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Gaza: Berlin, Paris et Londres vont “probablement” envoyer leurs chefs de la diplomatie respectifs en Israël (Merz)

Berlin, Paris et Londres vont “probablement” demander “jeudi de la semaine prochaine” à leurs ministres des Affaires étrangères respectifs de se rendre ensemble en Israël, a indiqué mardi Friedrich Merz, alors que la pression internationale monte face à la crise humanitaire à Gaza. “Nous partons du principe que le gouvernement israélien est tout à fait disposé à reconnaître qu’il faut maintenant agir”, a ajouté le chancelier allemand, lors d’une conférence de presse à Berlin avec le Roi Abdallah II de Jordanie.Le chef du gouvernement allemand, l’un des plus fidèles soutiens d’Israël dans la guerre contre le mouvement islamiste palestinien Hamas, avait déjà indiqué lundi que son chef de la diplomatie, Johann Wadephul, devait se rendre dans la région jeudi pour faire avancer les négociations sur un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas.A propos du pont aérien humanitaire vers Gaza, annoncé lundi par Berlin, M. Merz a indiqué que deux avions de transport militaire étaient en route pour la Jordanie.Les deux machines de type A400M “seront équipés et ravitaillés” en Jordanie “afin de pouvoir effectuer leurs missions à partir du week-end au plus tard, voire dès demain”, a ajouté M. Merz.Le roi Abdallah II a ajouté que, bien qu’il soit reconnaissant pour ces initiatives de largages aériens, elles ne représentaient qu’une “goutte d’eau dans l’océan”. Il a appelé à autoriser davantage de camions transportant de l’aide humanitaire à entrer dans Gaza.La France procédera elle aussi “dans les prochains jours à des largages aériens” d’aide sur Gaza, selon une source diplomatique française.Quelque 2,4 millions de Palestiniens sont assiégés à Gaza par Israël depuis le début de la guerre déclenchée par une attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 sur le sol israélien.Mardi, un organisme international de surveillance de la faim soutenu par l’ONU a affirmé mardi que le “pire scénario de famine est en cours à Gaza”.

Gaza: Berlin, Paris et Londres vont “probablement” envoyer leurs chefs de la diplomatie respectifs en Israël (Merz)

Berlin, Paris et Londres vont “probablement” demander “jeudi de la semaine prochaine” à leurs ministres des Affaires étrangères respectifs de se rendre ensemble en Israël, a indiqué mardi Friedrich Merz, alors que la pression internationale monte face à la crise humanitaire à Gaza. “Nous partons du principe que le gouvernement israélien est tout à fait disposé à reconnaître qu’il faut maintenant agir”, a ajouté le chancelier allemand, lors d’une conférence de presse à Berlin avec le Roi Abdallah II de Jordanie.Le chef du gouvernement allemand, l’un des plus fidèles soutiens d’Israël dans la guerre contre le mouvement islamiste palestinien Hamas, avait déjà indiqué lundi que son chef de la diplomatie, Johann Wadephul, devait se rendre dans la région jeudi pour faire avancer les négociations sur un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas.A propos du pont aérien humanitaire vers Gaza, annoncé lundi par Berlin, M. Merz a indiqué que deux avions de transport militaire étaient en route pour la Jordanie.Les deux machines de type A400M “seront équipés et ravitaillés” en Jordanie “afin de pouvoir effectuer leurs missions à partir du week-end au plus tard, voire dès demain”, a ajouté M. Merz.Le roi Abdallah II a ajouté que, bien qu’il soit reconnaissant pour ces initiatives de largages aériens, elles ne représentaient qu’une “goutte d’eau dans l’océan”. Il a appelé à autoriser davantage de camions transportant de l’aide humanitaire à entrer dans Gaza.La France procédera elle aussi “dans les prochains jours à des largages aériens” d’aide sur Gaza, selon une source diplomatique française.Quelque 2,4 millions de Palestiniens sont assiégés à Gaza par Israël depuis le début de la guerre déclenchée par une attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 sur le sol israélien.Mardi, un organisme international de surveillance de la faim soutenu par l’ONU a affirmé mardi que le “pire scénario de famine est en cours à Gaza”.

Gaza: Berlin, Paris et Londres vont “probablement” envoyer leurs chefs de la diplomatie respectifs en Israël (Merz)

Berlin, Paris et Londres vont “probablement” demander “jeudi de la semaine prochaine” à leurs ministres des Affaires étrangères respectifs de se rendre ensemble en Israël, a indiqué mardi Friedrich Merz, alors que la pression internationale monte face à la crise humanitaire à Gaza. “Nous partons du principe que le gouvernement israélien est tout à fait disposé …

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Au Royaume-Uni, des villageois s’organisent pour sauver leurs pubs

Il y a quelques années, le Radnor Arms, un pub vieux de près de 200 ans situé dans un village du Pays de Galles tombait en ruine: l’eau suintait le long des murs, le lierre gagnait les fenêtres brisées et des squelettes de rats jonchaient le sol.Aujourd’hui, l’établissement renaît et les rires résonnent de nouveau entre ses murs, grâce à la détermination de quelques habitants qui ont réussi à lever les fonds nécessaires pour le sauver.Ouvert dans les années 1830 à New Radnor, un village pittoresque du sud du Pays de Galles, il avait fermé ses portes en 2016, faute de rentabilité.Un sort partagé par des dizaines de milliers de pubs au Royaume-Uni, sous l’effet de la hausse des coûts d’exploitation et de la baisse de la consommation d’alcool.Plus d’un quart des 60.800 établissements recensés en 2000 ont mis la clé sous la porte au cours des 25 dernières années.Et la tendance se poursuit: 378 pubs – plus d’un par jour – devraient encore fermer leurs portes cette année, sur les 45.000 encore en activité fin 2024, selon la British Beer and Pub Association (BBPA), leur principal syndicat.- “Coeur du village” -A une époque, les 438 habitants de New Radnor pouvaient choisir entre six établissements pour se retrouver autour d’un verre. La fermeture du Radnor Arms en 2016 les avait privés de leur dernier lieu de rassemblement.”C’était le cœur du village”, se souvient David Pyle, psychiatre retraité installé depuis 18 ans juste à côté du pub.”Parfois, on entendait un peu de brouhaha, parfois un rugissement quand le Pays de Galles marquait, ou encore un chœur d’hommes chanter… C’était super. Et puis il a fermé”.”C’était un endroit où n’importe qui pouvait entrer. Nous avons vécu des naissances, des décès et des mariages ici”, raconte Sue Norton, une retraitée devenue présidente du collectif de sauvegarde du pub.Pour lui donner une seconde vie, elle et son collectif ont fait appel au “fonds pour la propriété communautaire”, un programme gouvernemental d’aide au rachat de pubs ou commerces menacés.Une levée de fonds organisée l’an dernier a permis de récolter 200.000 livres (environ 230.000 euros), une somme doublée grâce au programme d’aide gouvernemental, complété par une autre subvention de 40.000 livres.Avec 440.000 livres en poche, les villageois ont pu racheter, rénover et rouvrir le pub, faisant appel à des bénévoles pour travailler derrière le bar.Parmi eux, Eugene Marchenko, un réfugié ukrainien de 44 ans, hébergé par un villageois avec sa femme et son fils.Cet avocat originaire de Dnipro, dans l’est de l’Ukraine, raconte que sa nouvelle activité lui a permis de rencontrer presque tous les habitants du village.- “Endroit de partage” -“J’avais lu dans des livres que le pub est une tradition britannique célèbre, mais maintenant je le vis. Ce n’est pas juste boire de l’alcool, c’est un endroit où on partage, où tout le monde se connaît”, raconte-t-il.Créé en 2021 sous Boris Johnson, le fonds pour la propriété communautaire a permis de sauver 55 pubs à travers le pays, selon Plunkett UK, une association qui accompagne les projets d’entreprises en milieu rural.Mais le programme a été fermé en décembre par le gouvernement travailliste, arrivé au pouvoir en 2024, qui a invoqué les difficultés financières “léguées” par les conservateurs.Bien que soulagés d’avoir pu déposer leur dossier à temps, les habitants de New Radnor regrettent que d’autres n’aient pas cette chance.Même si pour l’heure, ils savourent leur victoire. Car loin d’être un simple pub, le Radnor Arms a pour vocation d’accueillir une variété d’activités, des matinées pour les mères et leurs bébés à des sessions d’aide aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et à ceux qui les accompagnent.

Trump donne “10 ou 12 jours” à Poutine pour mettre fin à la guerre en Ukraine

Donald Trump a haussé le ton lundi contre Vladimir Poutine, à l’occasion d’une rencontre en Ecosse avec le Premier ministre britannique Keir Starmer, en donnant “10 ou 12 jours” au président russe pour mettre fin au conflit en Ukraine, sous peine de sévères sanctions.Le président américain, qui jusqu’ici ne s’était pas beaucoup étendu sur la catastrophe humanitaire à Gaza, a dit voir des signes d’une “vraie famine” dans le territoire palestinien assiégé par Israël, et promis plus d’aide, notamment avec l’ouverture de “centres de distribution alimentaire”.A Vladimir Poutine, il a fixé “une nouvelle date limite d’environ 10 ou 12 jours à partir d’aujourd’hui” pour mettre un terme à la guerre en Ukraine. “Il n’y a aucune raison d’attendre. Nous ne voyons aucun progrès”, a déploré le républicain, qui avait le 14 juillet donné un ultimatum de 50 jours à son homologue russe.Il a notamment dit envisager des sanctions “secondaires”, c’est-à-dire touchant les pays qui achètent des produits russes, par exemple des hydrocarbures, afin d’assécher les revenus de Moscou.Donald Trump s’est dit “très déçu” par le maître du Kremlin, qui poursuit ses attaques en Ukraine. “Je pensais vraiment que cela allait s’arrêter. Mais à chaque fois que je pense que cela va s’arrêter il tue des gens”, a-t-il commenté, ajoutant: “Cela ne m’intéresse plus vraiment de discuter” avec lui.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué la “détermination” et la “position claire” de son homologue américain.- “Réelle famine” -Le milliardaire, qui effectue depuis vendredi soir un séjour en Ecosse, a accueilli le Premier ministre britannique Keir Starmer et son épouse Victoria sur le perron du luxueux complexe de golf appartenant à sa famille à Turnberry, sur la côte ouest de l’Ecosse. Les deux dirigeants ont ensuite pris place dans la salle de bal où Trump avait déjà reçu la veille la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen pour conclure un accord commercial. Là, le président américain a répondu aux questions des journalistes pendant plus d’une heure.Après quoi il a embarqué avec Keir Starmer à bord de l’avion présidentiel Air Force One puis de l’hélicoptère Marine One pour se rendre sur la côte est de l’Ecosse, à Aberdeen, dans l’autre complexe de golf de la famille Trump, où un dîner est prévu. Le président américain doit y inaugurer un nouveau parcours de golf mardi. Concernant Gaza, Donald Trump a jugé qu’un cessez-le-feu était “possible” et reconnu que “beaucoup de gens mouraient de faim”. Evoquant des images d’enfants vus à la télévision, il a dit: “C’est une réelle famine”, en ajoutant: “ce n’est pas possible de simuler ça”.”Nous allons mettre en place des centres alimentaires où les gens pourront entrer librement – sans limites. Nous n’aurons pas de clôtures”, a-t-il déclaré aux journalistes en Écosse, où il passe un séjour mi-diplomatique, mi-privé.Keir Starmer a lui parlé d’une “totale catastrophe” humanitaire à Gaza et ajouté: “Il faut arriver à ce cessez-le-feu”.- Eoliennes “monstrueuses” -Le Premier ministre britannique est sous pression dans son pays pour reconnaître un Etat palestinien, après qu’Emmanuel Macron a annoncé l’intention de la France de le faire à l’occasion de la prochaine Assemblée générale de l’ONU en septembre.Lors de sa longue conférence de presse, le président américain a, en vrac, chanté les louanges de la femme du Premier ministre britannique, vanté la rénovation du golf de Turnberry, qu’il avait racheté en 2014, repris ses diatribes récurrentes contre les éoliennes qualifiées de “monstruosités” et contre l’immigration….Le tout aux côtés d’un Keir Starmer pour l’essentiel silencieux, qui a toutefois pris la parole de temps en temps, par exemple pour défendre le choix au Royaume-Uni d’un “mix” entre énergies renouvelables et sources conventionnelles.Devant la presse du moins, les deux dirigeants n’ont pas beaucoup parlé de commerce, qui devait être un élément essentiel de leur conversation.Londres bénéficie déjà d’un sort plus favorable que les autres partenaires internationaux, avec des droits de douane généralement limités au plancher de 10%.L’Union européenne s’est résignée dimanche à un taux de 15% dans le cadre de l’accord conclu par Ursula von der Leyen et Donald Trump à Turnberry.Mais le gouvernement britannique négocie toujours d’arrache-pied des exemptions durables pour l’acier et l’aluminium.Ils sont taxés à 25%, soit deux fois moins que le taux de 50% appliqué au reste du monde, mais l’arrangement annoncé en mai prévoyait qu’ils soient ramenés à zéro.Malgré les compliments dont il a inondé Keir Starmer, Donald Trump n’a jusqu’ici pas cédé. Il a en revanche laissé entendre qu’il n’imposerait pas de tarifs douaniers prohibitifs sur le secteur pharmaceutique britannique.

Trump conclut son séjour écossais en inaugurant un nouveau parcours de golf

Donald Trump a inauguré mardi au son de la cornemuse un nouveau parcours sur son complexe de golf à Balmedie, sur la côte est de l’Écosse, au dernier jour d’un séjour riche en annonces diplomatiques et commerciales.Le président américain, féru de golf, a coupé le ruban lui-même, en présence de ses fils Donald Jr et Eric, dirigeants de la holding familiale propriétaire des lieux, avant d’interpréter sa danse caractéristique sur le tube “YMCA” des Village People.”Ça va être génial. J’ai hâte d’y jouer aujourd’hui. On va faire une partie rapide, puis je retournerai à Washington et on éteindra les incendies partout dans le monde”, a déclaré le milliardaire devant un parterre d’invités, parmi lesquels le Premier ministre écossais John Swinney.Peu avant, le son de la cornemuse a résonné dans le spectaculaire paysage de dunes au bord de la Mer du Nord, tandis que le dirigeant républicain rappelait ses liens familiaux avec l’Écosse, terre natale de sa mère.”Nous voulions que ce soit le 36 trous le plus incroyable de la planète. Et il n’y a aucun doute que cela a été accompli”, s’est félicité son fils, Eric Trump. Donald Trump a tapé la première balle sur le parcours flambant neuf. Le président n’a de cesse de vanter ses qualités de golfeur, des talents toutefois relativisés par nombre de spécialistes de ce sport.- “Bunker naturel” -L’ancien promoteur ne perd jamais complètement de vue ses intérêts privés. Depuis son retour au pouvoir en janvier, il a été accusé par des opposants et des ONG d’utiliser sa fonction officielle pour favoriser, d’une manière ou d’une autre, les affaires familiales.Le nouveau parcours, selon un document distribué à la presse, propose “le bunker naturel le plus grand du monde”, “des dunes” et des greens donnant sur l’eau. Il a été conçu “avec une attention particulière pour le respect de l’environnement.”Pourtant, l’autorisation de ce deuxième parcours par les autorités locales fin 2019 avait suscité le mécontentement de certains riverains et élus écologistes.Mardi matin, agents secrets et golfeurs se mélangeaient sur l’immense complexe, où le nom Trump est affiché en lettres dorées à l’entrée, avec d’importants contrôles des sacs en présence du président.Apparaissent aussi au large d’Aberdeen les éoliennes d’un parc offshore, dont Trump n’a pas digéré l’installation et qu’il a qualifiées de “monstruosités”.Lors de ce séjour de quatre jours pleins, entamé vendredi soir, il a alterné la pratique de ce sport et les rendez-vous diplomatiques.Dimanche et lundi, c’est dans un autre complexe de golf portant son nom, à Turnberry (ouest) qu’il avait reçu d’abord la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, puis le Premier ministre britannique Keir Starmer.Avec la première il a annoncé un accord commercial par lequel l’Union européenne se résigne à des droits de douane américains de 15%, et qui est vivement critiqué à travers le continent.Avec le second, il a tenu une longue conférence de presse lors de laquelle il a en particulier promis plus d’aide pour Gaza, et posé un ultimatum de “10 ou 12 jours” au président russe Vladimir Poutine pour cesser les hostilités en Ukraine.

Déluge et inondations dans le nord de la Chine, plus de 30 morts

Les pluies diluviennes qui frappent le nord de la Chine ont fait plus de 30 morts, provoqué des glissements de terrain meurtriers et entraîné l’évacuation de dizaines de milliers de personnes, ont annoncé mardi les médias d’Etat.L’agence météorologique nationale a émis son deuxième plus haut niveau d’alerte aux précipitations pour la capitale Pékin, sur une échelle en comptant quatre, a rapporté l’agence de presse officielle Chine nouvelle.Sont également concernées les régions limitrophes du Hebei, et la grande ville de Tianjin – où plus de 10.000 personnes ont été évacuées après une crue éclair, selon un média d’Etat-, ainsi que 10 provinces du nord, de l’est et du sud du pays. De fortes précipitations sont attendues jusqu’à mercredi, selon Chine nouvelle.A Pékin, ces violents orages ont fait 30 morts, selon le dernier bilan publié par les médias d’Etat, qui citent les autorités.Dans la capitale, notamment dans les zones rurales situées loin du centre, 80.332 personnes ont été évacuées, a indiqué le journal local Beijing Daily.”La pluie a été exceptionnellement intense cette fois, ce n’est pas comme ça normalement”, raconte à l’AFP Mme Jiang, une habitante du district pékinois de Miyun, sévèrement touché.”La route est pleine d’eau, donc les gens ne peuvent pas aller travailler”, explique-t-elle.Dans le village de Xinanzhuang, visité par des journalistes de l’AFP, des eaux boueuses ont submergé des maisons, des voitures et une route menant à une autoroute.- Soldats mobilisés -A proximité, des déversoirs évacuaient des torrents d’eau en provenance du réservoir de Miyun, un bassin de retenue dont les autorités ont indiqué qu’il avait atteint son niveau le plus haut depuis sa construction en 1959.La télévision publique CCTV a diffusé mardi soir des images de militaires en gilet de sauvetage orange, en train d’acheminer des vivres, de déblayer des débris et de la boue avec des pelles, ou encore d’évacuer personnes âgées, enfants et familles, en les aidant à porter leurs valises.Les districts pékinois de Huairou, dans le nord, et Fangshan, dans le sud-ouest, ont également été particulièrement touchés, selon les médias d’Etat.Le Beijing Daily a fait état de dizaines de routes coupées et de plus de 130 villages des environs privés d’électricité.Dans la province du Hebei, qui entoure la capitale, un glissement de terrain dans un village, survenu lundi, a tué huit personnes et fait quatre disparus, selon un nouveau bilan annoncé mardi par CCTV. Sur les réseaux sociaux, plusieurs utilisateurs inquiets disent ne plus pouvoir joindre des membres de leur famille vivant dans le canton montagneux de Xinglong, à Chengde.Mardi, les secouristes tentaient encore de rejoindre certains villages avec lesquels “tout contact” a été perdu, selon la radio nationale chinoise.- Aides débloquées -Le président chinois Xi Jinping a exhorté lundi soir les autorités à tout faire pour secourir les personnes dans le besoin et pour accélérer la mise à l’abri des habitants des zones à risque.CCTV a annoncé mardi le déblocage de deux enveloppes pour les opérations de secours dans neuf régions du pays touchés par les précipitations: l’une du gouvernement à hauteur de 350 millions de yuans (42 millions d’euros) et l’autre du Parti communiste au pouvoir, de 140 millions de yuans (17 millions d’euros).Une aide séparée de 200 millions de yuans (24 millions d’euros) a été réservée pour la capitale Pékin, selon la télévision publique.En 2023, de violentes précipitations avaient entraîné la mort de plus de 80 personnes dans le nord et le nord-est de la Chine, dont au moins 29 dans la province du Hebei, où de graves inondations avaient détruit maisons et cultures.Les catastrophes naturelles sont courantes en Chine, surtout durant l’été, quand certaines régions sont submergées par des pluies diluviennes pendant que d’autres sont en proie à la sécheresse.La Chine est le plus gros émetteur mondial de gaz à effet de serre qui, selon les scientifiques, accélèrent le changement climatique et rendent plus fréquents et intenses les événements météorologiques extrêmes.Le géant asiatique est aussi un leader mondial des énergies renouvelables et vise la neutralité carbone d’ici 2060.

Déluge et inondations dans le nord de la Chine, plus de 30 morts

Les pluies diluviennes qui frappent le nord de la Chine ont fait plus de 30 morts, provoqué des glissements de terrain meurtriers et entraîné l’évacuation de dizaines de milliers de personnes, ont annoncé mardi les médias d’Etat.L’agence météorologique nationale a émis son deuxième plus haut niveau d’alerte aux précipitations pour la capitale Pékin, sur une échelle en comptant quatre, a rapporté l’agence de presse officielle Chine nouvelle.Sont également concernées les régions limitrophes du Hebei, et la grande ville de Tianjin – où plus de 10.000 personnes ont été évacuées après une crue éclair, selon un média d’Etat-, ainsi que 10 provinces du nord, de l’est et du sud du pays. De fortes précipitations sont attendues jusqu’à mercredi, selon Chine nouvelle.A Pékin, ces violents orages ont fait 30 morts, selon le dernier bilan publié par les médias d’Etat, qui citent les autorités.Dans la capitale, notamment dans les zones rurales situées loin du centre, 80.332 personnes ont été évacuées, a indiqué le journal local Beijing Daily.”La pluie a été exceptionnellement intense cette fois, ce n’est pas comme ça normalement”, raconte à l’AFP Mme Jiang, une habitante du district pékinois de Miyun, sévèrement touché.”La route est pleine d’eau, donc les gens ne peuvent pas aller travailler”, explique-t-elle.Dans le village de Xinanzhuang, visité par des journalistes de l’AFP, des eaux boueuses ont submergé des maisons, des voitures et une route menant à une autoroute.- Soldats mobilisés -A proximité, des déversoirs évacuaient des torrents d’eau en provenance du réservoir de Miyun, un bassin de retenue dont les autorités ont indiqué qu’il avait atteint son niveau le plus haut depuis sa construction en 1959.La télévision publique CCTV a diffusé mardi soir des images de militaires en gilet de sauvetage orange, en train d’acheminer des vivres, de déblayer des débris et de la boue avec des pelles, ou encore d’évacuer personnes âgées, enfants et familles, en les aidant à porter leurs valises.Les districts pékinois de Huairou, dans le nord, et Fangshan, dans le sud-ouest, ont également été particulièrement touchés, selon les médias d’Etat.Le Beijing Daily a fait état de dizaines de routes coupées et de plus de 130 villages des environs privés d’électricité.Dans la province du Hebei, qui entoure la capitale, un glissement de terrain dans un village, survenu lundi, a tué huit personnes et fait quatre disparus, selon un nouveau bilan annoncé mardi par CCTV. Sur les réseaux sociaux, plusieurs utilisateurs inquiets disent ne plus pouvoir joindre des membres de leur famille vivant dans le canton montagneux de Xinglong, à Chengde.Mardi, les secouristes tentaient encore de rejoindre certains villages avec lesquels “tout contact” a été perdu, selon la radio nationale chinoise.- Aides débloquées -Le président chinois Xi Jinping a exhorté lundi soir les autorités à tout faire pour secourir les personnes dans le besoin et pour accélérer la mise à l’abri des habitants des zones à risque.CCTV a annoncé mardi le déblocage de deux enveloppes pour les opérations de secours dans neuf régions du pays touchés par les précipitations: l’une du gouvernement à hauteur de 350 millions de yuans (42 millions d’euros) et l’autre du Parti communiste au pouvoir, de 140 millions de yuans (17 millions d’euros).Une aide séparée de 200 millions de yuans (24 millions d’euros) a été réservée pour la capitale Pékin, selon la télévision publique.En 2023, de violentes précipitations avaient entraîné la mort de plus de 80 personnes dans le nord et le nord-est de la Chine, dont au moins 29 dans la province du Hebei, où de graves inondations avaient détruit maisons et cultures.Les catastrophes naturelles sont courantes en Chine, surtout durant l’été, quand certaines régions sont submergées par des pluies diluviennes pendant que d’autres sont en proie à la sécheresse.La Chine est le plus gros émetteur mondial de gaz à effet de serre qui, selon les scientifiques, accélèrent le changement climatique et rendent plus fréquents et intenses les événements météorologiques extrêmes.Le géant asiatique est aussi un leader mondial des énergies renouvelables et vise la neutralité carbone d’ici 2060.

Un organisme soutenu par l’ONU évoque le “pire scénario de famine” à Gaza

Un organisme international soutenu par l’ONU a averti  mardi que le “pire scénario de famine est en cours à Gaza”, où le ministère de la Santé relevant du Hamas a annoncé que le bilan de près de 22 mois de guerre avec Israël avait dépassé les 60.000 morts.A la faveur d’une pause partielle dans les bombardements annoncée par Israël, de nouvelles aides humanitaires ont été acheminées à Gaza mais elles sont à ce stade jugées insuffisantes par les agences internationales. Malgré cette pause, des sources hospitalières ont fait état de 30 morts dont 12 enfants dans des raids israéliens nocturnes sur le camp de Nousseirat dans le centre du territoire dévasté et assiégé par Israël.”Nous n’avons pas entendu le bruit du missile et soudain, la maison s’est effondrée. Les corps volaient et les gens criaient”, raconte Oum Saleh Badr au milieu des destructions à Nousseirat. “Nous ne voulons pas d’aides, nous voulons être en paix. Je ne veux pas être la mère, la sœur ou l’épouse d’un martyr.”A l’hôpital al-Awda du secteur, la même scène quotidienne dans le territoire palestinien se répète avec des Palestiniens pleurant la mort de leurs proches près de corps enveloppés dans des couvertures ou des sacs en plastique, alignés au sol. La prière des morts est ensuite récitée.La guerre a été déclenchée par une attaque sans précédent menée par le mouvement islamiste Hamas contre Israël le 7 octobre 2023. En riposte, Israël a lancé une offensive destructrice dans le territoire pauvre de 365 km2, où s’entassent plus de deux millions de Palestiniens. Le “pire scénario de famine est en cours à Gaza” en raison de la guerre, des déplacements massifs de populations et des restrictions à l’aide humanitaire, a indiqué un rapport IPC (Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire).- Une “vraie famine” selon Trump -“Plus de 20.000 enfants ont été traités contre la malnutrition aiguë entre avril et mi-juillet” ajoute l’IPC. Les hôpitaux ont signalé au moins 16 décès d’enfants de moins de cinq ans depuis le 17 juillet, souligne ce rapport, fruit du travail d’ONG, institutions régionales et agences de l’ONU spécialisées.Pour le Programme alimentaire mondial, la catastrophe humanitaire à Gaza rappelle les famines en Ethiopie et au Biafra au Nigeria, au siècle dernier. “Cela ne ressemble à rien de ce que nous avons vu au cours de ce siècle.”Prenant le contre-pied des affirmations du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le président américain Donald Trump a lui-même affirmé lundi qu’il y avait des signes d’une “vraie famine” à Gaza.Selon l’IPC, les largages aériens de vivres autorisés à partir de dimanche par Israël et menés par plusieurs pays “ne seront pas suffisants pour inverser la catastrophe humanitaire”.Entretemps, les autorités israéliennes ont annoncé que l’aide transportée par plus de 200 camions avait été distribuée lundi par l’ONU et des agences humanitaires à Gaza.Environ 260 autres camions d’aide ont été autorisés à entrer dans le territoire palestinien, ainsi que quatre camions-citernes de l’ONU transportant du carburant, selon elles.L’ONU a dit qu’il fallait chaque jour au moins 500 à 600 camions de nourriture, de médicaments et de produits d’hygiène pour subvenir aux besoins immenses de la population.Le patron de l’ONU, Antonio Guterres, s’est félicité “de l’allègement des restrictions (…) mais cela est loin d’être la solution pour mettre fin au cauchemar”.- Plus de 60.000 morts selon un ministère lié au Hamas -L’attaque du 7-Octobre a entraîné côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 49 restent otages à Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée.A Gaza, “le bilan de l’agression israélienne s’élève à 60.034 martyrs” depuis le début de la guerre, a indiqué le ministère de la Santé relevant du Hamas qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007.Début mars, Israël avait totalement interdit l’entrée des aides à Gaza, avant d’autoriser fin mai l’acheminement de quantités très limitées.Mais face à une forte pression internationale, Israël a annoncé dimanche une “pause tactique” quotidienne dans les hostilités, “de 10H00 à 20H00 (7H00 à 17H00 GMT)” dans certains secteurs de Gaza, à des fins humanitaires. Il n’a pas précisé sa durée.M. Netanyahu a néanmoins réaffirmé dimanche qu'”il n’y a pas de politique de famine à Gaza” et qu'”il n’y a pas de famine à Gaza”.Mardi, son ministre des Affaires étrangères Gideon Saar a rejeté les pressions internationales en faveur d’un cessez-le-feu. Si Israël cessait la guerre alors que le Hamas est toujours au pouvoir à Gaza et détient toujours des otages, ce serait une “tragédie”. “Cela n’arrivera pas.”

Un organisme soutenu par l’ONU évoque le “pire scénario de famine” à Gaza

Un organisme international soutenu par l’ONU a averti  mardi que le “pire scénario de famine est en cours à Gaza”, où le ministère de la Santé relevant du Hamas a annoncé que le bilan de près de 22 mois de guerre avec Israël avait dépassé les 60.000 morts.A la faveur d’une pause partielle dans les bombardements annoncée par Israël, de nouvelles aides humanitaires ont été acheminées à Gaza mais elles sont à ce stade jugées insuffisantes par les agences internationales. Malgré cette pause, des sources hospitalières ont fait état de 30 morts dont 12 enfants dans des raids israéliens nocturnes sur le camp de Nousseirat dans le centre du territoire dévasté et assiégé par Israël.”Nous n’avons pas entendu le bruit du missile et soudain, la maison s’est effondrée. Les corps volaient et les gens criaient”, raconte Oum Saleh Badr au milieu des destructions à Nousseirat. “Nous ne voulons pas d’aides, nous voulons être en paix. Je ne veux pas être la mère, la sœur ou l’épouse d’un martyr.”A l’hôpital al-Awda du secteur, la même scène quotidienne dans le territoire palestinien se répète avec des Palestiniens pleurant la mort de leurs proches près de corps enveloppés dans des couvertures ou des sacs en plastique, alignés au sol. La prière des morts est ensuite récitée.La guerre a été déclenchée par une attaque sans précédent menée par le mouvement islamiste Hamas contre Israël le 7 octobre 2023. En riposte, Israël a lancé une offensive destructrice dans le territoire pauvre de 365 km2, où s’entassent plus de deux millions de Palestiniens. Le “pire scénario de famine est en cours à Gaza” en raison de la guerre, des déplacements massifs de populations et des restrictions à l’aide humanitaire, a indiqué un rapport IPC (Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire).- Une “vraie famine” selon Trump -“Plus de 20.000 enfants ont été traités contre la malnutrition aiguë entre avril et mi-juillet” ajoute l’IPC. Les hôpitaux ont signalé au moins 16 décès d’enfants de moins de cinq ans depuis le 17 juillet, souligne ce rapport, fruit du travail d’ONG, institutions régionales et agences de l’ONU spécialisées.Pour le Programme alimentaire mondial, la catastrophe humanitaire à Gaza rappelle les famines en Ethiopie et au Biafra au Nigeria, au siècle dernier. “Cela ne ressemble à rien de ce que nous avons vu au cours de ce siècle.”Prenant le contre-pied des affirmations du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le président américain Donald Trump a lui-même affirmé lundi qu’il y avait des signes d’une “vraie famine” à Gaza.Selon l’IPC, les largages aériens de vivres autorisés à partir de dimanche par Israël et menés par plusieurs pays “ne seront pas suffisants pour inverser la catastrophe humanitaire”.Entretemps, les autorités israéliennes ont annoncé que l’aide transportée par plus de 200 camions avait été distribuée lundi par l’ONU et des agences humanitaires à Gaza.Environ 260 autres camions d’aide ont été autorisés à entrer dans le territoire palestinien, ainsi que quatre camions-citernes de l’ONU transportant du carburant, selon elles.L’ONU a dit qu’il fallait chaque jour au moins 500 à 600 camions de nourriture, de médicaments et de produits d’hygiène pour subvenir aux besoins immenses de la population.Le patron de l’ONU, Antonio Guterres, s’est félicité “de l’allègement des restrictions (…) mais cela est loin d’être la solution pour mettre fin au cauchemar”.- Plus de 60.000 morts selon un ministère lié au Hamas -L’attaque du 7-Octobre a entraîné côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 49 restent otages à Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée.A Gaza, “le bilan de l’agression israélienne s’élève à 60.034 martyrs” depuis le début de la guerre, a indiqué le ministère de la Santé relevant du Hamas qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007.Début mars, Israël avait totalement interdit l’entrée des aides à Gaza, avant d’autoriser fin mai l’acheminement de quantités très limitées.Mais face à une forte pression internationale, Israël a annoncé dimanche une “pause tactique” quotidienne dans les hostilités, “de 10H00 à 20H00 (7H00 à 17H00 GMT)” dans certains secteurs de Gaza, à des fins humanitaires. Il n’a pas précisé sa durée.M. Netanyahu a néanmoins réaffirmé dimanche qu'”il n’y a pas de politique de famine à Gaza” et qu'”il n’y a pas de famine à Gaza”.Mardi, son ministre des Affaires étrangères Gideon Saar a rejeté les pressions internationales en faveur d’un cessez-le-feu. Si Israël cessait la guerre alors que le Hamas est toujours au pouvoir à Gaza et détient toujours des otages, ce serait une “tragédie”. “Cela n’arrivera pas.”