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Israël rappelle ses négociateurs après la réponse du Hamas à une proposition de trêve

Israël a annoncé jeudi le rappel pour consultations de ses négociateurs engagés au Qatar dans les discussions de cessez-le-feu avec le Hamas, alors que la pression internationale s’intensifie pour mettre fin à près de deux ans d’une guerre dévastatrice à Gaza.”A la lumière de la réponse transmise ce matin par le Hamas, il a été décidé de rappeler l’équipe de négociation en Israël pour poursuivre les consultations”, a indiqué le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu. La veille, le mouvement islamiste palestinien avait déclaré avoir répondu à une proposition de trêve de 60 jours dans la bande de Gaza, ravagée par plus de 21 mois de guerre et menacée de famine.Pendant ce temps, les bombardements et tirs israéliens ont tué jeudi au moins 40 personnes dans le territoire palestinien assiégé, dont des enfants et des personnes venues recevoir de l’aide, selon la Défense civile locale.Israël fait face à une pression croissante pour mettre fin aux souffrances des plus de deux millions de Palestiniens à Gaza, soumis à un blocus qui les prive d’une aide humanitaire vitale. Le Hamas a dit mercredi avoir transmis sa réponse à une proposition de cessez-le-feu de 60 jours, associé à une libération d’otages israéliens contre des prisonniers palestiniens.Ces otages avaient été enlevés lors de l’attaque sans précédent du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre. En riposte, Israël a juré de détruire le Hamas et lancé une offensive d’envergure à Gaza, faisant des dizaines de milliers de morts et provoquant une catastrophe humanitaire. Le Forum des familles d’otages, principale association de proches des captifs retenus à Gaza, a fait part de sa “vive inquiétude” après le rappel des négociateurs, estimant que “chaque jour qui passe réduit les chances de sauver les otages”.Les pourparlers indirects entre Israël et le Hamas, ouverts à Doha le 6 juillet sous médiation qatarie, américaine et égyptienne, n’ont à ce jour abouti à aucun résultat concret.Selon une source palestinienne, la réponse du Hamas comprend des amendements proposés aux clauses sur l’entrée de l’aide humanitaire, des cartes des zones de Gaza d’où l’armée israélienne devrait se retirer, ainsi que des garanties sur la fin de la guerre.- “Les enfants tombent” -Israël, qui refuse de donner des garanties sur un cessez-le-feu permanent, a indiqué mercredi avoir “accepté la proposition qatarie ainsi que la proposition actualisée de (l’émissaire américain Steve) Witkoff”, mais que “c’est le Hamas qui refuse”.Les Etats-Unis ont annoncé que M. Witkoff devait tenir des pourparlers en Europe cette semaine sur un cessez-le-feu et un “corridor humanitaire” pour acheminer l’aide à Gaza. Il pourrait ensuite voyager au Moyen-Orient.Israël, qui assiège Gaza depuis octobre 2023, a imposé un blocus total début mars, très partiellement assoupli fin mai, entraînant de graves pénuries de nourriture, médicaments et carburant.Youssef Hassouna, journaliste vidéo de l’AFP habitant à Gaza-ville, raconte qu'”il est extrêmement difficile d’obtenir de la nourriture” et de l’eau pour lui et sa famille.”Les enfants tombent en marchant par manque de nourriture”, affirme une autre vidéaste de l’AFP, Salma Al-Qaddoumi, en évoquant ses trois neveux âgés de 4 à 12 ans.Les agences de presse AFP, AP et Reuters, ainsi que la BBC, ont appelé Israël à “autoriser l’entrée et la sortie des journalistes à Gaza”, se disant “profondément inquiets du fait que, désormais, la faim menace leur survie”.- Les gens “meurent de faim” -Selon le patron de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, une “grande proportion” de la population à Gaza “meurt de faim”.Mardi, un hôpital du territoire palestinien a annoncé le décès de 21 enfants en 72 heures, morts de malnutrition ou de faim.Le gouvernement israélien s’est défendu en affirmant mercredi qu”‘à Gaza aujourd’hui, il n’y a pas de famine causée par Israël”, accusant le Hamas d’empêcher la distribution de l’aide et de la piller. Le Hamas rejette ces accusations.Jeudi, les autorités israéliennes ont indiqué qu’environ 70 camions d’aide avaient été déchargés la veille aux points de passage et que plus de 150 “avaient déjà été récupérés par l’ONU et des organisations internationales à Gaza”.Les agences humanitaires affirment que les autorisations accordées par Israël sont limitées et que la coordination pour acheminer les camions constitue un défi majeur en zone de guerre.L’attaque du 7-Octobre a entraîné côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 49 restent otages à Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée.Les représailles israéliennes ont fait 59.587 morts à Gaza, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé à Gaza, jugées fiables par l’ONU.

Trump se rend à la Fed, dont il invective abondamment le patron

C’est tout sauf une visite de courtoisie: Donald Trump se rend jeudi au siège de la Fed, la puissante banque centrale américaine, dont il ne cesse d’invectiver le patron Jerome Powell, traité de “nigaud” qui tarderait trop à baisser les taux.Le président républicain, qui avait nommé le patron de la Réserve fédérale pendant son premier mandat (2017-2021), avant qu’il ne soit reconduit par le démocrate Joe Biden, est attendu à 16H00 locale sur place (20h00 GMT), selon l’agenda publié par la Maison Blanche.Elle n’a toutefois donné aucun détail sur l’objectif de la visite ni sur une éventuelle rencontre avec Jerome Powell, que Donald Trump invective sans relâche.”Il est tout le temps en retard, il devrait avoir baissé les taux d’intérêt plusieurs fois”, a par exemple déploré mardi l’ancien promoteur immobilier, en ajoutant: “Les gens n’arrivent pas à acheter de maison parce que ce gars est un nigaud. Il maintient des taux trop élevés et il le fait sans doute pour des raisons politiques.”La banque centrale américaine a maintenu les taux d’intérêt stables cette année, repoussant l’idée d’une baisse, dans un contexte rendu incertain par l’offensive protectionniste mondiale de Donald Trump, qui pourrait faire grimper les prix.Les taux directeurs de la Fed — qui guident les coûts d’emprunt des particuliers et des entreprises — sont compris entre 4,25% et 4,50% depuis décembre.La Banque centrale européenne, à laquelle Donald Trump se réfère souvent pour dénigrer la politique monétaire de la Réserve fédérale, a elle baissé progressivement son taux directeur, passé de 4% en juin 2024 à 2% aujourd’hui.- Indépendance -S’il fait monter la pression sur l’institution indépendante qu’est la Fed, le président américain a toutefois reconnu récemment qu’il était très peu probable qu’il renvoie son patron, après avoir pourtant menacé de le faire.Un tel licenciement serait sans précédent, et nécessiterait, de la part du gouvernement fédéral, de prouver l’existence de fautes graves ou de malversations de la part du très pondéré Jerome Powell, 72 ans.Donald Trump a par exemple évoqué une possible “fraude” dans des travaux de rénovation menés au siège de la banque centrale.La mission de la Réserve fédérale, dont les décisions et commentaires ont un impact immense sur les marchés du monde entier, est de juguler l’inflation tout en assurant de bonnes conditions pour l’emploi aux Etats-Unis. L’institution et son chef bénéficient d’un statut les mettant, en théorie, à l’écart des pressions politiques.Le ministre des Finances américain, Scott Bessent, a annoncé lundi qu’un audit de l’institution de la Réserve fédérale dans son ensemble devait avoir lieu.”Je pense qu’il a fait du mauvais travail, mais de toute façon, il va bientôt partir”, a-t-il déclaré mardi au sujet de Jerome Powell, dont le mandat s’achève en mai 2026.Les taux d’intérêt sont le principal outil des banques centrales pour orienter l’économie. Baisser les taux encourage l’activité, mais peut faire monter les prix.Augmenter les taux permet de lutter contre l’inflation, mais peut freiner la croissance.

La Hongrie interdit d’entrée le groupe Kneecap, accusé d’antisémitisme

Le gouvernement hongrois, très proche allié d’Israël, a décidé jeudi d’interdire d’entrée sur le territoire le groupe nord-irlandais Kneecap, engagé pour la cause palestinienne, qui devait se produire dans un festival en août.”Kneecap est officiellement interdit d’entrée en Hongrie pour antisémitisme et apologie du terrorisme”, a annoncé sur X le porte-parole de l’exécutif Zoltan Kovacs, …

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La Hongrie interdit d’entrée le groupe Kneecap, accusé d’antisémitisme

Le gouvernement hongrois, très proche allié d’Israël, a décidé jeudi d’interdire d’entrée sur le territoire le groupe nord-irlandais Kneecap, engagé pour la cause palestinienne, qui devait se produire dans un festival en août.”Kneecap est officiellement interdit d’entrée en Hongrie pour antisémitisme et apologie du terrorisme”, a annoncé sur X le porte-parole de l’exécutif Zoltan Kovacs, la mesure s’appliquant à chacun des trois membres pour une durée de trois ans.”Leur donner une tribune normalise la haine et la terreur, et met en péril les valeurs démocratiques”, estime-t-il, évoquant “le devoir de protéger” l’importante communauté juive du pays d’Europe centrale.Kneecap, groupe punk originaire de Belfast, rappe en anglais et en irlandais et revendique haut et fort son engagement en faveur de la cause palestinienne. Leurs propos anti-israéliens fin juin sur la scène du célèbre festival de Glastonbury au Royaume-Uni avaient fait scandale.Si le trio nie tout soutien au Hezbollah, son membre Liam O’Hanna dit Mo Chara est poursuivi pour “infraction terroriste” après avoir arboré un drapeau du mouvement islamiste libanais pendant un concert à Londres en 2024. Il doit comparaître le 20 août dans la capitale britannique. Derrière cette “scandaleuse” action “sans fondement juridique” du “gouvernement autoritaire de Viktor Orban”, “il est clair qu’il s’agit d’une diversion politique et d’une nouvelle tentative pour faire taire ceux qui dénoncent le génocide contre le peuple palestinien”, a réagi Kneecap sur les réseaux sociaux.- “Sans précédent” -De nombreuses voix s’étaient élevées en Hongrie à l’approche du show prévu le 11 août au festival Sziget de Budapest, qui réunit chaque année des centaines de milliers de visiteurs. “Les discours haineux n’ont pas leur place parmi nous. Nous trouvons cela inacceptable”, souligne une pétition signée par près de 300 artistes, rappelant qu’une douzaine de festivals ont refusé d’accueillir Kneecap, notamment en Allemagne ou en Ecosse.Le groupe nord-irlandais s’est en revanche produit début juillet en France, aux Eurockéennes de Belfort, et est attendu à Rock en Seine le 24 août, ce qui a valu au festival de perdre la subvention de la ville de Saint-Cloud.Si Israël a salué, par la voix de son ambassadrice Maya Kadosh, “la clarté de la position hongroise”, le festival Sziget a regretté cette “décision sans précédent”, de nature à “nuire à l’image de la Hongrie à l’étranger”.”Nous condamnons les discours de haine” mais “nous pensons que la cancel culture (en français, culture de l’effacement ou de l’annulation) et les boycotts culturels ne sont pas la solution”, ont ajouté les organisateurs.Le Premier ministre nationaliste Viktor Orban a interdit tout rassemblement pro-palestinien et affiche un soutien inconditionnel à son homologue israélien Benjamin Netanyahu, convié en avril à Budapest malgré le mandat d’arrêt émis à son encontre par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité dans la bande de Gaza.

Dermatose des bovins: la ministre de l’Agriculture chez les éleveurs touchés

La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a défendu jeudi sa stratégie de lutte contre l’épizootie de dermatose des bovins lors d’un déplacement en Savoie et Haute-Savoie, où plus d’un millier de bêtes ont été euthanasiées depuis fin juin.Il s’agit d”‘une maladie extrêmement dangereuse par sa contagiosité et la force du virus”, a-t-elle déclaré à l’issue d’une “réunion de crise” à Chambéry avec des représentants des éleveurs, élus et autorités des deux départements, relevant un “risque que cela emporte l’ensemble de la filière bovine française” si elle n’était pas enrayée.Le protocole de lutte mis en place, “sur lequel personne n’a émis de réserve scientifique, en tout cas pas dans les organismes de référence”, repose sur l’euthanasie des troupeaux où des cas ont été décelés, la vaccination prévue de quelque 310.000 bovins à ce stade et la biosécurité, c’est-à-dire le fait que les animaux ne soient pas déplacés.Le premier cas a été signalé le 29 juin et, en date du 24 juillet, 37 foyers ont été détectés en Savoie et Haute-Savoie, selon le ministère. A ce jour, quelque 1.500 bêtes, pour 33 troupeaux, ont été euthanasiés, selon Christian Convers, secrétaire général de la Coordination rurale et éleveur en Savoie.Ces mesures dites de “dépeuplement” ont suscité une vive émotion dans les zones touchées où certains éleveurs ont tenté plusieurs jours durant de bloquer l’accès à leurs exploitations pour empêcher l’abattage.Une cinquantaine d’éleveurs et leurs sympathisants se sont rassemblés tôt jeudi devant la préfecture de Savoie pour dénoncer le “massacre” de leurs bêtes et appeler à un abattage “sélectif” des animaux malades afin d’assurer la survie de leurs exploitations. “Genevard, t’arrives trop tard!”, ont-ils scandé, emmenés par deux syndicats, la Confédération paysanne et la Coordination rurale.”On est plus pertinent à être ici [dans la rue] que d’être à l’intérieur pour cautionner un cirque qui encore une fois va amener juste à valider quelque chose qui a été décidé dans les bureaux parisiens”, s’est indigné Stéphane Galais, porte-parole de la Confédération paysanne. “Là il y a la vaccination: est-ce qu’elle va continuer à tuer les vaches ? C’est ça la question”, a-t-il insisté.- “Tout le monde a peur” -Une vingtaine d’autres manifestants était également présents à proximité de la ferme haut-savoyarde où s’est ensuite rendue la ministre, brandissant des pancartes proclamant “Vous êtes des assassins”.Cet élevage de Hauteville-sur-Fier, près d’Annecy, qui fournit du lait destiné à l’emmental et la raclette, a commencé dès dimanche à vacciner ses vaches. Désormais, “le compte à rebours est déclenché. On sait que d’ici le 10-12 août, notre troupeau sera hors de danger. Mais voilà, il reste ces deux semaines où le risque est encore majeur”, a souligné l’exploitant, Denis Tranchant. Pour l’heure, “tout le monde a peur”, et “humainement, c’est très dur”, a-t-il souligné, très ému.Selon lui, le danger pesant sur la filière bovine française est “réel” et “on ne peut pas bâtir un après-crise sur des reproches”. Il s’est déclaré “prêt sans hésitation” à l’avenir à céder des bêtes aux éleveurs devant reconstituer leur cheptel après la crise.La DNC, qui affecte bovins, buffles et zébus, se transmet par piqûres d’insectes qui agissent comme des “seringues volantes et transmettent la maladie de proche en proche,”, a expliqué à l’AFP Éric Cardinale, directeur scientifique de la santé animale à l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Elle n’est en revanche pas transmissible à l’humain, ni par contact avec des bovins infectés, ni par l’alimentation, ni par piqûres d’insectes. La ministre a également rendu “hommage aux éleveurs qui ont accepté, dans un esprit citoyen et pour protéger l’ensemble des élevages”, que leurs troupeaux, affectés par la maladie, soient abattus, indiquant avoir rencontré quatre d’entre eux jeudi matin. “Ils ont été contraints au sacrifice ultime: faire abattre leurs bêtes. Ce sont eux, les héros silencieux de cette crise. Ils permettent de sauver toute la filière”, a-t-elle dit, assurant que l’indemnisation “se déploierait rapidement” et serait “à la hauteur du préjudice qui a été consenti”.

Russie : “pas de survivants” après la chute d’un avion transportant une cinquantaine de personnes

Un avion de ligne s’est écrasé jeudi dans la région de l’Amour, en Extrême-Orient russe et aucune de la cinquantaine de personnes à son bord n’a survécu, ont annoncé les autorités.”Un groupe de secouristes (…) examine les lieux de l’incident et procède à des opérations de recherche. Selon des données préliminaires, il n’y a pas …

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Russie : “pas de survivants” après la chute d’un avion transportant une cinquantaine de personnes

Un avion de ligne s’est écrasé jeudi dans la région de l’Amour, en Extrême-Orient russe et aucune de la cinquantaine de personnes à son bord n’a survécu, ont annoncé les autorités.”Un groupe de secouristes (…) examine les lieux de l’incident et procède à des opérations de recherche. Selon des données préliminaires, il n’y a pas de survivants”, a annoncé sur Telegram le ministère russe des Situations d’urgence.”Toutes les personnes se trouvant à bord de l’appareil sont mortes”, a ensuite confirmé la porte-parole du Comité d’enquête russe, Svetlana Petrenko, précisant qu’une enquête pour “violation des règles” du transport aérien avait été ouverte. L’Extrême-Orient russe, une région renfermant de gigantesques espaces naturels, est régulièrement endeuillée par des catastrophes aériennes.Le nombre des passagers de cet Antonov An-24 n’est pour l’instant pas clairement établi. Le gouverneur de la région de l’Amour, Vassili Orlov, a affirmé jeudi que le drame avait causé la mort de 48 personnes et a annoncé trois journées de deuil. Initialement, il avait affirmé que 49 personnes se trouvaient à bord de l’appareil.L’agence de presse russe TASS a, quant à elle, écrit, citant les services opérationnels, que 46 personnes pourraient avoir été dans l’avion, dont deux enfants et six membres d’équipage.Dans un communiqué, les chemins de fer russes ont affirmé que cinq de leurs employés étaient à bord. Un ressortissant chinois était également dans l’appareil, selon le consulat général de la Chine à Khabarovsk, une ville russe située dans une région voisine de celle du crash.Le président chinois Xi Jinping a par ailleurs adressé un message de condoléances à son homologue russe Vladimir Poutine.- Zone “difficile d’accès” -Auparavant, les secouristes avaient fait savoir que “le fuselage en flammes” de l’appareil avait été repéré par un hélicoptère. D’après le Centre de protection civile de la région, le crash a eu lieu à 16 kilomètres de la localité de Tynda.Il s’agit d’un “endroit montagneux et difficile d’accès”, a précisé sur Telegram le ministère des Situations d’urgence, ajoutant que plus de 149 secouristes avaient été mobilisés dans cette opération.En “l’absence complète” de route, ceux-ci doivent se frayer un chemin avec des engins lourds jusqu’au lieu de la chute de l’Antonov, a-t-il expliqué.Le site est en plein milieu d’une zone forestière, selon une vidéo filmée de l’hélicoptère ayant repéré l’appareil et diffusée par le ministère. Sur ces images, on voit un panache de fumée s’élever au milieu de nombreux arbres et des flammes près de ce qui semble être des débris de l’avion.Les autorités ont précisé qu’il faisait partie de la flotte aérienne de la compagnie Angara Airlines, dont le siège se trouve dans la région d’Irkoutsk, en Sibérie.Les forces de l’ordre procèdent à des vérifications de documents dans ses bureaux, a informé le Comité d’enquête russe, cité par l’agence de presse Interfax.Le directeur de cette compagnie, Sergueï Salamanov, a pour sa part affirmé au média russe REN TV que l’appareil accidenté avait décollé avec deux heures de retard en raison de mauvaises conditions météorologiques.”Les conditions n’étaient pas favorables au vol” mais “le commandant a pris la décision de l’effectuer”, a commenté M. Salamanov, relevant que ce pilote, âgé de 61 ans, était “expérimenté” et avait 11.000 heures de vol à son actif.- Tentatives d’atterrissage -D’après des informations préliminaires, publiées sur Telegram par le département du parquet russe chargé des transports en Extrême-Orient, le contact a été perdu avec l’appareil vers 13H00 heure locale (04H00 GMT) tandis qu’il effectuait une “deuxième approche” pour tenter d’atterrir à l’aéroport de Tynda.Selon TASS, citant une source au sein des autorités aéroportuaires, l’avion avait été fabriqué il y a près de 50 ans, en 1976, par l’usine Aviant à Kiev, en Ukraine, qui faisait alors partie de l’Union soviétique. En 2021, son certificat de navigabilité avait été prolongé jusqu’en 2036, toujours d’après cette agence de presse.Les accidents d’avion et d’hélicoptère sont assez fréquents en Extrême-Orient russe, une région sauvage et reculée où de nombreux trajets doivent s’effectuer par les airs en raison des gigantesques distances à parcourir. Ces catastrophes peuvent être causées par des conditions météorologiques difficiles, des problèmes techniques liés à des équipements vétustes ou des erreurs de pilotage.

Russie : “pas de survivants” après la chute d’un avion transportant une cinquantaine de personnes

Un avion de ligne s’est écrasé jeudi dans la région de l’Amour, en Extrême-Orient russe et aucune de la cinquantaine de personnes à son bord n’a survécu, ont annoncé les autorités.”Un groupe de secouristes (…) examine les lieux de l’incident et procède à des opérations de recherche. Selon des données préliminaires, il n’y a pas de survivants”, a annoncé sur Telegram le ministère russe des Situations d’urgence.”Toutes les personnes se trouvant à bord de l’appareil sont mortes”, a ensuite confirmé la porte-parole du Comité d’enquête russe, Svetlana Petrenko, précisant qu’une enquête pour “violation des règles” du transport aérien avait été ouverte. L’Extrême-Orient russe, une région renfermant de gigantesques espaces naturels, est régulièrement endeuillée par des catastrophes aériennes.Le nombre des passagers de cet Antonov An-24 n’est pour l’instant pas clairement établi. Le gouverneur de la région de l’Amour, Vassili Orlov, a affirmé jeudi que le drame avait causé la mort de 48 personnes et a annoncé trois journées de deuil. Initialement, il avait affirmé que 49 personnes se trouvaient à bord de l’appareil.L’agence de presse russe TASS a, quant à elle, écrit, citant les services opérationnels, que 46 personnes pourraient avoir été dans l’avion, dont deux enfants et six membres d’équipage.Dans un communiqué, les chemins de fer russes ont affirmé que cinq de leurs employés étaient à bord. Un ressortissant chinois était également dans l’appareil, selon le consulat général de la Chine à Khabarovsk, une ville russe située dans une région voisine de celle du crash.Le président chinois Xi Jinping a par ailleurs adressé un message de condoléances à son homologue russe Vladimir Poutine.- Zone “difficile d’accès” -Auparavant, les secouristes avaient fait savoir que “le fuselage en flammes” de l’appareil avait été repéré par un hélicoptère. D’après le Centre de protection civile de la région, le crash a eu lieu à 16 kilomètres de la localité de Tynda.Il s’agit d’un “endroit montagneux et difficile d’accès”, a précisé sur Telegram le ministère des Situations d’urgence, ajoutant que plus de 149 secouristes avaient été mobilisés dans cette opération.En “l’absence complète” de route, ceux-ci doivent se frayer un chemin avec des engins lourds jusqu’au lieu de la chute de l’Antonov, a-t-il expliqué.Le site est en plein milieu d’une zone forestière, selon une vidéo filmée de l’hélicoptère ayant repéré l’appareil et diffusée par le ministère. Sur ces images, on voit un panache de fumée s’élever au milieu de nombreux arbres et des flammes près de ce qui semble être des débris de l’avion.Les autorités ont précisé qu’il faisait partie de la flotte aérienne de la compagnie Angara Airlines, dont le siège se trouve dans la région d’Irkoutsk, en Sibérie.Les forces de l’ordre procèdent à des vérifications de documents dans ses bureaux, a informé le Comité d’enquête russe, cité par l’agence de presse Interfax.Le directeur de cette compagnie, Sergueï Salamanov, a pour sa part affirmé au média russe REN TV que l’appareil accidenté avait décollé avec deux heures de retard en raison de mauvaises conditions météorologiques.”Les conditions n’étaient pas favorables au vol” mais “le commandant a pris la décision de l’effectuer”, a commenté M. Salamanov, relevant que ce pilote, âgé de 61 ans, était “expérimenté” et avait 11.000 heures de vol à son actif.- Tentatives d’atterrissage -D’après des informations préliminaires, publiées sur Telegram par le département du parquet russe chargé des transports en Extrême-Orient, le contact a été perdu avec l’appareil vers 13H00 heure locale (04H00 GMT) tandis qu’il effectuait une “deuxième approche” pour tenter d’atterrir à l’aéroport de Tynda.Selon TASS, citant une source au sein des autorités aéroportuaires, l’avion avait été fabriqué il y a près de 50 ans, en 1976, par l’usine Aviant à Kiev, en Ukraine, qui faisait alors partie de l’Union soviétique. En 2021, son certificat de navigabilité avait été prolongé jusqu’en 2036, toujours d’après cette agence de presse.Les accidents d’avion et d’hélicoptère sont assez fréquents en Extrême-Orient russe, une région sauvage et reculée où de nombreux trajets doivent s’effectuer par les airs en raison des gigantesques distances à parcourir. Ces catastrophes peuvent être causées par des conditions météorologiques difficiles, des problèmes techniques liés à des équipements vétustes ou des erreurs de pilotage.

L’ONU accuse les talibans de “violations graves” des droits humains visant des Afghans renvoyés dans leur pays

L’ONU accuse jeudi les autorités talibanes d’avoir commis des “violations graves” des droits humains comprenant des “cas de torture” contre des Afghans de retour chez eux après avoir été expulsés de pays tiers, visant notamment des femmes, des membres de l’ancien gouvernement ou des journalistes.Depuis 2023 et le début de vastes campagnes d’expulsion lancées par …

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L’ONU accuse les talibans de “violations graves” des droits humains visant des Afghans renvoyés dans leur pays

L’ONU accuse jeudi les autorités talibanes d’avoir commis des “violations graves” des droits humains comprenant des “cas de torture” contre des Afghans de retour chez eux après avoir été expulsés de pays tiers, visant notamment des femmes, des membres de l’ancien gouvernement ou des journalistes.Depuis 2023 et le début de vastes campagnes d’expulsion lancées par l’Iran et le Pakistan, des millions d’Afghans sont rentrés dans leur pays. Pour la seule année 2025, plus de 1,9 millions de personnes ont regagné le territoire, dont l’écrasante majorité en provenance d’Iran, selon le Haut commissariat aux réfugiés (HCR).Une fois en Afghanistan, certains ont été victimes de “violations graves” de leurs droits commises “en fonction de leur profil” par les autorités talibanes, d’après un nouveau rapport onusien, aussitôt rejeté par Kaboul.Ces violations, selon l’ONU, concernent des femmes, des employés de médias et des membres de la société civile, mais aussi des individus affiliés à la République tombée en 2021 et à ses forces de sécurité, malgré une amnistie décrétée par les talibans.”Ces violations comprennent des cas de torture, de maltraitance, d’arrestation et de détention arbitraire et de menaces à la sécurité”, rapportent la Mission d’assistance des Nations unies en Afghanistan (Manua) et le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, dans un rapport commun.Le document se base sur des entretiens menés en 2024 avec 49 Afghans contraints de rentrer dans leur pays.”Renvoyer chez eux des individus qui risquent d’y être persécutés, torturés ou d’y subir un traitement ou des punitions cruelles, inhumaines ou dégradantes, des disparitions forcées ou d’autres préjudices irréparables, est une violation du principe de non-refoulement et une entorse grave au droit international”, ont dénoncé la Manua et le Haut-Commissariat.- Vague d’expulsions -Sollicité par l’AFP, le gouvernement taliban a rappelé que “tous les réfugiés qui rentrent de l’étranger bénéficient d’une d’amnistie” et dit “rejeter les craintes” onusiennes.”Si incident il y a”, a déclaré le porte-parole du gouvernement Zabihullah Mujahid, “c’est le fait d’inimitiés personnelles (…) cela ne signifie pas que le gouvernement est derrière”.”Les personnes qui ont été citées dans ce rapport ont peut-être été imprécises, sont peut-être opposées au système ou veulent faire de la propagande ou répandre des rumeurs et utilisent donc à cette fin la Manua”, a ajouté le responsable.Pakistan, Iran, Tadjikistan, mais aussi Allemagne et Etats-Unis: de nombreux pays ont expulsé ou annoncé leur intention de renvoyer des Afghans.Cet afflux est un défi pour les autorités talibanes, de retour au pouvoir depuis 2021. Elles appellent régulièrement à l’aide les organisations internationales, pourtant confrontées à d’importantes coupes budgétaires.Le Pakistan et l’Iran les accusent d’être liés au “terrorisme”, au narcotrafic ou de faire monter le chômage et la criminalité. Après avoir fixé à début juillet la date limite pour partir, Téhéran a finalement donné jusqu’à début septembre aux quatre millions d’Afghans illégaux pour plier bagage.- “Désastre” -En Iran, “nos conditions de vie étaient très mauvaises (…) Nous étions mal vus juste parce que nous étions Afghans”, a témoigné auprès de l’AFP Wahid Ahmad Mohammadi, 35 ans, après avoir traversé le point de passage d’Islam Qala jeudi. “Je n’ai pas de maison (en Afghanistan), pas d’argent pour en louer une. Il faudra que je m’installe sous une tente en ville”.La semaine dernière, 81 Afghans ont aussi été expulsés d’Allemagne après avoir été condamnés par la justice, tandis que Washington a annoncé révoquer le statut de protection temporaire pour des milliers d’Afghans sur le sol américain, arguant que la sécurité avait été rétablie dans leur pays.Mais pour l’ONU, la situation humanitaire y est “désastreuse”. L’organisation a réclamé “l’arrêt immédiat” des renvois, surtout lorsqu’il y a un risque de “persécution” ou de “torture”.”En Afghanistan, cela est encore plus vrai pour les femmes et les filles, soumises à une série de mesures qui relèvent d’une persécution uniquement basée sur leur genre”, a relevé jeudi le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk.L’Afghanistan est le seul pays au monde où les filles ne peuvent plus aller à l’école au-delà de 12 ans et où les femmes sont interdites d’accès aux parcs, aux salles de sport, aux instituts de beauté et aux universités.