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En Indonésie, un concours de culturisme pour sauver les producteurs de tuiles

Dans des poses dignes de Mister Univers, des ouvriers exhibent leurs muscles devant la foule, soulevant non pas de la fonte mais tuiles empilées. Ce concours de culturisme d’un genre unique se tient en Indonésie pour défendre une activité artisanale en déclin.Cela fait dix ans que des dizaines d’hommes de Jatiwangi posent chaque année, le corps huilé, pour attirer l’attention sur une production qui fait depuis plus d’un siècle la réputation de cette ville située à quelque 200 kilomètres de la capitale Jakarta.”Depuis 1905, Jatiwangi fabrique des tuiles. Mais avec le temps, cette activité a commencé à disparaître”, explique Illa Syukrillah Syarief, un ouvrier de 48 ans qui participe à l’organisation de la compétition.”Nous avons donc le sentiment d’être là non seulement pour raconter l’histoire des tuiles, mais aussi pour les sauver, pour préserver la culture de la tuile de Jatiwangi”, poursuit-il.Les ouvriers utilisent de l’argile ou de la terre locale pour fabriquer leurs tuiles.L’activité est menacée par le désintérêt des jeunes générations pour les métiers manuels et par la concurrence de l’industrie, qui affecte les revenus des artisans locaux.”Nous nous battons dans une situation peu favorable”, explique Illa Syukrillah Syarief. “Nous avons perdu des ouvriers et la demande n’est plus ce qu’elle était”, ajoute le quadragénaire.La compétition rassemble des ouvriers de tous âges. Torse nu, ils posent devant un public composé de femmes en hijab et de juges.A la clé pour les gagnants: 1,5 million de roupies (environ 79 euros) offerts par les fabriques employant les compétiteurs. Pour l’instant, aucun sponsor n’a encore parrainé l’événement.- Acrobaties -Ika, un participant qui, comme beaucoup d’Indonésiens, ne porte qu’un seul nom, qualifie le spectacle “d’unique”.Pour lui, le concours met en valeur “un style de culturisme particulier” ancré dans la culture indonésienne.”C’était incroyable de voir les concurrents et leur style, et toutes les choses qu’ils peuvent faire avec leurs mains, voire leur bouche, en portant des tuiles”, témoigne la juge étrangère Alessa Cargnell, impressionnée.Les tuiles de couleur ocre ont une forme incurvée qui leur permet de s’emboîter, facilitant ainsi leur empilement pour les poses.Un homme a même tenu une tuile entre chaque doigt et une autre dans sa bouche, tout en se tenant sur une jambe, au son d’une musique traditionnelle remixée souvent entendue sur les vidéos TikTok populaires en Indonésie.Mais la force de ces ouvriers ne se limite pas à ce spectacle, relève Illa Syukrillah Syarief: “Nous espérons que les tuiles, ou le travail de la terre à Jatiwangi, ne seront pas seulement une marchandise mais qu’elles deviendront véritablement une identité”.

Trump et Poutine se séparent sans dévoiler de plan pour l’Ukraine

Donald Trump et Vladimir Poutine se sont séparés vendredi en Alaska sans rien dévoiler d’un possible plan de paix pour l’Ukraine, tout en multipliant les déclarations engageantes et les gestes amicaux.Le président américain a parlé d’une réunion “très productive”, Vladimir Poutine d’un entretien “constructif”, mais en réalité rien n’a filtré immédiatement de leurs trois heures de discussion sur une base militaire de l’Alaska.Le président américain, qui aime tant à se présenter en négociateur décisif, a assuré pendant des déclarations conjointes à la presse qu’il restait “très peu” de points à régler pour trouver une issue à la guerre déclenchée il y a plus de trois ans par l’invasion russe de l’Ukraine.”L’un d’entre eux (ces points) est probablement le plus important”, a ajouté Donald Trump, mais sans dire lequel.”Nous n’y sommes pas, mais nous avons fait des progrès. Il n’y a pas d’accord jusqu’à ce qu’il y ait un accord”, a averti le président des Etats-Unis, avant de redécoller pour Washington.Donald Trump et Vladimir Poutine ont passé, en tout et pour tout, six heures en Alaska.Le milliardaire de 79 ans s’était fixé pour ambition d’organiser très vite un sommet tripartite avec le chef d’Etat russe et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, et de décrocher un cessez-le-feu.  Il n’a rien évoqué de tout cela aux côtés de Vladimir Poutine, face aux journalistes.Mais dans un entretien sur la chaîne Fox News enregistré juste après les déclarations à la presse, Donald Trump a estimé qu’un accord pour mettre fin à la guerre “dépendait vraiment du président” ukrainien.Au contraire, avec son homologue russe, le président américain n’a plus eu le ton quelque peu bravache d’avant la rencontre, lorsqu’il menaçait de claquer la porte en cas d’impasse, ou assurait qu’avec lui Vladimir Poutine ne “ferait pas le malin”.M. Trump, qui avait menacé la Russie de “conséquences très graves” si elle n’acceptait pas de mettre un terme à la guerre, a précisé ne plus envisager de mesures dans l’immédiat.”Vu comme cela s’est passé aujourd’hui, je ne pense pas que je doive penser à cela maintenant”, a-t-il déclaré, en réponse à une question de Fox Nexs.M. Poutine, sur la même tonalité engageante et cordiale, a dit espérer que “l’entente” trouvée en Alaska apportera “la paix” en Ukraine.Les deux hommes, qui s’exprimaient devant un fond bleu portant l’inscription “Pursuing Peace” (“Oeuvrer pour la paix”), avaient promis une conférence de presse. Mais ils se sont seulement serré la main après avoir fini leurs discours et sont partis sans répondre aux journalistes qui, debout, les assaillaient de questions.- Applaudissements -L’Ukraine et les Européens redoutaient par-dessus tout que ce sommet ne permette à Vladimir Poutine de manipuler son homologue américain, qui avait évoqué en amont la possibilité de concessions territoriales.Donald Trump a affirmé qu’il appellerait dans la foulée les dirigeants de pays de l’Otan ainsi que Volodymyr Zelensky, disant à propos des Ukrainiens: “En dernier ressort, cela dépend d’eux”.Il a aussi estimé qu’il pourrait revoir “très bientôt” le président russe. Ce à quoi Vladimir Poutine a réagi en lançant, en anglais, “la prochaine fois à Moscou”, sur un ton léger.”J’imagine que cela pourrait arriver”, a rétorqué le président américain, amusé.Ave ce sommet au ton chaleureux, Poutine signe un spectaculaire retour sur la scène internationale, alors que le conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale continue.Donald Trump a brièvement applaudi pendant que son homologue russe s’avançait vers lui sur le tarmac.Ont suivi des poignées de mains et des sourires dans une mise en scène exposant toute la puissance militaire américaine, avec des avions de combat de pointe rangés auprès du tapis rouge et survolant les deux hommes.Vladimir Poutine est ensuite monté dans la voiture blindée de Donald Trump où ils ont eu un court tête-à-tête, avant leur réunion en compagnie de quelques conseillers.- Les Russes “continuent à tuer” -Premier concerné mais grand absent de ce rendez-vous, Volodymyr Zelensky avait déclaré “compter” sur Donald Trump pour mettre un terme au conflit.Les soldats russes “continuent à tuer le jour des négociations”, avait-il déploré, tandis que l’armée ukrainienne annonçait vendredi avoir repris six villages dont des unités russes s’étaient emparées ces derniers jours, lors d’une avancée particulièrement rapide.Le président ukrainien et les dirigeants européens attendent donc maintenant que l’imprévisible président américain les informe de la teneur de son entrevue.La Russie réclame que l’Ukraine lui cède quatre régions partiellement occupées (Donetsk, Lougansk, Zaporijjia et Kherson), en plus de la Crimée annexée en 2014, et qu’elle renonce aux livraisons d’armes occidentales et à toute adhésion à l’Otan.C’est inacceptable pour Kiev, qui veut un cessez-le-feu inconditionnel et immédiat, ainsi que des garanties de sécurité futures.aue-seb-lb-nr/aem/phs/gmo

Trump et Poutine se séparent sans dévoiler de plan pour l’Ukraine

Donald Trump et Vladimir Poutine se sont séparés vendredi en Alaska sans rien dévoiler d’un possible plan de paix pour l’Ukraine, tout en multipliant les déclarations engageantes et les gestes amicaux.Le président américain a parlé d’une réunion “très productive”, Vladimir Poutine d’un entretien “constructif”, mais en réalité rien n’a filtré immédiatement de leurs trois heures de discussion sur une base militaire de l’Alaska.Le président américain, qui aime tant à se présenter en négociateur décisif, a assuré pendant des déclarations conjointes à la presse qu’il restait “très peu” de points à régler pour trouver une issue à la guerre déclenchée il y a plus de trois ans par l’invasion russe de l’Ukraine.”L’un d’entre eux (ces points) est probablement le plus important”, a ajouté Donald Trump, mais sans dire lequel.”Nous n’y sommes pas, mais nous avons fait des progrès. Il n’y a pas d’accord jusqu’à ce qu’il y ait un accord”, a averti le président des Etats-Unis, avant de redécoller pour Washington.Donald Trump et Vladimir Poutine ont passé, en tout et pour tout, six heures en Alaska.Le milliardaire de 79 ans s’était fixé pour ambition d’organiser très vite un sommet tripartite avec le chef d’Etat russe et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, et de décrocher un cessez-le-feu.  Il n’a rien évoqué de tout cela aux côtés de Vladimir Poutine, face aux journalistes.Mais dans un entretien sur la chaîne Fox News enregistré juste après les déclarations à la presse, Donald Trump a estimé qu’un accord pour mettre fin à la guerre “dépendait vraiment du président” ukrainien.Au contraire, avec son homologue russe, le président américain n’a plus eu le ton quelque peu bravache d’avant la rencontre, lorsqu’il menaçait de claquer la porte en cas d’impasse, ou assurait qu’avec lui Vladimir Poutine ne “ferait pas le malin”.M. Trump, qui avait menacé la Russie de “conséquences très graves” si elle n’acceptait pas de mettre un terme à la guerre, a précisé ne plus envisager de mesures dans l’immédiat.”Vu comme cela s’est passé aujourd’hui, je ne pense pas que je doive penser à cela maintenant”, a-t-il déclaré, en réponse à une question de Fox Nexs.M. Poutine, sur la même tonalité engageante et cordiale, a dit espérer que “l’entente” trouvée en Alaska apportera “la paix” en Ukraine.Les deux hommes, qui s’exprimaient devant un fond bleu portant l’inscription “Pursuing Peace” (“Oeuvrer pour la paix”), avaient promis une conférence de presse. Mais ils se sont seulement serré la main après avoir fini leurs discours et sont partis sans répondre aux journalistes qui, debout, les assaillaient de questions.- Applaudissements -L’Ukraine et les Européens redoutaient par-dessus tout que ce sommet ne permette à Vladimir Poutine de manipuler son homologue américain, qui avait évoqué en amont la possibilité de concessions territoriales.Donald Trump a affirmé qu’il appellerait dans la foulée les dirigeants de pays de l’Otan ainsi que Volodymyr Zelensky, disant à propos des Ukrainiens: “En dernier ressort, cela dépend d’eux”.Il a aussi estimé qu’il pourrait revoir “très bientôt” le président russe. Ce à quoi Vladimir Poutine a réagi en lançant, en anglais, “la prochaine fois à Moscou”, sur un ton léger.”J’imagine que cela pourrait arriver”, a rétorqué le président américain, amusé.Ave ce sommet au ton chaleureux, Poutine signe un spectaculaire retour sur la scène internationale, alors que le conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale continue.Donald Trump a brièvement applaudi pendant que son homologue russe s’avançait vers lui sur le tarmac.Ont suivi des poignées de mains et des sourires dans une mise en scène exposant toute la puissance militaire américaine, avec des avions de combat de pointe rangés auprès du tapis rouge et survolant les deux hommes.Vladimir Poutine est ensuite monté dans la voiture blindée de Donald Trump où ils ont eu un court tête-à-tête, avant leur réunion en compagnie de quelques conseillers.- Les Russes “continuent à tuer” -Premier concerné mais grand absent de ce rendez-vous, Volodymyr Zelensky avait déclaré “compter” sur Donald Trump pour mettre un terme au conflit.Les soldats russes “continuent à tuer le jour des négociations”, avait-il déploré, tandis que l’armée ukrainienne annonçait vendredi avoir repris six villages dont des unités russes s’étaient emparées ces derniers jours, lors d’une avancée particulièrement rapide.Le président ukrainien et les dirigeants européens attendent donc maintenant que l’imprévisible président américain les informe de la teneur de son entrevue.La Russie réclame que l’Ukraine lui cède quatre régions partiellement occupées (Donetsk, Lougansk, Zaporijjia et Kherson), en plus de la Crimée annexée en 2014, et qu’elle renonce aux livraisons d’armes occidentales et à toute adhésion à l’Otan.C’est inacceptable pour Kiev, qui veut un cessez-le-feu inconditionnel et immédiat, ainsi que des garanties de sécurité futures.aue-seb-lb-nr/aem/phs/gmo

Trump offre à Poutine un retour spectaculaire sur la scène diplomatique

Tapis rouge, avions de combat, et beaucoup d’amabilité: Donald Trump a offert vendredi à Vladimir Poutine un retour télégénique sur la scène internationale.Peu après 11H00 locales sur la base militaire Elmendorf-Richardson en Alaska, sous un ciel gris, le président américain et le président russe sont descendus de leur avion respectif.Donald Trump a même applaudi, très brièvement, pendant que Vladimir Poutine s’avançait vers lui, sur un tapis rouge déroulé en travers du tarmac.Les deux hommes ont ensuite échangé une poignée de main énergique, des sourires, des amabilités certainement – leurs paroles étaient inaudibles pour les journalistes.Donald Trump a tapoté la main de son invité.Que le dirigeant russe, sous mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale, sous le coup de multiples sanctions dans de nombreux pays, s’aventure hors de son pays est déjà exceptionnel.Mais qu’il le fasse pour être reçu avec tous les honneurs aux Etats-Unis, voilà qui était proprement impensable avant le retour fracassant de Donald Trump à la Maison Blanche, se détournant de la ligne pro-Ukraine de son prédécesseur Joe Biden.L’ancien président démocrate voulait faire du maître du Kremlin un “paria” suite à l’invasion de l’Ukraine en février 2022. – Démonstration -Pour recevoir Vladimir Poutine, son successeur républicain a déroulé le tapis rouge cerné de militaires en grande tenue, survolés par un bombardier furtif B-2 entouré d’avions de chasse.Sur les réseaux sociaux, la scène a immédiatement été critiquée par des opposants au président américain comme marquant une déférence trop grande face au maître du Kremlin. Les partisans de Donald Trump y ont au contraire lu une volonté d’impressionner le président russe, réputé être expert de la pression psychologique, avec la puissance militaire américaine.”Allez-vous arrêter de tuer des civils?” a crié une journaliste à l’intention de Vladimir Poutine tandis que les deux hommes gagnaient une estrade où ils ont posé pour les photographes – avec encore une poignée de main.Pas de réponse.Vladimir Poutine est ensuite monté dans la limousine blindée présidentielle, surnommée “The Beast”, pour rejoindre aux côtés de Donold Trump un bâtiment de la base.Là, les deux hommes, assis et flanqués de leurs conseillers, ont à nouveau brièvement posé devant la presse.- Sweat-shirt “URSS” -Chose inhabituelle, le loquace président américain n’a pas répondu aux questions lancées par les quelques journalistes présents.Et trois heures plus tard, une fois la rencontre conclue, il s’est contenté comme Vladimir Poutine de faire une déclaration face aux journalistes, sans répondre, comme c’était pourtant prévu, à leurs questions.Les deux dirigeants se sont une dernière fois serré la main pour les caméras, avant de quitter l’estrade au fond bleu, marqué de l’inscription “Oeuvrer pour la paix” (“Pursuing Peace”), sans dévoiler de plan pour mettre fin au sanglant conflit en Ukraine.Avant cela, Donald Trump avait estimé qu’il pourrait revoir “très bientôt” le président russe, ce à quoi Vladimir Poutine a réagi en lançant, en anglais et sur un ton léger: “la prochaine fois à Moscou.””Oh, ça c’est intéressant. Je serai un peu critiqué pour cela mais j’imagine que cela pourrait arriver”, a rétorqué le président américain, amusé.La dernière fois que Donald Trump et Vladimir Poutine étaient apparus ensemble devant la presse, en 2018 à Helsinki, le dirigeant américain avait suscité un immense tollé politique par son attitude jugée trop complaisante.

Trump offre à Poutine un retour spectaculaire sur la scène diplomatique

Tapis rouge, avions de combat, et beaucoup d’amabilité: Donald Trump a offert vendredi à Vladimir Poutine un retour télégénique sur la scène internationale.Peu après 11H00 locales sur la base militaire Elmendorf-Richardson en Alaska, sous un ciel gris, le président américain et le président russe sont descendus de leur avion respectif.Donald Trump a même applaudi, très …

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Serbie: nouveaux heurts entre manifestants anticorruption et police

Des heurts ont opposé des milliers de manifestants hostiles au gouvernement et la police vendredi à Belgrade, au quatrième jour de tensions faisant craindre une répression plus ferme du mouvement de protestation anticorruption en cours depuis plusieurs mois en Serbie.Après plusieurs soirées d’affrontements marqués par des dizaines de blessés et d’arrestations, des partisans du président …

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Serbie: nouveaux heurts entre manifestants anticorruption et police

Des heurts ont opposé des milliers de manifestants hostiles au gouvernement et la police vendredi à Belgrade, au quatrième jour de tensions faisant craindre une répression plus ferme du mouvement de protestation anticorruption en cours depuis plusieurs mois en Serbie.Après plusieurs soirées d’affrontements marqués par des dizaines de blessés et d’arrestations, des partisans du président nationaliste Aleksandar Vucic ont à nouveau fait face dans un climat tendu à des manifestants réunis dans la capitale.Des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes ont été ensuite employés envers les manifestants anti-pouvoir, a constaté un journaliste de l’AFP.Les manifestations sont régulières dans ce pays des Balkans depuis l’effondrement en novembre 2024 d’un auvent en béton à la gare de Novi Sad (nord). La tragédie, qui avait fait 16 morts, a rapidement été imputée à la corruption par les manifestants.Les manifestations, menées par les étudiants, étaient jusqu’à présent généralement pacifiques. Elles ont lieu à travers le pays et ont rassemblé jusqu’à plusieurs centaines de milliers de personnes.La situation s’est envenimée cette semaine lorsque des groupes de partisans du pouvoir, souvent masqués et armés de matraques ou d’engins pyrotechniques, s’en sont pris aux protestataires.Les deux camps s’accusent de souhaiter que la situation dégénère.”Je ne veux pas vivre dans un pays sous répression policière”, a dénoncé auprès de l’AFP Zeljko, un manifestant de 46 ans présent devant des bâtiments gouvernementaux vendredi à Belgrade.Quelques centaines de mètres plus loin, des dizaines de partisans du pouvoir, en t-shirts noirs, étaient réunis et ciblaient les manifestants avec des lasers verts.”Ils battent les gens et protègent les criminels, avec des pieds-de-biche. Je suis venu pour dire que nous n’accepterons pas ça”, a assuré Zeljko, qui n’a pas donné son nom de famille, à leur sujet.- “Impuissants” -La police a arrêté des dizaines de manifestants ces derniers jours, notamment lors du saccage de locaux du Parti progressiste serbe du président (SNS, nationalistes) à Novi Sad.Des élus de l’opposition et des militants anticorruption ont accusé les partisans du pouvoir de violences, partageant des images de manifestants lourdement blessés.Certaines vidéos diffusées en ligne montrent aussi la police frappant des manifestants non armés avec leurs matraques.Les forces de l’ordre ont rejeté ces accusations, affirmant avoir été attaquées par les protestataires, avec plus de 120 agents blessés ces derniers jours.”Tous ceux qui ont passé ces derniers jours à répandre des mensonges sur la brutalité de la police devraient s’expliquer sur ces chiffres”, a déclaré à la presse le ministre de l’Intérieur Ivica Dacic vendredi.Le président, qui qualifie régulièrement les protestataires anti-corruption de “terroristes”, les a encore mis en cause dans les violences des derniers jours. “Nous sommes complètement impuissants parce que la police est du côté des criminels”, a estimé Nevena, 52 ans, qui manifestait vendredi. “Ils ont pris l’Etat en otage”.Sous la pression de la rue ces derniers mois, le gouvernement a été remanié, le Premier ministre remplacé et plusieurs anciens ministres ont été arrêtés et inculpés.Depuis mai, les manifestants réclament des élections anticipées, ce que le président Vucic, réélu en 2022 pour un mandat de cinq ans, refuse, dénonçant un complot étranger visant à renverser le pouvoir en place.Aleksandar Vucic est un proche partenaire du président russe Vladimir Poutine. Son pays, qui refuse de sanctionner Moscou pour l’invasion de l’Ukraine, est en même temps candidat à l’entrée dans l’Union européenne, un partenaire économique essentiel.

Serbie: nouveaux heurts entre manifestants anticorruption et police

Des heurts ont opposé des milliers de manifestants hostiles au gouvernement et la police vendredi à Belgrade, au quatrième jour de tensions faisant craindre une répression plus ferme du mouvement de protestation anticorruption en cours depuis plusieurs mois en Serbie.Après plusieurs soirées d’affrontements marqués par des dizaines de blessés et d’arrestations, des partisans du président nationaliste Aleksandar Vucic ont à nouveau fait face dans un climat tendu à des manifestants réunis dans la capitale.Des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes ont été ensuite employés envers les manifestants anti-pouvoir, a constaté un journaliste de l’AFP.Les manifestations sont régulières dans ce pays des Balkans depuis l’effondrement en novembre 2024 d’un auvent en béton à la gare de Novi Sad (nord). La tragédie, qui avait fait 16 morts, a rapidement été imputée à la corruption par les manifestants.Les manifestations, menées par les étudiants, étaient jusqu’à présent généralement pacifiques. Elles ont lieu à travers le pays et ont rassemblé jusqu’à plusieurs centaines de milliers de personnes.La situation s’est envenimée cette semaine lorsque des groupes de partisans du pouvoir, souvent masqués et armés de matraques ou d’engins pyrotechniques, s’en sont pris aux protestataires.Les deux camps s’accusent de souhaiter que la situation dégénère.”Je ne veux pas vivre dans un pays sous répression policière”, a dénoncé auprès de l’AFP Zeljko, un manifestant de 46 ans présent devant des bâtiments gouvernementaux vendredi à Belgrade.Quelques centaines de mètres plus loin, des dizaines de partisans du pouvoir, en t-shirts noirs, étaient réunis et ciblaient les manifestants avec des lasers verts.”Ils battent les gens et protègent les criminels, avec des pieds-de-biche. Je suis venu pour dire que nous n’accepterons pas ça”, a assuré Zeljko, qui n’a pas donné son nom de famille, à leur sujet.- “Impuissants” -La police a arrêté des dizaines de manifestants ces derniers jours, notamment lors du saccage de locaux du Parti progressiste serbe du président (SNS, nationalistes) à Novi Sad.Des élus de l’opposition et des militants anticorruption ont accusé les partisans du pouvoir de violences, partageant des images de manifestants lourdement blessés.Certaines vidéos diffusées en ligne montrent aussi la police frappant des manifestants non armés avec leurs matraques.Les forces de l’ordre ont rejeté ces accusations, affirmant avoir été attaquées par les protestataires, avec plus de 120 agents blessés ces derniers jours.”Tous ceux qui ont passé ces derniers jours à répandre des mensonges sur la brutalité de la police devraient s’expliquer sur ces chiffres”, a déclaré à la presse le ministre de l’Intérieur Ivica Dacic vendredi.Le président, qui qualifie régulièrement les protestataires anti-corruption de “terroristes”, les a encore mis en cause dans les violences des derniers jours. “Nous sommes complètement impuissants parce que la police est du côté des criminels”, a estimé Nevena, 52 ans, qui manifestait vendredi. “Ils ont pris l’Etat en otage”.Sous la pression de la rue ces derniers mois, le gouvernement a été remanié, le Premier ministre remplacé et plusieurs anciens ministres ont été arrêtés et inculpés.Depuis mai, les manifestants réclament des élections anticipées, ce que le président Vucic, réélu en 2022 pour un mandat de cinq ans, refuse, dénonçant un complot étranger visant à renverser le pouvoir en place.Aleksandar Vucic est un proche partenaire du président russe Vladimir Poutine. Son pays, qui refuse de sanctionner Moscou pour l’invasion de l’Ukraine, est en même temps candidat à l’entrée dans l’Union européenne, un partenaire économique essentiel.

Trump et Poutine achèvent une réunion de près de trois heures

Donald Trump et Vladimir Poutine ont achevé vendredi près de trois heures de discussions en Alaska, où ils ont peut-être scellé le sort de l’Ukraine voire dessiné l’avenir diplomatique et sécuritaire de l’Europe tout entière.”Les négociations en petit comité ont pris fin”, a indiqué le Kremlin sur Telegram, sans qu’il soit clairement établi dans l’immédiat …

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Trump et Poutine achèvent une réunion de près de trois heures

Donald Trump et Vladimir Poutine ont achevé vendredi près de trois heures de discussions en Alaska, où ils ont peut-être scellé le sort de l’Ukraine voire dessiné l’avenir diplomatique et sécuritaire de l’Europe tout entière.”Les négociations en petit comité ont pris fin”, a indiqué le Kremlin sur Telegram, sans qu’il soit clairement établi dans l’immédiat s’il y aura d’autres discussions.En attendant, les journalistes ont été invités à entrer dans la salle de presse sur la base militaire Elmendorf-Richardson, où les deux dirigeants doivent tenir une conférence de presse commune, devant un fond bleu portant l’inscription “Pursuing Peace” (“Oeuvrer pour la paix”).L’impulsif président américain avait prévenu qu’il claquerait la porte très vite en cas d’impasse, une menace qu’il n’a donc pas mise à exécution.Entamée peu après 11h30 locale (19h30 GMT), la conversation des deux dirigeants, chacun accompagné de deux hauts responsables, a duré près de trois heures.Ce sommet aux enjeux considérables s’est ouvert sur un accueil chaleureux et soigneusement chorégraphié pour Vladimir Poutine, qui signe un spectaculaire retour sur la scène internationale, après plus de trois ans de conflit déclenché par l’invasion russe de l’Ukraine.Donald Trump a même brièvement applaudi pendant que son homologue russe s’avançait vers lui sur le tarmac. Ont suivi des poignées de mains, des sourires et des amabilités, dans une mise en scène exposant toute la puissance militaire américaine, avec des avions de combat de pointe rangés auprès du tapis rouge et survolant les deux hommes.Chose rare, Vladimir Poutine est ensuite monté dans la voiture blindée de Donald Trump où ils ont eu un court tête-à-tête.Il était initialement prévu que leur première réunion de travail reste sur ce modèle, mais le format a été élargi pour inclure côté américain le secrétaire d’Etat Marco Rubio ainsi que Steve Witkoff, émissaire spécial auprès de la Russie, et côté russe, le chef de la diplomatie Sergueï Lavrov accompagné de Iouri Ouchakov, conseiller diplomatique.De quoi changer la dynamique psychologique de cette rencontre, dont l’Ukraine et les Européens redoutent par-dessus tout qu’elle ne permette à Vladimir Poutine de manipuler son homologue américain.- “Continuent à tuer” -Premier concerné mais grand absent de ce rendez-vous, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré “compter” sur Donald Trump pour mettre un terme au conflit.Les soldats russes “continuent à tuer le jour des négociations”, a-t-il déploré, tandis que l’armée ukrainienne a annoncé vendredi avoir repris six villages dont des unités russes s’étaient emparés ces derniers jours, lors d’une avancée particulièrement rapide.Si sa première rencontre en personne depuis 2019 avec le maître du Kremlin se passe bien, Donald Trump, qui se rêve en lauréat du prix Nobel de la paix, a assuré que “cette rencontre (ouvrirait) la voie à une autre”, à trois, avec Volodymyr Zelensky. Le choix de l’Alaska est truffé de symboles.Ce vaste territoire a été cédé par la Russie aux Etats-Unis au XIXe siècle. Il a ensuite été un avant-poste de la Guerre froide, quand l’Amérique et l’Union soviétique se toisaient de part et d’autre du détroit de Béring.Le président ukrainien et les dirigeants européens devront attendre que l’imprévisible président américain, comme il s’est engagé, les informe de la teneur de son entrevue.Vladimir Poutine “a aujourd’hui l’occasion d’accepter un cessez-le-feu” en Ukraine, a souligné le chancelier allemand Friedrich Merz.- “Donnant-donnant” -Cette paix semble bien lointaine, tant les positions des deux belligérants paraissent irréconciliables.La Russie réclame que l’Ukraine lui cède quatre régions partiellement occupées (Donetsk, Lougansk, Zaporijjia et Kherson), en plus de la Crimée annexée en 2014, et qu’elle renonce aux livraisons d’armes occidentales et à toute adhésion à l’Otan.C’est inacceptable pour Kiev, qui veut un cessez-le-feu inconditionnel et immédiat, ainsi que des garanties de sécurité futures.Donald Trump, qui depuis l’invasion russe de l’Ukraine renvoie dos à dos les deux belligérants, parle de “donnant-donnant” en matière territoriale.Si le président russe et le président américain ont une obsession commune, celle de ne jamais apparaître en position de faiblesse, leurs approches des rapports de force internationaux sont bien différentes.Pour Donald Trump, ancien promoteur immobilier devenu célèbre grâce à une émission de téléréalité, tout est affaire de négociation rapide, de marchandage rondement mené, pour arriver à un “deal” forcément avantageux pour lui.Là où Vladimir Poutine, ancien du KGB formé à la guerre psychologique, raisonne à long terme, évoquant le destin historique d’une “grande Russie” qu’il voudrait reconstituer.