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Bac: bientôt l’heure du verdict pour les lycéens de terminale

“Ça fait quelque chose… C’est l’aboutissement de quinze ans de scolarité”, confie Marius, 18 ans. Les quelque 720.000 candidats au baccalauréat découvrent vendredi leurs résultats, dernière étape symbolique avant de quitter le système scolaire.A la mi-journée, à partir de 11H30 dans certaines académies (Bordeaux, Limoges, Nantes, Normandie, Rennes, Poitiers), mais principalement 12H00 (Paris, Versailles, Créteil, Orléans-Tours), les lycéens de terminale des filières générale, technologique et professionnelle pourront consulter leurs résultats. Ils les découvriront à 12H30 à Strasbourg, Amiens, Dijon ou Lille, ou encore à 13H00 à Aix-Marseille, Toulouse ou Lyon. Les résultats seront disponibles comme chaque année en ligne ou sur des panneaux d’affichage dans la cour de leur établissement.A Paris, Marius ira consulter les siens “à l’ancienne” dans son lycée, où un barbecue sera ensuite organisé pour les élèves de terminale. “Je pense qu’il y en a plein qui vont d’abord regarder les résultats chez eux avant de venir. Moi, je me garde la surprise”, dit ce lycéen, qui pense avoir “plutôt bien” réussi les épreuves.Fiona, en terminale générale à Strasbourg, déjà partie loin de chez elle pour travailler sur une plage à Nice, appellera sa mère pour découvrir les résultats avec elle au téléphone. “Ça va être un soulagement de se dire que ce sera enfin les vacances, parce que le poids du bac sera passé”, explique-t-elle.Elle se dit “un peu stressée” mais uniquement “pour la mention”, qu’elle espère la meilleure possible.Beaucoup de lycéens savent que leur bac est déjà quasiment assuré. La pression est moindre qu’avant, en raison notamment du contrôle continu, qui représente 40% de la note. Les épreuves dites terminales (français écrit et oral, passé en classe de première, épreuves de spécialité, philosophie et grand oral passés en terminale) comptent, elles, pour 60%.- “Toujours une fierté” -Le taux de réussite au baccalauréat dépasse depuis 2012 les 80%. L’an dernier, il était de 91,2%, en hausse sur un an dans les trois voies (générale, technologique et professionnelle). En voie générale, il était de 95,9%.Le bac reste nécessaire pour entamer des études supérieures. Mais nombre de candidats connaissent déjà leur orientation pour l’an prochain, car Parcoursup a commencé à donner ses réponses aux futurs étudiants depuis le 2 juin, un moment devenu souvent plus important que le bac. La phase d’admission principale de la plateforme se terminera le 10 juillet.”Le fait d’avoir les résultats Parcoursup avant de passer le bac, ça retire quand même une partie de l’enjeu. Mais ça sera toujours une fierté d’avoir le bac”, explique Fiona. Elle sait déjà qu’elle ira à Paris, à Dauphine, en licence de Sciences des organisations, et attend ses résultats du bac pour “faire sa réelle inscription”.Pour cette édition, 720.806 candidats étaient inscrits, dont plus de la moitié pour le bac général (386.135 élèves), 145.930 pour le bac technologique et 188.741 pour le bac professionnel.Les épreuves se sont concentrées entre le 16 juin pour la philosophie et le 2 juillet pour les dernières épreuves du grand oral.Pour les élèves qui n’auront pas leur bac, les épreuves de rattrapage du baccalauréat général et technologique se dérouleront jusqu’au mercredi 9 juillet inclus.Cette année, le postulant le plus jeune, inscrit en candidat libre, est âgé de huit ans, une précocité inédite. Le plus âgé a 78 ans.

Deuxième journée de grève de contrôleurs aériens, en pleins grands départs

Fin d’année scolaire risque de rimer avec galère vendredi pour ceux qui ont choisi l’avion: des centaines de vols vont encore être annulés, en particulier dans les aéroports parisiens, au deuxième jour d’une grève de contrôleurs aériens.Des centaines de milliers de personnes ont déjà été affectées jeudi en France et en Europe par ce mouvement social, déclenché par deux syndicats minoritaires qui réclament une amélioration de leurs conditions de travail et des effectifs plus importants.La Direction générale de l’aviation civile a chiffré à 933 le nombre de vols supprimés jeudi au départ ou à l’arrivée de la France, soit environ 10% des vols initialement prévus. Localement, ces taux ont été bien plus élevés: 50% à Nice, troisième aéroport français, et 25% à Paris-Charles-de-Gaulle et Orly, où transitent 350.000 personnes par jour au total en période estivale.Vendredi, jour de grands départs, la situation sera encore plus tendue dans les aéroports parisiens, puisque la DGAC a demandé aux compagnies de réduire leurs programmes de vols de 40%.Le Premier ministre François Bayrou a jugé cette grève “choquante”. “C’est prendre en otage les Français que de choisir le jour où tout le monde part en vacances pour faire une grève du contrôle aérien”, a-t-il affirmé jeudi soir sur BFMTV.- “Intolérable” -Les effets du mouvement se font sentir au-delà des frontières nationales, la principale association européenne de compagnies aériennes, Airlines for Europe (A4E) ayant estimé qu’en Europe, 1.500 vols seraient annulés jeudi et vendredi, “affectant presque 300.000 passagers” sur le Vieux continent.”Cette grève est intolérable. Le contrôle aérien français est déjà responsable des retards parmi les pires en Europe, et maintenant, les agissements d’une minorité d’aiguilleurs du ciel français vont perturber les projets de vacances de milliers de personnes en France et en Europe”, a affirmé la directrice générale d’A4E, Ourania Georgoutsakou.Selon la DGAC, le taux de grévistes s’est établi à 26,2% jeudi, 272 contrôleurs ayant pris part au mouvement sur le millier de personnels de service.Le deuxième syndicat d’aiguilleurs du ciel, l’Unsa-Icna (17% des voix aux dernières élections professionnelles) a lancé ce mouvement pour réclamer de meilleures conditions de travail et des effectifs plus importants. Il a été rejoint par la troisième force syndicale de la profession, l’Usac-CGT (16%).Toute la journée de jeudi, des vols maintenus ont accusé d’importants retards, en particulier à Nice et Marseille. A4E a chiffré à “quasiment 500.000 minutes” cumulées jeudi les retards en Europe, sur près de 33.000 trajets commerciaux, de nombreux avions empruntant l’espace aérien français sans forcément atterrir dans le pays.La première compagnie aérienne européenne, Ryanair, a annoncé jeudi avoir dû annuler 400 vols, affectant 70.000 passagers. Son patron Michael O’Leary, familier des coups d’éclat, a dénoncé une situation provoquée “par un faible nombre de contrôleurs aériens français participant à des grèves récréatives” et exhorté la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à réformer le contrôle aérien en Europe, où à défaut, à démissionner.Air France a confirmé avoir été “contrainte d’adapter son programme de vols”, sans préciser le nombre d’annulations, mais souligné que son réseau long-courrier n’avait pas été affecté jeudi.La grève fait perdre “des millions d’euros” aux compagnies aériennes, a prévenu jeudi le ministre des Transports Philippe Tabarot, en répétant ne pas vouloir céder aux demandes “inacceptables” des syndicats.- “Management toxique” -Une réforme contestée est en cours pour établir un pointage des contrôleurs à la prise de poste, à la suite d’un “incident grave” à l’aéroport de Bordeaux fin 2022, quand deux avions avaient failli entrer en collision. Une enquête en avait fait peser la responsabilité sur une organisation défaillante du travail des aiguilleurs, en dehors du cadre légal et sans respect du tableau de service.Parmi les griefs de l’Unsa-Icna: “un sous-effectif entretenu et responsable des retards une bonne partie de l’été”, des outils obsolètes et “un management toxique, incompatible avec les impératifs de sérénité et de sécurité exigés”.Le premier syndicat d’aiguilleurs du ciel, le SNCTA (60% des voix), n’a pas appelé à la grève.

Gaza: Netanyahu promet de ramener “tous” les otages

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a promis jeudi de ramener “tous” les otages, “sans exception”, encore retenus dans le territoire palestinien dévasté, où la Défense civile de Gaza a rapporté la mort de 73 personnes dans des opérations militaires israéliennes. Le dirigeant israélien s’exprimait depuis le kibboutz de Nir Oz, qui a payé un lourd tribut à l’attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël le 7 octobre 2023, à l’origine de la guerre.Sa visite, la première sur place, intervient avant sa rencontre prévue la semaine prochaine à Washington avec le président américain, Donald Trump, qui presse pour un arrêt des hostilités à Gaza et s’est prévalu d’un accord israélien pour finaliser les termes d’une trêve de 60 jours. “Je suis profondément engagé avant tout à garantir le retour de tous nos otages, tous, sans exception”, a déclaré M. Netanyahu.- “Ils ont vécu l’enfer” -“Je veux surtout que les habitants de Gaza soient en sécurité. Ils ont vécu l’enfer”, a affirmé Donald Trump à des journalistes jeudi.Il répondait à des journalistes qui lui demandaient s’il voulait toujours que les Etats-Unis prennent le contrôle du territoire palestinien, comme il l’avait annoncé en février. Le Hamas a de son côté affirmé étudier des “propositions” pour une trêve. Selon une source palestinienne, celle-ci serait assortie de la libération de la moitié des otages encore vivants, en échange de prisonniers palestiniens. Sur les 251 personnes enlevées le 7-Octobre sur le sol israélien, 49 sont toujours retenues à Gaza, dont 27 déclarées mortes par l’armée israélienne.  La Défense civile de Gaza a pour sa part indiqué à l’AFP qu’une frappe aérienne nocturne sur l’école Moustafa Hafez de Gaza-ville (nord), qui abritait des déplacés, avait fait 15 morts, dont “une majorité d’enfants et de femmes”.Contactée par l’AFP, l’armée israélienne a affirmé avoir visé un combattant du Hamas “de premier plan” et avoir pris “de nombreuses mesures pour réduire le risque de toucher des civils”.- “Système militarisé” d’aide – Selon Mahmoud Bassal, porte-parole de la Défense civile, une organisation de premiers secours, 38 personnes ont également été tuées par des tirs israéliens alors qu’elles attendaient pour recevoir de l’aide humanitaire sur divers sites.Le mécanisme de distribution de l’aide est dénoncé par la communauté humanitaire internationale depuis sa prise en main, fin mai, par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), une organisation soutenue par les Etats-Unis et Israël avec laquelle l’ONU refuse de collaborer.Amnesty International a fustigé un “système militarisé” à travers lequel “Israël continue d’utiliser la famine des civils comme arme de guerre contre les Palestiniens”.La Défense civile, par la voix de Mahmoud Bassal, a par ailleurs accusé l’armée de l’empêcher d’accéder à plusieurs quartiers de la ville de Gaza, où des dizaines de personnes seraient piégées sous les décombres.”Nous détruisons systématiquement et en profondeur les infrastructures terroristes, tout en maintenant une emprise stable sur le terrain”, a déclaré le porte-parole de l’armée israélienne, Effie Defrin, évoquant des opérations de “haute intensité” dans des quartiers de l’est de Gaza-ville.Compte tenu des restrictions imposées aux médias par Israël, qui assiège la bande de Gaza, et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les affirmations des organisations opérant sur le territoire palestinien. – “Nos enfants en souffriront” -En Israël, la classe politique continue de se diviser entre les partisans d’une trêve permettant la libération d’otages et ceux d’une poursuite des combats tant que le Hamas n’est pas anéanti.”Si nous ne parvenons pas à faire disparaître le Hamas, nos enfants en souffriront!”, a estimé dans un entretien à la chaîne 14 le ministre d’extrême droite de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir.Des proches d’otages encore retenus à Gaza ont envoyé une lettre à Benjamin Netanyahu l’exhortant à “signer un accord garantissant le retour de tous les otages” et à mettre un terme à la guerre.Les négociations indirectes pour une trêve et la libération des otages retenus à Gaza ont jusqu’à achoppé principalement sur l’exigence posée par le Hamas d’un cessez-le-feu permanent.    M. Netanyahu a juré mercredi d’éliminer “jusqu’à la racine” le Hamas, réaffirmant le but affiché par Israël d’éradiquer le mouvement palestinien. L’attaque du 7-Octobre a entraîné du côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.Plus de 57.130 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne de représailles militaires israéliennes, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas pour Gaza, jugées fiables par l’ONU.

Gaza: Netanyahu promet de ramener “tous” les otages

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a promis jeudi de ramener “tous” les otages, “sans exception”, encore retenus dans le territoire palestinien dévasté, où la Défense civile de Gaza a rapporté la mort de 73 personnes dans des opérations militaires israéliennes. Le dirigeant israélien s’exprimait depuis le kibboutz de Nir Oz, qui a payé un lourd tribut à l’attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël le 7 octobre 2023, à l’origine de la guerre.Sa visite, la première sur place, intervient avant sa rencontre prévue la semaine prochaine à Washington avec le président américain, Donald Trump, qui presse pour un arrêt des hostilités à Gaza et s’est prévalu d’un accord israélien pour finaliser les termes d’une trêve de 60 jours. “Je suis profondément engagé avant tout à garantir le retour de tous nos otages, tous, sans exception”, a déclaré M. Netanyahu.- “Ils ont vécu l’enfer” -“Je veux surtout que les habitants de Gaza soient en sécurité. Ils ont vécu l’enfer”, a affirmé Donald Trump à des journalistes jeudi.Il répondait à des journalistes qui lui demandaient s’il voulait toujours que les Etats-Unis prennent le contrôle du territoire palestinien, comme il l’avait annoncé en février. Le Hamas a de son côté affirmé étudier des “propositions” pour une trêve. Selon une source palestinienne, celle-ci serait assortie de la libération de la moitié des otages encore vivants, en échange de prisonniers palestiniens. Sur les 251 personnes enlevées le 7-Octobre sur le sol israélien, 49 sont toujours retenues à Gaza, dont 27 déclarées mortes par l’armée israélienne.  La Défense civile de Gaza a pour sa part indiqué à l’AFP qu’une frappe aérienne nocturne sur l’école Moustafa Hafez de Gaza-ville (nord), qui abritait des déplacés, avait fait 15 morts, dont “une majorité d’enfants et de femmes”.Contactée par l’AFP, l’armée israélienne a affirmé avoir visé un combattant du Hamas “de premier plan” et avoir pris “de nombreuses mesures pour réduire le risque de toucher des civils”.- “Système militarisé” d’aide – Selon Mahmoud Bassal, porte-parole de la Défense civile, une organisation de premiers secours, 38 personnes ont également été tuées par des tirs israéliens alors qu’elles attendaient pour recevoir de l’aide humanitaire sur divers sites.Le mécanisme de distribution de l’aide est dénoncé par la communauté humanitaire internationale depuis sa prise en main, fin mai, par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), une organisation soutenue par les Etats-Unis et Israël avec laquelle l’ONU refuse de collaborer.Amnesty International a fustigé un “système militarisé” à travers lequel “Israël continue d’utiliser la famine des civils comme arme de guerre contre les Palestiniens”.La Défense civile, par la voix de Mahmoud Bassal, a par ailleurs accusé l’armée de l’empêcher d’accéder à plusieurs quartiers de la ville de Gaza, où des dizaines de personnes seraient piégées sous les décombres.”Nous détruisons systématiquement et en profondeur les infrastructures terroristes, tout en maintenant une emprise stable sur le terrain”, a déclaré le porte-parole de l’armée israélienne, Effie Defrin, évoquant des opérations de “haute intensité” dans des quartiers de l’est de Gaza-ville.Compte tenu des restrictions imposées aux médias par Israël, qui assiège la bande de Gaza, et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les affirmations des organisations opérant sur le territoire palestinien. – “Nos enfants en souffriront” -En Israël, la classe politique continue de se diviser entre les partisans d’une trêve permettant la libération d’otages et ceux d’une poursuite des combats tant que le Hamas n’est pas anéanti.”Si nous ne parvenons pas à faire disparaître le Hamas, nos enfants en souffriront!”, a estimé dans un entretien à la chaîne 14 le ministre d’extrême droite de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir.Des proches d’otages encore retenus à Gaza ont envoyé une lettre à Benjamin Netanyahu l’exhortant à “signer un accord garantissant le retour de tous les otages” et à mettre un terme à la guerre.Les négociations indirectes pour une trêve et la libération des otages retenus à Gaza ont jusqu’à achoppé principalement sur l’exigence posée par le Hamas d’un cessez-le-feu permanent.    M. Netanyahu a juré mercredi d’éliminer “jusqu’à la racine” le Hamas, réaffirmant le but affiché par Israël d’éradiquer le mouvement palestinien. L’attaque du 7-Octobre a entraîné du côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.Plus de 57.130 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne de représailles militaires israéliennes, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas pour Gaza, jugées fiables par l’ONU.

Gaza: Netanyahu promet de ramener “tous” les otages

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a promis jeudi de ramener “tous” les otages, “sans exception”, encore retenus dans le territoire palestinien dévasté, où la Défense civile de Gaza a rapporté la mort de 73 personnes dans des opérations militaires israéliennes. Le dirigeant israélien s’exprimait depuis le kibboutz de Nir Oz, qui a payé un lourd …

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Victoire majeure pour Trump avec l’adoption de son vaste projet de loi budgétaire

Donald Trump a remporté jeudi la première victoire législative majeure de son second mandat après l’adoption au forceps par le Congrès américain d’un grand projet de loi budgétaire qui acte des baisses des impôts et des coupes dans la protection sociale des Américains.Après le Sénat, qui l’avait approuvé mardi de justesse, la Chambre des représentants a adopté définitivement ce texte de 869 pages, baptisé “grande et belle loi” par le président lui-même, lors d’un vote très serré jeudi, précédé de multiples pressions et tractations.”VICTOIRE”, a immédiatement réagi la Maison Blanche dans un message sur X. Donald Trump promulguera ce texte, clé de voûte de son programme économique, vendredi, jour de la fête nationale américaine.”Ce texte rassemble toutes les politiques sur lesquelles le président a fait campagne et pour lesquelles les Américains ont voté le 5 novembre,” a déclaré à la presse Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison Blanche, évoquant “un pont vers l’âge d’or de l’Amérique.”Cette “One Big Beautiful Bill” prévoit la prolongation de colossaux crédits d’impôt adoptés lors du premier mandat du républicain, l’élimination de l’imposition sur les pourboires, une promesse phare de sa campagne, ainsi que des milliards de dollars supplémentaires pour la défense et la lutte contre l’immigration.Pour compenser en partie le creusement du déficit, les républicains ont adopté d’immenses coupes dans Medicaid, programme public d’assurance santé dont dépendent des millions d’Américains aux faibles revenus.Une réduction drastique du principal programme d’aide alimentaire du pays est également prévue, de même que la suppression de nombreuses incitations fiscales en faveur des énergies renouvelables adoptées sous Joe Biden.- Dette -Pour dénoncer cette “monstruosité répugnante” qui “fera souffrir les Américains ordinaires”, le chef de file des élus démocrates Hakeem Jeffries a prononcé jeudi un discours de près de neuf heures -un record à la Chambre des représentants- afin de repousser au maximum le vote final.Une fois le scrutin remporté par 218 voix contre 214, des parlementaires ont scandé “USA, USA, USA!” dans l’hémicycle.Seulement deux élus de la majorité conservatrice ont finalement voté “contre”, résultat de la pression maximale exercée par les dirigeants du Parti républicain et par Donald Trump lui-même pour obtenir cette victoire.Mercredi soir, il avait élevé le ton et fait part sur son réseau Truth Social de son impatience. “Qu’est-ce que les républicains attendent?”, avait-il lancé.Le chef de l’Etat a parlé au téléphone à des élus récalcitrants de son camp jusqu’à tard dans la nuit pour les convaincre, selon le chef de la Chambre des représentants, le républicain Mike Johnson.Initialement prévu mercredi, le vote final n’a eu lieu que jeudi en début d’après-midi à Washington. Le parti présidentiel ne pouvait pas se permettre plus de trois défections dans son propre camp.L’explosion attendue du déficit public a rendu l’adoption de la loi difficile pour de nombreux républicains attachés au sérieux budgétaireLe Bureau budgétaire du Congrès, chargé d’évaluer de manière non partisane l’impact des projets de loi sur les finances publiques, a estimé mardi que le texte augmenterait la dette de plus de 3.400 milliards de dollars d’ici 2034.- Loi “cruelle” -“Je suis venu à Washington pour aider à freiner notre dette nationale”, avait ainsi affirmé Keith Self, un élu républicain à la Chambre en exprimant son opposition au texte — avant de finalement rentrer dans le rang et de voter “oui”.Le texte avait été adopté au Sénat de justesse, mardi, après 26 heures de votes sur des dizaines d’amendements. Les démocrates, minoritaires dans les deux chambres du Congrès, n’ont pu que retarder l’adoption de la loi.”17 millions de personnes viennent de perdre leur assurance santé”, a dénoncé sur X le gouverneur démocrate de Californie, Gavin Newsom, qui s’affirme comme une figure majeure de l’opposition à Donald Trump.L’ancien président démocrate Joe Biden a, lui, dénoncé une loi “pas seulement irresponsable, mais cruelle”, citant “les grandes baisses d’impôts pour les milliardaires.”

Victoire majeure pour Trump avec l’adoption de son vaste projet de loi budgétaire

Donald Trump a remporté jeudi la première victoire législative majeure de son second mandat après l’adoption au forceps par le Congrès américain d’un grand projet de loi budgétaire qui acte des baisses des impôts et des coupes dans la protection sociale des Américains.Après le Sénat, qui l’avait approuvé mardi de justesse, la Chambre des représentants …

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Foot: l’attaquant de Liverpool Diogo Jota et son frère meurent dans un accident de la route

L’attaquant international portugais de Liverpool Diogo Jota, champion d’Angleterre avec les Reds, et son frère André sont morts dans la nuit de mercredi à jeudi dans un accident de la route en Espagne, un drame qui a suscité une vive émotion dans le milieu sportif et au-delà.Agé de 28 ans, l’international portugais (48 sélections, 14 buts), lauréat d’une deuxième Ligue des nations avec la Seleçao le mois dernier, était père de trois enfants. Il avait annoncé il y a quelques jours s’être marié le 22 juin.L’accident a eu lieu vers 00h30 sur une autoroute de la province de Zamora, dans le nord-ouest de l’Espagne, au niveau de la commune de Cernadilla. Le véhicule a fait une “sortie de route” avant de prendre feu, a indiqué la Garde civile. Selon les premiers éléments de l’enquête, l’accident pourrait avoir été provoqué par l’éclatement d’un pneu au moment où la voiture était en train d’effectuer un dépassement. Des médias espagnols ont diffusé une vidéo montrant des débris de la voiture qu’ils identifient comme étant ceux d’une Lamborghini appartenant à Jota.Les deux occupants, Diogo Jota et son frère André, 25 ans, lui aussi footballeur professionnel – en deuxième division portugaise à Penafiel -, étaient décédés lorsque les services d’urgence sont arrivés, d’après la Garde civile.Leurs obsèques devraient avoir lieu samedi matin à Gondomar, près de Porto, où Diogo Jota a débuté le football, a rapporté jeudi l’agence Lusa en citant une source de la mairie.Le club de Liverpool, où Jota évoluait depuis cinq ans, s’est dit “bouleversé” par la “perte inimaginable” de son attaquant, apportant “tout son soutien” à la famille et aux proches des deux joueurs. “On ne l’oubliera jamais”, a réagi l’entraîneur des Reds Arne Slot.Près du mythique stade d’Anfield, des dizaines de supporters des Reds ont déposé des gerbes de fleurs, des ballons de baudruche en forme de coeur et des écharpes avec la mention “Repose en paix Diogo Jota”.”C’est tellement dur. C’est comme un deuil familial, honnêtement. Les buts qu’il a marqués, les souvenirs qu’il nous a donnés… nous ne pourrons jamais le remercier assez”, a estimé Tom Barry, mécanicien de 32 ans, vêtu d’un maillot rouge de Liverpool avec ‘Jota 20’ dans le dos.”Il est parti trop tôt, mais sera à jamais dans nos coeurs… Je suis sans voix. J’ai juste ressenti le besoin de venir ici pour lui rendre hommage”, poursuit Abdul, ambulancier de 30 ans.L’ex-entraîneur des Reds Jürgen Klopp, à l’origine du recrutement de Jota à Liverpool, et le président de la FIFA Gianni Infantino, ont fait part de leur profonde tristesse “Diogo n’était pas seulement un joueur fantastique, mais aussi un grand ami, un mari et père aimant et attentionné! Tu vas tellement nous manquer!”, a écrit Klopp sur Instagram.- “Inconcevable” pour Cristiano Ronaldo -Comme annoncé par l’UEFA, les deux rencontres de l’Euro féminin de football en Suisse programmées jeudi – Belgique-Italie à 18h00 et Espagne-Portugal à 21h00 à Berne – ont été précédées d’une minute de silence en hommage aux footballeurs. Il en ira de même vendredi pour Danemark-Suède et Allemagne-Pologne. “Beaucoup plus qu’un joueur fantastique, avec presque 50 sélections en équipe nationale, Diogo Jota était une personne extraordinaire, respectée par tous ses collègues et adversaires”, a déclaré le président de la Fédération portugaise, Pedro Proença. “Nous avons perdu deux champions”, a-t-il ajouté.”C’est inconcevable”, a réagi de son côté Cristiano Ronaldo sur ses réseaux sociaux. “Encore récemment nous étions ensemble avec la Seleçao, tu venais de te marier. A ta famille, à ta femme et à tes enfants, j’adresse mes condoléances et leur souhaite toute la force du monde”, a écrit CR7.La mort de l’international portugais et de son frère a suscité des réactions au-delà du milieu du football. “Mes prières accompagnent ses proches en ce moment difficile!”, a écrit sur X la superstar du basket LeBron James, par ailleurs actionnaire minoritaire de Liverpool.- Les Wolves ont le “coeur brisé” -“C’est bouleversant”, a réagi le Premier ministre britannique Keir Starmer. Son homologue portugais Luis Montenegro a évoqué “une journée triste pour le football, le sport national et international”. Diogo Jota avait rejoint Liverpool en 2020 contre 49 millions d’euros, après plusieurs saisons à Wolverhampton, club qui “a le cœur brisé”, ont écrit les Wolves. Il a joué depuis un rôle central dans les succès engrangés par les Reds, dont le titre de champion d’Angleterre la saison dernière.En cinq années, l’ailier ou avant-centre au profil polyvalent s’était imposé comme un titulaire régulier, un visage souriant au service du collectif dirigé par Jürgen Klopp puis le Néerlandais Arne Slot. 

La Grèce et la Turquie luttent contre les incendies qui ont déjà fait deux morts

La Grèce et la Turquie font face à de violents incendies jeudi, qui ont entraîné l’évacuation de 5.000 personnes sur l’île de Crète et près d’Athènes, et causé la mort de deux personnes dans la province turque d’Izmir.Un homme de 80 ans, confiné au lit a été retrouvé mort dans une maison endommagée par le feu dans la ville d’Ödemis, située dans une région touristique près d’Izmir dans l’ouest de la Turquie, selon l’agence privée turque DHA.Le ministre turc de l’Agriculture et des Forêts Ibrahim Yumakli a par ailleurs annoncé sur X le décès d’un ouvrier forestier qui luttait contre les flammes dans cette même ville.”Le principal problème est la vitesse du vent qui atteint jusqu’à 85 km/h, ce qui fait que le feu se propage très rapidement”, a souligné le gouverneur d’Izmir, Süleyman Elban, présent sur place jeudi.En Grèce, à une trentaine de kilomètres à l’est d’Athènes, près du port de Rafina – actif notamment pour les ferries à destination de certaines îles touristiques -, un feu s’est déclaré jeudi après-midi, attisé par les vents importants qui soufflent dans cette zone périurbaine. “D’importants moyens terrestres et aériens luttent pour contenir l’incendie”, a annoncé Vassilios Vathrakoyannis, porte-parole des pompiers lors d’un point-presse, avec 170 pompiers déployés, 48 véhicules, 17 avions et 7 hélicoptères.Quelque 300 personnes ont été évacuées et 51 secourues, a-t-il indiqué.Il a également prévenu que les prochains jours “s’annoncent difficiles” en Grèce en raison d’une hausse des températures attendue associée à des vents violents, notamment dans la région d’Athènes.Mais jeudi soir, la situation sur ce front était meilleure d’après les pompiers grecs. – Aéroport international -Les fumées se sont répandues jusqu’aux abords de l’aéroport international d’Athènes sans toutefois perturber le trafic aérien.”La situation est très difficile”, avait assuré Dimitris Markou, le maire des communes de Spata-Artemis, proches de l’aéroport, à l’agence de presse ANA avant la maîtrise partielle du feu. “Le front de feu est vaste. Les vents changent de direction”, avait-t-il ajouté. La route principale en direction d’Athènes qui avait été fermée à la circulation dans la journée était de nouveau accessible jeudi soir tout comme le port de Rafina. En Crète (sud), l’une des principales destinations touristiques de Grèce, l’incendie qui s’est déclenché mercredi dans des broussailles a poussé les autorités à évacuer “3.000 touristes et 2.000 habitants dans la nuit de mercredi à jeudi”, a assuré le président de l’Union des hôteliers de la région, Yorgos Tzarakis, à l’AFP.”La plupart des touristes ont été transférés dans le nord de l’île”, la plus grande de Grèce, a-t-il ajouté, joint par téléphone.Des renforts ont été envoyés d’Athènes pour aider les pompiers locaux dont la tâche est rendue difficile par l’intensité des vents qui soufflent sur la région. – Terrain accidenté -La lutte contre le feu est rendue particulièrement difficile par le terrain accidenté et aride dans cette partie l’île. Quelque 270 pompiers, 10 hélicoptères et des drones luttent contre les flammes, selon les pompiers.Selon des médias, des maisons et des cultures, en particulier des serres, ont été endommagées dans cette région productrice de légumes et de fruits.Outre l’agriculture, Iérapetra qui compte 23.000 d’habitants, est une station balnéaire. Comme sur le reste de l’île, la saison touristique bat son plein.Le mois de juillet est chaque année “le plus chaud de l’été et le risque d’incendie est toujours très fort”, a souligné le porte-parole des pompiers grecs.Au cours des dernières 24 heures, 40 incendies de végétation et de forêt se sont déclarés, selon M. Vathrakoyannis.La Grèce a jusqu’ici été épargnée par la canicule qui frappe une partie de l’Europe, en particulier l’Espagne, le Portugal et la France.Mais à partir de ce week-end, les températures vont grimper et atteindre jusqu’à 43°C dans certaines régions grecques, selon les prévisions météorologiques de la chaîne ERT.  Le risque d’incendies reste lui aussi très élevé vendredi dans plusieurs régions, dont celle d’Athènes, l’Attique.Située dans le sud-est de l’Europe sur la Méditerranée, la Grèce est particulièrement vulnérable aux incendies chaque été, alimentés par des vents violents, la sécheresse et des températures élevées. Quelque 45.000 hectares avaient été brûlés, selon le WWF Grèce et l’Observatoire national d’Athènes.Mais 2023 reste l’année la plus destructrice en terme de superficie brûlée avec près de 175.000 hectares partis en fumée et 20 morts. hec-mr-bur-ach-bg/sia/liu

La Grèce et la Turquie luttent contre les incendies qui ont déjà fait deux morts

La Grèce et la Turquie font face à de violents incendies jeudi, qui ont entraîné l’évacuation de 5.000 personnes sur l’île de Crète et près d’Athènes, et causé la mort de deux personnes dans la province turque d’Izmir.Un homme de 80 ans, confiné au lit a été retrouvé mort dans une maison endommagée par le …

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