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“Neutralité carbone”: TotalEnergies condamnée pour pratiques commerciales trompeuses
La compagnie pétrolière TotalEnergies a été condamnée jeudi par la justice française pour pratiques commerciales trompeuses, pour avoir induit en erreur ses clients en vantant ses engagements vers la neutralité carbone d’ici 2050, un précédent salué par les associations anti-greenwashing.TotalEnergies a relativisé la portée du jugement en soulignant qu’il ne concernait que sa communication vers ses clients et ne lui interdisait donc pas de parler de neutralité carbone dans sa communication institutionnelle, plus générale.Mais il s’agit du “premier jugement au monde qui statue qu’un grand groupe pétrolier et gazier a trompé le public en verdissant son image”, fait valoir l’ONG ClientEarth qui suit de près la jurisprudence sur le greenwashing contre l’industrie pétrolière et gazière.Le tribunal judiciaire de Paris a estimé que TotalEnergies et sa filiale TotalEnergies électricité et gaz avaient fait état d’allégations environnementales, à partir du site commercial totalenergies.fr, qui “étaient susceptibles d’altérer le comportement d’achat du consommateur” et de l'”induire en erreur”, faute pour le groupe d’avoir précisé explicitement qu’il avait son propre scenario pour atteindre la neutralité carbone, et qu’il continuait à augmenter ses investissements dans le pétrole et le gaz.Le tribunal juge “qu’en visant l’objectif de neutralité carbone, au sens de l’Accord de Paris, le groupe faisait comprendre au consommateur qu’il se référait aux préconisations de la communauté scientifique alignées sur l’Accord de Paris, qui recommande de réduire immédiatement la production d’énergies fossiles”, selon son communiqué.La juridiction civile a en revanche rejeté les demandes des associations concernant les allégations de TotalEnergies sur le gaz fossile et les agro-carburants, qui ne peuvent être assimilées à des publicités.Elle n’a pas non plus condamné la compagnie sur sa communication institutionnelle, relevant d’autres normes juridiques, ou ses publicités passées sur la vente d’électricité et de gaz, ce dont le groupe s’est félicité.”TotalEnergies SE prend acte du jugement du tribunal judiciaire de Paris qui a rejeté l’essentiel des demandes formulées à l’encontre de TotalEnergies SE, en particulier celles relatives à la communication institutionnelle”, a indiqué dans un communiqué le groupe, sans préciser s’il ferait appel.- “Avertissement” -Le tribunal avait été saisi en 2022 au civil par les ONG Greenpeace France, Les Amis de la Terre France et Notre Affaire à tous.Elles se sont immédiatement félicitées d'”un précédent juridique majeur contre la désinformation climatique des majors pétrolières”.La décision apporte une nouvelle pierre dans la jurisprudence sur le greenwashing ou écoblanchiment – le fait de se présenter plus vertueux sur l’environnement qu’en réalité – non seulement en France mais en Europe et au-delà.Des tribunaux et régulateurs européens ont déjà épinglé pour écoblanchiment les compagnies aériennes KLM en 2024 et Lufthansa en mars, et d’autres entreprises dans l’alimentation et d’autres secteurs.”Ce jugement historique envoie un avertissement aux autres majors pétrogazières d’Europe et d’ailleurs: affirmer faire partie de la transition tout en développant de nouveaux projets fossiles a désormais un prix judiciaire établi”, a réagi Johnny White, juriste de ClientEarth.- Retrait des messages -L’affaire portait sur la communication du groupe, à partir de mai 2021, sur son site internet, dans la presse, sur les réseaux sociaux et à la télévision. A l’époque, Total venait de se rebaptiser TotalEnergies pour souligner son ambition d’être “la compagnie de toutes les énergies”, du pétrole à l’électricité éolienne et solaire.Le groupe affichait alors son objectif de “neutralité carbone d’ici 2050, ensemble avec la société” et vantait le gaz comme “l’énergie fossile la moins émettrice de gaz à effet de serre”, malgré son bilan climatique contesté en raison des fuites de méthane, très réchauffant pour l’atmosphère.En tout, une quarantaine de messages, dont une partie encore accessibles en ligne, étaient épinglés. Les associations ont été déboutées sur la plupart mais obtenu le retrait de trois communications, telles que: “Notre ambition est d’être un acteur majeur de la transition énergétique tout en continuant à répondre aux besoins en énergie des populations” ou “Nous avons pour ambition de contribuer à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 ensemble avec la société”. Le jugement devra être publié sur la page d’accueil du site www.totalenergies.fr.
Rubio en Israël, après avoir critiqué tout projet d’annexion de la Cisjordanie
Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio est arrivé jeudi en Israël pour aider à consolider le cessez-le-feu dans la bande de Gaza, après avoir critiqué tout projet d’annexion de la Cisjordanie occupée qui selon lui “menacerait” la trêve.Le vice-président JD Vance, qui l’a précédé en Israël, a lui aussi assuré jeudi avant de quitter le pays que la Cisjordanie ne “serait pas annexée par Israël”. Alors qu’il se trouvait mercredi en Israël, la Knesset s’est prononcée pour l’examen de deux projets de loi visant à étendre la souveraineté israélienne en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967.Pour les responsables américains, un tel projet nuit à leur efforts visant à consolider le fragile cessez-le-feu en vigueur depuis le 10 octobre dans la bande de Gaza, après deux ans de guerre déclenchée par l’attaque sanglante du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.”La politique de l’administration Trump est que la Cisjordanie ne sera pas annexée par Israël, cela continuera d’être notre politique”, a dit M. Vance. “Si c’était un coup politique, c’était un coup politique très stupide et je le prends personnellement comme une insulte.” Avant de quitter Washington mercredi, M. Rubio a estimé qu’un tel projet “menacerait” le cessez-le-feu à Gaza et serait “contre-productif”.”Ce n’est pas quelque chose que nous pouvons soutenir pour le moment”, ajouté le secrétaire d’Etat, qui doit rencontrer dans la soirée le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.Fin septembre, le président Donald Trump avait affirmé qu’il ne “permettrait pas à Israël d’annexer la Cisjordanie” Ce projet est soutenu par l’extrême droite israélienne, partenaire-clé de M. Netanyahu au sein de la coalition gouvernementale.Mais jeudi, le bureau du Premier ministre a qualifié de “provocation délibérée de l’opposition” le vote du parlement la veille, “destinée à semer la discorde pendant la visite du vice-président JD Vance en Israël”.- “Très difficile” -Plusieurs responsables américains se sont succédé cette semaine à Jérusalem pour tenter de cimenter le cessez-le-feu à Gaza, basé sur un plan de M. Trump, alors que l’accord entre Israël et le Hamas a paru vaciller dimanche.Mercredi, après un entretien avec Benjamin Netanyahu, M. Vance a reconnu que les prochaines étapes de l’accord, dont le désarmement du Hamas et la reconstruction de Gaza, seraient “très difficiles”. “Nous avons une tâche très, très difficile devant nous, qui est de désarmer le Hamas et de reconstruire Gaza, de rendre la vie meilleure pour les gens de Gaza, mais aussi de s’assurer que le Hamas ne soit plus une menace pour nos amis en Israël”, a-t-il dit.La première phase de l’accord prévoit, outre le cessez-le-feu, la libération de tous les otages, vivants et morts, retenus à Gaza depuis l’attaque du 7 octobre, le début du retrait israélien et l’afflux de l’aide humanitaire.Le Hamas a libéré le 13 octobre les 20 derniers otages vivants encore à Gaza. Il devait aussi rendre à cette date les 28 corps des captifs qu’il retient, mais il n’en a restitué que 15 jusque-là, arguant de difficultés pour trouver les dépouilles dans le territoire en ruines.Israël a restitué en échange 195 corps de Palestiniens. Les forces israéliennes se sont retirées de secteurs de Gaza mais contrôlent toujours environ la moitié du territoire assiégé. L’aide humanitaire reste insuffisante, selon l’ONU.- La presse étrangère déçue -Les phases ultérieures du plan Trump prévoient un nouveau retrait israélien, le désarmement du Hamas, le déploiement d’une force de sécurité internationale ainsi que la reconstruction du territoire notamment.M. Vance a exclu le déploiement de troupes américaines au sol à Gaza et affirmé chercher des pays prêts à contribuer à cet effort militaire. Le Hamas a jusqu’à présent refusé d’envisager son désarmement et ses combattants se sont redéployés dans des secteurs de Gaza après la trêve, affrontant des groupes armés dont il accuse certains de “collaborer” avec Israël. L’attaque du 7 octobre 2023 a entraîné du côté israélien la mort de 1.221 personnes, en majorité des civils, selon un bilan établi par l’AFP à partir de données officielles. L’offensive israélienne menée en représailles a fait 68.280 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les chiffres du ministère de la Santé du Hamas.Jeudi, l’Association de la presse étrangère à Jérusalem (FPA) a exprimé sa déception après que la Cour suprême israélienne a reporté de 30 jours sa décision sur sa demande d’un accès indépendant à Gaza, qu’elle réclame depuis deux ans.Les autorités israéliennes, qui contrôlent tous les accès au territoire, empêchent depuis le début de la guerre les journalistes de médias étrangers d’y accéder de manière indépendante.
Rubio en Israël, après avoir critiqué tout projet d’annexion de la Cisjordanie
Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio est arrivé jeudi en Israël pour aider à consolider le cessez-le-feu dans la bande de Gaza, après avoir critiqué tout projet d’annexion de la Cisjordanie occupée qui selon lui “menacerait” la trêve.Le vice-président JD Vance, qui l’a précédé en Israël, a lui aussi assuré jeudi avant de quitter le pays que la Cisjordanie ne “serait pas annexée par Israël”. Alors qu’il se trouvait mercredi en Israël, la Knesset s’est prononcée pour l’examen de deux projets de loi visant à étendre la souveraineté israélienne en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967.Pour les responsables américains, un tel projet nuit à leur efforts visant à consolider le fragile cessez-le-feu en vigueur depuis le 10 octobre dans la bande de Gaza, après deux ans de guerre déclenchée par l’attaque sanglante du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.”La politique de l’administration Trump est que la Cisjordanie ne sera pas annexée par Israël, cela continuera d’être notre politique”, a dit M. Vance. “Si c’était un coup politique, c’était un coup politique très stupide et je le prends personnellement comme une insulte.” Avant de quitter Washington mercredi, M. Rubio a estimé qu’un tel projet “menacerait” le cessez-le-feu à Gaza et serait “contre-productif”.”Ce n’est pas quelque chose que nous pouvons soutenir pour le moment”, ajouté le secrétaire d’Etat, qui doit rencontrer dans la soirée le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.Fin septembre, le président Donald Trump avait affirmé qu’il ne “permettrait pas à Israël d’annexer la Cisjordanie” Ce projet est soutenu par l’extrême droite israélienne, partenaire-clé de M. Netanyahu au sein de la coalition gouvernementale.Mais jeudi, le bureau du Premier ministre a qualifié de “provocation délibérée de l’opposition” le vote du parlement la veille, “destinée à semer la discorde pendant la visite du vice-président JD Vance en Israël”.- “Très difficile” -Plusieurs responsables américains se sont succédé cette semaine à Jérusalem pour tenter de cimenter le cessez-le-feu à Gaza, basé sur un plan de M. Trump, alors que l’accord entre Israël et le Hamas a paru vaciller dimanche.Mercredi, après un entretien avec Benjamin Netanyahu, M. Vance a reconnu que les prochaines étapes de l’accord, dont le désarmement du Hamas et la reconstruction de Gaza, seraient “très difficiles”. “Nous avons une tâche très, très difficile devant nous, qui est de désarmer le Hamas et de reconstruire Gaza, de rendre la vie meilleure pour les gens de Gaza, mais aussi de s’assurer que le Hamas ne soit plus une menace pour nos amis en Israël”, a-t-il dit.La première phase de l’accord prévoit, outre le cessez-le-feu, la libération de tous les otages, vivants et morts, retenus à Gaza depuis l’attaque du 7 octobre, le début du retrait israélien et l’afflux de l’aide humanitaire.Le Hamas a libéré le 13 octobre les 20 derniers otages vivants encore à Gaza. Il devait aussi rendre à cette date les 28 corps des captifs qu’il retient, mais il n’en a restitué que 15 jusque-là, arguant de difficultés pour trouver les dépouilles dans le territoire en ruines.Israël a restitué en échange 195 corps de Palestiniens. Les forces israéliennes se sont retirées de secteurs de Gaza mais contrôlent toujours environ la moitié du territoire assiégé. L’aide humanitaire reste insuffisante, selon l’ONU.- La presse étrangère déçue -Les phases ultérieures du plan Trump prévoient un nouveau retrait israélien, le désarmement du Hamas, le déploiement d’une force de sécurité internationale ainsi que la reconstruction du territoire notamment.M. Vance a exclu le déploiement de troupes américaines au sol à Gaza et affirmé chercher des pays prêts à contribuer à cet effort militaire. Le Hamas a jusqu’à présent refusé d’envisager son désarmement et ses combattants se sont redéployés dans des secteurs de Gaza après la trêve, affrontant des groupes armés dont il accuse certains de “collaborer” avec Israël. L’attaque du 7 octobre 2023 a entraîné du côté israélien la mort de 1.221 personnes, en majorité des civils, selon un bilan établi par l’AFP à partir de données officielles. L’offensive israélienne menée en représailles a fait 68.280 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les chiffres du ministère de la Santé du Hamas.Jeudi, l’Association de la presse étrangère à Jérusalem (FPA) a exprimé sa déception après que la Cour suprême israélienne a reporté de 30 jours sa décision sur sa demande d’un accès indépendant à Gaza, qu’elle réclame depuis deux ans.Les autorités israéliennes, qui contrôlent tous les accès au territoire, empêchent depuis le début de la guerre les journalistes de médias étrangers d’y accéder de manière indépendante.
Le pape et le roi Charles III prient ensemble, une première historique
Le roi Charles III est devenu jeudi le premier monarque britannique à prier publiquement avec un pape depuis le schisme anglican au XVIe siècle, à l’occasion d’une célébration présidée par Léon XIV dans la chapelle Sixtine.Cette cérémonie, qui a mêlé des traditions catholiques et anglicanes, marque un nouveau rapprochement entre les deux Eglises, d’une ampleur …
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En Hongrie, majorité et opposition mobilisent leurs soutiens dans la rue
Des dizaines de milliers de Hongrois se sont rassemblés jeudi à Budapest lors de manifestations rivales du gouvernement et de l’opposition, chacun cherchant à mobiliser ses soutiens, à six mois de législatives qui s’annoncent disputées. Le nationaliste Viktor Orban, 61 ans, fait face à la concurrence de l’opposition la plus dangereuse pour lui, depuis quinze ans qu’il est au pouvoir comme Premier ministre. Le chef de l’opposition, le conservateur Peter Magyar, 44 ans, fait campagne contre ce qu’il appelle l’élite politique “corrompue” de ce pays de 9,6 millions d’habitants, situé au coeur de l’Europe. M. Orban, qui entretient des liens avec les présidents américain Donald Trump et russe Vladimir Poutine, s’est posé en protecteur face à la guerre et s’est réjoui de voir le président américain proposer récemment un sommet avec son homologue russe à Budapest.Il a accusé Bruxelles, à la fin de sa “marche pour la paix”, d’entraver la “mission” du locataire de la Maison Blanche pour obtenir un cessez-le-feu en Ukraine.”Bruxelles a décidé de faire la guerre”, a déclaré le dirigeant face à ses partisans brandissant des drapeaux hongrois au pied du parlement. “Si Bruxelles n’entravait pas le président américain, la guerre serait déjà terminée”, a-t-il ajouté.Il a accusé ses opposants de “soutenir la guerre en soutenant un changement de gouvernement”, alors que dans la foule, une banderole affichait le slogan “Nous ne voulons pas mourir pour l’Ukraine”.”Je soutiens vraiment la tenue de ce sommet pour la paix”, a affirmé à l’AFP Istvanne Ambrozi, une retraitée de 72 ans.” Je suis convaincue que tout s’y passera bien”.- “Changement de système” – Viktor Orban a l’habitude d’organiser de tels rassemblements, qu’il avait baptisés “marches pour la paix” bien avant l’invasion russe de l’Ukraine en 2022.Cette fois, la manifestation a lieu le jour de la fête nationale commémorant le Soulèvement de 1956 contre le joug soviétique, alors écrasé dans le sang par les troupes du Kremlin.Peter Magyar, qui a avait durci sa position contre la Russie ses derniers mois, organise un défilé concurrent, appelé “marche nationale”. Il a aussi réussi à faire venir des dizaines de milliers de personnes à Budapest, défilant derrière une banderole appelant à un “changement de système”. Il s’adressera à l’assemblée plus tard dans la journée, sur la place des Héros.Son parti, Tisza, est actuellement placé en tête des intentions de vote, selon la plupart des sondages.Mais l’annonce la semaine dernière du choix de Budapest par Donald Trump pour un sommet avec son homologue russe Vladimir Poutine a redonné des couleurs à M. Orban. Car si un tel sommet a finalement été repoussé sine die par Donald Trump, sa proposition a virtuellement placé la capitale hongroise au centre de la diplomatie mondiale, au bénéfice de ce soutien indéfectible du locataire de la Maison Blanche.M. Orban, dont le pays est membre de l’Otan et de l’UE, doit partir jeudi pour un sommet européen à Bruxelles où il affrontera ses homologues de l’UE sur la question du soutien à l’Ukraine.Sa formule “pour la paix” est, selon Agoston Mraz, directeur de l’institut de réflexion Nezopont, soutenue par les Hongrois “bien au-delà de sa base” et le fait apparaître comme un modérateur.Même l’opposition a été obligée d’accueillir favorablement l’annonce du potentiel rendez-vous, tout en avertissant qu’une paix “véritable” n’était envisageable qu’en invitant l’Ukraine à la table des négociations.
Tour de France 2026: l’Alpe d’Huez, plutôt deux fois qu’une
L’Alpe d’Huez, ascension mythique du Tour de France, accueillera deux arrivées d’étape en 2026, dont celle terriblement difficile placée à la veille du terminus à Paris où la butte Montmartre sera une nouvelle fois au programme le 26 juillet.Chaque présentation de la Grande Boucle a son “effet waouh” et jeudi il a fallu attendre les derniers instants au Palais des Congrès de Paris pour découvrir le clou du spectacle de la 113e édition qui s’élancera le 4 juillet de Barcelone.En 2026, l’Alpe d’Huez, la célèbre montagne des Hollandais qui se transforme en discothèque à ciel ouvert au passage des coureurs, sera au menu deux jours de suite lors des 19e et 20e étapes.La première vendredi au départ de Gap se terminera par l’ascension classique des 21 virages venimeux. Le lendemain, le peloton passera par le col de Sarenne, une première dans le Tour, pour rallier la station iséroise (les quatre derniers km seront les mêmes) à l’issue d’une étape-reine démentielle (5.600 m de dénivelé positif !) empruntant aussi la Croix-de-Fer et le Galibier.”J’avais très envie qu’on arrive par le col de Sarenne mais on se disait qu’on ne pouvait pas aller à l’Alpe d’Huez sans passer par les 21 virages. Les gens ne le comprendraient pas. Le seul moyen était donc de le faire deux fois”, explique Christian Prudhomme, le directeur du Tour, à l’AFP.Spectaculaire, le projet n’est toutefois pas complètement inédit puisqu’il y avait déjà eu deux arrivées deux jours de suite à l’Alpe d’Huez en 1979. C’était à l’époque une décision prise à la dernière minute lorsque la station de Vars avait déclaré forfait, n’ayant plus les moyens de loger les coureurs et la caravane.- Suspense -Le Portugais Joaquim Agostinho, qui allait mourir quelques jours plus tard dans une chute sur une petite course au Portugal, avait gagné la première, et le Néerlandais Joop Zoetemelk la deuxième, sans parvenir à priver Bernard Hinault de son deuxième Tour de France.”En 1979, les organisateurs s’étaient repliés sur l’Alpe. Cette fois, c’est complètement voulu et ça tombe 40 ans après la victoire de Bernard Hinault main dans la main avec Greg LeMond”, insiste Prudhomme qui espère entretenir le suspense jusqu’au bout avec cette “avant-dernière étape XXL”.C’est d’ailleurs le sens de l’architecture générale de l’édition 2026, pensée pour éviter que Tadej Pogacar, en lice pour une cinquième victoire, ne plie le match trop vite.Après deux premiers jours et demi en Espagne et un contre-la-montre par équipes lors de la première étape à Barcelone, le peloton aura ainsi droit à une traversée “adoucie” des Pyrénées. Les trois étapes, dont celle inédite arrivant dans le magnifique cirque de Gavarnie en passant par le Tourmalet, y sont davantage dessinées pour des baroudeurs de la montagne que pour des purs grimpeurs.Le tracé rejoindra ensuite Bordeaux avant d’entamer une grande diagonale vers l’est, en passant par le Massif Central pour une étape de montagne très attendue au Lioran le 14 juillet, et le Jura.- Montmartre, “une évidence” -Dans les Vosges, le Markstein, qu’on ira chercher par le col inédit et tout juste asphalté du Haag, proposera une autre étape pour grimpeurs, tout comme celle arrivant au splendide plateau de Solaison, en Haute-Savoie, le dimanche 19 juillet.L’accent mis sur les massifs intermédiaires et ses pentes très raides à défaut d’être aussi longues que les cols des Alpes est une volonté assumée des organisateurs pour créer du spectacle.Le contre-la-montre de 26 km entre Evian-les-Bains et Thonon-les-Bains, au lendemain de la deuxième journée de repos, ne devrait pas bouleverser le classement général.”Le but est d’aller crescendo et de garder le plus grand panel possible de coureurs dans le coup”, souligne Prudhomme en citant des animateurs comme Ben Healy ou Kevin Vauquelin.Les étapes sont souvent courtes et le cumul des ascensions raisonnable.Il y aura tout de même près de 55.000 mètres de dénivelé au total, “dans la fourchette haute”, mais “c’est une montagne qui n’a été poussée à l’extrême qu’à la fin”, avec trois arrivées au sommet lors des quatre dernier jours, résume le directeur du Tour.A Paris, le triple passage comme en 2025 par la butte Montmartre sonnait lui comme “une évidence” pour le patron de la Grande Boucle, conforté à la fois par le spectacle offert et “notre meilleur pic d’audience de ces 25 dernières années” avec plus de 9 millions de téléspectateurs.Reste à tenir la promesse de plus de suspense. Car comme le dit le grimpeur français Valentin Paret-Peintre: “que le Tour soit dur ou moins dur va peut-être changer les minutes avec lesquelles il va gagner le Tour. Mais Pogacar reste dans tous les cas le grand favori.”
Tennis: l’Arabie saoudite obtient son Masters 1000 “dès 2028”
Cette fois, c’est officiel: l’ATP et la société chargée des investissements sportifs du riche fonds public saoudien (PIF) ont annoncé jeudi la création en Arabie saoudite “dès 2028” d’un dixième Masters 1000, après des années de rumeurs.Disputé sur dur, le tournoi sera programmé “en début de saison” dans une ville qui reste à définir – probablement la capitale Ryad – et durera “une semaine”, a précisé le président de l’ATP Andrea Gaudenzi lors d’un point presse à Paris. Les deux seuls tournois ATP (Doha et Dubai) disputés à ce jour dans le Golfe sont traditionnellement programmés en février.Le nouveau tournoi, qui ne sera pas obligatoire contrairement à la plupart des Masters 1000, pourrait être organisé à des dates proches.Pour la première fois depuis la création des Masters 1000 en 1990, un dixième tournoi va ainsi s’ajouter au calendrier dans cette catégorie qui regroupe les épreuves les plus importantes du circuit masculin après celles du Grand Chelem. Ce nouveau Masters 1000 sera “plus qu’un évènement: c’est une affirmation de nos ambitions” de faire de l’Arabie saoudite un lieu incontournable du sport mondial, affirme Danny Townsend, directeur général de Surj Sports Investment, le bras armé du PIF pour ses investissements sportifs.Si le montant investi pour obtenir l’organisation de ce nouveau Masters 1000 n’a pas été dévoilé, “le tennis a démontré ces dernières décennies qu’il générait un retour sur investissement” pour ses financeurs, a-t-il ajouté. Cet alourdissement du calendrier survient au crépuscule d’une saison marquée par les plaintes de certains joueurs quant au rythme exigeant du circuit ATP, dont les tournois s’étalent de janvier à novembre. “Notre système actuel a beaucoup d’avantages car il offre beaucoup de liberté, d’options aux joueurs” dans le choix des tournois qu’ils souhaitent disputer, argumente Andrea Gaudenzi.”L’inconvénient, c’est qu’ils ne peuvent évidemment pas jouer les Grand Chelem, les Masters 1000, les ATP 500 et les ATP 250 en plus des compétitions par équipes (Coupe Davis, Laver Cup, United Cup…) et des exhibitions comme le Six Kings Slam” qui a récemment réuni à Ryad Carlos Alcaraz, Jannik Sinner ou Novak Djokovic, contraint in fine à l’abandon. – Les ATP 250 menacés -L’Arabie saoudite a accru sa présence dans le sport mondial et notamment le tennis ces dernières années et accueille depuis 2024 à Ryad les Masters WTA, le tournoi qui réunit les huit meilleures joueuses de la saison écoulée sur le circuit féminin.Le PIF a aussi accolé son nom au classement ATP et noué des partenariats avec plusieurs Masters 1000 comme Indian Wells, Miami ou Madrid.”Le tennis est un des sports dont nous pensons qu’il va croître très rapidement”, explique une source saoudienne proche du dossier.”Il y a déjà beaucoup d’infrastructures en Arabie saoudite, le tennis parle aux jeunes générations… Ce sport coche tous les critères” pris en compte par le fonds public saoudien dans ses décisions d’investissement, poursuit-on de même source.Si la création d’un dixième Masters 1000 ne menace pas à court terme les neuf tournois déjà existants, selon Andrea Gaudenzi, les épreuves de plus petit calibre comme les ATP 250 sont davantage en péril.”Notre but est en définitive d’essayer de réduire le nombre de tournois”, affirme le président de l’ATP.”On a déjà commencé à le faire: quand j’ai pris mes fonctions début 2020, il y avait 38 ATP 250 au calendrier. Ce nombre a considérablement baissé depuis”, avec 30 tournois de cette catégorie programmés en 2025, fait remarquer Andrea Gaudenzi.L’annonce de la création d’un nouveau tournoi de cette catégorie survient d’ailleurs à deux jours du début des qualifications pour le Masters 1000 de Paris, qui vient de déménager dans une enceinte plus spacieuse après près de 40 ans à Bercy, dans l’est de la capitale.”Il y a neuf Masters 1000 dans le monde, un dixième en création”, soulignait mi-octobre le directeur du tournoi Cédric Pioline. “Nos collègues évoluent fortement depuis pas mal d’années, investissent beaucoup. Le contexte mondial fait que nous aussi, on devait continuer à respecter une forme de rythme imprimé par les autres” Masters 1000, jugeait-il auprès de l’AFP.







