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Syrie: Chareh retire ses troupes de Soueida qui compte ses morts

La ville à majorité druze de Soueida dans le sud de la Syrie compte ses morts jeudi après le retrait des troupes gouvernementales, décidé par le président intérimaire Ahmad al-Chareh pour éviter une “guerre ouverte” avec Israël selon lui.Israël avait menacé d’intensifier ses frappes si le pouvoir syrien ne quittait pas cette province du sud de la Syrie où des affrontements ont fait plus de 500 morts depuis dimanche.Les habitants de Soueida ont découvert une ville sinistrée. Un correspondant de l’AFP a compté 15 cadavres gisant dans le centre de la ville, sans pouvoir indiquer s’il s’agissait de combattants ou de civils.”C’est comme si la ville sortait d’une catastrophe naturelle ou d’une inondation”, déclare à l’AFP Hanadi Obeid, un médecin de 39 ans. “J’ai vu trois cadavres dans la rue, dont celui d’une femme âgée”.Devant l’hôpital principal dont la morgue est saturée, des familles cherchent leurs proches, dans un climat de colère et de peur, selon le photographe de l’AFP.Les violences viennent ébranler encore plus le pouvoir d’Ahmad al-Chareh qui a renversé, à la tête d’une coalition de groupes rebelles islamistes sunnites, l’ex-président Bachar al-Assad en décembre, dans un pays meurtri par près de 14 ans de guerre civile.Jeudi matin, les forces gouvernementales s’étaient retirées de toute la province à majorité druze, ont indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) et des témoins à l’AFP.Des membres des forces gouvernementales ont affirmé à un correspondant de l’AFP posté aux abords de la province qu’ils avaient reçu l’ordre de se retirer peu avant minuit et avaient achevé leur redéploiement à l’aube.Dans un discours télévisé pendant la nuit, Ahmad al-Chareh avait annoncé le transfert “à des groupes locaux” et des dignitaires religieux druzes de la responsabilité du maintien de la sécurité à Soueida.”Nous avons donné la priorité à l’intérêt des Syriens plutôt qu’au chaos et à la destruction”, a déclaré M. al-Chareh, disant avoir voulu éviter “une guerre ouverte” avec Israël dont il a condamné l’intervention.Quelques heures plus tôt, Israël avait bombardé plusieurs cibles au coeur de Damas.Une aile d’un bâtiment du quartier général de l’armée syrienne, contigu au ministère de la Défense, a été détruite par ces frappes, qui ont fait trois morts selon les autorités. Israël a mené d’autres frappes aux abords du palais présidentiel et dans les environs de Damas.Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dit jeudi que le cessez-le-feu avait été obtenu “par la force”, après ces frappes.- Médiation américaine -Les premiers affrontements avaient éclaté dimanche entre tribus bédouines sunnites et combattants druzes, aux relations tendues depuis des décennies. Le gouvernement syrien est alors intervenu avec l’objectif affiché de rétablir l’ordre et a déployé ses forces mardi à Soueida, jusque-là contrôlée par des combattants druzes. L’OSDH, des témoins et des groupes druzes l’ont toutefois accusé de combattre les druzes et fait état de nombreuses exactions.M. Chareh a souligné que “l’intervention efficace de la médiation américaine, arabe et turque, a sauvé la région d’un sort inconnu”.Les Etats-Unis, alliés d’Israël et qui affichent leur soutien au nouveau dirigeant syrien malgré son passé jihadiste, avaient annoncé mercredi soir qu’un accord avait été conclu pour rétablir le calme en Syrie.La porte-parole du département d’Etat, Tammy Bruce, avait auparavant appelé le gouvernement syrien à quitter la zone de conflit afin d’apaiser les tensions avec Israël.- “Exécutions sommaires” -Selon l’OSDH, les violences ont fait plus de 500 morts, dont 83 personnes “exécutées sommairement par des membres des ministères de la Défense et de l’Intérieur”. Dans son discours, le président intérimaire a promis de faire “rendre des comptes” aux auteurs d’exactions contre “notre peuple druze, qui est sous la protection et la responsabilité de l’Etat”.Il avait fait la même promesse après le massacre de centaines de membres de la communauté alaouite, dont est issu Bachar al-Assad, début mars sur le littoral syrien. Mais une commission d’enquête sur ces massacres n’a jamais rendu ses conclusions.La communauté druze de Syrie comptait avant la guerre civile quelque 700.000 personnes, présente principalement à Soueida. Cette minorité ésotérique issue d’une branche de l’islam est aussi implantée au Liban et en Israël.Sur la ligne de cessez-le-feu qui sépare Israël et la Syrie, à Majdal Shams, des dizaines de personnes se sont massées jeudi pour chercher du regard, derrière une barrière barbelée, des proches qui pourraient tenter d’entrer en Israël comme ce fut le cas la veille.”Hier, à cause de la situation dramatique en Syrie, avec les meurtres, les massacres et les scènes de violence, beaucoup de gens se sont dirigés vers la frontière”, raconte Qamar Abou Saleh, une habitante du bourg druze de Majdal Shams, dans la partie du Golan annexée par Israël.”Ils ont ouvert la barrière et sont entrés, et des personnes venues de Syrie ont également commencé à passer ici”.”C’était comme un rêve, on n’y croyait pas”, relate cette éducatrice de 36 ans.

Syrie: Chareh retire ses troupes de Soueida qui compte ses morts

La ville à majorité druze de Soueida dans le sud de la Syrie compte ses morts jeudi après le retrait des troupes gouvernementales, décidé par le président intérimaire Ahmad al-Chareh pour éviter une “guerre ouverte” avec Israël selon lui.Israël avait menacé d’intensifier ses frappes si le pouvoir syrien ne quittait pas cette province du sud de la Syrie où des affrontements ont fait plus de 500 morts depuis dimanche.Les habitants de Soueida ont découvert une ville sinistrée. Un correspondant de l’AFP a compté 15 cadavres gisant dans le centre de la ville, sans pouvoir indiquer s’il s’agissait de combattants ou de civils.”C’est comme si la ville sortait d’une catastrophe naturelle ou d’une inondation”, déclare à l’AFP Hanadi Obeid, un médecin de 39 ans. “J’ai vu trois cadavres dans la rue, dont celui d’une femme âgée”.Devant l’hôpital principal dont la morgue est saturée, des familles cherchent leurs proches, dans un climat de colère et de peur, selon le photographe de l’AFP.Les violences viennent ébranler encore plus le pouvoir d’Ahmad al-Chareh qui a renversé, à la tête d’une coalition de groupes rebelles islamistes sunnites, l’ex-président Bachar al-Assad en décembre, dans un pays meurtri par près de 14 ans de guerre civile.Jeudi matin, les forces gouvernementales s’étaient retirées de toute la province à majorité druze, ont indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) et des témoins à l’AFP.Des membres des forces gouvernementales ont affirmé à un correspondant de l’AFP posté aux abords de la province qu’ils avaient reçu l’ordre de se retirer peu avant minuit et avaient achevé leur redéploiement à l’aube.Dans un discours télévisé pendant la nuit, Ahmad al-Chareh avait annoncé le transfert “à des groupes locaux” et des dignitaires religieux druzes de la responsabilité du maintien de la sécurité à Soueida.”Nous avons donné la priorité à l’intérêt des Syriens plutôt qu’au chaos et à la destruction”, a déclaré M. al-Chareh, disant avoir voulu éviter “une guerre ouverte” avec Israël dont il a condamné l’intervention.Quelques heures plus tôt, Israël avait bombardé plusieurs cibles au coeur de Damas.Une aile d’un bâtiment du quartier général de l’armée syrienne, contigu au ministère de la Défense, a été détruite par ces frappes, qui ont fait trois morts selon les autorités. Israël a mené d’autres frappes aux abords du palais présidentiel et dans les environs de Damas.Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dit jeudi que le cessez-le-feu avait été obtenu “par la force”, après ces frappes.- Médiation américaine -Les premiers affrontements avaient éclaté dimanche entre tribus bédouines sunnites et combattants druzes, aux relations tendues depuis des décennies. Le gouvernement syrien est alors intervenu avec l’objectif affiché de rétablir l’ordre et a déployé ses forces mardi à Soueida, jusque-là contrôlée par des combattants druzes. L’OSDH, des témoins et des groupes druzes l’ont toutefois accusé de combattre les druzes et fait état de nombreuses exactions.M. Chareh a souligné que “l’intervention efficace de la médiation américaine, arabe et turque, a sauvé la région d’un sort inconnu”.Les Etats-Unis, alliés d’Israël et qui affichent leur soutien au nouveau dirigeant syrien malgré son passé jihadiste, avaient annoncé mercredi soir qu’un accord avait été conclu pour rétablir le calme en Syrie.La porte-parole du département d’Etat, Tammy Bruce, avait auparavant appelé le gouvernement syrien à quitter la zone de conflit afin d’apaiser les tensions avec Israël.- “Exécutions sommaires” -Selon l’OSDH, les violences ont fait plus de 500 morts, dont 83 personnes “exécutées sommairement par des membres des ministères de la Défense et de l’Intérieur”. Dans son discours, le président intérimaire a promis de faire “rendre des comptes” aux auteurs d’exactions contre “notre peuple druze, qui est sous la protection et la responsabilité de l’Etat”.Il avait fait la même promesse après le massacre de centaines de membres de la communauté alaouite, dont est issu Bachar al-Assad, début mars sur le littoral syrien. Mais une commission d’enquête sur ces massacres n’a jamais rendu ses conclusions.La communauté druze de Syrie comptait avant la guerre civile quelque 700.000 personnes, présente principalement à Soueida. Cette minorité ésotérique issue d’une branche de l’islam est aussi implantée au Liban et en Israël.Sur la ligne de cessez-le-feu qui sépare Israël et la Syrie, à Majdal Shams, des dizaines de personnes se sont massées jeudi pour chercher du regard, derrière une barrière barbelée, des proches qui pourraient tenter d’entrer en Israël comme ce fut le cas la veille.”Hier, à cause de la situation dramatique en Syrie, avec les meurtres, les massacres et les scènes de violence, beaucoup de gens se sont dirigés vers la frontière”, raconte Qamar Abou Saleh, une habitante du bourg druze de Majdal Shams, dans la partie du Golan annexée par Israël.”Ils ont ouvert la barrière et sont entrés, et des personnes venues de Syrie ont également commencé à passer ici”.”C’était comme un rêve, on n’y croyait pas”, relate cette éducatrice de 36 ans.

“Comme un rêve”: sur le plateau du Golan, des retrouvailles entre druzes israéliens et syriens

Pleins d’espoir, des dizaines de druzes israéliens reviennent sur la ligne de cessez-le-feu entre Israël et la Syrie pour chercher du regard, derrière une barrière barbelée, des proches qui pourraient tenter d’entrer en Israël comme ce fut le cas la veille.Des groupes de jeunes hommes font des tours de voiture, agitant par les vitres le grand drapeau druze, strié de cinq bandes de couleur représentant les principes de la foi druze, une branche de l’islam chiite.Dans la foule, chacun demande des nouvelles des familles restées en Syrie, où des violences inter-communautaires ont fait depuis dimanche des centaines de morts, dont des druzes.”Hier, à cause de la situation dramatique en Syrie – avec les meurtres, les massacres et les scènes de violence – beaucoup de gens se sont dirigés vers la frontière”, raconte Qamar Abou Saleh, une habitante du bourg druze de Majdal Shams, située dans la partie du Golan annexée par Israël.”Ils ont ouvert la barrière et sont entrés, et des personnes venues de Syrie ont également commencé à passer ici”.”C’était comme un rêve, on n’y croyait pas”, commente cette éducatrice de 36 ans, qui espère qu’une autre partie de ses proches, en Syrie, se dirigera vers Majdal Shams dans la journée.”C’était complètement fou”, ajoute Amali Choufek, qui espère rencontrer la famille de son oncle, installée du côté syrien à quelques kilomètres à peine.Cette femme d’une cinquantaine d’années a installé ses parentes, plus âgées, sur des chaises face à la barrière surveillée par l’armée israélienne, croisant les doigts pour qu’elle soit à nouveau ouverte et qu’elle puisse accueillir ses cousins.”Je ne les ai vus qu’en photo”, précise-t-elle.- Parler toute la nuit -Plus loin, un groupe d’hommes s’étreignent. Un enfant druze syrien, à côté d’eux, agite un petit drapeau israélien. Son père, qui n’a pas souhaité donner son nom, explique habiter le village voisin, Hader en Syrie. Il dit qu’il a passé les dernières heures chez ses cousins à Majdal Shams, côté israélien.”On n’a pas dormi de la nuit, on a fait que parler”, ajoute-t-il avec émotion.”J’ai la chair de poule de le voir ici avec nous”, note son cousin israélien, qui aimerait que la zone soit pacifiée et que ces visites deviennent banales.Dans l’après-midi, plusieurs druzes syriens sont passés par un trou dans la barrière, accompagnés par l’armée israélienne, pour retourner en Syrie.Israël, qui abrite une minorité druze, a affirmé à plusieurs reprises vouloir défendre cette communauté en Syrie, notamment lors des récents affrontements qui ont opposé ses membres à des tribus bédouines, appuyées par les forces gouvernementales.L’armée israélienne, qui a pris le contrôle de la zone démilitarisée sous contrôle de l’ONU au Golan et mené des centaines de frappes sur des cibles militaires en Syrie depuis la chute de l’ex-président Bachar al-Assad en décembre, dit également refuser toute présence militaire syrienne à sa frontière.Bien qu’ayant entamé des contacts avec les autorités syriennes issues de la mouvance islamiste, Israël a continué de traiter le nouveau pouvoir à Damas avec méfiance.Israël et la Syrie n’ont signé qu’un accord de cessez-le-feu et non un traité de paix depuis la dernière guerre ouverte qui les a opposés en 1973.- “La même famille” -Quelques notables et religieux locaux, arborant les habits traditionnels, notamment un voile blanc qui couvre la bouche pour les femmes, et un tarbouche ceint d’un linge blanc pour les hommes, sont aussi venus observer l’horizon syrien.Les druzes sont répartis sur trois pays, dont Israël où ils constituent une minorité arabophone d’environ 150.000 personnes.”Mais tous les druzes appartiennent à la même famille”, rappelle Salim Safadi, habitant d’un hameau voisin.”Je pense que nous avons une sorte d’accord avec Israël, quand ils ont des problèmes, on (les druzes israéliens) les aide, et quand on a des problèmes, ils nous aident”, souligne cet avocat de 60 ans, en rappelant que bon nombre de druzes servent dans l’armée et la police israélienne.Il se dit reconnaissant de l’intervention israélienne en Syrie, qui selon lui a permis d’aboutir à un cessez-le-feu.”Ce qui se passe en Syrie, on le dénonce, c’est un acte barbare, des bêtes ne font pas ça, ils ont tué les innocents”, ajoute Intisar Mahmoud, une sexagénaire bouleversée par les évènements des derniers jours.”Nous demandons au monde entier de se tenir aux côtés de nos proches en Syrie”, ajoute-t-elle en rappelant que les frontières actuelles n’ont pas toujours existé et que les peuples de la région sont appelés à être “les doigts d’une même main”.

Pakistan: 54 morts en 24 heures dans des pluies torrentielles en pleine mousson

Plus de 50 personnes sont mortes en 24 heures dans des pluies torrentielles qui frappent le Pakistan, portant à quelque 180 le nombre de victimes depuis le début de la mousson estivale fin juin, ont annoncé jeudi les autorités qui ont dû secourir des habitants piégés par les eaux.Depuis mercredi, des pluies torrentielles balayent sans discontinuer plusieurs parties de la province du Pendjab, la plus peuplée dans l’Est frontalier de l’Inde, provoquant des crues subites ou l’effondrement de maisons.”Ces dernières 24 heures, 54 personnes sont mortes et 227 ont été blessées à travers le Pakistan et la province du Pendjab compte le plus de victimes”, a indiqué l’Autorité de gestion des catastrophes, précisant que le bilan avait été comptabilisé jusqu’à 08H00 (03H00 GMT) jeudi.Au total, d’après l’autorité fédérale, environ 180 personnes, dont 70 enfants, sont mortes et 500 blessées depuis le début de la mousson estivale fin juin.La plupart des victimes ont péri dans l’effondrement du toit ou d’un mur de leur maison, emportées par les crues soudaines, ou électrocutées.- “Les enfants criaient à l’aide”-Près de Rawalpindi, à environ 20 km de la capitale Islamabad, des évacuations ont été organisées, mais certains habitants ont été piégés au petit matin par la montée des eaux.”Les enfants criaient à l’aide et les femmes étaient réfugiées sur les toits, agitant leurs voiles et suppliant d’être secourues”, raconte à l’AFP Tariq Mehbood Bhatti, un agriculteur vivant à Ladian, au sud de Rawalpindi.”C’était terrifiant. Les proches des personnes piégées ne cessaient de pleurer”, relate l’homme de 51 ans qui a appelé les secours.”Ils ont lancé une opération de sauvetage mais le courant faisait dériver les embarcations, entravant leur travail. Malgré tout, au bout de trois heures, ils ont réussi à sauver plus de 20 personnes, un exploit”, salue-t-il.Les autorités de Rawalpindi ont déclaré jeudi jour férié pour inciter les habitants à rester chez eux.”Les résidents de zones à risque doivent préparer des kits de survie avec de la nourriture, de l’eau, des médicaments pour trois à cinq jours”, ont-elles dit.Le service national de météorologie prévient que les risques de pluies abondantes et donc possiblement de crues subites restent élevés dans les prochaines 48 heures.Le Pakistan est l’un des pays du monde les plus vulnérables aux effets du changement climatique et ses 255 millions d’habitants subissent des événements climatiques extrêmes de plus en plus fréquemment.En mai, 32 personnes avaient été tuées et plus de 150 blessées dans de violentes tempêtes dans le pays, qui a connu au printemps plusieurs épisodes météorologiques extrêmes comme des tempêtes de grêle d’une violence inédite.La mousson d’été, qui apporte 70 à 80% des précipitations annuelles en Asie du Sud entre juin et septembre, est vitale pour la subsistance de millions d’agriculteurs dans une région d’environ deux milliards d’habitants.Le Pakistan a encore du mal à se remettre des inondations dévastatrices de 2022, qui ont affecté près d’un tiers du pays et plus de 33 millions de personnes. Quelque 1.700 personnes avaient alors été tuées et une bonne part des récoltes avaient été perdues.

Une frappe sur l’église catholique de Gaza fait deux morts, selon la Défense civile

La Défense civile de Gaza et le patriarcat latin de Jérusalem ont annoncé jeudi la mort de deux personnes dans une frappe israélienne sur la seule église catholique du territoire palestinien, refuge depuis le début de la guerre pour cette petite communauté.Israël, en guerre contre le mouvement islamiste palestinien Hamas depuis le 7 octobre 2023, a affirmé ne “jamais cibler” de sites religieux dans la bande de Gaza et ajouté que les circonstances dans lesquelles l’église a été endommagée étaient “en cours d’examen”.L’Eglise de la Sainte-Famille, située à Gaza-ville, dans le nord du territoire, “a été frappée par un raid ce matin”, a déclaré le Patriarcat latin de Jérusalem, avant de confirmer le bilan de deux morts annoncé par la Défense civile.Cette église entretenait des contacts, depuis le début de la guerre, avec l’ancien pape François, mort en avril, qui dialoguait régulièrement par liaison vidéo avec son curé, le père Gabriel Romanelli, et avait lancé des appels répétés pour que soit mis fin au conflit.  Le prêtre a été blessé dans l’attaque israélienne tandis que l’église a subi des dégâts.Le pape Léon XIV s’est dit “profondément attristé” et a renouvelé son appel “à un cessez-le-feu immédiat”.Des images de l’AFP montrent des blessés soignés dans des tentes, dans l’enceinte de l’hôpital Al-Ahli de Gaza-ville. Parmi eux le père Romanelli, portant un pansement autour de la jambe.Certains blessés sont arrivés sur des brancards et l’un d’eux portait un masque à oxygène.”Viser un site sacré qui abrite environ 600 personnes déplacées, dont la majorité sont des enfants, est une violation flagrante de la dignité humaine (…) et du caractère sacré des sites religieux, qui sont supposés fournir un abri sûr en temps de guerre”, a déclaré le patriarcat.Israël a exprimé sont “profond chagrin” pour les dégâts et les victimes civiles, ajoutant que l’armée enquêtait.”Israël ne vise jamais des églises ou des sites religieux et regrette tout dommage à un site religieux ou à des civils non impliqués”, a déclaré le ministère des Affaires étrangères.La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a jugé “inacceptable” cette attaque “contre la population civile”, survenue lors d’une nouvelle journée de bombardements qui ont fait par ailleurs 18 morts, selon la Défense civile, à travers la bande de Gaza.”Aucune action militaire ne saurait justifier une telle attitude”, a affirmé Mme Meloni.- “Des excuses” -Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a dénoncé “un acte grave contre un lieu de culte chrétien” et adressé ses condoléances au père Romanelli. Le prêtre, curé de la paroisse de la Sainte-Famille depuis de longues années, est resté à Gaza aux côtés de quelque 400 fidèles après le début de la guerre entre Israël et le Hamas. La bande de Gaza compte environ un millier de chrétiens, sur une population de plus de deux millions de personnes. La plupart sont des orthodoxes mais, selon le patriarcat, environ 135 catholiques vivent dans le territoire palestinien ravagé par 21 mois de guerre.Depuis le début de la guerre, la petite communauté s’est abritée dans l’enceinte de l’église, qui a accueilli aussi des orthodoxes.”On peut se demander si Israël en veut aux communautés chrétiennes. Nous attendons des excuses de la part du gouvernement israélien”, a déclaré à l’AFP Mgr Pascal Gollnisch, directeur général de l’Oeuvre d’Orient, une association française engagée auprès des chrétiens d’Orient.La guerre à Gaza a été déclenchée par l’attaque sans précédent du Hamas sur le sud d’Israël le 7 octobre 2023, qui a entraîné du côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles. Au moins 58.573 personnes, majoritairement des civils, ont été tuées dans la campagne de représailles militaires israéliennes, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Une frappe sur l’église catholique de Gaza fait deux morts, selon la Défense civile

La Défense civile de Gaza et le patriarcat latin de Jérusalem ont annoncé jeudi la mort de deux personnes dans une frappe israélienne sur la seule église catholique du territoire palestinien, refuge depuis le début de la guerre pour cette petite communauté.Israël, en guerre contre le mouvement islamiste palestinien Hamas depuis le 7 octobre 2023, a affirmé ne “jamais cibler” de sites religieux dans la bande de Gaza et ajouté que les circonstances dans lesquelles l’église a été endommagée étaient “en cours d’examen”.L’Eglise de la Sainte-Famille, située à Gaza-ville, dans le nord du territoire, “a été frappée par un raid ce matin”, a déclaré le Patriarcat latin de Jérusalem, avant de confirmer le bilan de deux morts annoncé par la Défense civile.Cette église entretenait des contacts, depuis le début de la guerre, avec l’ancien pape François, mort en avril, qui dialoguait régulièrement par liaison vidéo avec son curé, le père Gabriel Romanelli, et avait lancé des appels répétés pour que soit mis fin au conflit.  Le prêtre a été blessé dans l’attaque israélienne tandis que l’église a subi des dégâts.Le pape Léon XIV s’est dit “profondément attristé” et a renouvelé son appel “à un cessez-le-feu immédiat”.Des images de l’AFP montrent des blessés soignés dans des tentes, dans l’enceinte de l’hôpital Al-Ahli de Gaza-ville. Parmi eux le père Romanelli, portant un pansement autour de la jambe.Certains blessés sont arrivés sur des brancards et l’un d’eux portait un masque à oxygène.”Viser un site sacré qui abrite environ 600 personnes déplacées, dont la majorité sont des enfants, est une violation flagrante de la dignité humaine (…) et du caractère sacré des sites religieux, qui sont supposés fournir un abri sûr en temps de guerre”, a déclaré le patriarcat.Israël a exprimé sont “profond chagrin” pour les dégâts et les victimes civiles, ajoutant que l’armée enquêtait.”Israël ne vise jamais des églises ou des sites religieux et regrette tout dommage à un site religieux ou à des civils non impliqués”, a déclaré le ministère des Affaires étrangères.La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a jugé “inacceptable” cette attaque “contre la population civile”, survenue lors d’une nouvelle journée de bombardements qui ont fait par ailleurs 18 morts, selon la Défense civile, à travers la bande de Gaza.”Aucune action militaire ne saurait justifier une telle attitude”, a affirmé Mme Meloni.- “Des excuses” -Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a dénoncé “un acte grave contre un lieu de culte chrétien” et adressé ses condoléances au père Romanelli. Le prêtre, curé de la paroisse de la Sainte-Famille depuis de longues années, est resté à Gaza aux côtés de quelque 400 fidèles après le début de la guerre entre Israël et le Hamas. La bande de Gaza compte environ un millier de chrétiens, sur une population de plus de deux millions de personnes. La plupart sont des orthodoxes mais, selon le patriarcat, environ 135 catholiques vivent dans le territoire palestinien ravagé par 21 mois de guerre.Depuis le début de la guerre, la petite communauté s’est abritée dans l’enceinte de l’église, qui a accueilli aussi des orthodoxes.”On peut se demander si Israël en veut aux communautés chrétiennes. Nous attendons des excuses de la part du gouvernement israélien”, a déclaré à l’AFP Mgr Pascal Gollnisch, directeur général de l’Oeuvre d’Orient, une association française engagée auprès des chrétiens d’Orient.La guerre à Gaza a été déclenchée par l’attaque sans précédent du Hamas sur le sud d’Israël le 7 octobre 2023, qui a entraîné du côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles. Au moins 58.573 personnes, majoritairement des civils, ont été tuées dans la campagne de représailles militaires israéliennes, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Le gouvernement britannique va abaisser l’âge du droit de vote à 16 ans

Le gouvernement britannique a annoncé jeudi qu’il allait abaisser l’âge du droit de vote de 18 à 16 ans pour toutes les élections au Royaume-Uni.”Les jeunes contribuent déjà à la société en travaillant, en payant des impôts et en servant dans l’armée. Il est normal qu’ils puissent s’exprimer sur les questions qui les concernent”, a déclaré la numéro 2 du gouvernement, Angela Rayner sur X.Ce changement, qui doit encore être approuvé par le Parlement, permettra que “plus de personnes puissent s’engager dans la démocratie britannique”, a-t-elle ajouté dans un communiqué.Cette nouvelle mesure permettra aux jeunes de 16 ans de voter à toutes les élections, notamment les  élections législatives prévues en 2029.Présentée comme une mesure de “modernisation de la démocratie britannique”, elle faisait partie du programme électoral du travailliste Keir Starmer, arrivé au pouvoir en juillet 2024.La réforme devrait aussi permettre de voter en s’identifiant avec une carte de crédit britannique. Les électeurs au Royaume-Uni peuvent déjà voter en présentant un passeport, un permis de conduire, une carte de transport pour personne âgées, et depuis l’an dernier une carte d’ancien combattant.Il faut “aider le plus grand nombre de personnes à exercer leur droit démocratique”, précise le communiqué du gouvernement. Selon Mme Rayner, “beaucoup trop de personnes” ont été découragées à cause de “règles” trop rigides.La participation aux élections législatives britanniques l’an dernier avait été de 59,7%, la plus basse depuis 2001.A ce jour, seuls quelques pays autorisent les jeunes de 16 ans à voter aux élections nationales. Parmi eux, l’Autriche, qui fut le premier pays de l’Union européenne à avoir abaissé l’âge du droit de vote à 16 ans en 2007.

Le gouvernement britannique va abaisser l’âge du droit de vote à 16 ans

Le gouvernement britannique a annoncé jeudi qu’il allait abaisser l’âge du droit de vote de 18 à 16 ans pour toutes les élections au Royaume-Uni.”Les jeunes contribuent déjà à la société en travaillant, en payant des impôts et en servant dans l’armée. Il est normal qu’ils puissent s’exprimer sur les questions qui les concernent”, a déclaré la numéro 2 du gouvernement, Angela Rayner sur X.Ce changement, qui doit encore être approuvé par le Parlement, permettra que “plus de personnes puissent s’engager dans la démocratie britannique”, a-t-elle ajouté dans un communiqué.Cette nouvelle mesure permettra aux jeunes de 16 ans de voter à toutes les élections, notamment les  élections législatives prévues en 2029.Présentée comme une mesure de “modernisation de la démocratie britannique”, elle faisait partie du programme électoral du travailliste Keir Starmer, arrivé au pouvoir en juillet 2024.La réforme devrait aussi permettre de voter en s’identifiant avec une carte de crédit britannique. Les électeurs au Royaume-Uni peuvent déjà voter en présentant un passeport, un permis de conduire, une carte de transport pour personne âgées, et depuis l’an dernier une carte d’ancien combattant.Il faut “aider le plus grand nombre de personnes à exercer leur droit démocratique”, précise le communiqué du gouvernement. Selon Mme Rayner, “beaucoup trop de personnes” ont été découragées à cause de “règles” trop rigides.La participation aux élections législatives britanniques l’an dernier avait été de 59,7%, la plus basse depuis 2001.A ce jour, seuls quelques pays autorisent les jeunes de 16 ans à voter aux élections nationales. Parmi eux, l’Autriche, qui fut le premier pays de l’Union européenne à avoir abaissé l’âge du droit de vote à 16 ans en 2007.

L’armée française quitte le Sénégal et met fin à sa présence permanente en Afrique de l’Ouest

L’armée française a mis fin jeudi à sa présence militaire permanente en Afrique de l’Ouest et centrale, lors d’une cérémonie solennelle et historique à Dakar où elle a officiellement restitué ses dernières installations militaires françaises au Sénégal.Ce retrait français, amorcé ces dernières années, intervient alors que la région du Sahel est confrontée à des attaques jihadistes croissantes au Mali (dont une récente tout près du Sénégal), au Burkina Faso et au Niger.La cérémonie de restitution avait début jeudi matin à Dakar, capitale du Sénégal. Une remise symbolique des clefs du “camp Geille”, la plus grande installation militaire française au Sénégal, a été organisée entre le chef d’état-major des armées du Sénégal, le général Mbaye Cissé, et le général Pascal Ianni, à la tête du commandement de l’armée française pour l’Afrique. Depuis 2022, l’armée française a mis fin à sa présence permanente au Mali, au Burkina Faso, au Niger, au Tchad, en Côte d’Ivoire et au Gabon, où la base française s’est muée en “camp partagé” gabono-français axé sur la formation. Ce jour marque la fin officielle des Eléments Français au Sénégal (EFS), qui comprenaient environ 350 militaires français ayant pour mission principale de conduire des activités de partenariat militaire opérationnel avec les forces armées sénégalaises.Le retrait français avait été entamé en mars et plusieurs installations avaient déjà été restituées depuis début mars par l’armée française.Le camp Geille, situé dans le quartier de Ouakam à Dakar, abrite le poste de commandement de l’état-major interarmées et l’unité de coopération régionale. Le Sénégal est resté après son indépendance l’un des alliés africains les plus sûrs de la France, ancienne puissance coloniale dominante en Afrique de l’Ouest. – Concertation -Mais les nouveaux dirigeants en fonction depuis avril 2024 ont promis de traiter désormais la France à l’égal des autres partenaires étrangers, au nom d’une souveraineté recouvrée.Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, arrivé au pouvoir avec un agenda de rupture, avait annoncé en novembre 2024 la fin, en 2025, de toute présence militaire française et étrangère sur le sol national.”Le Sénégal est un pays indépendant, c’est un pays souverain et la souveraineté ne s’accommode pas de la présence de bases militaires dans un pays souverain”, avait alors déclaré M. Faye. Il avait assuré qu’il ne s’agissait pas d’un acte de “rupture” et défendu un “partenariat rénové” avec l’ancienne puissance coloniale et alliée historique française.La présence militaire française au Sénégal a reposé depuis 1960 sur des accords de défense et de coopération bilatéraux, avec un “appui à construction” de l’armée sénégalaise entre 1960 et 1974. Ce retrait avait de fait été acté côté français à partir de 2011/2012. En 2011, les Forces Françaises du Cap-Vert (FFCV), crées en 1974, avaient laissé la place aux EFS, ne disposant pas d’unités combattantes mais d’un réservoir d’instructeurs spécialisés. En 2012, un changement de la forme du partenariat militaire est entériné par la signature du traité instituant un partenariat en matière de coopération militaire entre les deux pays. La défense de l’intégrité du territoire est alors assurée par les seules forces armées sénégalaises (plus d’unités combattantes françaises).Le retrait français du Sénégal s’est fait dans la concertation, dans un paysage sur le continent africain largement défiant sinon hostile envers la présence française.Face à la prise de pouvoir, par des putschs, de juntes devenues hostiles au Sahel, l’armée française déployée dans la lutte antijihadiste a dû plier bagage, de gré ou de force. Elle dispose toujours d’une base, à Djibouti, qui accueille 1.500 personnes. Paris souhaite en faire un “point de projection” pour les “missions” en Afrique, après le retrait de ses forces du Sahel.

Syrie: Chareh retire ses troupes de Soueida pour éviter l’affrontement avec Israël

Le président intérimaire syrien Ahmad al-Chareh, disant vouloir éviter une “guerre ouverte” avec Israël, a retiré jeudi ses troupes de la ville à majorité druze de Soueida, où un photographe de l’AFP a vu au moins 15 corps gisant dans la rue.Israël avait menacé d’intensifier ses frappes si le pouvoir syrien ne quittait pas cette province du sud de la Syrie.Les habitants de Soueida ont découvert jeudi matin une ville sinistrée. Un correspondant de l’AFP a compté 15 cadavres gisant dans le centre de la ville, sans pouvoir indiquer s’il s’agissait de combattants ou de civils.Les violences intercommunautaires ont fait plus de 370 morts depuis que des combats ont éclaté dimanche, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).Elles viennent ébranler encore plus le pouvoir d’Ahmad al-Chareh qui a renversé, à la tête d’une coalition de groupes rebelles islamistes sunnites, l’ex-président Bachar al-Assad en décembre, dans un pays meurtri par près de 14 ans de guerre civile.Jeudi matin, les forces gouvernementales s’étaient retirées de toute la province à majorité druze, ont indiqué l’OSDH et des témoins à l’AFP.Des membres des forces gouvernementales ont affirmé à un correspondant de l’AFP posté aux abords de la province qu’ils avaient reçu l’ordre de se retirer peu avant minuit et avaient achevé leur redéploiement à l’aube.Dans un discours télévisé pendant la nuit, Ahmad al-Chareh avait annoncé le transfert “à des groupes locaux” et des dignitaires religieux druzes de la responsabilité du maintien de la sécurité à Soueida.”Nous avons donné la priorité à l’intérêt des Syriens plutôt qu’au chaos et à la destruction”, a déclaré M. al-Chareh, disant avoir voulu éviter “une guerre ouverte” avec Israël dont il a condamné l’intervention.Quelques heures plus tôt, Israël avait bombardé plusieurs cibles au coeur de Damas.Une aile d’un bâtiment du quartier général de l’armée syrienne, contigu au ministère de la Défense, a été détruite par ces frappes, qui ont fait trois morts selon les autorités. Israël a également mené d’autres frappes aux abords du palais présidentiel et dans les environs de Damas.- Médiation américaine -Les premiers affrontements avaient éclaté dimanche entre des tribus bédouines sunnites et des combattants druzes, aux relations tendues depuis des décennies. Le gouvernement syrien est alors intervenu avec l’objectif affiché de rétablir l’ordre et a déployé ses forces mardi à Soueida, jusque là contrôlée par des combattants druzes.  Mais l’OSDH, des témoins et des groupes druzes l’ont accusé de combattre les druzes et fait état de nombreuses exactions.M. Chareh a souligné que “l’intervention efficace de la médiation américaine, arabe et turque, a sauvé la région d’un sort inconnu”.Les Etats-Unis, alliés d’Israël et qui affichent leur soutien au nouveau dirigeant syrien malgré son passé jihadiste, avaient annoncé mercredi soir qu’un accord avait été conclu pour rétablir le calme en Syrie.”Nous nous sommes mis d’accord sur des mesures spécifiques qui permettront de mettre fin à cette situation troublante et terrifiante dès ce soir”, a écrit le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio sur le réseau X.La porte-parole du département d’Etat, Tammy Bruce, avait auparavant appelé le gouvernement syrien à quitter la zone de conflit dans le sud du pays afin d’apaiser les tensions avec Israël.- “Exécutions sommaires” -Selon l’OSDH, parmi les morts dans les violences des derniers jours, 27 civils ont été victimes d'”exécutions sommaires” par les forces gouvernementales.Dans son discours, le président intérimaire a promis de faire “rendre des comptes” aux auteurs d’exactions contre “notre peuple druze, qui est sous la protection et la responsabilité de l’Etat”.Il avait fait la même promesse après le massacre de centaines de membres de la communauté alaouite, dont est issu Bachar al-Assad, début mars sur le littoral syrien. Mais une commission d’enquête sur ces massacres n’a jamais rendu ses conclusions.La communauté druze de Syrie était, avant la guerre civile, forte de quelque 700.000 personnes, présente principalement à Soueida. Cette minorité ésotérique issue d’une branche de l’islam est aussi implantée au Liban et en Israël.A la frontière entre Israël et la Syrie, à Majdal Shams, des dizaines de personnes se sont réunies jeudi matin, là où des scènes de chaos avaient eu lieu la veille quand des centaines de druzes ont forcé cette frontière dans les deux sens. Des jeunes hommes longeaient jeudi ce segment de la frontière en brandissant des drapeaux druzes aux cinq couleurs. Un enfant druze syrien agitait un petit drapeau israélien. Son père, qui n’a pas souhaité donner son nom, a expliqué qu’ils habitent le village voisin de Hader, en Syrie, et ont retrouvé leurs cousins à Majdal Shams, côté israélien. “On n’a pas dormi de la nuit, on n’a fait que parler”, dit-il.