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Macron et Poutine divisés sur l’Ukraine, prêts à coopérer sur l’Iran

Les présidents français Emmanuel Macron et russe Vladimir Poutine se sont parlé mardi pour la première fois depuis septembre 2022, affichant leurs divergences sur le conflit en Ukraine mais se disant prêts à coopérer pour encadrer le programme nucléaire iranien après les dégâts causés par les frappes israéliennes et américaines.Cet échange était destiné en premier lieu à faire le point sur l’Iran – Paris et Moscou étant cosignataires de l’accord de Vienne de 2015 sur le nucléaire iranien – mais a aussi en partie porté sur l’Ukraine.Emmanuel Macron a souligné “le soutien indéfectible de la France à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de l’Ukraine”, a insisté l’Elysée, alors que la Russie occupe près de 20% de ce pays.Il a appelé à “l’établissement, dans les meilleurs délais, d’un cessez-le-feu et au lancement de négociations entre l’Ukraine et la Russie pour un règlement solide et durable du conflit”, a poursuivi l’Elysée.Les frappes russes contre l’Ukraine ont augmenté ces dernières semaines. L’Ukraine a de son côté mené mardi une nouvelle attaque en profondeur en Russie, à 1.000 kilomètres de son territoire, contre une usine fabriquant “des systèmes de défense antiaériens” et “des drones” à Ijevsk.Le président russe a prévenu son homologue français que tout accord de paix en Ukraine devait être “global et sur le long terme, prévoir l’élimination des causes profondes de la crise ukrainienne et s’appuyer sur de nouvelles réalités territoriales”, a de son côté souligné le Kremlin.Moscou a déjà revendiqué l’annexion de quatre régions ukrainiennes, en plus de la péninsule de Crimée, qu’elle a envahie en 2014.Pour Vladimir Poutine, le conflit ukrainien est “une conséquence directe de la politique des Etats occidentaux”, qui ont “ignoré les intérêts sécuritaires de la Russie depuis des années” et créé une “tête de pont anti-russe en Ukraine”. – “Rien à discuter” – Malgré leurs positions très éloignées, les deux dirigeants, qui se sont entretenus durant “plus de deux heures au téléphone”, sont convenus de continuer “d’échanger” sur le conflit en Ukraine, a précisé l’Elysée.Ils étaient conjointement à “l’origine” de cet appel, a relevé l’Elysée.  Emmanuel Macron avait averti le président ukrainien Volodymyr Zelensky de son intention de joindre le maître du Kremlin. Il a aussi échangé avec lui après l’appel, a ajouté la présidence française. Le dernier échange entre les dirigeants français et russe remontait au 11 septembre 2022 et avait porté sur la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia, occupée par les Russes et dont la sécurité était alors menacée.Le président français, qui s’était vu reprocher de continuer à parler au maître du Kremlin pendant des mois après le début de l’offensive russe en Ukraine, en février 2022, a ensuite cessé tout contact, accusant Vladimir Poutine de “mentir” sur ses intentions et sa volonté de paix.Il a donc pris le risque de renouer avec lui, dans la foulée de Donald Trump depuis son retour à la Maison Blanche en janvier, pour parler d’Iran mais sans omettre de rappeler ses exigences sur l’Ukraine, souligne-t-on à Paris.Pour la politologue russe Tatiana Stanovaya, fondatrice du cabinet de conseil R.Politik, cet appel “ne veut pas dire que l’Ukraine va perdre tout soutien”. “Il montre plutôt la volonté des Européens d’avoir une place à la table” des négociations, même s’il “n’y a rien à discuter” pour l’instant du fait de l’intransigeance russe, a-t-elle déclaré à l’AFP. – La diplomatie d’abord – Concernant le nucléaire iranien, les deux dirigeants ont “décidé de coordonner leurs démarches et de se parler prochainement afin de faire le suivi ensemble” du dossier, selon l’Elysée.Malgré les dommages subis par ses installations nucléaires, Téhéran dispose des capacités techniques pour recommencer à enrichir de l’uranium d’ici “quelques mois”, estime le patron de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi. A cet égard, MM. Poutine et Macron ont martelé que les crises au Moyen-Orient devaient être résolues “par la diplomatie”, a renchéri la présidence russe.Emmanuel Macron a insisté sur la nécessité d’un “règlement durable et exigeant du dossier nucléaire, de la question des missiles de l’Iran et de son rôle dans la région”, a poursuivi l’Elysée.Le président français a demandé que les inspecteurs puissent “reprendre leur travail sans délai” en Iran, alors que Téhéran menace de rompre avec l’AIEA.Vladimir Poutine a de son côté insisté sur le fait que l’Iran avait “le droit” de développer un programme “nucléaire civil”, a précisé le Kremlin.Emmanuel Macron avait annoncé jeudi son intention de parler “dans les prochains jours” avec les membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU pour faire en sorte que l’Iran respecte le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP).Outre la France et la Russie, les autres membres permanents sont les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la Chine.

Macron et Poutine divisés sur l’Ukraine, prêts à coopérer sur l’Iran

Les présidents français Emmanuel Macron et russe Vladimir Poutine se sont parlé mardi pour la première fois depuis septembre 2022, affichant leurs divergences sur le conflit en Ukraine mais se disant prêts à coopérer pour encadrer le programme nucléaire iranien après les dégâts causés par les frappes israéliennes et américaines.Cet échange était destiné en premier …

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Wimbledon: Sinner et Djokovic continuent, Gauff et Zverev prennent la porte

L’ex-N.1 mondial Novak Djokovic et l’actuel patron du tennis masculin Jannik Sinner ont réussi mardi leur entrée en lice sur le gazon londonien, au contraire d’Alexander Zverev (3e), premier top 5 à tomber, tout comme les Américaines Coco Gauff (2e) et Jessica Pegula (3e) chez les femmes.Le septuple lauréat Novak Djokovic, à 38 ans, a bien lancé sa quête d’un 25e titre en Grand Chelem en battant sans trembler dans la soirée le Français Alexandre Müller, même s’il a laissé filer un set dans un tie break accroché, 6-1, 6-7 (7/9), 6-2, 6-2.Il affrontera au prochain tour le Britannique Daniel Evans (35 ans), qui l’a battu lors de leur uniquement confrontation en 2021 à Monte-Carlo.Il y a eu encore moins de suspense plus tôt dans la journée sur le court N.1, où Sinner n’a fait ni dans le détail, ni dans la durée (1h48) pour éliminer son compatriote Luca Nardi (95e joueur mondial en trois sets, (6-4, 6-3, 6-0).”J’ai senti que je servais vraiment bien. Au début nous avions un peu de mal tous les deux, mais je suis content de la manière dont j’ai terminé ce match”, a commenté l’Italien de 23 ans.L’incroyable finale perdue contre son grand rival Carlos Alcaraz à Roland-Garros, en cinq sets et malgré trois balles de match en sa faveur, est déjà derrière lui. “C’est un nouveau tournoi, un nouveau défi”, s’est projeté l’actuel patron du circuit ATP.- Zverev déprimé -Le N.3 mondial, Alexander Zverev, est lui déjà sorti du tableau après sa défaite surprise en deux jours et cinq sets contre le Français Arthur Rinderknech, 7-6 (7/3), 6-7 (8/10), 6-3, 6-7 (5/7), 6-4.L’Allemand, qui n’a jamais été dans son jardin à Wimbledon, avec trois huitièmes de finale pour meilleurs résultats, n’avait plus perdu au premier tour d’un tournoi du Grand Chelem depuis 2019, déjà sur le gazon londonien.”Je ne me suis jamais senti aussi vide. Je ne ressens aucune joie dans tout ce que je fais, même quand je gagne, comme à Stuttgart (finale) ou Halle (demi-finale)”, a commenté Zverev, qui a confessé se sentir “très seul” en ce moment.Même punition pour le N.7 mondial, Lorenzo Musetti, qui jouait son premier match de la saison sur gazon. L’Italien de 23 ans a été éliminé par le qualifié géorgien Nikoloz Basilashvili, ex-membre du top 20 retombé au 126e rang mondial. “Normalement je sais comment me déplacer, mais aujourd’hui c’était comme si je n’avais jamais joué sur cette surface”, a réagi le demi-finaliste 2024, de retour d’une blessure à la jambe gauche. Le couperet n’est pas passé loin pour l’Américain Taylor Fritz (N.5), finalement venu à bout du gros serveur français Giovanni Mpetshi Perricard (36e mondial), défait 6-7 (6/8), 6-7 (8/10), 6-4, 7-6 (8/6), 6-4, au bout d’un match entamé lundi avant d’être interrompu.- Swiatek OK, Pegula et Gauff KO -Le tableau féminin ne compte lui déjà plus les N.2 et N.3 mondiales, les Américaines Coco Gauff et Jessica Pegula, toutes deux éliminées mardi.Gauff, 21 ans et couronnée à Roland-Garros il y a moins d’un mois, a été battue 7-6 (7/3), 6-1 par l’Ukrainienne Dayana Yastremska (42e).C’est seulement la troisième fois dans l’ère Open que la lauréate de Roland-Garros s’incline la même année au premier tour de Wimbledon après la Belge Justine Henin en 2005 et l’Italienne Francesca Schiavone en 2010.Pegula, 31 ans, a elle été balayée en deux sets (6-2, 6-3) par l’Italienne Elisabetta Cocciaretto (116e). La finaliste de l’US Open en 2024 a subi une défaite surprise et expéditive en 58 minutes, trois jours après avoir remporté le tournoi allemand de Bad Homburg (WTA 500), également sur gazon.”Est-ce que je pense avoir joué le meilleur match de ma carrière? Non, mais je ne pense vraiment pas avoir mal joué. Son tennis était juste incroyable, (…) c’était son jour”, a réagi Pegula.Battue par l’Américaine en finale de Bad Homburg, la Polonaise Iga Swiatek (4e) s’est elle imposée sans forcer contre la Russe Polina Kudermetova (64e) et affrontera au prochain tour l’Américaine Caty Mcnally, ex-N.11 mondiale retombée au 125e rang.La tenante du titre, la Tchèque Barbora Krejcikova (16e mondiale), a elle aussi tenu son rang mais a dû batailler trois sets (3-6, 6-2, 6-1) pour écarter l’étoile montante philippine Alexandra Eala (56e), récente finaliste à Eastbourne.

Des images inédites des débuts de l’univers captées dans le nord du Chili

Le centre astronomique ALMA, qui abrite le radiotélescope le plus puissant du monde dans le nord du Chili, a dévoilé mardi des images considérées par ses chercheurs comme les plus détaillées jamais obtenues des débuts de l’univers. “Nous n’avions jamais obtenu autant de détails et de profondeur dans les galaxies de l’univers primitif”, a déclaré à l’AFP Sergio Martin, chef du Département des opérations scientifiques d’ALMA, en marge d’une présentation à Santiago. Ces images ont capturé le gaz qui, il y a plus de 13 milliards d’années, a donné naissance aux premières galaxies, apportant un éclairage nouveau aux découvertes du télescope James Webb en 2012. Avec la capture de ces gaz, il existe “la possibilité d’étudier d’où naissent les étoiles”, a affirmé à l’AFP Rodrigo Herrera-Camus, directeur du Nucleo milenio de galaxias (MINGAL), centre de recherche chilien dédié à l’étude des galaxies. Fin juin, l’équipe de l’observatoire Vera Rubin, également situé dans le nord du Chili, a publié ses premières images, révélant des vues époustouflantes de galaxies lointaines et de régions où se forment les étoiles, mettant en valeur des éléments jamais observés auparavant. Le nord du Chili accueille des télescopes de plus de 30 pays, y compris certains des instruments astronomiques les plus avancés au monde comme le radiotélescope du centre ALMA.Un autre projet majeur, l’Extremely Large Telescope, devrait entrer en service en 2027 et promet d’explorer des distances cosmiques jusqu’ici inaccessibles.

Des images inédites des débuts de l’univers captées dans le nord du Chili

Le centre astronomique ALMA, qui abrite le radiotélescope le plus puissant du monde dans le nord du Chili, a dévoilé mardi des images considérées par ses chercheurs comme les plus détaillées jamais obtenues des débuts de l’univers. “Nous n’avions jamais obtenu autant de détails et de profondeur dans les galaxies de l’univers primitif”, a déclaré à l’AFP Sergio Martin, chef du Département des opérations scientifiques d’ALMA, en marge d’une présentation à Santiago. Ces images ont capturé le gaz qui, il y a plus de 13 milliards d’années, a donné naissance aux premières galaxies, apportant un éclairage nouveau aux découvertes du télescope James Webb en 2012. Avec la capture de ces gaz, il existe “la possibilité d’étudier d’où naissent les étoiles”, a affirmé à l’AFP Rodrigo Herrera-Camus, directeur du Nucleo milenio de galaxias (MINGAL), centre de recherche chilien dédié à l’étude des galaxies. Fin juin, l’équipe de l’observatoire Vera Rubin, également situé dans le nord du Chili, a publié ses premières images, révélant des vues époustouflantes de galaxies lointaines et de régions où se forment les étoiles, mettant en valeur des éléments jamais observés auparavant. Le nord du Chili accueille des télescopes de plus de 30 pays, y compris certains des instruments astronomiques les plus avancés au monde comme le radiotélescope du centre ALMA.Un autre projet majeur, l’Extremely Large Telescope, devrait entrer en service en 2027 et promet d’explorer des distances cosmiques jusqu’ici inaccessibles.

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Algérie: confirmation en appel de la peine de cinq ans contre l’écrivain Sansal

La Cour d’appel d’Alger a confirmé mardi une peine de cinq ans de prison ferme à l’encontre de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, emprisonné en Algérie depuis plus de sept mois et au coeur d’une grave brouille diplomatique entre l’Algérie et la France.”Le verdict du tribunal de première instance a été confirmé. Vous avez huit jours pour introduire un pourvoi en cassation”, a déclaré en français la présidente à l’attention de M. Sansal, présent et debout dans la salle, selon un journaliste de l’AFP sur place.Le nouvel avocat français de l’écrivain, Pierre Cornut-Gentille, arrivé samedi à Alger, n’a pas voulu se prononcer sur cette éventualité. “Je n’ai pas de déclarations à faire, je dois rendre visite à mon client pour discuter avec lui d’un éventuel pourvoi”, a-t-il dit à l’AFP.Me Cornut-Gentille a dit avoir rencontré lundi M. Sansal, 80 ans et atteint d’un cancer, qui “va bien”.Le romancier et essayiste avait été condamné le 27 mars à cinq ans de réclusion en première instance, notamment pour des déclarations en octobre 2024 au média français d’extrême droite Frontières, où il estimait que l’Algérie avait hérité sous la colonisation française de territoires appartenant jusque-là au Maroc.La France qui réclame depuis des mois sa libération a “regretté” la décision prise en appel, la jugeant “incompréhensible et injustifiée”, selon un communiqué du Quai d’Orsay.Paris a appelé “les autorités algériennes à faire un geste de clémence et à trouver une issue rapide, humanitaire et digne à la situation de notre compatriote, prenant en compte son état de santé et des considérations humanitaires. Notre souhait est qu’il puisse être libéré et soigné”.M. Sansal a été condamné pour “atteinte à l’unité nationale”, “outrage à corps constitué”, “pratiques de nature à nuire à l’économie nationale” et “détention de vidéos et de publications menaçant la sécurité et la stabilité du pays”.- Crise diplomatique inédite -Le procès en appel a eu lieu aussi bien à la demande de l’écrivain que du parquet, qui a requis 10 ans en appel comme en première instance.Interrogé en appel le 24 juin sur sa déclaration sur les frontières, M. Sansal avait répondu: “Je ne fais pas que de la politique. Je m’exprime aussi sur l’histoire”, invoquant le droit garanti par la Constitution “à la liberté d’expression”. “La France a créé les frontières (de l’Algérie colonisée à partir de 1830, ndlr) mais heureusement après l’indépendance (en 1962), l’Union africaine a décrété que ces frontières héritées de la colonisation étaient intangibles”, a-t-il ajouté.L’arrestation de M. Sansal le 16 novembre à Alger a envenimé une brouille entre Paris et Alger déclenchée en juillet 2024 par la reconnaissance par la France d’un plan d’autonomie “sous souveraineté marocaine” pour le Sahara occidental.Ce territoire non autonome selon l’ONU est l’objet d’un conflit depuis 50 ans entre le Maroc et les indépendantistes du Polisario, soutenus par Alger.Depuis, les deux pays traversent une crise diplomatique sans précédent, marquée par des expulsions de diplomates de part et d’autre, des restrictions pour les titulaires de visas diplomatiques et un gel de toutes les coopérations.”Il est important de sortir de cette relation mortifère entre la France et l’Algérie.(…) Trouver des pays tiers qui peuvent nous aider, c’est un objectif qu’on ne laisse pas de côté”, a déclaré à l’AFP Arnaud Benedetti, fondateur du comité de soutien international de Boualem Sansal, lors d’une soirée de soutien mardi à Toulouse. M. Sansal “doit être libéré immédiatement et sans condition, comme l’immense majorité du Parlement européen l’a demandé en janvier dernier, dans une résolution”, a ajouté Noëlle Lenoir, la présidente du comité.- Une grâce? -Le 6 mai, l’Assemblée nationale française a adopté une résolution appelant à la “libération immédiate” de l’écrivain, et à subordonner au respect des “engagements internationaux en matière de droits humains” toute “coopération renforcée” entre l’Algérie d’une part, la France et l’Europe de l’autre.Si en France, M. Sansal fait l’objet d’une vaste campagne de soutien, en Algérie, où il n’est pas très connu, peu de personnalités l’appuient.Des prises de positions pro-israéliennes de l’écrivain rediffusées sur les réseaux sociaux lui ont valu l’hostilité d’une partie de l’opinion publique algérienne pour laquelle la cause palestinienne est sacrée.Jusqu’à présent, les multiples demandes de libération ou d’une grâce du président algérien Abdelmadjid Tebboune, “un geste d’humanité” réclamé par son homologue français Emmanuel Macron en personne, sont restées lettre morte.Des proches dont ses deux filles ont émis l’espoir qu’il soit gracié à l’occasion du 5 juillet, à l’occasion du 63e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie.Interrogé mardi sur France Inter, le ministre de l’Intérieur français Bruno Retailleau, partisan d’une ligne dure et devenu la bête noire du pouvoir algérien, a également souhaité une “grâce” présidentielle.bur-abh-fka-skh/liu

Réforme des aides sociales au Royaume-Uni: Starmer évite une défaite au prix de concessions

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a évité mardi une défaite parlementaire sur des réformes clés de la protection sociale, après avoir fait des concessions face à la rébellion inédite de députés de sa majorité.Vendredi, le chef du gouvernement travailliste avait tenté de calmer une fronde interne de plus de 120 députés – près d’un tiers de ses troupes au Parlement – en accordant des concessions sur ce projet qui vise à restreindre l’éligibilité aux aides invalidité et maladie en Angleterre.Forcé de céder pour s’éviter une défaite embarrassante, il a annoncé que les nouvelles conditions d’accès aux allocations ne s’appliqueraient qu’aux futurs demandeurs. Le vote s’est déroulé dans le sens du gouvernement: 335 ont approuvé le texte, et 260 ont voté contre, soit une majorité de 75.Mais la série de concessions importantes a laissé le projet de loi – qui visait à économiser des milliards de livres sterling sur la facture sociale du pays – en lambeaux, au point que les critiques ont qualifié la législation révisée de “farfelue”. – “une capitulation totale” -“Il s’agit d’une capitulation totale”, a déclaré Kemi Badenoch, chef de file de la principale opposition conservatrice, sur les réseaux sociaux. “Le projet de loi sur la protection sociale du parti travailliste est désormais une perte de temps TOTALE. Il permet d’économiser zéro livre, n’aide personne à trouver un emploi et ne contrôle PAS les dépenses. C’est inutile”.La ministre du Travail Liz Kendall a défendu son projet devant le Parlement, affirmant que le système actuel n’était “pas tenable pour maintenir un État-providence protecteur pour les générations à venir”.Le secrétaire d’Etat aux personnes handicapées Stephen Timms a voulu tendre un peu plus la main aux frondeurs mardi en annonçant que ces changements n’entreraient pas en vigueur avant la fin d’une consultation.Les coupes budgétaires proposées “appartiennent à une autre époque et à un autre parti”, avait toutefois dénoncé plus tôt la travailliste Rachael Maskell, à la tête des frondeurs, estimant qu’elles “sont loin d’une des vocations du Labour: protéger les plus pauvres”.Cette rébellion est la plus importante au sein de ce parti depuis sa victoire écrasante lors des législatives de juillet 2024, et montre une fragilisation de l’autorité de M. Starmer auprès de ses troupes.Incarnant le renouveau après 14 ans de pouvoir conservateur, l’ancien procureur général d’Angleterre et du Pays de Galles a également connu une lune de miel éphémère avec ses électeurs.- “Un an de volte-face” -Sa réforme devait initialement permettre d’économiser près de 5 milliards de livres (5,86 milliards d’euros) par an à horizon 2030. Mais les gains escomptés, qui devaient aider à assainir les finances publiques, pourraient être réduits de moitié avec ce revirement.”Un an de Starmer, un an de volte-face”, a raillé mardi Nigel Farage, chef du parti d’extrême droite Reform UK, en plein essor.C’est la troisième volte-face du Premier ministre en un mois, après son rétropédalage sur la suppression d’une aide universelle au chauffage pour les retraités, et sur une enquête nationale sur les gangs pédocriminels qu’il a finalement autorisée. Les députés frondeurs ont mis en avant des projections officielles selon lesquelles les changements proposés par l’exécutif risquaient de pousser 150.000 personnes de plus vers la pauvreté d’ici 2030.Un porte-parole de Downing Street a affirmé que ces prévisions comportaient une part “d’incertitude” et ne “reflétaient pas la situation dans son ensemble”, notamment les investissements réalisés dans les services de santé afin d’aider les gens à revenir au travail.Selon une étude publiée la semaine dernière par l’institut YouGov, nombre d’électeurs ayant voté Labour il y a un an s’en sont déjà détournés au profit des Verts, des libéraux-démocrates ou même de Reform UK, le parti d’extrême droite de Nigel Farage.Selon un de ses porte-parole cependant, M. Starmer fait le bilan de sa première année à Downing Street avec un “sentiment de fierté et d’accomplissement”, même s’il a dû prendre des “décisions difficiles”.Certains travaillistes lui reprochent de s’être trop droitisé en voulant combattre Reform UK, formation désormais favorite des prochaines élections selon les sondages, au risque de délaisser les valeurs et principes de son parti de centre-gauche.

Réforme des aides sociales au Royaume-Uni: Starmer évite une défaite au prix de concessions

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a évité mardi une défaite parlementaire sur des réformes clés de la protection sociale, après avoir fait des concessions face à la rébellion inédite de députés de sa majorité.Vendredi, le chef du gouvernement travailliste avait tenté de calmer une fronde interne de plus de 120 députés – près d’un …

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Israël intensifie son offensive à Gaza avant la rencontre Netanyahu-Trump

L’armée israélienne a annoncé mardi avoir étendu son offensive dans la bande de Gaza, où ses opérations ont fait 26 morts, selon les secours palestiniens, à quelques jours d’une rencontre entre Benjamin Netanyahu et Donald Trump à Washington.Des habitants de Gaza racontent que les bruits de tirs et d’explosions ne cessent quasiment plus ces derniers jours à travers le territoire palestinien, ravagé par près de 21 mois de guerre entre Israël et le mouvement islamiste Hamas.Raafat Halles court régulièrement se mettre à l’abri lorsque des chars israéliens, parfois accompagnés de bulldozers, patrouillent son quartier de Choujaïya, dans l’est de la ville de Gaza.”Nous fuyons dès que les chars approchent et puis nous revenons, car le danger est partout”, témoigne ce Gazaoui de 39 ans. “J’ai l’impression que l’armée intensifie les massacres sur le terrain dès qu’il est question de négociations ou d’un potentiel cessez-le-feu.”L’armée israélienne a fait savoir mardi que son aviation avait frappé en 24 heures “plus de 140 cibles terroristes pour appuyer les forces terrestres” et annoncé avoir démantelé dans le sud de Gaza environ 3 kilomètres de tunnels, utilisés selon elle par des combattants du Hamas.Elle a indiqué avoir ces derniers jours “étendu ses opérations dans de nouveaux secteurs de la bande de Gaza”. Ce dont le Comité international de la Croix-Rouge s’est dit “profondément alarmé”.- “Ca suffit”-La Défense civile de Gaza a fait état d’au moins 26 morts mardi dans des tirs et des frappes de l’armée israélienne, dont 16 personnes tuées alors qu’elles attendaient pour recevoir de l’aide humanitaire.Interrogée par l’AFP, l’armée a répondu avoir tiré des coups de semonce pour éloigner des suspects et ne pas avoir connaissance de personnes blessées à la suite de ces tirs.Compte tenu des restrictions imposées aux médias dans la bande de Gaza et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les bilans et les affirmations de la Défense civile.Près de 170 ONG internationales ont appelé à mettre fin au nouveau système de distribution d’aide, géré depuis fin mai par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), une entreprise au financement opaque soutenue par Israël et les Etats-Unis.Les autorités sanitaires locales alertent par ailleurs sur une augmentation des cas de méningite chez des enfants, favorisés par des conditions de vie catastrophiques et le manque de moyens des hôpitaux.”Nous sommes fatigués. Nous voulons que cette guerre et ces effusions de sang cessent. (…) Ca suffit”, lance au milieu des destructions, dans le centre de Gaza, Mossaab al-Aimawi, qui dit avoir perdu des proches la veille dans une frappe nocturne. – “Tirer parti du succès” -Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a confirmé mardi qu’il se rendrait à Washington la semaine prochaine, pour la troisième fois depuis l’investiture du président américain Donald Trump.Ce dernier a affirmé que les Etats-Unis faisaient pression pour qu’une trêve entre Israël et le Hamas soit conclue “dans le courant de la semaine prochaine”.”Tirer parti du succès est tout aussi important que de l’obtenir”, a déclaré M. Netanyahu, alors que la rapidité avec laquelle s’est achevée la guerre de 12 jours entre Israël et l’Iran a ravivé l’espoir d’un arrêt des combats à Gaza.”Nous sommes disposés à accepter toute proposition si celle-ci mène à la fin de la guerre”, a dit à l’AFP un porte-parole du Hamas, Taher al-Nounou, précisant qu’il n’y avait eu “aucune percée jusqu’à présent”.La guerre a été déclenchée par une attaque sans précédent du Hamas sur le sud d’Israël le 7 octobre 2023.Cette attaque a entraîné côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 49 sont toujours otages à Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée israélienne.  Plus de 56.640 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne de représailles israéliennes sur la bande de Gaza, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas, jugées fiables par l’ONU.