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Seychelles: l’opposant Patrick Herminie élu président

L’opposant Patrick Herminie a remporté la présidentielle aux Seychelles avec 52,7% des suffrages, redonnant à son parti United Seychelles (US) les rênes d’un pouvoir qu’il a presque toujours occupé depuis l’indépendance de de cet archipel de l’océan Indien renommé pour ses plages paradisiaques.M. Herminie, 62 ans, l’a emporté face à Wavel Ramkalawan, le chef de l’Etat sortant et leader de Linyon Democratik Seselwa (LDS, Union démocratique seychelloise). Ce dernier avait dirigé l’opposition de 1998 à 2011 et de 2015 à 2020, avant de prendre le pouvoir en 2020.”Ma victoire c’est un mandat que le peuple a placé en moi”, s’est réjoui le désormais sixième président des Seychelles, qui s’est engagé dans son discours de victoire à “faire baisser le coût de la vie et relancer le service public”.”Je serai le président de tous les Seychellois”, a-t-il encore lancé, alors que ses partisans se rassemblaient dans la capitale Victoria pour célébrer sa victoire.L’US, l’ex-parti unique qui avait, jusqu’au précédent scrutin remporté par Wavel Ramkalawan, donné au pays tous ses chefs d’Etat depuis 1977, retrouve donc le pouvoir.  Le chef de l’Etat sortant a reconnu sa défaite. “Je pars avec un héritage qui ferait rougir bien des présidents, a commenté  Wavel Ramkalawan. “Je souhaite que le président Herminie continue de maintenir un tel niveau”, a-t-il poursuivi.Patrick Herminie a été inculpé fin 2023 pour “sorcellerie”. Des accusations qu’il a qualifiées de “politiques”, et qui ont été levées quelques mois plus tard. Médecin de profession, il avait été à la tête de l’agence gouvernementale antidrogue.Le nouveau président seychellois a vraisemblablement profité du bilan critiqué du président sortant, un prêtre anglican, en matière de trafic de stupéfiants — bien que le sujet n’ait pas dominé les débats en amont du vote.D’après l’Agence pour la prévention de l’abus de drogues et la réadaptation (APDAR), entre 5.000 et 6.000 personnes consomment de l’héroïne sur l’archipel. Ces chiffres sont basés sur le nombre d’inscrits au programme de méthadone, un médicament de substitution.Mais d’autres estimations évoquent plus de 10.000 consommateurs, soit environ 10% de la population.- “Ingérence” du Qatar -Patrick Herminie a aussi probablement bénéficié de la colère causée par la perte de souveraineté de l’archipel sur l’île d’Assomption, cédée l’année dernière par l’exécutif de Wavel Ramkalawan pour 70 ans à un promoteur qatari afin qu’il y construise un hôtel de luxe. Un accord qu’il a promis d’annuler.Mercredi, il avait déclaré avoir écrit aux autorités du Qatar pour leur demander de respecter la souveraineté de l’archipel, dénonçant “l’ingérence” d’entreprises qataries, qu’il accuse de financer la campagne du parti concurrent à hauteur de plusieurs millions de dollars, pour finaliser le projet touristique.Une nouvelle piste d’atterrissage vient d’être construite sur ce banc de sable à environ mille kilomètres de Mahé, l’île principale de l’archipel, qui pourrait permettre aux touristes fortunés d’éviter les démarches comme la douane et les procédures d’immigration sur l’île principale.Mais c’est surtout sa proximité avec Aldabra, un site du patrimoine de l’Unesco situé à une quarantaine de kilomètres d’Assomption, qui inquiète. Aldabra abrite la plus grosse population de tortues terrestres, et un écosystème encore à l’état naturel.Des photos diffusées sur les réseaux sociaux montrant des machines sur la plage et une tortue à la carapace cassée ont suscité l’indignation. Colonie française puis britannique, les Seychelles ont accédé à l’indépendance en 1976 et sont une démocratie relativement jeune. La première élection multipartite a eu lieu en 1993 après l’adoption d’une nouvelle Constitution.Les trois quarts de la population (121.355 habitants en 2024 selon la Banque Mondiale) vivent sur l’île principale de Mahé, où se trouve la capitale Victoria.

Les pluies torrentielles au Mexique ont fait au moins 41 morts

Au moins 41 personnes ont péri dans une série d’inondations, de coulées de boue et de glissements de terrain provoquée depuis jeudi par des pluies torrentielles dans l’est et le centre du Mexique, selon le dernier bilan annoncé samedi par le gouvernement fédéral.Ce système tropical de précipitations a frappé la Sierra Madre Orientale, une chaîne …

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Les pluies torrentielles au Mexique ont fait au moins 41 morts

Au moins 41 personnes ont péri dans une série d’inondations, de coulées de boue et de glissements de terrain provoquée depuis jeudi par des pluies torrentielles dans l’est et le centre du Mexique, selon le dernier bilan annoncé samedi par le gouvernement fédéral.Ce système tropical de précipitations a frappé la Sierra Madre Orientale, une chaîne de montagnes qui s’étend parallèlement à la côte du golfe du Mexique et qui est parsemée de petites communautés, dont beaucoup ont été coupées du monde.Au moins 117 municipalités sont affectées dans les Etats de Puebla, Hidalgo, Querétaro et Veracruz, selon les autorités.La présidente du Mexique Claudia Sheinbaum a ordonné le déploiement de 10.000 militaires pour participer aux opérations de secours.”Des membres et des équipes du gouvernement mexicain sont déployés pour ouvrir des routes et venir en aide aux communautés”, a réagi sur X Mme Sheinbaum, après une réunion à distance avec les responsables des Etats touchés.Des pluies intenses s’abattent depuis le milieu de la semaine dans presque tout le Mexique, provoquant des débordements de rivières, des inondations de villages entiers, des glissements de terrain, l’effondrement de routes et de ponts ainsi que des coupures de courant et des télécommunications.Plus de 35.000 habitations ont été endommagées, principalement en raison des crues des rivières qui ont forcé des familles entières à abandonner leurs foyers. Des abris ont été ouverts pour les personnes déplacées.Marcos Aparicio, un instituteur de 50 ans dans la ville de Tulancingo, dans l’État d’Hidalgo, a passé la nuit dans son camion sur une route bloquée par de la boue, des rochers et des arbres.- “Décalage des saisons” -“J’avais peur que la colline s’effondre”, a-t-il raconté raconte-t-il à l’AFP tout en attendant avec impatience la réouverture de la route pour rejoindre sa communauté et prendre des nouvelles de sa famille.Celso Santos, un commerçant de 50 ans, a pour sa part laissé son camion sur la route et a continué à pied vers le village de Tenango de Doria à l’aube.”Nous avons dû courir pour ne pas être emportés par l’eau”, a-t-il dit, racontant que les “piedrisimas”, les chutes de rochers, faisaient un bruit semblable à celui d’un feu d’artifice.Dans l’Etat de Veracruz, des dizaines d’enseignants ont lancé un appel sur les réseaux sociaux pour demander à être évacués par voie aérienne de la communauté de Xoxocapa, la route d’accès étant impraticable, l’électricité étant coupée et les vivres se faisant rares.Dans ce même Etat, qui compte les fleuves les plus puissants du pays, les médias locaux ont montré des images de familles entières perchées sur le toit de leurs maisons pour échapper aux débordements des cours d’eau.Le Mexique a été frappé par des pluies particulièrement abondantes depuis le début de l’année, avec un record de précipitations dans la capitale Mexico.Le météorologue Isidro Cano a expliqué à l’AFP que ces précipitations intenses sont dues à un “décalage des saisons”: l’air chaud et humide du golfe du Mexique est monté vers les sommets de la Sierra Madre Orientale, provoquant des pluies d’une ampleur inhabituelle en cette période de l’année.Les autorités des zones situées sur la côte Pacifique surveillent ainsi de près les tempêtes tropicales Raymond et Priscilla.

Gaza: le Hamas prêt à commencer à libérer les otages dès lundi

Le Hamas a annoncé qu’il allait commencer à libérer les otages israéliens à Gaza dès lundi matin comme prévu, peu avant un “sommet de la paix” en Egypte qui rassemblera les dirigeants d’une vingtaine de pays autour des présidents américain Donald Trump et égyptien Abdel Fattah al-Sissi.Dans la bande de Gaza dévastée par deux ans de guerre, la Défense civile, organisation de premiers secours opérant sous l’autorité du Hamas, a annoncé samedi que plus de 500.000 personnes déplacées étaient revenues dans le nord du territoire depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu vendredi.L’accord entre les belligérants est basé sur un plan en vingt points annoncé fin septembre par Donald Trump. Il prévoit la libération par le mouvement islamiste palestinien, avant lundi 09H00 GMT, des 48 otages restants, vivants ou morts, enlevés en Israël lors de l’attaque sans précédent du Hamas du 7 octobre 2023 qui avait déclenché la guerre à Gaza.En échange, Israël doit libérer 250 “détenus pour des raisons de sécurité”, dont de nombreux condamnés pour des attentats meurtriers anti-israéliens, et 1.700 Palestiniens arrêtés dans la bande de Gaza depuis octobre 2023.”Conformément à l’accord signé, l’échange de prisonniers devrait débuter lundi matin comme convenu, et il n’y a aucun nouveau développement à ce sujet”, a déclaré samedi à l’AFP Oussama Hamdane, un haut responsable du Hamas.”Nous continuerons à crier et à nous battre jusqu’à ce que tout le monde soit rentré à la maison”, s’est exclamé pour sa part Einav Zangauker, une des figures de la mobilisation pour le retour des otages en Israël lors d’un rassemblement à Tel-Aviv. Son fils, Matan Zangauker, 25 ans, fait partie des 20 captifs présumés encore en vie.- “Vous rentrez à la maison” -“Vous rentrez à la maison”, a déclaré sur place l’émissaire américain Steve Witkoff qui s’était rendu plus tôt en journée à Gaza avec le gendre de Donald Trump, Jared Kushner et le chef de l’armée israélienne Eyal Zamir.L’Egypte a confirmé la tenue, lundi après-midi à Charm el-Cheikh, d’un sommet destiné à “mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza, à renforcer les efforts pour instaurer la paix et la stabilité au Moyen-Orient, et à ouvrir une nouvelle page de sécurité et de stabilité régionale”.Outre MM. Trump et Sissi, sont attendus dans la ville égyptienne sur la mer Rouge, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, le président français Emmanuel Macron et les Premiers ministres britannique Keir Starmer, italien Giorgia Meloni et espagnol Pedro Sanchez, entre autres.Le chef du gouvernement israélien Benjamin Netanyahu n’a pas donné d’indication sur sa participation.De son côté, le Hamas a annoncé qu’il ne participerait pas, un de ses responsables, Hossam Badran, soulignant dans une interview à l’AFP que le mouvement agissait “par l’intermédiaire des médiateurs qataris et égyptiens”.M. Badran a mis en garde contre des négociations “difficiles”  pour la prochaine phase du plan Trump, qui prévoit le désarmement de son organisation, l’exil de ses combattants et la poursuite du retrait d’Israël de Gaza.- “Pas négociable” -“La deuxième phase des négociations nécessite des discussions plus complexes et ne sera pas aussi facile que la première phase”, a-t-il averti.”Nous espérons ne pas revenir (à la guerre), mais le peuple palestinien et les forces de la résistance vont certainement (…) utiliser toutes leurs capacités pour repousser l’agression si la bataille leur est imposée”, a-t-il ajouté.”La remise des armes proposée est hors de question et n’est pas négociable”, a indiqué samedi à l’AFP un autre responsable du Hamas sous couvert de l’anonymat.A travers la bande de Gaza, des secouristes continuent de fouiller les décombres à la recherche de corps après le repli des troupes israéliennes derrières les lignes convenues, pendant que des centaines de milliers de Palestiniens reviennent dans le nord du territoire, souvent pour n’y retrouver que des ruines.Après un “voyage particulièrement épuisant”, Raja Salmi est parvenue à revenir dans son quartier d’al-Rimal, au coeur de la ville de Gaza, où les bombardements des dernières semaines ont détruit ce que l’armée israélienne a présenté comme des zones censées abriter des milliers de combattants du Hamas.Mais son appartement avait disparu: l’immeuble “n’existe plus, c’est juste un tas de décombres”.”J’étais debout devant (ces ruines) et je me suis mise à pleurer, tous les souvenirs ont été réduits en poussière”, a-t-elle raconté à l’AFP.”Je ne sais pas quoi dire, ce que je vois est plus fort que tous les mots… Destruction, destruction, et encore destruction”, a dit à l’AFP Saher Abu Al-Atta, un autre habitant de retour dans la ville, depuis les décombres de l’hôpital pédiatrique al-Rantissi.

Gaza: le Hamas prêt à commencer à libérer les otages dès lundi

Le Hamas a annoncé qu’il allait commencer à libérer les otages israéliens à Gaza dès lundi matin comme prévu, peu avant un “sommet de la paix” en Egypte qui rassemblera les dirigeants d’une vingtaine de pays autour des présidents américain Donald Trump et égyptien Abdel Fattah al-Sissi.Dans la bande de Gaza dévastée par deux ans de guerre, la Défense civile, organisation de premiers secours opérant sous l’autorité du Hamas, a annoncé samedi que plus de 500.000 personnes déplacées étaient revenues dans le nord du territoire depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu vendredi.L’accord entre les belligérants est basé sur un plan en vingt points annoncé fin septembre par Donald Trump. Il prévoit la libération par le mouvement islamiste palestinien, avant lundi 09H00 GMT, des 48 otages restants, vivants ou morts, enlevés en Israël lors de l’attaque sans précédent du Hamas du 7 octobre 2023 qui avait déclenché la guerre à Gaza.En échange, Israël doit libérer 250 “détenus pour des raisons de sécurité”, dont de nombreux condamnés pour des attentats meurtriers anti-israéliens, et 1.700 Palestiniens arrêtés dans la bande de Gaza depuis octobre 2023.”Conformément à l’accord signé, l’échange de prisonniers devrait débuter lundi matin comme convenu, et il n’y a aucun nouveau développement à ce sujet”, a déclaré samedi à l’AFP Oussama Hamdane, un haut responsable du Hamas.”Nous continuerons à crier et à nous battre jusqu’à ce que tout le monde soit rentré à la maison”, s’est exclamé pour sa part Einav Zangauker, une des figures de la mobilisation pour le retour des otages en Israël lors d’un rassemblement à Tel-Aviv. Son fils, Matan Zangauker, 25 ans, fait partie des 20 captifs présumés encore en vie.- “Vous rentrez à la maison” -“Vous rentrez à la maison”, a déclaré sur place l’émissaire américain Steve Witkoff qui s’était rendu plus tôt en journée à Gaza avec le gendre de Donald Trump, Jared Kushner et le chef de l’armée israélienne Eyal Zamir.L’Egypte a confirmé la tenue, lundi après-midi à Charm el-Cheikh, d’un sommet destiné à “mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza, à renforcer les efforts pour instaurer la paix et la stabilité au Moyen-Orient, et à ouvrir une nouvelle page de sécurité et de stabilité régionale”.Outre MM. Trump et Sissi, sont attendus dans la ville égyptienne sur la mer Rouge, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, le président français Emmanuel Macron et les Premiers ministres britannique Keir Starmer, italien Giorgia Meloni et espagnol Pedro Sanchez, entre autres.Le chef du gouvernement israélien Benjamin Netanyahu n’a pas donné d’indication sur sa participation.De son côté, le Hamas a annoncé qu’il ne participerait pas, un de ses responsables, Hossam Badran, soulignant dans une interview à l’AFP que le mouvement agissait “par l’intermédiaire des médiateurs qataris et égyptiens”.M. Badran a mis en garde contre des négociations “difficiles”  pour la prochaine phase du plan Trump, qui prévoit le désarmement de son organisation, l’exil de ses combattants et la poursuite du retrait d’Israël de Gaza.- “Pas négociable” -“La deuxième phase des négociations nécessite des discussions plus complexes et ne sera pas aussi facile que la première phase”, a-t-il averti.”Nous espérons ne pas revenir (à la guerre), mais le peuple palestinien et les forces de la résistance vont certainement (…) utiliser toutes leurs capacités pour repousser l’agression si la bataille leur est imposée”, a-t-il ajouté.”La remise des armes proposée est hors de question et n’est pas négociable”, a indiqué samedi à l’AFP un autre responsable du Hamas sous couvert de l’anonymat.A travers la bande de Gaza, des secouristes continuent de fouiller les décombres à la recherche de corps après le repli des troupes israéliennes derrières les lignes convenues, pendant que des centaines de milliers de Palestiniens reviennent dans le nord du territoire, souvent pour n’y retrouver que des ruines.Après un “voyage particulièrement épuisant”, Raja Salmi est parvenue à revenir dans son quartier d’al-Rimal, au coeur de la ville de Gaza, où les bombardements des dernières semaines ont détruit ce que l’armée israélienne a présenté comme des zones censées abriter des milliers de combattants du Hamas.Mais son appartement avait disparu: l’immeuble “n’existe plus, c’est juste un tas de décombres”.”J’étais debout devant (ces ruines) et je me suis mise à pleurer, tous les souvenirs ont été réduits en poussière”, a-t-elle raconté à l’AFP.”Je ne sais pas quoi dire, ce que je vois est plus fort que tous les mots… Destruction, destruction, et encore destruction”, a dit à l’AFP Saher Abu Al-Atta, un autre habitant de retour dans la ville, depuis les décombres de l’hôpital pédiatrique al-Rantissi.

Retour dans les ruines à Gaza, le Hamas prêt à commencer à libérer les otages lundi

Des centaines de milliers de Palestiniens sont rentrés samedi dans le nord dévasté de la bande de Gaza, le Hamas annonçant qu’il commencerait à libérer les otages israéliens dès lundi matin, conformément à la première phase du plan de paix.Alors que l’Egypte a confirmé la tenue lundi après-midi du “Sommet de la paix de Charm el-Cheikh”, coprésidé par les présidents américain et égyptien Donald Trump et Abdel Fattah al-Sissi et en présence de dirigeants de plus de 20 pays, un cadre du Hamas a mis en garde dans un entretien à l’AFP contre des négociations “difficiles” pour la prochaine phase du plan Trump.      Hossam Badran, membre du bureau politique du Hamas, a notamment déclaré qu’il était “hors de question” que le mouvement islamiste accepte de désarmer.  Avant cette phase de désarmement, l’accord prévoit la libération d’ici lundi 9H00 GMT des derniers otages retenus à Gaza et de centaines de prisonniers palestiniens écroués en Israël. “Conformément à l’accord signé, l’échange de prisonniers devrait débuter lundi matin comme convenu, et il n’y a aucun nouveau développement à ce sujet”, a déclaré à l’AFP Oussama Hamdane, un haut responsable du Hamas.Samedi, les autorités israéliennes ont indiqué rassembler dans deux prisons les détenus devant être libérés contre les 48 otages dont tout Israël se prépare au retour. “Nous continuerons à crier et à nous battre jusqu’à ce que tout le monde soit rentré à la maison”, a déclaré samedi Einav Zangauker, une des figures de la mobilisation pour le retour des captifs lors d’un rassemblement à Tel-Aviv. Son fils, Matan Zangauker, 25 ans, fait partie des 20 captifs présumés encore en vie.”Vous rentrez à la maison”, a déclaré sur place l’émissaire américain Steve Witkoff qui s’était rendu plus tôt en journée à Gaza avec le gendre de Donald Trump, Jared Kushner et le chef de l’armée israélienne Eyal Zamir.- “Destruction, destruction” -A Gaza, la Défense civile, organisation de premiers secours opérant sous l’autorité du Hamas, a annoncé samedi que plus de 500.000 personnes, déplacées par la guerre, étaient revenues dans le nord du territoire depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu vendredi à 9H00 GMT.Raja Salmi est ainsi parvenue, après un “voyage particulièrement épuisant”, à revenir dans son quartier d’al-Rimal, au coeur de la ville de Gaza, où les bombardements des dernières semaines ont détruit ce que l’armée israélienne a présenté comme des zones censées abriter des milliers de combattants du Hamas.Mais son appartement avait disparu: l’immeuble “n’existe plus, c’est juste un tas de décombres”.”J’étais debout devant (ces ruines) et je me suis mise à pleurer, tous les souvenirs ont été réduits en poussière”, a-t-elle raconté à l’AFP.”Je ne sais pas quoi dire, ce que je vois est plus fort que tous les mots… Destruction, destruction, et encore destruction”, a dit à l’AFP Saher Abu Al-Atta, un autre habitant de retour dans la ville, depuis les décombres de l’hôpital pédiatrique al-Rantissi.A travers la bande de Gaza, des secouristes continuent de fouiller les décombres à la recherche de corps après le repli des troupes israéliennes derrières les lignes convenues, à l’intérieur du territoire, dans le cadre du cessez-le-feu.L’entrée en vigueur du cessez-le-feu a déclenché une période de 72 heures maximum pendant laquelle le Hamas doit remettre les 48 otages restants, vivants ou morts, qui avaient été enlevés en Israël lors de l’attaque sans précédent du Hamas du 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre à Gaza.En échange, Israël doit libérer 250 “détenus pour des raisons de sécurité” dont de nombreux condamnés pour des attentats meurtriers anti-israéliens, et 1.700 Palestiniens arrêtés par l’armée israélienne dans la bande de Gaza depuis octobre 2023.- Retour à la guerre? -Si Donald Trump s’est dit confiant que le cessez-le-feu “tiendra”, après les deux premiers qui n’avaient pu être pérennisés, Hossam Badran a mis en garde samedi contre des pourparlers “difficiles” pour la suite.”La deuxième phase des négociations nécessite des discussions plus complexes et ne sera pas aussi facile que la première phase”, a déclaré à l’AFP M. Badran dont le mouvement n’assistera pas à la signature du cessez-le-feu attendue lundi en Egypte. “Nous espérons ne pas revenir (à la guerre), mais le peuple palestinien et les forces de la résistance vont certainement (…) utiliser toutes leurs capacités pour repousser l’agression si la bataille leur est imposée”, a-t-il ajouté.”La remise des armes proposée est hors de question et n’est pas négociable”, a indiqué samedi à l’AFP un responsable du Hamas sous couvert de l’anonymat.Dans le cadre du plan Trump, un premier déploiement de 200 soldats américains doit arriver en Israël pour contribuer à la surveillance du cessez-le-feu à Gaza. Le nouveau chef du Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), Brad Cooper, qui s’est rendu aussi samedi à Gaza, a soutenu qu’aucun soldat américain ne serait déployé sur le territoire palestinien. L’armée américaine doit plutôt coordonner une force opérationnelle multinationale qui se déploiera, elle, à Gaza. 

Retour dans les ruines à Gaza, le Hamas prêt à commencer à libérer les otages lundi

Des centaines de milliers de Palestiniens sont rentrés samedi dans le nord dévasté de la bande de Gaza, le Hamas annonçant qu’il commencerait à libérer les otages israéliens dès lundi matin, conformément à la première phase du plan de paix.Alors que l’Egypte a confirmé la tenue lundi après-midi du “Sommet de la paix de Charm el-Cheikh”, coprésidé par les présidents américain et égyptien Donald Trump et Abdel Fattah al-Sissi et en présence de dirigeants de plus de 20 pays, un cadre du Hamas a mis en garde dans un entretien à l’AFP contre des négociations “difficiles” pour la prochaine phase du plan Trump.      Hossam Badran, membre du bureau politique du Hamas, a notamment déclaré qu’il était “hors de question” que le mouvement islamiste accepte de désarmer.  Avant cette phase de désarmement, l’accord prévoit la libération d’ici lundi 9H00 GMT des derniers otages retenus à Gaza et de centaines de prisonniers palestiniens écroués en Israël. “Conformément à l’accord signé, l’échange de prisonniers devrait débuter lundi matin comme convenu, et il n’y a aucun nouveau développement à ce sujet”, a déclaré à l’AFP Oussama Hamdane, un haut responsable du Hamas.Samedi, les autorités israéliennes ont indiqué rassembler dans deux prisons les détenus devant être libérés contre les 48 otages dont tout Israël se prépare au retour. “Nous continuerons à crier et à nous battre jusqu’à ce que tout le monde soit rentré à la maison”, a déclaré samedi Einav Zangauker, une des figures de la mobilisation pour le retour des captifs lors d’un rassemblement à Tel-Aviv. Son fils, Matan Zangauker, 25 ans, fait partie des 20 captifs présumés encore en vie.”Vous rentrez à la maison”, a déclaré sur place l’émissaire américain Steve Witkoff qui s’était rendu plus tôt en journée à Gaza avec le gendre de Donald Trump, Jared Kushner et le chef de l’armée israélienne Eyal Zamir.- “Destruction, destruction” -A Gaza, la Défense civile, organisation de premiers secours opérant sous l’autorité du Hamas, a annoncé samedi que plus de 500.000 personnes, déplacées par la guerre, étaient revenues dans le nord du territoire depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu vendredi à 9H00 GMT.Raja Salmi est ainsi parvenue, après un “voyage particulièrement épuisant”, à revenir dans son quartier d’al-Rimal, au coeur de la ville de Gaza, où les bombardements des dernières semaines ont détruit ce que l’armée israélienne a présenté comme des zones censées abriter des milliers de combattants du Hamas.Mais son appartement avait disparu: l’immeuble “n’existe plus, c’est juste un tas de décombres”.”J’étais debout devant (ces ruines) et je me suis mise à pleurer, tous les souvenirs ont été réduits en poussière”, a-t-elle raconté à l’AFP.”Je ne sais pas quoi dire, ce que je vois est plus fort que tous les mots… Destruction, destruction, et encore destruction”, a dit à l’AFP Saher Abu Al-Atta, un autre habitant de retour dans la ville, depuis les décombres de l’hôpital pédiatrique al-Rantissi.A travers la bande de Gaza, des secouristes continuent de fouiller les décombres à la recherche de corps après le repli des troupes israéliennes derrières les lignes convenues, à l’intérieur du territoire, dans le cadre du cessez-le-feu.L’entrée en vigueur du cessez-le-feu a déclenché une période de 72 heures maximum pendant laquelle le Hamas doit remettre les 48 otages restants, vivants ou morts, qui avaient été enlevés en Israël lors de l’attaque sans précédent du Hamas du 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre à Gaza.En échange, Israël doit libérer 250 “détenus pour des raisons de sécurité” dont de nombreux condamnés pour des attentats meurtriers anti-israéliens, et 1.700 Palestiniens arrêtés par l’armée israélienne dans la bande de Gaza depuis octobre 2023.- Retour à la guerre? -Si Donald Trump s’est dit confiant que le cessez-le-feu “tiendra”, après les deux premiers qui n’avaient pu être pérennisés, Hossam Badran a mis en garde samedi contre des pourparlers “difficiles” pour la suite.”La deuxième phase des négociations nécessite des discussions plus complexes et ne sera pas aussi facile que la première phase”, a déclaré à l’AFP M. Badran dont le mouvement n’assistera pas à la signature du cessez-le-feu attendue lundi en Egypte. “Nous espérons ne pas revenir (à la guerre), mais le peuple palestinien et les forces de la résistance vont certainement (…) utiliser toutes leurs capacités pour repousser l’agression si la bataille leur est imposée”, a-t-il ajouté.”La remise des armes proposée est hors de question et n’est pas négociable”, a indiqué samedi à l’AFP un responsable du Hamas sous couvert de l’anonymat.Dans le cadre du plan Trump, un premier déploiement de 200 soldats américains doit arriver en Israël pour contribuer à la surveillance du cessez-le-feu à Gaza. Le nouveau chef du Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), Brad Cooper, qui s’est rendu aussi samedi à Gaza, a soutenu qu’aucun soldat américain ne serait déployé sur le territoire palestinien. L’armée américaine doit plutôt coordonner une force opérationnelle multinationale qui se déploiera, elle, à Gaza. 

Retour dans les ruines à Gaza, le Hamas prêt à commencer à libérer les otages lundi

Des centaines de milliers de Palestiniens sont rentrés samedi dans le nord dévasté de la bande de Gaza, le Hamas annonçant qu’il commencerait à libérer les otages israéliens dès lundi matin, conformément à la première phase du plan de paix.Alors que l’Egypte a confirmé la tenue lundi après-midi du “Sommet de la paix de Charm …

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