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Un tireur tue au moins quatre personnes à New York avant d’être retrouvé mort

Un homme armé a semé la terreur lundi soir dans un gratte-ciel du centre de New York, tuant au moins quatre personnes dont un policier avant de vraisemblablement se donner la mort, a indiqué le maire de la ville.”Nous avons perdu quatre âmes dans un nouvel acte de violence insensée”, a regretté Eric Adams lors d’une conférence de presse tard dans la soirée, ne comptant pas le tireur qui a apparemment retourné son arme contre lui.Trois hommes dont un policier, ainsi qu’une femme, ont été tués, tandis qu’un autre individu se trouve dans un état critique, ont précisé des responsables, sans évoquer un possible mobile à ce stade.Les secours ont été appelés lundi vers 18H00 (22H00 GMT) dans le quartier d’affaires de Midtown Manhattan.Les caméras de surveillance ont filmé un homme descendant d’une voiture noire, armé d’un fusil d’assaut M-4. Il est ensuite entré dans le bâtiment et a immédiatement tiré sur le policier avant d'”arroser le hall” de balles, a relaté la cheffe de la police new-yorkaise, Jessica Tisch.L’assaillant avait visiblement décidé de prendre pour cible le 345, Park Avenue, grand immeuble de bureaux qui abrite des locaux de la Ligue professionnelle de football américain (NFL), du géant de la finance Blackstone et du cabinet de conseil et d’audit KPMG, selon Mme Tisch.Elle a dit penser que le suspect, originaire de Las Vegas et qui présentait des antécédents de problèmes psychiatriques, avait agi seul.Plusieurs médias, dont CNN et le New York Post, montrent une photographie d’un homme moustachu marchant seul dans la rue avec un long fusil dans la main droite, vêtu de lunettes de soleil et d’une veste sombre.Rapidement, des centaines de policiers, certains portant gilets pare-balles et armes lourdes, et de très nombreuses ambulances, sont arrivés sur les lieux, a constaté un journaliste de l’AFP.- “D’un étage à l’autre” -“J’étais dans le bâtiment, il allait d’un étage à l’autre”, a confié à l’AFP, près de là, une témoin qui a refusé de donner son nom.Selon le New York Times, le tireur est mort au 33e étage.Shad Sakib travaillait dans un bâtiment à proximité quand il lui a été ordonné de se confiner à l’intérieur.”Tout le monde se demandait ce qu’il se passait, jusqu’à ce que quelqu’un dise que c’est en ligne, que quelqu’un est rentré avec une mitraillette”, a-t-il dit à l’AFP. “Il est rentré dans le bâtiment juste à côté. On a vu une photo de lui marchant là même où je passe pour aller chercher à déjeuner”, a ajouté ce témoin.Des hélicoptères survolaient ce quartier d’hôtels luxueux et de sièges de grandes entreprises situé à quelques encablures de Central Park.Le candidat de gauche à la mairie de New York, Zohran Mamdani, s’est dit “déchiré” par la nouvelle.- Un assassinat en décembre -Avec plus d’armes à feu en circulation que d’habitants, les Etats-Unis affichent le taux de mortalité par arme à feu le plus élevé de tous les pays développés.Les fusillades sont un fléau récurrent que les gouvernements successifs n’ont jusqu’à présent pas réussi à endiguer, de nombreux Américains restant très attachés à leurs armes.En 2024, plus de 16.000 personnes, sans compter les suicides, ont été tuées par arme à feu, selon l’ONG Gun Violence Archive.En décembre dernier, Brian Thompson, le patron du plus gros assureur santé du pays, UnitedHealthcare, a été assassiné en pleine rue dans ce même quartier de Midtown Manhattan. Luigi Mangione, un jeune ingénieur informatique, a été arrêté et inculpé dans cette affaire. En avril, il a plaidé non coupable d’homicide devant un tribunal fédéral de Manhattan.

Commerce: Chinois et Américains se retrouvent pour une 2e journée de négociations à Stockholm

Responsables chinois et américains se sont retrouvés mardi à Stockholm pour une deuxième journée de négociations sur les droits de douane réciproques entre les deux pays, avec pour objectif phare une prolongation de la trêve tarifaire obtenue à Genève en mai.Des journalistes de l’AFP ont vu les délégations américaine et chinoise, menées respectivement par le secrétaire au Trésor Scott Bessent et le vice-premier ministre He Lifeng, entrer sous un ciel gris dans le lieu où se déroulent les pourparlers: le bâtiment de Rosenbad qui abrite le cabinet du Premier ministre suédois.Aucune information n’a été communiquée sur le contenu des discussions qui se tiennent depuis lundi dans la capitale suédoise.Pékin a dit espérer qu’elles se tiendront dans un esprit “de respect mutuel et de réciprocité”.La Chine entend “réduire les malentendus, renforcer la coopération et promouvoir un développement stable, sain et durable des relations sino-américaines”, a déclaré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Guo Jiakun, lundi lors d’une conférence de presse à Pékin.Les discussions à Stockholm visent à prolonger la pause de 90 jours négociée en mai à Genève, qui avait mis fin aux représailles des deux côtés du Pacifique à l’origine de surtaxes prohibitives.Cela avait permis de ramener les droits de douane sur les produits américains et chinois, respectivement à 125% et 145%, à un niveau plus modeste de 10% et 30%, qui viennent s’ajouter à ceux déjà existants, sur un certain nombre de produits, avant le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, fin janvier.Les pourparlers en Suède ont lieu au début d’une semaine décisive pour la politique commerciale du président Donald Trump, les droits de douane appliqués à la plupart des principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis devant connaître une brusque hausse le 1er août.Face à cette échéance imminente, plusieurs pays se précipitent pour conclure un accord avec Washington. Dimanche, le président américain Donald Trump et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ont annoncé en Ecosse un accord douanier prévoyant que les produits européens exportés aux Etats-Unis soient taxés à 15%.A Paris, si on concède que cet accord va apporter de la “stabilité” aux entreprises, on insiste surtout sur son caractère “déséquilibré”, selon les termes utilisés par plusieurs membres du gouvernement. 

Commerce: Chinois et Américains se retrouvent pour une 2e journée de négociations à Stockholm

Responsables chinois et américains se sont retrouvés mardi à Stockholm pour une deuxième journée de négociations sur les droits de douane réciproques entre les deux pays, avec pour objectif phare une prolongation de la trêve tarifaire obtenue à Genève en mai.Des journalistes de l’AFP ont vu les délégations américaine et chinoise, menées respectivement par le secrétaire au Trésor Scott Bessent et le vice-premier ministre He Lifeng, entrer sous un ciel gris dans le lieu où se déroulent les pourparlers: le bâtiment de Rosenbad qui abrite le cabinet du Premier ministre suédois.Aucune information n’a été communiquée sur le contenu des discussions qui se tiennent depuis lundi dans la capitale suédoise.Pékin a dit espérer qu’elles se tiendront dans un esprit “de respect mutuel et de réciprocité”.La Chine entend “réduire les malentendus, renforcer la coopération et promouvoir un développement stable, sain et durable des relations sino-américaines”, a déclaré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Guo Jiakun, lundi lors d’une conférence de presse à Pékin.Les discussions à Stockholm visent à prolonger la pause de 90 jours négociée en mai à Genève, qui avait mis fin aux représailles des deux côtés du Pacifique à l’origine de surtaxes prohibitives.Cela avait permis de ramener les droits de douane sur les produits américains et chinois, respectivement à 125% et 145%, à un niveau plus modeste de 10% et 30%, qui viennent s’ajouter à ceux déjà existants, sur un certain nombre de produits, avant le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, fin janvier.Les pourparlers en Suède ont lieu au début d’une semaine décisive pour la politique commerciale du président Donald Trump, les droits de douane appliqués à la plupart des principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis devant connaître une brusque hausse le 1er août.Face à cette échéance imminente, plusieurs pays se précipitent pour conclure un accord avec Washington. Dimanche, le président américain Donald Trump et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ont annoncé en Ecosse un accord douanier prévoyant que les produits européens exportés aux Etats-Unis soient taxés à 15%.A Paris, si on concède que cet accord va apporter de la “stabilité” aux entreprises, on insiste surtout sur son caractère “déséquilibré”, selon les termes utilisés par plusieurs membres du gouvernement. 

Déluge et inondations en Chine, 30 morts et 80.000 évacuations à Pékin

Les pluies diluviennes qui frappent cette semaine le nord de la Chine ont fait 30 morts et entraîné plus de 80.000 évacuations à Pékin, ont annoncé mardi les médias d’Etat.L’agence météorologique chinoise a émis mardi son deuxième plus haut niveau d’alerte aux précipitations pour la capitale chinoise, sur une échelle en comptant quatre, a rapporté l’agence de presse officielle Chine nouvelle.Sont également concernées les régions limitrophes de Hebei et Tianjin, ainsi que dix provinces du nord, de l’est et du sud de la Chine. Des pluies violentes y sont attendues jusqu’à mercredi, selon la même source.A Pékin, “la dernière série de violents orages a fait 30 morts (…) jusqu’à lundi minuit”, a écrit Chine nouvelle, citant le centre municipal de lutte contre les inondations.”Un total de 80.332 personnes ont été déplacées” à cause des intempéries, a pour sa part indiqué sur la plateforme WeChat le journal local Beijing Daily, un média officiel.Le district de Miyun, dans le nord-est de Pékin, a enregistré le plus de dégâts.”La pluie a été exceptionnellement intense cette fois, ce n’est pas comme ça normalement”, raconte à l’AFP une habitante du district nommée Jiang.”La route est remplie d’eau, donc les gens ne peuvent pas aller travailler”, explique-t-elle, montrant la route devant sa maison submergée par un torrent d’eau.Des journalistes de l’AFP sur place ont vu un engin de chantier mettre des personnes et un chien en sécurité, et des sauveteurs patauger dans l’eau jusqu’aux genoux.A proximité, dans la ville de Mujiayu, les journalistes de l’AFP ont vu un réservoir libérer un torrent d’eau, et des ambulances et véhicules militaires sillonner les rues inondées. Des lignes électriques ont été emportées par les torrents boueux.Les pompiers ont également secouru 48 personnes piégées dans un centre de soins pour personnes âgées, a rapporté la chaîne publique CCTV.Les districts de Huairou, dans le nord, et Fangshan, dans le sud-ouest, ont également été particulièrement touchés, selon les médias d’Etat.- “Graves catastrophes” -Le quotidien Beijing Daily a par ailleurs fait état de dizaines de routes fermées et de plus de 130 villages des environs privés d’électricité.”S’il vous plaît, soyez attentifs aux prévisions et alertes météorologiques et ne vous rendez pas dans des zones à risques sauf en cas de nécessité”, a lancé la publication.Le président chinois Xi Jinping a exhorté les autorités lundi soir à accélérer la mise à l’abri des habitants des zones risquant d’être inondées.Le gouvernement a débloqué 350 millions de yuans (42 millions d’euros) à destination des opérations de secours dans neuf régions touchées par les intenses précipitations, a annoncé mardi CCTV. Une enveloppe séparée de 200 millions de yuans (24 millions d’euros) a elle été réservée uniquement pour Pékin, selon la télévision publique.Dans la province du Hebei, qui entoure la capitale, un glissement de terrain dans un village avait tué quatre personnes et fait huit disparus lundi, selon CCTV. Les autorités locales ont émis une alerte aux crues subites, en vigueur jusqu’à mardi soir. Chengde – la capitale régionale – et ses environs sont visés par le plus haut niveau d’alerte.Les catastrophes naturelles sont courantes en Chine, surtout durant l’été, quand certaines régions sont submergées par des pluies diluviennes pendant que d’autres sont en proie à d’intenses canicules.La Chine est le plus gros émetteur mondial de gaz à effet de serre qui, selon les scientifiques, accélèrent le changement climatique et rendent plus fréquents et intenses les événements météorologiques extrêmes.Le géant asiatique est aussi un acteur majeur du secteur des énergies renouvelables, et vise à atteindre la neutralité carbone d’ici 2060.Plus tôt en juillet, des crues subites dans la province du Shandong (nord-est) ont fait deux morts et dix disparus. Par ailleurs, dans la province du Sichuan (sud-ouest), un glissement de terrain sur une autoroute a causé la mort de cinq personnes.En 2023, de violentes précipitations avaient entraîné la mort de plus de 80 personnes dans le nord et le nord-est de la Chine, dont au moins 29 dans la province du Hebei où de graves inondations avaient détruit maisons et cultures.

Déluge et inondations en Chine, 30 morts et 80.000 évacuations à Pékin

Les pluies diluviennes qui frappent cette semaine le nord de la Chine ont fait 30 morts et entraîné plus de 80.000 évacuations à Pékin, ont annoncé mardi les médias d’Etat.L’agence météorologique chinoise a émis mardi son deuxième plus haut niveau d’alerte aux précipitations pour la capitale chinoise, sur une échelle en comptant quatre, a rapporté l’agence de presse officielle Chine nouvelle.Sont également concernées les régions limitrophes de Hebei et Tianjin, ainsi que dix provinces du nord, de l’est et du sud de la Chine. Des pluies violentes y sont attendues jusqu’à mercredi, selon la même source.A Pékin, “la dernière série de violents orages a fait 30 morts (…) jusqu’à lundi minuit”, a écrit Chine nouvelle, citant le centre municipal de lutte contre les inondations.”Un total de 80.332 personnes ont été déplacées” à cause des intempéries, a pour sa part indiqué sur la plateforme WeChat le journal local Beijing Daily, un média officiel.Le district de Miyun, dans le nord-est de Pékin, a enregistré le plus de dégâts.”La pluie a été exceptionnellement intense cette fois, ce n’est pas comme ça normalement”, raconte à l’AFP une habitante du district nommée Jiang.”La route est remplie d’eau, donc les gens ne peuvent pas aller travailler”, explique-t-elle, montrant la route devant sa maison submergée par un torrent d’eau.Des journalistes de l’AFP sur place ont vu un engin de chantier mettre des personnes et un chien en sécurité, et des sauveteurs patauger dans l’eau jusqu’aux genoux.A proximité, dans la ville de Mujiayu, les journalistes de l’AFP ont vu un réservoir libérer un torrent d’eau, et des ambulances et véhicules militaires sillonner les rues inondées. Des lignes électriques ont été emportées par les torrents boueux.Les pompiers ont également secouru 48 personnes piégées dans un centre de soins pour personnes âgées, a rapporté la chaîne publique CCTV.Les districts de Huairou, dans le nord, et Fangshan, dans le sud-ouest, ont également été particulièrement touchés, selon les médias d’Etat.- “Graves catastrophes” -Le quotidien Beijing Daily a par ailleurs fait état de dizaines de routes fermées et de plus de 130 villages des environs privés d’électricité.”S’il vous plaît, soyez attentifs aux prévisions et alertes météorologiques et ne vous rendez pas dans des zones à risques sauf en cas de nécessité”, a lancé la publication.Le président chinois Xi Jinping a exhorté les autorités lundi soir à accélérer la mise à l’abri des habitants des zones risquant d’être inondées.Le gouvernement a débloqué 350 millions de yuans (42 millions d’euros) à destination des opérations de secours dans neuf régions touchées par les intenses précipitations, a annoncé mardi CCTV. Une enveloppe séparée de 200 millions de yuans (24 millions d’euros) a elle été réservée uniquement pour Pékin, selon la télévision publique.Dans la province du Hebei, qui entoure la capitale, un glissement de terrain dans un village avait tué quatre personnes et fait huit disparus lundi, selon CCTV. Les autorités locales ont émis une alerte aux crues subites, en vigueur jusqu’à mardi soir. Chengde – la capitale régionale – et ses environs sont visés par le plus haut niveau d’alerte.Les catastrophes naturelles sont courantes en Chine, surtout durant l’été, quand certaines régions sont submergées par des pluies diluviennes pendant que d’autres sont en proie à d’intenses canicules.La Chine est le plus gros émetteur mondial de gaz à effet de serre qui, selon les scientifiques, accélèrent le changement climatique et rendent plus fréquents et intenses les événements météorologiques extrêmes.Le géant asiatique est aussi un acteur majeur du secteur des énergies renouvelables, et vise à atteindre la neutralité carbone d’ici 2060.Plus tôt en juillet, des crues subites dans la province du Shandong (nord-est) ont fait deux morts et dix disparus. Par ailleurs, dans la province du Sichuan (sud-ouest), un glissement de terrain sur une autoroute a causé la mort de cinq personnes.En 2023, de violentes précipitations avaient entraîné la mort de plus de 80 personnes dans le nord et le nord-est de la Chine, dont au moins 29 dans la province du Hebei où de graves inondations avaient détruit maisons et cultures.

Face à l’ampleur des retours d’Iran, des Afghans organisent la solidarité

A la frontière avec l’Iran, Fatima Rezaei distribue de la nourriture et des produits d’hygiène à des compatriotes afghans forcés de rentrer au pays. Pour la jeune femme de 22 ans comme pour d’autres bénévoles, impossible de rester passive face à l’ampleur des retours.Depuis le début de l’année, plus de 1,6 millions d’Afghans dont de nombreux enfants ont traversé la frontière après avoir été expulsés ou chassés d’Iran, qui les accuse notamment de faire monter le chômage et la criminalité.Au poste-frontière d’Islam Qala, des pics de 30.000 personnes ont été enregistrés certains jours, voire même 50.000 personnes le 4 juillet, d’après le Haut commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR).Les organisations internationales tentent, avec les autorités talibanes, de recenser les arrivées et d’aider les migrants. Mais les premières sont confrontées à des coupes budgétaires massives et les secondes peinent à accompagner ces Afghans ayant souvent tout laissé derrière eux et qui retrouvent un pays englué dans la pauvreté.Alors des habitants de la région se mobilisent, en partie grâce aux dons envoyés par des Afghans en Europe ou en Amérique du Nord.”Peu importe que vous ayez beaucoup d’argent ou non. Moi je n’en ai pas beaucoup mais avec l’aide d’Afghans ici et à l’étranger, on y arrive”, lance Fatima Rezaei.Cette journaliste pour une chaîne de télévision locale parcourt plus de 100 km pour se rendre à la frontière depuis sa ville de résidence, Hérat. Carton entre les mains, elle y distribue des lingettes pour bébés et des serviettes hygiéniques à des femmes entourées d’une dizaine d’enfants.”Il en va de notre responsabilité d’être à leurs côtés”, estime-t-elle. “Le gouvernement essaye d’aider mais ce n’est pas suffisant”.- Main tendue -Hosna Salehi, sans-emploi, oeuvre au sein de l’organisation caritative de ses parents, Khan-e-Meher, pour faire preuve d'”humanité”.”Ces jours-ci nos compatriotes ont besoin de notre sympathie et de notre empathie. Nous sommes obligés de donner ce que l’on peut, qu’importe que ce soit un peu ou beaucoup”, raconte-t-elle à l’AFP.Parfois elle convainc des amis de l’accompagner, pour distribuer notamment du lait infantile.”Certaines femmes avec de jeunes enfants essayaient d’allaiter mais à cause du stress, n’avaient pas assez de lait”, explique-t-elle.L’élan de solidarité “nous rend fier”, commente Ahmadullah Wassiq, directeur du Haut comité aux réfugiés, organe public.”Le gouvernement ne peux pas résoudre ces problèmes seul”, reconnaît-il, “et les efforts des citoyens doivent être salués”.Le gouvernement taliban dit donner de l’argent à l’arrivée et préparer des villes dédiées aux Afghans de retour, sans toutefois indiquer quand elles seraient prêtes.A Hérat, grande ville la plus proche de la frontière, certains vivent dans des parcs sous des tentes offertes par des habitants, dans des conditions des plus précaires.- “Recommencer de zéro” -“La seule chose qui nous inquiète, c’est de trouver du travail”, témoigne Hussein, 33 ans, dont plus de 10 passés en Iran.”Là-bas ils nous ont dit que nos papiers n’étaient plus valables. Nous avions un bon travail, maintenant il faut retrouver un boulot et recommencer de zéro”, dit le père de deux enfants, ému du soutien trouvé du côté afghan de la frontière.”Ils nous ont vraiment aidés et tendu la main”, déclare-t-il dans un bus qui doit l’amener gratuitement à Kaboul, à environ 1.000 km de là.Dans de larges casseroles, Omid Haqjoo prépare de la nourriture avant d’aller à la rencontre des migrants pour la distribuer, malgré son handicap à la jambe.En Afghanistan, où la moitié de la population (48 millions) vit sous le seuil de pauvreté selon la Banque mondiale, “il n’y a pas tellement de culture du bénévolat”, regrette l’homme de 27 ans. “Mais nous essayons de la promouvoir (…) pour apporter le soutien qui fait défaut.”.Après une journée dans la chaleur et le brouhaha des tentes humanitaires d’Islam Qala, Hosna Salehi se sent renforcée d’une “leçon de vie”.”Si j’ai pu aider bénévolement, je pense que tout le monde le peut”, dit la jeune Afghane. “Et quand je rentre à la maison et que je pense à tous ces concitoyens qui m’ont souri et prient pour moi, ça me suffit”.

La Thaïlande accuse le Cambodge de violer le cessez-le-feu

La Thaïlande a accusé mardi le Cambodge d’avoir violé un cessez-le-feu entré en vigueur quelques heures plus tôt sous l’égide de la Malaisie, et censé mettre fin à près d’une semaine de sanglants combats frontaliers entre les deux pays.Le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim avait annoncé lundi que Bangkok et Phnom Penh étaient parvenus à “un accord commun prévoyant un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel” à partir de 00H00 mardi (17H00 GMT lundi).Mais après son entrée en vigueur, “la partie thaïlandaise a constaté que les forces cambodgiennes avaient lancé des attaques armées dans plusieurs zones du territoire thaïlandais”, a dénoncé le porte-parole de l’armée thaïlandaise Winthai Suwaree.”Cela constitue une violation délibérée de l’accord et une tentative claire de saper la confiance mutuelle”, a-t-il ajouté dans un communiqué. “La Thaïlande est contrainte de répondre de façon appropriée en exerçant son droit à la légitime défense.”Côté cambodgien, la porte-parole du ministère de la Défense Maly Socheata a pour sa part déclaré qu’il n’y avait eu “aucun affrontement armé (…) dans quelque région que ce soit”. “Le front se calme depuis (l’entrée en vigueur du) cessez-le-feu” à 00H00, a déclaré le Premier ministre cambodgien Hun Manet mardi matin sur Facebook.Malgré cette accusation et ce démenti, les deux parties procèdent mardi matin à des rencontres entre commandants militaires locaux le long de la frontière, comme prévu dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu, ont-elles annoncé.Les affrontements ont fait au moins 38 morts depuis jeudi et provoqué le déplacement d’environ 300.000 habitants.Les deux royaumes d’Asie du Sud-Est s’opposent depuis des décennies sur le tracé de leur frontière commune, définie au temps de l’Indochine française. Mais rarement dans l’histoire récente un tel épisode de violences avait secoué la région.La Thaïlande et le Cambodge se sont accusés mutuellement d’avoir attaqué en premier, et chaque camp a remis en cause la sincérité de l’adversaire, avant de s’asseoir à la table des négociations, sous l’œil des Etats-Unis et de la Chine.- Félicitations de Trump -“Félicitations à tous!”, a écrit le président Donald Trump sur son réseau Truth Social après l’annonce de la trêve, indiquant avoir parlé aux dirigeants des deux pays.Le Premier ministre thaïlandais par intérim, Phumtham Wechayachai, a salué l’intervention de la Malaisie, qui occupe la présidence tournante de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean), de la Chine et du “président Trump”.”Nous sommes convenus d’un cessez-le-feu, qui, nous espérons, sera respecté de bonne foi par les deux parties”, a-t-il déclaré.De son côté, le Premier ministre cambodgien Hun Manet a jugé que cet accord de paix offrait une chance d’un “retour à la normale”.Un espoir prudent dominait parmi les déplacés, des deux deux côtés de la frontière, après l’annonce du cessez-le-feu.Au Cambodge, Phean Neth, 45 ans, a trouvé refuge dans un vaste camp de déplacés sur le site d’un temple, loin des combats. “Je suis tellement heureuse que je ne peux pas le décrire”. Côté Thaïlandais, Tee Samanjai, 68 ans, pense déjà à son retour à la ferme et ce qu’il y fera: “vérifier les poulets, fertiliser le riz, et prendre soin des champs”. Mais l’inquiétude n’est pas loin. “Je veux rentrer mais je n’ai pas du tout confiance dans le Cambodge. Personne dans notre village n’a confiance”. Bangkok et Phnom Penh étaient à couteaux tirés depuis la mort d’un soldat khmer, fin mai, lors d’un échange de tirs dans une zone contestée. Depuis, sur fond de flambée du discours nationaliste, les deux pays se sont engagés dans une surenchère de mesures qui ont affecté les flux économiques et de personnes.Avant le déclenchement des affrontements, la Thaïlande avait aussi expulsé l’ambassadeur cambodgien de son territoire et rappelé le sien présent au Cambodge. Le royaume khmer avait répondu en dégradant “au plus bas niveau” les relations diplomatiques avec son voisin.Donald Trump avait appelé le chef des deux camps samedi, les exhortant à s’entendre autour d’un accord rapide, sous peine de geler les discussions portant sur les droits de douane prohibitifs qui doivent frapper ces deux économies dépendantes des exportations le 1er août.Les affrontements ont officiellement fait 25 morts côté thaïlandais, dont onze soldats, et 13 morts, dont cinq militaires, côté cambodgien. Plus de 138.000 Thaïlandais ont évacué les zones à risques, selon Bangkok, et plus de 140.000 Cambodgiens ont fait de même, d’après Phnom Penh.L’accord de cessez-le-feu prévoit la tenue d’une réunion d’un comité transfrontalier au Cambodge le 4 août. 

La Thaïlande accuse le Cambodge de violer le cessez-le-feu

La Thaïlande a accusé mardi le Cambodge d’avoir violé un cessez-le-feu entré en vigueur quelques heures plus tôt sous l’égide de la Malaisie, et censé mettre fin à près d’une semaine de sanglants combats frontaliers entre les deux pays.Le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim avait annoncé lundi que Bangkok et Phnom Penh étaient parvenus à “un accord commun prévoyant un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel” à partir de 00H00 mardi (17H00 GMT lundi).Mais après son entrée en vigueur, “la partie thaïlandaise a constaté que les forces cambodgiennes avaient lancé des attaques armées dans plusieurs zones du territoire thaïlandais”, a dénoncé le porte-parole de l’armée thaïlandaise Winthai Suwaree.”Cela constitue une violation délibérée de l’accord et une tentative claire de saper la confiance mutuelle”, a-t-il ajouté dans un communiqué. “La Thaïlande est contrainte de répondre de façon appropriée en exerçant son droit à la légitime défense.”Côté cambodgien, la porte-parole du ministère de la Défense Maly Socheata a pour sa part déclaré qu’il n’y avait eu “aucun affrontement armé (…) dans quelque région que ce soit”. “Le front se calme depuis (l’entrée en vigueur du) cessez-le-feu” à 00H00, a déclaré le Premier ministre cambodgien Hun Manet mardi matin sur Facebook.Malgré cette accusation et ce démenti, les deux parties procèdent mardi matin à des rencontres entre commandants militaires locaux le long de la frontière, comme prévu dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu, ont-elles annoncé.Les affrontements ont fait au moins 38 morts depuis jeudi et provoqué le déplacement d’environ 300.000 habitants.Les deux royaumes d’Asie du Sud-Est s’opposent depuis des décennies sur le tracé de leur frontière commune, définie au temps de l’Indochine française. Mais rarement dans l’histoire récente un tel épisode de violences avait secoué la région.La Thaïlande et le Cambodge se sont accusés mutuellement d’avoir attaqué en premier, et chaque camp a remis en cause la sincérité de l’adversaire, avant de s’asseoir à la table des négociations, sous l’œil des Etats-Unis et de la Chine.- Félicitations de Trump -“Félicitations à tous!”, a écrit le président Donald Trump sur son réseau Truth Social après l’annonce de la trêve, indiquant avoir parlé aux dirigeants des deux pays.Le Premier ministre thaïlandais par intérim, Phumtham Wechayachai, a salué l’intervention de la Malaisie, qui occupe la présidence tournante de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean), de la Chine et du “président Trump”.”Nous sommes convenus d’un cessez-le-feu, qui, nous espérons, sera respecté de bonne foi par les deux parties”, a-t-il déclaré.De son côté, le Premier ministre cambodgien Hun Manet a jugé que cet accord de paix offrait une chance d’un “retour à la normale”.Un espoir prudent dominait parmi les déplacés, des deux deux côtés de la frontière, après l’annonce du cessez-le-feu.Au Cambodge, Phean Neth, 45 ans, a trouvé refuge dans un vaste camp de déplacés sur le site d’un temple, loin des combats. “Je suis tellement heureuse que je ne peux pas le décrire”. Côté Thaïlandais, Tee Samanjai, 68 ans, pense déjà à son retour à la ferme et ce qu’il y fera: “vérifier les poulets, fertiliser le riz, et prendre soin des champs”. Mais l’inquiétude n’est pas loin. “Je veux rentrer mais je n’ai pas du tout confiance dans le Cambodge. Personne dans notre village n’a confiance”. Bangkok et Phnom Penh étaient à couteaux tirés depuis la mort d’un soldat khmer, fin mai, lors d’un échange de tirs dans une zone contestée. Depuis, sur fond de flambée du discours nationaliste, les deux pays se sont engagés dans une surenchère de mesures qui ont affecté les flux économiques et de personnes.Avant le déclenchement des affrontements, la Thaïlande avait aussi expulsé l’ambassadeur cambodgien de son territoire et rappelé le sien présent au Cambodge. Le royaume khmer avait répondu en dégradant “au plus bas niveau” les relations diplomatiques avec son voisin.Donald Trump avait appelé le chef des deux camps samedi, les exhortant à s’entendre autour d’un accord rapide, sous peine de geler les discussions portant sur les droits de douane prohibitifs qui doivent frapper ces deux économies dépendantes des exportations le 1er août.Les affrontements ont officiellement fait 25 morts côté thaïlandais, dont onze soldats, et 13 morts, dont cinq militaires, côté cambodgien. Plus de 138.000 Thaïlandais ont évacué les zones à risques, selon Bangkok, et plus de 140.000 Cambodgiens ont fait de même, d’après Phnom Penh.L’accord de cessez-le-feu prévoit la tenue d’une réunion d’un comité transfrontalier au Cambodge le 4 août. 

Colombie: l’ex-président Alvaro Uribe déclaré coupable de subornation de témoin

L’ancien président colombien Alvaro Uribe a été reconnu coupable lundi d’avoir tenté de faire pression sur un témoin pour éviter d’être associé aux milices d’extrême droite ayant mené une guerre sanglante contre les guérillas, dans le premier procès visant un ex-chef de l’Etat colombien.L’homme politique de 73 ans, président de 2002 à 2010, était accusé d’avoir cherché à faire changer de version des témoins dans une enquête le concernant. Son procès était très suivi à moins d’un an de la prochaine présidentielle.La juge en charge de l’affaire a déclaré M. Uribe coupable de subornation de témoin, lors d’une audience lundi à Bogota suivie à distance par l’ancien dirigeant.Egalement poursuivi pour fraude procédurale, il encourt jusqu’à 12 ans de prison.Cette décision en première instance peut faire l’objet d’un appel.- Témoignage compromettant -En 2012, Alvaro Uribe a accusé devant la Cour suprême le sénateur de gauche Ivan Cepeda d’avoir ourdi un complot pour le lier à tort à des groupes paramilitaires impliqués dans le long conflit armé colombien.La cour a décidé de ne pas poursuivre M. Cepeda et s’est plutôt penchée sur les accusations portant sur M. Uribe, soupçonné d’avoir contacté d’anciens combattants emprisonnés pour qu’ils mentent en sa faveur. L’ancien dirigeant affirme qu’il voulait seulement les convaincre de dire la vérité.L’enquête contre Alvaro Uribe a commencé en 2018 et a connu de nombreux rebondissements, plusieurs procureurs généraux ayant cherché à classer l’affaire.Son procès, ouvert en mai 2024 et diffusé en direct par les médias locaux, a vu défiler plus de 90 témoins.Selon le témoignage d’un paramilitaire condamné, Alvaro Uribe et son frère Santiago Uribe ont participé à la création d’un groupe paramilitaire connu sous le nom de Bloc Metro dans le département d’Antioquia dans les années 90. Ce témoin affirme que Diego Cadena, l’un des avocats de M. Uribe, a fait pression lors de visites en prison pour qu’il change ses déclarations et a tenté de le soudoyer. L’avocat fait l’objet d’un procès distinct.- Figure clé -Les groupes paramilitaires sont apparus dans les années 1980 en Colombie pour combattre les guérillas marxistes qui avaient pris les armes contre l’Etat deux décennies plus tôt avec l’objectif déclaré de lutter contre la pauvreté et la marginalisation politique, notamment dans les zones rurales.Ces dernières décennies, une pléthore de groupes armés ont adopté la cocaïne comme principale source de revenus, alimentant une rivalité sanglante qui perdure en Colombie.La décision de justice concernant l’ex-président, apprécié d’une partie de la population pour sa fermeté à l’égard des guérillas mais également critiqué pour des soupçons de violations des droits de l’Homme pendant sa présidence, porte un coup dur à la droite colombienne en vue de l’élection présidentielle de mai 2026.Washington a dénoncé lundi une “instrumentalisation du pouvoir judiciaire” par des “juges radicaux”, estimant que “le seul crime de l’ancien président colombien Uribe est d’avoir défendu et s’être battu sans relâche pour son pays”.Alvaro Uribe, à la tête du parti Centro Democratico, demeure une figure clé de la scène politique de son pays et exerce une grande influence sur la droite colombienne, dans l’opposition depuis l’arrivée au pouvoir en 2022 du premier président de gauche du pays, Gustavo Petro.L’ex-dirigeant clame son innocence et estime qu’il s’agit d’un procès politique motivé par un désir de “vengeance” de la gauche, de l’ancienne guérilla des Farc et de l’ancien président Juan Manuel Santos, signataire de l’accord qui a désarmé les Farc en 2017.Il fait l’objet d’enquêtes dans d’autres affaires. Ainsi, il a témoigné devant les procureurs dans une enquête préliminaire sur un massacre paramilitaire de petits agriculteurs en 1997, quand il était gouverneur du département occidental d’Antioquia.Une plainte a également été déposée contre lui en Argentine, où la juridiction universelle permet de poursuivre des crimes commis n’importe où dans le monde, pour son implication présumée dans plus de 6.000 exécutions et disparitions forcées de civils par l’armée quand il était président.

Plaidoyers à l’ONU pour la solution à deux Etats, israélien et palestinien

La solution à deux Etats, israélien et palestinien, est le seul chemin pour parvenir à la paix au Proche-Orient, ont plaidé lundi de nombreux Etats membres de l’ONU lors d’une conférence internationale fustigée par Israël et les Etats-Unis.”La solution à deux Etats est en danger de mort”, a alerté le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, qui copréside avec l’Arabie saoudite cette réunion aux Nations unies jusqu’à mercredi. Mais “il n’existe pas d’alternative” à cette voie qui “permet de répondre aux aspirations légitimes des Israéliens et des Palestiniens”. “Après 22 mois de tentatives infructueuses, il est illusoire d’espérer un cessez-le-feu pérenne sans dessiner une vision commune de l’après-guerre à Gaza, sans tracer un horizon politique et une alternative à l’état de guerre permanent”, a-t-il ajouté.Cette conférence a toutefois été critiquée avec virulence par les Etats-Unis. Le Département d’Etat a dénoncé une initiative “improductive et inopportune”, qui s’apparente à un “coup de publicité” au milieu “d’efforts diplomatiques délicats visant à mettre fin au conflit”. De son côté, Israël a accusé l’initiative de “renforcer une illusion”.- “Point de rupture” -Après l’annonce jeudi du président français, Emmanuel Macron, qu’il reconnaîtrait l’Etat palestinien formellement en septembre, la conférence convoquée par l’Assemblée générale de l’ONU espère enclencher une dynamique en la matière.Selon le décompte et les vérifications de l’AFP, au moins 142 des 193 Etats membres de l’ONU — en comptant la France — reconnaissent désormais l’Etat palestinien proclamé par la direction palestinienne en exil en 1988.D’autres “pays occidentaux” vont exprimer leur intention de reconnaître l’Etat palestinien cette semaine, a assuré M. Barrot, sans les identifier.A l’issue de la première journée, seul le Luxembourg a laissé entendre qu’il pourrait emboîter le pas à la France en septembre.En 1947, une résolution de l’Assemblée générale de l’ONU avait décidé le partage de la Palestine alors sous mandat britannique, en deux Etats indépendants, l’un juif et l’autre arabe. L’année suivante, l’Etat d’Israël était proclamé.Depuis plusieurs décennies, la grande majorité de la communauté internationale soutient le principe d’une solution à deux Etats vivant côte à côte en paix et sécurité.Mais après plus de 21 mois de guerre à Gaza, l’extension de la colonisation israélienne en Cisjordanie et les velléités de responsables israéliens d’annexer ce territoire occupé, la crainte que la création d’un Etat palestinien ne soit physiquement impossible gagne du terrain.”Nous sommes à un point de rupture. La solution à deux Etats est plus éloignée que jamais”, a ainsi insisté le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. “Soyons clairs, l’annexion insidieuse de la Cisjordanie est illégale, ça doit s’arrêter. La destruction à grande échelle de Gaza est intolérable, ça doit s’arrêter”, a-t-il martelé.- “Platitudes” -La conférence se concentre aussi sur trois autres axes: la réforme de la gouvernance de l’Autorité palestinienne, le désarmement du Hamas et son exclusion de la gouvernance palestinienne, et la normalisation des relations avec Israël par les Etats arabes qui ne l’ont pas encore fait. Le Premier ministre palestinien, Mohammad Mustafa, a affirmé à la tribune de l’Assemblée générale que l’Autorité Palestinienne était prête à assumer la responsabilité sur Gaza. “Le Hamas doit rendre son contrôle sur la bande de Gaza et remettre ses armes à l’Autorité palestinienne”, a-t-il plaidé.Aucune annonce de normalisation avec Israël n’est en revanche attendue cette semaine, selon une source diplomatique française.Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Fayçal ben Farhane, a répété que “la normalisation avec Israël ne peut passer que par l’établissement d’un Etat palestinien”. La pression internationale ne cesse de s’intensifier sur Israël pour mettre fin à la guerre à Gaza, déclenchée par les attaques du Hamas du 7 octobre 2023.La catastrophe humanitaire dans le petit territoire ravagé était ainsi au coeur des discours des représentants qui se sont succédé à tribune lundi, même si Israël a déclaré dimanche une pause quotidienne des combats à des fins humanitaires dans certains secteurs.Dans ce contexte, “plus de platitudes sur la solution à deux Etats et le processus de paix n’aideront pas à atteindre les objectifs de la conférence ni à arrêter l’extermination des Palestiniens à Gaza”, a lancé Bruno Stagno, de Human Rights Watch, réclamant des sanctions contre Israël.