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Tour de France: Arensman s’impose encore, Pogacar et Vingegaard se neutralisent

Le Néerlandais Thymen Arensman a remporté sa deuxième étape dans le Tour de France 2025, sous la pluie vendredi à La Plagne, en gardant deux secondes d’avance sur Jonas Vingegaard et Tadej Pogacar qui se sont neutralisés toute la journée.Déjà vainqueur de la 14e étape à Superbagnères, le grimpeur d’Ineos a accéléré à 14 kilomètres du sommet de cette dernière journée de montagne, raccourcie et amputée du col des Saisies en raison d’une épidémie touchant les bovins, pour résister jusqu’au bout au retour des favoris qui ne se sont pas attaqués.Beaucoup plus conservateur que par le passé, Pogacar a lancé deux petites accélérations mais s’est pour le reste contenté de défendre son maillot jaune. Vingegaard n’a pas bougé du tout lors de cette étape, très décevante à ce niveau.Le Danois s’est seulement payé le luxe de finir pour une fois devant Pogacar qui n’a pas disputé le sprint et a été bousculé involontairement par un agent de sécurité juste après l’arrivée.Le Slovène de 26 ans, qui compte 4:24 d’avance au classement général sur le Danois, s’oriente tout droit vers une quatrième victoire dans le Tour de France, autant que Chris Froome et à un succès du record.Il ne reste plus que deux étapes qui, sauf accident ou énorme coup de théâtre, ne devraient pas bouleverser le classement général.L’Allemand Florian Lipowitz a quasiment assuré sa place sur le podium en terminant quatrième de l’étape, dans les roues de Vingegaard et Pogacar, alors qu’Oscar Onley, qui s’était rapproché à 22 secondes la veille, a craqué dans le dernier kilomètre.Arensman, 25 ans, s’est chargé d’assurer le suspense avec un raid solitaire exceptionnel. Le Néerlandais n’a jamais compté plus d’une trentaine de secondes d’avance. Mais, allant au bout de lui-même, a tenu bon jusqu’au bout avec un courage admirable.”Je suis totalement détruit, a-t-il réagi. Déjà gagner une étape du Tour de France en étant échappé est incroyable. Et là je sors du groupe maillot jaune face aux meilleurs du monde. J’ai l’impression de rêver, je ne sais pas ce que je viens de faire.””C’est Tadej et Jonas. Tout le monde sait que ce sont les meilleurs du monde, presque des extraterrestres et moi je suis juste un humain. Mais je viens de les battre, c’est juste fou”, a-t-il ajouté.Le Français Kévin Vauquelin, 17e de l’étape, a conservé sa septième place au général après avoir “géré (s)a montée”.Dépassé par le Norvégien Tobias Johannessen, il a profité du craquage complet de Primoz Roglic qui était parti dans l’échappée et était seul en tête dans la vallée précédant la montée finale avant d’exploser.

Deuxième jour d’interrogatoire de la complice d’Epstein par un haut responsable du gouvernement Trump

Un haut responsable gouvernemental américain et ancien avocat de Donald Trump rencontre vendredi pour la deuxième journée consécutive Ghislaine Maxwell, complice de Jeffrey Epstein, en Floride, où elle purge sa peine de prison, en pleine crise pour l’exécutif autour de l’affaire Epstein.Le président Donald Trump a de son côté de nouveau pris ses distances avec …

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Deuxième jour d’interrogatoire de la complice d’Epstein par un haut responsable du gouvernement Trump

Un haut responsable gouvernemental américain et ancien avocat de Donald Trump rencontre vendredi pour la deuxième journée consécutive Ghislaine Maxwell, complice de Jeffrey Epstein, en Floride, où elle purge sa peine de prison, en pleine crise pour l’exécutif autour de l’affaire Epstein.Le président Donald Trump a de son côté de nouveau pris ses distances avec le défunt homme d’affaires, dont il était pourtant très proche il y a plus d’une vingtaine d’années.”Je n’ai rien à voir avec ce type”, a-t-il déclaré à des journalistes à son départ de Washington pour un voyage en Ecosse.Il a conseillé aux médias de “s’intéresser plutôt” à des personnalités démocrates comme l’ex-président Bill Clinton ou son ministre des Finances Larry Summers, ex-président de Harvard, assurant pouvoir leur “fournir une liste” de personnalités bien plus liées à Jeffrey Epstein que lui.Interrogé sur la possibilité d’accorder une grâce présidentielle ou une commutation de peine à Ghislaine Maxwell, condamnée en 2022 à 20 ans de prison pour trafic sexuel, Donald Trump a assuré “ne pas y avoir pensé”, mais a souligné qu’il en avait le pouvoir.La mort de Jeffrey Epstein, riche homme d’affaires retrouvé pendu dans sa cellule à New York le 10 août 2019 avant son jugement pour crimes sexuels, a alimenté d’innombrables théories du complot selon lesquelles il aurait été assassiné pour empêcher des révélations embarrassantes sur des personnalités de premier plan.Donald Trump, qui pendant des mois a promis à sa base des révélations fracassantes sur ce dossier, subit un retour de flamme, y compris dans son propre camp, depuis que son gouvernement a annoncé début juillet n’avoir découvert aucun élément nouveau qui justifierait la publication de documents supplémentaires.Le ministère de la Justice et le FBI, la police fédérale, ont conclu qu’il n’existait aucune preuve de l’existence d’une liste secrète de “clients” de Jeffrey Epstein et confirmé qu’il s’était bien suicidé.- “Aucune raison de mentir” -C’est dans ce contexte que Todd Blanche, numéro 2 du ministère de la Justice et ancien avocat personnel de Donald Trump dans plusieurs procédures pénales, rencontrait vendredi Ghislaine Maxwell au tribunal de Tallahassee, capitale de la Floride, pour une deuxième journée. L’équipe de Todd Blanche est entrée au tribunal par une porte dérobée, rapportent les médias américains.De son côté, David Markus, l’avocat de Ghislaine Maxwell, ex-compagne et collaboratrice de Jeffrey Epstein, a brièvement parlé aux journalistes à son arrivée.”Ghislaine a été traitée injustement depuis plus de cinq ans maintenant”, a-t-il déclaré, la qualifiant de “bouc émissaire”.”Tout ce qu’elle dit peut être corroboré et elle dit la vérité. Elle n’a aucune raison de mentir à ce stade et elle continuera à dire la vérité”, a ajouté l’avocat, se refusant à la moindre précision sur la teneur de l’interrogatoire.Ghislaine Maxwell a été condamnée en 2022 pour avoir recruté entre 1994 et 2004 des jeunes filles mineures afin qu’Epstein les exploite sexuellement.”Le ministère de la Justice partagera davantage d’information sur ce que nous avons appris au moment opportun”, a affirmé Todd Blanche sur X jeudi soir au terme de la première journée de discussions.Donald Trump a par ailleurs de nouveau nié être l’auteur d’une lettre salace à l’intention de Jeffrey Epstein en 2003 pour le 50e anniversaire de celui-ci, dont le Wall Street Journal a fait état la semaine dernière. Il poursuit le quotidien en diffamation pour cet article et lui réclame des milliards de dollars.L’administration Trump et ses alliés font feu de tout bois pour se dépêtrer de cette affaire.Les dirigeants républicains à la Chambre des représentants ont ainsi envoyé dès mercredi les élus en vacances, soit un jour plus tôt que prévu, afin d’éviter des débats potentiellement explosifs, notamment dans leur propre camp, sur l’éventuelle publication de documents de l’affaire Epstein.

Sécurité renforcée en Ecosse où Trump est attendu pour un séjour mêlant golf et diplomatie

Donald Trump est attendu vendredi en Ecosse, où il passera un week-end prolongé mêlant la diplomatie au golf et où un important dispositif de sécurité a été déployé en prévision de manifestations.Le président américain doit arriver peu après 19H00 GMT à Turnberry, l’un des deux complexes de golf appartenant à l’entreprise familiale dirigée par ses fils. Son agenda officiel est vide pour samedi et dimanche.La police écossaise, qui se prépare à des manifestations à Edimbourg et à Aberdeen ainsi qu’à proximité des terrains de golf, a annoncé la mise en place d’une “opération d’envergure à travers tout le pays pendant plusieurs jours”.Avant de repartir pour Washington, Donald Trump s’arrachera aux greens pour une rencontre, dont les détails ne sont pas connus, avec le Premier ministre britannique Keir Starmer.Ce dernier ne passe pas pour être féru de golf comme le républicain de 79 ans et il aura de toute façon d’autres préoccupations en tête.Les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont annoncé en mai un accord commercial mais Londres s’inquiète de la volonté exprimée par Donald Trump de le “peaufiner”.- Loin de la gronde trumpiste -Le chef du gouvernement britannique, qui a jusqu’ici réussi à éviter que son pays ne soit matraqué par des droits de douane exorbitants, cherchera à rester dans les petits papiers de l’imprévisible président américain.Ce dernier sera de retour au Royaume-Uni en septembre, pour une visite d’Etat à l’invitation du roi Charles III s’annonçant fastueuse.En Ecosse, la guerre dans la bande de Gaza sera sans doute un sujet de discussions, au moment où le Premier ministre travailliste est appelé par des députés à emboîter le pas au président français Emmanuel Macron pour reconnaître l’Etat palestinien.En traversant l’Atlantique, Donald Trump sera à distance, au moins géographiquement, des rebondissements de la très embarrassante affaire Jeffrey Epstein, un riche financier accusé de crimes sexuels et mort en prison en 2019 avant d’être jugé.Certains de ses partisans lui reprochent de manquer de transparence à propos de cette ancienne figure de la jet-set new-yorkaise, avec laquelle lui-même entretenait une relation amicale et qui est devenue le symbole pour toute une frange du mouvement “MAGA” des turpitudes d’une élite protégée.Le Wall Street Journal, pour avoir publié un article sur les liens entre le président et le délinquant sexuel, a d’ailleurs été privé de son siège dans l’avion Air Force One pendant le déplacement.Donald Trump avait assuré au cours d’une précédente visite, en 2023, se sentir “à la maison” en Ecosse où sa mère, Mary Anne MacLeod, a grandi avant d’émigrer à 18 ans aux Etats-Unis.- Manifestations -Son affection n’est pas forcément réciproque : des manifestations sont prévues pour samedi à Edimbourg et à Aberdeen pour protester contre sa présence.En 2018, sa précédente visite à Turnberry avait poussé des milliers de personnes à manifester à Glasgow et à Edimbourg.Le Premier ministre écossais, John Swinney, a annoncé qu’il rencontrerait Donald Trump pendant sa visite, soulignant que l’Ecosse “entretient une amitié solide avec les Etats-Unis depuis des siècles”. Le voyage du président américain offre à cette nation du Royaume-Uni “une plateforme pour faire entendre sa voix sur les questions importantes, notamment la guerre et la paix, la justice et la démocratie”, a-t-il ajouté.La construction d’un nouveau parcours par le groupe aujourd’hui dirigé par les fils de Donald Trump a suscité du mécontentement à Balmedie, dans l’Aberdeenshire, de la part de certains riverains et d’élus écologistes.Ce n’est que l’un des nombreux projets, immobiliers ou autres, à travers le monde de la famille Trump.Si Donald Trump n’a plus légalement le contrôle de la holding familiale, ses opposants lui reprochent de multiplier les conflits d’intérêts en se servant de ses fonctions de président pour pousser des investissements familiaux privés, notamment à l’étranger.L’ONG américaine CREW (Citizens for Responsibility and Ethics in Washington) a calculé en mai que 21 projets de développement sous la marque Trump seraient menés à l’étranger au cours du second mandat.Elle a aussi relevé que la charte éthique publiée en janvier par la Trump Organization ne lui interdisait pas d’ouvrir de nouveaux chantiers à l’international avec des acteurs privés, alors qu’elle s’était imposée un moratoire pendant le premier mandat (2017-2021).

Sécurité renforcée en Ecosse où Trump est attendu pour un séjour mêlant golf et diplomatie

Donald Trump est attendu vendredi en Ecosse, où il passera un week-end prolongé mêlant la diplomatie au golf et où un important dispositif de sécurité a été déployé en prévision de manifestations.Le président américain doit arriver peu après 19H00 GMT à Turnberry, l’un des deux complexes de golf appartenant à l’entreprise familiale dirigée par ses fils. Son agenda officiel est vide pour samedi et dimanche.La police écossaise, qui se prépare à des manifestations à Edimbourg et à Aberdeen ainsi qu’à proximité des terrains de golf, a annoncé la mise en place d’une “opération d’envergure à travers tout le pays pendant plusieurs jours”.Avant de repartir pour Washington, Donald Trump s’arrachera aux greens pour une rencontre, dont les détails ne sont pas connus, avec le Premier ministre britannique Keir Starmer.Ce dernier ne passe pas pour être féru de golf comme le républicain de 79 ans et il aura de toute façon d’autres préoccupations en tête.Les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont annoncé en mai un accord commercial mais Londres s’inquiète de la volonté exprimée par Donald Trump de le “peaufiner”.- Loin de la gronde trumpiste -Le chef du gouvernement britannique, qui a jusqu’ici réussi à éviter que son pays ne soit matraqué par des droits de douane exorbitants, cherchera à rester dans les petits papiers de l’imprévisible président américain.Ce dernier sera de retour au Royaume-Uni en septembre, pour une visite d’Etat à l’invitation du roi Charles III s’annonçant fastueuse.En Ecosse, la guerre dans la bande de Gaza sera sans doute un sujet de discussions, au moment où le Premier ministre travailliste est appelé par des députés à emboîter le pas au président français Emmanuel Macron pour reconnaître l’Etat palestinien.En traversant l’Atlantique, Donald Trump sera à distance, au moins géographiquement, des rebondissements de la très embarrassante affaire Jeffrey Epstein, un riche financier accusé de crimes sexuels et mort en prison en 2019 avant d’être jugé.Certains de ses partisans lui reprochent de manquer de transparence à propos de cette ancienne figure de la jet-set new-yorkaise, avec laquelle lui-même entretenait une relation amicale et qui est devenue le symbole pour toute une frange du mouvement “MAGA” des turpitudes d’une élite protégée.Le Wall Street Journal, pour avoir publié un article sur les liens entre le président et le délinquant sexuel, a d’ailleurs été privé de son siège dans l’avion Air Force One pendant le déplacement.Donald Trump avait assuré au cours d’une précédente visite, en 2023, se sentir “à la maison” en Ecosse où sa mère, Mary Anne MacLeod, a grandi avant d’émigrer à 18 ans aux Etats-Unis.- Manifestations -Son affection n’est pas forcément réciproque : des manifestations sont prévues pour samedi à Edimbourg et à Aberdeen pour protester contre sa présence.En 2018, sa précédente visite à Turnberry avait poussé des milliers de personnes à manifester à Glasgow et à Edimbourg.Le Premier ministre écossais, John Swinney, a annoncé qu’il rencontrerait Donald Trump pendant sa visite, soulignant que l’Ecosse “entretient une amitié solide avec les Etats-Unis depuis des siècles”. Le voyage du président américain offre à cette nation du Royaume-Uni “une plateforme pour faire entendre sa voix sur les questions importantes, notamment la guerre et la paix, la justice et la démocratie”, a-t-il ajouté.La construction d’un nouveau parcours par le groupe aujourd’hui dirigé par les fils de Donald Trump a suscité du mécontentement à Balmedie, dans l’Aberdeenshire, de la part de certains riverains et d’élus écologistes.Ce n’est que l’un des nombreux projets, immobiliers ou autres, à travers le monde de la famille Trump.Si Donald Trump n’a plus légalement le contrôle de la holding familiale, ses opposants lui reprochent de multiplier les conflits d’intérêts en se servant de ses fonctions de président pour pousser des investissements familiaux privés, notamment à l’étranger.L’ONG américaine CREW (Citizens for Responsibility and Ethics in Washington) a calculé en mai que 21 projets de développement sous la marque Trump seraient menés à l’étranger au cours du second mandat.Elle a aussi relevé que la charte éthique publiée en janvier par la Trump Organization ne lui interdisait pas d’ouvrir de nouveaux chantiers à l’international avec des acteurs privés, alors qu’elle s’était imposée un moratoire pendant le premier mandat (2017-2021).

Risque de “guerre” entre Thaïlande et Cambodge, plus de 138.000 déplacés

La Thaïlande a prévenu vendredi que le conflit meurtrier l’opposant au Cambodge pourrait dégénérer en “guerre”, juste avant une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, dans un contexte d’affrontements qui ont provoqué l’évacuation de près de 140.000 Thaïlandais.Le différend frontalier qui oppose ces deux pays d’Asie du Sud-Est donne lieu depuis deux jours …

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Risque de “guerre” entre Thaïlande et Cambodge, plus de 138.000 déplacés

La Thaïlande a prévenu vendredi que le conflit meurtrier l’opposant au Cambodge pourrait dégénérer en “guerre”, juste avant une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, dans un contexte d’affrontements qui ont provoqué l’évacuation de près de 140.000 Thaïlandais.Le différend frontalier qui oppose ces deux pays d’Asie du Sud-Est donne lieu depuis deux jours à un niveau de violence jamais vu depuis 2011, impliquant des avions de combat, des tanks, des troupes au sol et des tirs d’artillerie.Bangkok et Phnom Penh sont engagés dans un bras-de-fer depuis la mort d’un soldat cambodgien fin mai lors d’un échange nocturne de tirs dans une zone contestée de leur frontière commune surnommée le “Triangle d’émeraude”.”La loi martiale est désormais en vigueur” dans huit districts frontaliers, a annoncé Apichart Sapprasert, responsable de l’armée thaïlandaise dans les provinces de Chanthaburi et Trat.La Thaïlande fait état pour l’heure de 15 morts, le Cambodge d’un mort. Des journalistes de l’AFP ont vu quatre soldats cambodgiens recevoir des soins dans un hôpital, ainsi que trois civils traités pour des éclats d’obus.A la demande du Premier ministre cambodgien Hun Manet, le Conseil de sécurité des Nations unies doit tenir vendredi une réunion d’urgence à New York.Son homologue thaïlandais, Phumtham Wechayachai, a prévenu que l’aggravation de la situation conduirait à “une guerre”. “Nous avons essayé de trouver un compromis parce que nous sommes voisins, mais nous avons donné l’instruction à l’armée thaïlandaise d’agir immédiatement en cas d’urgence”, a-t-il poursuivi.Au même moment, Bangkok s’est dit “prêt” à négocier une sortie de crise, par la voie diplomatique ou par l’entremise de la Malaisie, qui occupe la présidence tournante de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean), dont la Thaïlande et le Cambodge sont membres.Les Etats-Unis, la France, l’Union européenne et la Chine ont déjà tous appelé au dialogue et à la fin du conflit.Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a qualifié vendredi de “déchirants et inquiétants” ces affrontements. “Ce problème trouve ses racines dans les séquelles des colonisateurs occidentaux et doit maintenant être abordé avec calme et géré de manière appropriée”, a déclaré Wang Yi au secrétaire général de l’ASEAN, Kao Kim Hourn, à Pékin, selon un communiqué de la diplomatie chinoise.Les deux pays contestent le tracé de leur frontière commune, définie durant l’Indochine française. L’épisode le plus violent lié à ce différend remonte à des affrontements autour du temple de Preah Vihear entre 2008 et 2011, qui avaient fait au moins 28 morts et des dizaines de milliers de déplacés.- “Signaux positifs ” -Les relations diplomatiques entre les deux voisins, liés par de riches liens culturels et économiques, sont au plus bas depuis des décennies. Bangkok a rappelé mercredi son ambassadeur à Phnom Penh et expulsé de son territoire l’ambassadeur du Cambodge, qui a répliqué jeudi en retirant tout son personnel diplomatique stationné à Bangkok. Les combats ont repris dans trois zones vendredi vers 04H00 du matin (jeudi 21H00 GMT), a indiqué l’armée thaïlandaise.Les forces cambodgiennes ont procédé à des bombardements à l’aide d’armes lourdes, d’artillerie de campagne et de systèmes de roquettes BM-21, a déclaré l’armée, et les troupes thaïlandaises ont riposté “avec des tirs de soutien appropriés”.Dans la ville cambodgienne de Samraong, à 20 km de la frontière, plusieurs familles avec des enfants et leurs affaires à l’arrière de leurs véhicules étaient en train de s’enfuir à toute vitesse, ont constaté des journalistes de l’AFP.”Je n’ai pas pu tout prendre avec moi”, explique Salou Chan, 36 ans, qui s’est réfugié dans un temple bouddhique avec ses deux enfants. “Je suis inquiet pour mes enfants. Ils ont pris peur quand ils ont entendu le bruit des fusillades.””Je ne sais pas quand on pourra rentrer chez nous”, a-t-il poursuivi.Les deux pays s’accusent mutuellement d’avoir ouvert le feu en premier et défendent leur droit à se défendre. Bangkok a aussi accusé ses adversaires de cibler des infrastructures civiles comme un hôpital et une station-service, ce dont Phnom Penh s’est défendu.La Thaïlande a également déployé plusieurs avions de combat F-16 pour frapper ce qu’elle a présenté comme étant des cibles militaires cambodgiennes.

Risque de “guerre” entre Thaïlande et Cambodge, plus de 138.000 déplacés

La Thaïlande a prévenu vendredi que le conflit meurtrier l’opposant au Cambodge pourrait dégénérer en “guerre”, juste avant une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, dans un contexte d’affrontements qui ont provoqué l’évacuation de près de 140.000 Thaïlandais.Le différend frontalier qui oppose ces deux pays d’Asie du Sud-Est donne lieu depuis deux jours à un niveau de violence jamais vu depuis 2011, impliquant des avions de combat, des tanks, des troupes au sol et des tirs d’artillerie.Bangkok et Phnom Penh sont engagés dans un bras-de-fer depuis la mort d’un soldat cambodgien fin mai lors d’un échange nocturne de tirs dans une zone contestée de leur frontière commune surnommée le “Triangle d’émeraude”.”La loi martiale est désormais en vigueur” dans huit districts frontaliers, a annoncé Apichart Sapprasert, responsable de l’armée thaïlandaise dans les provinces de Chanthaburi et Trat.La Thaïlande fait état pour l’heure de 15 morts, le Cambodge d’un mort. Des journalistes de l’AFP ont vu quatre soldats cambodgiens recevoir des soins dans un hôpital, ainsi que trois civils traités pour des éclats d’obus.A la demande du Premier ministre cambodgien Hun Manet, le Conseil de sécurité des Nations unies doit tenir vendredi une réunion d’urgence à New York.Son homologue thaïlandais, Phumtham Wechayachai, a prévenu que l’aggravation de la situation conduirait à “une guerre”. “Nous avons essayé de trouver un compromis parce que nous sommes voisins, mais nous avons donné l’instruction à l’armée thaïlandaise d’agir immédiatement en cas d’urgence”, a-t-il poursuivi.Au même moment, Bangkok s’est dit “prêt” à négocier une sortie de crise, par la voie diplomatique ou par l’entremise de la Malaisie, qui occupe la présidence tournante de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean), dont la Thaïlande et le Cambodge sont membres.Les Etats-Unis, la France, l’Union européenne et la Chine ont déjà tous appelé au dialogue et à la fin du conflit.Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a qualifié vendredi de “déchirants et inquiétants” ces affrontements. “Ce problème trouve ses racines dans les séquelles des colonisateurs occidentaux et doit maintenant être abordé avec calme et géré de manière appropriée”, a déclaré Wang Yi au secrétaire général de l’ASEAN, Kao Kim Hourn, à Pékin, selon un communiqué de la diplomatie chinoise.Les deux pays contestent le tracé de leur frontière commune, définie durant l’Indochine française. L’épisode le plus violent lié à ce différend remonte à des affrontements autour du temple de Preah Vihear entre 2008 et 2011, qui avaient fait au moins 28 morts et des dizaines de milliers de déplacés.- “Signaux positifs ” -Les relations diplomatiques entre les deux voisins, liés par de riches liens culturels et économiques, sont au plus bas depuis des décennies. Bangkok a rappelé mercredi son ambassadeur à Phnom Penh et expulsé de son territoire l’ambassadeur du Cambodge, qui a répliqué jeudi en retirant tout son personnel diplomatique stationné à Bangkok. Les combats ont repris dans trois zones vendredi vers 04H00 du matin (jeudi 21H00 GMT), a indiqué l’armée thaïlandaise.Les forces cambodgiennes ont procédé à des bombardements à l’aide d’armes lourdes, d’artillerie de campagne et de systèmes de roquettes BM-21, a déclaré l’armée, et les troupes thaïlandaises ont riposté “avec des tirs de soutien appropriés”.Dans la ville cambodgienne de Samraong, à 20 km de la frontière, plusieurs familles avec des enfants et leurs affaires à l’arrière de leurs véhicules étaient en train de s’enfuir à toute vitesse, ont constaté des journalistes de l’AFP.”Je n’ai pas pu tout prendre avec moi”, explique Salou Chan, 36 ans, qui s’est réfugié dans un temple bouddhique avec ses deux enfants. “Je suis inquiet pour mes enfants. Ils ont pris peur quand ils ont entendu le bruit des fusillades.””Je ne sais pas quand on pourra rentrer chez nous”, a-t-il poursuivi.Les deux pays s’accusent mutuellement d’avoir ouvert le feu en premier et défendent leur droit à se défendre. Bangkok a aussi accusé ses adversaires de cibler des infrastructures civiles comme un hôpital et une station-service, ce dont Phnom Penh s’est défendu.La Thaïlande a également déployé plusieurs avions de combat F-16 pour frapper ce qu’elle a présenté comme étant des cibles militaires cambodgiennes.

En Angleterre, la baignade estivale troublée par les rejets d’eaux usées

“A chaque fois qu’on va à la plage, on se demande si on peut se baigner”. Dans la cité balnéaire de Whitstable, dans le sud-est de l’Angleterre, les rejets d’eaux usées de la compagnie des eaux locale n’en finissent plus d’inquiéter les habitants.Comme ailleurs au Royaume-Uni, l’entreprise qui gère le traitement de l’eau est autorisée à déverser en mer le trop plein lorsque le réseau est saturé, par exemple en cas de pluie.”Il y a eu des rejets vendredi dernier, dimanche, et lundi la plage a été déclarée impropre à la baignade”, se désole Chris Stanley, propriétaire d’une maison à quelques mètres de la plage.Cet octogénaire, qui nage régulièrement, est tellement remonté contre la compagnie Southern Water qu’il a cessé de payer sa facture d’assainissement pendant 4 ans. Au niveau national, des consommateurs ont lancé la campagne “Boycott water bills” (Boycottons les factures d’eau), et s’ils ne sont qu’une poignée, ils illustrent un mécontentement général.Poursuivi par son fournisseur, Chris Stanley a finalement été condamné le mois dernier à régler sa dette. “Le juge a estimé que les entreprises d’eau doivent être payées (…) même si elles ne font pas du bon travail”, fulmine-t-il.- Pollution -L’an dernier, en Angleterre, les rejets d’eaux usées non traitées ont atteint un record de plus de 3,6 millions d’heures, relève l’Agence de l’environnement, qui a récemment dû réduire ses inspections, faute de moyens, selon une enquête du site Unearthed. Les incidents de pollution graves causés par ces entreprises ont progressé de 60% sur un an.Depuis des années, les entreprises sont critiquées pour ces rejets dans la mer et les rivières et pour ne pas avoir suffisamment investi dans des infrastructures vétustes et sous-dimensionnées.Cette semaine un rapport a pointé la grave crise de la gestion de l’eau en Angleterre et au Pays de Galles, privatisée en 1989, et a recommandé une remise à plat du secteur. A Whitstable, au premier jour des vacances scolaires, mercredi, quelques familles occupent les galets de la plage de Tankerton, bordée de bungalows en bois colorés.Des vacanciers piquent une tête à deux pas d’une station d’épuration de Southern Water, d’où un tuyau émissaire — rallongé l’an dernier après de graves épisodes de pollution — passe sous la plage pour déboucher à plusieurs centaines de mètres dans la mer.La veille, elle y a déversé des eaux usées durant plusieurs heures. Mais la baignade reste autorisée.”Il y a eu des rejets hier? Je ne savais pas (…) Je voulais juste aller nager”, s’inquiète Lisa Lawton, professeure de yoga londonienne de 41 ans, venue avec ses deux filles.”Quand on venait enfant, on ne pensait pas à cela, mais maintenant à chaque fois qu’on vient à la plage, c’est la première chose à laquelle on pense: peut-on se baigner?”, regrette de son côté Emily Winstone, mère au foyer de 42 ans, venue de la ville voisine de Canterbury.- Renationalisation -L’an dernier, l’association Surfers against sewage (surfers contre les égouts), qui a créé une application affichant la qualité des eaux sur les plages, a reçu plus de 1.850 signalements de personnes malades après une baignade.C’est ce qui est arrivé en 2021 à Elane Heffernan, du groupe SOS Whitstable. La même année la production ostréicole locale avait dû cesser et Southern Water avait écopé d’une amende de 90 millions de livres (106 millions d’euros), après avoir admis près de 7.000 rejets illégaux entre 2010 et 2015.Depuis, Elane milite pour la renationalisation de la gestion de l’eau. Une pétition lancée par SOS Whitstable a réuni plus de 286.000 signatures.”Il y a maintenant suffisamment de preuves pour savoir que (la privatisation) ne fonctionne pas. Cela ne peut pas fonctionner”, car les entreprises privilégient leurs profits aux investissements de long terme, juge Elane.Le gouvernement travailliste, au pouvoir depuis un an, a promis de réduire de moitié d’ici à 2030 la pollution causée par les compagnies. Il a déjà durci les sanctions contre leurs patrons s’ils ne respectent pas la loi, et interdit à six entreprises d’accorder des bonus à leurs dirigeants. Il a aussi annoncé lundi une réforme des instances de régulation du secteur.Les rejets “ne sont pas acceptables et nous avons un plan d’investissement d’1,5 milliard de livres (d’ici 2035) pour les réduire drastiquement”, a indiqué à l’AFP Southern Water, qui précise que la société a investi 965 millions de livres l’an dernier.Selon une récente évaluation du contrôleur des comptes britanniques, le secteur fait face à un besoin d’investissement de 290 milliards de livres (340 milliards d’euros) dans les 25 prochaines années.

En Angleterre, la baignade estivale troublée par les rejets d’eaux usées

“A chaque fois qu’on va à la plage, on se demande si on peut se baigner”. Dans la cité balnéaire de Whitstable, dans le sud-est de l’Angleterre, les rejets d’eaux usées de la compagnie des eaux locale n’en finissent plus d’inquiéter les habitants.Comme ailleurs au Royaume-Uni, l’entreprise qui gère le traitement de l’eau est autorisée à déverser en mer le trop plein lorsque le réseau est saturé, par exemple en cas de pluie.”Il y a eu des rejets vendredi dernier, dimanche, et lundi la plage a été déclarée impropre à la baignade”, se désole Chris Stanley, propriétaire d’une maison à quelques mètres de la plage.Cet octogénaire, qui nage régulièrement, est tellement remonté contre la compagnie Southern Water qu’il a cessé de payer sa facture d’assainissement pendant 4 ans. Au niveau national, des consommateurs ont lancé la campagne “Boycott water bills” (Boycottons les factures d’eau), et s’ils ne sont qu’une poignée, ils illustrent un mécontentement général.Poursuivi par son fournisseur, Chris Stanley a finalement été condamné le mois dernier à régler sa dette. “Le juge a estimé que les entreprises d’eau doivent être payées (…) même si elles ne font pas du bon travail”, fulmine-t-il.- Pollution -L’an dernier, en Angleterre, les rejets d’eaux usées non traitées ont atteint un record de plus de 3,6 millions d’heures, relève l’Agence de l’environnement, qui a récemment dû réduire ses inspections, faute de moyens, selon une enquête du site Unearthed. Les incidents de pollution graves causés par ces entreprises ont progressé de 60% sur un an.Depuis des années, les entreprises sont critiquées pour ces rejets dans la mer et les rivières et pour ne pas avoir suffisamment investi dans des infrastructures vétustes et sous-dimensionnées.Cette semaine un rapport a pointé la grave crise de la gestion de l’eau en Angleterre et au Pays de Galles, privatisée en 1989, et a recommandé une remise à plat du secteur. A Whitstable, au premier jour des vacances scolaires, mercredi, quelques familles occupent les galets de la plage de Tankerton, bordée de bungalows en bois colorés.Des vacanciers piquent une tête à deux pas d’une station d’épuration de Southern Water, d’où un tuyau émissaire — rallongé l’an dernier après de graves épisodes de pollution — passe sous la plage pour déboucher à plusieurs centaines de mètres dans la mer.La veille, elle y a déversé des eaux usées durant plusieurs heures. Mais la baignade reste autorisée.”Il y a eu des rejets hier? Je ne savais pas (…) Je voulais juste aller nager”, s’inquiète Lisa Lawton, professeure de yoga londonienne de 41 ans, venue avec ses deux filles.”Quand on venait enfant, on ne pensait pas à cela, mais maintenant à chaque fois qu’on vient à la plage, c’est la première chose à laquelle on pense: peut-on se baigner?”, regrette de son côté Emily Winstone, mère au foyer de 42 ans, venue de la ville voisine de Canterbury.- Renationalisation -L’an dernier, l’association Surfers against sewage (surfers contre les égouts), qui a créé une application affichant la qualité des eaux sur les plages, a reçu plus de 1.850 signalements de personnes malades après une baignade.C’est ce qui est arrivé en 2021 à Elane Heffernan, du groupe SOS Whitstable. La même année la production ostréicole locale avait dû cesser et Southern Water avait écopé d’une amende de 90 millions de livres (106 millions d’euros), après avoir admis près de 7.000 rejets illégaux entre 2010 et 2015.Depuis, Elane milite pour la renationalisation de la gestion de l’eau. Une pétition lancée par SOS Whitstable a réuni plus de 286.000 signatures.”Il y a maintenant suffisamment de preuves pour savoir que (la privatisation) ne fonctionne pas. Cela ne peut pas fonctionner”, car les entreprises privilégient leurs profits aux investissements de long terme, juge Elane.Le gouvernement travailliste, au pouvoir depuis un an, a promis de réduire de moitié d’ici à 2030 la pollution causée par les compagnies. Il a déjà durci les sanctions contre leurs patrons s’ils ne respectent pas la loi, et interdit à six entreprises d’accorder des bonus à leurs dirigeants. Il a aussi annoncé lundi une réforme des instances de régulation du secteur.Les rejets “ne sont pas acceptables et nous avons un plan d’investissement d’1,5 milliard de livres (d’ici 2035) pour les réduire drastiquement”, a indiqué à l’AFP Southern Water, qui précise que la société a investi 965 millions de livres l’an dernier.Selon une récente évaluation du contrôleur des comptes britanniques, le secteur fait face à un besoin d’investissement de 290 milliards de livres (340 milliards d’euros) dans les 25 prochaines années.