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Lula dénonce comme “arbitraires” les sanctions américaines contre les juges du procès de Bolsonaro

Luiz Inacio Lula da Silva a qualifié samedi d'”arbitraires” les sanctions américaines contre les juges du procès pour tentative de coup d’Etat de l’ex-président brésilien d’extrême droite Jair Bolsonaro, soutenu par Donald Trump qui a lancé une guerre commerciale contre le Brésil.Jugé pour tentative de coup d’Etat contre l’actuel président de gauche Lula, Jair Bolsonaro, âgé de 70 ans et qui a dirigé le Brésil de 2019 à 2022, s’est vu contraint vendredi de porter un bracelet électronique et interdit de recourir aux réseaux sociaux.Le juge de la Cour suprême Alexandre de Moraes a justifié ces mesures en lui reprochant d’inciter, avec son fils Eduardo, à des “actes hostiles” des Etats-Unis contre le Brésil et de tenter de faire “obstruction” au procès en cours, dont il a la charge.En réaction, le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a annoncé la révocation des visas pour les Etats-Unis de M. de Moraes, de l’ensemble des juges qui siègent au procès et de leurs parents proches.Ces sanctions sont une “mesure arbitraire et complètement infondée des Etats-Unis”, a dénoncé samedi le président Lula dans un communiqué de la présidence.”L’interférence d’un pays dans le système judiciaire d’un autre est inacceptable et porte atteinte aux principes fondamentaux de respect et de souveraineté entre les nations”, a-t-il ajouté.Jair Bolsonaro a été surpris vendredi matin par une perquisition de la police à son domicile à Brasilia, puis conduit au secrétariat de la Justice de la capitale.A la sortie, il a dénoncé devant une foule de journalistes une “suprême humiliation” après l’imposition du bracelet électronique.Egalement interdit de contact avec ambassades et autorités étrangères et forcé de rester chez lui soir et week-end, il a nié tout projet de fuite.A quelques semaines de la fin attendue de son procès, cette fracassante décision judiciaire intervient en pleine crise diplomatique et commerciale entre le Brésil et les Etats-Unis.Tonnant contre une supposée “chasse aux sorcières”, le président américain Donald Trump, 79 ans, a menacé la semaine dernière le Brésil de droits de douane supplémentaires de 50% à partir du 1er août.Lula, 79 ans, a défendu la “souveraineté” du plus grand pays d’Amérique latine et menacé de “réciprocité”. Dans un discours jeudi soir à la télévision nationale, il a réprouvé un “chantage inacceptable”, tout en plaidant de nouveau pour la négociation.Il a aussi qualifié de “traîtres à la patrie” “certains politiciens brésiliens” qui soutiennent les menaces américaines.- “Otage” -Dans un communiqué publié par les médias brésiliens, la défense de Jair Bolsonaro a estimé que les “graves mesures” judiciaires prises à son encontre avaient “été imposées en raison d’actes commis par d’autres”.M. Bolsonaro est ciblé cette fois pour ses liens avec la Maison Blanche et la mouvance trumpiste, dont la cheville ouvrière est son fils Eduardo.Ce dernier vit actuellement aux Etats-Unis, où il plaide auprès des autorités américaines pour des sanctions contre la justice brésilienne. C’est à ce titre qu’il fait, comme son père, l’objet d’une enquête spécifique au Brésil, pour des soupçons d’obstruction au procès pour tentative de coup d’Etat.Sur le réseau social X, Eduardo Bolsonaro a accusé Alexandre de Moraes de prendre son père en “otage” en représailles aux “actions légitimes du gouvernement des Etats-Unis”.Les deux hommes “incitent, encouragent et aident un gouvernement étranger à mener des actes hostiles contre le Brésil” et “tentent ostensiblement de soumettre le fonctionnement de la Cour suprême aux Etats-Unis d’Amérique”, estime le juge Moraes.M. Bolsonaro a en outre “reconnu avoir aidé financièrement” son fils en lui transférant quelque 360.000 dollars aux Etats-Unis, selon le magistrat, ce qui attesterait d’une “convergence d’objectifs”.Il voit dans son procès une “persécution” et risque plus de 40 ans de prison. Le parquet a demandé mardi sa condamnation et celle de sept de ses collaborateurs de l’époque pour avoir essayé d’assurer leur “maintien autoritaire au pouvoir”.M. Bolsonaro est en outre inéligible jusqu’en 2030 pour désinformation sur le système de vote électronique utilisé pour le scrutin de 2022.Plaidant pour une large amnistie, il espère faire annuler son inéligibilité pour concourir à la présidentielle de 2026.Déjà au pouvoir de 2003 à 2010, Lula a redit vendredi sa volonté de briguer un quatrième mandat.

Lula dénonce comme “arbitraires” les sanctions américaines contre les juges du procès de Bolsonaro

Luiz Inacio Lula da Silva a qualifié samedi d’”arbitraires” les sanctions américaines contre les juges du procès pour tentative de coup d’Etat de l’ex-président brésilien d’extrême droite Jair Bolsonaro, soutenu par Donald Trump qui a lancé une guerre commerciale contre le Brésil.Jugé pour tentative de coup d’Etat contre l’actuel président de gauche Lula, Jair Bolsonaro, …

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Bangladesh: rassemblement géant du principal parti islamiste à Dacca

Le principal parti islamiste du Bangladesh a réuni des dizaines de milliers de partisans samedi dans la capitale Dacca, une démonstration de force qui consacre son grand retour sur le devant de la scène politique à quelques mois des élections.Interdit pendant le règne de l’ex-Première ministre Sheikh Hasina (2009-2024), le Jamaat-e-Islami est ressorti de l’ombre …

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Bangladesh: rassemblement géant du principal parti islamiste à Dacca

Le principal parti islamiste du Bangladesh a réuni des dizaines de milliers de partisans samedi dans la capitale Dacca, une démonstration de force qui consacre son grand retour sur le devant de la scène politique à quelques mois des élections.Interdit pendant le règne de l’ex-Première ministre Sheikh Hasina (2009-2024), le Jamaat-e-Islami est ressorti de l’ombre depuis la chute de son gouvernement en août dernier après des semaines d’émeutes réprimées dans le sang.Avec les autres mouvements islamistes, il avait été la cible favorite de la répression de la “bégum de fer”, qui a fait exécuter plusieurs de leurs dirigeants et emprisonner nombre de leurs partisans. Le mois dernier, la Cour suprême a autorisé le Jamaat-e-Islami à participer aux prochaines élections générales, annoncées par le gouvernement provisoire en avril 2026.Le rassemblement de ce samedi à Dacca est le plus important organisé par le parti islamiste depuis de très nombreuses années.”Nous avons beaucoup souffert ces quinze dernières années. Nous avons été emprisonnés et privés de nos droits politiques. C’est un peu notre libération”, s’est réjoui auprès de l’AFP un partisan, Mohammad Abdul Mannan, 29 ans.”Nous sommes ici en masse pour soutenir nos demandes, dont la représentation proportionnelle au Parlement”, a-t-il ajouté au milieu de la foule.Le parti avait été empêché de participer aux élections en 2013 par les juges de la Haute cour qui avaient estimé que sa charte était contraire à la Constitution laïque du Bangladesh.”Il était de mon devoir de musulman de venir. Le Jamaat-e-Islami a promis d’établir un Etat islamique et c’est pour ça que je suis là”, a renchéri un autre, Md Shafiqul Islam, 58 ans.Le parti islamiste avait soutenu le Pakistan pendant la guerre qui a abouti à la séparation du Bangladesh et à son indépendance en 1971.Ce rôle suscite encore la colère de nombreux Bangladais.”Le Jamaat est blamé à tort. Il n’a rien fait d’autre que de défendre l’intégrité de la nation”, a estimé sous couvert de l’anonymat un participant au rassemblement de samedi.Principal adversaire de Mme Hasina, le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP) fait figure de grand favori du prochain scrutin.

Bangladesh: rassemblement géant du principal parti islamiste à Dacca

Le principal parti islamiste du Bangladesh a réuni des dizaines de milliers de partisans samedi dans la capitale Dacca, une démonstration de force qui consacre son grand retour sur le devant de la scène politique à quelques mois des élections.Interdit pendant le règne de l’ex-Première ministre Sheikh Hasina (2009-2024), le Jamaat-e-Islami est ressorti de l’ombre depuis la chute de son gouvernement en août dernier après des semaines d’émeutes réprimées dans le sang.Avec les autres mouvements islamistes, il avait été la cible favorite de la répression de la “bégum de fer”, qui a fait exécuter plusieurs de leurs dirigeants et emprisonner nombre de leurs partisans. Le mois dernier, la Cour suprême a autorisé le Jamaat-e-Islami à participer aux prochaines élections générales, annoncées par le gouvernement provisoire en avril 2026.Le rassemblement de ce samedi à Dacca est le plus important organisé par le parti islamiste depuis de très nombreuses années.”Nous avons beaucoup souffert ces quinze dernières années. Nous avons été emprisonnés et privés de nos droits politiques. C’est un peu notre libération”, s’est réjoui auprès de l’AFP un partisan, Mohammad Abdul Mannan, 29 ans.”Nous sommes ici en masse pour soutenir nos demandes, dont la représentation proportionnelle au Parlement”, a-t-il ajouté au milieu de la foule.Le parti avait été empêché de participer aux élections en 2013 par les juges de la Haute cour qui avaient estimé que sa charte était contraire à la Constitution laïque du Bangladesh.”Il était de mon devoir de musulman de venir. Le Jamaat-e-Islami a promis d’établir un Etat islamique et c’est pour ça que je suis là”, a renchéri un autre, Md Shafiqul Islam, 58 ans.Le parti islamiste avait soutenu le Pakistan pendant la guerre qui a abouti à la séparation du Bangladesh et à son indépendance en 1971.Ce rôle suscite encore la colère de nombreux Bangladais.”Le Jamaat est blamé à tort. Il n’a rien fait d’autre que de défendre l’intégrité de la nation”, a estimé sous couvert de l’anonymat un participant au rassemblement de samedi.Principal adversaire de Mme Hasina, le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP) fait figure de grand favori du prochain scrutin.

Rugby: un XV de France amoindri si proche mais si loin des All Blacks

Comme à Dunedin lors du premier match, le XV de France a tenu tête samedi à la Nouvelle-Zélande mais a encore logiquement fini par abdiquer (29-19), dans un combat à armes inégales en raison de l’absence de nombreux cadres.Jusqu’à la sirène de la première période, les Bleus ont réalisé un match quasi parfait: fort dans les collisions, les rucks et les ballons portés, efficaces en attaque, ils menaient 19-10. L’essai concédé était même plus “un cadeau”  donné aux Blacks sur un mauvais positionnement et une mauvaise communication, selon le sélectionneur Fabien Galthié.  Mais entre la sirène et le retour aux vestiaires, les Néo-Zélandais ont aplati une deuxième fois (19-17), malgré les protestations françaises pour une faute sur l’action. Et au retour de la mi-temps, les vagues noires ont eu raison de la défense bleue “héroïque”, toujours selon le sélectionneur, et qui a réalisé près de 300 plaquages sur le match. Durant la tournée, “j’ai appris que n’importe quelle équipe de France pouvait relever le défi”, néo-zélandais, a salué après le match Gaël Fickou en conférence de presse, mettant en avant “la force mentale et collective” face aux critiques sur une équipe qui a traversé le monde sans ses cadres. “Ce n’est que partie remise” a-t-il promis aux Néo-Zélandais. – Etat d’esprit irréprochable -Car s’ils ont coulé dans la première période du deuxième test match à Wellington (29-3), les Bleus ont tenu le choc sur les cinq autres. “Le sentiment à chaud est pas mal de frustration. Même si le score ne le reflète pas trop, je pense qu’on est passé pas loin de pouvoir y croire jusqu’à la fin, même pourquoi pas de faire un exploit”, a avancé samedi en zone mixte le talonneur Pierre Bourgarit. Mais si les Bleus se sont vaillamment accrochés, difficile d’imaginer gagner un de ces trois matches autrement que par un concours de circonstances favorables. Lors du premier affrontement à Dunedin (31-27), des All Blacks en rodage avaient commis de nombreuses fautes de main et s’étaient vu refuser trois essais après recours à la vidéo. Samedi à Hamilton, un effectif néo-zélandais largement remanié par rapport aux deux premiers tests a fait le siège du camp français avec 66% d’occupation et près de 60% de possession, et même 88% lors des dix dernières minutes. En plus des quatre essais marqués pendant le match, les All Blacks sont allés quatre fois dans l’en-but, mais des Bleus ont réussi à se glisser entre le ballon et le terrain pour annuler l’action. Si les joueurs ont été irréprochables dans l’état d’esprit, il manquait sans doute d’autres qualités pour décrocher une première victoire depuis 2009 chez les All Blacks, une deuxième depuis 1994. Un temps espéré, les cadres des matches d’automne et du Tournoi ont finalement décliné l’invitation ou ont été contraints de le faire par leur corps. Le réservoir français est profond mais pas assez face au pays du rugby, triple champion du monde. Interrogé après le match sur ce qu’il serait advenu de la série avec des Bleus première classe, Fabien Galthié a balayé la question. “Ce n’est pas le moment. C’est gênant de parler de ça avec les gars qui se sont battus pendant cinq semaines pour relever le défi. Il faut quand même respecter ces joueurs qui ont été exceptionnels, valeureux et solidaires.” Ainsi sont les contraintes du rugby français, la plupart des clubs de Top 14 ayant déjà repris l’entraînement pour préparer la prochaine saison, début septembre. Pour savoir si le XV de France est capable de gagner loin de ses bases contre les All Blacks, il faudra vraisemblablement attendre au moins 2027, si les deux équipes se croisent lors du Mondial en Australie. 

Dans le Gers, un centre de désalcoolisation de vin pour s’adapter au marché

Dans le laboratoire du Chai sobre, l’ingénieur chimiste saisit les fioles de vin sans alcool fraîchement sorti des cuves, élaboré pour répondre aux nouvelles tendances de consommation.  “Le client attend un vin à 0%”, explique cet ingénieur, Romain Laher, manager chargé de la désalcoolisation au Chai Sobre, qui a été inauguré en juin dernier à Vic-Fezensac, dans le Gers. Les “vinifications pour les vins désalcoolisés” ne diffèrent pas fondamentalement de celles “qu’on peut faire pour l’ensemble des vins”, observe Frédéric Ben, responsable de la vinification et de l’oenologie au Chai Sobre.Dans cette structure, on retire les molécules d’alcool tout en gardant les arômes du vin, selon un procédé spécial mis au point pour s’adapter à “l’attrait grandissant pour un produit différent”, ajoute M. Laher.- “En pleine expansion” -De la sélection des lots jusqu’à la mise en bouteille, le site a été créé à l’initiative de la start-up Moderato et du groupe Vivadour de viticulteurs du Gers. Préparé comme un vin traditionnel, le produit voit son alcool retiré par un “nouvel outil” mis au point “assez récemment” qui a recours à “un processus de distillation à froid”, explique l’ingénieur.”On va réduire la pression au sein de la machine et ça va diminuer la température d’ébullition de l’alcool” qui est retiré “à une température beaucoup plus basse que sur une distillation classique”, détaille-t-il.Passant par plusieurs étapes comprenant le passage de l’alcool “à la phase vapeur”, cette méthode, contrairement à la distillation à température ambiante, permet d’obtenir “les meilleures qualités sur le produit désalcoolisé”, pointe-t-il en suivant le processus depuis un écran tactile. Seulement, le retrait de l’alcool “renforce la sensation acide du vin”, qui doit “être compensée avec du sucre sur le produit final”, note Frédéric Ben. Autour de 6.000 hectolitres sont produits cette année par le Chai, qui prévoit une croissance de 50% par an. Le centre de désalcoolisation est “très jeune mais en pleine expansion”, ajoute le directeur de la vinification qui espère que la capacité de production du site pourra s’accroître jusqu’à 80.000 hectolitres par an.- “Désamour pour les boissons alcoolisées” -C’est en Gascogne, dans le Gers, où les vins ont des “profils aromatiques” particuliers, que la start-up Moderato, spécialisée dans la vente de vin sans alcool, a trouvé les candidats pour la création du centre, raconte Sébastien Thomas, cofondateur de l’entreprise.Les productions de gros manseng, de colombard et de sauvignon répondent ainsi au “phénomène culturel et global d’évolution de la consommation”, ajoute-t-il.Depuis les années 1960, “on assiste à une baisse continue (de la vente) du vin, qui a été très importante dans les années 70-80”, détaille Pascal Dupeyron, directeur de la filière viticole au sein du groupe Vivadour, fédérant 400 viticulteurs du Gers. Encore aujourd’hui, “malgré la notoriété des vins français” et “tout le savoir-faire dans le pays”, cette baisse continue au fil des ans “se traduit par une difficulté à vendre nos vins”, pointe-t-il.En observant “l’émergence du désamour, notamment chez les jeunes, pour les boissons alcoolisées”, le groupe Vivadour a commencé à s’intéresser à la production de vin désalcoolisé en 2023.”On s’était posé la question de savoir comment élargir nos travaux afin de pouvoir valoriser les réserves des viticulteurs”, renseigne M. Dupeyron.Selon un rapport du CNIV (Comité national des interprofessions des vins à appellations et IGP), datant de 2022, la consommation de vin devrait baisser de 25% d’ici 2035, tandis que le marché des vins sans alcool dans le monde devrait lui monter en flèche, et atteindre 5 milliards de dollars en 2032 contre 1,8 milliard en 2022, selon la société américaine Fact.MR.Sur ce marché, Moderato vend 50% de ses produits en France et 50% à l’étranger dans quinze pays comprenant le Canada, la Suisse, le Danemark, mais également les Émirats arabes unis, selon Sébastien Thomas, qui souhaite faire entrer le vin sans alcool “dans la famille de l’excellence française.” 

Septième jour de combats meurtriers en Syrie malgré les appels au cessez-le-feu

Des combats ont opposé samedi des tribus et bédouins sunnites aux combattants druzes dans la ville méridionale syrienne de Soueida malgré les appels au cessez-le-feu, au septième jour de violences intercommunautaires ayant fait 940 morts selon une ONG.Le pouvoir syrien a annoncé plus tôt le début du déploiement de ses forces dans la province à majorité druze de Soueida et appelé “toutes les parties à respecter” le cessez-le-feu qu’il a proclamé.Les Etats-Unis ont eux aussi annoncé vendredi soir un accord de cessez-le-feu entre la Syrie et Israël, en appelant “les druzes, les bédouins et les sunnites à déposer les armes”.Dans un quartier de la ville de Soueida, des combattants tribaux, certains au visage masqué, tirent avec des armes automatiques en direction de leurs adversaires, selon des images de l’AFP. Des colonnes de fumée s’élèvent au dessus de ce chef-lieu de la province du même nom.Plus loin, des membres de tribus tirent en l’air, d’autres circulent à bord de camionnettes ou des scooters. A côté un véhicule endommagé et un immeuble noirci par le feu.”Nous sommes venus ici et nous allons les massacrer tous dans leurs maisons”, a déclaré en référence aux druzes l’un des combattants tribaux, se faisant appeler Abou Jassem.Les affrontements entre tribus et bédouins sunnites d’une part et des combattants de la minorité druze de l’autre ont continué dans l’ouest de la ville et à ses abords, selon des correspondants de l’AFP sur place.M. Chareh, président intérimaire arrivé au pouvoir après avoir renversé le président Bachar al-Assad en décembre, a réaffirmé son engagement à protéger les minorités et souligné “le rôle important joué par les Etats-Unis, qui ont confirmé leur soutien à la Syrie”.Son ministère de l’Intérieur a annoncé dans le même temps “le début du déploiement des forces de la sécurité dans la province de Soueida (…) dans le but de protéger les civils et de mettre un terme au chaos”.Israël, qui affirme vouloir défendre les druzes, une minorité ésotérique issue d’une branche de l’islam, était jusque-là opposé à la présence de telles forces dans cette région.- 80.000 déplacés -Le pouvoir syrien, disant vouloir rétablir l’ordre, avait déjà déployé ses forces mardi à Soueida, jusque-là contrôlée par des combattants druzes, avant de les retirer sous la pression et la menace militaire d’Israël.Ce pays avait bombardé plusieurs cibles du pouvoir à Damas et menacé d’intensifier ses frappes si Damas ne retirait pas ses forces de Soueida. M. Chareh, en annonçant le retrait, avait dit sa volonté d’éviter une “guerre ouverte” avec Israël.L’OSDH, des témoins et des groupes druzes avaient accusé les forces gouvernementales déployées à Soueida d’avoir combattu au côté des bédouins et commis des exactions.Les violences ont fait 940 morts depuis le 13 juillet dans la province de Soueida, dont 588 druzes -326 combattants et 262 civils- et 312 membres des forces gouvernementales et 21 bédouins sunnites, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).Près de 80.000 personnes ont été déplacées d’après l’Organisation internationale pour les migrations.Vendredi, des combattants de tribus ont afflué de régions syriennes vers Soueida pour aider les bédouins. Un chef tribal, Anas Al-Enad, a affirmé à l’AFP être venu avec ses hommes de Hama (centre) “en réponse aux appels à l’aide des bédouins”.- Ni eau, ni électricité -Selon le médecin Omar Obeid à l’hôpital gouvernemental de Soueida, le seul de la ville qui fonctionne encore, l’établissement a accueilli entre lundi et vendredi “plus de 400 corps” dont enfants et des personnes âgées.”Ce n’est plus un hôpital, c’est une fosse commune”, a déclaré un autre membre du personnel de l’hôpital de la ville privée d’eau et d’électricité et où les communications sont coupées.Ces nouvelles violences intercommunautaires fragilisent encore plus le pouvoir de M. Chareh dans un pays meurtri par près de 14 ans de guerre civile.Des affrontements avaient opposé en avril des combattants druzes aux forces de sécurité dans les zones druzes proches de Damas et à Soueida, faisant plus de 100 morts.En mars, des massacres avaient fait plus de 1.700 morts, essentiellement des membres de la communauté alaouite dont est issu M. Assad, après des affrontements forces de sécurité et des hommes fidèles au président déchu dans l’ouest du pays, selon un bilan de l’OSDH.Présente principalement à Soueida, la communauté druze de Syrie comptait avant la guerre civile quelque 700.000 personnes. Cette minorité est aussi implantée au Liban et en Israël.

Septième jour de combats meurtriers en Syrie malgré les appels au cessez-le-feu

Des combats ont opposé samedi des tribus et bédouins sunnites aux combattants druzes dans la ville méridionale syrienne de Soueida malgré les appels au cessez-le-feu, au septième jour de violences intercommunautaires ayant fait 940 morts selon une ONG.Le pouvoir syrien a annoncé plus tôt le début du déploiement de ses forces dans la province à majorité druze de Soueida et appelé “toutes les parties à respecter” le cessez-le-feu qu’il a proclamé.Les Etats-Unis ont eux aussi annoncé vendredi soir un accord de cessez-le-feu entre la Syrie et Israël, en appelant “les druzes, les bédouins et les sunnites à déposer les armes”.Dans un quartier de la ville de Soueida, des combattants tribaux, certains au visage masqué, tirent avec des armes automatiques en direction de leurs adversaires, selon des images de l’AFP. Des colonnes de fumée s’élèvent au dessus de ce chef-lieu de la province du même nom.Plus loin, des membres de tribus tirent en l’air, d’autres circulent à bord de camionnettes ou des scooters. A côté un véhicule endommagé et un immeuble noirci par le feu.”Nous sommes venus ici et nous allons les massacrer tous dans leurs maisons”, a déclaré en référence aux druzes l’un des combattants tribaux, se faisant appeler Abou Jassem.Les affrontements entre tribus et bédouins sunnites d’une part et des combattants de la minorité druze de l’autre ont continué dans l’ouest de la ville et à ses abords, selon des correspondants de l’AFP sur place.M. Chareh, président intérimaire arrivé au pouvoir après avoir renversé le président Bachar al-Assad en décembre, a réaffirmé son engagement à protéger les minorités et souligné “le rôle important joué par les Etats-Unis, qui ont confirmé leur soutien à la Syrie”.Son ministère de l’Intérieur a annoncé dans le même temps “le début du déploiement des forces de la sécurité dans la province de Soueida (…) dans le but de protéger les civils et de mettre un terme au chaos”.Israël, qui affirme vouloir défendre les druzes, une minorité ésotérique issue d’une branche de l’islam, était jusque-là opposé à la présence de telles forces dans cette région.- 80.000 déplacés -Le pouvoir syrien, disant vouloir rétablir l’ordre, avait déjà déployé ses forces mardi à Soueida, jusque-là contrôlée par des combattants druzes, avant de les retirer sous la pression et la menace militaire d’Israël.Ce pays avait bombardé plusieurs cibles du pouvoir à Damas et menacé d’intensifier ses frappes si Damas ne retirait pas ses forces de Soueida. M. Chareh, en annonçant le retrait, avait dit sa volonté d’éviter une “guerre ouverte” avec Israël.L’OSDH, des témoins et des groupes druzes avaient accusé les forces gouvernementales déployées à Soueida d’avoir combattu au côté des bédouins et commis des exactions.Les violences ont fait 940 morts depuis le 13 juillet dans la province de Soueida, dont 588 druzes -326 combattants et 262 civils- et 312 membres des forces gouvernementales et 21 bédouins sunnites, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).Près de 80.000 personnes ont été déplacées d’après l’Organisation internationale pour les migrations.Vendredi, des combattants de tribus ont afflué de régions syriennes vers Soueida pour aider les bédouins. Un chef tribal, Anas Al-Enad, a affirmé à l’AFP être venu avec ses hommes de Hama (centre) “en réponse aux appels à l’aide des bédouins”.- Ni eau, ni électricité -Selon le médecin Omar Obeid à l’hôpital gouvernemental de Soueida, le seul de la ville qui fonctionne encore, l’établissement a accueilli entre lundi et vendredi “plus de 400 corps” dont enfants et des personnes âgées.”Ce n’est plus un hôpital, c’est une fosse commune”, a déclaré un autre membre du personnel de l’hôpital de la ville privée d’eau et d’électricité et où les communications sont coupées.Ces nouvelles violences intercommunautaires fragilisent encore plus le pouvoir de M. Chareh dans un pays meurtri par près de 14 ans de guerre civile.Des affrontements avaient opposé en avril des combattants druzes aux forces de sécurité dans les zones druzes proches de Damas et à Soueida, faisant plus de 100 morts.En mars, des massacres avaient fait plus de 1.700 morts, essentiellement des membres de la communauté alaouite dont est issu M. Assad, après des affrontements forces de sécurité et des hommes fidèles au président déchu dans l’ouest du pays, selon un bilan de l’OSDH.Présente principalement à Soueida, la communauté druze de Syrie comptait avant la guerre civile quelque 700.000 personnes. Cette minorité est aussi implantée au Liban et en Israël.

Déploiement des forces syriennes à Soueida, combats sporadiques

Le pouvoir syrien a annoncé samedi le début du déploiement de ses forces dans la province à majorité druze de Soueida, où des combats intercommunautaires sporadiques se poursuivent selon des correspondants de l’AFP sur place.Ces affrontements entre tribus et bédouins sunnites d’une part et des combattants de la minorité druze de l’autre ont continué, après que le pouvoir d’Ahmad al-Chareh a annoncé un cessez-le-feu en appelant “toutes les parties à le respecter”.Dans la ville de Soueida, des colonnes de fumée s’élèvent de la ville où des tirs résonnent, selon des images de l’AFP. Des combattants tribaux tirent en l’air dans une rue, d’autres circulent à bord de camionnettes. A côté un véhicule endommagé et un immeuble noirci par le feu. “Nous sommes venus ici et nous allons les massacrer dans leurs maisons”, a déclaré en référence aux druzes l’un des combattants tribaux au visage masqué, se faisant appeler Abou Jassem.M. Chareh, président intérimaire arrivé au pouvoir après avoir renversé le président Bachar al-Assad en décembre, a réaffirmé son engagement à protéger les minorités en Syrie, après l’annonce par Washington d’un accord de cessez-le-feu entre la Syrie et Israël.Les violences intercommunautaires ont fait 718 morts depuis le 13 juillet dans la province de Soueida, selon l’observatoire syrien des droits de l’homme. Près de 80.000 personnes ont été déplacées d’après l’Organisation internationale pour les migrations.Samedi, le pouvoir a annoncé le renvoi des forces gouvernementales dans la province de Soueida. Israël, qui affirme vouloir défendre les druzes, une minorité ésotérique issue d’une branche de l’islam, était jusque-là opposé à la présence de telles forces dans cette région.”Les forces de la sécurité intérieure ont commencé à se déployer dans la province de Soueida (…) dans le but de protéger les civils et de mettre un terme au chaos”, a indiqué le ministère de l’Intérieur.- “Rôle important” -Vendredi, l’émissaire américain pour la Syrie Tom Barrack a annoncé que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et M. Chareh avaient accepté un cessez-le-feu.”Nous appelons les druzes, les bédouins et les sunnites à déposer les armes, et, ensemble, avec les autres minorités, à construire une identité syrienne nouvelle et unie, dans la paix et la prospérité avec ses voisins”, a dit M. Barrack.Dans son discours, M. Chareh a souligné “le rôle important joué par les Etats-Unis, qui ont confirmé leur soutien à la Syrie en ces circonstances difficiles”. Vendredi, des combattants de tribus ont afflué de régions syriennes vers Soueida pour aider les bédouins. Un chef tribal, Anas Al-Enad, a affirmé à l’AFP être venu avec ses hommes de Hama (centre) “en réponse aux appels à l’aide des bédouins”.Le pouvoir syrien, disant vouloir rétablir l’ordre, avait déjà déployé ses forces mardi à Soueida, jusque-là contrôlée par des combattants druzes. Mais l’OSDH, des témoins et des groupes druzes ont accusé ces forces d’avoir combattu au côté des bédouins et commis des exactions.Les autorités avaient été contraintes de les retirer jeudi, après des menaces et des bombardements d’Israël sur des cibles du pouvoir à Damas. M. Chareh avait alors dit sa volonté d’éviter une “guerre ouverte” avec Israël.- Ni eau, ni électricité -Un premier cessez-le-feu annoncé en début de semaine n’a pas tenu, la présidence accusant les druzes de l’avoir violé.Vendredi, le médecin Omar Obeid à l’hôpital gouvernemental de Soueida, le seul de la ville qui fonctionne encore, a affirmé que l’établissement avait accueilli “plus de 400 corps depuis lundi” dont des femmes, des enfants et des personnes âgées”.”Ce n’est plus un hôpital, c’est une fosse commune”, a déclaré un autre membre du personnel de l’hôpital de la ville privée d’eau et d’électricité et où les communications sont coupées.Ces nouvelles violences intercommunautaires fragilisent encore plus le pouvoir de M. Chareh dans un pays meurtri par près de 14 ans de guerre civile.Des affrontements avaient opposé en avril des combattants druzes aux forces de sécurité dans les zones druzes proches de Damas et à Soueida, faisant plus de 100 morts.En mars, des massacres avaient fait plus de 1.700 morts, essentiellement des membres de la communauté alaouite dont est issu M. Assad, après des affrontements forces de sécurité et des hommes fidèles au président déchu dans l’ouest du pays, selon un bilan de l’OSDH.Présente principalement à Soueida, la communauté druze de Syrie comptait avant la guerre civile quelque 700.000 personnes. Cette minorité est aussi implantée au Liban et en Israël.