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L’Otan se réunit pour renforcer sa riposte après des intrusions russes

Les ministres de la Défense de l’Otan, réunis mercredi à Bruxelles, vont discuter des moyens de renforcer la riposte de l’Alliance, après de multiples incursions russes dans le ciel européen, perçues à Bruxelles comme un nouveau test du Kremlin à l’encontre des Alliés.”Nous avons fait ce pourquoi nous sommes entraînés, et cela a marché, mais nous avons besoin de plus”, a résumé cette semaine le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte, en évoquant la réponse de l’Alliance.L’intrusion d’une vingtaine de drones russes en septembre dans l’espace aérien polonais avait contraint l’Otan à en abattre trois, une première depuis sa création en 1949. Quelques jours plus tard, les chasseurs de l’Otan avaient escorté trois MiG russes hors du ciel estonien, après une intrusion ayant duré 12 minutes, un record.Cette réponse dans l’urgence avait été suivie par le lancement de l’opération “Eastern Sentry” (sentinelle orientale) pour renforcer la surveillance du flanc est de l’Alliance.Mais plusieurs pays estiment qu’il faut aller plus loin en améliorant la riposte et en se donnant plus de moyens, selon des diplomates.L’Otan envisage ainsi d’affiner ses règles d’engagement en donnant davantage de flexibilité à son commandement militaire. L’idée est de simplifier les règles qui reposent sur des systèmes différents et qui limitent parfois la capacité d’agir du commandement militaire de l’Alliance, ont expliqué ces diplomates.Les ministres discuteront également des moyens de renforcer les moyens de défense et de dissuasion face à ces incursions multiples de drones russes ou non identifiés, comme cela a été le cas au Danemark avant un sommet européen.L’Union européenne, dont les ministres de la Défense se réuniront dans la soirée mercredi après l’Otan, a proposé un “mur” antidrones pour y faire face.L’Otan y est favorable, a assuré son secrétaire général, encore faut-il que cela se fasse en bonne intelligence avec l’Alliance. Celle-ci doit rester maître d’œuvre, en indiquant à l’UE ce qu’il convient de faire, a assuré un diplomate.- Des armes pour l’Ukraine -Les ministres de la Défense de l’Alliance vont également rencontrer leur homologue ukrainien Denys Chmygal lors d’un déjeuner de travail et d’une réunion du Groupe de contact sur l’Ukraine. Celle-ci sera l’occasion pour le ministre ukrainien de rappeler aux pays européens de l’Alliance tout le bien-fondé du programme Purl, une initiative lancée par Washington qui permet à Kiev d’acheter des armes américaines financées par les Européens.”Ce programme est vital, et les alliés doivent intensifier leurs efforts et contribuer dès maintenant pour exercer une pression sur la Russie afin qu’elle vienne à la table des négociations,” a déclaré mardi l’ambassadeur américain auprès de l’Otan Matthew Whitaker.Kiev a déjà reçu deux tranches d’aide pour environ deux milliards de dollars, financés par les Pays-Bas, et plusieurs pays scandinaves.L’Allemagne et le Canada se sont engagés à en financer deux autres, à hauteur de 500 millions de dollars chacun, et Kiev espère que deux autres tranches seront rapidement finalisées.La France ne participe pas à ce programme, mais réfléchit au moyen de faire plus pour aider l’Ukraine, au moment où son président, Volodymyr Zelensky, réclame de Paris davantage de systèmes de défense antiaérienne et de missiles, comme il l’a déclaré dimanche lors d’un échange téléphonique avec son homologue français Emmanuel Macron.Le président américain Donald Trump envisage de son côté de permettre à l’Ukraine de disposer de missiles Tomahawk à plus longue portée et doit rencontrer le président ukrainien Volodymyr Zelensky vendredi.Aucune annonce n’est attendue sur ce point mercredi, mais “la possibilité de frappes en profondeur pourrait amener Poutine à revoir ses calculs”, car elle “mettrait en danger (…) des infrastructures énergétiques importantes à l’intérieur de la Russie”, selon Matthew Whitaker.

L’Otan se réunit pour renforcer sa riposte après des intrusions russes

Les ministres de la Défense de l’Otan, réunis mercredi à Bruxelles, vont discuter des moyens de renforcer la riposte de l’Alliance, après de multiples incursions russes dans le ciel européen, perçues à Bruxelles comme un nouveau test du Kremlin à l’encontre des Alliés.”Nous avons fait ce pourquoi nous sommes entraînés, et cela a marché, mais nous avons besoin de plus”, a résumé cette semaine le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte, en évoquant la réponse de l’Alliance.L’intrusion d’une vingtaine de drones russes en septembre dans l’espace aérien polonais avait contraint l’Otan à en abattre trois, une première depuis sa création en 1949. Quelques jours plus tard, les chasseurs de l’Otan avaient escorté trois MiG russes hors du ciel estonien, après une intrusion ayant duré 12 minutes, un record.Cette réponse dans l’urgence avait été suivie par le lancement de l’opération “Eastern Sentry” (sentinelle orientale) pour renforcer la surveillance du flanc est de l’Alliance.Mais plusieurs pays estiment qu’il faut aller plus loin en améliorant la riposte et en se donnant plus de moyens, selon des diplomates.L’Otan envisage ainsi d’affiner ses règles d’engagement en donnant davantage de flexibilité à son commandement militaire. L’idée est de simplifier les règles qui reposent sur des systèmes différents et qui limitent parfois la capacité d’agir du commandement militaire de l’Alliance, ont expliqué ces diplomates.Les ministres discuteront également des moyens de renforcer les moyens de défense et de dissuasion face à ces incursions multiples de drones russes ou non identifiés, comme cela a été le cas au Danemark avant un sommet européen.L’Union européenne, dont les ministres de la Défense se réuniront dans la soirée mercredi après l’Otan, a proposé un “mur” antidrones pour y faire face.L’Otan y est favorable, a assuré son secrétaire général, encore faut-il que cela se fasse en bonne intelligence avec l’Alliance. Celle-ci doit rester maître d’œuvre, en indiquant à l’UE ce qu’il convient de faire, a assuré un diplomate.- Des armes pour l’Ukraine -Les ministres de la Défense de l’Alliance vont également rencontrer leur homologue ukrainien Denys Chmygal lors d’un déjeuner de travail et d’une réunion du Groupe de contact sur l’Ukraine. Celle-ci sera l’occasion pour le ministre ukrainien de rappeler aux pays européens de l’Alliance tout le bien-fondé du programme Purl, une initiative lancée par Washington qui permet à Kiev d’acheter des armes américaines financées par les Européens.”Ce programme est vital, et les alliés doivent intensifier leurs efforts et contribuer dès maintenant pour exercer une pression sur la Russie afin qu’elle vienne à la table des négociations,” a déclaré mardi l’ambassadeur américain auprès de l’Otan Matthew Whitaker.Kiev a déjà reçu deux tranches d’aide pour environ deux milliards de dollars, financés par les Pays-Bas, et plusieurs pays scandinaves.L’Allemagne et le Canada se sont engagés à en financer deux autres, à hauteur de 500 millions de dollars chacun, et Kiev espère que deux autres tranches seront rapidement finalisées.La France ne participe pas à ce programme, mais réfléchit au moyen de faire plus pour aider l’Ukraine, au moment où son président, Volodymyr Zelensky, réclame de Paris davantage de systèmes de défense antiaérienne et de missiles, comme il l’a déclaré dimanche lors d’un échange téléphonique avec son homologue français Emmanuel Macron.Le président américain Donald Trump envisage de son côté de permettre à l’Ukraine de disposer de missiles Tomahawk à plus longue portée et doit rencontrer le président ukrainien Volodymyr Zelensky vendredi.Aucune annonce n’est attendue sur ce point mercredi, mais “la possibilité de frappes en profondeur pourrait amener Poutine à revoir ses calculs”, car elle “mettrait en danger (…) des infrastructures énergétiques importantes à l’intérieur de la Russie”, selon Matthew Whitaker.

La Cour suprême américaine pourrait porter l’estocade à une loi emblématique sur les droits civiques

La Cour suprême américaine passe mercredi au crible une loi emblématique garantissant la représentation électorale des minorités, dont l’érosion accélérée pourrait enraciner la majorité parlementaire des républicains. Les neuf juges de la Cour, majoritairement conservatrice, sont une nouvelle fois saisis d’un recours contre une carte électorale dans un Etat comportant une importante minorité noire, en l’occurrence la Louisiane (sud).Au coeur du débat, le découpage électoral partisan, dit “gerrymandering”, consistant à déplacer les frontières des circonscriptions au gré des intérêts du parti dirigeant dans chaque Etat.La Cour suprême a décidé en 2019 que ce charcutage ne relevait pas de la compétence des tribunaux fédéraux, mais il reste prohibé lorsqu’il se pratique sur des bases raciales et non plus de l’affiliation politique.Les autorités républicaines de Louisiane, Etat dont environ un tiers de la population est noire, ont dû à la suite d’une décision de justice créer une seconde circonscription à majorité afro-américaine, en vertu du Voting Rights Act. Cette loi phare a été adoptée en 1965 pour empêcher les anciens Etats ségrégationnistes du Sud de priver les Afro-Américains du droit de vote.Mais un groupe d’électeurs de Louisiane n’appartenant pas à cette minorité a contesté cette nouvelle carte, la qualifiant de discriminatoire, et un tribunal leur a donné raison, considérant que le facteur racial avait prédominé dans le tracé de la circonscription.Dans une décision inhabituelle, la Cour suprême, qui aurait dû statuer sur ce litige en juin lors de sa précédente session annuelle, l’a renvoyée à sa nouvelle session qui s’est ouverte en octobre.Elle devra déterminer si le Voting Rights Act contrevient aux amendements de la Constitution sur l’égalité de traitement des citoyens devant la loi.- “Retour en arrière” -La circonscription en cause “s’étend en diagonale sur environ 400 km de Shreveport, dans le coin nord-ouest, jusqu’au sud-est de l’Etat, à Baton Rouge, pour englober suffisamment d’électeurs noirs afin qu’ils y constituent une majorité”, explique Michael Dimino, professeur de droit à l’Université Widener.Selon lui, la Cour pourrait se préparer à déclarer la loi inconstitutionnelle “dans la mesure où elle force les Etats à effectuer un découpage électoral sur une base raciale”.Depuis une dizaine d’années, la majorité conservatrice de la Cour a déjà largement vidé de sa substance le Voting Rights Act, adopté après la violente répression policière de manifestations pour les droits civiques en Alabama (sud) il y a 60 ans.”Sans cette loi, il n’y aura plus, ou très peu de garanties contre un démantèlement de tous les progrès accomplis depuis 1965 et contre un potentiel retour aux conditions d’avant la promulgation du Voting Rights Act”, prévient Sophia Lin Lakin, qui suit les questions électorales pour la puissante organisation de défense des droits civiques ACLU.”Les enjeux sont donc très importants”, souligne-t-elle.De fait, une décision de la Cour suprême invalidant cette loi permettrait aux républicains d’obtenir 19 sièges “sûrs” de plus à la Chambre des représentants, soit “assez pour consolider le contrôle d’un seul parti pour au moins une génération”, selon un rapport d’organisations de défense des droits civiques.A un an des élections de mi-mandat, les républicains disposent de seulement quelques sièges de majorité à la Chambre, que les démocrates espèrent leur reprendre pour pouvoir s’opposer au programme du président Donald Trump.Les deux camps sont engagés dans une bataille acharnée pour le redécoupage électoral, en particulier au Texas (sud) et en Californie (ouest), les deux Etats les plus peuplés du pays.

Plaidoiries pour les enfants puis réquisitoire au procès Jubillar

Après d’ultimes plaidoiries des parties civiles, les avocats généraux du procès de Cédric Jubillar vont requérir mercredi contre un accusé qu’ils n’ont cessé de questionner avec courtoisie mais dont les esquives ont fini par les agacer.Malika Chmani et Laurent Boguet, les avocats des enfants du couple, Louis et Elyah, s’exprimeront dans la matinée après les prises de parole, la veille, des sept autres avocats des parties civiles, et rappelleront les attentes de leurs jeunes clients, âgés de 11 et six ans.”On veut que Cédric Jubillar dise la vérité, il la doit à ses enfants”, mais s’il “ne la donne pas, elle sera judiciaire”, avait déclaré à l’AFP, avant le procès, Me Chmani.Lundi, à la toute fin des débats, la présidente des assises, Hélène Ratinaud, a lu un courrier que Louis lui avait adressé, dans lequel il répétait son désir de pouvoir se recueillir à l’endroit où sa mère repose.”J’aimerais lui apporter une réponse à cette question, mais malheureusement, je n’en ai pas”, a dit l’accusé. “Compte tenu de la spécificité de notre rôle, que je n’oublie pas, je trouverai des choses originales à venir plaider devant la cour d’assises”, a affirmé à l’AFP Me Boguet, qui conclura la séquence de plaidoiries des parties civiles.- Fourbir leurs arguments -Les deux représentants de l’accusation, Pierre Aurignac et Nicolas Ruff, doivent enchaîner par leur réquisitoire à partir du début d’après-midi.Hors procès Jubillar, le premier, qui arbore en audience la robe traditionnelle d’avocat général, rouge avec revers bordés d’hermine, dirige le pôle des affaires criminelles du parquet général de Toulouse, tandis que son jeune collègue porte la robe noire correspondant à ses fonctions habituelles de vice-procureur de Toulouse.Tout au long de ce long procès de quatre semaines, les interventions des deux hommes ont ponctué chaque témoignage et exposé d’experts, souvent sur des points factuels très précis, comme pour fourbir leurs arguments en vue du réquisitoire de mercredi.Au fil des audiences, ils ont pris un soin manifeste à traiter avec considération l’accusé, le saluant toujours poliment et l’interrogeant avec parfois plus d’égards que les avocats des parties civiles.Ce n’est qu’en fin de procès que les réponses de Cédric Jubillar (ses “si vous le dites”, “peut-être”, “je ne sais pas”, “je n’en ai pas le souvenir”, ou encore ses “tout à fait” répétitifs) ont commencé à impatienter les représentants de l’accusation.”A chaque fois qu’on essaie de dialoguer avec vous, vous vous dérobez, c’est un peu vain de discuter. Mais merci monsieur!”, a ainsi regretté Pierre Aurignac lundi, lors du long interrogatoire de Cédric Jubillar.”Vous dites tout et son contraire sur tout et n’importe quoi”, s’est aussi exaspéré Nicolas Ruff lors de la même journée. Et alors que Cédric Jubillar estimait qu’il essayait de lui forcer la main sur une réponse, l’avocat général réplique: “Je crois au contraire que je suis trop gentil avec vous.”- Montrer les crocs -Le duo d’avocats généraux a toutefois su montrer de temps à autre les crocs d’un ministère public soucieux du sérieux de la procédure, comme au terme de la première semaine, lorsqu’un ancien policier, cité comme expert par un avocat des parties civiles, était venu présenter des théories loufoques à la barre. “Vous demandez à cette cour d’assises de condamner cet homme sur la base de cette plaisanterie, monsieur?” avait lâché Pierre Aurignac, quand Nicolas Ruff le jugeait soit “inhumain” de donner de faux espoirs aux parties civiles, soit “incompétent”.Ou encore lorsqu’un gendarme avait reconnu à la barre une erreur de copier-coller cruciale: “J’imagine que vous n’avez pas passé une très bonne nuit, moi non plus”, l’avait froidement accueilli M. Aurignac.”On a affaire à une paire efficace, on a senti leur complémentarité”, juge pour l’AFP Me Boguet. “Ce sont des avocats généraux expérimentés, qui ont déjà eu l’occasion d’intervenir sur des dossiers intéressant les cours d’assises et qui impliquaient une absence de corps, donc je pense qu’ils ont été sélectionnés à cette fin.”La défense plaidera jeudi toute la journée, avant le verdict attendu vendredi.

Foot: l’Angleterre de Kane s’envole vers le Mondial-2026

L’Angleterre de Thomas Tuchel a validé à vitesse grand V son billet pour le Mondial-2026, mardi en décrochant une sixième victoire en six matches qualificatifs, sans but encaissé, à Riga contre la faible Lettonie (5-0).La sélection des Three Lions est devenue la première équipe européenne qualifiée pour le tournoi nord-américain en vertu de sa confortable avance sur l’Albanie, son dauphin du groupe K, sept points derrière.Les deux dernières rencontres de novembre serviront à peaufiner les automatismes et à prolonger, peut-être, le formidable élan des partenaires de Harry Kane.”Se qualifier à deux matches de la fin, c’est une grande réussite, sans aucun but encaissé, en pratiquant un football de grande qualité”, a savouré le capitaine sur la chaîne ITV. “Nous donnons l’impression que c’est facile, mais ces matches peuvent être difficiles”.La campagne qualificative ne peut certes pas être perçue comme un gage de réussite l’été prochain, au regard de l’adversité peu relevée que les Anglais ont rencontrée, mais elle servira de base solide pour Tuchel.L’ancien entraîneur du Bayern, du PSG ou encore de Chelsea, novice dans la fonction de sélectionneur, a débuté son mandat par un sans-faute: six victoires, 18 buts marqués et aucun concédé en qualifications.Il a aussi donné des idées de jeu claires et du souffle à une équipe qui en a parfois manqué, le tout sans plusieurs stars laissées de côté, à cause de blessures (Alexander-Arnold, Palmer, Madueke) ou par choix (Bellingham, Foden, Grealish).”Nous jouons de manière très agressive, avec un pressing haut. C’est un jeu très physique que nous pratiquons, c’est très exigeant mais cela motive tout le monde”, a résumé l’Allemand.- Des gagnants en octobre -Tuchel n’a pas tout changé non plus. Sa décision de maintenir le capitanat à Harry Kane, le seul grand N.9 à sa disposition, a encore été récompensée dans le petit Daugavas stadions (10.000 spectateurs) ouvert aux quatre vents.L’avant-centre du Bayern a marqué sept buts en sept matches sous sa direction, en comptant son doublé de mardi: une frappe du gauche de l’extérieur de la surface (44e, 2-0) et un penalty parfaitement tiré avant la mi-temps (45e+4, 3-0).Le Munichois traverse une des périodes les plus fastes de sa carrière: sur les deux derniers mois écoulés, il a inscrit 21 buts en 13 matches, club et sélection confondus.”Les chiffres sont là, bien sûr, mais je pense aussi à la façon dont je me sens sur le terrain, la façon dont je vois les passes, les courses, et physiquement je suis en bonne forme”, apprécie-t-il.En Lettonie, Kane a montré une fois de plus sa science du placement, sa capacité à décrocher pour organiser les attaques et l’étendue de sa palette technique.D’autres joueurs moins expérimentés ont également montré de belles choses à Riga, à commencer par l’ailier Anthony Gordon (24 ans) et le latéral polyvalent Djed Spence (25 ans), lancé en septembre et titulaire pour la deuxième fois d’affilée.L’attaquant de Newcastle a tout fait pour percer le bloc bas adverse, offrant de nombreux centres à ses partenaires et marquant le premier but du match d’un tir enroulé (26e, 1-0) après une belle course.Utilisé comme arrière droit, cinq jours après avoir évolué à gauche en amical contre le pays de Galles (3-0), Spence a lui géré derrière et apporté le danger devant, à l’image de son centre que le défenseur Maksims Tonisevs a catapulté dans son propre but (58e, 4-0).Tuchel a pu faire entrer cinq remplaçants en seconde période et deux d’entre eux ont clos le festival: Jarrod Bowen a récupéré un ballon au pressing puis bien décalé Eberechi Eze, lequel a ajusté le gardien adverse après s’être bien réaxé (86e, 5-0).Bien sûr, ce n’était que la 137e équipe au classement Fifa en face. Mais c’était un passage obligé, et très bien négocié, sur la route du Mondial.

Otages à Gaza: le Hamas a rendu quatre dépouilles supplémentaires d’Israéliens

Le Hamas a rendu mardi soir quatre dépouilles d’otages supplémentaires au lendemain du retour en Israël des vingt derniers otages vivants retenus à Gaza et de quatre premières dépouilles.L’armée israélienne a annoncé peu après minuit mercredi (21H00 GMT mardi) le retour en Israël des quatre cercueils, reçus par l’intermédiaire de la Croix-Rouge.Ils “sont en route …

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Otages à Gaza: le Hamas a rendu quatre dépouilles supplémentaires d’Israéliens

Le Hamas a rendu mardi soir quatre dépouilles d’otages supplémentaires au lendemain du retour en Israël des vingt derniers otages vivants retenus à Gaza et de quatre premières dépouilles.L’armée israélienne a annoncé peu après minuit mercredi (21H00 GMT mardi) le retour en Israël des quatre cercueils, reçus par l’intermédiaire de la Croix-Rouge.Ils “sont en route vers l’Institut national de médecine légale (à Tel-Aviv pour) des procédures d’identification”, a précisé un communiqué militaire Lundi, en échange du retour des otages vivants, Israël a libéré près de 2.000 détenus palestiniens, dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu à Gaza obtenu à la suite des pression du président américain Donald Trump.L’accord prévoyait la libération de tous les otages, les vivants et les morts, dans les 72 heures après l’entrée en vigueur de la trêve, c’est-à-dire avant 09H00 GMT, mais le mouvement islamiste palestinien avait prévenu qu’il pourrait avoir du mal à tenir les délais pour des questions logistiques après plus de deux ans d’une guerre ayant dévasté la bande de Gaza. “C’est difficile. Vous savez, hier, on a connu des hauts et des bas, et maintenant, on est en pleine déprime”, a déclaré mardi après-midi Rotem Kuper, attendant toujours le retour de la dépouille de son père Amiran Kuper”Le travail N’EST PAS FINI. LES MORTS N’ONT PAS ETE REMIS COMME PROMIS!”, a lancé Donald Trump sur sa plateforme Truth Social, au lendemain d’un déplacement en Israël et en Egypte lors duquel il avait annoncé, sur un ton triomphaliste, que la “paix” régnait désormais au Moyen-Orient.- “Enterrement digne” -“Nous sommes déterminés à ramener tout le monde”, a déclaré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.Son ministre de la Sécurité intérieure, Itamar Ben Gvir, opposé à l’accord de cessez-le-feu, a appelé M. Netanyahu à poser un “ultimatum” clair au Hamas et à couper l’aide humanitaire à destination de Gaza si le mouvement islamiste ne rend pas “immédiatement” les restes de tous les soldats israéliens encore retenus.Après le retour en Israël des quatre premières dépouilles d’otages lundi soir, les restes de sept soldats et de dix-sept civils israéliens se trouvaient encore à Gaza.A l’exception d’un soldat tué au combat en mars 2014, tous avaient été capturés ou enlevés en Israël, certains déjà morts, au cours de l’attaque sans précédent du Hamas ayant déclenché la guerre le 7 octobre 2023.   Les quatre dépouilles rendues lundi soir ont été identifiées comme étant celles de Bipin Joshi, étudiant népalais de 24 ans enlevé au kibboutz Kissoufim, Guy Illouz, 26 ans, enlevé au festival de musique de Nova, théâtre du pire massacre (plus de 370 morts) commis le 7-Octobre, Daniel Peretz, capitaine de blindés capturé dans son char à l’âge de 22 an, et Yossi Sharabi, tué dans un bombardement de l’armée israélienne à Gaza après avoir été enlevé à 53 ans au kibboutz Beeri.En échange de leur retour, Israël a renvoyé à Gaza les dépouilles de 45 Palestiniens originaires du territoire.”Nous pouvons désormais enfin mettre un terme au cauchemar qui a commencé il y a plus de deux ans et offrir à Yossi l’enterrement digne (…) qu’il mérite”, a déclaré sa femme Nira Sharabi dans un communiqué publié par le Forum des familles d’otages, principale organisation israélienne militant pour la libération des captifs à Gaza.- Isolement complet -L’armée a accusé le Hamas d’avoir assassiné Bipin Joshi en captivité “au cours des premiers mois de la guerre” et indiqué que, selon les premiers résultats d’autopsie, Guy Illouz était “décédé des suites de ses blessures après n’avoir pas reçu de soins médicaux appropriés”. Bipin Joshi était le dernier otage du 7-Octobre non-Israélien encore dans Gaza.Certains otages ont subi une “perte de poids importante”, a déclaré à la presse Noa Eliakim Raz, responsable du département de hôpital Beilinson (près de Tel-Aviv) chargé d’accueillir plusieurs des otages libérés lundi.”Le fait d’avoir été sous terre affecte tous les systèmes de l’organisme”, a-t-elle indiqué, faisant référence aux tunnels du Hamas dans la bande de Gaza.Les jumeaux Ziv et Gali Berman, 28 ans, qui se sont longuement tenus par le cou lors de leurs retrouvailles lundi, ont expliqué avoir été séparés tout au long de leur captivité et détenus en isolement total sans savoir si l’autre était en vie, selon des informations publiées par la chaîne 12.De même source, Avinatan Or, 32 ans, dont les images de l’enlèvement avec sa petite amie, Noa Argamani, avaient fait le tour du monde, a perdu 30% à 40% de sa masse corporelle et a été maintenu en isolement complet pendant deux ans. L’ingénieur n’a appris qu’une fois relâché que son amie avait été libérée, lors d’une opération commando israélienne.

Trump conditionne l’aide à l’Argentine à la survie politique de son allié Milei

“S’il ne gagne pas, nous partons”: Donald Trump a menacé mardi de couper les vivres à l’Argentine si son allié, le président ultralibéral Javier Milei, essuyait un revers lors des élections législatives à la fin du mois.”Je soutiens cet homme parce que sa philosophie est la bonne”, a dit le président américain pendant une visite de son homologue argentin à la Maison Blanche.”Je pense qu’il va gagner”, a encore dit le dirigeant républicain en référence au scrutin du 26 octobre en Argentine, en assénant: “S’il gagne nous restons avec lui et s’il ne gagne pas, nous partons.””Nos soutiens sont d’une certaine manière liés à qui remporte l’élection”, a aussi déclaré le président américain.Le message est on ne peut plus clair, alors que les Etats-Unis viennent de donner une bouffée d’oxygène à la troisième économie d’Amérique latine, malmenée sur les marchés financiers.Le Trésor américain a annoncé jeudi un échange bilatéral de devises, dit “swap”, pour 20 milliards de dollars, et une intervention directe sur le marché des changes pour soutenir le peso.Pendant une réunion avec Donald Trump et des membres de son gouvernement, Javier Milei a remercié le ministre des Finances Scott Bessent pour “l’immense travail” qu’il a effectué afin d’aider l’Argentine à “surmonter un problème de liquidité”.L’annonce américaine est intervenue alors même que les Etats-Unis commencent à sentir les effets d’une paralysie budgétaire qui entre dans sa troisième semaine, en raison d’un blocage parlementaire qui ne semble pas près de se dénouer.- Incertitude -Elle contraste avec la décision du gouvernement Trump de tailler massivement dans l’aide internationale au nom de la doctrine “America First” (“l’Amérique d’abord”). Cette approche diplomatique s’avère toutefois compatible avec le soutien de gouvernements étrangers jugés idéologiquement proches de Donald Trump.Le soutien américain intervient à un moment critique pour le dirigeant argentin. Le 26 octobre, il fera face à des élections législatives de mi-mandat indécises, qui vont déterminer sa marge de manœuvre parlementaire et sa capacité à gouverner pour ses deux ans restants de présidence.L’incertitude liée au scrutin – et au maintien ou non du cap d’austérité de Javier Milei – avait mis l’économie argentine à la merci de turbulences financières ces dernières semaines.”Les Etats-Unis ont perçu cette attaque contre l’Argentine, contre les idées de liberté, contre un allié stratégique, et c’est pourquoi ils nous ont apporté leur soutien”, a estimé M. Milei lundi.Cette aide américaine sert à “surmonter ce problème de liquidités que connaît l’Argentine à la suite d’attaques politiques par nos opposants, qui ne veulent pas que l’Argentine embrasse à nouveau les idées de la liberté”, a-t-il déclaré mardi à la Maison Blanche.- Rapprochement avec l’Amérique latine -Pour l’économiste et ancien président de la Banque centrale Martin Redrado, l’aide américaine correspond à “une assistance financière, une nouvelle passerelle”, venant après l’aide du FMI en avril (prêt de 20 milliards).”Mais l’Argentine ne peut pas aller de passerelle en passerelle”, estime-t-il, d’où l’importance, après l’élection, “d’armer un programme législatif s’attaquant aux problèmes de production et d’emploi”, dans un pays à plus de 40% d’emploi informel, et où le formel ne croit plus depuis 2011.Au-delà de l’Argentine, le président américain s’est félicité de voir un certain nombre de pays d’Amérique latine se rapprocher des Etats-Unis.”Il y a tellement de pays qui viennent vers nous”, s’est-il réjoui.Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a abondé dans son sens, en parlant de “8 ou 9, 10 pays, l’Argentine en tête, qui se sont alignés sur les Etats-Unis sur un sujet après l’autre lors d’événements internationaux”. Il a mentionné spécifiquement le Costa Rica et le Salvador.Le ministre, qui participait à la réunion avec le président argentin, a jugé que “l’une des évolutions les plus prometteuses” selon lui était la tenue dimanche d’une élection présidentielle en Bolivie. Elle verra s’affronter deux candidats de droite, après 20 ans de gouvernements de gauche dans le pays.Javier Milei a de son côté “félicité (Donald Trump) d’avoir compris la menace que représente le socialisme au XXIème siècle, dans le monde entier et pariculièrement en Amérique latine”.