AFP World

L’ex-président Medvedev, le tournant provocateur d’un ancien réformateur

Il y a quelques années encore, il passait pour un réformateur libéral au Kremlin. Mais l’ex-président russe Dmitri Medvedev se distingue depuis le début de l’invasion en Ukraine par ses sorties provocatrices, qui ont fini par déclencher la colère de Donald Trump.Est-ce une manière de rester dans la lumière, l’expression d’une ligne dure au sein …

L’ex-président Medvedev, le tournant provocateur d’un ancien réformateur Read More »

L’ex-président Medvedev, le tournant provocateur d’un ancien réformateur

Il y a quelques années encore, il passait pour un réformateur libéral au Kremlin. Mais l’ex-président russe Dmitri Medvedev se distingue depuis le début de l’invasion en Ukraine par ses sorties provocatrices, qui ont fini par déclencher la colère de Donald Trump.Est-ce une manière de rester dans la lumière, l’expression d’une ligne dure au sein de l’élite russe ou encore un moyen pour Moscou de défier les Occidentaux en préservant les canaux diplomatiques classiques de propos ouvertement outranciers? Sur ses comptes Telegram et X, l’ancien chef d’Etat (2008-2012) et Premier ministre (2012-2020) prend un tournant très offensif après le lancement de l’offensive russe sur l’Ukraine début 2022.Loin de son image de dirigeant modernisateur et féru de nouvelles technologies d’autrefois, il utilise des qualificatifs orduriers plutôt que de nommer le président ukrainien Volodymyr Zelensky, se délecte d’un supposé déclin des Européens et, régulièrement, brandit régulièrement le spectre d’une guerre nucléaire destructrice avec les Occidentaux.Ses messages reçoivent en général un écho limité, à la mesure d’une influence désormais restreinte en Russie, dont Dmitri Medvedev reste vice-président du Conseil de Sécurité. Mais ils ont fini par irriter le président des Etats-Unis, qui, contrairement au ton mesuré employé envers Vladimir Poutine, l’a vivement pris à partie. – “Main morte” -L’escalade a pris une tournure spectaculaire vendredi lorsque Donald Trump a écrit avoir “ordonné que deux sous-marins nucléaires soient positionnés dans les zones appropriées, au cas où ces déclarations idiotes et incendiaires soient plus sérieuses que cela”. Il a expliqué aux journalistes avoir réagi ainsi parce que l’ancien dirigeant russe, qui fêtera en septembre ses 60 ans, avait lui-même brandi la menace nucléaire.Après de premiers échanges par réseaux interposés, M. Medvedev avait en effet fustigé M. Trump en citant “la fameuse +main morte+”, une allusion à un système automatisé ultra-secret mis en place par l’Union soviétique pendant la Guerre froide pour prendre le contrôle de son arsenal nucléaire en cas de destruction de sa chaîne de commandement.Il s’était pourtant montré ces derniers mois plutôt cléments envers le républicain, saluant sa volonté de bousculer l’ordre économique mondial en brutalisant ses alliés traditionnels ou encore la manière dont il avait admonesté Volodymyr Zelensky à la Maison Blanche.A l’inverse, Dmitri Medvedev se montre très virulent envers les Européens en accusant Friedrich Merz, alors futur chancelier allemand, de “mentir comme Goebbels”, ministre de la Propagande de l’Allemagne nazie, ou de se réjouir des difficultés de la “méchante” présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.- Rock et iPhone -Né à Leningrad (aujourd’hui Saint-Pétersbourg) comme Vladimir Poutine, il a fait toute sa carrière dans l’ombre de son mentor. Mais ce juriste de formation, considéré comme l’un des meneurs de l’aile “libérale” du poutinisme, a été marginalisé par la montée en puissance du clan rival des “siloviki” (militaires et services de sécurité).Il entre dans les années 1990 au Comité des relations extérieures de la municipalité, alors dirigé par M. Poutine, qui le fait transférer à Moscou en 1999. Elu chef de l’Etat en 2000, Vladimir Poutine le nomme bientôt chef de l’administration présidentielle, puis en 2005 vice-Premier ministre.Dmitri Medvedev est élu président en 2008, M. Poutine ne pouvant enchaîner plus de deux mandats consécutifs. Mais, dans ce qui sera décrit comme une simple “permutation”, Vladimir Poutine est son Premier ministre avant de reprendre les rênes du pouvoir en 2012.Président, Dmitri Medvedev affiche une proximité avec son homologue américain Barack Obama en 2010, et sa volonté de relancer la relation avec les Etats-Unis.Cet amateur de rock, fan déclaré du groupe américain Linkin Park, cultive alors une image de modernité, se faisant présenter lors d’une visite dans la Silicon Valley un iPhone par le fondateur d’Apple Steve Jobs, ou inaugurant son compte Twitter dans les locaux de l’entreprise.En politique internationale, ce rapprochement se traduit par la simple abstention de la Russie, plutôt qu’un veto, lors du vote d’une résolution sur la Libye au Conseil de sécurité de l’ONU en 2011.Cette décision, qui permettra à l’Otan de lancer l’intervention militaire qui conduira au renversement de Kadhafi, suscitera la réprobation de Vladimir Poutine.Devenu Premier ministre après le retour au Kremlin de Vladimir Poutine en 2012, il s’efface progressivement, réduit aux questions techniques et captant le mécontentement des Russes face aux difficultés économiques.Il est finalement remercié début 2020, existant depuis surtout dans l’espace public par ses messages provocateurs.

Brésil: le juge chargé du procès Bolsonaro tient tête à Washington

Le juge de la Cour suprême du Brésil chargé du procès de l’ex-président Jair Bolsonaro a affirmé vendredi qu’il allait “ignorer” les sanctions qui lui ont été imposées par l’administration Trump, prévenant que la justice brésilienne ne se plierait pas aux “menaces”.Voix forte et colère froide, Alexandre de Moraes, magistrat aussi puissant que critiqué, a …

Brésil: le juge chargé du procès Bolsonaro tient tête à Washington Read More »

Brésil: le juge chargé du procès Bolsonaro tient tête à Washington

Le juge de la Cour suprême du Brésil chargé du procès de l’ex-président Jair Bolsonaro a affirmé vendredi qu’il allait “ignorer” les sanctions qui lui ont été imposées par l’administration Trump, prévenant que la justice brésilienne ne se plierait pas aux “menaces”.Voix forte et colère froide, Alexandre de Moraes, magistrat aussi puissant que critiqué, a tenu ces propos lors d’une séance solennelle très attendue du tribunal à Brasilia.Mercredi, le gouvernement américain a annoncé des sanctions contre lui, mais aussi une surtaxe punitive sur des produits brésiliens exportés vers les Etats-Unis. Motif: une supposée “chasse aux sorcières” contre l’ancien président d’extrême droite Jair Bolsonaro (2019-2022), actuellement jugé pour présumée tentative de coup d’Etat.Dans son discours, le juge devenu la bête noire du camp Bolsonaro a affirmé qu’il allait “ignorer les sanctions qui ont été imposées et continuer à travailler”.Selon lui, “la Cour suprême sera absolument inflexible dans la défense de la souveraineté nationale et son engagement en faveur de la démocratie”.Mercredi, le département du Trésor américain lui a infligé des sanctions économiques dans le cadre de la loi Magnitsky, utilisée habituellement contre des personnalités étrangères dans des cas d’atteintes aux droits humains ou de corruption.Le gouvernement de Donald Trump l’accuse d’avoir profité de sa position pour “cibler des opposants politiques, notamment l’ex-président Jair Bolsonaro, des journalistes, des réseaux sociaux américains et d’autres entreprises américaines et internationales”.Le magistrat, et la Cour suprême en général, ont adopté une posture très ferme en matière de lutte contre la désinformation sur les plateformes.- “Ouverts au dialogue” -Depuis le début de la crise ouverte par les premières annonces américaines début juillet, Donald Trump et le président brésilien de gauche Luiz Inacio Lula da Silva ne se sont pas parlé.”Il peut me parler quand il veut”, a déclaré vendredi le locataire de la Maison Blanche en réponse à une journaliste.”J’aime le peuple brésilien”, a-t-il poursuivi, tout en dénonçant les actions de “ceux qui dirigent le Brésil”.Peu après, Lula a semblé lui répondre en écrivant sur le réseau social X: “Nous avons toujours été ouverts au dialogue”. “Ce sont les Brésiliens et leurs institutions qui définissent les orientations du Brésil”, a-t-il insisté.Face aux pressions américaines, le gouvernement brésilien a défendu ces dernières semaines la “souveraineté” du pays. Voyant une “injustice” dans les droits de douane de 50% infligés à ses exportations à partir du 6 août, malgré de nombreuses exemptions, il mise sur la négociation pour obtenir gain de cause.La question reste de savoir si un contact entre les deux dirigeants va finir par se nouer.Vendredi, des manifestations contre cette surtaxe ont rassemblé quelques centaines de personnes devant l’ambassade des Etats-Unis à Brasilia et le consulat à Sao Paulo, ainsi qu’à Rio de Janeiro.Dans la mégalopole Sao Paulo, des manifestants ont brûlé un portrait de Donald Trump affublé de cornes de diable. Sur une grande banderole vert et jaune, couleurs du Brésil, on pouvait lire: “La souveraineté n’est pas négociable.”- “Attaque putschiste” -Les sanctions imposées par Washington entraînent notamment le gel des éventuels avoirs détenus aux Etats-Unis par le juge Moraes, déjà privé récemment de visa dans ce pays. Il “n’a pas de biens aux Etats-Unis”, a dit à l’AFP une source de la haute juridiction.Plus encore qu’au gouvernement Trump, le magistrat s’en est pris vendredi à ceux qui, au Brésil, ont “agi avec lâcheté et traîtrise dans le but de soumettre la Cour suprême à un Etat étranger”.Sans le nommer, il a ainsi visé au premier chef Eduardo Bolsonaro, fils de l’ex-président, qui a mis entre parenthèses son mandat de député pour exercer à Washington un efficace lobbying auprès de l’administration américaine contre les autorités brésiliennes, et notamment la magistrature.Alexandre de Moraes a aussi soutenu que ceux qui, dans le camp Bolsonaro, cherchent à “stimuler une crise économique” veulent “provoquer une instabilité sociale permettant une nouvelle attaque putschiste”.Dans son procès à la Cour suprême, Jair Bolsonaro est accusé d’avoir conspiré avec de proches collaborateurs pour se maintenir au pouvoir malgré sa défaite au scrutin de 2022 face à Lula. Il risque plus de 40 ans de prison.

Effondrement d’une mine au Chili: les recherches s’intensifient pour sauver cinq mineurs

Des équipes de secours ont intensifié leurs recherches vendredi pour retrouver cinq mineurs piégés au Chili après un effondrement qui a fait un mort dans la plus grande mine souterraine du monde.L’accident s’est produit jeudi après-midi dans la mine de cuivre d’El Teniente à la suite d’un “événement sismique” dont l’origine – naturelle ou bien …

Effondrement d’une mine au Chili: les recherches s’intensifient pour sauver cinq mineurs Read More »

Effondrement d’une mine au Chili: les recherches s’intensifient pour sauver cinq mineurs

Des équipes de secours ont intensifié leurs recherches vendredi pour retrouver cinq mineurs piégés au Chili après un effondrement qui a fait un mort dans la plus grande mine souterraine du monde.L’accident s’est produit jeudi après-midi dans la mine de cuivre d’El Teniente à la suite d’un “événement sismique” dont l’origine – naturelle ou bien provoquée par les forages – est encore à l’étude.Les activités de la mine ont été suspendues.La mine du groupe public Codelco produit 356.000 tonnes par an, soit 6,7% de la production de cuivre du Chili, premier fournisseur mondial de ce métal.”Nous ferons tout ce qui est humainement possible pour sauver les cinq travailleurs pris au piège. Toute notre expérience, toutes nos connaissances, toute notre énergie, toute notre force sont mises au service de cette cause et de cet objectif”, a déclaré Maximo Pacheco, président de Codelco, lors d’une conférence de presse vendredi après-midi.Les mineurs bloqués travaillaient à l’extension de cette mine à quelque 1.200 mètres de profondeur. L’exploitation compte 4.500 kilomètres de galeries.Plus d’une centaine de secouristes participent à l’opération, a indiqué le directeur général de la mine Andres Music. Ils connaissent l’endroit exact où se trouvent les travailleurs piégés dans El Teniente, car ils disposent de dispositifs de localisation, mais n’ont pas encore réussi à établir un contact, a-t-il précisé.”Les galeries sont fermées, elles sont effondrées”, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. Michael Miranda, un frère d’un des mineurs, a indiqué à l’AFP que les familles n’avaient pas été informées de la façon dont l’accident s’était produit.”Ils ne nous ont rien expliqué. Personne ne s’est approché pour en parler, pour nous dire si mon frère va bien ou pas, s’il est accompagné ou non”, a-t-il déploré devant les bureaux de Codelco dans la ville de Rancagua, à 100 kilomètres au sud de Santiago. L’épouse de ce mineur est enceinte “et personne de l’entreprise n’a pris contact avec elle. Pas de soutien psychologique, rien”, a-t-il ajouté.- Travail très délicat -Les 48 prochaines heures sont cruciales pour les opérations de recherche, auxquelles participent certains secouristes qui étaient parvenu à sauver 33 mineurs bloqués pendant 69 jours à plus de 600 mères de profondeur dans une mine du désert d’Atacama en 2010. Selon M. Pacheco, le travail de sauvetage consiste à enlever le matériel accumulé dans la galerie où les travailleurs sont piégés. Ils ont été localisés grâce aux appareils électroniques qu’ils portaient sur eux. “Nous effectuons ce travail avec des équipements autonomes et intelligents, télécommandés, et une équipe de sauvetage très spécialisée, car il s’agit d’un travail extraordinairement délicat”, a-t-il expliqué.La secousse, d’une magnitude de 4,2 selon les relevés, a causé la mort d’un travailleur et en a blessé neuf autres.”C’est l’un des événements les plus graves, sinon le plus grave, qu’ait connu le site d’El Teniente depuis des décennies”, a déclaré le directeur de la mine.”Ce que nous voulons ici, c’est qu’ils mènent une enquête approfondie. (…) Nous avons signalé de nombreuses irrégularités”, a assuré à l’AFP José Maldonado, leader syndical d’El Teniente.”La montagne est déjà saturée et commence à s’effondrer”, ce qui aurait provoqué l’affaissement et non un tremblement de terre, a-t-il accusé. Le Chili est le plus grand producteur mondial de cuivre, avec 5,3 millions de tonnes en 2024. Son industrie minière est l’une des plus sûres au monde. L’année dernière, le taux de mortalité était de 0,02%, selon le Service national de géologie et de mines.

A Rome, un million de jeunes catholiques attendus pour une veillée XXL avec le pape

Arrivée du pape en hélicoptère, sécurité maximale, nuit à la belle étoile: un million de jeunes catholiques du monde entier sont attendus samedi pour participer à Rome à une veillée de prière XXL avec Léon XIV, point d’orgue du Jubilé, “Année sainte” de l’Eglise catholique.Les pèlerins de 18 à 35 ans, originaires de 146 pays, afflueront toute la journée sur une vaste zone à Tor Vergata, dans la périphérie est de la capitale italienne, avant le lancement de la veillée à 20H30 (18H30 GMT).Ils passeront ensuite la nuit sur cette esplanade d’une centaine d’hectares, où ont été installés des écrans géants, jusqu’à la grande messe de clôture présidée par le pape américain dimanche matin.Le chef des 1,4 milliard de catholiques, déjà accueilli en rock star lundi soir sous les vivats et les flashs des smartphones place Saint-Pierre, doit arriver en hélicoptère à Tor Vergata et devrait s’offrir un nouveau bain de foule en “Papamobile”.Il s’exprimera ensuite depuis un imposant autel en bois de 1.400 m² installé pour l’occasion, aux côtés de milliers de prêtres, évêques et religieux.Astrid Colin, 18 ans, habitante du Puy-de-Dôme, attend avec impatience ce “moment de partage”. “La où j’habite, on est obligé de faire 20 km pour aller à la messe. C’est très étrange de se retrouver d’un coup entourée de tout un tas d’églises, avec des gens qui partagent la même foi que moi”, a-t-elle confié à l’AFP.L’organisation de l’évènement a constitué un défi logistique hors-norme pour les autorités, avec quelque 10.000 personnes déployées, dont des policiers et agents de la protection civile, et des mesures sanitaires – distribution de bouteilles d’eau et brumisateurs – pour aider les participants à surmonter la chaleur estivale romaine.- Confessionnal géant – Du Colisée aux abords du Vatican en passant par la place d’Espagne, des flots de pèlerins, exhibant les drapeaux de leurs pays ont inondé toute la semaine les transports et les artères de la Cité éternelle dans une ambiance festive, entre concerts, conférences et prières.Vendredi, le célèbre Circus Maximus, l’hippodrome où se déroulaient les courses de chars dans la Rome antique au pied du mont Palatin, s’est mué en vaste confessionnal à ciel ouvert: un millier de prêtres y ont entendu des dizaines de milliers de jeunes en dix langues différentes sous des tentes blanches.Fait inédit dans l’histoire deux fois millénaire de l’Eglise catholique, ce Jubilé a vu des évènements consacrés aux influenceurs, signe de l’importance croissante accordée par le Vatican à l’évangélisation sur les réseaux sociaux.Il s’agit aussi du premier grand rendez-vous de la jeunesse catholique avec Robert Francis Prevost, 69 ans, qui a succédé le 8 mai au très populaire pape François, décédé à 88 ans après 12 ans de pontificat.”Nous espérons que le pape parviendra à diffuser ses paroles même dans les pays du tiers-monde”, a affirmé à l’AFP Samarei Semos, 29 ans, originaire du Belize, qui a fait trois jours de voyage depuis le pays d’Amérique centrale pour se rendre à Rome.”C’est un pape qui a à cœur de rassembler toutes les tendances de l’Eglise, celles qui sont plus conservatrices et celles plus progressistes. Et ça c’est assez chouette”, a confié Alice Berry, 21 ans, étudiante en histoire-géographie en région parisienne.Ce rassemblement international est présenté comme le point d’orgue du Jubilé, “Année sainte” célébrée tous les 25 ans par l’Eglise catholique, lors de laquelle les pèlerins peuvent recevoir l'”indulgence plénière”, le pardon des péchés selon la tradition.Lors du Jubilé de l’an 2000, plus de deux millions de jeunes avaient participé à Rome aux Journées mondiales de la Jeunesse à l’appel du pape Jean-Paul II.

Trump déploie deux sous-marins nucléaires face à des commentaires “incendiaires” de Moscou

Donald Trump a ordonné vendredi le déploiement de deux sous-marins nucléaires en réaction à des commentaires “incendiaires” de l’ancien président russe Dmitri Medvedev, une poussée de fièvre qui intervient au moment où Washington durcit le ton envers Moscou sur la guerre en Ukraine.Conciliant envers Vladimir Poutine après son retour à la Maison Blanche, le milliardaire républicain a menacé ces derniers jours d’imposer de nouvelles sanctions contre la Russie, qui ignore ses ultimatums et intensifie ses bombardements sur l’Ukraine.Sur son réseau Truth Social, Donald Trump a écrit avoir “ordonné que deux sous-marins nucléaires soient positionnés dans les zones appropriées, au cas où ces déclarations idiotes et incendiaires soient plus sérieuses que cela”. “Les mots comptent et peuvent souvent avoir des conséquences imprévues, j’espère que cela ne sera pas le cas cette fois”, a averti le président des Etats-Unis.Il n’a pas précisé où exactement les sous-marins seraient envoyés, ni s’il s’agissait de submersibles à propulsion nucléaire ou porteurs d’ogives atomiques.Interrogé peu après sa décision par un présentateur de la chaîne Newsmax pour savoir si ces sous-marins étaient “plus proches de la Russie”, Donald Trump a simplement répondu avec un petit rire: “Oui, ils sont plus proches de la Russie”.Dmitri Medvedev a été président de la Russie de 2008 à 2012, entre deux mandats de Vladimir Poutine, et était alors considéré en Occident comme un réformiste et un modéré. Mais il a depuis 2022 multiplié les propos provocateurs, notamment sur la menace d’un conflit nucléaire, même si son influence sur la politique russe reste limitée.- Missiles hypersoniques -Jeudi, M. Medvedev avait fustigé M. Trump en citant “la fameuse +main morte+”, une allusion à un système automatisé ultra-secret mis en place par l’Union soviétique pendant la Guerre froide pour prendre le contrôle de son arsenal nucléaire en cas de destruction de sa chaîne de commandement.L’actuel numéro deux du Conseil de sécurité du pays avait jugé dans un autre message publié sur X le 28 juillet que chaque nouvel ultimatum fixé par le président américain pour mettre fin au conflit en Ukraine “était une menace et un pas vers la guerre” entre Russie et Etats-Unis.Les déclarations de Donald Trump interviennent aussi quelques heures après l’annonce par Vladimir Poutine que la Russie avait lancé la production en série de l’Orechnik, son missile hypersonique de dernière génération, qui peut porter une charge nucléaire. Il a répété que Moscou pourrait déployer prochainement ces missiles au Bélarus, allié de la Russie et frontalier de plusieurs pays de l’Otan et de l’UE.Le président américain avait opéré peu après son retour au pouvoir en janvier un rapprochement spectaculaire avec Vladimir Poutine, persuadé que sa bonne relation avec le dirigeant russe lui permettrait d’arrêter rapidement la guerre qui fait rage depuis l’offensive russe de février 2022.Le conflit a fait depuis des dizaines, voire des centaines de milliers de morts dans les deux pays.Le républicain de 79 ans somme désormais Moscou de cesser les hostilités d’ici la fin de semaine prochaine. Il envisage des sanctions dites “secondaires”, c’est-à-dire infligées aux pays qui achètent notamment du pétrole russe, dans le but de tarir cette source de revenus essentiels pour la machine de guerre russe.- Défenses saturées -Malgré ces menaces, l’AFP a analysé vendredi que les forces armées russes n’avaient jamais lancé autant de drones contre l’Ukraine qu’en juillet (6.297).Cela comprend une importante part de drones leurres, surtout destinés à saturer des systèmes de défense antiaérienne ukrainiens déjà mis à mal par l’intensité des attaques.Entre janvier et juin, la Russie a triplé le nombre de missiles envoyés sur l’Ukraine (77 contre 239, puis 198 en juillet), selon les données analysées par l’AFP à partir de chiffres fournis par Kiev.Ces attaques aériennes ont lieu toutes les nuits, poussant les habitants à se réfugier dans un abri, dans leur salle de bain ou dans les couloirs d’un métro, sous le vacarme des sirènes d’alerte.Dans la nuit de mercredi à jeudi, une attaque sur Kiev a tué 31 civils selon un nouveau bilan communiqué vendredi par les autorités, l’une des pires de ce type contre la capitale en plus de trois ans de guerre.Cinq enfants font partie des victimes, dont “le plus jeune n’avait que deux ans”, a déploré le président ukrainien, Volodymyr Zelensky.M. Poutine a malgré tout assuré vendredi vouloir une “paix durable” en Ukraine, M. Zelensky l’appelant, en réponse, à ce qu’ils se rencontrent pour négocier.burs-aue-nr/rle/eml

Trump déploie deux sous-marins nucléaires face à des commentaires “incendiaires” de Moscou

Donald Trump a ordonné vendredi le déploiement de deux sous-marins nucléaires en réaction à des commentaires “incendiaires” de l’ancien président russe Dmitri Medvedev, une poussée de fièvre qui intervient au moment où Washington durcit le ton envers Moscou sur la guerre en Ukraine.Conciliant envers Vladimir Poutine après son retour à la Maison Blanche, le milliardaire républicain a menacé ces derniers jours d’imposer de nouvelles sanctions contre la Russie, qui ignore ses ultimatums et intensifie ses bombardements sur l’Ukraine.Sur son réseau Truth Social, Donald Trump a écrit avoir “ordonné que deux sous-marins nucléaires soient positionnés dans les zones appropriées, au cas où ces déclarations idiotes et incendiaires soient plus sérieuses que cela”. “Les mots comptent et peuvent souvent avoir des conséquences imprévues, j’espère que cela ne sera pas le cas cette fois”, a averti le président des Etats-Unis.Il n’a pas précisé où exactement les sous-marins seraient envoyés, ni s’il s’agissait de submersibles à propulsion nucléaire ou porteurs d’ogives atomiques.Interrogé peu après sa décision par un présentateur de la chaîne Newsmax pour savoir si ces sous-marins étaient “plus proches de la Russie”, Donald Trump a simplement répondu avec un petit rire: “Oui, ils sont plus proches de la Russie”.Dmitri Medvedev a été président de la Russie de 2008 à 2012, entre deux mandats de Vladimir Poutine, et était alors considéré en Occident comme un réformiste et un modéré. Mais il a depuis 2022 multiplié les propos provocateurs, notamment sur la menace d’un conflit nucléaire, même si son influence sur la politique russe reste limitée.- Missiles hypersoniques -Jeudi, M. Medvedev avait fustigé M. Trump en citant “la fameuse +main morte+”, une allusion à un système automatisé ultra-secret mis en place par l’Union soviétique pendant la Guerre froide pour prendre le contrôle de son arsenal nucléaire en cas de destruction de sa chaîne de commandement.L’actuel numéro deux du Conseil de sécurité du pays avait jugé dans un autre message publié sur X le 28 juillet que chaque nouvel ultimatum fixé par le président américain pour mettre fin au conflit en Ukraine “était une menace et un pas vers la guerre” entre Russie et Etats-Unis.Les déclarations de Donald Trump interviennent aussi quelques heures après l’annonce par Vladimir Poutine que la Russie avait lancé la production en série de l’Orechnik, son missile hypersonique de dernière génération, qui peut porter une charge nucléaire. Il a répété que Moscou pourrait déployer prochainement ces missiles au Bélarus, allié de la Russie et frontalier de plusieurs pays de l’Otan et de l’UE.Le président américain avait opéré peu après son retour au pouvoir en janvier un rapprochement spectaculaire avec Vladimir Poutine, persuadé que sa bonne relation avec le dirigeant russe lui permettrait d’arrêter rapidement la guerre qui fait rage depuis l’offensive russe de février 2022.Le conflit a fait depuis des dizaines, voire des centaines de milliers de morts dans les deux pays.Le républicain de 79 ans somme désormais Moscou de cesser les hostilités d’ici la fin de semaine prochaine. Il envisage des sanctions dites “secondaires”, c’est-à-dire infligées aux pays qui achètent notamment du pétrole russe, dans le but de tarir cette source de revenus essentiels pour la machine de guerre russe.- Défenses saturées -Malgré ces menaces, l’AFP a analysé vendredi que les forces armées russes n’avaient jamais lancé autant de drones contre l’Ukraine qu’en juillet (6.297).Cela comprend une importante part de drones leurres, surtout destinés à saturer des systèmes de défense antiaérienne ukrainiens déjà mis à mal par l’intensité des attaques.Entre janvier et juin, la Russie a triplé le nombre de missiles envoyés sur l’Ukraine (77 contre 239, puis 198 en juillet), selon les données analysées par l’AFP à partir de chiffres fournis par Kiev.Ces attaques aériennes ont lieu toutes les nuits, poussant les habitants à se réfugier dans un abri, dans leur salle de bain ou dans les couloirs d’un métro, sous le vacarme des sirènes d’alerte.Dans la nuit de mercredi à jeudi, une attaque sur Kiev a tué 31 civils selon un nouveau bilan communiqué vendredi par les autorités, l’une des pires de ce type contre la capitale en plus de trois ans de guerre.Cinq enfants font partie des victimes, dont “le plus jeune n’avait que deux ans”, a déploré le président ukrainien, Volodymyr Zelensky.M. Poutine a malgré tout assuré vendredi vouloir une “paix durable” en Ukraine, M. Zelensky l’appelant, en réponse, à ce qu’ils se rencontrent pour négocier.burs-aue-nr/rle/eml

Trump déploie deux sous-marins nucléaires face à des commentaires “incendiaires” de Moscou

Donald Trump a ordonné vendredi le déploiement de deux sous-marins nucléaires en réaction à des commentaires “incendiaires” de l’ancien président russe Dmitri Medvedev, une poussée de fièvre qui intervient au moment où Washington durcit le ton envers Moscou sur la guerre en Ukraine.Conciliant envers Vladimir Poutine après son retour à la Maison Blanche, le milliardaire …

Trump déploie deux sous-marins nucléaires face à des commentaires “incendiaires” de Moscou Read More »