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Chassé-croisé: plus de 1.000 km de bouchons sur la route des vacances

Plus de 1.000 km de bouchons cumulés ont été enregistrés, en milieu de journée samedi, avant de largement se résorber, pour ce traditionnel chassé-croisé de l’été entre juillettistes et aoûtiens.Le pic des embouteillages a été atteint à 12h05, avec un cumulé de 1.078,9 km, selon Bison futé, non loin du record de 1.086,5 km.Les congestions se sont depuis nettement amoindries : vers 17h00, elles n’étaient plus que de 520 km et elles devraient être plus ou moins résorbées d’ici à la soirée, selon Bison futé.L’agence publique d’information routière avait averti d’une circulation “extrêmement difficile” en ce samedi classé au niveau national noir dans le sens des départs et orange dans celui des retours. Il est classé rouge pour la zone Arc méditerranéen dans le sens des retours. Dans la longue file de voitures attendant d’entrer dans le tunnel du Mont-Blanc, on essaie de prendre son mal en patience: “On ne s’attendait pas à avoir deux heures de bouchon mais ça fait partie des vacances”, témoigne auprès de l’AFP Frédéric Raimbault, venu du Mans et bloqué dans les bouchons avant le tunnel pour l’Italie, où Bison Futé indiquait un temps d’attente de deux heures environ.”On sait que là où on va, on a du soleil donc c’est pas grave”, ajoute avec le même stoïcisme Sonia Zebboudj, venue de Chateauroux et en route pour l’Italie où elle célébrera son mariage. “On est parti à 1h du matin. Nuit blanche mais tout va bien”, raconte la future mariée, qui voyage avec enfants et amis.Pour ce premier weekend d’août, c’est une nouvelle fois la zone “Arc méditerranéen” qui a été la plus touchée avec un volume maximal de bouchons atteint vers 12h00 de 314 km cumulés. Les routes vers les plages de l’Atlantique étaient elles aussi largement encombrées, avec plus de 80 km d’embouteillages sur l’A10. Patientant sur une aire en Gironde, Valérie attendait “tout simplement que ça passe”. “On fait la petite pause pour le chien. On va pique-niquer tranquille”, expliquait cette entrepreneuse de 57 ans sur une aire d’autoroute à Cestas, à une vingtaine de kilomètre au sud de Bordeaux.”Parce que là, on est à l’arrêt, donc de toute façon, ça sert à rien d’être dans la voiture, on est mieux là, il y a des pins et ça commence à sentir bon les vacances”, ajoute-t-elle.Pour la zone Ile de France, le volume maximal de bouchons a été atteint vers 11h55 avec 38 km cumulés. Vers 17h00, la circulation s’était largement améliorée, les principaux points noirs restant comme à l’accoutumée en direction de la Méditerranée, avec environ 100 km de bouchons, sur l’A7, et 60 sur l’A9.- 3h05 de Lyon à Orange -L’A75, qui traverse le Massif Central, est également impactée, avec 40 km de bouchons environ.En fin d’après-midi, le temps de circulation sur l’A7 entre le sud de Lyon et Orange (Vaucluse) était de 3h05 au lieu d’1h35 en temps normal, et de 2h25 au lieu d’1h40 entre sur l’A9 entre Orange et Narbonne, selon le compte X de Vinci Autoroutes, qui gère ces axes.Les difficultés de ce chassé-croisé, qui doivent s’étaler jusqu’à lundi, avaient déjà commencé vendredi, journée classée rouge pour les départs, des Hauts-de-France à la Bretagne, en passant par la Normandie, l’Ile-de-France et la région Auvergne-Rhône-Alpes. La circulation a été dense vendredi du début de la matinée jusqu’en milieu de soirée.La journée de dimanche est classée jaune dans le sens des départs. burx-lv/hj

Mondiaux de natation: Maxime Grousset, papillon doré

Cinq jours après son titre sur 50 m papillon, Maxime Grousset a récidivé samedi en se couvrant d’or sur 100 m papillon aux Championnats du monde de natation de Singapour, signant une performance qui le place parmi les très grands de la discipline. Le Néo-Calédonien s’est imposé en 49 sec 62, pulvérisant son propre record de France (50 sec 11), devant le Suisse Noè Ponti (49 sec 83) et le Canadien Ilya Kharun (50 sec 07). Surtout, il signe là la troisième meilleure performance de l’histoire sur la distance; seul l’Américain Caeleb Dressel a nagé plus vite. “C’est fou! Je voulais taper un grand coup, je me suis senti vraiment bien en série puis en demie, et ce matin, je me suis senti encore mieux. Bien reposé, bien dormi, serein. J’avais envie de faire une belle course, de gagner, voilà c’est fait!”, a-t-il lancé. Malgré un temps de réaction moyen sur le plot, Grousset pointait en tête à mi-course, en avance sur le record du monde, avant d’être rattrapé par plusieurs adversaires après le virage. Mais il a ensuite fait parler sa puissance dans les 25 derniers mètres pour conserver la tête et s’envoler vers le titre. Euphorique, il a frappé l’eau de toute ses forces au moment de savourer sa victoire. “J’ai bien senti ce +flow+ surtout sur le premier 50. Sur le deuxième, c’était plutôt au mental car je commençais à craquer un peu à la fin. Je sentais que Noè me rattrapait donc ce n’était pas si évident que ça. Mais j’ai vraiment kiffé”, a-t-il ajouté, redescendu de ses émotions en fin de soirée. – Derrière Dressel, devant Phelps -À 26 ans, il devient au passage le deuxième meilleur performeur de tous les temps derrière la star Dressel, champion olympique en 2021 à Tokyo, et dépasse au classement le Hongrois Kristof Milak, sacré à Paris l’an dernier, ou encore la légende Michael Phelps. Plutôt spécialiste de la nage libre, Grousset était pourtant venu un peu par hasard au papillon, au détour d’une compétition de travail en 2023. “Je sens cette nage, je n’ai pas eu besoin de l’apprivoiser, c’est d’instinct, je me sens bien en papillon. Je suis un nageur qui a de la puissance et faire du papillon, cela m’aide à canaliser cette puissance”, a-t-il expliqué. Il décroche le troisième titre de sa carrière aux Mondiaux, lui qui s’était déjà couvert d’or sur cette distance en 2023, et sa septième médaille au total en individuel.Mais samedi, il a encore ajouté une autre médaille à son palmarès, en remportant une heure plus tard le bronze avec le relais bleu du 4×100 m nage libre mixte. À peine le temps de savourer sa deuxième “Marseillaise” de la semaine, qu’il s’est élancé dans la foulée en premier relayeur, lançant idéalement Yann Le Goff, Marie Wattel et Beryl Gastaldello. – La médaille du collectif -“Pas facile de se mettre derrière le plot et d’être concentré cinq minutes après”, a-t-il reconnu. “Cela s’est vu, c’était un peu dur. J’ai fait un bon chrono mais c’était plus dur qu’en individuel.”Propulsés au rang de favoris au podium après les éliminations surprise de l’Australie et de la Chine en séries, les Bleus se sont montrés au rendez-vous, concluant la course en 3 min 21 sec 35. “Le bronze fait plaisir au collectif, ça fait du bien, c’est autre chose de gagner une médaille en individuel et en collectif”, a-t-il apprécié. La victoire est allée au relais américain, qui a amélioré le record du monde en 3 min 18 sec 48, tandis que le relais russe a pris la médaille d’argent.Le relais apporte à la France sa sixième médaille depuis le début de ces Mondiaux. Pour la dernière journée de compétition dimanche, les Bleus devraient avoir deux dernières chances de podiums avec Léon Marchand, en lice dans le 400 m quatre nages et dans le relais 4×100 m quatre nages masculin. 

Washington ou Houston: où exposer l’emblématique navette spatiale américaine Discovery?

Niché dans un recoin du budget promulgué par Donald Trump en juillet, un article de loi fait polémique aux Etats-Unis: l’emblématique navette spatiale Discovery pourrait quitter son musée près de la capitale fédérale pour le centre spatial de Houston au Texas.Mais la Smithsonian Institution, administration indépendante qui exploite une vingtaine de musées nationaux et gratuits, principalement à Washington, dont celui de l’Air et de l’Espace, s’oppose dorénavant à ce que le Congrès à courte majorité républicaine s’approprie Discovery. Véritable patrimoine national, l’engin a fait pendant trois décennies la fierté de l’agence spatiale américaine Nasa et de tout un pays.”La Smithsonian Institution possède Discovery et a la confiance de l’opinion publique américaine”, a affirmé vendredi dans un communiqué transmis à l’AFP le réseau de musées.”En 2012, la Nasa a transféré +tous les droits, titres et propriété+ de la navette à la Smithsonian”, poursuit le texte qui rappelle que Discovery est l’une “des pièces majeures” du musée national de l’Air et de l’Espace, qui se partage entre un établissement au coeur de Washington et un immense hangar à Chantilly, en Virginie, tout près de l’aéroport international Dulles.Cette polémique survient alors que la Maison Blanche exerce depuis des mois des pressions sur la Smithsonian pour tenter de la reprendre en main.La présidence a d’abord tenté de renvoyer la directrice de la National Portrait Gallery, avant que Kim Sajet ne démissionne en juin.En mars, Donald Trump a signé un décret visant à contrôler le contenu des musées accusés de “révisionnisme historique” et d'”endoctrinement idéologique” dans les années 2010, sous les mandats de son prédécesseur Barack Obama. – “Rapporter la navette à la maison” -La tentative pour faire déménager Discovery a débuté en avril par une proposition de loi du sénateur du Texas, John Cornyn, destinée à “rapporter la navette spatiale à la maison”.Mais le texte, bloqué pendant des semaines, a finalement été noyé dans la “grande et belle loi” budgétaire que Donald Trump a promulguée le 4 juillet. Transporter Discovery coûterait entre 85 millions et 325 millions de dollars selon diverses estimations et le ministre actuel des Transports Sean Duffy, administrateur de la Nasa par intérim, a jusqu’à dimanche pour prendre une décision.Il y aurait aussi une difficulté technique de taille: les deux Boeing 747 sur lesquels était juchée la navette sont l’un hors service et l’autre au musée.Nicholas O’Donnell, avocat au cabinet Sullivan & Worcester, dit à l’AFP ne “pas croire que le ministre Duffy ou quiconque au sein du gouvernement fédéral ait plus d’autorité que vous ou moi pour ordonner le déménagement de Discovery”.En outre, pointe aussi auprès de l’AFP l’historien de la conquête spatiale Robert Pearlman, lors du processus de sélection du Texas pour héberger Discovery, “il n’y avait pas beaucoup de soutien à Houston”, pourtant siège du Centre spatial Lyndon B. Johnson.Discovery a cessé de voler en 2011 après 39 missions — dont le lancement en 1990 du télescope Hubble — 365 jours dans l’espace et 5.830 rotations autour de la Terre.Elle a rejoint la Virginie en 2012 et les autres navettes Atlantis, Endeavour et le prototype Enterprise ont été cédées à la Floride, à la Californie et à New York.

Washington ou Houston: où exposer l’emblématique navette spatiale américaine Discovery?

Niché dans un recoin du budget promulgué par Donald Trump en juillet, un article de loi fait polémique aux Etats-Unis: l’emblématique navette spatiale Discovery pourrait quitter son musée près de la capitale fédérale pour le centre spatial de Houston au Texas.Mais la Smithsonian Institution, administration indépendante qui exploite une vingtaine de musées nationaux et gratuits, …

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Washington ou Houston: où exposer l’emblématique navette spatiale américaine Discovery?

Niché dans un recoin du budget promulgué par Donald Trump en juillet, un article de loi fait polémique aux Etats-Unis: l’emblématique navette spatiale Discovery pourrait quitter son musée près de la capitale fédérale pour le centre spatial de Houston au Texas.Mais la Smithsonian Institution, administration indépendante qui exploite une vingtaine de musées nationaux et gratuits, principalement à Washington, dont celui de l’Air et de l’Espace, s’oppose dorénavant à ce que le Congrès à courte majorité républicaine s’approprie Discovery. Véritable patrimoine national, l’engin a fait pendant trois décennies la fierté de l’agence spatiale américaine Nasa et de tout un pays.”La Smithsonian Institution possède Discovery et a la confiance de l’opinion publique américaine”, a affirmé vendredi dans un communiqué transmis à l’AFP le réseau de musées.”En 2012, la Nasa a transféré +tous les droits, titres et propriété+ de la navette à la Smithsonian”, poursuit le texte qui rappelle que Discovery est l’une “des pièces majeures” du musée national de l’Air et de l’Espace, qui se partage entre un établissement au coeur de Washington et un immense hangar à Chantilly, en Virginie, tout près de l’aéroport international Dulles.Cette polémique survient alors que la Maison Blanche exerce depuis des mois des pressions sur la Smithsonian pour tenter de la reprendre en main.La présidence a d’abord tenté de renvoyer la directrice de la National Portrait Gallery, avant que Kim Sajet ne démissionne en juin.En mars, Donald Trump a signé un décret visant à contrôler le contenu des musées accusés de “révisionnisme historique” et d'”endoctrinement idéologique” dans les années 2010, sous les mandats de son prédécesseur Barack Obama. – “Rapporter la navette à la maison” -La tentative pour faire déménager Discovery a débuté en avril par une proposition de loi du sénateur du Texas, John Cornyn, destinée à “rapporter la navette spatiale à la maison”.Mais le texte, bloqué pendant des semaines, a finalement été noyé dans la “grande et belle loi” budgétaire que Donald Trump a promulguée le 4 juillet. Transporter Discovery coûterait entre 85 millions et 325 millions de dollars selon diverses estimations et le ministre actuel des Transports Sean Duffy, administrateur de la Nasa par intérim, a jusqu’à dimanche pour prendre une décision.Il y aurait aussi une difficulté technique de taille: les deux Boeing 747 sur lesquels était juchée la navette sont l’un hors service et l’autre au musée.Nicholas O’Donnell, avocat au cabinet Sullivan & Worcester, dit à l’AFP ne “pas croire que le ministre Duffy ou quiconque au sein du gouvernement fédéral ait plus d’autorité que vous ou moi pour ordonner le déménagement de Discovery”.En outre, pointe aussi auprès de l’AFP l’historien de la conquête spatiale Robert Pearlman, lors du processus de sélection du Texas pour héberger Discovery, “il n’y avait pas beaucoup de soutien à Houston”, pourtant siège du Centre spatial Lyndon B. Johnson.Discovery a cessé de voler en 2011 après 39 missions — dont le lancement en 1990 du télescope Hubble — 365 jours dans l’espace et 5.830 rotations autour de la Terre.Elle a rejoint la Virginie en 2012 et les autres navettes Atlantis, Endeavour et le prototype Enterprise ont été cédées à la Floride, à la Californie et à New York.

Début du rassemblement pour la veillée géante avec le pape

Des milliers de jeunes catholiques du monde entier ont commencé samedi à se rassembler pour participer à Rome à une gigantesque veillée de prière avec Léon XIV, point d’orgue du Jubilé, “Année sainte” de l’Eglise catholique.Une foule de pèlerins était réunie dans la matinée sur le vaste espace ouvert du quartier de Tor Vergata, à l’est de Rome, où le pape mènera la veillée, le sol étant déjà parsemé de couvertures et de matelas.Les pèlerins de 18 à 35 ans, originaires de 146 pays, afflueront toute la journée vers Tor Vergata avant le lancement de la veillée à 20H30 (18H30 GMT). Près d’un million de personnes sont attendues.Ils passeront ensuite la nuit sur cette esplanade d’une centaine d’hectares, où ont été installés des écrans géants, jusqu’à la grande messe de clôture présidée par le pape américain dimanche matin.Le chef des 1,4 milliard de catholiques, déjà accueilli en rock star lundi soir sous les vivats et les flashs des smartphones place Saint-Pierre, doit arriver en hélicoptère à Tor Vergata et devrait s’offrir un nouveau bain de foule en “Papamobile”.Il s’exprimera ensuite depuis un imposant autel en bois de 1.400 mètres carrés installé pour l’occasion, aux côtés de milliers de prêtres, évêques et religieux.Astrid Colin, 18 ans, habitante du Puy-de-Dôme, attend avec impatience ce “moment de partage”. “Là où j’habite, on est obligé de faire vingt kilomètres pour aller à la messe. C’est très étrange de se retrouver d’un coup entourée de tout un tas d’églises, avec des gens qui partagent la même foi que moi”, a-t-elle confié à l’AFP.Portant un drapeau espagnol et chargée d’un lourd sac à dos, Victoria Perez, 21 ans, se réjouissait d’arriver tôt “pour pouvoir voir le pape de près”.”C’est la première fois que je vais le voir et j’ai hâte, alors je voulais arriver tôt pour avoir une bonne place”, explique à l’AFP la jeune femme, impatiente de vivre cette “nuit de prières à la belle étoile”.L’organisation de l’événement a constitué un défi logistique hors-norme pour les autorités, avec quelque 10.000 personnes déployées, dont des policiers et agents de la protection civile, et des mesures sanitaires – distribution de bouteilles d’eau et brumisateurs – pour aider les participants à surmonter la chaleur estivale romaine.- Confessionnal géant – Du Colisée aux abords du Vatican en passant par la place d’Espagne, des flots de pèlerins, exhibant les drapeaux de leurs pays, ont inondé toute la semaine les transports et les artères de la Cité éternelle dans une ambiance festive, entre concerts, conférences et prières.Vendredi, le célèbre Circus Maximus, l’hippodrome où se déroulaient les courses de chars dans la Rome antique au pied du mont Palatin, s’est mué en vaste confessionnal à ciel ouvert: un millier de prêtres y ont entendu des dizaines de milliers de jeunes en dix langues différentes sous des tentes blanches.Fait inédit dans l’histoire deux fois millénaire de l’Eglise catholique, ce Jubilé a vu des évènements consacrés aux influenceurs, signe de l’importance croissante accordée par le Vatican à l’évangélisation sur les réseaux sociaux.Il s’agit aussi du premier grand rendez-vous de la jeunesse catholique avec Robert Francis Prevost, 69 ans, qui a succédé le 8 mai au très populaire pape François, décédé à 88 ans après 12 ans de pontificat.”Nous espérons que le pape parviendra à diffuser ses paroles même dans les pays du tiers-monde”, a affirmé à l’AFP Samarei Semos, 29 ans, originaire du Belize, qui a fait trois jours de voyage depuis le pays d’Amérique centrale pour se rendre à Rome.”C’est un pape qui a à cœur de rassembler toutes les tendances de l’Eglise, celles qui sont plus conservatrices et celles plus progressistes. Et ça c’est assez chouette”, a confié Alice Berry, 21 ans, étudiante en histoire-géographie en région parisienne.Ce rassemblement international est présenté comme le point d’orgue du Jubilé, “Année sainte” célébrée tous les 25 ans par l’Eglise catholique, lors de laquelle les pèlerins peuvent recevoir l'”indulgence plénière”, le pardon des péchés selon la tradition.Lors du Jubilé de l’an 2000, plus de deux millions de jeunes avaient participé à Rome aux Journées mondiales de la Jeunesse à l’appel du pape Jean-Paul II.

Début du rassemblement pour la veillée géante avec le pape

Des milliers de jeunes catholiques du monde entier ont commencé samedi à se rassembler pour participer à Rome à une gigantesque veillée de prière avec Léon XIV, point d’orgue du Jubilé, “Année sainte” de l’Eglise catholique.Une foule de pèlerins était réunie dans la matinée sur le vaste espace ouvert du quartier de Tor Vergata, à l’est de Rome, où le pape mènera la veillée, le sol étant déjà parsemé de couvertures et de matelas.Les pèlerins de 18 à 35 ans, originaires de 146 pays, afflueront toute la journée vers Tor Vergata avant le lancement de la veillée à 20H30 (18H30 GMT). Près d’un million de personnes sont attendues.Ils passeront ensuite la nuit sur cette esplanade d’une centaine d’hectares, où ont été installés des écrans géants, jusqu’à la grande messe de clôture présidée par le pape américain dimanche matin.Le chef des 1,4 milliard de catholiques, déjà accueilli en rock star lundi soir sous les vivats et les flashs des smartphones place Saint-Pierre, doit arriver en hélicoptère à Tor Vergata et devrait s’offrir un nouveau bain de foule en “Papamobile”.Il s’exprimera ensuite depuis un imposant autel en bois de 1.400 mètres carrés installé pour l’occasion, aux côtés de milliers de prêtres, évêques et religieux.Astrid Colin, 18 ans, habitante du Puy-de-Dôme, attend avec impatience ce “moment de partage”. “Là où j’habite, on est obligé de faire vingt kilomètres pour aller à la messe. C’est très étrange de se retrouver d’un coup entourée de tout un tas d’églises, avec des gens qui partagent la même foi que moi”, a-t-elle confié à l’AFP.Portant un drapeau espagnol et chargée d’un lourd sac à dos, Victoria Perez, 21 ans, se réjouissait d’arriver tôt “pour pouvoir voir le pape de près”.”C’est la première fois que je vais le voir et j’ai hâte, alors je voulais arriver tôt pour avoir une bonne place”, explique à l’AFP la jeune femme, impatiente de vivre cette “nuit de prières à la belle étoile”.L’organisation de l’événement a constitué un défi logistique hors-norme pour les autorités, avec quelque 10.000 personnes déployées, dont des policiers et agents de la protection civile, et des mesures sanitaires – distribution de bouteilles d’eau et brumisateurs – pour aider les participants à surmonter la chaleur estivale romaine.- Confessionnal géant – Du Colisée aux abords du Vatican en passant par la place d’Espagne, des flots de pèlerins, exhibant les drapeaux de leurs pays, ont inondé toute la semaine les transports et les artères de la Cité éternelle dans une ambiance festive, entre concerts, conférences et prières.Vendredi, le célèbre Circus Maximus, l’hippodrome où se déroulaient les courses de chars dans la Rome antique au pied du mont Palatin, s’est mué en vaste confessionnal à ciel ouvert: un millier de prêtres y ont entendu des dizaines de milliers de jeunes en dix langues différentes sous des tentes blanches.Fait inédit dans l’histoire deux fois millénaire de l’Eglise catholique, ce Jubilé a vu des évènements consacrés aux influenceurs, signe de l’importance croissante accordée par le Vatican à l’évangélisation sur les réseaux sociaux.Il s’agit aussi du premier grand rendez-vous de la jeunesse catholique avec Robert Francis Prevost, 69 ans, qui a succédé le 8 mai au très populaire pape François, décédé à 88 ans après 12 ans de pontificat.”Nous espérons que le pape parviendra à diffuser ses paroles même dans les pays du tiers-monde”, a affirmé à l’AFP Samarei Semos, 29 ans, originaire du Belize, qui a fait trois jours de voyage depuis le pays d’Amérique centrale pour se rendre à Rome.”C’est un pape qui a à cœur de rassembler toutes les tendances de l’Eglise, celles qui sont plus conservatrices et celles plus progressistes. Et ça c’est assez chouette”, a confié Alice Berry, 21 ans, étudiante en histoire-géographie en région parisienne.Ce rassemblement international est présenté comme le point d’orgue du Jubilé, “Année sainte” célébrée tous les 25 ans par l’Eglise catholique, lors de laquelle les pèlerins peuvent recevoir l'”indulgence plénière”, le pardon des péchés selon la tradition.Lors du Jubilé de l’an 2000, plus de deux millions de jeunes avaient participé à Rome aux Journées mondiales de la Jeunesse à l’appel du pape Jean-Paul II.

La capsule Crew Dragon de SpaceX arrimée à l’ISS

Un équipage de quatre personnes, dont un Russe, à bord de la capsule SpaceX Crew Dragon, s’est amarré samedi à la Station spatiale internationale (ISS), où ils séjourneront pendant environ six mois.”L’amarrage a été confirmé”, a posté SpaceX sur les réseaux sociaux, accompagné d’une vidéo montrant le contact avec l’ISS à 06H27 GMT, loin au-dessus du sud-est de l’océan Pacifique.Les astronautes américains Zena Cardman et Mike Fincke, le Japonais Kimiya Yui et le cosmonaute de Roscosmos Oleg Platonov ont décollé vendredi matin du Centre spatial Kennedy en Floride, leur capsule étant montée sur une fusée Falcon 9.Il s’agit de la onzième mission de rotation d’équipage vers l’ISS dans le cadre du programme Commercial Crew de la Nasa, créé pour succéder à l’ère de la navette spatiale en s’associant à l’industrie privée.”Nous avons des boissons fraîches, de la nourriture chaude et nous vous attendons. A bientôt”, a dit l’équipage de l’ISS aux nouveaux arrivants peu après le contact, selon la vidéo mise en ligne.”Bonjour la station spatiale, Crew-11 est ici et nous sommes très heureux de nous joindre à vous”, a répondu Mike Fincke.Durant sa mission de six mois, Crew-11 simulera des scénarios d’alunissage qui pourraient se produire près du pôle sud lunaire dans le cadre du programme Artemis mené par les Etats-Unis pour retourner sur la Lune.Ils testeront également les effets de la gravité sur la capacité des astronautes à piloter des vaisseaux spatiaux, y compris les futurs atterrisseurs lunaires.Habitée en permanence depuis 2000, le laboratoire volant qu’est l’ISS sert de banc d’essai essentiel pour la recherche sur l’exploration spatiale, notamment concernant les missions éventuelles vers Mars.Crew-11 détient également à son bord des fruits, des grenades d’Arménie, qui seront comparées à un lot témoin resté sur Terre afin d’étudier l’influence de la microgravité sur la croissance des cultures.Modèle de coopération internationale réunissant l’Europe, le Japon, les Etats-Unis et la Russie, l’ISS a commencé à être assemblée en 1998. Sa mise à la retraite était prévue en 2024, mais la Nasa a estimé qu’elle pouvait fonctionner jusqu’en 2030.

La capsule Crew Dragon de SpaceX arrimée à l’ISS

Un équipage de quatre personnes, dont un Russe, à bord de la capsule SpaceX Crew Dragon, s’est amarré samedi à la Station spatiale internationale (ISS), où ils séjourneront pendant environ six mois.”L’amarrage a été confirmé”, a posté SpaceX sur les réseaux sociaux, accompagné d’une vidéo montrant le contact avec l’ISS à 06H27 GMT, loin au-dessus du sud-est de l’océan Pacifique.Les astronautes américains Zena Cardman et Mike Fincke, le Japonais Kimiya Yui et le cosmonaute de Roscosmos Oleg Platonov ont décollé vendredi matin du Centre spatial Kennedy en Floride, leur capsule étant montée sur une fusée Falcon 9.Il s’agit de la onzième mission de rotation d’équipage vers l’ISS dans le cadre du programme Commercial Crew de la Nasa, créé pour succéder à l’ère de la navette spatiale en s’associant à l’industrie privée.”Nous avons des boissons fraîches, de la nourriture chaude et nous vous attendons. A bientôt”, a dit l’équipage de l’ISS aux nouveaux arrivants peu après le contact, selon la vidéo mise en ligne.”Bonjour la station spatiale, Crew-11 est ici et nous sommes très heureux de nous joindre à vous”, a répondu Mike Fincke.Durant sa mission de six mois, Crew-11 simulera des scénarios d’alunissage qui pourraient se produire près du pôle sud lunaire dans le cadre du programme Artemis mené par les Etats-Unis pour retourner sur la Lune.Ils testeront également les effets de la gravité sur la capacité des astronautes à piloter des vaisseaux spatiaux, y compris les futurs atterrisseurs lunaires.Habitée en permanence depuis 2000, le laboratoire volant qu’est l’ISS sert de banc d’essai essentiel pour la recherche sur l’exploration spatiale, notamment concernant les missions éventuelles vers Mars.Crew-11 détient également à son bord des fruits, des grenades d’Arménie, qui seront comparées à un lot témoin resté sur Terre afin d’étudier l’influence de la microgravité sur la croissance des cultures.Modèle de coopération internationale réunissant l’Europe, le Japon, les Etats-Unis et la Russie, l’ISS a commencé à être assemblée en 1998. Sa mise à la retraite était prévue en 2024, mais la Nasa a estimé qu’elle pouvait fonctionner jusqu’en 2030.