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Aux Philippines, les “Nikkei-jin”, nés lors de la guerre, toujours à la recherche de leurs proches japonais

Après une vie entière de recherches, Jose Villafuerte a enfin retrouvé la tombe d’un père qu’il n’a jamais connu: un officier japonais stationné aux Philippines pendant la Seconde Guerre mondiale.Aujourd’hui âgé de 82 ans, cet ancien fossoyeur se trouvait encore dans le ventre de sa mère philippine, Benita Abril, quand le compagnon de celle-ci, Ginjiro …

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Aux Philippines, les “Nikkei-jin”, nés lors de la guerre, toujours à la recherche de leurs proches japonais

Après une vie entière de recherches, Jose Villafuerte a enfin retrouvé la tombe d’un père qu’il n’a jamais connu: un officier japonais stationné aux Philippines pendant la Seconde Guerre mondiale.Aujourd’hui âgé de 82 ans, cet ancien fossoyeur se trouvait encore dans le ventre de sa mère philippine, Benita Abril, quand le compagnon de celle-ci, Ginjiro Takei, fut rappelé au Japon, puissance occupante de l’archipel de 1941 et 1945.La quête de Jose Villafuerte s’est terminée à quelques jours du 80e anniversaire de la capitulation japonaise, le 2 septembre, grâce à une association qui a retrouvé la tombe au Japon, où l’officier avait refait sa vie après la guerre.Grâce à des prélèvements d’ADN, un demi-frère et une demi-soeur encore en vie ont également été retrouvés.”Je suis content. Ma mère avait passé des années à essayer de faire en sorte que cela se produise,” a déclaré à l’AFP M. Villafuerte, père de huit enfants, chez lui à San Pablo, dans la périphérie sud de Manille.Le 7 août, accompagné d’un de ses fils et de son demi-frère, Hiroyuki Takei, il a allumé une bougie et prié devant la pierre tombale de son père dans la ville de Takatsuki, entre Kyoto et Osaka.- Lourd héritage -M. Villafuerte fait partie des quelque 3.000 “Nikkei-jin” recensés, des enfants nés de l’union de Japonais et de Philippines pendant la Seconde Guerre mondiale, ou, le plus souvent, avant.Car de nombreux Japonais vivaient aux Philippines avant le conflit.”C’étaient des immigrés. Lorsque la guerre a éclaté en 1941, ils ont été contraints de servir dans l’armée impériale japonaise”, puis, quand il n’ont pas été tués, ont dû quitter le pays, indique à l’AFP Norihiro Inomata, directeur national du Philippine Nikkei-jin Legal Support Center (PNLSC).Pour leur descendants, l’héritage a été souvent lourd à porter dans ce pays où l’occupation a fait un demi-million de victimes, essentiellement civiles.”Ils le savaient tous. Quand j’étais à l’école primaire, j’étais toujours victime d’intimidation, ils me disaient des choses méchantes comme : +C’est le fils d’un Japonais. Son père est diabolique+”, témoigne Jose Villafuerte.”C’était dur, car ce n’était pas mon choix d’avoir un père japonais”, ajoute-t-il.Le Japon a commencé en 2003 à soutenir les efforts de ces descendants pour qu’ils puissent “retrouver leur identité”, rappelle Norihiro Inomata.Le Premier ministre japonais Shigeru Ishiba a ainsi notamment rencontré M. Villafuerte et deux autres Nikkei-jin lors d’une visite à Manille en avril.- “Le temps presse” -Mais aujourd’hui, seule une centaine d’entre eux sont encore en vie, souligne M. Inomata à l’AFP, selon qui “le temps presse”.Jose Villafuerte s’est dit “très chanceux” d’avoir pu retrouver la tombe de son père ainsi que son demi-frère, saluant un coup de pouce du “destin”.L’octogénaire espère maintenant obtenir un passeport japonais, ainsi que des visas pour ses enfants et petits-enfants.Maria Corazon Nagai, une Nikkei-jin de 82 ans, a franchi le pas en avril, abandonnant son passeport philippin pour un passeport japonais.Son père japonais Tokuhiro Nagai, un ingénieur, a vécu avec sa mère à Manille durant la guerre, a-t-elle raconté à l’AFP.”J’étais la seule à être différente”, souligne cette veuve et mère de trois enfants, qui tient toujours un stand exigu dans le marché Zamora, au centre de Manille.Après avoir caché toute sa vie ses origines pour éviter d’être harcelée, elle a retrouvé dans les années 1990 son acte de naissance et dit avoir été soulagée d’apprendre que “son père n’était pas un soldat”.Mais Mme Nagai n’a malheureusement pas pu retrouver les membres de sa famille japonaise, ni localiser la tombe de son père lors de son voyage à Tokyo en 2023. Elle entend se rendre une deuxième fois au Japon cette année.Bien qu’elle ne parle pas la langue, l’octogénaire dit se considérer désormais comme japonaise. “Je suis heureuse maintenant que j’ai trouvé mon identité”, confie-t-elle.

La Corée du Nord dément le retrait des haut-parleurs de propagande à la frontière avec le Sud

L’influente soeur du dirigeant nord-coréen Kim Yo Jong a réfuté jeudi des rapports de l’armée sud-coréenne selon lesquels la Corée du Nord aurait retiré ses hauts-parleurs de propagande à sa frontière avec le Sud, écartant toute idée de détente avec Séoul.”Nous n’avons jamais retiré les haut-parleurs installés dans la zone frontalière et nous ne sommes pas disposés à les retirer”, a déclaré Kim Yo Jong, dans une déclaration diffusée par l’agence officielle nord-coréenne KCNA.La frontière entre les deux Corées est le théâtre d’une guerre par haut-parleurs interposés, Séoul diffusant de la K-pop et des bulletins d’information vers le Nord, tandis que celui-ci émet des bruits inquiétants.Arrivé au pouvoir début juin, le président sud-coréen Lee Jae-Myung a promis de tendre la main à Pyongyang, arguant que, “quel qu’en soit le coût, la paix est préférable à la guerre”.Le 5 août, Séoul avait annoncé avoir commencé à retirer ses haut-parleurs comme “mesure pratique visant à aider à apaiser les tensions avec le Nord”. Quelques jours plus tard, l’état-major sud-coréen avait affirmé que l’armée nord-coréenne avait commencé à en faire autant.-‘Aucune volonté’-Mais dans sa déclaration de jeudi, Mme Kim a rejeté tout geste en ce sens. “Récemment, la République de Corée a tenté d’induire l’opinion publique en erreur en affirmant que ses +mesures de bonne volonté+ et sa +politique d’apaisement+ trouvent un écho, et de faire croire à l’opinion selon laquelle les relations entre la RPDC et la République de Corée sont en train de se +restaurer+”, a-t-elle déclaré, en se référant aux deux Corées par leurs noms officiels. “Nous avons précisé à plusieurs occasions que nous n’avons aucune volonté d’améliorer les relations avec la République de Corée… et cette position et ce point de vue définitifs seront inscrits dans notre Constitution à l’avenir”, a-t-elle précisé.Sa déclaration intervient alors que la Corée du Sud et les Etats-Unis se préparent à mener des exercices militaires conjoints annuels visant à contenir le Nord, du 18 au 28 août.De son côté, le gouvernement sud-coréen a répondu jeudi qu’il continuerait à “poursuivre des mesures de normalisation et de stabilisation” avec le Nord.”Au cours des trois dernières années, les relations intercoréennes ont été enfermées dans une impasse intransigeante. Pour transformer cela en une période de dialogue et d’engagement, nous devons aborder la situation avec calme et une perspective à long terme,” a déclaré un responsable du ministère de l’unification sud-coréen aux journalistes.Les deux pays demeurent techniquement en guerre, car la guerre de Corée de 1950-1953 s’est terminée par un armistice et non par un traité de paix.La diffusion de propagande par haut-parleurs, une tactique qui remonte à la guerre de Corée, a déjà poussé Pyongyang à menacer de frappes d’artillerie contre les unités de haut-parleurs en Corée du Sud.

Sur les rives d’un lac, du répit et de la fraîcheur pour des Ukrainiens épuisés par la guerre

Raïssa Oustimenko lève à peine les yeux vers le ciel lorsqu’un avion de chasse passe dans un vacarme assourdissant au-dessus des rives du lac de Sloviansk, à 20 km du front dans l’est de l’Ukraine. Cette femme de 67 ans fouille dans un sac en plastique rose contenant les prunes qu’elle a emportées pour son pique-nique au bord de cette étendue d’eau, tandis que le Su-27 ukrainien traverse le ciel.A côté d’elle, certains baigneurs haussent les épaules, quand d’autres se protègent les yeux du soleil pour observer l’avion fendre l’air à toute vitesse. Les jours d’été, de nombreux habitants de la région viennent se rafraîchir au bord du lac et y trouver un peu de répit, la guerre faisant rage à quelques kilomètres. La plupart des baigneurs sont des personnes âgées, restées à Sloviansk car elles ne voulaient pas quitter leur maison, alors que la moitié de ses 110.000 habitants ont fui les combats.Les troupes russes continuent d’avancer vers cette ville industrielle, désormais à portée des bombes planantes dévastatrices larguées par des avions et des attaques de drones qui ont réduit en ruines ses bâtiments.Face à l’incertitude, Raïssa Oustimenko confie avoir besoin de se raccrocher à des choses positives. “Cela peut être la plage, une bonne tasse de café, ou juste une fleur. Vous regardez une fleur et vous vous sentez heureux”, explique-t-elle à l’AFP. Grâce à cela, “vous oubliez ce qui passe dans le ciel au-dessus de votre tête, c’est le plus important. Sinon on ne pourrait pas survivre ici”, poursuit-elle. – “Petits moments de joie” –De telles scènes sont courantes dans les zones touchées par des conflits, relève Omar Salih Rasheed, le coordinateur du programme de soutien en matière de santé mentale du Comité International de la Croix-Rouge.”Les gens cherchent toujours des moyens de s’adapter, de supporter ce qu’il se passe”, dit encore M. Rasheed. “Mais cela ne veut pas dire que tout va bien”, souligne-t-il. Les besoins concernant la santé mentale vont fortement augmenter après l’arrêt des affrontements, quand les gens vont prendre conscience de ce qui leur est arrivé, note-t-il. Tant que la guerre n’est pas terminée, il est important que “les communautés puissent profiter autant qu’elles le peuvent des petits moments de joie”. Sur les rives du lac de Sloviansk, Viatcheslav Chatalov, qui tient un bar à la décoration marine, raconte que les gens peuvent tous partir quand des explosions se font entendre, pour revenir un peu plus tard dans la journée, afin de “se détendre”. Dans son établissement orné d’une roue de bateau géante, les enceintes crachent un morceau de Coldplay : “ceux qui ont vraiment peur sont déjà partis mais les plus endurcis continuent de venir”, déclare ce barman de 61 ans à la peau tannée par des décennies de travail sous le soleil, en distribuant des matelas de plage. – Souvenirs heureux -Sur le sable s’alignent des cabanes en bois blanches, ainsi qu’un abri en béton en cas de bombardements. Mais Mariana Rebets, 37 ans, n’a jamais vu personne se ruer dedans.”Si les sirènes retentissent et que nous voyons de la fumée, nous verrons ce que font les gens et nous les suivrons”, dit-elle. Portant une robe rose et d’imposantes lunettes de soleil, Mariana fait régulièrement le voyage à partir de l’ouest de l’Ukraine, relativement plus sûr, pour rendre visite à son mari posté non loin du front.Il lui a d’ailleurs conseillé de plonger sans hésitation si elle entendait “quelque chose voler au-dessus du lac”.Les plus jeunes habitants de Sloviansk, qui ne compte plus désormais que 53.000 âmes, sont partis trouver refuge dans des régions plus sûres. Comme la famille de Raïssa Oustimenko. De la rive sauvage du lac où elle vient désormais seule, elle contemple l’étendue d’eau dans laquelle ses petits-enfants ont appris à nager. “Ils ne sont plus là désormais. Plus personne n’est là”, se désespère-t-elle, voulant tout de même se souvenir des jours heureux passés au lac, avant la guerre. 

Sur les rives d’un lac, du répit et de la fraîcheur pour des Ukrainiens épuisés par la guerre

Raïssa Oustimenko lève à peine les yeux vers le ciel lorsqu’un avion de chasse passe dans un vacarme assourdissant au-dessus des rives du lac de Sloviansk, à 20 km du front dans l’est de l’Ukraine. Cette femme de 67 ans fouille dans un sac en plastique rose contenant les prunes qu’elle a emportées pour son pique-nique au bord de cette étendue d’eau, tandis que le Su-27 ukrainien traverse le ciel.A côté d’elle, certains baigneurs haussent les épaules, quand d’autres se protègent les yeux du soleil pour observer l’avion fendre l’air à toute vitesse. Les jours d’été, de nombreux habitants de la région viennent se rafraîchir au bord du lac et y trouver un peu de répit, la guerre faisant rage à quelques kilomètres. La plupart des baigneurs sont des personnes âgées, restées à Sloviansk car elles ne voulaient pas quitter leur maison, alors que la moitié de ses 110.000 habitants ont fui les combats.Les troupes russes continuent d’avancer vers cette ville industrielle, désormais à portée des bombes planantes dévastatrices larguées par des avions et des attaques de drones qui ont réduit en ruines ses bâtiments.Face à l’incertitude, Raïssa Oustimenko confie avoir besoin de se raccrocher à des choses positives. “Cela peut être la plage, une bonne tasse de café, ou juste une fleur. Vous regardez une fleur et vous vous sentez heureux”, explique-t-elle à l’AFP. Grâce à cela, “vous oubliez ce qui passe dans le ciel au-dessus de votre tête, c’est le plus important. Sinon on ne pourrait pas survivre ici”, poursuit-elle. – “Petits moments de joie” –De telles scènes sont courantes dans les zones touchées par des conflits, relève Omar Salih Rasheed, le coordinateur du programme de soutien en matière de santé mentale du Comité International de la Croix-Rouge.”Les gens cherchent toujours des moyens de s’adapter, de supporter ce qu’il se passe”, dit encore M. Rasheed. “Mais cela ne veut pas dire que tout va bien”, souligne-t-il. Les besoins concernant la santé mentale vont fortement augmenter après l’arrêt des affrontements, quand les gens vont prendre conscience de ce qui leur est arrivé, note-t-il. Tant que la guerre n’est pas terminée, il est important que “les communautés puissent profiter autant qu’elles le peuvent des petits moments de joie”. Sur les rives du lac de Sloviansk, Viatcheslav Chatalov, qui tient un bar à la décoration marine, raconte que les gens peuvent tous partir quand des explosions se font entendre, pour revenir un peu plus tard dans la journée, afin de “se détendre”. Dans son établissement orné d’une roue de bateau géante, les enceintes crachent un morceau de Coldplay : “ceux qui ont vraiment peur sont déjà partis mais les plus endurcis continuent de venir”, déclare ce barman de 61 ans à la peau tannée par des décennies de travail sous le soleil, en distribuant des matelas de plage. – Souvenirs heureux -Sur le sable s’alignent des cabanes en bois blanches, ainsi qu’un abri en béton en cas de bombardements. Mais Mariana Rebets, 37 ans, n’a jamais vu personne se ruer dedans.”Si les sirènes retentissent et que nous voyons de la fumée, nous verrons ce que font les gens et nous les suivrons”, dit-elle. Portant une robe rose et d’imposantes lunettes de soleil, Mariana fait régulièrement le voyage à partir de l’ouest de l’Ukraine, relativement plus sûr, pour rendre visite à son mari posté non loin du front.Il lui a d’ailleurs conseillé de plonger sans hésitation si elle entendait “quelque chose voler au-dessus du lac”.Les plus jeunes habitants de Sloviansk, qui ne compte plus désormais que 53.000 âmes, sont partis trouver refuge dans des régions plus sûres. Comme la famille de Raïssa Oustimenko. De la rive sauvage du lac où elle vient désormais seule, elle contemple l’étendue d’eau dans laquelle ses petits-enfants ont appris à nager. “Ils ne sont plus là désormais. Plus personne n’est là”, se désespère-t-elle, voulant tout de même se souvenir des jours heureux passés au lac, avant la guerre. 

Les Colombiens ont dit un dernier adieu au candidat présidentiel assassiné

Famille, amis et personnalités politiques ont assisté mercredi à Bogota aux funérailles du sénateur et candidat conservateur à la présidence Miguel Uribe, mortellement blessé par balles en juin, a constaté l’AFP.Miguel Uribe Turbay, favori de la droite en vue de la présidentielle de 2026 en Colombie, avait été atteint par deux balles à la tête par un tueur à gages âgé de 15 ans alors qu’il prononçait un discours dans la capitale, le 7 juin. Il est mort lundi des conséquences de ses blessures, un assassinat qui ravive le souvenir des années 1980 et 1990, quand cinq candidats à la présidence colombienne avaient été assassinés.Parallèlement, le président de gauche Gustavo Petro a annoncé avoir dû dépêcher mercredi un hélicoptère pour secourir un député conservateur, Julio Cesar Triana, ciblé par une tentative d’assassinat alors qu’il circulait dans la région de Huila (sud).Au moins 74 candidats à des élections ont été assassinés en Colombie entre 2016 et 2024, selon l’organisme indépendant Indepaz.”Je tiendrai ma promesse de donner à Alejandro et aux filles une vie pleine d’amour et de bonheur, sans haine et sans rancune”, a déclaré lors des funérailles, à propos de ses enfants, l’épouse de Miguel Uribe, Maria Claudia Tarazona, estimant que la Colombie vivait l’un des “jours les plus sombres” de son histoire.Petit-fils de l’ancien président Julio César Turbay (1978-1982), Miguel Uribe, 39 ans, était le fils de la journaliste Diana Turbay, enlevée sur ordre de l’ex-baron de la drogue Pablo Escobar et tuée lors d’une opération de police pour sa libération.”Il y a 34 ans, la guerre m’a pris celle qui était mon épouse (…) J’ai dû annoncer à un enfant de seulement quatre ans, avec toute la douleur de mon âme, l’horrible nouvelle de l’assassinat de sa mère (…) cette violence absurde m’enlève également ce même enfant”, a déclaré son père Miguel Uribe Londoño.Plusieurs centaines de personnes s’étaient auparavant inclinées, pour le troisième jour consécutif, devant le cercueil de Miguel Uribe placé dans l’enceinte du Parlement.Le président Petro et les membres de son gouvernement avaient indiqué qu’ils n’assisteraient pas aux funérailles à la demande des proches du défunt.”Nous respectons simplement la famille et évitons que les funérailles (…) soient récupérées par les partisans de la haine”, a écrit M. Petro sur X.Six personnes en lien avec cet assassinat ont été arrêtées, dont le tireur. Les autorités désignent la dissidence des Farc “Segunda Marquetalia” comme commanditaire.

Les Colombiens ont dit un dernier adieu au candidat présidentiel assassiné

Famille, amis et personnalités politiques ont assisté mercredi à Bogota aux funérailles du sénateur et candidat conservateur à la présidence Miguel Uribe, mortellement blessé par balles en juin, a constaté l’AFP.Miguel Uribe Turbay, favori de la droite en vue de la présidentielle de 2026 en Colombie, avait été atteint par deux balles à la tête par …

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Le bitcoin bat un nouveau record et dépasse les 124.000 dollars

Le bitcoin a atteint un nouveau plus haut jeudi matin dans les premiers échanges asiatiques, dépassant pour la première fois le seuil des 124.000 dollars, porté par la hausse des actions américaines, l’intérêt des investisseurs institutionnels et une législation américaine favorable.La star des cryptomonnaies a battu son précédent record du 14 juillet dernier (123.205 dollars), dépassant même brièvement les 124.500 dollars avant de refluer. Vers 02H08 GMT le bitcoin s’échangeait pour quelque 123.600 dollars.Les actions américaines ont terminé en forte hausse mercredi à la Bourse de New York, l’indice S&P 500 atteignant un nouveau plus haut, tout comme le Nasdaq à forte coloration technologique, contribuant à la hausse de la cryptomonnaie.Le bitcoin affiche depuis plusieurs mois une nette progression, encouragée notamment par le climat législatif favorable mis en place par le président américain Donald Trump.”Le marché des cryptomonnaies bénéficie de fondamentaux très favorables”, a récemment rappelé Samer Hasn, analyste marché chez XS.com.Sur le plan réglementaire, les dernières batailles juridiques majeures menées par l’autorité américaine de régulation du secteur sont désormais closes.Par ailleurs, “Donald Trump a pris des mesures pour mettre fin aux restrictions qui empêchaient auparavant les banques de faire affaire avec des entreprises signalées pour des risques liés à leur réputation, une catégorie dans laquelle les entreprises de cryptomonnaie étaient souvent injustement placées”. Trump pourrait aussi être enclin à accélérer l’intégration des cryptomonnaies dans le système financier national et à lever des restrictions supplémentaires, compte tenu de son implication croissante et de celle de sa famille dans ce secteur, a encore estimé M. Hasn.

Fromages rappelés: “aucune contamination des produits” détectée depuis la mi-juin

“Aucune contamination des produits par la Listeria” n’a été détectée dans le mois qui a suivi la première alerte mi-juin sur des fromages, mais des rappels massifs ont été engagés par précaution en août après l’établissement d’un lien avec des cas de listériose, a indiqué mercredi le ministère de l’Agriculture.Des  associations ont dénoncé le temps de réaction entre la première détection le 12 juin de la bactérie et le rappel massif des produits lancé en début de semaine. Le ministère a été interrogé mercredi sur la chronologie des actions de l’entreprise et de la réaction des autorités.Les fromages actuellement vendus par l’entreprise sont “fabriqués et mis sur le marché sous haute surveillance de l’exploitant et des autorités, avec des hauts niveaux de contrôles microbiologiques quotidiens”, a précisé le ministère à des journalistes. Les autorités sanitaires ont identifié 21 cas de listériose, dont deux décès, qui pourraient présenter un “lien possible” avec la consommation de fromages au lait pasteurisé de la fromagerie Chavegrand, selon un communiqué du gouvernement diffusé mardi.”Les cas sont répartis sur l’ensemble du territoire à l’exception des Pays de la Loire”, selon Santé publique France (SpF), qui ajoute dans un communiqué qu'”il s’agit de onze femmes et dix homme âgés de 34 à 95 ans” et que “18 d’entre eux ont plus de 65 ans”.Les fromages concernés, camemberts, crémeux, ou fromages de chèvre, entre autres, ont été commercialisés “jusqu’au 9 août 2025” par la fromagerie sur “l’ensemble du territoire national”, notamment en supermarchés, ainsi “qu’à l’international”.Plus de 40 lots ont fait l’objet d’un rappel entre lundi et mardi en raison de suspicion de contamination, selon le site gouvernemental Rappel Conso.- “Aucune contamination” -Un premier rappel de produits de la fromagerie Chavegrand avait eu lieu après la détection le 12 juin par un distributeur d’une contamination d’un échantillon de fromage par Listeria monocytogenes, explique le ministère.Mais les contrôles effectués ensuite par l’entreprise n’ont montré “aucune contamination” pendant un mois après l’alerte et “la production a pu se poursuivre”. Ce n’est que plus tard, selon la même source, qu’un lien a été établi avec les cas de listériose et “c’est par précaution que des retraits et rappels massifs des produits de l’entreprise ont ainsi été engagés à compter du 9 août”.Selon la société, les fromages rappelés en juin et août ont été produits sur une ancienne ligne de production, fermée début juin, remplacée par une nouvelle ligne et soumise à “un plan d’analyse très renforcé”, “avec plusieurs milliers d’analyses” menés, qui n’a toujours pas permis de trouver de trace de Listeria au sein de la fromagerie.”Nous menons encore des investigations mais nous avons plusieurs hypothèses de travail robustes (…) A ce jour l’incident est très probablement maîtrisé du fait du basculement sur la ligne neuve (…) Il s’agit d’un cas extrêmement grave et nous travaillons dur”, a assuré la fromagerie mardi soir.”C’est comme dans une enquête criminelle, on travaille sur l’ADN. Là, les ADN de Listeria — retrouvés sur le premier fromage signalé et sur les personnes atteintes, NDLR — sont extrêmement proches”, a précisé mercredi le porte-parole de Chavegrand, Guillaume Albert, à la radio Ici Creuse.”Statistiquement, il n’est pas exclu que ce ne soit pas nous. Mais très vraisemblablement, on pense que ça vient de notre fromage”, a-t-il estimé.- Demande de “transparence” -“Comment peut-on fermer une ligne de production en urgence en juin, multiplier les analyses par 100 selon leurs dires, et continuer à commercialiser des produits potentiellement dangereux jusqu’en août tout en prétendant ne rien trouver ?”, s’est interrogé dans un communiqué Quentin Guillemain, président de l’Association des familles victimes du lait contaminé aux salmonelles (AFVLCS), créée en 2017 lors du scandale du lait infantile Lactalis contaminé aux salmonelles. L’association évoque une “inaction coupable des pouvoirs publics qui ont laissé des produits contaminés en libre circulation pendant des mois” et fait un parallèle avec l’affaire Lactalis. L’ONG Foodwatch a aussi regretté un rappel massif trop tardif “quand le mal est fait”, s’interrogeant sur l’action des autorités “entre juin et août” et les contraintes trop légères selon elle de communication et de rappel des produits imposées aux entreprises en cas de contamination.Elle demande que “les opérateurs — fabricants et distributeurs — qui, souvent, se contentent de communiquer a minima, soient obligés d’être transparents sur leurs sites internet et leurs réseaux sociaux” et qu’ils puissent rendre des comptes.Le ministère de l’Agriculture a rappelé mercredi que “la responsabilité première de la sécurité des denrées alimentaires reposait sur les exploitants” et qu’en “cas d’alerte, les autorités supervisaient la gestion du risque par les exploitants”. “La communication des autorités sanitaires vient en renforcement” des mesures engagées par l’entreprise pour le rappel des produits “mais ne s’y substitue pas”, ajoute-t-il.

Canicule: fin de la vigilance rouge, l’orange étendue à 80 départements vendredi

Une grande partie du pays reste en surchauffe jeudi, au septième jour d’une vague de chaleur encore écrasante dans 75 départements, selon Météo-France, qui a toutefois levé la vigilance rouge dans les derniers départements concernés.Ce nouvel épisode de canicule, le deuxième de l’été, a débuté vendredi dernier avec 11 départements du sud, avant de s’étendre graduellement à la grande majorité du pays et l’Andorre, à l’exception du quart nord-ouest, qui reste épargné jeudi.Les températures doivent baisser “provisoirement d’un cran par rapport à mercredi”, notamment dans le centre-est, mais resteront jeudi “à des niveaux caniculaires sur une grande partie du pays”, en particulier sur les trois quarts sud et est du pays, prévient Météo-France dans son dernier bulletin.Comme les jours précédents, des températures record ont été enregistrées mercredi: 41,7°C à Châteaumeillant (Cher); 39,8°C à Nevers (Nièvre) ou encore 39,7°C à Saint-Michel-de-Maurienne (Savoie), à 698 m d’altitude, selon Météo France.Le Rhône, la Drôme, l’Ardèche, l’Isère et l’Aude ont basculé de la vigilance rouge à orange jeudi à 06H00, répit relatif dans l’Hexagone qui restera soumis à un temps très chaud, avec une vigilance orange pour les trois-quarts du pays.En revanche, les températures seront en légère hausse dans le sud-ouest, en particulier dans l’Aude, où la canicule met à rude épreuve les cultures.Le niveau d’alerte orange concernera vendredi 80 départements, contre 75 jeudi, indique Météo-France. Parmi ces départements, deux (Val-d’Oise et Marne) ne le seront plus vendredi passé 06H00, tandis que d’autres, dans l’ouest, ne le seront qu’à partir de midi.”Là, c’est la deuxième canicule de l’année, et entre les deux nous avons eu très peu d’eau. On va avoir une petite récolte”, déplore Ludovic Roux, vigneron à Talairan, dans l’Aude, et élu à la chambre d’agriculture.Cette vague de chaleur affecte aussi les éleveurs. Au village de Ginouillac, dans le Lot, où les températures sont montées jusqu’à 41°C en début de semaine, les vaches de Christophe Bonnet produisent moins de lait, explique cet éleveur de 54 ans.”Les vaches souffrent de la chaleur. Durant ces périodes, elles mangent moins et produisent moins. En moyenne, une vache fait 25 litres par jour, mais quand il fait chaud on perd 10%”, explique-t-il, ajoutant qu’il y a aussi “plus de risques au vêlage car les vaches peuvent faire une infection”. – Pollution à l’ozone -Toujours en Occitanie, la hausse de la température de la Garonne à cause des fortes chaleurs a amené EDF à réduire la production de la centrale nucléaire de Golfech, comme le prévoit un arrêté de 2006: la centrale prélève de l’eau dans le fleuve, puis la rejette à une température plus élevée, contribuant ainsi au réchauffement de l’eau.En région parisienne, touchée par un épisode de pollution “persistant” à l’ozone, des restrictions de circulation sont mises en place à partir de jeudi. Depuis 05H30 et jusqu’à minuit, la vitesse maximale autorisée passera de 130 à 110 km/h sur les autoroutes, sera plafonnée à 90 km/h sur les voies à 110 km/h et celles limitées à 90 ou 80 km/h passeront à 70 km/h.A Lille, Kristine Büttner et Nils Wiemers, deux Allemands quinquagénaires venus de Berlin, sont surpris que la vague de chaleur atteigne le nord de la France. “Nous nous sommes dit qu’il ne ferait peut-être pas si chaud dans le nord. Nous étions très contents, d’être ici (…) et pas dans le sud de la France”, confie Kristine Buttner.Des alertes rouge canicule ont aussi été déclenchées en Italie, Portugal, en Grèce, dans les Balkans ou encore en Espagne, où plusieurs dizaines d’incendies sont actifs. La France subit depuis vendredi sa 51e vague de chaleur depuis 1947. La baisse des températures jeudi sera “très relative et provisoire”, prévient Météo-France, car de très fortes chaleurs sont à nouveau attendues pour le week-end du 15 août avec probablement jusqu’à 40°C sur le sud-ouest.Selon les données des stations météo depuis 1950 analysées par l’AFP, un Français né dans les années 2000 a vu le thermomètre dépasser 40°C dans le pays presque chaque été, une expérience sans comparaison avec celle de ses grands-parents, plutôt habitués à des canicules exceptionnelles, comme en 1947 ou 1983.Les études de surmortalité montrent que la chaleur tue plus que les ouragans, les inondations ou tout autre événement climatique extrême. La prévention s’est améliorée depuis la canicule de 2003 (15.000 morts) et moins de gens meurent désormais de la chaleur, mais plus de 5.000 personnes en sont mortes à l’été 2023, selon Santé publique France.