le sud de Gaza environ 3 kilomètres de tunnels, utilisés selon elle par des combattants du Hamas.Elle a indiqué avoir ces derniers jours “étendu ses opérations dans de nouveaux secteurs de la bande de Gaza”. Ce dont le Comité international de la Croix-Rouge s’est dit “profondément alarmé”.- “Ca suffit”-La Défense civile de Gaza a fait état d’au moins 26 morts mardi dans des tirs et des frappes de l’armée israélienne, dont 16 personnes tuées alors qu’elles attendaient pour recevoir de l’aide humanitaire.Interrogée par l’AFP, l’armée a répondu avoir tiré des coups de semonce pour éloigner des suspects et ne pas avoir connaissance de personnes blessées à la suite de ces tirs.Compte tenu des restrictions imposées aux médias dans la bande de Gaza et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les bilans et les affirmations de la Défense civile.Près de 170 ONG internationales ont appelé à mettre fin au nouveau système de distribution d’aide, géré depuis fin mai par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), une entreprise au financement opaque soutenue par Israël et les Etats-Unis.Les autorités sanitaires locales alertent par ailleurs sur une augmentation des cas de méningite chez des enfants, favorisés par des conditions de vie catastrophiques et le manque de moyens des hôpitaux.”Nous sommes fatigués. Nous voulons que cette guerre et ces effusions de sang cessent. (…) Ca suffit”, lance au milieu des destructions, dans le centre de Gaza, Mossaab al-Aimawi, qui dit avoir perdu des proches la veille dans une frappe nocturne. – “Tirer parti du succès” -Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a confirmé mardi qu’il se rendrait à Washington la semaine prochaine, pour la troisième fois depuis l’investiture du président américain Donald Trump.Ce dernier a affirmé que les Etats-Unis faisaient pression pour qu’une trêve entre Israël et le Hamas soit conclue “dans le courant de la semaine prochaine”.”Tirer parti du succès est tout aussi important que de l’obtenir”, a déclaré M. Netanyahu, alors que la rapidité avec laquelle s’est achevée la guerre de 12 jours entre Israël et l’Iran a ravivé l’espoir d’un arrêt des combats à Gaza.”Nous sommes disposés à accepter toute proposition si celle-ci mène à la fin de la guerre”, a dit à l’AFP un porte-parole du Hamas, Taher al-Nounou, précisant qu’il n’y avait eu “aucune percée jusqu’à présent”.La guerre a été déclenchée par une attaque sans précédent du Hamas sur le sud d’Israël le 7 octobre 2023.Cette attaque a entraîné côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 49 sont toujours otages à Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée israélienne.  Plus de 56.640 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne de représailles israéliennes sur la bande de Gaza, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Explosion dans une usine chimique en Inde: le bilan monte à 36 morts

L’explosion d’origine indéterminée qui a dévasté lundi une usine chimique dans l’Etat du Telangana, dans le sud de l’Inde, a causé la mort d’au moins 36 personnes, a annoncé mardi le chef de l’exécutif local.”Les opérations de recherche se poursuivent”, a déclaré devant la presse le “ministre en chef” de l’Etat, Revanth Reddy, confirmant que …

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Explosion dans une usine chimique en Inde: le bilan monte à 36 morts

L’explosion d’origine indéterminée qui a dévasté lundi une usine chimique dans l’Etat du Telangana, dans le sud de l’Inde, a causé la mort d’au moins 36 personnes, a annoncé mardi le chef de l’exécutif local.”Les opérations de recherche se poursuivent”, a déclaré devant la presse le “ministre en chef” de l’Etat, Revanth Reddy, confirmant que 36 morts avaient déjà été retiré des décombres du site.Un précédent bilan faisait état de 35 morts.”Nous craignons que d’autres personnes se trouvent encore sous les débris”, a ajouté M. Reddy à l’issue d’une visite de l’usine, dans le district de Sangareddy.Selon le “ministre en chef”, un total de 143 personnes se trouvaient dans l’usine du groupe pharmaceutique Sigachi Industries au moment de la déflagration.L’entreprise a précisé que le site, où elle fabrique une substance utilisée comme liant dans les médicaments ou les suppléments vitaminés, avait souffert d’importants dommages et que le travail y avait été suspendu pour au moins 90 jours.Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes de l’explosion.Les accidents industriels sont fréquents en Inde, où de nombreuses entreprises ne respectent pas les normes de sécurité en vigueur.

Wimbledon: Sinner et Swiatek sans souci, Zverev prend la porte

Jamais sacrés à Wimbledon, le N.1 mondial Jannik Sinner et l’ex-patronne du circuit féminin Iga Swiatek ont réussi mardi leur entrée en lice sur le gazon londonien, au contraire d’Alexander Zverev (3e), premier top 5 à tomber, tout comme Jessica Pegula (3e) chez les femmes.Le septuple lauréat Novak Djokovic, à 38 ans, s’apprête lui à lancer sa quête d’un 25e titre en Grand Chelem en début de soirée contre le Français Alexandre Müller.Il y aura peut-être davantage de suspense sur le Central qu’il n’y en a eu sur le court N.1, où Sinner n’a fait ni dans le détail, ni dans la durée (1h48) pour éliminer son compatriote Luca Nardi (95e joueur mondial).Le triple lauréat en Grand Chelem a lâché seulement sept jeux, et aucun dans un dernier set expédié en 23 minutes chrono (6-4, 6-3, 6-0).”J’ai senti que je servais vraiment bien. Au début nous avions un peu de mal tous les deux, mais je suis content de la manière dont j’ai terminé ce match”, a commenté l’Italien de 23 ans.L’incroyable finale perdue contre son grand rival Carlos Alcaraz à Roland-Garros, en cinq sets et malgré trois balles de match en sa faveur, est déjà derrière lui. “C’est un nouveau tournoi, un nouveau défi”, s’est projeté l’actuel patron du circuit ATP.- Zverev au tapis -Le N.3 mondial, Alexander Zverev, est lui déjà sorti du tableau après sa défaite surprise en deux jours et cinq sets contre le Français Arthur Rinderknech, 7-6 (7/3), 6-7 (8/10), 6-3, 6-7 (5/7), 6-4.L’Allemand, qui n’a jamais été dans son jardin à Wimbledon, avec trois huitièmes de finale pour meilleurs résultats, n’avait plus perdu au premier tour d’un tournoi du Grand Chelem depuis 2019, déjà sur le gazon londonien.”Ce sport est rude, mais quel beau moment! C’est ma première victoire contre un top 5, sur le plus beau court au monde”, s’est délecté le Français 72e mondial, sur le Centre Court au terme d’un match de 4H40 sur deux jours, après son interruption lundi soir en raison du couvre-feu.Même punition pour le N.7 mondial, Lorenzo Musetti, qui jouait son premier match de la saison sur gazon. L’Italien de 23 ans a été éliminé par le qualifié géorgien Nikoloz Basilashvili, ex-membre du top 20 retombé au 126e rang mondial. “Normalement je sais comment me déplacer, mais aujourd’hui c’était comme si je n’avais jamais joué sur cette surface”, a réagi le demi-finaliste 2024, de retour d’une blessure à la jambe gauche. Titré sur gazon à Halle après avoir notamment écarté Jannik Sinner, l’outsider Kazakh Alexander Bublik (31e), a lui aussi mordu la poussière, battu en cinq sets, 6-4, 3-6, 4-6, 7-6 (7/5), 6-2  par l’Espagnol Jaume Munar (55e). Il a également fallu cinq manches… et deux jours pour l’Américain Taylor Fritz (N.5)  avant de venir à bout du gros serveur français Giovanni Mpetshi Perricard (36e mondial), défait 6-7 (6/8), 6-7 (8/10), 6-4, 7-6 (8/6), 6-4.- Swiatek tient son rang, pas Pegula -Dans le tournoi féminin, il y a eu une première victime au sein du top 5 mondial en la personne de Jessica Pegula (3e), balayée en deux sets (6-2, 6-3) par l’Italienne Elisabetta Cocciaretto (116e).L’Américaine de 31 ans a subi une défaite surprise et expéditive en 58 minutes, trois jours après avoir remporté le tournoi allemand de Bad Homburg (WTA 500), également sur gazon.”Est-ce que je pense avoir joué le meilleur match de ma carrière? Non, mais je ne pense vraiment pas avoir mal joué. Son tennis était juste incroyable, (…) c’était son jour”, a réagi Pegula.Battue par l’Américaine en finale de Bad Homburg, la Polonaise Iga Swiatek (4e) s’est elle imposée sans forcer contre la Russe Polina Kudermetova (64e) et affrontera au prochain tour l’Américaine Caty Mcnally, ex-N.11 mondiale retombée au 125e rang.L’ex-N.1 mondiale, qui n’a plus gagné de tournoi depuis Roland-Garros en 2024, n’a jamais fait mieux qu’un quart de finale à Wimbledon, en 2023.La tenante du titre, la Tchèque Barbora Krejcikova (16e mondiale), a elle aussi tenu son rang mais a dû batailler trois sets (3-6, 6-2, 6-1) pour écarter l’étoile montante philippine Alexandra Eala (56e), récente finaliste à Eastbourne.

Trump visite l'”Alcatraz des alligators”, centre de rétention pour migrants en Floride

Donald Trump, en visite mardi à “l’Alcatraz des alligators”, un centre de rétention construit au milieu des marécages de Floride, s’est moqué des immigrés clandestins qui risqueraient en cas d’évasion d’être attaqués par la faune sauvage.”On a beaucoup de flics sous forme d’alligators – vous n’avez pas besoin de les payer autant”, a lancé le …

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Trump visite l'”Alcatraz des alligators”, centre de rétention pour migrants en Floride

Donald Trump, en visite mardi à “l’Alcatraz des alligators”, un centre de rétention construit au milieu des marécages de Floride, s’est moqué des immigrés clandestins qui risqueraient en cas d’évasion d’être attaqués par la faune sauvage.”On a beaucoup de flics sous forme d’alligators – vous n’avez pas besoin de les payer autant”, a lancé le président américain en visitant les installations à Ochopee, en limite du parc national des Everglades. “Je ne voudrais pas courir longtemps dans les Everglades. Ca gardera les gens là où ils sont censés être.”La construction – en une semaine chrono – de cet “Alcatraz des alligators” indigne les détracteurs de la politique migratoire brutale de Donald Trump, qui qualifient le projet d'”inhumain”.L’idée est-elle que les éventuels fuyards soient attaqués par des alligators ou des serpents ? “Je suppose que c’est le concept”, a répondu le président républicain dans la matinée, en partance vers la Floride.”Les serpents sont rapides, mais les alligators… On va leur apprendre comment échapper à un alligator, ok ?, s’est-il amusé. S’ils s’évadent de prison, comment s’enfuir : ne courez pas en ligne droite, courez comme ça. Et vous savez quoi ? Vos chances augmentent de 1%.”- “Dangereux et impitoyable” -Ce centre de rétention a été édifié à la vitesse de l’éclair sur un ancien aérodrome des Everglades, zone marécageuse naturelle protégée du sud-est du pays.Quelque 3.000 places y sont prévues, selon la ministre de la Sécurité intérieure Kristi Noem, qui accompagnait Donald Trump mardi. Les autorités de Floride avaient elles évoqué un millier de places. Son coût de fonctionnement est évalué à 450 millions de dollars par an.Tant la Maison Blanche que les autorités locales l’ont surnommé “Alcatraz des alligators”, en référence à l’ancienne île-prison de San Francisco que Donald Trump compte par ailleurs rouvrir – ce projet semble néanmoins au point mort après que des responsables ont notamment estimé que son coût serait exorbitant.Des manifestants opposés à la politique migratoire répressive de Donald Trump se sont rassemblés devant le centre floridien ces derniers jours.”Il n’y a qu’une seule route qui y mène, et la seule voie de sortie est un vol sans retour. L’endroit est isolé, entouré d’une faune dangereuse et d’un environnement impitoyable”, a décrit la porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt lundi.- “Alligators et pythons” -“Pourquoi voudriez-vous passer par l’Alcatraz des alligators si vous pouvez décider de vous-même de repartir ?”, a interrogé le gouverneur républicain de Floride Ron DeSantis, qui a accueilli Donald Trump à son arrivée. “Beaucoup de gens vont prendre cette décision”, a-t-il estimé.Quelque 200.000 alligators, qui peuvent dépasser les 4 mètres à leur taille adulte, peuplent le parc national des Everglades et en font sa renommée. Les attaques d’alligators contre des humains restent relativement rares en Floride. Entre 1948 et 2022, 453 “morsures accidentelles non provoquées” y ont été répertoriées, dont 26 mortelles, selon la Commission de conservation de la faune de Floride.Mais les autorités américaines se sont employées à amplifier le risque.”Si les gens sortent, il n’y pas grand-chose qui les attend, à part des alligators et des pythons”, a encore affirmé le procureur général de Floride James Uthmeier.La visite de Donald Trump, qui a érigé la lutte contre l’immigration en priorité absolue depuis son retour au pouvoir, survient au moment où le président républicain pousse pour faire adopter son mégaprojet de loi budgétaire, qui inclut le financement d’un vaste programme d’expulsions d’immigrés en situation irrégulière.Les défenseurs de l’environnement dénoncent eux la construction du centre dans un écosystème naturel qui abrite plus de 2.000 espèces d’animaux et de plantes.

La “grande et belle loi” de Trump adoptée de justesse au Sénat

Donald Trump a glané mardi une importante victoire législative avec l’adoption de justesse au Sénat américain de son projet de loi budgétaire de plusieurs milliers de milliards de dollars, qui comprend des crédits d’impôt massifs, mais aussi de vastes coupes dans la santé.Au terme de plus de 26 heures de votes sur des dizaines d’amendements, les sénateurs républicains ont finalement réussi à surmonter leurs différends pour adopter cette “grande et belle loi”, comme l’a baptisée le président américain.Mais l’affaire s’est jouée dans un mouchoir de poche. Malgré une majorité républicaine de 53 sièges sur 100, le vote s’est terminé à 50 voix contre 50 et c’est le vice-président JD Vance qui a alors eu le dernier mot, comme le veut la Constitution.”Avec cette loi, nous accomplissons le mandat qui nous a été confié en novembre”, lors des élections présidentielle et législatives, a déclaré John Thune, le chef des sénateurs républicains, après un marathon législatif de deux jours.La Chambre des représentants est désormais lancée dans un sprint pour adopter la version révisée avant vendredi.Depuis près d’une semaine, Donald Trump pousse en effet les parlementaires à passer ce texte phare de son deuxième mandat avant le 4 juillet, jour de la fête nationale, qu’il a fixé comme échéance symbolique pour la promulguer.- Réticences -Le président républicain de la Chambre des représentants, Mike Johnson, a assuré dans un communiqué que ses élus allaient “immédiatement examiner le texte”, qui arriverait “sur le bureau du président Trump à temps” pour le 4 juillet.Un vote est prévu dès mercredi.Mais des élus conservateurs de la Chambre ont publiquement affiché leurs réticences à certains changements apportés par le Sénat à leur version initiale. Or, les républicains ne disposent que d’une fine majorité et le processus pourrait bien être retardé.Donald Trump, 79 ans, a fait du projet de loi la pierre angulaire de son programme économique. En jeu: la prolongation de colossaux crédits d’impôt adoptés lors de son premier mandat, mais aussi l’élimination de l’imposition sur les pourboires ou encore des milliards de dollars supplémentaires pour la défense et la lutte contre l’immigration.Mais experts comme politiques pointent du doigt l’explosion attendue du déficit public.Le Bureau budgétaire du Congrès, chargé d’évaluer de manière non partisane l’impact des projets de loi sur les finances publiques, estime que le texte augmenterait la dette de plus de 3.000 milliards de dollars d’ici 2034.L’extension des “crédits d’impôt Trump” coûterait à elle seule 4.500 milliards. Pour la compenser en partie, les républicains prévoient notamment de sabrer dans Medicaid, programme public d’assurance santé dont dépendent des millions d’Américains aux revenus modestes.Une réduction drastique du programme Snap, principale aide alimentaire du pays, est également prévue, de même que la suppression de nombreuses incitations fiscales aux énergies renouvelables adoptées sous Joe Biden.- “Trahis” -Des mesures farouchement dénoncées par les démocrates.”D’un seul coup, les républicains ont approuvé le plus grand crédit d’impôt pour les milliardaires jamais vu – financé en arrachant des soins de santé à des millions de gens et en retirant la nourriture de la bouche d’enfants affamés”, a condamné Chuck Schumer, le chef des sénateurs démocrates.Le texte a aussi fait face au vote contre de trois sénateurs républicains, qui s’inquiétaient de l’explosion du déficit ou des conséquences des coupes dans la santé.Le multimilliardaire Elon Musk, ancien proche allié de Donald Trump avant leur spectaculaire brouille, a exprimé aussi sa franche opposition, en raison de l’impact attendu du texte sur la dette publique.”Nous vivons dans un pays au parti unique: le parti des cochons qui se goinfrent”, a cinglé le patron de SpaceX et Tesla, répétant vouloir lancer un nouveau parti.Donald Trump lui a répondu de manière sèche mardi, avec une menace à peine voilée.”Il est très fâché, mais vous savez, il pourrait perdre bien plus que ça”, a déclaré le président, suggérant un passage en revue des nombreux contrats des entreprises d’Elon Musk avec l’Etat fédéral.

La “grande et belle loi” de Trump adoptée de justesse au Sénat

Donald Trump a glané mardi une importante victoire législative avec l’adoption de justesse au Sénat américain de son projet de loi budgétaire de plusieurs milliers de milliards de dollars, qui comprend des crédits d’impôt massifs, mais aussi de vastes coupes dans la santé.Au terme de plus de 26 heures de votes sur des dizaines d’amendements, …

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La “grande et belle loi” de Trump adoptée de justesse au Sénat

Donald Trump a glané mardi une importante victoire législative avec l’adoption de justesse au Sénat américain de son projet de loi budgétaire de plusieurs milliers de milliards de dollars, qui comprend des crédits d’impôt massifs, mais aussi de vastes coupes dans la santé.Au terme de plus de 26 heures de votes sur des dizaines d’amendements, les sénateurs républicains ont finalement réussi à surmonter leurs différends pour adopter cette “grande et belle loi”, comme l’a baptisée le président américain.Mais l’affaire s’est jouée dans un mouchoir de poche. Malgré une majorité républicaine de 53 sièges sur 100, le vote s’est terminé à 50 voix contre 50 et c’est le vice-président JD Vance qui a alors eu le dernier mot, comme le veut la Constitution.”Avec cette loi, nous accomplissons le mandat qui nous a été confié en novembre”, lors des élections présidentielle et législatives, a déclaré John Thune, le chef des sénateurs républicains, après un marathon législatif de deux jours.La Chambre des représentants est désormais lancée dans un sprint pour adopter la version révisée avant vendredi.Depuis près d’une semaine, Donald Trump pousse en effet les parlementaires à passer ce texte phare de son deuxième mandat avant le 4 juillet, jour de la fête nationale, qu’il a fixé comme échéance symbolique pour la promulguer.- Réticences -Le président républicain de la Chambre des représentants, Mike Johnson, a assuré dans un communiqué que ses élus allaient “immédiatement examiner le texte”, qui arriverait “sur le bureau du président Trump à temps” pour le 4 juillet.Un vote est prévu dès mercredi.Mais des élus conservateurs de la Chambre ont publiquement affiché leurs réticences à certains changements apportés par le Sénat à leur version initiale. Or, les républicains ne disposent que d’une fine majorité et le processus pourrait bien être retardé.Donald Trump, 79 ans, a fait du projet de loi la pierre angulaire de son programme économique. En jeu: la prolongation de colossaux crédits d’impôt adoptés lors de son premier mandat, mais aussi l’élimination de l’imposition sur les pourboires ou encore des milliards de dollars supplémentaires pour la défense et la lutte contre l’immigration.Mais experts comme politiques pointent du doigt l’explosion attendue du déficit public.Le Bureau budgétaire du Congrès, chargé d’évaluer de manière non partisane l’impact des projets de loi sur les finances publiques, estime que le texte augmenterait la dette de plus de 3.000 milliards de dollars d’ici 2034.L’extension des “crédits d’impôt Trump” coûterait à elle seule 4.500 milliards. Pour la compenser en partie, les républicains prévoient notamment de sabrer dans Medicaid, programme public d’assurance santé dont dépendent des millions d’Américains aux revenus modestes.Une réduction drastique du programme Snap, principale aide alimentaire du pays, est également prévue, de même que la suppression de nombreuses incitations fiscales aux énergies renouvelables adoptées sous Joe Biden.- “Trahis” -Des mesures farouchement dénoncées par les démocrates.”D’un seul coup, les républicains ont approuvé le plus grand crédit d’impôt pour les milliardaires jamais vu – financé en arrachant des soins de santé à des millions de gens et en retirant la nourriture de la bouche d’enfants affamés”, a condamné Chuck Schumer, le chef des sénateurs démocrates.Le texte a aussi fait face au vote contre de trois sénateurs républicains, qui s’inquiétaient de l’explosion du déficit ou des conséquences des coupes dans la santé.Le multimilliardaire Elon Musk, ancien proche allié de Donald Trump avant leur spectaculaire brouille, a exprimé aussi sa franche opposition, en raison de l’impact attendu du texte sur la dette publique.”Nous vivons dans un pays au parti unique: le parti des cochons qui se goinfrent”, a cinglé le patron de SpaceX et Tesla, répétant vouloir lancer un nouveau parti.Donald Trump lui a répondu de manière sèche mardi, avec une menace à peine voilée.”Il est très fâché, mais vous savez, il pourrait perdre bien plus que ça”, a déclaré le président, suggérant un passage en revue des nombreux contrats des entreprises d’Elon Musk avec l’Etat fédéral.