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Résultats du bac: joie ou déception pour les lycéens, 85,75% de taux de réussite provisoire

“Je suis trop contente. Je ne pensais vraiment pas l’avoir!” De Bordeaux à Paris, les lycéens de terminale ont découvert vendredi à la mi-journée les résultats du bac qui, au niveau national, affiche 85,75% de taux de réussite provisoire.”Je suis admise, c’est la bonne surprise. En arrivant je me disais que j’allais forcément au rattrapage”, s’exclame Maxence, 17 ans, en fondant en larmes devant son lycée de Bègles (Gironde), où une cinquantaine d’élèves étaient réunis devant les tableaux d’affichage.”Maintenant, je vais aller manger car je ne pouvais rien avaler depuis hier, puis on va sortir et partir en vacances et après ce sera l’école d’infirmière à Bordeaux l’année prochaine. Je suis libérée!” souffle-t-elle.Dans un lycée polyvalent de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), les quelques dizaines d’élèves sur place hurlent de joie au moment où tombent les résultats. Certains se portent, se courent après ou enlèvent leur t-shirt.Lina Khila, 18 ans, a eu mention très bien. “Je pensais l’avoir mais pas mention très bien. J’ai eu 18 au grand oral”, lance, ravie, cette lycéenne qui a été prise en droit à l’université Paris Cité.”Je pensais l’avoir, et je suis au rattrapage. Mais ça va le faire. Il faut rester positif”, lâche en revanche, déçu, Hatem Boukadida, 18 ans.- “Aboutissement” -Dans un lycée à Liffré, au nord de Rennes, les listes sont prises en photo et les jeunes téléphonent à leurs proches pour leur annoncer la nouvelle. Déçu de sa mention “bien”, Arthur relativise: “c’est un moment important, je vais fêter ça évidemment.””J’ai eu mention très bien en section européenne. Je suis vraiment super contente. Je m’attendais à une mention bien pas à une mention très bien”, exulte à l’inverse Ines, “stressée” avant l’affichage.Sur internet ou affichés dans leur lycée, les 709.747 candidats au baccalauréat des filières générale, technologique et professionnelle qui se sont présentés à la session de juin ont découvert leurs résultats, étape symbolique avant de quitter le système scolaire.A la sortie du lycée de Saint-Ouen, l’heure est à la fête: un petit groupe de lycéens, le précieux sésame en poche pour la plupart, ont mis de la musique et dansent dans la rue.”C’est l’aboutissement de deux ans pour certains, qu’on suit depuis la première. Donc c’est sûr que ça fait du bien”, témoigne Anthony Luguet, professeur d’anglais.En déplacement à Janvry (Essonne), la ministre de l’Education nationale Elisabeth Borne a annoncé un taux provisoire de 85,75%, quasi-similaire à celui de l’an dernier.Pour le bac général, le taux d’admis provisoire est de 91,11%, d’environ 79% en filière technologique, et de 80% pour le bac professionnel. Le taux de réussite au baccalauréat dépasse depuis 2012 les 80%. En voie générale, il était de 95,9%.- Fête -La pression est moindre qu’avant pour le bac, en raison notamment du contrôle continu, qui représente 40% de la note. Les épreuves dites terminales comptent pour 60%.Cet examen reste nécessaire pour entamer des études supérieures, mais nombre de candidats connaissent déjà depuis plusieurs semaines leur orientation pour l’an prochain. Car Parcoursup a commencé à donner ses réponses aux futurs étudiants depuis le 2 juin, un moment devenu souvent plus important que le bac. La phase d’admission principale de la plateforme se terminera le 10 juillet.Pour les élèves qui n’ont pas leur bac, les épreuves de rattrapage de la filière générale et technologique se dérouleront jusqu’au mercredi 9 juillet inclus.Quant à un candidat de 8 ans, qui avait fait grand bruit car il est le plus jeune à s’être jamais inscrit au bac, avait indiqué le ministère de l’Education début juin, il ne s’est finalement pas présenté aux examens, selon la rue de Grenelle.slb-mas-ved-kal/grd/asm

Canicule: 13 départements toujours en vigilance orange samedi

Une partie de la région Rhône-Alpes, le pourtour méditerranéen et la Corse subiront encore de fortes chaleurs avec 13 départements en vigilance orange canicule samedi, avant de revenir progressivement au vert à partir de lundi, indique Météo-France.Les départements en orange samedi seront les Alpes-de-Haute-Provence, les Alpes-Maritimes, l’Ardèche, l’Aude, les Bouches-du-Rhône, la Drôme, le Gard, l’Hérault, les Pyrénées-Orientales, le Var, le Vaucluse ainsi que les deux départements de Corse.L’Isère sortira de la vigilance orange vendredi à 22h00, les Alpes-de-Haute-Provence et les Alpes-Maritimes devront attendre samedi à 06h00. Sur le Sud-Est la chaleur résistera avec des températures attendues de 33 à 37°C, et localement 38°C à l’ombre.”La tendance ultérieure est une poursuite de la régression de la canicule, surtout à partir de dimanche, et l’ensemble des départements devraient revenir en vert à partir de lundi 06h00 au plus tard”, précise l’agence météorologique dans son dernier bulletin.La majeure partie de la France a connu mercredi et jeudi les dernières journées d’un épisode de canicule qui restera dans les annales par sa précocité, sa durée et ses records de températures.

Le Hamas étudie une offre de trêve, 40 morts à Gaza selon la Défense civile

Le Hamas a annoncé vendredi mener des discussions avec d’autres mouvements palestiniens sur une proposition de trêve avec Israël à Gaza, où la Défense civile a fait état de 40 morts dans de nouveaux tirs et raids israéliens.L’annonce du Hamas intervient avant une visite lundi à Washington du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour rencontrer le président Donald Trump, lequel fait pression pour un cessez-le-feu dans la bande de Gaza, dévastée par près de 21 mois de guerre.”Nous menons des consultations avec les chefs des factions palestiniennes au sujet de la proposition” envoyée par les médiateurs, a déclaré le mouvement islamiste Hamas, dont l’attaque sans précédent le 7 octobre 2023 contre Israël a déclenché la guerre. Selon une source palestinienne, cette proposition “comprend une trêve de 60 jours” pendant laquelle le Hamas relâcherait la moitié des otages israéliens encore en vie en échange de la libération de prisonniers palestiniens détenus par Israël.Pendant ce temps, l’armée israélienne poursuit son offensive dans le territoire palestinien assiégé et affamé, où selon la Défense civile au moins 40 Palestiniens ont été tués, dont cinq par des tirs alors qu’ils attendaient de recevoir l’aide humanitaire.A l’hôpital Nasser de Khan Younès (sud), où ont été transportés des corps de Palestiniens enveloppés dans des linceuls en plastique, une foule d’hommes récitent la prière des morts.A côté, des femmes en pleurs entourent le corps d’un proche.”Mon fils est allé chercher de la farine! Ils nous disent ‘venez chercher les aides’, nous y allons et ils nous tirent dessus”, se lamente une mère qui a perdu son fils de 19 ans près d’un centre de distribution d’aide à l’est de Khan Younès.- “Sans exception” -La distribution de l’aide à Gaza est gérée depuis fin mai par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), une entreprise au financement opaque soutenue par Israël et les Etats-Unis, dont les opérations ont été marquées par des scènes chaotiques et meurtrières.Selon la Défense civile, les autres Palestiniens, dont des enfants, ont été tués dans des raids aériens sur des camps de tentes abritant des déplacés près de Khan Younès.L’armée israélienne, contactée par l’AFP, a déclaré ne pas être en mesure de commenter sur des frappes en particulier en l’absence de coordonnées précises, mais a ajouté “mener des opérations, afin de démanteler les capacités militaires du Hamas”.Compte tenu des restrictions imposées aux médias par Israël et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les affirmations fournies par la Défense civile.Mercredi, Benjamin Netanyahu a réaffirmé son intention d’éliminer “jusqu’à la racine” le Hamas, au pouvoir depuis 2007 à Gaza, l’un des buts affichés de la guerre, avec le retour des otages retenus dans le territoire palestinien.Le lendemain, il a promis de ramener “tous” les otages, “sans exception”.- “Souffrances” -Donald Trump a assuré mardi que Israël avait accepté de finaliser les termes d’un cessez-le-feu et exhorté le Hamas à l’accepter, affirmant qu’un accord était proche. Sur les 251 personnes enlevées le 7 octobre 2023, 49 sont toujours otages à Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée israélienne.Une première trêve d’une semaine en novembre 2023 puis une seconde de deux mois début 2025, négociées via le Qatar, les Etats-Unis et l’Egypte, ont permis le retour de nombreux otages israéliens et la libération de prisonniers palestiniens détenus par Israël.Faute d’accord sur la suite du cessez-le-feu, Israël a repris le 18 mars son offensive contre Gaza, où “les Palestiniens continuent d’endurer des souffrances qui dépassent l’imagination”, selon des propos jeudi de la rapporteure spéciale de l’ONU pour les Territoires palestiniens, Francesca Albanese. L’attaque du Hamas a fait 1.219 morts côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles.Au moins 57.130 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués à Gaza dans l’offensive d’envergure israélienne, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Le Hamas étudie une offre de trêve, 40 morts à Gaza selon la Défense civile

Le Hamas a annoncé vendredi mener des discussions avec d’autres mouvements palestiniens sur une proposition de trêve avec Israël à Gaza, où la Défense civile a fait état de 40 morts dans de nouveaux tirs et raids israéliens.L’annonce du Hamas intervient avant une visite lundi à Washington du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour rencontrer le président Donald Trump, lequel fait pression pour un cessez-le-feu dans la bande de Gaza, dévastée par près de 21 mois de guerre.”Nous menons des consultations avec les chefs des factions palestiniennes au sujet de la proposition” envoyée par les médiateurs, a déclaré le mouvement islamiste Hamas, dont l’attaque sans précédent le 7 octobre 2023 contre Israël a déclenché la guerre. Selon une source palestinienne, cette proposition “comprend une trêve de 60 jours” pendant laquelle le Hamas relâcherait la moitié des otages israéliens encore en vie en échange de la libération de prisonniers palestiniens détenus par Israël.Pendant ce temps, l’armée israélienne poursuit son offensive dans le territoire palestinien assiégé et affamé, où selon la Défense civile au moins 40 Palestiniens ont été tués, dont cinq par des tirs alors qu’ils attendaient de recevoir l’aide humanitaire.A l’hôpital Nasser de Khan Younès (sud), où ont été transportés des corps de Palestiniens enveloppés dans des linceuls en plastique, une foule d’hommes récitent la prière des morts.A côté, des femmes en pleurs entourent le corps d’un proche.”Mon fils est allé chercher de la farine! Ils nous disent ‘venez chercher les aides’, nous y allons et ils nous tirent dessus”, se lamente une mère qui a perdu son fils de 19 ans près d’un centre de distribution d’aide à l’est de Khan Younès.- “Sans exception” -La distribution de l’aide à Gaza est gérée depuis fin mai par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), une entreprise au financement opaque soutenue par Israël et les Etats-Unis, dont les opérations ont été marquées par des scènes chaotiques et meurtrières.Selon la Défense civile, les autres Palestiniens, dont des enfants, ont été tués dans des raids aériens sur des camps de tentes abritant des déplacés près de Khan Younès.L’armée israélienne, contactée par l’AFP, a déclaré ne pas être en mesure de commenter sur des frappes en particulier en l’absence de coordonnées précises, mais a ajouté “mener des opérations, afin de démanteler les capacités militaires du Hamas”.Compte tenu des restrictions imposées aux médias par Israël et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les affirmations fournies par la Défense civile.Mercredi, Benjamin Netanyahu a réaffirmé son intention d’éliminer “jusqu’à la racine” le Hamas, au pouvoir depuis 2007 à Gaza, l’un des buts affichés de la guerre, avec le retour des otages retenus dans le territoire palestinien.Le lendemain, il a promis de ramener “tous” les otages, “sans exception”.- “Souffrances” -Donald Trump a assuré mardi que Israël avait accepté de finaliser les termes d’un cessez-le-feu et exhorté le Hamas à l’accepter, affirmant qu’un accord était proche. Sur les 251 personnes enlevées le 7 octobre 2023, 49 sont toujours otages à Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée israélienne.Une première trêve d’une semaine en novembre 2023 puis une seconde de deux mois début 2025, négociées via le Qatar, les Etats-Unis et l’Egypte, ont permis le retour de nombreux otages israéliens et la libération de prisonniers palestiniens détenus par Israël.Faute d’accord sur la suite du cessez-le-feu, Israël a repris le 18 mars son offensive contre Gaza, où “les Palestiniens continuent d’endurer des souffrances qui dépassent l’imagination”, selon des propos jeudi de la rapporteure spéciale de l’ONU pour les Territoires palestiniens, Francesca Albanese. L’attaque du Hamas a fait 1.219 morts côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles.Au moins 57.130 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués à Gaza dans l’offensive d’envergure israélienne, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Cognac: les principaux exportateurs échappent aux taxes chinoises en augmentant leurs prix

Pékin a conclu son enquête antidumping sur les eaux-de-vie de vin européennes, essentiellement le cognac, en introduisant des droits de douane auxquels échappent une trentaine de producteurs, dont les grandes maisons exportatrices, via un régime de prix négociés plus favorable.La Chine, deuxième marché de la filière derrière les États-Unis, avait ouvert cette enquête début 2024 en riposte à une procédure européenne visant les subventions d’État dont bénéficient les véhicules électriques chinois.Pékin avait menacé d’introduire des droits de douane allant jusqu’à 39% et imposait aux producteurs de cognac, depuis l’automne, de verser une caution bancaire auprès des douanes chinoises.Ces mesures ont porté un coup sévère à la filière qui représente 72.000 emplois en France, dépend à 98% de l’export – menacé également par l’hypothèse de surtaxes américaines – et affirmait perdre 50 millions d’euros par mois.”L’autorité chargée de l’enquête a conclu qu’il y avait dumping sur le brandy importé de l’UE”, a annoncé vendredi le ministère chinois du Commerce, évoquant un “préjudice substantiel” pour le secteur chinois.Mais il a publié parallèlement une liste de 34 entreprises avec lesquelles il s’est entendu sur de nouveaux tarifs, ce régime se substituant aux droits de douane.Ce résultat, obtenu après des mois d’efforts diplomatiques, constitue “une étape positive pour mettre un terme à ce contentieux qui menaçait nos exportations”, a salué le président Emmanuel Macron en promettant de continuer le dialogue avec Pékin pour soutenir la filière.- “Moins défavorable” -Sont concernés, à titre individuel, les trois principaux exportateurs de cognac – Hennessy (groupe LVMH), Martell (Pernod Ricard) et Rémy Martin (Rémy Cointreau) – ainsi que 24 producteurs de cognac et 7 d’armagnac ayant négocié un accord collectif via le Bureau national interprofessionnel du cognac.Selon le BNIC, les hausses de prix concédées sont “moins défavorables” que les taxes envisagées initialement par la Chine. L’interprofession n’a pas détaillé ces augmentations, qui varient selon les produits, mais elles pénaliseraient environ deux fois moins la filière selon une source proche du dossier.Rémy Cointreau et Pernod Ricard ont assuré que les tarifs négociés ne constituaient “en aucun cas” une reconnaissance de leur part de pratiques commerciales relevant du dumping.Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s’est félicité d’un “très large champ d’exemptions” aux droits de douane “pour de nombreux acteurs de la filière du cognac et de l’armagnac”.Il a pointé cependant “plusieurs points importants non résolus”, dont l’exclusion de certains acteurs de l’accord sur les prix – ils seront soumis à des taxes supérieures à 30% à compter de samedi.Selon le BNIC, manque aussi à l’appel la réouverture du marché duty free, dont le cognac est exclu depuis décembre et qui représente traditionnellement près de 20% de ses ventes en Chine.M. Barrot a affirmé que Paris restait mobilisé “pour parvenir à une solution définitive”, avant de recevoir dans l’après-midi au Quai d’Orsay son homologue chinois Wang Yi.- Tensions – Le chef de la diplomatie chinoise, qui sera reçu ensuite à l’Élysée par Emmanuel Macron, a enchaîné les entretiens tendus avec ses homologues lors d’une tournée en Europe cette semaine.L’Union européenne (UE) a regretté pour sa part la décision de Pékin “d’instituer des mesures antidumping définitives sur les importations en Chine de brandy européen”.Ces menaces s’inscrivent “dans une tendance inquiétante de la Chine à abuser des instruments de protection en matière commerciale, en ouvrant et menant des enquêtes sur la base d’allégations douteuses et de preuves insuffisantes”, a déclaré devant la presse un porte-parole à Bruxelles.Selon lui, la Commission européenne va étudier ces mesures et décidera des prochaines étapes afin de protéger l’industrie et les intérêts économiques européens.La Chine et l’UE doivent tenir un sommet ce mois-ci à Pékin pour marquer le 50e anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques.Selon le média Bloomberg News, citant des sources anonymes, les autorités chinoises envisagent d’annuler la deuxième journée du sommet, signe de tensions entre Bruxelles et Pékin.Plusieurs dossiers épineux ont terni leurs relations ces dernières mois, dont le soutien de Pékin à son allié russe et les questions commerciales.

Cognac: les principaux exportateurs échappent aux taxes chinoises en augmentant leurs prix

Pékin a conclu son enquête antidumping sur les eaux-de-vie de vin européennes, essentiellement le cognac, en introduisant des droits de douane auxquels échappent une trentaine de producteurs, dont les grandes maisons exportatrices, via un régime de prix négociés plus favorable.La Chine, deuxième marché de la filière derrière les États-Unis, avait ouvert cette enquête début 2024 en riposte à une procédure européenne visant les subventions d’État dont bénéficient les véhicules électriques chinois.Pékin avait menacé d’introduire des droits de douane allant jusqu’à 39% et imposait aux producteurs de cognac, depuis l’automne, de verser une caution bancaire auprès des douanes chinoises.Ces mesures ont porté un coup sévère à la filière qui représente 72.000 emplois en France, dépend à 98% de l’export – menacé également par l’hypothèse de surtaxes américaines – et affirmait perdre 50 millions d’euros par mois.”L’autorité chargée de l’enquête a conclu qu’il y avait dumping sur le brandy importé de l’UE”, a annoncé vendredi le ministère chinois du Commerce, évoquant un “préjudice substantiel” pour le secteur chinois.Mais il a publié parallèlement une liste de 34 entreprises avec lesquelles il s’est entendu sur de nouveaux tarifs, ce régime se substituant aux droits de douane.Ce résultat, obtenu après des mois d’efforts diplomatiques, constitue “une étape positive pour mettre un terme à ce contentieux qui menaçait nos exportations”, a salué le président Emmanuel Macron en promettant de continuer le dialogue avec Pékin pour soutenir la filière.- “Moins défavorable” -Sont concernés, à titre individuel, les trois principaux exportateurs de cognac – Hennessy (groupe LVMH), Martell (Pernod Ricard) et Rémy Martin (Rémy Cointreau) – ainsi que 24 producteurs de cognac et 7 d’armagnac ayant négocié un accord collectif via le Bureau national interprofessionnel du cognac.Selon le BNIC, les hausses de prix concédées sont “moins défavorables” que les taxes envisagées initialement par la Chine. L’interprofession n’a pas détaillé ces augmentations, qui varient selon les produits, mais elles pénaliseraient environ deux fois moins la filière selon une source proche du dossier.Rémy Cointreau et Pernod Ricard ont assuré que les tarifs négociés ne constituaient “en aucun cas” une reconnaissance de leur part de pratiques commerciales relevant du dumping.Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s’est félicité d’un “très large champ d’exemptions” aux droits de douane “pour de nombreux acteurs de la filière du cognac et de l’armagnac”.Il a pointé cependant “plusieurs points importants non résolus”, dont l’exclusion de certains acteurs de l’accord sur les prix – ils seront soumis à des taxes supérieures à 30% à compter de samedi.Selon le BNIC, manque aussi à l’appel la réouverture du marché duty free, dont le cognac est exclu depuis décembre et qui représente traditionnellement près de 20% de ses ventes en Chine.M. Barrot a affirmé que Paris restait mobilisé “pour parvenir à une solution définitive”, avant de recevoir dans l’après-midi au Quai d’Orsay son homologue chinois Wang Yi.- Tensions – Le chef de la diplomatie chinoise, qui sera reçu ensuite à l’Élysée par Emmanuel Macron, a enchaîné les entretiens tendus avec ses homologues lors d’une tournée en Europe cette semaine.L’Union européenne (UE) a regretté pour sa part la décision de Pékin “d’instituer des mesures antidumping définitives sur les importations en Chine de brandy européen”.Ces menaces s’inscrivent “dans une tendance inquiétante de la Chine à abuser des instruments de protection en matière commerciale, en ouvrant et menant des enquêtes sur la base d’allégations douteuses et de preuves insuffisantes”, a déclaré devant la presse un porte-parole à Bruxelles.Selon lui, la Commission européenne va étudier ces mesures et décidera des prochaines étapes afin de protéger l’industrie et les intérêts économiques européens.La Chine et l’UE doivent tenir un sommet ce mois-ci à Pékin pour marquer le 50e anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques.Selon le média Bloomberg News, citant des sources anonymes, les autorités chinoises envisagent d’annuler la deuxième journée du sommet, signe de tensions entre Bruxelles et Pékin.Plusieurs dossiers épineux ont terni leurs relations ces dernières mois, dont le soutien de Pékin à son allié russe et les questions commerciales.

Plus de 40 blessés dans l’explosion d’une station-essence à Rome, entendue à travers toute la ville

Quarante-cinq personnes ont été blessées vendredi dans l’explosion d’une station-essence à Rome, entendue à travers toute la ville et due a priori à une fuite de gaz au moment où un camion-citerne ravitaillait la station.L’explosion, survenue en début de matinée, a fait trembler les fenêtres de nombreux immeubles de la capitale italienne. “J’ai vu les effets dévastateurs d’une explosion très puissante qui a causé des dégâts très importants non seulement dans la station-service, mais aussi tout autour, faisant exploser des vitres… endommageant même une école située à proximité”, a déclaré sur place le maire de Rome, Roberto Gualtieri. “Selon les pompiers, tout est parti d’une fuite de gaz”, a-t-il ajouté.L’incendie a été déclenché a priori par la fuite de gaz au moment où un camion-citerne ravitaillait la station-essence. “C’est comme si une bombe avait explosé”, a décrit à l’AFP Ennio Acquilino, directeur régional des pompiers.Alors que la station-essence était ravitaillée en gaz de pétrole liquéfié (GPL), le carburant a subi une “Bleve” (de l’anglais “boiling liquid expanding vapor explosion”), c’est-à-dire une transformation rapide de l’état liquide à l’état gazeux, entraînant l’explosion, a précisé M. Acquilino.Le parquet de Rome et les pompiers doivent cependant encore mener une enquête pour établir avec précision les causes de l’accident.- Brûlures et fumée -Les forces de l’ordre ont extrait une personne d’une voiture en feu, a déclaré à l’AFP le commandant de la gendarmerie Andrea Quattrocchi. Et le toit d’une ambulance a volé sur plusieurs mètres suite à l’explosion, d’après des témoignages recueillis sur place.Parmi les blessés figurent 24 personnes civiles de la zone ainsi que 21 parmi les secouristes, dont 12 membres des forces de l’ordre et six pompiers.Deux personnes ont été hospitalisés pour brûlures et inhalation de fumée. Leur pronostic vital est engagé, a rapporté l’agence italienne AGI.De nombreuses vidéos circulant sur internet montrent de grandes flammes sur fond de détonations à la pompe à essence et une colonne de fumée noire et épaisse s’élever dans le ciel au dessus de la périphérie est de la ville.”J’ai d’abord pensé à un attentat”, a décrit à l’AFP Antonio Palomba qui a senti la pression de la détonation sur les vitres de son fourgon, a proximité de la station.”L’explosion a été vraiment très forte, j’ai senti ma peau brûler”, a déclaré à l’AFP Michele Secu, 23 ans, qui travaille dans un centre sportif situé à proximité du lieu de l’explosion.Fabio Balzani, le directeur de ce centre, qui a dû être évacué, a déclaré que si l’incendie s’était produit quelques minutes plus tard, les conséquences auraient pu être désastreuses. “S’il s’était déclaré à 08H30 ou plus tard, cela aurait été un massacre, une catastrophe”, a-t-il déclaré à l’AFP, précisant qu’une soixantaine d’enfants étaient attendus pour un camp d’été dans le centre et qu’environ 120 personnes avaient réservé la piscine ce matin-là.Les larmes aux yeux, il a décrit la zone touchée, dont son centre sportif, comme un “champ de bataille”. La police a bouclé le quartier pour permettre aux pompiers de travailler et elle a également évacué deux bâtiments qui étaient les plus proches de l’explosion.”Je suis avec attention les conséquences de l’explosion de ce matin”, a écrit sur X la cheffe du gouvernement Giorgia Meloni, assurant être en contact avec toutes les autorités impliquées, dont le maire de Rome.

Plus de 40 blessés dans l’explosion d’une station-essence à Rome, entendue à travers toute la ville

Quarante-cinq personnes ont été blessées vendredi dans l’explosion d’une station-essence à Rome, entendue à travers toute la ville et due a priori à une fuite de gaz au moment où un camion-citerne ravitaillait la station.L’explosion, survenue en début de matinée, a fait trembler les fenêtres de nombreux immeubles de la capitale italienne. “J’ai vu les effets dévastateurs d’une explosion très puissante qui a causé des dégâts très importants non seulement dans la station-service, mais aussi tout autour, faisant exploser des vitres… endommageant même une école située à proximité”, a déclaré sur place le maire de Rome, Roberto Gualtieri. “Selon les pompiers, tout est parti d’une fuite de gaz”, a-t-il ajouté.L’incendie a été déclenché a priori par la fuite de gaz au moment où un camion-citerne ravitaillait la station-essence. “C’est comme si une bombe avait explosé”, a décrit à l’AFP Ennio Acquilino, directeur régional des pompiers.Alors que la station-essence était ravitaillée en gaz de pétrole liquéfié (GPL), le carburant a subi une “Bleve” (de l’anglais “boiling liquid expanding vapor explosion”), c’est-à-dire une transformation rapide de l’état liquide à l’état gazeux, entraînant l’explosion, a précisé M. Acquilino.Le parquet de Rome et les pompiers doivent cependant encore mener une enquête pour établir avec précision les causes de l’accident.- Brûlures et fumée -Les forces de l’ordre ont extrait une personne d’une voiture en feu, a déclaré à l’AFP le commandant de la gendarmerie Andrea Quattrocchi. Et le toit d’une ambulance a volé sur plusieurs mètres suite à l’explosion, d’après des témoignages recueillis sur place.Parmi les blessés figurent 24 personnes civiles de la zone ainsi que 21 parmi les secouristes, dont 12 membres des forces de l’ordre et six pompiers.Deux personnes ont été hospitalisés pour brûlures et inhalation de fumée. Leur pronostic vital est engagé, a rapporté l’agence italienne AGI.De nombreuses vidéos circulant sur internet montrent de grandes flammes sur fond de détonations à la pompe à essence et une colonne de fumée noire et épaisse s’élever dans le ciel au dessus de la périphérie est de la ville.”J’ai d’abord pensé à un attentat”, a décrit à l’AFP Antonio Palomba qui a senti la pression de la détonation sur les vitres de son fourgon, a proximité de la station.”L’explosion a été vraiment très forte, j’ai senti ma peau brûler”, a déclaré à l’AFP Michele Secu, 23 ans, qui travaille dans un centre sportif situé à proximité du lieu de l’explosion.Fabio Balzani, le directeur de ce centre, qui a dû être évacué, a déclaré que si l’incendie s’était produit quelques minutes plus tard, les conséquences auraient pu être désastreuses. “S’il s’était déclaré à 08H30 ou plus tard, cela aurait été un massacre, une catastrophe”, a-t-il déclaré à l’AFP, précisant qu’une soixantaine d’enfants étaient attendus pour un camp d’été dans le centre et qu’environ 120 personnes avaient réservé la piscine ce matin-là.Les larmes aux yeux, il a décrit la zone touchée, dont son centre sportif, comme un “champ de bataille”. La police a bouclé le quartier pour permettre aux pompiers de travailler et elle a également évacué deux bâtiments qui étaient les plus proches de l’explosion.”Je suis avec attention les conséquences de l’explosion de ce matin”, a écrit sur X la cheffe du gouvernement Giorgia Meloni, assurant être en contact avec toutes les autorités impliquées, dont le maire de Rome.

Indonésie : les secouristes étendent les recherches après le naufrage d’un ferry

Des centaines de sauveteurs poursuivent et étendent les recherches vendredi après le naufrage mercredi soir d’un ferry au large de l’île indonésienne de Bali, qui a fait six morts et une trentaine de disparus.Le ferry avec 65 passagers et membres d’équipage avait appareillé mercredi de Banyuwangi, sur la côte orientale de Java, pour rejoindre le nord de l’île de Bali. Il a sombré peu avant minuit dans des conditions de mer difficiles, selon des témoins et des responsables des services de sauvetage.Selon le dernier bilan, six personnes ont trouvé la mort, 30 ont été secourues et 29 sont portées disparues.D’importants moyens ont été déployés vendredi pour mener des recherches en mer et par air, recherches qui ont été élargies le long des côtes de l’est de Java et de l’ouest de Bali, a déclaré vendredi aux journalistes Ribut Eko Suyatno, responsable des opérations de l’agence nationale de recherche et de sauvetage.Les secouristes ont indiqué une erreur dans les chiffres communiqués précédemment, deux survivants ayant été comptés comme une seule personne en raison d’identités similaires sur le manifeste du ferry.”30 personnes ont été mises en sécurité… 29 personnes sont toujours portées disparues” a confirmé M. Ribut.”L’unité de recherche et de sauvetage terrestre (…) nous demande de ratisser la plage de Ketapang (sur l’île de Java, ndlr) du nord au sud. Il en va de même pour Gilimanuk”, a-t-il déclaré. Vendredi à la mi-journée, les secours n’avaient repéré ni nouveau survivant ni nouvelle victime.- Traversée couramment effectuée -“Selon les communications que nous avons reçues, il n’y a toujours aucune (nouvelle) victime retrouvée suite aux recherches”, a déclaré vendredi Yudi, capitaine de l’un des navires de sauvetage et qui comme beaucoup d’Indonésiens ne porte qu’un seul nom, sur la chaîne de télévision Metro TV.Gilimanuk est une ville située à l’extrême nord-ouest de Bali, séparée de la grande île de Java par un étroit détroit.La traversée du port de Katapang, à l’est de Java vers le port de Gilimanuk, séparés d’environ 5 km, dure environ une heure, et est couramment effectuée par les habitants de la région.Plus de 300 sauveteurs ont été déployés vendredi pour poursuivre les recherches interrompues la veille au soir et ont repris vendredi à 08H00 locales (00H00 GMT), a indiqué l’agence de recherche et de sauvetage de Surabaya.Alors que le temps est pluvieux et nuageux, avec des vagues pouvant atteindre 1,30 mètre, un hélicoptère, deux navires de recherche et de sauvetage et quatre canots pneumatiques rigides ont été déployés. D’autres navires pourraient potentiellement participer aux opérations de recherche, selon la même source.Les recherches seront suspendues vendredi soir et reprendront samedi, a déclaré un agent des secours à l’AFP.Un garçon de trois ans, soit une sixième victime, a été retrouvé mort jeudi dans la soirée.- “J’ai demandé à Dieu de sauver ma femme” -“Je plaisantais avec ma femme. Et puis, le ferry a chaviré. L’accident est arrivé très vite”, a raconté à l’AFP jeudi soir, en larmes, Febriani, un homme de 27 ans.”J’ai demandé à Dieu de sauver ma femme. Finalement, (elle) est morte, mais j’ai survécu. J’ai sauté (du bateau) avec elle. J’ai réussi à me relever, mais ma femme a été emportée”, a-t-il ajouté.Les autorités n’ont pas précisé si des étrangers se trouvaient à bord.Des vagues de 2,5 mètres de haut accompagnées de “vents forts et d’un fort courant”, ont initialement perturbé les opérations de secours, avait expliqué Nanang Sigit, directeur de l’agence de sauvetage locale basée à Surabaya.Selon la liste des personnes embarquées, 53 passagers et 12 membres d’équipage étaient à bord, mais il n’est pas rare en Indonésie que le nombre réel de passagers diffère de la liste officielle.Quatre des survivants connus ont utilisé un canot de sauvetage du ferry et ont été retrouvés en mer tôt jeudi matin.Les accidents maritimes surviennent régulièrement en Indonésie, un vaste archipel d’environ 17.000 îles, en partie en raison de normes de sécurité laxistes.En mars, un bateau transportant 16 personnes a chaviré dans des conditions de mer agitée au large de la même île touristique de Bali. Une Australienne a trouvé la mort et au moins une autre personne a été blessée.

Cognac : la Chine exige une hausse des prix pour éviter des droits de douane

Pékin exigera à partir de samedi une augmentation des prix des brandys européens – le cognac essentiellement -, sans quoi elle imposera des taxes antidumping, ce que l’Union européenne a dit “regretter” vendredi.Pékin a débuté l’an dernier une enquête antidumping sur les importations de spiritueux européens cognac en tête, une riposte à la procédure européenne visant les subventions d’État chinoises dont bénéficient les véhicules électriques fabriqués en Chine.Dans la foulée, des restrictions avaient été imposées aux importateurs, tenus de déposer une caution auprès des douanes chinoises.Ces mesures ont porté un coup sévère à l’ensemble de la filière cognac française, qui affirme perdre 50 millions d’euros par mois.Après des mois de négociations, le ministère chinois du Commerce a publié vendredi une liste de 34 producteurs de brandys s’étant accordés sur une hausse des prix.Parmi eux, plusieurs producteurs de cognac, dont les principaux exportateurs comme Hennessy, Rémy Cointreau et Martell, qui vont donc échapper aux nouvelles taxes. Une issue “moins défavorable”, selon le Bureau national interprofessionnel du cognac (BNIC), qui ne chiffre pas ces tarifs négociés.Les autres producteurs, ou ceux qui ne gonfleront pas leurs prix, seront frappés de taxes allant de 27,7% à 24,9% à partir du 5 juillet, précise le communiqué du ministère. “L’autorité chargée de l’enquête a finalement conclu qu’il y avait dumping sur le brandy importé de l’UE”, affirme-t-il, ce qui porte un “préjudice substantiel à l’industrie chinoise du brandy”.- “Tendance inquiétante” -Le communiqué ne précise pas le montant des hausses de prix demandées. Mais la Fédération française des exportateurs de vins et spiritueux avait indiqué début juin que les négociations en cours portaient sur une augmentation de 12 à 16%. “L’UE regrette la décision de la Chine d’instituer des mesures antidumping définitives sur les importations en Chine de brandy européen”, a réagi devant la presse un porte-parole à Bruxelles. Ces menaces “s’inscrivent également dans une tendance inquiétante de la Chine à abuser des instruments de protection en matière commerciale, en ouvrant et menant des enquêtes sur la base d’allégations douteuses et de preuves insuffisantes”, a-t-il ajouté. La Commission européenne va maintenant étudier ces mesures et décidera des prochaines étapes afin de protéger l’industrie européenne et les intérêts économiques européens, a-t-il encore souligné.La France a multiplié les efforts ces derniers mois pour faire lever l’intégralité de ces restrictions, les jugeant injustifiées.La présidente de l’Assemblée nationale française Yaël Braun-Pivet, en visite en Chine la semaine dernière, avait dit espérer une levée “dans les jours qui viennent” de l’ensemble des restrictions chinoises ciblant le cognac et l’armagnac.- Contexte de tensions -Ce coup de semonce intervient alors que le chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi, a enchaîné les entretiens tendus avec ses homologues lors d’une tournée en Europe cette semaine.Le sujet sera probablement au coeur des discussions entre Wang Yi et son homologue français, Jean-Noël Barrot, ainsi qu’avec le président français Emmanuel Macron, prévues vendredi après-midi à Paris.La deuxième économie mondiale est un marché majeur pour le cognac français, avec des exportations atteignant 1,4 milliard d’euros par an. Mais les choses se sont envenimées lorsque l’UE a imposé en octobre dernier des taxes supplémentaires à l’importation pouvant aller jusqu’à 35% sur les véhicules électriques chinois.Pékin a ensuite déposé une plainte auprès de l’Organisation mondiale du commerce, qui a indiqué en avril qu’elle mettrait en place un groupe d’experts pour évaluer la décision européenne.La Chine et l’UE doivent tenir un sommet ce mois-ci à Pékin pour marquer le 50e anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques.Selon le média Bloomberg News, citant des sources anonymes, les autorités chinoises envisagent d’annuler la deuxième journée du sommet, signe de tensions entre Bruxelles et Pékin. Plusieurs dossiers épineux ont terni leurs relations ces dernières mois, dont le soutien de Pékin à son allié russe et les questions commerciales.La Chine mène “des cyber-attaques, interfère dans nos démocraties et pratique un commerce déloyal. Ces actions nuisent à la sécurité et à l’emploi en Europe”, a affirmé mercredi Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie européenne.