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Des organisations humanitaires alertent sur la malnutrition infantile à Gaza

Des organisations humanitaires ont alerté vendredi sur une flambée de la malnutrition infantile à Gaza, dévastée par plus de 21 mois de guerre, au moment où Paris, Londres et Berlin tiennent un entretien d’urgence après l’annonce par Emmanuel Macron de la reconnaissance prochaine d’un Etat palestinien. Un quart des enfants âgés de six mois à cinq ans et des femmes enceintes et allaitantes examinés la semaine dernière dans les installations de Médecins sans frontières (MSF) dans la bande de Gaza souffrent de malnutrition, a indiqué l’ONG dans un communiqué. “L’utilisation délibérée de la faim comme arme de guerre par les autorités israéliennes à Gaza a atteint des niveaux sans précédent, les patients et les professionnels de santé souffrant eux-mêmes de la faim”, a-t-elle dénoncé. Philippe Lazzarini, responsable de l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), a lui aussi alerté sur une malnutrition infantile qui “explose” dans le territoire palestinien assiégé, avec un enfant sur cinq qui “souffre de malnutrition dans la ville de Gaza, et les cas augmentent chaque jour”. “Les mécanismes de survie s’effondrent, l’accès à la nourriture et aux soins disparaît, et la famine commence à s’installer silencieusement”, a-t-il écrit sur X. – “Risque élevé de mourir” -“La plupart des enfants que nos équipes voient sont émaciés, faibles et exposés à un risque élevé de mourir s’ils ne reçoivent pas rapidement les traitements nécessaires. Plus de 100 personnes, pour la grande majorité des enfants, seraient déjà mortes de faim”, a-t-il ajouté. La guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas a plongé la bande de Gaza dans une crise humanitaire majeure, avec un accès à l’aide toujours extrêmement restreint. Début mars, Israël a imposé sur la bande de Gaza un blocus total, très partiellement assoupli fin mai, entraînant de graves pénuries de nourriture, de médicaments et de carburant, et suscitant des critiques croissantes sur l’aggravation de la faim. Israël rejette toute responsabilité et accuse le Hamas de détourner l’aide, ce que le mouvement palestinien dément.Pour discuter de la situation à Gaza, le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé un “entretien d’urgence” vendredi entre Paris, Londres et Berlin et réaffirmé le “droit inaliénable du peuple palestinien à un Etat”. “Nous discuterons de ce que nous pouvons faire de toute urgence pour arrêter les massacres et fournir à la population la nourriture dont elle a désespérément besoin”, a-t-il déclaré dans un communiqué. Cet “appel d’urgence” intervient au lendemain de l’annonce par le président français de la décision de Paris de reconnaître l’Etat de Palestine lors de l’Assemblée générale des Nations unies prévue en septembre à New York, dans l’espoir de créer une dynamique collective.La décision française “récompense la terreur”, a fustigé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, en référence à l’attaque sans précédent du Hamas sur le sud d’Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre à Gaza.Le président palestinien Mahmoud Abbas a salué de son côté “une victoire pour la cause palestinienne”.C’est un “pas positif”, a renchéri le Hamas, en appelant d’autres pays à suivre cet exemple.- Echec des pourparlers -Pendant ce temps, les bombardements israéliens se poursuivent à Gaza. A l’hôpital Nasser de Khan Younès (sud), un photographe de l’AFP a vu des blessés ensanglantés, touchés alors qu’ils tentaient d’obtenir de l’aide humanitaire, soignés à même le sol.Les négociations indirectes entre Israël et le Hamas en vue d’un cessez-le-feu sont, elles, dans l’impasse.  L’émissaire américain Steve Witkoff a acté jeudi l’échec des pourparlers menés à Doha sous médiation qatarie, américaine et égyptienne, et annoncé le rappel pour consultation de l’équipe amércaine, mettant en cause la bonne foi du Hamas. M. Netanyahu a lui aussi annoncé le rappel de ses négociateurs pour consultation, “à la lumière de la réponse” transmise par le Hamas. Le Hamas avait indiqué la veille avoir répondu à une proposition de trêve de 60 jours assortie d’un échange d’otages israéliens contre des prisonniers palestiniens.Le Forum des familles d’otages, principale association de proches des captifs retenus à Gaza, a fait part de sa “vive inquiétude” après le rappel des négociateurs, estimant que “chaque jour qui passe réduit les chances de sauver les otages”. L’attaque du 7-Octobre a entraîné côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 49 restent otages à Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée.Les représailles israéliennes ont fait 59.587 morts à Gaza, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé à Gaza, jugées fiables par l’ONU.

Des organisations humanitaires alertent sur la malnutrition infantile à Gaza

Des organisations humanitaires ont alerté vendredi sur une flambée de la malnutrition infantile à Gaza, dévastée par plus de 21 mois de guerre, au moment où Paris, Londres et Berlin tiennent un entretien d’urgence après l’annonce par Emmanuel Macron de la reconnaissance prochaine d’un Etat palestinien. Un quart des enfants âgés de six mois à cinq ans et des femmes enceintes et allaitantes examinés la semaine dernière dans les installations de Médecins sans frontières (MSF) dans la bande de Gaza souffrent de malnutrition, a indiqué l’ONG dans un communiqué. “L’utilisation délibérée de la faim comme arme de guerre par les autorités israéliennes à Gaza a atteint des niveaux sans précédent, les patients et les professionnels de santé souffrant eux-mêmes de la faim”, a-t-elle dénoncé. Philippe Lazzarini, responsable de l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), a lui aussi alerté sur une malnutrition infantile qui “explose” dans le territoire palestinien assiégé, avec un enfant sur cinq qui “souffre de malnutrition dans la ville de Gaza, et les cas augmentent chaque jour”. “Les mécanismes de survie s’effondrent, l’accès à la nourriture et aux soins disparaît, et la famine commence à s’installer silencieusement”, a-t-il écrit sur X. – “Risque élevé de mourir” -“La plupart des enfants que nos équipes voient sont émaciés, faibles et exposés à un risque élevé de mourir s’ils ne reçoivent pas rapidement les traitements nécessaires. Plus de 100 personnes, pour la grande majorité des enfants, seraient déjà mortes de faim”, a-t-il ajouté. La guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas a plongé la bande de Gaza dans une crise humanitaire majeure, avec un accès à l’aide toujours extrêmement restreint. Début mars, Israël a imposé sur la bande de Gaza un blocus total, très partiellement assoupli fin mai, entraînant de graves pénuries de nourriture, de médicaments et de carburant, et suscitant des critiques croissantes sur l’aggravation de la faim. Israël rejette toute responsabilité et accuse le Hamas de détourner l’aide, ce que le mouvement palestinien dément.Pour discuter de la situation à Gaza, le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé un “entretien d’urgence” vendredi entre Paris, Londres et Berlin et réaffirmé le “droit inaliénable du peuple palestinien à un Etat”. “Nous discuterons de ce que nous pouvons faire de toute urgence pour arrêter les massacres et fournir à la population la nourriture dont elle a désespérément besoin”, a-t-il déclaré dans un communiqué. Cet “appel d’urgence” intervient au lendemain de l’annonce par le président français de la décision de Paris de reconnaître l’Etat de Palestine lors de l’Assemblée générale des Nations unies prévue en septembre à New York, dans l’espoir de créer une dynamique collective.La décision française “récompense la terreur”, a fustigé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, en référence à l’attaque sans précédent du Hamas sur le sud d’Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre à Gaza.Le président palestinien Mahmoud Abbas a salué de son côté “une victoire pour la cause palestinienne”.C’est un “pas positif”, a renchéri le Hamas, en appelant d’autres pays à suivre cet exemple.- Echec des pourparlers -Pendant ce temps, les bombardements israéliens se poursuivent à Gaza. A l’hôpital Nasser de Khan Younès (sud), un photographe de l’AFP a vu des blessés ensanglantés, touchés alors qu’ils tentaient d’obtenir de l’aide humanitaire, soignés à même le sol.Les négociations indirectes entre Israël et le Hamas en vue d’un cessez-le-feu sont, elles, dans l’impasse.  L’émissaire américain Steve Witkoff a acté jeudi l’échec des pourparlers menés à Doha sous médiation qatarie, américaine et égyptienne, et annoncé le rappel pour consultation de l’équipe amércaine, mettant en cause la bonne foi du Hamas. M. Netanyahu a lui aussi annoncé le rappel de ses négociateurs pour consultation, “à la lumière de la réponse” transmise par le Hamas. Le Hamas avait indiqué la veille avoir répondu à une proposition de trêve de 60 jours assortie d’un échange d’otages israéliens contre des prisonniers palestiniens.Le Forum des familles d’otages, principale association de proches des captifs retenus à Gaza, a fait part de sa “vive inquiétude” après le rappel des négociateurs, estimant que “chaque jour qui passe réduit les chances de sauver les otages”. L’attaque du 7-Octobre a entraîné côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 49 restent otages à Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée.Les représailles israéliennes ont fait 59.587 morts à Gaza, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé à Gaza, jugées fiables par l’ONU.

Zelensky assure que des discussions “ont commencé” sur une rencontre avec Poutine

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a assuré vendredi que des discussions avec Moscou sur une rencontre avec Vladimir Poutine avaient “commencé”, le Kremlin jugeant de son côté qu’un tel entretien était “peu probable” dans les 30 prochains jours.Ce sujet a notamment été abordé mercredi lors de la dernière session de pourparlers de paix entre Russes et Ukrainiens à Istanbul, Kiev ayant proposé à Moscou d’organiser un sommet entre les deux dirigeants avant la fin du mois d’août.L’Ukraine a fait d’une telle rencontre, à laquelle elle souhaiterait voir participer le président américain Donald Trump, un objectif des négociations pour mettre fin à l’invasion russe qui dure depuis plus de trois ans.Vladimir Poutine de son côté a fait savoir qu’il ne serait prêt à cette réunion au sommet que dans une “phase finale” des négociations, jusqu’à présent peu fructueuses.”Nous devons mettre fin à cette guerre, ce qui commence probablement par une réunion des dirigeants”, a déclaré M. Zelensky dans des déclarations diffusées vendredi.Les négociateurs russes ont “commencé à en discuter” avec la partie ukrainienne, a indiqué M. Zelensky, estimant qu’il s’agissait d’un “progrès”.Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a de son côté répété qu’une “réunion au plus haut” ne peut avoir lieu que pour “mettre un point final au règlement” du conflit en Ukraine, qui est dans l’impasse.”Est-il possible de mener à bien un processus aussi complexe en 30 jours? Il est clair que cela semble peu probable”, a-t-il ajouté, soulignant que les propositions de paix de Moscou et Kiev restent “diamétralement opposées”.- “Proprement préparée” -Malgré l’ultimatum de Donald Trump, qui a donné mi-juillet à la Russie 50 jours pour parvenir à un accord avec Kiev, sous peine de sanctions sévères, Moscou ne semble donc pas optimiste.”La rencontre doit être proprement préparée. C’est seulement ainsi qu’elle aura du sens”, avait déclaré mercredi le chef de la délégation russe à Istanbul, Vladimir Medinski.Les rencontres entre les deux parties, aux demandes radicalement différentes, donnent jusqu’à présent peu de résultats.Moscou réclame que Kiev lui cède quatre régions aujourd’hui partiellement occupées, en plus de la Crimée annexée en 2014, et que l’Ukraine renonce formellement à rejoindre l’Otan.Des conditions inacceptables pour l’Ukraine qui exige le retrait complet des troupes russes de son territoire et des garanties de sécurité occidentales, dont la poursuite des livraisons d’armes et le déploiement d’un contingent européen, ce à quoi s’oppose Moscou.Sur le terrain, la Russie continue de grignoter la ligne de front.”Ils tentent effectivement de percer. Mais ils n’ont pas réalisé de percées majeures”, a assuré Volodymyr Zelensky aux journalistes.Pour autant, les forces ukrainiennes sont en difficulté, manquant de recrues et d’armement. Kiev demande ainsi de nouvelles livraisons d’armes à ses alliés occidentaux.- Achats de Patriot -Un accord avec Washington permettant à des pays européens d’acheter des armes américaines pour les fournir à Kiev doit notamment aboutir à la livraison de dix systèmes de défense antiaérienne Patriot, des batteries modernes essentielles pour intercepter les missiles russes.”Le président des Etats-Unis va nous transférer, nous vendre ces systèmes. Notre tâche est de trouver des financements pour ces dix systèmes”, a déclaré M. Zelensky, ajoutant que l’Allemagne avait déjà confirmé le financement pour deux d’entre eux, et la Norvège pour un.Le dirigeant ukrainien a également dit que Washington et Kiev s’étaient mis d’accord sur la vente de drones aux Etats-Unis.Ce contrat, d’une valeur qui pourrait atteindre 10 à 30 milliards de dollars (de 8,5 à 25,5 milliards d’euros), marquerait un changement dans la ligne de Kiev contre l’exportation d’armes.”Nous nous sommes mis d’accord avec les Etats-Unis et le président Donald Trump pour qu’ils nous achètent des drones. Cet accord est en place”, a déclaré M. Zelensky.Sur le terrain, les bombardements se sont poursuivies vendredi.Au moins quatre personnes ont été tuées en Ukraine dans plusieurs frappes russes: une dans la région de Zaporijjia (sud), une autre dans celle de Kherson (sud) et deux dans la région de Donetsk (est).La Russie a frappé le pays au cours de la nuit avec 61 drones et deux missiles, dont 54 engins ont été interceptés, selon l’armée de l’air ukrainienne.

Zelensky assure que des discussions “ont commencé” sur une rencontre avec Poutine

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a assuré vendredi que des discussions avec Moscou sur une rencontre avec Vladimir Poutine avaient “commencé”, le Kremlin jugeant de son côté qu’un tel entretien était “peu probable” dans les 30 prochains jours.Ce sujet a notamment été abordé mercredi lors de la dernière session de pourparlers de paix entre Russes et Ukrainiens à Istanbul, Kiev ayant proposé à Moscou d’organiser un sommet entre les deux dirigeants avant la fin du mois d’août.L’Ukraine a fait d’une telle rencontre, à laquelle elle souhaiterait voir participer le président américain Donald Trump, un objectif des négociations pour mettre fin à l’invasion russe qui dure depuis plus de trois ans.Vladimir Poutine de son côté a fait savoir qu’il ne serait prêt à cette réunion au sommet que dans une “phase finale” des négociations, jusqu’à présent peu fructueuses.”Nous devons mettre fin à cette guerre, ce qui commence probablement par une réunion des dirigeants”, a déclaré M. Zelensky dans des déclarations diffusées vendredi.Les négociateurs russes ont “commencé à en discuter” avec la partie ukrainienne, a indiqué M. Zelensky, estimant qu’il s’agissait d’un “progrès”.Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a de son côté répété qu’une “réunion au plus haut” ne peut avoir lieu que pour “mettre un point final au règlement” du conflit en Ukraine, qui est dans l’impasse.”Est-il possible de mener à bien un processus aussi complexe en 30 jours? Il est clair que cela semble peu probable”, a-t-il ajouté, soulignant que les propositions de paix de Moscou et Kiev restent “diamétralement opposées”.- “Proprement préparée” -Malgré l’ultimatum de Donald Trump, qui a donné mi-juillet à la Russie 50 jours pour parvenir à un accord avec Kiev, sous peine de sanctions sévères, Moscou ne semble donc pas optimiste.”La rencontre doit être proprement préparée. C’est seulement ainsi qu’elle aura du sens”, avait déclaré mercredi le chef de la délégation russe à Istanbul, Vladimir Medinski.Les rencontres entre les deux parties, aux demandes radicalement différentes, donnent jusqu’à présent peu de résultats.Moscou réclame que Kiev lui cède quatre régions aujourd’hui partiellement occupées, en plus de la Crimée annexée en 2014, et que l’Ukraine renonce formellement à rejoindre l’Otan.Des conditions inacceptables pour l’Ukraine qui exige le retrait complet des troupes russes de son territoire et des garanties de sécurité occidentales, dont la poursuite des livraisons d’armes et le déploiement d’un contingent européen, ce à quoi s’oppose Moscou.Sur le terrain, la Russie continue de grignoter la ligne de front.”Ils tentent effectivement de percer. Mais ils n’ont pas réalisé de percées majeures”, a assuré Volodymyr Zelensky aux journalistes.Pour autant, les forces ukrainiennes sont en difficulté, manquant de recrues et d’armement. Kiev demande ainsi de nouvelles livraisons d’armes à ses alliés occidentaux.- Achats de Patriot -Un accord avec Washington permettant à des pays européens d’acheter des armes américaines pour les fournir à Kiev doit notamment aboutir à la livraison de dix systèmes de défense antiaérienne Patriot, des batteries modernes essentielles pour intercepter les missiles russes.”Le président des Etats-Unis va nous transférer, nous vendre ces systèmes. Notre tâche est de trouver des financements pour ces dix systèmes”, a déclaré M. Zelensky, ajoutant que l’Allemagne avait déjà confirmé le financement pour deux d’entre eux, et la Norvège pour un.Le dirigeant ukrainien a également dit que Washington et Kiev s’étaient mis d’accord sur la vente de drones aux Etats-Unis.Ce contrat, d’une valeur qui pourrait atteindre 10 à 30 milliards de dollars (de 8,5 à 25,5 milliards d’euros), marquerait un changement dans la ligne de Kiev contre l’exportation d’armes.”Nous nous sommes mis d’accord avec les Etats-Unis et le président Donald Trump pour qu’ils nous achètent des drones. Cet accord est en place”, a déclaré M. Zelensky.Sur le terrain, les bombardements se sont poursuivies vendredi.Au moins quatre personnes ont été tuées en Ukraine dans plusieurs frappes russes: une dans la région de Zaporijjia (sud), une autre dans celle de Kherson (sud) et deux dans la région de Donetsk (est).La Russie a frappé le pays au cours de la nuit avec 61 drones et deux missiles, dont 54 engins ont été interceptés, selon l’armée de l’air ukrainienne.

Zelensky assure que des discussions “ont commencé” sur une rencontre avec Poutine

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a assuré vendredi que des discussions avec Moscou sur une rencontre avec Vladimir Poutine avaient “commencé”, le Kremlin jugeant de son côté qu’un tel entretien était “peu probable” dans les 30 prochains jours.Ce sujet a notamment été abordé mercredi lors de la dernière session de pourparlers de paix entre Russes …

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RDC: ouverture à Kinshasa du procès de l’ex-président Kabila pour “crime contre la paix”

Le procès pour “crime contre la paix” de l’ex-président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila, accusé de complicité avec le groupe armé M23 soutenu par le Rwanda, s’est ouvert vendredi à Kinshasa en son absence, a constaté une journaliste de l’AFP.L’audience a commencé vers 11H20 heure locale (10H20 GMT) devant la Haute cour militaire dans la commune de la Gombe, à Kinshasa, capitale de la RDC.Joseph Kabila, qui vit à l’étranger depuis plus de deux ans, avait été vu en mai à Goma, sous contrôle du M23. Il n’a pas été revu dans le pays depuis.L’ex-président de la RDC et sénateur à vie est poursuivi pour “participation à un mouvement insurrectionnel, crime contre la paix et la sécurité de l’humanité, homicide intentionnel par balles, trahison, apologie, viol, torture et déportation, occupation à force ouverte de la ville de Goma”, selon l’acte d’accusation.”En complicité avec une puissance étrangère, en l’occurrence le Rwanda”, M. Kabila a cherché à “renverser par la force le pouvoir légalement établi” à Kinshasa, énonce l’acte d’accusation.Pour l’accusation, M. Kabila est “l’un des initiateurs de l’Alliance fleuve Congo (AFC)”, branche politique du M23. C’est dans ce contexte qu’il est accusé notamment des cas d’homicides et de viols commis par des hommes de la coalition AFC/M23 dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.Ces faits sont passibles de la peine de mort en RDC, où un moratoire sur l’exécution de la peine capitale en vigueur depuis 2003 a été levé en 2024 – aucune exécution n’a cependant eu lieu depuis. L’Est congolais, région riche en ressources naturelles frontalière du Rwanda, est déchiré par des conflits depuis 30 ans. Les violences se sont intensifiées ces derniers mois avec la prise de contrôle par le M23 de Goma et Bukavu, capitales des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Le 19 juillet au Qatar, le M23 et le gouvernement de Kinshasa ont signé une déclaration de principes comprenant un engagement pour un “cessez-le-feu” permanent.L’accord signé à Doha a été salué par la communauté internationale comme une “avancée” vers un accord de paix global dans l’est congolais. 

Entre l’Iran et les Européens, dialogue renoué sur le nucléaire

Les émissaires français, britanniques et allemands ont repris vendredi à Istanbul leurs entretiens sur le programme nucléaire iranien avec une délégation de Téhéran, sous la menace de potentielles sanctions européennes.L’Iran a affirmé avoir eu une discussion “franche et appronfondie” et s’être entendu avec l’Europe pour “poursuivre” les consultations, à l’issue de cette première rencontre depuis l’attaque israélienne à la mi-juin contre des sites nucléaires et militaires iraniens et une guerre de 12 jours.Les échanges ont duré plusieurs heures, selon les journalistes de l’AFP qui ont vu les voitures quitter l’enceinte du consulat iranien peu avant 14H00 (11H00 GMT).Pour Téhéran, cette réunion représentait une occasion pour l’Europe de “corriger” sa position sur le programme nucléaire iranien.Mais parallèlement, le chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, s’est dit “encouragé” par le feu vert de Téhéran pour une visite de cet organe des Nations unies “dans les semaines à venir”.La visite d’une équipe technique de l’AIEA pourrait conduire au retour des inspecteurs de l’ONU en Iran, éventuellement dans le courant de l’année, a estimé M. Grossi.Téhéran a suspendu début juillet toute coopération avec l’Agence, estimaint qu’elle avait une part de responsabilité dans le déclenchement des frappes israéliennes et américaines en juin.La France, le Royaume-Uni et l’Allemagne sont, avec les Etats-unis, la Chine et la Russie, membres d’un accord sur le nucléaire conclu avec l’Iran en 2015 qui prévoyait d’importantes restrictions au programme nucléaire iranien, en échange d’une levée progressive des sanctions de l’ONU.Les Etats-Unis se sont retirés unilatéralement de ce texte en 2918 et ont réimposé leurs sanctions mais les trois pays europénes – E3 en langage diplomatique – avaient assuré leur attachement à cet accord et affirmaient vouloir poursuivre les échanges commerciaux avec l’Iran. Les sanctions onusiennes et européennes n’ont donc pas été rétablies.- “Eviter les sanctions” -Ils accusent toutefois Téhéran de ne pas avoir respecté ses engagements et ont menacé de les rétablir en vertu d’une clause prévue par l’accord qui expire en octobre, que l’Iran cherche à éviter à tout prix.Vendredi, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a estimé que la rencontre en Turquie constituait “un test de réalisme pour les Européens et une occasion précieuse de corriger leurs points de vue sur la question nucléaire iranienne”, selon l’agence de presse officielle Irna.Une source européenne a précisé avant la réunion que “l’inaction n’est pas une option”.Les Européens se préparent à déclencher à l’automne le mécanisme de rétablissement des sanctions “en l’absence de solution négociée”, selon cette source, qui a apelé l’Iran à reprendre sa coopération avec l’Agence internationale de l’énergie nucléaire (AIEA).Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, qui devait participer aux pourparlers d’Istanbul, avait qualifié mardi de “totalement illégal” un recours à ce mécanisme dit “snapback”, affirmant que les puissances européennes ont “mis fin à leurs engagements” après le retrait des États-Unis en 2018.”Nous les avons avertis des risques, mais nous cherchons toujours un terrain d’entente”, a ajouté M. Gharibabadi.Téhéran a menacé de se retirer du traité de non-prolifération nucléaire (TNP), qui garantit l’usage pacifique de l’énergie atomique si les sanctions de l’ONU sont réimposées.L’Iran veut cependant éviter un tel scénario qui accentuerait son isolement international et la pression sur son économie déjà fragilisée.-“Fierté nationale”-Après la guerre, l’Iran a réaffirmé qu’il ne renoncerait pas à son programme nucléaire, qualifié par le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi de “fierté nationale”.”Il était important qu’ils (les Européens) sachent que les positions de l’Iran demeurent inébranlables et que notre enrichissement se poursuivra”, a encore souligné M Araghchi jeudi. M. Araghchi a souligné que l’enrichissement était actuellement “à l’arrêt” en raison des dommages “graves et sévères” causés aux installations nucléaires par les frappes américaines et israéliennes.Les Etats-Unis et l’Iran restent profondément divisés sur la question de l’enrichissement de l’uranium: Téhéran le considère comme un droit “non négociable” afin de développer un programme nucléaire civil, tandis que Washington y voit une “ligne rouge”.Israël a appelé les Européens à revenir aux sanctions.Selon l’AIEA, l’Iran est l’unique pays non doté de l’arme nucléaire à enrichir de l’uranium à un niveau élevé (60%), bien au-delà de la limite de 3,67% fixée par l’accord international conclu en 2015 avec les grandes puissances. Pour fabriquer une bombe, l’enrichissement doit être poussé jusqu’à 90%.

Entre l’Iran et les Européens, dialogue renoué sur le nucléaire

Les émissaires français, britanniques et allemands ont repris vendredi à Istanbul leurs entretiens sur le programme nucléaire iranien avec une délégation de Téhéran, sous la menace de potentielles sanctions européennes.L’Iran a affirmé avoir eu une discussion “franche et appronfondie” et s’être entendu avec l’Europe pour “poursuivre” les consultations, à l’issue de cette première rencontre depuis l’attaque israélienne à la mi-juin contre des sites nucléaires et militaires iraniens et une guerre de 12 jours.Les échanges ont duré plusieurs heures, selon les journalistes de l’AFP qui ont vu les voitures quitter l’enceinte du consulat iranien peu avant 14H00 (11H00 GMT).Pour Téhéran, cette réunion représentait une occasion pour l’Europe de “corriger” sa position sur le programme nucléaire iranien.Mais parallèlement, le chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, s’est dit “encouragé” par le feu vert de Téhéran pour une visite de cet organe des Nations unies “dans les semaines à venir”.La visite d’une équipe technique de l’AIEA pourrait conduire au retour des inspecteurs de l’ONU en Iran, éventuellement dans le courant de l’année, a estimé M. Grossi.Téhéran a suspendu début juillet toute coopération avec l’Agence, estimaint qu’elle avait une part de responsabilité dans le déclenchement des frappes israéliennes et américaines en juin.La France, le Royaume-Uni et l’Allemagne sont, avec les Etats-unis, la Chine et la Russie, membres d’un accord sur le nucléaire conclu avec l’Iran en 2015 qui prévoyait d’importantes restrictions au programme nucléaire iranien, en échange d’une levée progressive des sanctions de l’ONU.Les Etats-Unis se sont retirés unilatéralement de ce texte en 2918 et ont réimposé leurs sanctions mais les trois pays europénes – E3 en langage diplomatique – avaient assuré leur attachement à cet accord et affirmaient vouloir poursuivre les échanges commerciaux avec l’Iran. Les sanctions onusiennes et européennes n’ont donc pas été rétablies.- “Eviter les sanctions” -Ils accusent toutefois Téhéran de ne pas avoir respecté ses engagements et ont menacé de les rétablir en vertu d’une clause prévue par l’accord qui expire en octobre, que l’Iran cherche à éviter à tout prix.Vendredi, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a estimé que la rencontre en Turquie constituait “un test de réalisme pour les Européens et une occasion précieuse de corriger leurs points de vue sur la question nucléaire iranienne”, selon l’agence de presse officielle Irna.Une source européenne a précisé avant la réunion que “l’inaction n’est pas une option”.Les Européens se préparent à déclencher à l’automne le mécanisme de rétablissement des sanctions “en l’absence de solution négociée”, selon cette source, qui a apelé l’Iran à reprendre sa coopération avec l’Agence internationale de l’énergie nucléaire (AIEA).Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, qui devait participer aux pourparlers d’Istanbul, avait qualifié mardi de “totalement illégal” un recours à ce mécanisme dit “snapback”, affirmant que les puissances européennes ont “mis fin à leurs engagements” après le retrait des États-Unis en 2018.”Nous les avons avertis des risques, mais nous cherchons toujours un terrain d’entente”, a ajouté M. Gharibabadi.Téhéran a menacé de se retirer du traité de non-prolifération nucléaire (TNP), qui garantit l’usage pacifique de l’énergie atomique si les sanctions de l’ONU sont réimposées.L’Iran veut cependant éviter un tel scénario qui accentuerait son isolement international et la pression sur son économie déjà fragilisée.-“Fierté nationale”-Après la guerre, l’Iran a réaffirmé qu’il ne renoncerait pas à son programme nucléaire, qualifié par le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi de “fierté nationale”.”Il était important qu’ils (les Européens) sachent que les positions de l’Iran demeurent inébranlables et que notre enrichissement se poursuivra”, a encore souligné M Araghchi jeudi. M. Araghchi a souligné que l’enrichissement était actuellement “à l’arrêt” en raison des dommages “graves et sévères” causés aux installations nucléaires par les frappes américaines et israéliennes.Les Etats-Unis et l’Iran restent profondément divisés sur la question de l’enrichissement de l’uranium: Téhéran le considère comme un droit “non négociable” afin de développer un programme nucléaire civil, tandis que Washington y voit une “ligne rouge”.Israël a appelé les Européens à revenir aux sanctions.Selon l’AIEA, l’Iran est l’unique pays non doté de l’arme nucléaire à enrichir de l’uranium à un niveau élevé (60%), bien au-delà de la limite de 3,67% fixée par l’accord international conclu en 2015 avec les grandes puissances. Pour fabriquer une bombe, l’enrichissement doit être poussé jusqu’à 90%.

Entre l’Iran et les Européens, dialogue renoué sur le nucléaire

Les émissaires français, britanniques et allemands ont repris vendredi à Istanbul leurs entretiens sur le programme nucléaire iranien avec une délégation de Téhéran, sous la menace de potentielles sanctions européennes.L’Iran a affirmé avoir eu une discussion “franche et appronfondie” et s’être entendu avec l’Europe pour “poursuivre” les consultations, à l’issue de cette première rencontre depuis …

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“Il ne restait que des cendres”: la veuve du Franco-Syrien tué à Soueida témoigne

Amjad Zarifah, la femme du Franco-syrien tué lors des violences communautaires dans le sud de la Syrie, confie à l’AFP que sa famille n’a retrouvé que les cendres de son mari dans leur maison calcinée, et qu’il a été identifié grâce à sa montre.Firas Abou Latif, 48 ans, a été tué ainsi que son beau-frère la semaine dernière dans leur maison de la ville à majorité druze de Soueida, prise au piège dans les combats.”Le dernier message que j’ai reçu de Firas, c’était le mercredi 16 juillet (…) malheureusement c’était aussi notre date d’anniversaire de mariage”, raconte Amjad Zarifah, toute vêtue de noir, à Soueida.”Il m’a dit qu’un char tirait dans le quartier, mais qu’il allait bien. Après cela, il a envoyé un message (..) pour dire +Nous sommes assiégés+”, mais “personne n’a pu les joindre.” ajoute-t-elle, la voix tremblante.Firas “a seulement été identifié grâce à sa montre. Il ne restait de lui que des cendres”, raconte Mme Zarifah en montrant la montre brûlée de son mari.Selon elle, des snipers tiraient autour de la maison “et des jeunes du quartier sont morts en essayant de secourir” son mari et son beau-frère.Ce n’est que le lendemain que l’oncle de Firas a pu se rendre dans la maison entièrement calcinée pour identifier les deux morts.Firas Abou Latif, qui habitait près de Rouen, était parti en Syrie début juin avec son épouse, de nationalité française, et ses enfants, pour voir des membres de sa famille dans la région de Soueida.- “Retourner en France” -Les affrontements entre combattants druzes et tribus sunnites, ont fait selon une ONG plus de 1.300 morts, en majorité des druzes.L’épouse de Firas qui se trouvait chez sa propre famille à Qanaouat, une ville proche de Soueida, est retournée dans la maison où son mari est décédé : “Nous avons vu la maison, c’était absolument tragique, elle a complètement brûlé. L’incendie a duré 24 heures”.Depuis, Amjad Zarifah a fui les bombardements avec ses enfants, âgés de cinq et deux ans et les autres membres de sa famille, passant de village en village.”Ma fille me demande +Maman, quand est-ce qu’on retourne en France ?+ Je lui réponds : +Bientôt, quand la route sera ouverte.+” raconte-t-elle.”Je demande que mes enfants soient sortis de cette impasse pour qu’ils puissent reprendre leur vie en France, car ils sont nés en France, leur enfance est en France, leur maison est en France”, conclut-elle, dans le salon faiblement éclairé, entourée de sa famille. Un cessez-le-feu est entré en vigueur dimanche après le retrait des combattants tribaux de Soueida, qui reste aux mains des groupes druzes, mais les routes ne sont pas encore sures pour sortir de la ville. Selon l’Obervatoire syrien des droits de l’homme, parmi les 1.311 morts figurent 833 druzes – 533 combattants et 300 civils dont 196 “exécutés sommairement par des membres (relevant) des ministères de la Défense et de l’Intérieur”.