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Bangladesh: un avion de l’armée s’écrase sur une école, au moins 20 morts

Un chasseur de l’armée de l’air du Bangladesh qui effectuait un vol d’entraînement s’est écrasé lundi sur une école de Dacca, causant la mort d’au moins 20 personnes dont de nombreux écoliers.Cette catastrophe aérienne est la plus meurtrière survenue au Bangladesh depuis des décennies.Le dernier bilan publié en soirée faisait état de 20 morts, dont le pilote, selon le service de presse des forces armées bangladaises (ISPR).La chute de l’appareil sur un bâtiment du campus scolaire Milestone, dans le nord-ouest de la capitale bangladaise, a également fait 171 blessés, pour la plupart des écoliers âgés de 8 à 12 ans.Une vingtaine d’entre eux se trouvaient dans un état critique, a indiqué à l’AFP le Dr Mohammad Nasir Uddin, directeur de l’Institut national des grands brûlés où de nombreux blessés ont été hospitalisés.L’avion impliqué, un monoréacteur de type F-7 BGI de fabrication chinoise, avait décollé à 13h06 locales (7h06 GMT) de la base aérienne de Khandakar, en banlieue de la capitale, lorsqu’il a connu un problème technique peu après son décollage.”Il semble qu’il ait été victime d’un problème mécanique. La cause exacte fait l’objet d’une enquête”, a décrit l’armée dans un communiqué.Son pilote, identifié comme le lieutenant Towkir (bien Towkir) Islam, âgé de 27 ans, effectuait lundi son premier vol sans instructeur, a confié à l’AFP son oncle Motakkabir (un seul prénom).- “Tout a pris feu” -“Towkir a survécu quelque temps à l’accident”, a-t-il continué. “L’armée de l’air a envoyé envoyé un hélicoptère dans sa ville natale et ramené ses parents à l’hôpital mais ils l’ont trouvé mort en arrivant”.Selon l’armée, le pilote a tenté en vain d’éloigner son avion en difficulté des zones habitées de la capitale. “En dépit de tous ses efforts, l’avion s’est écrasé sur un bâtiment de deux étages de l’école Milestone”, a-t-elle détaillé.Les secours ont été rapidement déployés sur le site de l’école Milestone, où ils ont extrait les victimes des décombres sur des civières.”Il y avait deux avions de chasse (dans le ciel), l’un est tombé ici sur la partie (du bâtiment) où se tenait un cours d’anglais pour des élèves de primaire”, a témoigné à l’AFP un élève, Shafiur Rahman Shafi, 18 ans.”Beaucoup de jeunes élèves et des enseignants ont été blessés”, a ajouté le jeune homme. “Ca a fait un grand boum. On a senti une secousse comme un tremblement de terre. Et puis tout a pris feu”.Dans la foulée de l’accident, l’Institut national des grand brûlés a été pris d’assaut par de nombreux parents d’élèves venus pour tenter d’identifier leurs proches, a constaté une journaliste de l’AFP.”Nous avons désespérément cherché mon cousin de 12 ans dans plusieurs hôpitaux”, a raconté à l’AFP Tofazzal Hossain, 30 ans. “Nous avons finalement retrouvé son corps ici”, a-t-il poursuivi, en pleurs.Dans un couloir de l’établissement, Monsur Helal, 46 ans, s’est porté au chevet de son épouse Mahrin, une agente de l’école inconsciente sur un lit.- Dons du sang –  “Mahrin encadrait les enfants qui sortaient de la classe lorsque l’avion est soudain tombé juste à côté d’elle”, a-t-il raconté à l’AFP. “J’ai pu lui parler brièvement, puis elle a perdu connaissance”.En soirée, de nombreuses mères attendaient, anxieuses, des nouvelles de leurs enfants devant l’hôpital, tandis que des dizaines de personnes faisaient la queue pour donner leur sang.Selon un responsable du ministère de la Santé et de la Famille, Mohammad Sayedur Rahman, au moins sept corps brûlés n’ont pu être immédiatement identifiés.Le chef du gouvernement provisoire, le prix Nobel de la paix Muhammad Yunus, a fait part sur X de “son profond chagrin et sa peine”.”Le gouvernement prendra toutes les mesures nécessaires pour enquêter sur l’origine de l’accident et prêter assistance à tous”, a-t-il ajouté.Les autorités ont décrété un jour deuil national mardi.Le Premier ministre indien Narendra Modi s’est dit “profondément choqué et attristé” et s’est dit sur X “prêt à apporter au Bangladesh tout le soutien et l’assistance possibles”.Ces dernières années, l’armée de l’air bangaldaise a été endeuillée par plusieurs accidents aériens. L’an dernier, un pilote est mort aux commandes de son Yak-30, un chasseur conçu sous l’ère soviétique.La catastrophe aérienne civile la plus meurtrière de l’histoire du Bangladesh est survenue en 1984, lorsqu’un Fokker F-27 de la compagnie Biman reliant Chittagong (sud-ouest) à Dhaka s’était écrasé, causant la mort de ses 49 passagers et membres d’équipage.

Syrie: le cessez-le-feu tient, des civils évacués de Soueida

Les autorités syriennes ont évacué lundi des familles bédouines de la ville à majorité druze de Soueida, à la faveur d’un cessez-le-feu qui a mis un terme à des affrontements intercommunautaires ayant fait plus de 1.260 morts en une semaine, selon une ONG.Ces violences, survenues après des massacres en mars de centaines de membres de la communauté alaouite, dont est issu le président déchu Bachar al-Assad, fragilisent encore plus le pouvoir du président islamiste Ahmad al-Chareh qui s’est pourtant engagé à protéger les minorités, dans un pays meurtri par près de 14 ans de guerre civile.Le cessez-le-feu annoncé samedi par les autorités est entré en vigueur dimanche, après le retrait des combattants bédouins et des tribus sunnites d’une partie de la ville de Soueida, dont les groupes druzes ont repris le contrôle.- “Encerclés pendant dix jours” -La trêve était globalement respectée lundi, hormis des tirs signalés dans des localités au nord de Soueida, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).Un correspondant de l’AFP présent aux abords de Soueida a vu des civils parmi lesquels des femmes et des enfants évacués de la ville à bord de cars affrétés par les autorités et de véhicules privés.”Nous avons été encerclés pendant dix jours”, a déclaré à l’AFP Fatima Abdel Qader, une femme bédouine de 52 ans qui quittait sa localité. “On avait peur que quelqu’un vienne chez nous et nous tue”, a ajouté cette mère de trois enfants.Le gouverneur de Deraa, Anwar al-Zoabi, a déclaré que cette province voisine avait “reçu environ 200 familles bédouines” en provenance de la région de Soueida, soit un millier de personnes, selon l’agence officielle Sana.Damas a accusé les groupes druzes d’avoir tué des Bédouins lors des affrontements. Des ONG, des témoins et des groupes druzes ont eux affirmé que les forces gouvernementales avaient pris le parti des combattants bédouins et tribaux et commis des exactions massives.Les violences ont fait plus de 1.260 morts, selon l’OSDH, parmi lesquels 505 combattants et 298 civils druzes, dont 194 “exécutés sommairement” par les forces gouvernementales. Dans l’autre camp, 408 membres des forces gouvernementales et 35 bédouins ont été tués.Près de 128.000 personnes ont été déplacées, d’après l’Organisation internationale pour les migrations. Des barricades de sable étaient érigées lundi aux entrées ouest et sud de Soueida, selon le correspondant de l’AFP.Derrière ces barricades, des membres des forces de sécurité circulent, alors que des combattants des tribus sunnites, équipés de mitraillettes, sont assis sous les arbres bordant la route.Les affrontements ont éclaté le 13 juillet entre des groupes druzes et des bédouins sunnites, avant l’intervention des forces de sécurité et de combattants de tribus venus d’autres régions syriennes pour prêter main forte aux Bédouins, selon des ONG et des témoins.- Corps non identifiés -Au principal hôpital de Soueida, où flotte une odeur de mort, des dizaines de cadavres attendaient lundi d’être identifiés pendant que des corps étaient encore collectés dans les rues et les maisons.”Nous avons remis 361 corps à des membres de leur famille, mais nous en avons 97 autres non identifiés”, a déclaré à l’AFP un responsable de la morgue.Dimanche, un premier convoi d’aide humanitaire, chargé de vivres, de matériel médical, de carburant et de sacs mortuaires, était entré dans la ville de quelque 150.000 habitants, privée d’eau et d’électricité et où la nourriture commençait à manquer.L’annonce du cessez-le-feu est intervenue quelques heures après une déclaration de Washington affirmant avoir négocié une trêve entre la Syrie et Israël, qui, disant vouloir protéger les druzes, avait bombardé les forces gouvernementales syriennes.Cet accord a permis le déploiement des forces gouvernementales dans la province, mais pas dans la ville même de Soueida, ce que refusait jusqu’alors Israël.A Beyrouth, l’émissaire américain Tom Barrack a souligné que “le processus d’inclusion” des minorités “et de communication était primordial, tout comme la coordination” entre la Syrie et Israël.Israël, qui abrite une minorité druze, avait notamment bombardé la semaine dernière le palais présidentiel à Damas, ainsi que des positions des forces gouvernementales à Soueida, pour les contraindre à quitter la région.  

Syrie: le cessez-le-feu tient, des civils évacués de Soueida

Les autorités syriennes ont évacué lundi des familles bédouines de la ville à majorité druze de Soueida, à la faveur d’un cessez-le-feu qui a mis un terme à des affrontements intercommunautaires ayant fait plus de 1.260 morts en une semaine, selon une ONG.Ces violences, survenues après des massacres en mars de centaines de membres de la communauté alaouite, dont est issu le président déchu Bachar al-Assad, fragilisent encore plus le pouvoir du président islamiste Ahmad al-Chareh qui s’est pourtant engagé à protéger les minorités, dans un pays meurtri par près de 14 ans de guerre civile.Le cessez-le-feu annoncé samedi par les autorités est entré en vigueur dimanche, après le retrait des combattants bédouins et des tribus sunnites d’une partie de la ville de Soueida, dont les groupes druzes ont repris le contrôle.- “Encerclés pendant dix jours” -La trêve était globalement respectée lundi, hormis des tirs signalés dans des localités au nord de Soueida, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).Un correspondant de l’AFP présent aux abords de Soueida a vu des civils parmi lesquels des femmes et des enfants évacués de la ville à bord de cars affrétés par les autorités et de véhicules privés.”Nous avons été encerclés pendant dix jours”, a déclaré à l’AFP Fatima Abdel Qader, une femme bédouine de 52 ans qui quittait sa localité. “On avait peur que quelqu’un vienne chez nous et nous tue”, a ajouté cette mère de trois enfants.Le gouverneur de Deraa, Anwar al-Zoabi, a déclaré que cette province voisine avait “reçu environ 200 familles bédouines” en provenance de la région de Soueida, soit un millier de personnes, selon l’agence officielle Sana.Damas a accusé les groupes druzes d’avoir tué des Bédouins lors des affrontements. Des ONG, des témoins et des groupes druzes ont eux affirmé que les forces gouvernementales avaient pris le parti des combattants bédouins et tribaux et commis des exactions massives.Les violences ont fait plus de 1.260 morts, selon l’OSDH, parmi lesquels 505 combattants et 298 civils druzes, dont 194 “exécutés sommairement” par les forces gouvernementales. Dans l’autre camp, 408 membres des forces gouvernementales et 35 bédouins ont été tués.Près de 128.000 personnes ont été déplacées, d’après l’Organisation internationale pour les migrations. Des barricades de sable étaient érigées lundi aux entrées ouest et sud de Soueida, selon le correspondant de l’AFP.Derrière ces barricades, des membres des forces de sécurité circulent, alors que des combattants des tribus sunnites, équipés de mitraillettes, sont assis sous les arbres bordant la route.Les affrontements ont éclaté le 13 juillet entre des groupes druzes et des bédouins sunnites, avant l’intervention des forces de sécurité et de combattants de tribus venus d’autres régions syriennes pour prêter main forte aux Bédouins, selon des ONG et des témoins.- Corps non identifiés -Au principal hôpital de Soueida, où flotte une odeur de mort, des dizaines de cadavres attendaient lundi d’être identifiés pendant que des corps étaient encore collectés dans les rues et les maisons.”Nous avons remis 361 corps à des membres de leur famille, mais nous en avons 97 autres non identifiés”, a déclaré à l’AFP un responsable de la morgue.Dimanche, un premier convoi d’aide humanitaire, chargé de vivres, de matériel médical, de carburant et de sacs mortuaires, était entré dans la ville de quelque 150.000 habitants, privée d’eau et d’électricité et où la nourriture commençait à manquer.L’annonce du cessez-le-feu est intervenue quelques heures après une déclaration de Washington affirmant avoir négocié une trêve entre la Syrie et Israël, qui, disant vouloir protéger les druzes, avait bombardé les forces gouvernementales syriennes.Cet accord a permis le déploiement des forces gouvernementales dans la province, mais pas dans la ville même de Soueida, ce que refusait jusqu’alors Israël.A Beyrouth, l’émissaire américain Tom Barrack a souligné que “le processus d’inclusion” des minorités “et de communication était primordial, tout comme la coordination” entre la Syrie et Israël.Israël, qui abrite une minorité druze, avait notamment bombardé la semaine dernière le palais présidentiel à Damas, ainsi que des positions des forces gouvernementales à Soueida, pour les contraindre à quitter la région.  

Des dirigeants de gauche réunis au Chili pour défendre le multilatéralisme

Les dirigeants de gauche du Chili, de l’Espagne, du Brésil, de la Colombie et de l’Uruguay sont réunis lundi à Santiago pour défendre le multilatéralisme face à la politique protectionniste des États-Unis, et la démocratie face à la désinformation et aux extrémismes. Le sommet, baptisé “Démocratie toujours”, a lieu sur fond de progression des partis et gouvernements d’extrême droite ou autoritaires en Europe et en Amérique latine. Il intervient également alors que le président américain Donald Trump tente d’imposer unilatéralement des droits de douane à la majorité des pays et mène une politique étrangère agressive pour résoudre les conflits dans le monde. “Aujourd’hui, dans de nombreux endroits du monde, la démocratie est menacée”, a affirmé le président chilien Gabriel Boric en inaugurant la rencontre au palais présidentiel de La Moneda, en présence du président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, du président colombien Gustavo Petro, du Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, et du président uruguayen Yamandu Orsi. M. Boric a dénoncé “la désinformation, l’extrémisme de tout bord, la montée de la haine, la corruption, la concentration du pouvoir et une inégalité qui sape la confiance dans l’action publique et l’État de droit”. “À cela s’ajoute (…) l’expansion du crime organisé là où l’État est faible”, a-t-il affirmé.Cette rencontre survient alors que la tension monte entre Washington et Brasilia. Donald Trump a menacé d’imposer au Brésil des droits de douane supplémentaires de 50% à partir du 1er août, en soutien à l’ancien président brésilien Jair Bolsonaro. Lula a réagi en brandissant la “souveraineté” du plus grand pays d’Amérique latine et en dénonçant un “chantage inacceptable”. Selon le président chilien, le groupe de dirigeants doit faire des propositions sur trois axes : renforcer la démocratie et le multilatéralisme, lutter contre la désinformation et à l'”utilisation malveillante des technologies”, combattre l’inégalité et les extrémismes. A l’issue de leur réunion au palais présidentiel, les cinq leaders déjeuneront avec diverses personnalités, parmi lesquelles le lauréat du prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz et l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet. 

La défaillance d’un composant à l’origine de la suspension des vols d’Alaska Airlines

Alaska Airlines et sa filiale Horizon Air s’activaient lundi à reprendre un service normal, après une interruption de tous leurs vols pendant près de trois heures en raison d’une panne informatique dimanche soir causée par un composant défaillant, nouveau déboire pour la cinquième compagnie américaine par la taille.”Nous œuvrons pour remettre nos activités en place aujourd’hui au sein d’Alaska Airlines et Horizon Air après une panne informatique majeure dimanche soir qui a entraîné un arrêt de tous les vols”, a publié Alaska Airlines lundi matin sur le réseau social X, incitant les clients à vérifier le statut de leur vol avant de se rendre à l’aéroport.”Un composant crucial d’équipement à redondance multiple dans nos centres de données, fabriqué par un tiers, a subi une défaillance imprévue”, a expliqué la compagnie lundi matin dans une déclaration à l’AFP, au sujet de cette pièce traditionnellement installée en plusieurs exemplaires pour éviter, normalement, toute interruption de service.”Lorsque cela s’est produit, cela a affecté plusieurs de nos systèmes clefs nous permettant d’effectuer diverses opérations, nécessitant la mise en place d’un arrêt des vols”, a-t-elle poursuivi, assurant que la sécurité des vols n’avait “jamais été compromise”.”Nous travaillons actuellement avec notre fournisseur pour remplacer l’équipement” problématique, a expliqué Alaska Airlines, tout en précisant que le panne n’était “liée à aucun autre événement en cours, et n'[était] pas une cyberattaque”.Cette panne est survenue alors qu’une attaque informatique majeure a ciblé les jours précédents des serveurs de Microsoft SharePoint en exploitant une vulnérabilité du logiciel de partage de documents.Selon l’entreprise de cybersécurité néerlandaise Eye Security, cette faille a permis à des cybercriminels de compromettre des agences gouvernementales, des universités, des entreprises énergétiques et des institutions internationales, en particulier aux États-Unis.Depuis dimanche soir, plus de 150 vols ont été annulés — dont 64 sur la journée de lundi — et des perturbations devraient perdurer le temps qu’avions et équipages retrouvent leurs positionnements prévus, a indiqué la compagnie aérienne.Selon ses différents messages d’information postés sur X, la panne a commencé vers 03H00 GMT lundi — 20H00 dimanche sur la côte Ouest des États-Unis, où se trouve son siège. Son site internet était aussi en dérangement depuis cette heure-là, selon des sites spécialisés.”A partir de 23H00 (06H00 GMT), l’arrêt au sol a été levé et nos activités ont repris”, avait-elle ensuite annoncé, présentant des excuses pour “la gêne occasionnée”.Vers 15H50 GMT, l’action Alaska Airlines reculait de 0,16% à la Bourse de New York.- Panne en septembre -En septembre 2024, la compagnie avait déjà subi une panne informatique importante, provoquant aussi un maintien au sol de ses avions et des retards de vols.Elle avait alors assuré qu’il ne s’agissait pas d’une cyberattaque, mais d’un problème de certificat affectant plusieurs systèmes.En janvier 2024, une porte-bouchon — opercule condamnant une issue de secours redondante — d’un Boeing 737 MAX 9 nouvellement livré s’était détachée lors d’un vol d’Alaska Airlines entre Portland (Oregon) et Ontario (Californie), laissant un trou béant dans le fuselage.L’incident, qui n’avait fait que quelques blessés légers, avait conduit le régulateur américain de l’aviation civile (FAA) à clouer au sol les dizaines de Boeing 737 MAX 9 disposant de cette configuration.Il a aussi été le point de départ d’une crise profonde de l’avionneur, à cause de problèmes récurrents de qualité de sa production.Dans un rapport préliminaire publié un mois après, l’Agence américaine de sécurité dans les transports (NTSB) avait révélé que quatre boulons de fixation de cette pièce au fuselage manquaient.Elle a publié le 10 juillet son rapport d’enquête final: des défaillances de Boeing sont la “cause probable” de l’incident, cumulées à un “défaut de supervision” de l’avionneur par la FAA.Alaska Ailines est la cinquième compagnie aérienne des États-Unis par la taille depuis son rachat en 2024 de Hawaiian Airlines. Elles disposent d’une flotte de plus de 360 avions desservant environ 140 destinations.

Loi Duplomb: après le succès de la pétition, la gauche promet de se mobiliser au Parlement

Forts du succès exponentiel de la pétition contre la loi Duplomb, la gauche et les écologistes ont promis lundi de maintenir la pression à l’automne autour de l’abrogation du texte agricole, décrié pour son impact environnemental.Lancée le 10 juillet, deux jours après l’adoption de la loi qui prévoit notamment la réintroduction à titre dérogatoire et sous conditions de l’acétamipride, pesticide de la famille des néonicotinoïdes – interdit en France mais autorisé en Europe -, la pétition avait récolté plus de 1,4 million de signatures lundi après-midi sur le site de l’Assemblée nationale.Un chiffre largement au-dessus du seuil requis des 500.000 pour obtenir un débat en séance sur cette pétition, si la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale, qui fixe l’agenda, en décide ainsi mi-septembre lors de la rentrée parlementaire.La présidente de l’Assemblée, Yaël Braun-Pivet (Renaissance), s’y est dite “favorable”. Tout comme Marine Le Pen, qui avait voté pour la loi, mais a estimé lundi que “seul un débat démocratique” pouvait restaurer “la confiance” des citoyens face aux “mensonges” accompagnant selon elle la pétition.Ce débat ne permettra toutefois pas un réexamen de la loi sur le fond, ce qui nécessiterait un nouveau texte législatif.Qu’à cela ne tienne, “c’est une lutte qui ne fait que commencer”, a prévenu la députée écologiste Sandrine Rousseau sur franceinfo. “Lors des prochaines niches parlementaires (journées réservées aux textes des groupes politiques, NDLR), chaque groupe du Nouveau Front populaire aura comme texte l’abrogation de la loi Duplomb”, a-t-elle assuré.Les socialistes ont confirmé vouloir porter “à la rentrée une proposition de loi abrogeant les graves reculs de la loi Duplomb”. Bien que n’étant pas à l’origine de la pétition, lancée par une étudiante qui refuse tout contact avec les médias, toute la gauche tente de tirer avantage de cette mobilisation citoyenne.”C’est une incroyable bonne nouvelle”, a estimé sur son blog Jean-Luc Mélenchon (LFI), louant “cette action populaire de masse”.- Deuxième délibération -“Instrumentalisation de la gauche et des écologistes”, répondent les défenseurs de la loi, en premier lieu son auteur, le sénateur LR Laurent Duplomb. “Quand on diabolise les choses et quand on fait peur à tout le monde, on peut avoir ce résultat”.L’acétamipride est réclamé par les producteurs de betteraves et de noisettes, qui estiment n’avoir aucune alternative contre les ravageurs et subir une concurrence déloyale de leurs concurrents européens. A contrario, les apiculteurs mettent en garde contre “un tueur d’abeilles”. Ses effets sur l’humain sont aussi source de préoccupations, même si les risques restent incertains, faute d’études d’ampleur.Dans le camp présidentiel, on cherche la bonne formule pour tenir compte du succès de la pétition sans remettre en cause la loi votée au Parlement. Gabriel Attal, patron du parti présidentiel Renaissance, a ainsi souhaité que le gouvernement saisisse l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) afin qu’elle donne son avis sur le texte en amont de l’éventuel futur débat parlementaire.”Une pétition ne peut pas défaire la loi mais, si elle respecte les conditions constitutionnelles qui peuvent conduire à un débat à l’Assemblée nationale, nous soutiendrons cette démarche”, a de son côté estimé le patron des députés MoDem Marc Fesneau.Mais pour M. Duplomb, la pétition vise surtout à “mettre de la pression sur le Conseil constitutionnel” qui doit se prononcer sur la loi d’ici au 10 août.S’il la valide, la gauche appelle Emmanuel Macron à demander alors au Parlement une deuxième délibération, comme le lui permet la Constitution.Une telle décision déclencherait cependant une crise gouvernementale avec les LR au coeur de l’été.”Le chemin de cette loi n’est pas terminé puisque le Conseil constitutionnel a été saisi. Le président ne peut dès lors pas s’exprimer tant que les Sages n’ont pas rendu leur décision”, a répondu à l’AFP l’entourage d’Emmanuel Macron.”Je pense que le président de la République est conscient des enjeux de souveraineté”, y compris alimentaire, a estimé lundi le président de la FNSEA Arnaud Rousseau. La loi Duplomb, présentée par ses défenseurs comme une réponse aux manifestations du monde agricole de 2024, contient d’autres mesures controversées, sur le rôle de l’Anses ou le stockage de l’eau pour l’irrigation des cultures (méga-bassines). Elle cristallise les tensions depuis de nombreux mois.Lundi, l’entourage du ministre de la Justice Gérald Darmanin a indiqué qu’il demanderait aux procureurs de la République d’être d’une “grande fermeté” face aux “menaces inacceptables” subies par “de nombreux parlementaires” du fait de leur vote sur la loi Duplomb. Selon le ministère de l’Intérieur, neuf “atteintes” à des parlementaires (dégradations de permanences, outrages sur les réseaux sociaux…) ont été recensés. 

“Une lutte des classes”: à Porto Rico, l’opposition à la gentrification

Gloria Cuevas pensait vivre toute sa vie dans une maison centenaire aux murs roses sur la côte ouest de Porto Rico, prisée des surfeurs pour ses eaux mirifiques et ses plages d’éden. Mais son propriétaire en a décidé autrement en transformant les lieux en Airbnb.La maison a été repeinte en mauve, divisée en deux unités, et Gloria a déménagé plus au sud, loin de la gentrification qui a fait exploser le coût de la vie à Rincon comme dans d’autres villes de Porto Rico, avec les locations à court terme et les investissements étrangers.”Avant je ne pouvais pas revenir ici, ça me rendait triste et en colère en même temps”, souffle Gloria, 68 ans, devant la maison qu’elle occupait. “Le colonialisme nous tue, nous étouffe. C’est un thème global en fait: la lutte des classes”, ajoute-t-elle.Gloria n’est pas seule à se sentir dépossédée sur l’île caribéenne, où les annonces de villas de luxe se multiplient comme les logos d’Airbnb sur des maisons ou appartements où vivaient encore récemment des Portoricains. En 2012, les lois locales ont permis aux étrangers et aux Américains continentaux de ne pas payer d’impôt s’ils achetaient une résidence sur place ce qui a contribué, selon une partie de la population, à faire grimper le prix des logements et à favoriser l’évasion fiscale.- “Injuste” -Ricki Ribeiro, 30 ans, a posé ses pénates il y a un peu plus d’un an à San Juan, la capitale de l’île, où il a relocalisé son entreprise d’emballage et de marketing spécialisé dans le secteur florissant du cannabis.Cette décision, explique-t-il à l’AFP, a permis à son entreprise de sauver des millions de dollars, et à lui personnellement de ne pas payer d’impôt. L’équivalent d’un deuxième salaire qu’il dit réinvestir dans l’économie locale.”La population locale est probablement frustrée de ne pas profiter des mêmes avantages que moi”, dit l’entrepreneur dont la famille vit dans les Etats de Pennsylvanie et de l’Oklahoma. Territoire rattaché et appartenant aux Etats-Unis, Porto Rico ne jouit pas de ce statut d’Etat, et la population qui y réside ne peut pas voter à la présidentielle américaine.Le système est “injuste, mais ce n’est pas moi qu’il faut blâmer pour ça, ce n’est pas moi qui ai créé ce programme”, se défend Ricki Ribeiro. – Méga-projet -Dans la ville balnéaire de Cabo Rojo, à environ une heure de route au sud de Rincon, des habitants prennent les choses en main pour protester contre le projet immobilier Esencia, qui aspire à transformer huit kilomètres carrés de terrain et cinq kilomètres de plage en un complexe hôtelier et résidentiel de luxe valant 2 milliards de dollars.Ce projet “changerait radicalement le paysage” de la ville, fait valoir Dafne Javier, 77 ans, dont l’arrière-grand-père fut le dernier maire de la municipalité sous l’occupation espagnole et le premier sous la domination américaine en 1898.Les opposants affirment que ce vaste complexe détruirait l’habitat naturel de la faune, notamment des espèces menacées, tout en aggravant les problèmes d’eau potable, d’électricité et de ramassage des ordures pour les autres habitants de la ville.Les investisseurs, pour qui Porto Rico est “l’un des marchés en croissance les plus prometteurs au monde”, ont promis la création “de milliers d’emplois”. Mais ces emplois seront au salaire minimum, prédit Dafne Javier, qui craint l’arrivée de nouveaux riches qui “ne se mélangeront pas” à la population locale.”Ils n’ont aucune idée de ce qu’ils détruisent, et s’ils en ont une, alors ils devraient avoir honte”, déplore Christopher Powers, établi depuis 20 ans à Cabo Rojo, où il vit avec son épouse portoricaine et leurs enfants.”Ce projet est non seulement écologiquement destructeur (…) mais il est aussi contraire à l’esprit et aux valeurs des +Caborojinos+”, la population locale, dit-il sur place.De retour à Rincon, plus au nord, Gloria Cuevas espère que son histoire et celles d’autres personnes déplacées par la gentrification permettront à la population de l’île de comprendre ce qu’elle risque de perdre. “Nous devons continuer à nous battre. Nous devons éduquer notre jeunesse. Avez-vous entendu parler de Bad Bunny ?”, lance la sexagénaire en évoquant la superstar portoricaine dont la musique et les 30 concerts locaux, cet été à San Juan, servent de caisse de résonance au débat sur les craintes d’une dilution de l’identité locale.Pour Gloria, le message est clair: “cette île nous appartient, nous ne partirons pas”

Ukraine: le Kremlin écarte des avancées diplomatiques rapides

Le Kremlin a estimé lundi qu’il faudrait “beaucoup de travail” pour obtenir des avancées dans des négociations de paix avec l’Ukraine, après une nouvelle nuit de frappes russes à travers le pays.Ces frappes, qui ont fait au moins un mort et neuf blessés à Kiev, ont eu lieu quelques heures avant la visite dans la capitale ukrainienne du chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot.Lors de son point presse quotidien, le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a lui affirmé que les propositions de paix russes et ukrainiennes étaient “diamétralement opposées”, plus de trois ans et demi après le début de l’invasion russe de l’Ukraine.”Il y a donc beaucoup de travail diplomatique à faire”, a-t-il ajouté, tout en affirmant que Moscou était prêt à de nouveaux pourparlers mais que leur date n’avait pas encore été fixée. Samedi, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a proposé à Moscou de tenir, cette semaine, un troisième cycle de discussions pour tenter d’arrêter la guerre après deux rencontres peu fructueuses entre des délégations russes et ukrainiennes en mai et en juin, à Istanbul.Selon un haut responsable ukrainien interrogé par l’AFP sous couvert d’anonymat, cette nouvelle session peut avoir lieu “entre mardi et jeudi” et “très probablement à Istanbul”.Les sujets discutés seront la poursuite des échanges de prisonniers et la préparation d’une éventuelle rencontre entre Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky, a ajouté cette source.Jusqu’à présent, les positions des deux camps semblent irréconciliables: la Russie veut que l’Ukraine lui cède quatre régions occupées, en plus de la Crimée annexée en 2014, et renonce à rejoindre l’Otan.Des conditions inacceptables pour l’Ukraine, qui veut le retrait pur et simple des troupes russes de son territoire et des garanties de sécurité occidentales dont la poursuite des livraisons d’armes et le déploiement d’un contingent européen, ce à quoi s’oppose Moscou.- Nouvelles frappes nocturnes -Face à l’enlisement des pourparlers, le président américain Donald Trump, qui avait ouvert le dialogue avec Moscou pour tenter d’obtenir des avancées, a exprimé sa frustration et a posé à la Russie un ultimatum de 50 jours pour parvenir à un accord, sous peine de sanctions sévères.Sur le terrain, la Russie a lancé au cours de la nuit une nouvelle vague de drones et de missiles sur l’Ukraine.D’après l’armée de l’air ukrainienne, 426 drones et 24 missiles russes ont été lancés, causant notamment des dégâts dans les régions de Ivano-Frankivsk (ouest), de Kharkiv (nord-est) et à Kiev. Elle a assuré avoir neutralisé 403 drones et la totalité des missiles.Le maire de la capitale Vitali Klitschko a indiqué que plusieurs incendies avaient éclaté en raison des frappes ou chute de débris de drones interceptés, qui ont touché notamment une école maternelle des immeubles résidentiels, un supermarché et l’entrée d’une station de métro.Le ministère russe de la Défense a, de son côté, indiqué avoir visé des “entreprises du complexe militaro-industriel ukrainien et des aérodromes militaires” et avoir atteint ses cibles.L’Ukraine ne communique quasiment jamais sur les dégâts ou pertes infligés à ses infrastructures militaires.- “Guerre contre l’Union européenne”  -Le chef de la diplomatie ukrainienne, Andriï Sybiga, a dénoncé des attaques “brutales”. “Nous pouvons mettre fin à cette terreur. Il est nécessaire pour cela que l’Ukraine obtienne des défenses antiaériennes supplémentaires et de capacités (de frappes) longue portée,” a-t-il ajouté sur X.Son homologue français, Jean-Noël Barrot, en visite de deux jours à Kiev, s’est rendu à la station de métro Loukianivska, l’un des sites endommagés par les frappes de la nuit et qui, comme d’autres stations, sert habituellement d’abri à la population lors des bombardements les plus intenses.Il a ensuite évoqué avec le président Volodymyr Zelensky la coopération militaire, dont le soutien en matière de défense antiaérienne, selon les deux hommes.Jean-Noël Barrot a également dénoncé dans un discours prononcé devant les ambassadeurs ukrainiens réunis à Kiev une guerre menée par la Russie contre “la liberté”, “contre l’Union européenne” et des frappes nocturnes russes visant à “terroriser” la population.L’armée ukrainienne frappe également quasiment quotidiennement le territoire russe avec des drones, y compris la région de Moscou.Lundi, l’armée russe a indiqué avoir abattu 107 drones ukrainiens au-dessus de son territoire. Des attaques ont forcé l’aéroport de Vnoukouvo, près de la capitale russe, à interrompre brièvement son fonctionnement.

Ukraine: le Kremlin écarte des avancées diplomatiques rapides

Le Kremlin a estimé lundi qu’il faudrait “beaucoup de travail” pour obtenir des avancées dans des négociations de paix avec l’Ukraine, après une nouvelle nuit de frappes russes à travers le pays.Ces frappes, qui ont fait au moins un mort et neuf blessés à Kiev, ont eu lieu quelques heures avant la visite dans la capitale ukrainienne du chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot.Lors de son point presse quotidien, le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a lui affirmé que les propositions de paix russes et ukrainiennes étaient “diamétralement opposées”, plus de trois ans et demi après le début de l’invasion russe de l’Ukraine.”Il y a donc beaucoup de travail diplomatique à faire”, a-t-il ajouté, tout en affirmant que Moscou était prêt à de nouveaux pourparlers mais que leur date n’avait pas encore été fixée. Samedi, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a proposé à Moscou de tenir, cette semaine, un troisième cycle de discussions pour tenter d’arrêter la guerre après deux rencontres peu fructueuses entre des délégations russes et ukrainiennes en mai et en juin, à Istanbul.Selon un haut responsable ukrainien interrogé par l’AFP sous couvert d’anonymat, cette nouvelle session peut avoir lieu “entre mardi et jeudi” et “très probablement à Istanbul”.Les sujets discutés seront la poursuite des échanges de prisonniers et la préparation d’une éventuelle rencontre entre Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky, a ajouté cette source.Jusqu’à présent, les positions des deux camps semblent irréconciliables: la Russie veut que l’Ukraine lui cède quatre régions occupées, en plus de la Crimée annexée en 2014, et renonce à rejoindre l’Otan.Des conditions inacceptables pour l’Ukraine, qui veut le retrait pur et simple des troupes russes de son territoire et des garanties de sécurité occidentales dont la poursuite des livraisons d’armes et le déploiement d’un contingent européen, ce à quoi s’oppose Moscou.- Nouvelles frappes nocturnes -Face à l’enlisement des pourparlers, le président américain Donald Trump, qui avait ouvert le dialogue avec Moscou pour tenter d’obtenir des avancées, a exprimé sa frustration et a posé à la Russie un ultimatum de 50 jours pour parvenir à un accord, sous peine de sanctions sévères.Sur le terrain, la Russie a lancé au cours de la nuit une nouvelle vague de drones et de missiles sur l’Ukraine.D’après l’armée de l’air ukrainienne, 426 drones et 24 missiles russes ont été lancés, causant notamment des dégâts dans les régions de Ivano-Frankivsk (ouest), de Kharkiv (nord-est) et à Kiev. Elle a assuré avoir neutralisé 403 drones et la totalité des missiles.Le maire de la capitale Vitali Klitschko a indiqué que plusieurs incendies avaient éclaté en raison des frappes ou chute de débris de drones interceptés, qui ont touché notamment une école maternelle des immeubles résidentiels, un supermarché et l’entrée d’une station de métro.Le ministère russe de la Défense a, de son côté, indiqué avoir visé des “entreprises du complexe militaro-industriel ukrainien et des aérodromes militaires” et avoir atteint ses cibles.L’Ukraine ne communique quasiment jamais sur les dégâts ou pertes infligés à ses infrastructures militaires.- “Guerre contre l’Union européenne”  -Le chef de la diplomatie ukrainienne, Andriï Sybiga, a dénoncé des attaques “brutales”. “Nous pouvons mettre fin à cette terreur. Il est nécessaire pour cela que l’Ukraine obtienne des défenses antiaériennes supplémentaires et de capacités (de frappes) longue portée,” a-t-il ajouté sur X.Son homologue français, Jean-Noël Barrot, en visite de deux jours à Kiev, s’est rendu à la station de métro Loukianivska, l’un des sites endommagés par les frappes de la nuit et qui, comme d’autres stations, sert habituellement d’abri à la population lors des bombardements les plus intenses.Il a ensuite évoqué avec le président Volodymyr Zelensky la coopération militaire, dont le soutien en matière de défense antiaérienne, selon les deux hommes.Jean-Noël Barrot a également dénoncé dans un discours prononcé devant les ambassadeurs ukrainiens réunis à Kiev une guerre menée par la Russie contre “la liberté”, “contre l’Union européenne” et des frappes nocturnes russes visant à “terroriser” la population.L’armée ukrainienne frappe également quasiment quotidiennement le territoire russe avec des drones, y compris la région de Moscou.Lundi, l’armée russe a indiqué avoir abattu 107 drones ukrainiens au-dessus de son territoire. Des attaques ont forcé l’aéroport de Vnoukouvo, près de la capitale russe, à interrompre brièvement son fonctionnement.