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Tour de France: à Montmartre, la mythique rue Lepic en ébullition avant la montée du peloton

Chaises pliantes, canettes de bière, maillots jaunes et à pois, drapeaux aux fenêtres et déjà des vivats: dans la pente de l’emblématique rue Lepic de Montmartre, des milliers de supporters du Tour de France s’échauffent dimanche avant le passage du peloton en fin d’après-midi.Le spectacle a commencé dès le matin avec des dizaines de cyclistes amateurs qui préparent les pavés de la voie mythique, acclamés comme des champions, dans une ambiance de fête. “Lui, c’est la star de la matinée, ça fait au moins vingt fois qu’il passe !”, s’enthousiasme Kilian Parent, assis depuis huit heures du matin dans sa chaise pliante sur le trottoir de la rue Lepic, où la foule grossit d’heure en heure.Ce jeune Bordelais de 24 ans explique à l’AFP avoir l’habitude d’aller voir le Tour dans les Pyrénées. Cette année, il n’a pas voulu rater le passage historique à Montmartre pour l’ultime étape de la Grande Boucle.C’est sur cette voie située à deux pas de la basilique du Sacré-Coeur que le monde avait assisté à l’épreuve des Jeux olympiques de cyclisme sur route, qui s’est déroulée devant 500.000 spectateurs en liesse le 3 août 2024.- “l’ambiance des JO” -“On est là pour essayer de revivre l’ambiance des JO. Ça ne sera peut-être pas aussi fort mais tout aussi mémorable, d’autant qu’il y aura plus de cyclistes”, anticipe son frère Kevin, en se resservant une bière tirée de sa glacière.”Quand on a vu l’épreuve à la télévision l’année dernière, on s’est dit qu’on voulait en être”, témoigne Andrew Easey, un touriste anglais venu de Gloucester. “Il y a deux ans, j’étais aux Tuileries pour voir l’arrivée des coureurs, l’ambiance était extraordinaire mais là c’est encore mieux… alors que ça n’a pas encore commencé !”, ajoute ce retraité.”C’est mythique, aujourd’hui aussi”, observe, heureux, Didier Bical, membre de la République de Montmartre, en distribuant à la foule le journal de cette association philanthropique fondée par le peintre Francisque Poulbot. A l’arrivée du Tour, le président de cette association remettra un prix au vainqueur des trois passages sur la butte.Plantés devant le fameux restaurant du Moulin de la Galette, en haut de la rue Lepic, Paul et Adrien n’entendent pas bouger d’un pouce. “On est aux deux tiers de la pente, c’est dans cette partie là qu’ils vont attaquer pour faire la différence”, analyse Adrien, 24 ans.- “Plus de suspense” -“C’est top! Il y a plus de suspense que sur les Champs-Élysées où tout le monde va très vite”, s’enthousiasme Valérie Wiart, 52 ans, venue de Lille, où elle a assisté au départ du Tour.”On voit les coureurs de plus près quand ils grimpent”, abonde Cheryl Miller, une belge de 59 ans qui vit à Washington. Comme elle, de très nombreux touristes se sont déplacés exprès pour la course, une occasion aussi de visiter la capitale.”C’est la première fois qu’on vient à Paris et qu’on voit le Tour de France. On est très excités, l’ambiance est géniale !”, disent de concert Erika et son neveu Timon, venus de Hongrie.Guy et Annie Florentin, un couple de retraités troyens, n’avaient eux pas mis les pieds à Paris depuis 30 ans. Et jamais vu Montmartre, dont ils ont voulu découvrir les coins pittoresques, comme le cimetière de Saint-Vincent où repose Michou -figure de la nuit parisienne disparue en 2020-, avant de plonger dans la foule.Ils se disent “un peu gênés” par les performances de Tadej Pogacar, en passe de décrocher une quatrième victoire finale dans le Tour de France. “Il est bon en tout, en sprint, montagne, en contre la montre… Peut-être qu’il ne se dope pas mais j’ai des doutes”, confie Guy, ancien réparateur de vélo et grand fan du Tour.Kevin Parent pense au contraire que le Slovène “apporte un vent de fraîcheur” à la course. “Je ne crois pas qu’il soit dopé. Et puis si on commence à se remémorer les mauvaises époques du dopage, on arrête de vibrer”.

Grèce: deuxième jour de lutte contre des incendies “titanesques”

Les pompiers grecs poursuivaient dimanche leur lutte contre les incendies, attisés par le vent et une canicule persistante, mais la situation s’améliorait dans certaines régions, selon les autorités.Au total, 55 nouveaux feux se sont déclarés au cours des dernières 24 heures, dont 50 qui ont été immédiatement maîtrisés, ont affirmé les pompiers.Cinq foyers ravageaient dimanche soir la région du Péloponnèse, l’ouest d’Athènes, ainsi que les îles d’Eubée, de Cythère et de Crète.Certains étaient toutefois en recul ou en train d’être maitrisés, notamment en Crète.Les flammes continuaient dans la péninsule du Péloponnèse (sud-ouest) ainsi que sur les îles d’Eubée et de Cythère, où des avions et des hélicoptères ont repris leurs opérations dès l’aube, selon les pompiers.En début de matinée, le porte-parole des pompiers, Vassilis Vathrakogiannis, avait prévenu que le risque d’incendie restait “très élevé sur presque l’ensemble du territoire”. La vague de chaleur intense, qui sévit dans ce pays méditerranéen coutumier des températures élevées en été, devrait en outre marquer le pas à partir de lundi avec des maximales attendues à 39°C localement. Dimanche, au septième jour consécutif de canicule, un maximum de 42,4°C a été relevé à Thèbes (centre) – après 45,2°C enregistrés la veille dans l’ouest.- Bataille titanesque -De nombreux incendies ont été signalés dimanche après-midi sur l’île d’Eubée, près d’Athènes, où les flammes ont réduit en cendres des milliers d’hectares de forêt et tué des milliers de têtes de bétail.Des ouvriers ont travaillé toute la journée pour réparer les dommages causés au réseau électrique d’Eubée, et certains villages ont été confrontés à des coupures d’eau. Le risque d’incendie devrait rester très élevé lundi dans six régions du pays, a averti la protection civile.Samedi, les pompiers avaient dû livrer “une bataille titanesque face à des dizaines d’incendies” à travers le pays, a souligné le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis, pointant du doigt “l’aggravation de la crise environnementale”. Cinq pompiers ont été hospitalisés.Sur l’île de Cythère, confrontée à “une énorme catastrophe” selon la chaîne publique ERT, l’incendie faisait toujours rage dimanche après-midi, mais sur des fronts plus petits.”Des maisons, des ruches, des oliviers ont été brûlés”, a expliqué à ERT Giorgos Komninos, le maire adjoint de Cythère. “Un monastère est actuellement en danger”, a-t-il ajouté.Près de 70 pompiers soutenus par des bénévoles, trois hélicoptères et deux avions combattaient l’incendie sur cette île, qui a entraîné samedi l’évacuation d’une plage touristique.Les autorités locales ont demandé l’instauration de l’état d’urgence, afin que les mécanismes d’aide puissent être déclenchés sur l’île de 3.600 habitants prisée des touristes.- Crainte de pillages -En Crète, destination très touristique, les pompiers ont maîtrisé un brasier à La Canée, selon l’agence de presse grecque ANA.La Grèce, qui connaît chaque été des feux destructeurs, a demandé l’aide de l’Union européenne avec six avions de lutte contre les incendies, via le programme européen de partage de ressources (RescEU). Deux avions italiens sont attendus dimanche tandis que des unités spécialisées venues de République tchèque sont déjà en action.À Kryoneri, au nord d’Athènes, la police a renforcé la sécurité pour prévenir le pillage des maisons abandonnées par des habitants fuyant les flammes, lesquelles ont été en grande partie maîtrisées dimanche.”Qu’est-ce qu’on peut faire ? On ne sait pas (…). J’espère que nous serons sauvés. Des gens ont perdu leurs biens”, commentait, ému, Giorgos, un habitant du village.Selon l’agence ANA, un homme de 51 ans a été arrêté dimanche, pour avoir utilisé une meule électrique devant une maison à Vromopousi Keratea, en infraction aux mesures de prévention.Les incendies qui se multiplient à travers le globe sont associés à divers phénomènes anticipés par les scientifiques en raison du réchauffement de la planète.

Grèce: deuxième jour de lutte contre des incendies “titanesques”

Les pompiers grecs poursuivaient dimanche leur lutte contre les incendies, attisés par le vent et une canicule persistante, mais la situation s’améliorait dans certaines régions, selon les autorités.Au total, 55 nouveaux feux se sont déclarés au cours des dernières 24 heures, dont 50 qui ont été immédiatement maîtrisés, ont affirmé les pompiers.Cinq foyers ravageaient dimanche …

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Trump et Von der Leyen se retrouvent en Ecosse pour tenter d’arracher un accord douanier

Le président américain Donald Trump et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen se sont retrouvés dimanche à Turnberry en Ecosse pour tenter de conclure un accord douanier, dont ils estiment les chances à “50-50”.L’heure tourne: le républicain de 79 ans, lancé dans une vaste offensive protectionniste, se donne jusqu’au 1er août avant d’assommer les produits européens entrant aux Etats-Unis de droits de douane de 30%.Il a accueilli peu avant 17H00 (16H00 GMT) la dirigeante européenne, qu’il a qualifiée de femme “très respectée”, dans le luxueux complexe de golf appartenant à sa famille sur la côte ouest de l’Ecosse.Ursula von der Leyen a quant à elle vanté les talents de “redoutable négociateur” du milliardaire, et reconnu la nécessité de “rééquilibrer” la relation commerciale transatlantique.Tous deux ont évalué les chances d’un accord à “50-50”, en s’exprimant devant des journalistes avant leur entretien. Le dirigeant américain a estimé qu’il restait “quelques problèmes” à régler. Si un accord est acté “ce serait le plus important” jamais conclu pour les deux parties, a-t-il encore affirmé.Il a toutefois affirmé que l’UE ne bénéficierait pas de droits de douane inférieurs à 15%, un niveau comparable avec l’accord trouvé plus tôt ce mois-ci avec le Japon. Toute entente devra être validée par les Etats membres de l’UE. Leurs ambassadeurs, en déplacement au Groenland, ont été informés dimanche matin des dernières tractations, et devront à nouveau se concerter en cas de fumée blanche.Peu avant les discussions, un diplomate européen avait indiqué qu’un “accord politique (était) sur la table”. “Mais il dépend de l’imprimatur de Trump qui tient à négocier l’accord jusqu’au dernier moment”, avait-il souligné.Avant sa rencontre avec la dirigeante européenne, Donald Trump s’est de nouveau accordé du temps dimanche matin pour une partie de golf.Le ton aimable adopté à l’égard d’Ursula von der Leyen tranche avec les invectives dont le républicain accable l’Union européenne, selon lui créée dans le but d'”arnaquer” les Etats-Unis.D’après plusieurs sources européennes, le texte en discussion prévoit des surtaxes douanières de 15% sur les exportations européennes à destination des Etats-Unis, avec un traitement plus favorable pour des secteurs comme l’aéronautique et les spiritueux – mais pas pour le vin.Donald Trump a indiqué dimanche que le secteur pharmaceutique ne bénéficierait pas d’un traitement particulier.Un tel résultat confirmerait que les échanges transatlantiques sont entrés dans une nouvelle ère, celle d’un protectionnisme américain décomplexé. Jusqu’au retour au pouvoir de Donald Trump, ils étaient marqués par un niveau de droits de douane américains de 4,8% en moyenne.Dans les faits, le taux effectif appliqué par les États Unis aux marchandises européennes se monte actuellement à près de 15%, si l’on additionne la surtaxe de 10% d’ores et déjà appliquée par le gouvernement américain et le taux de 4,8% pré-existant.Mais un accord aurait le mérite, selon les analystes, de lever l’incertitude, ce redoutable poison en matière commerciale.- “Bazooka” -L’UE en échange s’engagerait à accroître ses achats de gaz naturel américain et à une série d’investissements.L’Union européenne est actuellement soumise à une taxe de 25% sur les voitures, de 50% sur l’acier et l’aluminium, ainsi qu’à des droits de douane généraux de 10%.Si Ursula von der Leyen et Donald Trump ne parvenaient pas à s’entendre, Bruxelles assure être prêt à riposter en taxant des produits et des services américains.L’exécutif européen, sous l’impulsion de certains pays comme la France, pourrait aussi geler l’accès aux marchés publics européens ou bloquer certains investissements.Dégainer ce “bazooka” – appelé instrument “anticoercition” dans le jargon bruxellois – entraînerait l’Europe et l’Amérique dans une escalade diplomatico-économique inouïe.- Epstein -Donald Trump affirme être en position de force. Mais certains sondages montrent que les Américains doutent de sa stratégie douanière et de sa conduite des affaires en général.Dans une récente enquête d’opinion Gallup, sa cote de confiance est tombée à 37%, 10 points de moins qu’en janvier.Le milliardaire new-yorkais, qui s’est toujours joué des scandales et des poursuites pénales, peine à se dépêtrer de l’affaire Jeffrey Epstein.Il est accusé de manquer de transparence sur les relations qu’il entretenait avec ce riche financier, mort en prison avant un procès pour crimes sexuels qui s’annonçait retentissant.Faire état d’un accord avec l’UE, en promettant des retombées pharaoniques sur l’économie américaine, et dans la foulée de ceux conclus ces derniers jours avec le Japon, le Vietnam, les Philippines et l’Indonésie, pourrait être une diversion bienvenue.Lundi, c’est avec la Chine que des négociateurs américains s’efforceront, au cours d’une rencontre à Stockholm, d’éviter une reprise de l’escalade commerciale.

Trump et Von der Leyen se retrouvent en Ecosse pour tenter d’arracher un accord douanier

Le président américain Donald Trump et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen se sont retrouvés dimanche à Turnberry en Ecosse pour tenter de conclure un accord douanier, dont ils estiment les chances à “50-50”.L’heure tourne: le républicain de 79 ans, lancé dans une vaste offensive protectionniste, se donne jusqu’au 1er août avant d’assommer les produits européens entrant aux Etats-Unis de droits de douane de 30%.Il a accueilli peu avant 17H00 (16H00 GMT) la dirigeante européenne, qu’il a qualifiée de femme “très respectée”, dans le luxueux complexe de golf appartenant à sa famille sur la côte ouest de l’Ecosse.Ursula von der Leyen a quant à elle vanté les talents de “redoutable négociateur” du milliardaire, et reconnu la nécessité de “rééquilibrer” la relation commerciale transatlantique.Tous deux ont évalué les chances d’un accord à “50-50”, en s’exprimant devant des journalistes avant leur entretien. Le dirigeant américain a estimé qu’il restait “quelques problèmes” à régler. Si un accord est acté “ce serait le plus important” jamais conclu pour les deux parties, a-t-il encore affirmé.Il a toutefois affirmé que l’UE ne bénéficierait pas de droits de douane inférieurs à 15%, un niveau comparable avec l’accord trouvé plus tôt ce mois-ci avec le Japon. Toute entente devra être validée par les Etats membres de l’UE. Leurs ambassadeurs, en déplacement au Groenland, ont été informés dimanche matin des dernières tractations, et devront à nouveau se concerter en cas de fumée blanche.Peu avant les discussions, un diplomate européen avait indiqué qu’un “accord politique (était) sur la table”. “Mais il dépend de l’imprimatur de Trump qui tient à négocier l’accord jusqu’au dernier moment”, avait-il souligné.Avant sa rencontre avec la dirigeante européenne, Donald Trump s’est de nouveau accordé du temps dimanche matin pour une partie de golf.Le ton aimable adopté à l’égard d’Ursula von der Leyen tranche avec les invectives dont le républicain accable l’Union européenne, selon lui créée dans le but d'”arnaquer” les Etats-Unis.D’après plusieurs sources européennes, le texte en discussion prévoit des surtaxes douanières de 15% sur les exportations européennes à destination des Etats-Unis, avec un traitement plus favorable pour des secteurs comme l’aéronautique et les spiritueux – mais pas pour le vin.Donald Trump a indiqué dimanche que le secteur pharmaceutique ne bénéficierait pas d’un traitement particulier.Un tel résultat confirmerait que les échanges transatlantiques sont entrés dans une nouvelle ère, celle d’un protectionnisme américain décomplexé. Jusqu’au retour au pouvoir de Donald Trump, ils étaient marqués par un niveau de droits de douane américains de 4,8% en moyenne.Dans les faits, le taux effectif appliqué par les États Unis aux marchandises européennes se monte actuellement à près de 15%, si l’on additionne la surtaxe de 10% d’ores et déjà appliquée par le gouvernement américain et le taux de 4,8% pré-existant.Mais un accord aurait le mérite, selon les analystes, de lever l’incertitude, ce redoutable poison en matière commerciale.- “Bazooka” -L’UE en échange s’engagerait à accroître ses achats de gaz naturel américain et à une série d’investissements.L’Union européenne est actuellement soumise à une taxe de 25% sur les voitures, de 50% sur l’acier et l’aluminium, ainsi qu’à des droits de douane généraux de 10%.Si Ursula von der Leyen et Donald Trump ne parvenaient pas à s’entendre, Bruxelles assure être prêt à riposter en taxant des produits et des services américains.L’exécutif européen, sous l’impulsion de certains pays comme la France, pourrait aussi geler l’accès aux marchés publics européens ou bloquer certains investissements.Dégainer ce “bazooka” – appelé instrument “anticoercition” dans le jargon bruxellois – entraînerait l’Europe et l’Amérique dans une escalade diplomatico-économique inouïe.- Epstein -Donald Trump affirme être en position de force. Mais certains sondages montrent que les Américains doutent de sa stratégie douanière et de sa conduite des affaires en général.Dans une récente enquête d’opinion Gallup, sa cote de confiance est tombée à 37%, 10 points de moins qu’en janvier.Le milliardaire new-yorkais, qui s’est toujours joué des scandales et des poursuites pénales, peine à se dépêtrer de l’affaire Jeffrey Epstein.Il est accusé de manquer de transparence sur les relations qu’il entretenait avec ce riche financier, mort en prison avant un procès pour crimes sexuels qui s’annonçait retentissant.Faire état d’un accord avec l’UE, en promettant des retombées pharaoniques sur l’économie américaine, et dans la foulée de ceux conclus ces derniers jours avec le Japon, le Vietnam, les Philippines et l’Indonésie, pourrait être une diversion bienvenue.Lundi, c’est avec la Chine que des négociateurs américains s’efforceront, au cours d’une rencontre à Stockholm, d’éviter une reprise de l’escalade commerciale.

Cambodge-Thaïlande: discussions lundi en Malaisie, quatrième jour de combats

La Thaïlande a affirmé dimanche que des discussions de paix avec le Cambodge auront lieu lundi en Malaisie, après quatre jours de combat entre les deux pays au sujet d’un différend frontalier.Les dirigeants thaïlandais et cambodgien avaient assuré samedi être ouverts à un cessez-le-feu, lors de conversations téléphoniques distinctes avec le président américain Donald Trump mais ils se sont depuis accusé mutuellement d’entretenir les hostilités et de tenir un double langage.Les deux royaumes traversent l’épisode le plus sanglant de leurs relations depuis 2011, lié au tracé contesté de leur frontière, établi du temps de l’Indochine française.Les échanges de tirs, notamment d’artillerie, et les frappes aériennes ont fait depuis jeudi au moins 34 morts et provoqué le déplacement d’environ 200.000 personnes.Bangkok a annoncé dimanche soir que le Premier ministre thaïlandais par intérim Phumtham Wechayachai allait se rendre lundi en Malaisie, pour ce qui pourrait être sa première rencontre avec son homologue khmer Hun Manet, sous la médiation du dirigeant malaisien Anwar Ibrahim, qui préside le bloc régional de l’Asean dont la Thaïlande et le Cambodge sont membres.Anwar Ibrahim a déclaré que les pourparlers prévus devaient porter sur un cessez-le-feu immédiat entre les deux pays en conflit. Les représentants des gouvernements cambodgien et thaïlandais “m’ont demandé d’essayer de négocier un accord de paix”, a-t-il dit dimanche soir, selon l’agence de presse nationale Bernama.”Je discute des paramètres, des conditions, mais ce qui est important, c’est (un) cessez-le-feu immédiat”, a déclaré le Premier ministre malaisien, quis’était proposé comme médiateur dès jeudi.Le Cambodge n’a pas commenté les pourparlers prévus, qui doivent débuter à 15 heures (07H GMT). Hun Manet, pendant son entretien avec M. Trump, a rappelé que le Cambodge “approuvait la proposition d’un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel”.Les discussions ont pour objectif d'”écouter toutes les propositions” et de “rétablir la paix”, a expliqué le Bureau du chef du gouvernement thaïlandais dans un communiqué. – Droits de douane -Donald Trump a annoncé samedi, après avoir parlé avec Hun Manet et Phumtham Wechayachai, que leurs deux pays étaient prêts à se rencontrer pour parvenir à un cessez-le-feu.La Thaïlande et le Cambodge, dépendantes des exportations, sont également en pleines discussions avec la Maison Blanche au sujet des droits de douane prohibitifs qui doivent les frapper le 1er août.M. Trump a affirmé qu’il était “inapproprié” de revenir à la table des négociations sur le volet commercial tant que les combats n’auraient “pas cessé”.La France, l’Union européenne, la Chine ou les Nations unies ont, ces derniers jours, déjà appelé au dialogue et à la fin du conflit.Dimanche, la Thaïlande et le Cambodge ont signalé des échanges de tirs d’artillerie dès 04H30 (samedi 21H30 GMT) près de temples contestés où les premiers affrontements ont éclaté jeudi.Bangkok a commis des “actes d’agression délibérés et coordonnés”, a affirmé la porte-parole du ministère cambodgien de la Défense, Maly Socheata, dénonçant les “mensonges” et les “faux prétextes” des Thaïlandais, coupables d'”invasion illégale” à ses yeux.Le ministère thaïlandais des Affaires étrangères a évoqué de son côté des “tirs d’artillerie lourde” de l’armée cambodgienne sur des “maisons de civils” dans la province de Surin.”Toute cessation des hostilités est impossible tant que le Cambodge fait preuve d’un manque flagrant de bonne foi et continue de violer de manière répétée les principes fondamentaux des droits humains et du droit humanitaire”, a mis en garde la diplomatie thaïlandaise.L’armée thaïlandaise a en outre accusé dimanche le Cambodge de recourir à des “armes de longue portée”.- Plusieurs fronts -Le conflit s’est étendu, avec de multiples fronts parfois éloignés de plusieurs centaines de kilomètres, allant de la province thaïlandaise de Trat, populaire auprès des touristes, sur le golfe de Thaïlande, jusqu’à une zone surnommée “le Triangle d’émeraude”, proche du Laos.Les affrontements ont officiellement fait 21 morts côté thaïlandais, dont huit soldats, et 13 morts, dont cinq militaires, côté cambodgien.Plus de 138.000 Thaïlandais ont évacué les zones à risques, selon Bangkok, et plus de 80.000 Cambodgiens ont fait de même, d’après Phnom Penh.Les relations diplomatiques entre les deux royaumes voisins, liés culturellement et économiquement, sont au plus bas depuis des décennies. Avant les combats actuels, l’épisode le plus violent lié à ce différend frontalier remontait à des combats autour du temple de Preah Vihear entre 2008 et 2011. Ceux-ci avaient fait au moins 28 morts et des dizaines de milliers de personnes avaient été déplacées.burx-ah/bds/ial/am

Cambodge-Thaïlande: discussions lundi en Malaisie, quatrième jour de combats

La Thaïlande a affirmé dimanche que des discussions de paix avec le Cambodge auront lieu lundi en Malaisie, après quatre jours de combat entre les deux pays au sujet d’un différend frontalier.Les dirigeants thaïlandais et cambodgien avaient assuré samedi être ouverts à un cessez-le-feu, lors de conversations téléphoniques distinctes avec le président américain Donald Trump …

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Cambodge-Thaïlande: discussions lundi en Malaisie, quatrième jour de combats

La Thaïlande a affirmé dimanche que des discussions de paix avec le Cambodge auront lieu lundi en Malaisie, après quatre jours de combat entre les deux pays au sujet d’un différend frontalier.Les dirigeants thaïlandais et cambodgien avaient assuré samedi être ouverts à un cessez-le-feu, lors de conversations téléphoniques distinctes avec le président américain Donald Trump mais ils se sont depuis accusé mutuellement d’entretenir les hostilités et de tenir un double langage.Les deux royaumes traversent l’épisode le plus sanglant de leurs relations depuis 2011, lié au tracé contesté de leur frontière, établi du temps de l’Indochine française.Les échanges de tirs, notamment d’artillerie, et les frappes aériennes ont fait depuis jeudi au moins 34 morts et provoqué le déplacement d’environ 200.000 personnes.Bangkok a annoncé dimanche soir que le Premier ministre thaïlandais par intérim Phumtham Wechayachai allait se rendre lundi en Malaisie, pour ce qui pourrait être sa première rencontre avec son homologue khmer Hun Manet, sous la médiation du dirigeant malaisien Anwar Ibrahim, qui préside le bloc régional de l’Asean dont la Thaïlande et le Cambodge sont membres.Anwar Ibrahim a déclaré que les pourparlers prévus devaient porter sur un cessez-le-feu immédiat entre les deux pays en conflit. Les représentants des gouvernements cambodgien et thaïlandais “m’ont demandé d’essayer de négocier un accord de paix”, a-t-il dit dimanche soir, selon l’agence de presse nationale Bernama.”Je discute des paramètres, des conditions, mais ce qui est important, c’est (un) cessez-le-feu immédiat”, a déclaré le Premier ministre malaisien, quis’était proposé comme médiateur dès jeudi.Le Cambodge n’a pas commenté les pourparlers prévus, qui doivent débuter à 15 heures (07H GMT). Hun Manet, pendant son entretien avec M. Trump, a rappelé que le Cambodge “approuvait la proposition d’un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel”.Les discussions ont pour objectif d'”écouter toutes les propositions” et de “rétablir la paix”, a expliqué le Bureau du chef du gouvernement thaïlandais dans un communiqué. – Droits de douane -Donald Trump a annoncé samedi, après avoir parlé avec Hun Manet et Phumtham Wechayachai, que leurs deux pays étaient prêts à se rencontrer pour parvenir à un cessez-le-feu.La Thaïlande et le Cambodge, dépendantes des exportations, sont également en pleines discussions avec la Maison Blanche au sujet des droits de douane prohibitifs qui doivent les frapper le 1er août.M. Trump a affirmé qu’il était “inapproprié” de revenir à la table des négociations sur le volet commercial tant que les combats n’auraient “pas cessé”.La France, l’Union européenne, la Chine ou les Nations unies ont, ces derniers jours, déjà appelé au dialogue et à la fin du conflit.Dimanche, la Thaïlande et le Cambodge ont signalé des échanges de tirs d’artillerie dès 04H30 (samedi 21H30 GMT) près de temples contestés où les premiers affrontements ont éclaté jeudi.Bangkok a commis des “actes d’agression délibérés et coordonnés”, a affirmé la porte-parole du ministère cambodgien de la Défense, Maly Socheata, dénonçant les “mensonges” et les “faux prétextes” des Thaïlandais, coupables d'”invasion illégale” à ses yeux.Le ministère thaïlandais des Affaires étrangères a évoqué de son côté des “tirs d’artillerie lourde” de l’armée cambodgienne sur des “maisons de civils” dans la province de Surin.”Toute cessation des hostilités est impossible tant que le Cambodge fait preuve d’un manque flagrant de bonne foi et continue de violer de manière répétée les principes fondamentaux des droits humains et du droit humanitaire”, a mis en garde la diplomatie thaïlandaise.L’armée thaïlandaise a en outre accusé dimanche le Cambodge de recourir à des “armes de longue portée”.- Plusieurs fronts -Le conflit s’est étendu, avec de multiples fronts parfois éloignés de plusieurs centaines de kilomètres, allant de la province thaïlandaise de Trat, populaire auprès des touristes, sur le golfe de Thaïlande, jusqu’à une zone surnommée “le Triangle d’émeraude”, proche du Laos.Les affrontements ont officiellement fait 21 morts côté thaïlandais, dont huit soldats, et 13 morts, dont cinq militaires, côté cambodgien.Plus de 138.000 Thaïlandais ont évacué les zones à risques, selon Bangkok, et plus de 80.000 Cambodgiens ont fait de même, d’après Phnom Penh.Les relations diplomatiques entre les deux royaumes voisins, liés culturellement et économiquement, sont au plus bas depuis des décennies. Avant les combats actuels, l’épisode le plus violent lié à ce différend frontalier remontait à des combats autour du temple de Preah Vihear entre 2008 et 2011. Ceux-ci avaient fait au moins 28 morts et des dizaines de milliers de personnes avaient été déplacées.burx-ah/bds/ial/am

IA: à Shanghai, des robots humanoïdes témoignent des ambitions chinoises

Capables de servir de la bière, jouer au mah-jong ou boxer, des dizaines de robots humanoïdes présentés ce week-end lors d’une conférence mondiale sur l’intelligence artificielle à Shanghai reflètent les ambitions élevées de la Chine en matière d’IA.Cet événement annuel, le World AI Conference (WAIC), vise à mettre en avant les progrès du géant asiatique dans ce secteur en perpétuelle évolution, où le gouvernement cherche à positionner le pays en tant que leader mondial, tant en matière de technologie que de régulation, et prendre le dessus sur les Etats-Unis.Samedi, à l’ouverture de la conférence, le Premier ministre Li Qiang a appelé à une bonne gouvernance et au partage des ressources, annonçant notamment la création d’un organisme, lancé par Pékin, et destiné à stimuler la coopération internationale en matière d’IA.”Trouver un équilibre entre développement et sécurité exige un consensus urgent plus large de la part de l’ensemble de la société”, a-t-il souligné.Loin des questions de sécurité, l’exaltation était le maître mot dans les travées de l’exposition organisée ce weekend.”La demande est actuellement très forte, que ce soit en termes de données, de scénarios, d’entraînement de modèle (…) L’atmosphère générale dans ces domaines est particulièrement vivace”, observe Yang Yifan, directeur en recherche et développement chez Transwarp, une entreprise shanghaienne de l’IA.Cette année, le WAIC marque un moment phare pour la Chine depuis la sortie d’un modèle d’IA local, de la start-up DeepSeek, qui a égalé les performances de ses concurrents américains pour un coût annoncé plus faible.Les organisateurs affirment que plus de 800 entreprises ont participé à l’événement, avec plus de 3.000 produits présentés, dont des robots humanoïdes, véritables stars parmi les visiteurs.Sur un stand, un robot joue de la batterie sur l’incontournable “We Will Rock You” du groupe britannique Queen. D’autres droïdes s’improvisent ouvriers à la chaîne, jouent au curling face à des adversaires en chair et en os, ou servent des boissons depuis un distributeur – quelque peu maladroitement, il est vrai.Le degré de sophistication de ces machines, aux mouvements certes saccadés, est clairement observable par rapport à l’édition de l’an passé.Le gouvernement chinois soutient la robotique, un domaine dans lequel certains experts estiment que la Chine a d’ores et déjà pris l’avantage sur les Etats-Unis.Sur le stand d’Unitree, l’androïde G1, haut d’environ 1,30 m, donne des coups de pied, pivote et se balance tout en gardant son équilibre avec une relative fluidité en mimant un combat de boxe.Avant l’ouverture de la conférence, l’entreprise établie à Hangzhou (est) a annoncé le lancement d’un nouvel humanoïde, le R1, pour moins de 6.000 dollars.- “Humains numériques” -La plupart des outils high-tech n’ont toutefois ni faux bras ni fausses jambes, à l’image des assistants recourant à l’IA.En tant que faux hommes d’affaires, femmes en petite tenue ou guerriers antiques, ces compagnons numériques saluent la foule des visiteurs depuis des écrans, les interrogeant sur leur journée. Sur d’autres stands, les curieux ont la possibilité de créer leurs propres avatars virtuels.Le géant de la tech Baidu a justement annoncé samedi une nouvelle génération d'”humains numériques”, ses agents IA prenant pour modèles de véritables personnes et “capables de penser et prendre des décisions”.L’entreprise a récemment laissé un de ces personnages virtuels présenter six heures durant une émission de vente en ligne sous les traits d’un célèbre streameur chinois, au côté d’un autre avatar, s’arrogeant des réussites inégalées en matière de vente, a vanté Baidu.Plus de 10.000 entreprises recourent déjà à cette technologie, a indiqué à l’AFP Wu Chenxia, de Baidu.Interrogés sur les impacts de l’IA dans le monde du travail – une des principales préoccupations qui émergent à mesure que se généralise son utilisation -, M. Wu a souligné que l’IA devait être employée pour améliorer la qualité du travail et faire gagner du temps aux humains, mais que l’apport de ces derniers restait nécessaire.En Chine, l’intégration de l’intelligence artificielle dans la vie quotidienne commence à s’accélérer. Au WAIC, Baidu a également annoncé qu’il avait obtenu l’autorisation d’exploiter des robotaxis entièrement autonomes dans certaines parties du vaste district de Pudong, la première incursion de ce service dans le centre-ville de Shanghai.Pour l’heure, peu de visiteurs du WAIC se disent inquiets, face aux saltos arrières de chiens robots qui les captivent.

Cambodge-Thaïlande: malgré les combats, certains refusent de quitter leurs maisons à la frontière

L’artillerie gronde, près de la frontière thaïlandaise avec le Cambodge, et pourtant Samuan Niratpai refuse d’abandonner son troupeau de buffles, risquant obstinément sa vie pour s’occuper de son bétail.”A 05H00 tous les jours, j’entends les bangs et les boums. Alors je cours dans les bois m’abriter”, raconte le fermier de 53 ans à l’AFP, dans son village de Baan Bu An Nong dans la province de Surin, à une quarantaine de kilomètres de la frontière sous tension.Les cinq autres membres de sa famille ont fui à Bangkok dès le premier jour des combats jeudi, mais lui reste derrière avec leur couvée de poulets, trois chiens et quatorze précieux buffles. “Comment je pourrais laisser ces buffles?”, interroge-t-il, les yeux embués de larmes. “J’aurais été tellement inquiet pour eux. Après les frappes, je vais les consoler, je leur dis +Ca va aller. On est ensemble+”.Les combats entre la Thaïlande et le Cambodge sont entrés dans leur quatrième jour dimanche – un conflit lié au tracé contesté de leur frontière – avec le déploiement de chars, d’avions de combats et de troupes au sol.La Thaïlande a affirmé dimanche que des discussions de paix auront lieu lundi en Malaisie avec le Cambodge.Les échanges de tirs, notamment d’artillerie, et les frappes aériennes ont fait, depuis jeudi, au moins 34 morts et provoqué le déplacement d’environ 200.000 personnes autour de cette frontière longue de 800 kilomètres, une zone rurale parsemée de plantations de caoutchouc et de rizières.Mais des deux côtés de la crête boisée qui marque la séparation entre les deux pays, beaucoup refusent d’évacuer. Alors que des explosions proches secouent le restaurant cambodgien de Soeung Chhivling, elle continue de préparer un plat de boeuf, refusant d’abandonner ce lieu où elle cuisine pour les troupes et les médecins mobilisés pour affronter la Thaïlande. “Moi aussi j’ai peur, mais je veux cuisiner pour qu’ils aient quelque chose à manger”, explique la femme de 48 ans, installée près d’un hôpital où civils et soldats sont soignés.”Je ne compte pas évacuer à moins que des avions ne larguent beaucoup de bombes”, affirme-t-elle à l’AFP depuis Samraong City, à 20 kilomètres de la frontière, où la plupart des maisons et des magasins sont déjà déserts.  – “Je préfère mourir chez moi” -Du côté thaïlandais, Pranee Ra-ngabpai, une chercheuse qui étudie les questions frontalières entre la Thaïlande et le Cambodge et résidente locale, estime que beaucoup de ceux qui restent, comme son père, sont des hommes qui cultivent les valeurs thaïlandaises traditionnelles et stoïciennes. “Il est toujours ici, dans sa maison, et refuse de partir. Ils ont cet état d’esprit: +Si je meurs, je préfère mourir chez moi+, ou bien +Je ne peux pas abandonner mes vaches+”, décrit-elle. Le village de Baan Bu An Nong a été désigné comme “zone rouge”, un espace à haut risque de frappes aériennes, tirs d’artillerie, voire d’affrontements au sol. Mais le co-chef du village, Keng Pitonam, est aussi réticent à l’idée de partir. Chargeant de l’herbe sur une charette pour nourrir son bétail, l’homme de 55 ans est désormais aussi responsable des animaux de dizaines de voisins ainsi que de leurs maisons.”Je dois rester, c’est mon devoir”, affirme-t-il.”Je n’ai pas peur. Je ne peux pas abandonner mes responsabilités. Si quelqu’un comme moi, un leader, quitte le village, qu’est-ce que ça signifierait? Je dois rester ici pour servir la communauté, peu importe ce qui se passe”, explique-t-il.Le temple de son village est devenu un centre de dons et de secours improvisé, avec des ambulances stationnées dans son périmètre.”Je dois rester, comme ancre spirituelle pour ceux qui restent”, affirme le moine, qui a refusé de donner son nom. “Quoi qu’il advienne”.Blotti dans un abri à 10 kilomètres de la frontière, Sutian Phiewchan a témoigné auprès de l’AFP par téléphone, s’interrompant au son des coups de feu.Il est resté pour remplir ses obligations de bénévole pour la force locale de défense civile, activée pour protéger les quelque 40 personnes qui restent.”Nous le faisons sans être payé, mais c’est pour protéger la vie et les propriétés des gens de notre village”, explique l’homme de 49 ans qui affirme que “tout le monde a peur et perd le sommeil ici”.burs-jts/sia/am/ial/