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Ukraine: nouvelles frappes nocturnes russes, au moins un mort à Kiev

Des bombardements russes sur Kiev dans la nuit de dimanche à lundi ont fait au moins un mort et deux blessés, selon les autorités ukrainiennes, juste avant la visite du chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot.Ces frappes mortelles interviennent deux jours après la proposition du président ukrainien Volodymyr Zelensky d’organiser cette semaine de nouveaux pourparlers avec Moscou, après l’échec de deux cycles de négociations à Istanbul au printemps.Le Kremlin n’a pas réagi, pour l’heure, à cette proposition pour tenter de trouver une issue diplomatique à la guerre déclenchée par l’invasion russe lancée en février 2022 et ayant causé depuis, a minima, des dizaines de milliers de morts.Dans la nuit, l’armée russe a mené une nouvelle vague de bombardements sur plusieurs régions à travers l’Ukraine. Selon l’armée de l’air ukrainienne, 426 drones et 24 missiles russes ont été lancés, causant notamment des dégâts dans les régions de Ivano-Frankivsk (ouest), de Kharkiv (nord-est) et à Kiev, ont rapporté les autorités locales.- Attaques “brutales” -Dans la capitale, où six quartiers ont subi des dégâts, une personne a été tuée et six autres blessées, selon la police nationale. Le maire de la capitale Vitali Klitschko a pour sa part indiqué que plusieurs incendies avaient éclaté, notamment dans une école maternelle.Les frappes et les débris de drones interceptés ont également touché des immeubles résidentiels, un supermarché et l’entrée d’une station de métro, selon M. Klitschko.Le chef de la diplomatie ukrainienne, Andriï Sybiga, a dénoncé des attaques “brutales”. “Nous pouvons mettre fin à cette terreur. Il est nécessaire pour cela que l’Ukraine obtienne des défenses anti-aériennes supplémentaires et de capacités (de frappes) longue portée,” a-t-il ajouté sur X.Son homologue français, Jean-Noël Barrot, en visite de deux jours à Kiev, s’est rendu à la station de métro Loukianivska, l’un des sites endommagés par les frappes de la nuit. Déplorant des attaques ayant pris pour cible une station de métro qui “sert d’abri à la population de Kiev”, il a affirmé que les nouvelles sanctions européennes contre la Russie visaient à renforcer “la pression sur (le président russe) Vladimir Poutine pour accroître le coût de cette guerre invraisemblable” et obtenir un cessez-le-feu.Vendredi, l’Union européenne a annoncé son 18e paquet de sanctions contre la Russie depuis l’invasion de 2022, en ciblant la manne pétrolière russe.Face aux bombardements russes qui endeuillent chaque jour l’Ukraine, l’armée ukrainienne frappe également quasiment quotidiennement le territoire russe avec des drones. Lundi, ces attaques ont forcé l’aéroport de Vnoukouvo, près de Moscou, à interrompre brièvement son fonctionnement. – Négociations dans l’impasse -Les négociations pour trouver une issue diplomatique, après plus de trois ans d’une guerre dévastatrice, sont dans l’impasse. Moscou exige l’annexion de cinq régions ukrainiennes, dont la Crimée envahie en 2014, ainsi que la certitude que Kiev ne rejoindra jamais l’Otan. Des demandes inacceptables pour l’Ukraine, qui réclame pour sa part des garanties de sécurité solides pour prévenir toute nouvelle invasion russe.Face à l’enlisement des pourparlers, le président américain Donald Trump, qui s’était rapproché de Moscou pour tenter d’obtenir des avancées, a exprimé sa frustration et s’est dit “déçu” par Vladimir Poutine.Lundi dernier, il a posé à la Russie un ultimatum de 50 jours pour mettre fin à son invasion de l’Ukraine sous peine de sanctions sévères, et affirmé que des équipements militaires, payés par des pays européens membres de l’Otan, seraient envoyés à l’Ukraine.Après ces déclarations, le Kremlin s’était dit prêt à négocier, disant attendre “des propositions de la partie ukrainienne” concernant un troisième cycle de négociations, après deux sessions peu fructueuses à Istanbul.Sur le terrain, ces dernières semaines, Moscou a lancé à plusieurs reprises des attaques aériennes massives contre l’Ukraine, tandis que son armée, plus nombreuse et mieux équipée, poursuit ses attaques sur le front, en particulier dans la région de Donetsk (est).

Ukraine: nouvelles frappes nocturnes russes, au moins un mort à Kiev

Des bombardements russes sur Kiev dans la nuit de dimanche à lundi ont fait au moins un mort et deux blessés, selon les autorités ukrainiennes, juste avant la visite du chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot.Ces frappes mortelles interviennent deux jours après la proposition du président ukrainien Volodymyr Zelensky d’organiser cette semaine de nouveaux pourparlers avec Moscou, après l’échec de deux cycles de négociations à Istanbul au printemps.Le Kremlin n’a pas réagi, pour l’heure, à cette proposition pour tenter de trouver une issue diplomatique à la guerre déclenchée par l’invasion russe lancée en février 2022 et ayant causé depuis, a minima, des dizaines de milliers de morts.Dans la nuit, l’armée russe a mené une nouvelle vague de bombardements sur plusieurs régions à travers l’Ukraine. Selon l’armée de l’air ukrainienne, 426 drones et 24 missiles russes ont été lancés, causant notamment des dégâts dans les régions de Ivano-Frankivsk (ouest), de Kharkiv (nord-est) et à Kiev, ont rapporté les autorités locales.- Attaques “brutales” -Dans la capitale, où six quartiers ont subi des dégâts, une personne a été tuée et six autres blessées, selon la police nationale. Le maire de la capitale Vitali Klitschko a pour sa part indiqué que plusieurs incendies avaient éclaté, notamment dans une école maternelle.Les frappes et les débris de drones interceptés ont également touché des immeubles résidentiels, un supermarché et l’entrée d’une station de métro, selon M. Klitschko.Le chef de la diplomatie ukrainienne, Andriï Sybiga, a dénoncé des attaques “brutales”. “Nous pouvons mettre fin à cette terreur. Il est nécessaire pour cela que l’Ukraine obtienne des défenses anti-aériennes supplémentaires et de capacités (de frappes) longue portée,” a-t-il ajouté sur X.Son homologue français, Jean-Noël Barrot, en visite de deux jours à Kiev, s’est rendu à la station de métro Loukianivska, l’un des sites endommagés par les frappes de la nuit. Déplorant des attaques ayant pris pour cible une station de métro qui “sert d’abri à la population de Kiev”, il a affirmé que les nouvelles sanctions européennes contre la Russie visaient à renforcer “la pression sur (le président russe) Vladimir Poutine pour accroître le coût de cette guerre invraisemblable” et obtenir un cessez-le-feu.Vendredi, l’Union européenne a annoncé son 18e paquet de sanctions contre la Russie depuis l’invasion de 2022, en ciblant la manne pétrolière russe.Face aux bombardements russes qui endeuillent chaque jour l’Ukraine, l’armée ukrainienne frappe également quasiment quotidiennement le territoire russe avec des drones. Lundi, ces attaques ont forcé l’aéroport de Vnoukouvo, près de Moscou, à interrompre brièvement son fonctionnement. – Négociations dans l’impasse -Les négociations pour trouver une issue diplomatique, après plus de trois ans d’une guerre dévastatrice, sont dans l’impasse. Moscou exige l’annexion de cinq régions ukrainiennes, dont la Crimée envahie en 2014, ainsi que la certitude que Kiev ne rejoindra jamais l’Otan. Des demandes inacceptables pour l’Ukraine, qui réclame pour sa part des garanties de sécurité solides pour prévenir toute nouvelle invasion russe.Face à l’enlisement des pourparlers, le président américain Donald Trump, qui s’était rapproché de Moscou pour tenter d’obtenir des avancées, a exprimé sa frustration et s’est dit “déçu” par Vladimir Poutine.Lundi dernier, il a posé à la Russie un ultimatum de 50 jours pour mettre fin à son invasion de l’Ukraine sous peine de sanctions sévères, et affirmé que des équipements militaires, payés par des pays européens membres de l’Otan, seraient envoyés à l’Ukraine.Après ces déclarations, le Kremlin s’était dit prêt à négocier, disant attendre “des propositions de la partie ukrainienne” concernant un troisième cycle de négociations, après deux sessions peu fructueuses à Istanbul.Sur le terrain, ces dernières semaines, Moscou a lancé à plusieurs reprises des attaques aériennes massives contre l’Ukraine, tandis que son armée, plus nombreuse et mieux équipée, poursuit ses attaques sur le front, en particulier dans la région de Donetsk (est).

Alaska Airlines reprend tous ses vols après avoir été touché par une panne informatique

Alaska Airlines a annoncé la reprise de tous ses vols, ainsi que de ceux de sa filiale Horizon Air, après leur interruption en raison d’une panne informatique dimanche soir, nouveau déboire pour la cinquième plus grosse compagnie américaine.”À partir de 23 heures (06H00 GMT), l’arrêt au sol a été levé et nos opérations ont repris”, a expliqué la compagnie sur son compte X.”Pendant que nous repositionnons nos avions et nos équipages, il y aura très probablement des impacts résiduels sur nos vols. Il faudra un certain temps pour que l’ensemble de nos opérations reviennent à la normale”, précise le texte.”Nous nous excusons pour la gêne occasionnée et encourageons nos clients à vérifier le statut de leur vol avant de se rendre à l’aéroport”, ajoute le communiqué.La compagnie aérienne a déclaré à l’AFP que dimanche, elle avait “subi une panne informatique affectant ses opérations” et qu’elle avait “demandé une interruption temporaire, à l’échelle de l’ensemble du système, de tous les vols d’Alaska Airlines et Horizon Air jusqu’à la résolution du problème”.”Le 20 juillet, vers 20 heures (heure du Pacifique), nous avons connu une panne informatique qui a entraîné une interruption temporaire des vols d’Alaska Airlines et d’Horizon Air sur l’ensemble du système”, a précisé la compagnie dans son communiqué annonçant la reprise des vols.Le site internet de la compagnie était en dérangement depuis environ 03H00 GMT lundi, selon des sites spécialisés.La déclaration initiale de suspension des vols, également publiée sur X, a suscité des réactions négatives de la part de passagers apparemment frustrés. “C’est brutal. Cela fait deux heures que nous sommes assis à l’aéroport”, a répondu un utilisateur de X nommé Caleb Heimlich.Un autre utilisateur, BetterDays, a commenté: “Cela a commencé à 20 heures et vous ne publiez cela que maintenant ! Votre service s’est considérablement dégradé au cours des cinq dernières années”.Cette panne intervient alors qu’une attaque informatique majeure a ciblé depuis la semaine dernière les serveurs Microsoft SharePoint, exploitant une vulnérabilité inconnue jusque-là dans le logiciel de partage de documents, ce qu’a reconnu Microsoft samedi.Selon l’entreprise de cybersécurité néerlandaise Eye Security, cette faille a permis à des cybercriminels de compromettre des agences gouvernementales, des universités, des entreprises énergétiques et des institutions internationales, en particulier aux États-Unis.- Panne informatique en septembre -Les autorités américaines, dont le FBI, ont ouvert plusieurs enquêtes, et Microsoft a publié des correctifs pour certaines versions du logiciel, bien que d’autres restaient encore vulnérables lundi.Alaska Airlines n’a pas répondu immédiatement à la demande de l’AFP qui souhaitait savoir si la panne était liée au problème de Microsoft.En septembre 2024, Alaska Airlines a subi une panne informatique importante à Seattle, où elle a son siège, provoquant un arrêt au sol de ses avions et des retards de ses vols. La compagnie a assuré à l’époque qu’il ne s’agissait pas d’une cyberattaque, mais d’un problème de certificat affectant plusieurs systèmes.Cet incident survient également plus d’un an après qu’une porte-bouchon – opercule condamnant une issue de secours redondante – d’un Boeing 737 Max 9 nouvellement livré s’est détachée lors d’un vol d’Alaska Airlines entre Portland (Oregon) et Ontario (Californie) en janvier 2024.Les 171 passagers et les six membres d’équipage ont survécu à la décompression rapide, mais l’incident a conduit le régulateur américain de l’aviation civile (FAA) à clouer au sol de nombreux Boeing 737-9 exploités par des compagnies aériennes américaines.Le mois dernier, les enquêteurs américains ont déclaré que l’incapacité de Boeing à fournir une formation adéquate au personnel de fabrication était un facteur déterminant dans l’explosion en vol quasi-catastrophique de l’avion d’Alaska Airlines.Cette dernière est la cinquième plus grosse compagnie aérienne des Etats-Unis depuis son rachat l’an dernier de Hawaiian Airlines.Les deux compagnies disposent d’une flotte de plus de 360 avions qui desservent environ 140 destinations, principalement dans l’ouest des Etats-Unis et dans l’archipel d’Hawaï.

La Chine et les dirigeants de l’UE en sommet jeudi à Pékin

La Chine a confirmé lundi que les dirigeants de l’Union européenne (UE) se rendraient jeudi dans le pays pour un sommet, au moment où les deux partenaires commerciaux cherchent à aplanir une série de différends.Plusieurs dossiers empoisonnent les relations bilatérales, des surtaxes européennes sur les véhicules électriques chinois aux restrictions dont s’estiment victimes certaines entreprises du Vieux Continent en Chine.L’étroit partenariat économique et diplomatique Chine-Russie est également vu avec suspicion par nombre de capitales de l’UE, qui accusent Pékin de soutien indirect à l’effort de guerre russe en Ukraine.C’est dans ce contexte, tendu, qu’un sommet doit être organisé jeudi à Pékin pour marquer les 50 ans des relations diplomatiques entre la Chine et la Communauté européenne – plus tard devenue l’UE.Le ministère chinois des Affaires étrangères a confirmé lundi que le président du Conseil européen, Antonio Costa, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, se rendront jeudi en Chine.L’UE avait indiqué vendredi dans un communiqué que ses deux dirigeants assisteront au sommet à Pékin. Elle avait également précisé qu’ils rencontreront le président chinois Xi Jinping, avec lequel ils “discuteront des relations entre l’UE et la Chine et des défis géopolitiques actuels, notamment la guerre menée par la Russie en Ukraine”.Avec le Premier ministre chinois Li Qiang, ils “aborderont plus en détail les aspects commerciaux et économiques de la relation”, selon le communiqué.- “Relation équitable” -Si les liens sino-européens ne sont pas aussi dégradés que ceux entre Pékin et Washington, les différends se sont multipliés ces dernières années, dans l’industrie ferroviaire, les panneaux solaires ou encore les éoliennes.L’UE craint qu’une production manufacturière surabondante en Chine, alimentée par des subventions publiques, n’aggrave un déficit commercial considérable et que le marché européen ne soit inondé de produits chinois bon marché, au détriment des entreprises du Vieux Continent. Le différend s’est intensifié avec la mise en place l’an passé par l’UE de droits de douane supplémentaires sur les véhicules électriques fabriqués en Chine.En représailles, Pékin a notamment visé le cognac français. Les principaux exportateurs comme Hennessy, Rémy Cointreau et Martell, ont toutefois échappé aux taxes annoncées par la Chine, auxquelles se substitueront des hausses de prix négociées.”Ce sommet est l’occasion d’engager un dialogue avec la Chine au plus haut niveau et d’avoir des discussions franches et constructives sur des questions qui nous concernent tous les deux”, a indiqué Antonio Costa, cité dans un communiqué publié la semaine dernière par ses services.”Nous voulons un dialogue, un engagement réel et des progrès concrets. Nous visons une relation équitable et équilibrée qui profite aux deux parties”, a-t-il souligné.Le Conseil européen, présidé par Antonio Costa, est l’institution qui regroupe les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE. – “Impact négatif grave” -Avec Ursula von der Leyen, cheffe de l’exécutif européen, il va également tenter d’obtenir un assouplissement des restrictions sur les exportations de terres rares chinoises – indispensables dans la production de téléphones portables ou de voitures électriques.La guerre en Ukraine est un autre sujet de discorde.La Chine appelle régulièrement à des pourparlers de paix et au respect de l’intégrité territoriale de tous les pays, sous-entendu Ukraine comprise. Mais elle n’a jamais condamné la Russie et a renforcé ses relations avec Moscou depuis le début de l’invasion russe en février 2022.Nombre de capitales européennes accusent ainsi le géant asiatique d’offrir à Moscou un soutien économique crucial pour son effort de guerre. La semaine dernière, Bruxelles a annoncé un nouveau paquet de sanctions contre la Russie. Elles ciblent la manne pétrolière russe, mais visent également certaines entités chinoises. Le ministère chinois du Commerce a ainsi dénoncé lundi des sanctions “contraires à l’esprit de consensus établi entre les dirigeants chinois et européens” et qui auront “un impact négatif grave” sur les relations économiques et commerciales sino-européennes.Autre dossier en suspens: les matériels médicaux.La Commission européenne a annoncé le 20 juin exclure les entreprises chinoises des commandes publiques dépassant cinq millions d’euros. Une mesure prise au nom des restrictions touchant les firmes européennes sur le marché chinois. En réponse, Pékin a annoncé des mesures de rétorsion similaires visant les entreprises européennes.

La Chine et les dirigeants de l’UE en sommet jeudi à Pékin

La Chine a confirmé lundi que les dirigeants de l’Union européenne (UE) se rendraient jeudi dans le pays pour un sommet, au moment où les deux partenaires commerciaux cherchent à aplanir une série de différends.Plusieurs dossiers empoisonnent les relations bilatérales, des surtaxes européennes sur les véhicules électriques chinois aux restrictions dont s’estiment victimes certaines entreprises …

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La Chine et les dirigeants de l’UE en sommet jeudi à Pékin

La Chine a confirmé lundi que les dirigeants de l’Union européenne (UE) se rendraient jeudi dans le pays pour un sommet, au moment où les deux partenaires commerciaux cherchent à aplanir une série de différends.Plusieurs dossiers empoisonnent les relations bilatérales, des surtaxes européennes sur les véhicules électriques chinois aux restrictions dont s’estiment victimes certaines entreprises du Vieux Continent en Chine.L’étroit partenariat économique et diplomatique Chine-Russie est également vu avec suspicion par nombre de capitales de l’UE, qui accusent Pékin de soutien indirect à l’effort de guerre russe en Ukraine.C’est dans ce contexte, tendu, qu’un sommet doit être organisé jeudi à Pékin pour marquer les 50 ans des relations diplomatiques entre la Chine et la Communauté européenne – plus tard devenue l’UE.Le ministère chinois des Affaires étrangères a confirmé lundi que le président du Conseil européen, Antonio Costa, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, se rendront jeudi en Chine.L’UE avait indiqué vendredi dans un communiqué que ses deux dirigeants assisteront au sommet à Pékin. Elle avait également précisé qu’ils rencontreront le président chinois Xi Jinping, avec lequel ils “discuteront des relations entre l’UE et la Chine et des défis géopolitiques actuels, notamment la guerre menée par la Russie en Ukraine”.Avec le Premier ministre chinois Li Qiang, ils “aborderont plus en détail les aspects commerciaux et économiques de la relation”, selon le communiqué.- “Relation équitable” -Si les liens sino-européens ne sont pas aussi dégradés que ceux entre Pékin et Washington, les différends se sont multipliés ces dernières années, dans l’industrie ferroviaire, les panneaux solaires ou encore les éoliennes.L’UE craint qu’une production manufacturière surabondante en Chine, alimentée par des subventions publiques, n’aggrave un déficit commercial considérable et que le marché européen ne soit inondé de produits chinois bon marché, au détriment des entreprises du Vieux Continent. Le différend s’est intensifié avec la mise en place l’an passé par l’UE de droits de douane supplémentaires sur les véhicules électriques fabriqués en Chine.En représailles, Pékin a notamment visé le cognac français. Les principaux exportateurs comme Hennessy, Rémy Cointreau et Martell, ont toutefois échappé aux taxes annoncées par la Chine, auxquelles se substitueront des hausses de prix négociées.”Ce sommet est l’occasion d’engager un dialogue avec la Chine au plus haut niveau et d’avoir des discussions franches et constructives sur des questions qui nous concernent tous les deux”, a indiqué Antonio Costa, cité dans un communiqué publié la semaine dernière par ses services.”Nous voulons un dialogue, un engagement réel et des progrès concrets. Nous visons une relation équitable et équilibrée qui profite aux deux parties”, a-t-il souligné.Le Conseil européen, présidé par Antonio Costa, est l’institution qui regroupe les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE. – “Impact négatif grave” -Avec Ursula von der Leyen, cheffe de l’exécutif européen, il va également tenter d’obtenir un assouplissement des restrictions sur les exportations de terres rares chinoises – indispensables dans la production de téléphones portables ou de voitures électriques.La guerre en Ukraine est un autre sujet de discorde.La Chine appelle régulièrement à des pourparlers de paix et au respect de l’intégrité territoriale de tous les pays, sous-entendu Ukraine comprise. Mais elle n’a jamais condamné la Russie et a renforcé ses relations avec Moscou depuis le début de l’invasion russe en février 2022.Nombre de capitales européennes accusent ainsi le géant asiatique d’offrir à Moscou un soutien économique crucial pour son effort de guerre. La semaine dernière, Bruxelles a annoncé un nouveau paquet de sanctions contre la Russie. Elles ciblent la manne pétrolière russe, mais visent également certaines entités chinoises. Le ministère chinois du Commerce a ainsi dénoncé lundi des sanctions “contraires à l’esprit de consensus établi entre les dirigeants chinois et européens” et qui auront “un impact négatif grave” sur les relations économiques et commerciales sino-européennes.Autre dossier en suspens: les matériels médicaux.La Commission européenne a annoncé le 20 juin exclure les entreprises chinoises des commandes publiques dépassant cinq millions d’euros. Une mesure prise au nom des restrictions touchant les firmes européennes sur le marché chinois. En réponse, Pékin a annoncé des mesures de rétorsion similaires visant les entreprises européennes.

“Une lutte des classes”: à Porto Rico, l’opposition à la gentrification

Gloria Cuevas pensait vivre toute sa vie dans une maison centenaire aux murs roses sur la côte ouest de Porto Rico, prisée des surfeurs pour ses eaux mirifiques et ses plages d’éden. Mais son propriétaire en a décidé autrement en transformant les lieux en Airbnb.La maison a été repeinte en mauve, divisée en deux unités, et Gloria a déménagé plus au sud, loin de la gentrification qui a fait exploser le coût de la vie à Rincon comme dans d’autres villes de Porto Rico, avec les locations à court terme et les investissements étrangers.”Avant je ne pouvais pas revenir ici, ça me rendait triste et en colère en même temps”, souffle Gloria, 68 ans, devant la maison qu’elle occupait. “Le colonialisme nous tue, nous étouffe. C’est un thème global en fait: la lutte des classes”, ajoute-t-elle.Gloria n’est pas seule à se sentir dépossédée sur l’île caribéenne, où les annonces de villas de luxe se multiplient comme les logos d’Airbnb sur des maisons ou appartements où vivaient encore récemment des Portoricains. En 2012, les lois locales ont permis aux étrangers et aux Américains continentaux de ne pas payer d’impôt s’ils achetaient une résidence sur place ce qui a contribué, selon une partie de la population, à faire grimper le prix des logements et à favoriser l’évasion fiscale.- “Injuste” -Ricki Ribeiro, 30 ans, a posé ses pénates il y a un peu plus d’un an à San Juan, la capitale de l’île, où il a relocalisé son entreprise d’emballage et de marketing spécialisé dans le secteur florissant du cannabis.Cette décision, explique-t-il à l’AFP, a permis à son entreprise de sauver des millions de dollars, et à lui personnellement de ne pas payer d’impôt. L’équivalent d’un deuxième salaire qu’il dit réinvestir dans l’économie locale.”La population locale est probablement frustrée de ne pas profiter des mêmes avantages que moi”, dit l’entrepreneur dont la famille vit dans les Etats de Pennsylvanie et de l’Oklahoma. Territoire rattaché et appartenant aux Etats-Unis, Porto Rico ne jouit pas de ce statut d’Etat, et la population qui y réside ne peut pas voter à la présidentielle américaine.Le système est “injuste, mais ce n’est pas moi qu’il faut blâmer pour ça, ce n’est pas moi qui ai créé ce programme”, se défend Ricki Ribeiro. – Méga-projet -Dans la ville balnéaire de Cabo Rojo, à environ une heure de route au sud de Rincon, des habitants prennent les choses en main pour protester contre le projet immobilier Esencia, qui aspire à transformer huit kilomètres carrés de terrain et cinq kilomètres de plage en un complexe hôtelier et résidentiel de luxe valant 2 milliards de dollars.Ce projet “changerait radicalement le paysage” de la ville, fait valoir Dafne Javier, 77 ans, dont l’arrière-grand-père fut le dernier maire de la municipalité sous l’occupation espagnole et le premier sous la domination américaine en 1898.Les opposants affirment que ce vaste complexe détruirait l’habitat naturel de la faune, notamment des espèces menacées, tout en aggravant les problèmes d’eau potable, d’électricité et de ramassage des ordures pour les autres habitants de la ville.Les investisseurs, pour qui Porto Rico est “l’un des marchés en croissance les plus prometteurs au monde”, ont promis la création “de milliers d’emplois”. Mais ces emplois seront au salaire minimum, prédit Dafne Javier, qui craint l’arrivée de nouveaux riches qui “ne se mélangeront pas” à la population locale.”Ils n’ont aucune idée de ce qu’ils détruisent, et s’ils en ont une, alors ils devraient avoir honte”, déplore Christopher Powers, établi depuis 20 ans à Cabo Rojo, où il vit avec son épouse portoricaine et leurs enfants.”Ce projet est non seulement écologiquement destructeur (…) mais il est aussi contraire à l’esprit et aux valeurs des +Caborojinos+”, la population locale, dit-il sur place.De retour à Rincon, plus au nord, Gloria Cuevas espère que son histoire et celles d’autres personnes déplacées par la gentrification permettront à la population de l’île de comprendre ce qu’elle risque de perdre. “Nous devons continuer à nous battre. Nous devons éduquer notre jeunesse. Avez-vous entendu parler de Bad Bunny ?”, lance la sexagénaire en évoquant la superstar portoricaine dont la musique et les 30 concerts locaux, cet été à San Juan, servent de caisse de résonance au débat sur les craintes d’une dilution de l’identité locale.Pour Gloria, le message est clair: “cette île nous appartient, nous ne partirons pas”

Japon: malgré sa débâcle électorale, Ishiba s’accroche au pouvoir

L’impopulaire Premier ministre japonais Shigeru Ishiba a manifesté son intention de rester au pouvoir malgré la cuisante défaite aux élections sénatoriales de dimanche, à l’issue desquelles il ne dispose plus de majorité dans aucune des deux chambres du Parlement.Lors du scrutin de dimanche, qui a renouvelé 125 des 248 sièges de la chambre haute, le Parti libéral-démocrate (PLD, droite conservatrice) de M. Ishiba et son allié Komeito (centre-droit) n’ont remporté que 47 sièges à eux deux, selon les résultats officiels rapportés lundi par la télévision publique NHK et d’autres médias.Quoique supérieur aux projections initiales des médias locaux, ce résultat reste en-deçà des 50 sièges nécessaires aux deux partis pour conserver leur majorité. Ils ne compteront plus que 122 sénateurs, même si l’opposition, très fragmentée, n’apparaît pas en mesure de former une majorité alternative.De quoi exacerber les spéculations sur une démission de Shigeru Ishiba, 68 ans, en fonction depuis dix mois seulement.Interrogé dimanche soir sur son intention de rester en place, le Premier ministre a répondu à un média local: “c’est bien cela”.”Des changements dans l’environnement extérieur, comme la situation internationle, ou des désastres climatiques, ne peuvent pas attendre que la situation politique s’améliore”, a expliqué M. Ishiba au cours d’une conférence de presse lundi. “Pour cette raison, bien que je sois tout à fait conscient de notre profonde responsabilité dans le résultat des élections, pour ne pas paralyser les affaires politiques, je pense que je dois assurer ma responsabilité en tant que parti ayant recueilli le plus de suffrages”, a-t-il dit.Pour Takeshi Nemoto, 80 ans, un militant du PLD, interrogé par l’AFP, le choix d’un nouveau chef de file “serait un combat perdu d’avance pour le parti” et compliquerait en outre les discussions sur les taxes douanières avec le président américain Donald Trump.- Terrain inconnu -La coalition gouvernementale est déjà en minorité à la chambre basse du Parlement, depuis une débâcle aux élections législatives anticipées de l’automne – que M. Ishiba avait lui-même convoquées après avoir pris en septembre la tête du PLD.Le PLD gouverne le Japon de manière quasi ininterrompue depuis 1955, malgré de fréquents changements de dirigeants.Le Japon entre désormais “en terrain inconnu, avec un gouvernement en minorité dans les deux chambres du Parlement, situation inédite depuis la Seconde Guerre mondiale”, rappelle Toru Yoshida, professeur de sciences politiques à l’Université Doshisha.Le Parti démocrate constitutionnel (centre-gauche), principale force d’opposition, a lui gagné 22 sièges, et le Parti démocrate du peuple (centriste) 17 sièges.Surtout, le parti populiste anti-immigration Sanseito, au slogan “Le Japon d’abord”, fait une forte percée avec 14 sièges remportés dans la chambre haute, contre deux auparavant.- Riz cher -En raison de leur absence de majorité à la Diète, le PLD et Komeito devaient déjà transiger avec l’opposition pour faire voter leurs textes, alors même que la conjoncture s’assombrit.L’inflation reste forte (+3,3% en juin hors produits frais), tirée par une vertigineuse flambée des prix du riz, qui ont doublé en un  an.Pour atténuer l’impact inflationniste, M. Ishiba a étendu les aides au logement, prolongé des subventions à l’énergie, et s’est engagé à verser des chèques d’aides aux citoyens. Les autorités ont également débloqué une partie des réserves stratégiques de riz pour faire baisser les prix, sans succès pour l’heure.Par ailleurs, l’offensive douanière de Donald Trump a fait plonger d’un quart les ventes automobiles vers les Etats-Unis, un secteur qui représente 8% des emplois dans l’archipel. La menace de surtaxes américaines généralisées de 25% au 1er août fragilise le tissu économique nippon, très dépendant des exportations.Alors que le négociateur japonais Ryosei Akazawa s’est rendu à sept reprises aux Etats-Unis, les pourparlers avec Washington s’enlisent. Les marchés financiers s’inquiètent, eux, des dérives budgétaires, les massifs plans de relance et d’aides du gouvernement Ishiba aggravant un endettement déjà lourd. Plusieurs émissions obligataires de Tokyo ont été boudées ces derniers mois, faisant s’envoler les taux nippons.

Japon: malgré sa débâcle électorale, Ishiba s’accroche au pouvoir

L’impopulaire Premier ministre japonais Shigeru Ishiba a manifesté son intention de rester au pouvoir malgré la cuisante défaite aux élections sénatoriales de dimanche, à l’issue desquelles il ne dispose plus de majorité dans aucune des deux chambres du Parlement.Lors du scrutin de dimanche, qui a renouvelé 125 des 248 sièges de la chambre haute, le …

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Japon: malgré sa débâcle électorale, Ishiba s’accroche au pouvoir

L’impopulaire Premier ministre japonais Shigeru Ishiba a manifesté son intention de rester au pouvoir malgré la cuisante défaite aux élections sénatoriales de dimanche, à l’issue desquelles il ne dispose plus de majorité dans aucune des deux chambres du Parlement.Lors du scrutin de dimanche, qui a renouvelé 125 des 248 sièges de la chambre haute, le Parti libéral-démocrate (PLD, droite conservatrice) de M. Ishiba et son allié Komeito (centre-droit) n’ont remporté que 47 sièges à eux deux, selon les résultats officiels rapportés lundi par la télévision publique NHK et d’autres médias.Quoique supérieur aux projections initiales des médias locaux, ce résultat reste en-deçà des 50 sièges nécessaires aux deux partis pour conserver leur majorité. Ils ne compteront plus que 122 sénateurs, même si l’opposition, très fragmentée, n’apparaît pas en mesure de former une majorité alternative.De quoi exacerber les spéculations sur une démission de Shigeru Ishiba, 68 ans, en fonction depuis dix mois seulement.Interrogé dimanche soir sur son intention de rester en place, le Premier ministre a répondu à un média local: “c’est bien cela”.”Des changements dans l’environnement extérieur, comme la situation internationle, ou des désastres climatiques, ne peuvent pas attendre que la situation politique s’améliore”, a expliqué M. Ishiba au cours d’une conférence de presse lundi. “Pour cette raison, bien que je sois tout à fait conscient de notre profonde responsabilité dans le résultat des élections, pour ne pas paralyser les affaires politiques, je pense que je dois assurer ma responsabilité en tant que parti ayant recueilli le plus de suffrages”, a-t-il dit.Pour Takeshi Nemoto, 80 ans, un militant du PLD, interrogé par l’AFP, le choix d’un nouveau chef de file “serait un combat perdu d’avance pour le parti” et compliquerait en outre les discussions sur les taxes douanières avec le président américain Donald Trump.- Terrain inconnu -La coalition gouvernementale est déjà en minorité à la chambre basse du Parlement, depuis une débâcle aux élections législatives anticipées de l’automne – que M. Ishiba avait lui-même convoquées après avoir pris en septembre la tête du PLD.Le PLD gouverne le Japon de manière quasi ininterrompue depuis 1955, malgré de fréquents changements de dirigeants.Le Japon entre désormais “en terrain inconnu, avec un gouvernement en minorité dans les deux chambres du Parlement, situation inédite depuis la Seconde Guerre mondiale”, rappelle Toru Yoshida, professeur de sciences politiques à l’Université Doshisha.Le Parti démocrate constitutionnel (centre-gauche), principale force d’opposition, a lui gagné 22 sièges, et le Parti démocrate du peuple (centriste) 17 sièges.Surtout, le parti populiste anti-immigration Sanseito, au slogan “Le Japon d’abord”, fait une forte percée avec 14 sièges remportés dans la chambre haute, contre deux auparavant.- Riz cher -En raison de leur absence de majorité à la Diète, le PLD et Komeito devaient déjà transiger avec l’opposition pour faire voter leurs textes, alors même que la conjoncture s’assombrit.L’inflation reste forte (+3,3% en juin hors produits frais), tirée par une vertigineuse flambée des prix du riz, qui ont doublé en un  an.Pour atténuer l’impact inflationniste, M. Ishiba a étendu les aides au logement, prolongé des subventions à l’énergie, et s’est engagé à verser des chèques d’aides aux citoyens. Les autorités ont également débloqué une partie des réserves stratégiques de riz pour faire baisser les prix, sans succès pour l’heure.Par ailleurs, l’offensive douanière de Donald Trump a fait plonger d’un quart les ventes automobiles vers les Etats-Unis, un secteur qui représente 8% des emplois dans l’archipel. La menace de surtaxes américaines généralisées de 25% au 1er août fragilise le tissu économique nippon, très dépendant des exportations.Alors que le négociateur japonais Ryosei Akazawa s’est rendu à sept reprises aux Etats-Unis, les pourparlers avec Washington s’enlisent. Les marchés financiers s’inquiètent, eux, des dérives budgétaires, les massifs plans de relance et d’aides du gouvernement Ishiba aggravant un endettement déjà lourd. Plusieurs émissions obligataires de Tokyo ont été boudées ces derniers mois, faisant s’envoler les taux nippons.