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Vendu à 8,6 millions d’euros, le premier Birkin devient le sac le plus cher au monde

C’est le sac le plus cher au monde vendu aux enchères: le premier Birkin d’Hermès, conçu spécialement pour Jane Birkin en 1984, s’est envolé jeudi à près de 8,6 millions d’euros à Paris.Ce grand fourre-tout en cuir noir a été adjugé 7 millions d’euros à un acheteur japonais, soit 8,58 millions d’euros frais inclus, selon un communiqué de la maison d’enchères Sotheby’s. Il devient ainsi le sac à main le plus cher jamais vendu aux enchères dans le monde et le deuxième objet de mode le plus précieux vendu aux enchères, derrière les souliers rouges du “Magicien d’Oz”, vendus 32,5 millions de dollars (27,8 millions d’euros) en 2024.Jusqu’à présent, le sac le plus cher jamais vendu aux enchères était un Kelly Hermès en crocodile, serti de diamants et rehaussé d’or blanc, adjugé à plus de 513.000 dollars (438.000 euros) en novembre 2021 par Christie’s.Cette vente “marque un tournant dans l’histoire de la mode et plus largement du luxe. C’est une démonstration éclatante de la puissance d’une légende et de sa capacité à enflammer les passions et désirs des collectionneurs en quête de pièces exceptionnelles avec une provenance unique, désireux de posséder l’origine même d’un mythe”, a déclaré Morgane Halimi, responsable mondiale des sacs à main et de la mode de la maison d’enchères.Mis à prix à 1 million d’euros, le sac a déclenché une “bataille d’enchères électrisante” pendant 10 minutes entre neuf collectionneurs par téléphone, en ligne et dans la salle, rapporte Sotheby’s.Cet événement a également suscité la colère des défenseurs des animaux. Lors de la vente, une militante de l’association Peta a brandi devant la salle des ventes une fausse tête de vache ensanglantée, accompagnée d’une pancarte en forme de sac proclamant “voici le reste de votre Birkin”.Une action pour rappeler “que pour chaque accessoire en cuir, un animal sensible a été exploité et tué dans la violence et la terreur”, selon un communiqué de l’association.- Adapté aux mamans -Ce premier Birkin avait été vendu une première fois par Jane Birkin lors d’une vente aux enchères en 1994, dont les bénéfices avaient été reversés à une association caritative de lutte contre le sida. Il était jusqu’à ce jeudi la propriété de Catherine Benier, fondatrice de la boutique vintage de luxe “Les 3 marches” à Paris, qui l’avait acheté aux enchères en 2000.”Je suis stupéfaite (…) mais avant tout profondément émue par la ferveur avec laquelle d’autres collectionneurs ont tenté d’acquérir ce sac qu’ils désiraient manifestement au-delà des mots”, a-t-elle commenté. Ce “prototype historique réalisé à la main”, gravé des initiales J.B., se distingue par plusieurs particularités qui en font une pièce unique, notamment sa taille, ses anneaux métalliques fermés, sa bandoulière non-détachable ou encore la présence d’un coupe-ongles intégré. Des traces d’autocollants sont aussi visibles sur le cuir patiné.Icône de mode au look effortless chic (presque sans effort, ndlr), Jane Birkin privilégiait le côté pratique des choses. Lors d’un vol Paris-Londres, la chanteuse et actrice anglaise, décédée en 2023, se plaint à son voisin de siège de ne pas trouver un sac adapté à ses besoins de jeune maman.Ce dernier n’est autre que Jean-Louis Dumas, gérant d’Hermès de l’époque. Un fourre-tout avec un espace dédié aux biberons voit ainsi le jour en 1984 et porte le nom Birkin. Quarante ans plus tard, ce sac à main en cuir est devenu le produit emblématique du sellier-maroquinier et l’un des sacs les plus célèbres et les plus chers au monde. Produit en très petite quantité, il cultive une image d’exclusivité, avec un prix pouvant varier grandement, de quelques milliers d’euros pour les modèles les plus simples, jusqu’à plusieurs centaines de milliers d’euros pour les plus luxueux.

Ferrero va croquer les céréales WK Kellogg pour grossir aux Etats-Unis

Le géant italien de l’agroalimentaire Ferrero (Kinder, Nutella, Crunch, etc.) va engloutir le groupe américain WK Kellogg, spécialiste des céréales pour petit-déjeuner (Corn Flakes, Froot Loops, Rice Krispies, All-Bran, etc.) pour accélérer sa croissance en Amérique du Nord.Les deux groupes ont annoncé jeudi matin, dans un communiqué commun, cette opération à 3,1 milliards de dollars …

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Ferrero va croquer les céréales WK Kellogg pour grossir aux Etats-Unis

Le géant italien de l’agroalimentaire Ferrero (Kinder, Nutella, Crunch, etc.) va engloutir le groupe américain WK Kellogg, spécialiste des céréales pour petit-déjeuner (Corn Flakes, Froot Loops, Rice Krispies, All-Bran, etc.) pour accélérer sa croissance en Amérique du Nord.Les deux groupes ont annoncé jeudi matin, dans un communiqué commun, cette opération à 3,1 milliards de dollars (dette comprise), qui sera entièrement financée en liquide.En vertu de leur accord définitif, Ferrero va payer 23 dollars par action de WK Kellogg, ce qui représente une prime de 31% par rapport au cours de clôture du groupe américain mercredi à Wall Street, et de 40% sur le cours moyen des trente derniers jours.”Cette acquisition soutient l’expansion du portefeuille de Ferrero et sa croissance en Amérique du Nord en y ajoutant les marques de céréales emblématiques et hautement complémentaires de WK Kellogg”, relève le communiqué.La transaction inclut l’appareil de production ainsi que les activités de marketing et de distribution aux Etats-Unis, au Canada et dans les Caraïbes, afin de permettre à Ferrero “de servir les consommateurs pour davantage d’occasions tout au long de la journée”.L’opération, approuvée à l’unanimité par les conseils d’administration des deux entreprises, devrait être finalisée au second semestre. Elle nécessite l’approbation des actionnaires de WK Kellogg et des autorités réglementaires.Le groupe américain deviendra alors une filiale à part entière de Ferrero, qui détient plusieurs marques de confiserie, dont la célèbre Tic Tac, ainsi que les rochers sphériques en chocolat appréciés des soirées de l’ambassadeur, si on en croit les incontournables spots publicitaires depuis la fin des années 1980.La ville de Battle Creek (Michigan), siège de WK Kellogg, deviendra celui de Ferrero North America.Des actionnaires représentant 21,7% du capital de WK Kellogg se sont déjà engagés à voter en faveur du rachat.- Gourmandise américaine -Le Wall Street Journal avait défloré l’annonce mercredi en fin d’après-midi en affirmant que Ferrero était “proche de la finalisation d’une transaction d’environ trois milliards de dollars” pour racheter WK Kellogg.”L’objectif de Ferrero est de grossir aux Etats-Unis par le biais d’acquisitions, après avoir déjà acheté les activités de confiserie américaines (du groupe suisse) Nestlé” pour 2,8 milliards de dollars en 2018, avait relevé le journal.L’action de WK Kellogg, dont les origines remontent à près de 120 ans, s’était envolée de près de 50% dans les échanges électroniques après la fermeture mercredi de la Bourse de New York.Ferrero, créé en 1946 dans la ville piémontaise d’Alba (nord de l’Italie) et entré sur le marché américain en 1969, emploie actuellement plus de 14.000 personnes dans vingt-deux usines et onze bureaux en Amérique du Nord.Le groupe, dont le chiffre d’affaires a atteint 18,4 milliards d’euros pour son exercice fiscal décalé 2024 (+8,9% sur un an), compte plus de 61.000 employés dans le monde.En accompagnement de cette transaction, WK Kellogg a donné quelques éléments préliminaires sur ses résultats du deuxième trimestre, qui doivent être publiés à une date non précisée à ce stade. Son chiffre d’affaires devrait se situer entre 610 et 615 millions de dollars, contre 672 millions un an plus tôt, et son bénéfice d’exploitation proforma entre 43 et 48 millions (78 millions un an plus tôt).En juin 2021, le géant du petit-déjeuner Kellogg avait dévoilé son intention de se diviser en trois sociétés distinctes et indépendantes, mais il avait opté, au final, pour deux sociétés seulement: WK Kellogg (céréales) et Kellanova (snacks), qui sont nés en octobre 2023.Cette scission prenait acte du ralentissement du marché des céréales, en décroissance depuis une dizaine d’années.Selon les spécialistes, les consommateurs se tournent davantage vers les snacks prêts à emporter. Par ailleurs, souvent accusées d’être trop sucrées et riches en additifs, les céréales ont vu leur image se détériorer.Kellanova – chips Pringles, snacks de marque Kellogg’s (Eggo, Nutrigain, Rice Krispies Treats…), Cheez-It, Carr’s – fait actuellement l’objet d’une tentative de rachat par son compatriote Mars pour 36 milliards de dollars, annoncée en août 2024.Mars comptait finaliser l’acquisition au premier semestre 2025, mais la Commission européenne, craignant des hausses de prix pour les consommateurs dans un contexte de forte inflation alimentaire, a ouvert une enquête le 25 juin.Le groupe Mars (Twix, Snickers, M&M’s mais aussi les aliments pour animaux Whiskas et Royal Canin) ambitionne de se diversifier dans les snacks salés.

Athlètes hyperandrogènes: “résultat positif” mais le “combat n’est pas terminé”

La Sud-africaine Caster Semenya a salué jeudi “un résultat positif” dans la décision de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), qui a reconnu qu’elle n’avait pas eu droit à un procès équitable sans toutefois trancher la question centrale du traitement hormonal imposé à cette athlète hyperandrogène.Si elle a condamné la Suisse pour violation du droit à un procès équitable, la Cour a en revanche déclaré irrecevables les griefs de Caster Semenya qui s’estimait victime de discrimination.La Grande chambre, sorte d’instance d’appel de la CEDH, estime en effet que l’athlète de 34 ans ne relevait pas de la juridiction de la Suisse en ce qui concerne ce grief.La Sud-Africaine a néanmoins salué un “résultat positif”, qui rappelle qu’il faut “protéger les athlètes”.- “Combat pas terminé”-“Le combat n’est pas terminé”, “tant qu’il y a de l’injustice, nous nous battrons”, a prévenu l’athlète intersexe, présente à Strasbourg aux côtés de ses avocats qui vont maintenant examiner les suites éventuelles.De son côté, le ministère de la Justice helvète souligne que “la condamnation de la Suisse se limite à un seul point: le Tribunal fédéral aurait dû examiner plus en détail l’arrêt rendu par le Tribunal arbitral du sport”. L’Office fédéral de la justice (OFJ), qui représente le Gouvernement suisse devant la Cour, “va maintenant analyser en détail les motifs de l’arrêt et discuter des prochaines étapes avec les entités concernées”.Dans son arrêt de Grande chambre, la CEDH a rappelé que le respect du droit à un procès équitable, protégé par la Convention européenne des droits de l’homme, “exigeait un examen particulièrement rigoureux de sa cause”.Or la cour a estimé que cela n’a pas été le cas de l’examen opéré par le tribunal fédéral suisse saisi par Caster Semenya pour contester la sentence du TAS, qui est basé à Lausanne.La Suisse doit verser à Caster Semenya 80.000 euros pour frais et dépens.”La Grande Chambre n’est pas allée assez loin pour reconnaître toutes les violations dans cette affaire”, estime Seema Patel, experte en droit du sport et en discrimination liée au genre à la Nottingham Law School, “mais il y a au moins eu un avertissement pour le monde sportif que les droits de la Convention doivent être respectés”.- “Grand jour” -“Le jugement rendu aujourd’hui par la Cour confirme qu’à l’avenir, les athlètes et les sportifs ont droit à un examen rigoureux des affaires qui mettent en jeu leurs droits fondamentaux. Leur protection est essentielle. C’est un grand jour pour le sport et pour les athlètes du monde entier”, a commenté Schona Jolly, avocate de Caster Semenya.Double championne olympique (2012, 2016) et triple championne du monde (2009, 2011, 2017), la Sud-Africaine produit naturellement beaucoup d’hormones mâles (androgènes), susceptibles d’accroître la masse musculaire et d’améliorer les performances.Depuis 2018, World Athletics, la fédération internationale d’athlétisme, impose aux athlètes hyperandrogènes de faire baisser leur taux de testostérone par un traitement hormonal pour participer aux compétitions internationales dans la catégorie féminine. Ce que refuse Caster Semenya, privée ainsi de s’aligner en compétition sur sa distance fétiche.Le ministère sud-africain des Sports “continuera à travailler (…) pour obtenir justice par tous les moyens disponibles, y compris au sein des structures de World Athletics”, “tant que la lutte pour (tes) droits corporels se poursuit”, a-t-il indiqué dans un communiqué.Pour Antoine Duval, chercheur en droit international du sport à la Haye, l’arrêt constitue “un encouragement aux athlètes intersexes qui sont affectés par ces règles à porter l’affaire devant le TAS et à relancer le débat”.Révélée au grand public aux Mondiaux de 2009 à Berlin, Caster Semenya y avait remporté la médaille d’or du 800 m mais son apparence physique et sa voix grave avaient suscité débats et spéculations. L’athlète avait été interdite de compétition pendant onze mois et contrainte de subir des tests médicaux aux résultats restés secrets, avant d’être autorisée de nouveau à courir en juillet 2010.Mais en 2018, le règlement de World Athletics a changé la donne.Ce règlement a été validé l’année suivante par le Tribunal arbitral du sport, basé en Suisse, puis confirmé par le Tribunal fédéral de Lausanne.Les recours de l’athlète sud-africaine contre ces deux décisions ont été rejetés mais elle a obtenu gain de cause devant la CEDH le 11 juillet 2023. La cour avait estimé qu’elle avait été victime de discrimination et d’une violation de sa vie privée.Cependant, les autorités helvètes, appuyées par World Athletics, avaient saisi la Grande chambre de la CEDH, qui s’est prononcée jeudi et dont les décisions sont définitives.

Tour de France: Ben Healy remporte la 6e étape à Vire, Van der Poel retrouve le jaune

Auteur d’un grand numéro, l’Irlandais Ben Healy a remporté en solitaire la sixième étape du Tour de France jeudi à Vire où Tadej Pogacar a abandonné le maillot jaune à Mathieu van der Poel pour une seconde.Habitué aux chevauchées romantiques, une obligation selon lui tellement il se dit “nul au sprint”, Healy a semé ses sept compagnons d’échappée à 42 km de l’arrivée pour aller récolter, à 24 ans, le plus beau succès de sa carrière.Le puncheur d’EF Education, qui avait levé les bras il y a deux ans sur le Giro après déjà après un raid solitaire, s’est imposé avec près de trois minutes d’avance sur le champion des États-Unis Quinn Simmons et le Suisse Michael Storer.Un peu plus loin, Mathieu van der Poel, qui avait lui aussi pris place dans l’échappée avec Simon Yates, Will Barta, Harold Tejada et Eddie Dunbar, en a profité pour reprendre le maillot jaune à la veille de l’arrivée à Mûr-de-Bretagne où il s’était imposé en 2021.Mais ça a été très juste parce que le Néerlandais a craqué dans les derniers kilomètres sous une chaleur estivale et a vu le peloton des favoris, qui avaient décidé de laisser filer l’échappée, se rapprocher dangereusement.Au final, Van der Poel reprend le maillot jaune, qu’il avait déjà endossé après sa victoire lors de la deuxième étape dimanche, pour une seconde, à Pogacar.Remco Evenpoel est troisième au général à 43 secondes, Kévin Vauquelin quatrième à une minute et Jonas Vingegaard cinquième à 1:14.Pogacar, resté bien au chaud dans le peloton, ne s’en plaindra pas parce que céder le maillot jaune lui évite de s’astreindre au lourd protocole des podiums, d’autant qu’il a aussi réussi à se débarrasser aussi de ses autres maillots distinctifs, le vert et celui à pois.Healy, petit gabarit véloce, a vécu la plus belle journée de sa vie sur un vélo pour soulager son équipe privée de son leader Richard Carapaz juste avant le départ du Tour.”J’ai grandi en regardant le Tour à la télévision en rêvant d’y participer un jour, alors gagner une étape est juste incroyable”, a déclaré Healy qui a grandi à Birmingham où son père, féru de cyclisme, l’a mis sur un vélo.”J’ai tellement travaillé pour ça, pas seulement cette année, mais depuis toujours. Ce sont des heures de sacrifices qui paient enfin”, a ajouté l’Irlandais qui avait “coché cette étape dès la parution du parcours”.

Dix personnes secourues après l’attaque meurtrière d’un navire en mer Rouge

Dix personnes ont été secourues après l’attaque d’un navire en mer Rouge par les rebelles houthis du Yémen, tandis que trois autres ont été tuées et douze sont toujours portées disparues, selon la mission européenne Aspides déployée dans la zone. Cette attaque, l’une des plus meurtrières menées par les Houthis contre la marine marchande, marque une escalade dans cette zone maritime essentielle pour le commerce mondial, menaçant une trêve conclue en mai avec les Etats-Unis censée préserver la liberté de navigation.  Après plusieurs mois d’accalmie, les Houthis ont attaqué le navire Magic Seas dimanche, dont l’équipage a été évacué par la marine émiratie, puis l’Eternity C lundi et mardi, coulant les deux bâtiments.Trois membres d’équipage philippins et un membre grec de l’équipe de sécurité à bord du Eternity C ont été récupérés en mer dans la nuit, “portant le nombre total de personnes secourues à 10”, a indiqué jeudi la mission navale de l’Union européenne sur X.Au total, 25 personnes se trouvaient à bord de ce vraquier battant pavillon libérien. Mardi, Aspides avait déclaré à l’AFP que trois personnes avaient été tuées et au moins deux blessées, parmi lesquelles un électricien russe qui a perdu une jambe, lors de l’attaque menée par les rebelles yéménites. Le sort des autres membres de l’équipage reste incertain. Mercredi, les Houthis ont affirmé avoir “secouru” un nombre indéterminé de personnes à bord du navire et les avoir emmenés dans un ” lieu sûr”. L’ambassade des Etats-Unis au Yémen les a accusés d’avoir enlevé les survivants.Les insurgés ont également diffusé une vidéo montrant une puissante explosion sur le pont du cargo, qui a ensuite coulé. – “Profonde inquiétude” -Depuis fin 2023, les Houthis ont attaqué des dizaines de navires qu’ils estiment liés à Israël, affirmant agir par solidarité avec les Palestiniens de la bande de Gaza, en proie aux bombardements israéliens depuis le début de la guerre le 7 octobre 2023.Ces attaques ont contraint de nombreux armateurs à éviter la mer Rouge, par où transite 12% du commerce mondial, d’après la Chambre internationale de la marine marchande (ICS).Les Houthis, qui contrôlent la capitale Sanaa et de larges pans du Yémen, en proie à une guerre civile depuis 2014, avaient interrompu leurs attaques maritimes cette année après un cessez-le-feu à Gaza conclu en janvier et qui a pris fin deux mois plus tard.En mai, ces rebelles proches de l’Iran avaient averti qu’ils continueraient à s’en prendre aux navires israéliens ou liés à Israël, malgré une trêve avec les Etats-Unis qui a mis fin à des semaines de bombardements américains des cibles rebelles au Yémen. Leur chef, Abdel Malek al-Houthi, a répété jeudi que ces opérations se poursuivront “tant que l’agression et le siège de Gaza perdureront”, en affirmant que les navires visés appartiennent à des compagnies “violant l’interdiction” de se rendre en Israël. Selon le Centre conjoint d’information maritime, géré par une coalition navale occidentale, le Magic Seas et l’Eternity C ont probablement été attaqués “en raison de précédents passages dans des ports israéliens ou de liens entre leurs propriétaires ou gestionnaires et d’autres navires ayant fréquenté Israël”. L’émissaire de l’ONU pour le Yémen, Hans Grundberg, a fait part de sa “profonde inquiétude”, en déplorant des “pertes civiles, des blessés, ainsi qu’un risque potentiel de dommages environnementaux”.L’attaque contre l’Eternity C est la plus meurtrière depuis l’attaque de missile contre le navire marchand True Confidence en mars de l’année dernière, qui avait fait trois morts.  Les Houthis ont également capturé le Galaxy Leader en novembre 2023 et coulé le Rubymar, qui transportait 21.000 tonnes d’engrais, en février 2024.

Dix personnes secourues après l’attaque meurtrière d’un navire en mer Rouge

Dix personnes ont été secourues après l’attaque d’un navire en mer Rouge par les rebelles houthis du Yémen, tandis que trois autres ont été tuées et douze sont toujours portées disparues, selon la mission européenne Aspides déployée dans la zone. Cette attaque, l’une des plus meurtrières menées par les Houthis contre la marine marchande, marque une escalade dans cette zone maritime essentielle pour le commerce mondial, menaçant une trêve conclue en mai avec les Etats-Unis censée préserver la liberté de navigation.  Après plusieurs mois d’accalmie, les Houthis ont attaqué le navire Magic Seas dimanche, dont l’équipage a été évacué par la marine émiratie, puis l’Eternity C lundi et mardi, coulant les deux bâtiments.Trois membres d’équipage philippins et un membre grec de l’équipe de sécurité à bord du Eternity C ont été récupérés en mer dans la nuit, “portant le nombre total de personnes secourues à 10”, a indiqué jeudi la mission navale de l’Union européenne sur X.Au total, 25 personnes se trouvaient à bord de ce vraquier battant pavillon libérien. Mardi, Aspides avait déclaré à l’AFP que trois personnes avaient été tuées et au moins deux blessées, parmi lesquelles un électricien russe qui a perdu une jambe, lors de l’attaque menée par les rebelles yéménites. Le sort des autres membres de l’équipage reste incertain. Mercredi, les Houthis ont affirmé avoir “secouru” un nombre indéterminé de personnes à bord du navire et les avoir emmenés dans un ” lieu sûr”. L’ambassade des Etats-Unis au Yémen les a accusés d’avoir enlevé les survivants.Les insurgés ont également diffusé une vidéo montrant une puissante explosion sur le pont du cargo, qui a ensuite coulé. – “Profonde inquiétude” -Depuis fin 2023, les Houthis ont attaqué des dizaines de navires qu’ils estiment liés à Israël, affirmant agir par solidarité avec les Palestiniens de la bande de Gaza, en proie aux bombardements israéliens depuis le début de la guerre le 7 octobre 2023.Ces attaques ont contraint de nombreux armateurs à éviter la mer Rouge, par où transite 12% du commerce mondial, d’après la Chambre internationale de la marine marchande (ICS).Les Houthis, qui contrôlent la capitale Sanaa et de larges pans du Yémen, en proie à une guerre civile depuis 2014, avaient interrompu leurs attaques maritimes cette année après un cessez-le-feu à Gaza conclu en janvier et qui a pris fin deux mois plus tard.En mai, ces rebelles proches de l’Iran avaient averti qu’ils continueraient à s’en prendre aux navires israéliens ou liés à Israël, malgré une trêve avec les Etats-Unis qui a mis fin à des semaines de bombardements américains des cibles rebelles au Yémen. Leur chef, Abdel Malek al-Houthi, a répété jeudi que ces opérations se poursuivront “tant que l’agression et le siège de Gaza perdureront”, en affirmant que les navires visés appartiennent à des compagnies “violant l’interdiction” de se rendre en Israël. Selon le Centre conjoint d’information maritime, géré par une coalition navale occidentale, le Magic Seas et l’Eternity C ont probablement été attaqués “en raison de précédents passages dans des ports israéliens ou de liens entre leurs propriétaires ou gestionnaires et d’autres navires ayant fréquenté Israël”. L’émissaire de l’ONU pour le Yémen, Hans Grundberg, a fait part de sa “profonde inquiétude”, en déplorant des “pertes civiles, des blessés, ainsi qu’un risque potentiel de dommages environnementaux”.L’attaque contre l’Eternity C est la plus meurtrière depuis l’attaque de missile contre le navire marchand True Confidence en mars de l’année dernière, qui avait fait trois morts.  Les Houthis ont également capturé le Galaxy Leader en novembre 2023 et coulé le Rubymar, qui transportait 21.000 tonnes d’engrais, en février 2024.

Dix personnes secourues après l’attaque meurtrière d’un navire en mer Rouge

Dix personnes ont été secourues après l’attaque d’un navire en mer Rouge par les rebelles houthis du Yémen, tandis que trois autres ont été tuées et douze sont toujours portées disparues, selon la mission européenne Aspides déployée dans la zone. Cette attaque, l’une des plus meurtrières menées par les Houthis contre la marine marchande, marque une …

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Rubio promet à l’Asie de “meilleurs” droits de douane qu’ailleurs

Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a assuré jeudi en Malaisie que les pays d’Asie du Sud-Est bénéficieront potentiellement de “meilleurs” droits de douane que le reste du monde, défendant la guerre commerciale menée par Donald Trump.Il s’exprimait devant la presse en marge des réunions des ministres des Affaires étrangères de l’Association des nations d’Asie …

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Rubio promet à l’Asie de “meilleurs” droits de douane qu’ailleurs

Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a assuré jeudi en Malaisie que les pays d’Asie du Sud-Est bénéficieront potentiellement de “meilleurs” droits de douane que le reste du monde, défendant la guerre commerciale menée par Donald Trump.Il s’exprimait devant la presse en marge des réunions des ministres des Affaires étrangères de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean), qui se tiennent jusqu’à vendredi à Kuala Lumpur, la capitale malaisienne.La visite de M. Rubio, sa première en Asie depuis sa prise de fonctions, coïncide avec les menaces adressées cette semaine par Donald Trump à une vingtaine de pays – notamment asiatiques. Faute d’accord avec Washington, ils seront visés dès début août par de fortes surtaxes punitives.”Je dirais qu’au final, de nombreux pays d’Asie du Sud-Est auront de meilleurs taux de droits de douane que ceux d’autres régions du monde”, a assuré jeudi Marco Rubio, sous-entendant que cela pourrait leur donner un avantage comparatif.”Mais les discussions se poursuivent. Il y en aura la semaine prochaine avec le Japon. Des échanges sont en cours avec pratiquement tous les pays représentés ici” lors de la réunion de l’Asean, a-t-il souligné. Donald Trump a annoncé lundi que les droits de douane suspendus en avril seraient rétablis à compter du 1er août – avec parfois des hausses encore plus marquées.- Pas d’abandon -Il a menacé cette semaine plus de 20 pays de surtaxes allant de 20 à 50%. Parmi les nations visées figurent certains des principaux alliés de Washington, comme le Japon et la Corée du Sud avec des droits de douane punitifs de 25%.Membres de l’Asean, l’Indonésie, le Laos, la Thaïlande, la Malaisie, les Philippines, Brunei et la Birmanie risquent des droits de douane de 20% à 40%.Le Vietnam est le seul pays, avec le Royaume-Uni, à avoir conclu un accord de principe avec les Etats-Unis, qui lui permet d’être frappé sensiblement moins fort que prévu.Avant la visite de Marco Rubio en Malaisie, des responsables américains ont affirmé que Washington faisait de l’Asie de l’Est et du Sud-Est une priorité. Le chef de la diplomatie américaine a encore une fois assuré jeudi que les Etats-Unis n’ont “aucunement l’intention d’abandonner” leurs partenariats dans la région, “mais plutôt de les renforcer et de les développer”.Outre la guerre commerciale, Marco Rubio a également évoqué le conflit en Ukraine.Lors d’un entretien jeudi à Kuala Lumpur avec le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, il a exprimé à son interlocuteur sa “frustration” face à l’absence de progrès vers un potentiel accord de paix.Rubi- “Impact néfaste” -Marco Rubio a par ailleurs participé à des discussions trilatérales avec les Philippines et le Japon, ainsi qu’à un entretien avec le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim sur les droits de douane américains.”La Malaisie estime que de telles actions unilatérales sapent la libre circulation du commerce et pourraient avoir un impact néfaste sur la croissance économique régionale, en particulier pour les nations tournées vers le commerce international comme la Malaisie”, a déclaré Anwar dans un communiqué.”J’ai exprimé ma position selon laquelle l’espace pour les négociations doit rester ouvert afin de garantir des résultats commerciaux justes, équitables et non oppressifs pour les pays en développement”, a-t-il souligné.Sur le front diplomatique, Marco Rubio a indiqué jeudi qu’il pourrait “peut-être” rencontrer son homologue chinois Wang Yi, également présent à Kuala Lumpur à la réunion de l’Asean.Les contentieux entre Pékin et Washington restent nombreux, du commerce au fentanyl, en passant par Taïwan ou la rivalité dans les technologies de pointe.De son côté, sans nommer les Etats-Unis, Wang Yi a appelé jeudi les pays de l’Asean à faire front commun avec la Chine pour promouvoir un ordre international “plus juste et plus rationnel”.lb-amj-jhe-ehl/nth