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Immense manifestation à Tel-Aviv en soutien aux otages israéliens à Gaza

Des dizaines de milliers d’Israéliens se sont rassemblés dimanche soir à Tel-Aviv pour réclamer de leur gouvernement un accord de cessez-le-feu à Gaza qui garantirait la libération des otages, l’un des plus gros rassemblements de solidarité en Israël depuis le début de la guerre à Gaza en octobre 2023.”Ramenez-les tous!”, “Arrêtez la guerre!”, scandait une foule immense rassemblée sur une place emblématique de Tel-Aviv, où les familles se retrouvent depuis presque deux ans pour exiger la libération de leurs proches retenus par le Hamas à Gaza.Le Forum des familles d’otages, à l’origine de cette journée de mobilisation, a estimé à près de 500.000 le nombre de manifestants.”Nous exigeons un accord global et réalisable, ainsi que la fin de la guerre. Nous exigeons ce qui nous revient de droit, nos enfants”, a lancé à la foule Einav Tzangauker, mère de l’otage Matan et figure de proue de ces familles.”Le gouvernement israélien n’a jamais proposé une initiative véritable en faveur d’un accord global et de la fin de la guerre. Ils ont transformé la guerre la plus juste en une guerre inutile”, a-t-elle accusé.- “La paix maintenant” -Comme tous ceux descendus dans les rues pendant la journée, les manifestants brandissaient portraits des captifs, drapeaux israéliens et bannières jaunes, couleur symbole des otages. “La paix maintenant”, “Ramenez-le à la maison”, proclamaient les pancartes, sous les photos souriantes des 49 otages toujours à Gaza, dont 27 sont donnés morts par l’armée.Blocage de routes, pneus en feu et quelques échauffourées avec la police ont marqué cette journée, où le mot d’ordre de grève nationale de solidarité a été peu suivi finalement, avec une activité restée relativement normale à Tel-Aviv comme à Jérusalem, a constaté l’AFP.Symbole fort: un immense drapeau israélien, orné de portraits des personnes kidnappées, a été déployé en début de journée sur cette même “place des otages”.Le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu affirme sa détermination à poursuivre son offensive dans la bande de Gaza pour en finir avec le Hamas et prendre le contrôle sécuritaire de l’ensemble du territoire palestinien assiégé et affamé. Dimanche, au moins 60 Palestiniens y ont péri selon la Défense civile locale. “Ceux qui appellent aujourd’hui à mettre fin à la guerre sans une défaite du Hamas (…) renforcent la position du Hamas et éloignent la libération de nos otages (…)”, a accusé M. Netanyahu lors de la réunion du gouvernement.”Ce qui affaiblit le plus le Hamas, c’est de voir que nous sommes unis, qu’il y a de la solidarité entre nous”, a réagi le chef de l’opposition Yair Lapid.Le chef d’état-major, Eyal Zamir, a tenu dimanche une réunion avec des responsables militaires à l’issue de laquelle il a annoncé que l’armée allait “concentrer” ses opérations sur la ville de Gaza, avec pour but affiché de vaincre le Hamas et libérer les otages enlevés durant l’attaque du 7-Octobre.L’annonce de ce plan a suscité ces derniers jours l’effroi des familles d’otages qui craignent que l’opération n’entraîne la mort de leurs proches et ont appelé aux manifestations de dimanche.- Nouvelle vidéo -“Nous devons arrêter cette chute sans fin et terrifiante dans l’abîme. Cela doit cesser”, a plaidé Nira Sharabi, épouse de Yossi Sharabi, dont le corps est toujours aux mains du Hamas à Gaza.”Ce sont les dernières minutes pour sauver nos otages, aux mains du Hamas depuis presque 700 jours. Il n’y a pas d’autre alternative: un unique accord pour le retour de tous les otages en échange de la fin de la guerre à Gaza”, a plaidé Ofir Penso, professeur d’arabe présent à la manifestation.Les médias nationaux ont diffusé dans la soirée une nouvelle vidéo d’otage, transmise par sa famille. Dans cette courte vidéo, Matan Zangauker, amaigri, s’adresse à ses proches pour leur dire qu’ils lui manquent. Sa famille a expliqué que ces images ont été tournées par le Hamas, mais retrouvées par l’armée.”Nous faisons tous les efforts pour les ramener (…) On peut avoir des désaccords, mais en vérité, tout le peuple d’Israël veut que nos frères et sœurs rentrent à la maison”, a déclaré dimanche matin le président israélien Isaac Herzog, qui a appelé “le monde à faire pression sur le Hamas”.Beaucoup d’Israéliens exprimaient cependant leur scepticisme sur les objectifs de ce mouvement. “Bien sûr, il est temps de mettre fin à la guerre, tout le monde est fatigué (…). Cela doit se terminer, mais de quelle façon, ce n’est pas entre nos mains, c’est entre les mains du Hamas. Toutes ces manifestations, à quoi servent-elles? Je ne comprends pas”, a commenté à l’AFP Patric Menache, investisseur immobilier.251 personnes ont été enlevées le jour de l’attaque du 7-Octobre. Le Hamas et le Jihad islamique, son allié à Gaza, ont diffusé début août des vidéos montrant deux d’entre eux décharnés et affaiblis, qui ont choqué en Israël.L’attaque du 7-Octobre a entraîné côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.L’offensive de représailles israélienne à Gaza a fait 61.944 morts, majoritairement des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU. Elle a aussi provoqué un désastre humanitaire.  

Immense manifestation à Tel-Aviv en soutien aux otages israéliens à Gaza

Des dizaines de milliers d’Israéliens se sont rassemblés dimanche soir à Tel-Aviv pour réclamer de leur gouvernement un accord de cessez-le-feu à Gaza qui garantirait la libération des otages, l’un des plus gros rassemblements de solidarité en Israël depuis le début de la guerre à Gaza en octobre 2023.”Ramenez-les tous!”, “Arrêtez la guerre!”, scandait une foule …

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Ukraine: les dirigeants européens avec Zelensky lundi à Washington

Tous à Washington: après le sommet Trump-Poutine en Alaska (États-Unis) qui n’a débouché sur aucune annonce concrète, les dirigeants européens font bloc autour du président ukrainien Volodymyr Zelensky, qu’ils accompagneront lundi à la Maison Blanche.Dimanche, la “coalition des volontaires” – qui rassemble les soutiens de Kiev, la plupart des grands pays européens, l’UE, l’Otan et …

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L’épisode caniculaire en déclin, risque “extrême” d’incendie dans l’Aude

L’épisode caniculaire a régressé dimanche et les fortes chaleurs se concentrent désormais au sud du pays mais le risque incendie reste très élevé sur le pourtour méditerranéen, au dixième jour de la vague de chaleur qui devrait toucher à sa fin lundi soir.Quelque 25 départements restent placés en vigilance orange par Météo-France. L’ouest et le sud de la France ont encore subi de très fortes chaleurs dimanche après-midi.A Canet-en-Roussillon (Pyrénées-Orientales), le thermomètre a affiché une température maximale de 40,6 °C tandis que Brest pointait à 30,5 °C , d’après les données de l’institut météorologique.Le Mistral et la tramontane continuent de souffler modérément, ce qui conduit à un danger de niveau “très élevé” de feux de forêt dans l’Aude, les Bouches-du-Rhône, le Gard, l’Hérault, les Pyrénées-Orientales et le Vaucluse.Près de 1.200 pompiers sont toujours “en alerte” dans l’Aude, selon la préfecture, dont 330 toujours mobilisés pour la surveillance de l’incendie parti, le 5 août, entre les communes de Ribaute et Lagrasse et qui n’est toujours éteint.- “Je cuis” -La France connaît son deuxième épisode caniculaire depuis le début de l’été et le 51e depuis 1947, des phénomènes rendus plus fréquents et plus intenses par le changement climatique.À Marseille, “on connaît la chaleur depuis toujours mais celle-ci est différente: je n’avais jamais eu de coup de chaud avant qui m’empêche de marcher et qui me donne mal à la tête comme ces derniers jours”, confie Agathe Ramsamy, qui se rend avec son ami à la plage de Corbières à l’Estaque, au nord de la cité phocéenne.”Je dois me lever plus tôt pour profiter et sortir plus tard. Chez moi, malgré les volets fermés, je cuis. Une canicule occasionnelle c’est une chose, mais là l’enchaînement de plusieurs jours est pesant. On manque d’espaces verts et d’îlots de fraîcheur à Marseille, la ville est encore très minérale”, déplore la jeune femme.Ce long épisode caniculaire doit prendre fin entre lundi soir et mardi matin.L’air plus frais présent au nord-est du pays gagne progressivement du terrain vers le sud et va faire descendre les températures partout en France. Les maximales ne dépasseront plus les 28 à 32°C dans toute la partie centre et nord.Seuls 13 départements du pourtour méditerranéen seront maintenus en vigilance orange lundi après 6H00, selon les prévisionnistes.Dimanche soir, les départements restants des Pays-de-la-Loire, de la Nouvelle-Aquitaine ainsi que le Lot ne seront plus placés en vigilance orange, selon l’institut.La vague de chaleur a débuté le 8 août en France. D’abord cantonnée au Sud, avec des températures particulièrement élevées sur le Midi méditerranéen, elle a atteint un niveau exceptionnel entre lundi et mercredi du Sud-Ouest au Centre-Est, où de nombreux records ont été battus. Une nouvelle accentuation notable de la chaleur s’est opérée par le Sud-Ouest vendredi. Dans l’Hexagone, 266 stations météo ont enregistré au moins une fois une température de 40°C ou plus entre le 9 et le 12 août 2025 inclus. Soit plus que sur toute la seconde moitié du XXème siècle (235). Le sud de l’Europe n’est pas en reste avec notamment l’Espagne qui entre dans sa troisième semaine d’alerte vague de chaleur et n’en finit pas de combattre les incendies qui se concentrent dans le nord-ouest et l’ouest du pays.

Mousson au Pakistan : l’espoir s’amenuise de retrouver des survivants parmi les 150 disparus

L’espoir s’amenuise dimanche soir de retrouver des survivants parmi les 150 disparus après les pluies de mousson dévastatrices qui ont fait près de 350 morts dans le nord du Pakistan, où secouristes et habitants fouillent les décombres depuis trois jours.Depuis jeudi, des pluies torrentielles s’abattent sur le pays et provoquent inondations, crues et glissements de …

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Mousson au Pakistan : l’espoir s’amenuise de retrouver des survivants parmi les 150 disparus

L’espoir s’amenuise dimanche soir de retrouver des survivants parmi les 150 disparus après les pluies de mousson dévastatrices qui ont fait près de 350 morts dans le nord du Pakistan, où secouristes et habitants fouillent les décombres depuis trois jours.Depuis jeudi, des pluies torrentielles s’abattent sur le pays et provoquent inondations, crues et glissements de terrain, emportant des villages entiers et laissant de nombreux habitants prisonniers des décombres.La plupart des victimes ont été emportées par des crues subites, sont mortes dans l’effondrement de leur maison ou ont été électrocutées.La province montagneuse du Khyber-Pakhtunkhwa, frontalière de l’Afghanistan, a enregistré à elle seule 317 décès en deux jours, soit la moitié des morts de cette saison de mousson, selon les autorités.Dans le seul district de Buner, “au moins 150 personnes sont portées disparues et pourraient être coincées sous les débris de leurs maisons ou avoir été emportées par les eaux”, a indiqué dimanche Asfandyar Khattak, directeur de l’Autorité de gestion des catastrophes de la province du Khyber-Pakhtunkhwa.”Leurs chances de survie sont désormais très minces”, assure Bilal Ahmed Faizi, porte-parole des secours de la province, précisant qu’au total, “une dizaine de villages ont été dévastés”.”Nos proches sont encore ensevelis sous la boue, les rochers, ou les ruines de leur maison, il faut que le gouvernement nous envoie des engins pour les secourir”, implore dimanche Bakht Rawan, un habitant de Buner.Les 2.000 secouristes déployés dans les villages les plus touchés fouillent inlassablement les débris aux côtés des habitants.”On a vu toutes les maisons, les bâtiments et les véhicules emportés d’un coup. On a pu se réfugier en haut d’une montagne, et c’est de là qu’on a réalisé que notre maison avait disparu”, raconte Suleman Khan, un professeur de Buner qui a perdu 25 membres de sa famille.Dans le district, qui recense au moins 208 morts, les survivants prêtent main forte et refusent d’évacuer.”Nous continuons à chercher nos proches, à chaque corps retrouvé, on ressent une profonde tristesse mais aussi un soulagement car on sait que la famille pourra récupérer la dépouille”, raconte Mohammed Khan, un habitant.Mais le travail des secouristes, qui peinent à accéder à des zones reculées, est entravé par “les fortes pluies, les glissements de terrain et les routes bloquées qui empêchent les ambulances d’accéder et les forcent à se déplacer à pied”, note M. Faizi. Pour tenter d’aider les secours, les habitants coupaient des arbres dimanche pour créer de nouvelles routes.Vendredi, un hélicoptère venu à la rescousse s’est écrasé, faisant cinq morts.- “Enterrer des enfants” -A Buner comme dans de nombreux districts, des obsèques collectives ont commencé samedi. Des dizaines d’habitants ont rendu hommage aux victimes dont les corps ont été enveloppés dans des linceuls blancs, selon la tradition  musulmane.”Ces deux derniers jours, j’ai creusé six tombes pour des enfants et à chaque fois, j’avais l’impression d’enterrer mon propre enfant”, raconte à l’AFP Qaiser Ali Shah, le fossoyeur du village.”Au cours de ma vie, j’ai préparé une soixantaine de fosses, mais les 15 et 16 août, j’en ai creusé 29. Aujourd’hui, j’ai dit que c’était au-dessus de mes forces d’en creuser de nouvelles”, poursuit-il.Les autorités ont déclaré plusieurs districts “sinistrés”, où maisons, magasins et véhicules ont été balayés par la boue.L’Iran voisin a proposé dimanche une aide logistique, tandis que le pape Léon XIV a adressé une prière “à toutes les victimes de la catastrophe”.- “La mousson va s’intensifier” -Depuis le début, fin juin, d’une mousson estivale qualifiée d'”inhabituellement” intense par les autorités, plus de 650 personnes, dont une centaine d’enfants, ont été tuées, et 920 blessées au Pakistan.Au moins 60 victimes ont aussi été recensées dans le Cachemire administré par l’Inde.Et les pluies devraient encore s’intensifier ces deux prochaines semaines, préviennent les autorités.”L’intensité de la mousson cette année est 50 à 60% supérieure à celle de l’année dernière”, a déclaré dimanche le lieutenant-général Inam Haider, président de l’Autorité nationale de gestion des catastrophes.Les autorités mettent en garde contre de nouvelles crues éclair et glissements de terrain dans le nord-ouest du pays et exhortent les habitants à éviter les zones vulnérables, notamment la région touristique du Gilgit-Baltistan, prisée l’été des alpinistes venus du monde entier.Les 255 millions de Pakistanais ont déjà subi ces dernières années des inondations massives et meurtrières, des explosions de lacs glaciaires et des sécheresses inédites, autant de phénomènes qui vont se multiplier avec le changement climatique, préviennent les scientifiques.

Mousson au Pakistan : l’espoir s’amenuise de retrouver des survivants parmi les 150 disparus

L’espoir s’amenuise dimanche soir de retrouver des survivants parmi les 150 disparus après les pluies de mousson dévastatrices qui ont fait près de 350 morts dans le nord du Pakistan, où secouristes et habitants fouillent les décombres depuis trois jours.Depuis jeudi, des pluies torrentielles s’abattent sur le pays et provoquent inondations, crues et glissements de terrain, emportant des villages entiers et laissant de nombreux habitants prisonniers des décombres.La plupart des victimes ont été emportées par des crues subites, sont mortes dans l’effondrement de leur maison ou ont été électrocutées.La province montagneuse du Khyber-Pakhtunkhwa, frontalière de l’Afghanistan, a enregistré à elle seule 317 décès en deux jours, soit la moitié des morts de cette saison de mousson, selon les autorités.Dans le seul district de Buner, “au moins 150 personnes sont portées disparues et pourraient être coincées sous les débris de leurs maisons ou avoir été emportées par les eaux”, a indiqué dimanche Asfandyar Khattak, directeur de l’Autorité de gestion des catastrophes de la province du Khyber-Pakhtunkhwa.”Leurs chances de survie sont désormais très minces”, assure Bilal Ahmed Faizi, porte-parole des secours de la province, précisant qu’au total, “une dizaine de villages ont été dévastés”.”Nos proches sont encore ensevelis sous la boue, les rochers, ou les ruines de leur maison, il faut que le gouvernement nous envoie des engins pour les secourir”, implore dimanche Bakht Rawan, un habitant de Buner.Les 2.000 secouristes déployés dans les villages les plus touchés fouillent inlassablement les débris aux côtés des habitants.”On a vu toutes les maisons, les bâtiments et les véhicules emportés d’un coup. On a pu se réfugier en haut d’une montagne, et c’est de là qu’on a réalisé que notre maison avait disparu”, raconte Suleman Khan, un professeur de Buner qui a perdu 25 membres de sa famille.Dans le district, qui recense au moins 208 morts, les survivants prêtent main forte et refusent d’évacuer.”Nous continuons à chercher nos proches, à chaque corps retrouvé, on ressent une profonde tristesse mais aussi un soulagement car on sait que la famille pourra récupérer la dépouille”, raconte Mohammed Khan, un habitant.Mais le travail des secouristes, qui peinent à accéder à des zones reculées, est entravé par “les fortes pluies, les glissements de terrain et les routes bloquées qui empêchent les ambulances d’accéder et les forcent à se déplacer à pied”, note M. Faizi. Pour tenter d’aider les secours, les habitants coupaient des arbres dimanche pour créer de nouvelles routes.Vendredi, un hélicoptère venu à la rescousse s’est écrasé, faisant cinq morts.- “Enterrer des enfants” -A Buner comme dans de nombreux districts, des obsèques collectives ont commencé samedi. Des dizaines d’habitants ont rendu hommage aux victimes dont les corps ont été enveloppés dans des linceuls blancs, selon la tradition  musulmane.”Ces deux derniers jours, j’ai creusé six tombes pour des enfants et à chaque fois, j’avais l’impression d’enterrer mon propre enfant”, raconte à l’AFP Qaiser Ali Shah, le fossoyeur du village.”Au cours de ma vie, j’ai préparé une soixantaine de fosses, mais les 15 et 16 août, j’en ai creusé 29. Aujourd’hui, j’ai dit que c’était au-dessus de mes forces d’en creuser de nouvelles”, poursuit-il.Les autorités ont déclaré plusieurs districts “sinistrés”, où maisons, magasins et véhicules ont été balayés par la boue.L’Iran voisin a proposé dimanche une aide logistique, tandis que le pape Léon XIV a adressé une prière “à toutes les victimes de la catastrophe”.- “La mousson va s’intensifier” -Depuis le début, fin juin, d’une mousson estivale qualifiée d'”inhabituellement” intense par les autorités, plus de 650 personnes, dont une centaine d’enfants, ont été tuées, et 920 blessées au Pakistan.Au moins 60 victimes ont aussi été recensées dans le Cachemire administré par l’Inde.Et les pluies devraient encore s’intensifier ces deux prochaines semaines, préviennent les autorités.”L’intensité de la mousson cette année est 50 à 60% supérieure à celle de l’année dernière”, a déclaré dimanche le lieutenant-général Inam Haider, président de l’Autorité nationale de gestion des catastrophes.Les autorités mettent en garde contre de nouvelles crues éclair et glissements de terrain dans le nord-ouest du pays et exhortent les habitants à éviter les zones vulnérables, notamment la région touristique du Gilgit-Baltistan, prisée l’été des alpinistes venus du monde entier.Les 255 millions de Pakistanais ont déjà subi ces dernières années des inondations massives et meurtrières, des explosions de lacs glaciaires et des sécheresses inédites, autant de phénomènes qui vont se multiplier avec le changement climatique, préviennent les scientifiques.

Présidentielle en Bolivie: un scrutin sous le signe du “changement” après vingt ans de socialisme

Les Boliviens exprimaient l’espoir d’un “changement” en votant dimanche pour élire leur prochain président, dans un pays plongé dans une grave crise économique qui pourrait voir la droite revenir au pouvoir après vingt ans de gouvernements socialistes.Quelque huit millions d’électeurs ont commencé à voter à 08H00 locales (12H00 GMT). Le pays se rend aux urnes lassé du manque de dollars et de carburant, conséquence d’une économie en crise, et les yeux rivés sur les prix. L’inflation annuelle frôle 25%, un record en 17 ans. Tenu pour responsable de la débâcle, le président sortant Luis Arce, autrefois soutenu par l’ancien président Evo Morales (2006-2019), mais désormais en conflit avec lui, a renoncé à briguer un second mandat. Andronico Rodriguez, le président du Sénat également issu de la gauche, et le candidat du Mouvement vers le socialisme (MAS) au pouvoir depuis 2006, Eduardo del Castillo, restent largement distancés dans les enquêtes.”Je veux un changement. Je pense que la gauche nous à fait beaucoup de mal”, explique Miriam Escobar, une retraité de 60 ans. “Il n’y a pas de travail, pas d’essence, pas de diesel, tout est très cher”, déplore-t-elle après avoir voté dans un bureau du sud de La Paz.Dans ce contexte, deux candidats de droite, parmi les huit en lice, se disputent la première place avec environ 20% des intentions de vote: le millionnaire de centre-droit Samuel Doria Medina, 66 ans, et l’ancien président de droite Jorge “Tuto” Quiroga, 65 ans. Tous deux promettent de rompre avec le modèle étatiste instauré par Evo Morales, figure marquante de la gauche latino-américaine. Sous sa présidence, la pauvreté a reculé et le PIB triplé, mais la chute des revenus gaziers depuis 2017 a plongé le pays dans la crise.”Aujourd’hui est un jour très important pour les Boliviens car grâce au vote nous allons sortir de cette crise économique de manière pacifique et démocratique”, a déclaré Doria Medina à la presse après avoir voté à La Paz.L’influent homme d’affaires, candidat pour la quatrième fois à la présidence, a promis “un gouvernement d’austérité”.- “tout changer” -“Nous allons tout changer, absolument tout. Ce sont vingt ans de gaspillage”, a lancé pendant sa campagne “Tuto” Quiroga, un ingénieur qui avait assuré un intérim à la tête du pays pendant un an (2001-2002).Les deux favoris devraient s’affronter lors d’un second tour le 19 octobre, et infliger à la gauche son plus lourd revers depuis l’arrivée au pouvoir d’Evo Morales.L’ancien chef d’Etat de 65 ans espérait briguer un quatrième mandat présidentiel, mais la justice, en les limitant à deux, l’a écarté de la course. Visé par un mandat d’arrêt dans une affaire de traite de mineure qu’il conteste, l’ancien syndicaliste des planteurs de coca vit désormais retranché dans son fief du centre du pays.Malgré son éviction, le premier chef d’Etat bolivien d’origine indigène garde de solides appuis dans certains bastions ruraux et autochtones. Il a menacé de mobiliser ses partisans si la droite l’emportait et encouragé le vote nul.Mais le conflit entre Evo Morales et son ancien ministre Luis Arce a fracturé le MAS, et même une population longtemps bénéficiaire des politiques sociales exprime désormais son désenchantement.”Les choses vont mal, il n’y a pas d’essence, pas de diesel, pas de gaz”, déplore Saturnina Sahuira, une vendeuse ambulante aymara de 47 ans, pendant longtemps fidèle au parti au pouvoir.Pour Daniel Valverde, politologue à l’université Gabriel René Moreno, “le pire ennemi de la gauche a été la gauche elle-même”. “La corruption, la mauvaise gestion, le manque de décisions et l’improvisation ont fini par fatiguer la population”, juge-t-il.”Ce que les gens recherchent aujourd’hui, c’est un retour à la stabilité”, note Daniela Osorio Michel, chercheuse à l’Institut allemand d’études mondiales et régionales.Outre le président et le vice-président, les près de huit millions d’électeurs du pays doivent aussi renouveler le parlement bicaméral.

Présidentielle en Bolivie: un scrutin sous le signe du “changement” après vingt ans de socialisme

Les Boliviens exprimaient l’espoir d’un “changement” en votant dimanche pour élire leur prochain président, dans un pays plongé dans une grave crise économique qui pourrait voir la droite revenir au pouvoir après vingt ans de gouvernements socialistes.Quelque huit millions d’électeurs ont commencé à voter à 08H00 locales (12H00 GMT). Le pays se rend aux urnes lassé du manque de dollars et de carburant, conséquence d’une économie en crise, et les yeux rivés sur les prix. L’inflation annuelle frôle 25%, un record en 17 ans. Tenu pour responsable de la débâcle, le président sortant Luis Arce, autrefois soutenu par l’ancien président Evo Morales (2006-2019), mais désormais en conflit avec lui, a renoncé à briguer un second mandat. Andronico Rodriguez, le président du Sénat également issu de la gauche, et le candidat du Mouvement vers le socialisme (MAS) au pouvoir depuis 2006, Eduardo del Castillo, restent largement distancés dans les enquêtes.”Je veux un changement. Je pense que la gauche nous à fait beaucoup de mal”, explique Miriam Escobar, une retraité de 60 ans. “Il n’y a pas de travail, pas d’essence, pas de diesel, tout est très cher”, déplore-t-elle après avoir voté dans un bureau du sud de La Paz.Dans ce contexte, deux candidats de droite, parmi les huit en lice, se disputent la première place avec environ 20% des intentions de vote: le millionnaire de centre-droit Samuel Doria Medina, 66 ans, et l’ancien président de droite Jorge “Tuto” Quiroga, 65 ans. Tous deux promettent de rompre avec le modèle étatiste instauré par Evo Morales, figure marquante de la gauche latino-américaine. Sous sa présidence, la pauvreté a reculé et le PIB triplé, mais la chute des revenus gaziers depuis 2017 a plongé le pays dans la crise.”Aujourd’hui est un jour très important pour les Boliviens car grâce au vote nous allons sortir de cette crise économique de manière pacifique et démocratique”, a déclaré Doria Medina à la presse après avoir voté à La Paz.L’influent homme d’affaires, candidat pour la quatrième fois à la présidence, a promis “un gouvernement d’austérité”.- “tout changer” -“Nous allons tout changer, absolument tout. Ce sont vingt ans de gaspillage”, a lancé pendant sa campagne “Tuto” Quiroga, un ingénieur qui avait assuré un intérim à la tête du pays pendant un an (2001-2002).Les deux favoris devraient s’affronter lors d’un second tour le 19 octobre, et infliger à la gauche son plus lourd revers depuis l’arrivée au pouvoir d’Evo Morales.L’ancien chef d’Etat de 65 ans espérait briguer un quatrième mandat présidentiel, mais la justice, en les limitant à deux, l’a écarté de la course. Visé par un mandat d’arrêt dans une affaire de traite de mineure qu’il conteste, l’ancien syndicaliste des planteurs de coca vit désormais retranché dans son fief du centre du pays.Malgré son éviction, le premier chef d’Etat bolivien d’origine indigène garde de solides appuis dans certains bastions ruraux et autochtones. Il a menacé de mobiliser ses partisans si la droite l’emportait et encouragé le vote nul.Mais le conflit entre Evo Morales et son ancien ministre Luis Arce a fracturé le MAS, et même une population longtemps bénéficiaire des politiques sociales exprime désormais son désenchantement.”Les choses vont mal, il n’y a pas d’essence, pas de diesel, pas de gaz”, déplore Saturnina Sahuira, une vendeuse ambulante aymara de 47 ans, pendant longtemps fidèle au parti au pouvoir.Pour Daniel Valverde, politologue à l’université Gabriel René Moreno, “le pire ennemi de la gauche a été la gauche elle-même”. “La corruption, la mauvaise gestion, le manque de décisions et l’improvisation ont fini par fatiguer la population”, juge-t-il.”Ce que les gens recherchent aujourd’hui, c’est un retour à la stabilité”, note Daniela Osorio Michel, chercheuse à l’Institut allemand d’études mondiales et régionales.Outre le président et le vice-président, les près de huit millions d’électeurs du pays doivent aussi renouveler le parlement bicaméral.

Des milliers d’Israéliens dans la rue pour appeler à la libération des otages à Gaza

Des milliers d’Israéliens sont descendus dimanche dans la rue pour réclamer de leur gouvernement un accord de cessez-le-feu à Gaza qui garantirait la libération des otages, des demandes rejetées par le Premier ministre Benjamin Netanyahu.Blocage de routes dans plusieurs villes du pays, pneus en feu et quelques échauffourées avec les forces de l’ordre déployées en force pour cette mobilisation à l’appel des familles des otages retenus à Gaza depuis près de deux ans.A l’exception d’opérations ponctuelles en divers endroits du pays, l’activité est néanmoins restée relativement normale à Tel-Aviv comme à Jérusalem, a constaté l’AFP.Un immense drapeau israélien, floqué de portraits de personnes kidnappées, a été déployé à Tel-Aviv sur la “place des otages”, devenue emblématique depuis le début de la guerre, déclenchée le 7 octobre 2023 par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël.Le gouvernement Netanyahu affirme sa détermination à poursuivre son offensive dans la bande de Gaza pour en finir avec le Hamas et prendre le contrôle sécuritaire de l’ensemble du territoire palestinien assiégé et affamé. Dimanche, 18 Palestiniens y ont encore péri selon la Défense civile locale. – “Chute sans fin” -“Ceux qui appellent aujourd’hui à mettre fin à la guerre sans une défaite du Hamas (…) renforcent la position du Hamas et éloignent la libération de nos otages (…)”, a accusé M. Netanyahu lors de la réunion du gouvernement.Le chef d’état-major, Eyal Zamir, a tenu dimanche une réunion avec des responsables militaires à l’issue de laquelle il a annoncé que l’armée allait “concentrer” ses opérations sur la ville de Gaza, avec pour but affiché de vaincre le Hamas et libérer les otages enlevés durant l’attaque du 7-Octobre.L’annonce de ce plan a suscité l’effroi de familles d’otages qui craignent que l’opération n’entraîne la mort de leurs proches et ont appelé aux manifestations de dimanche.Dimanche, premier jour de la semaine en Israël, la plupart des magasins sont restés ouverts à Jérusalem et à Tel-Aviv, ont constaté des journalistes de l’AFP. Et ce malgré un appel à une grève de solidarité avec les otages lancé par le Forum des familles d’otages, l’opposition et une partie du monde économique et syndical.De petites manifestations et rassemblements ponctuels ont eu lieu dans la matinée en plusieurs points du pays, comme sur l’autoroute reliant Tel-Aviv à Jérusalem, ou encore en périphérie de Jérusalem, où la police a fait brièvement usage d’un canon à eau pour dégager une poignée de manifestants installés dans un tunnel.”Le terrible chaos à Gaza pourrait se prolonger indéfiniment, tout comme les pertes humaines. Nous devons arrêter cette chute sans fin et terrifiante dans l’abîme. Cela doit cesser”, a plaidé Nira Sharabi, épouse de Yossa Sharabi, dont le corps est toujours entre les mains du Hamas à Gaza. Elle participait à un rassemblement à Beeri, un kibboutz près de la frontière de Gaza qui a été l’une des communautés les plus durement touchées lors de l’attaque du 7 octobre.- “Tout le monde est fatigué” -Le point d’orgue des protestations sera en fin d’après-midi à Tel-Aviv, où les manifestants, brandissant portraits des captifs, drapeaux israéliens et bannières jaunes, la couleur symbole des otages, ont commencé à converger sur la “place des otages”.”Nous faisons tous les efforts pour les ramener (…) On peut avoir des désaccords, mais en vérité, tout le peuple d’Israël veut que nos frères et sœurs rentrent à la maison”, a déclaré sur cette place le président israélien Isaac Herzog, qui a appelé “le monde à faire pression sur le Hamas”.”Si nous ne les ramenons pas maintenant, nous les perdrons à jamais”, s’est alarmé le Forum des familles.Beaucoup d’Israéliens exprimaient cependant leur scepticisme sur les objectifs de ce mouvement. “Bien sûr, il est temps de mettre fin à la guerre, tout le monde est fatigué (…). Cela doit se terminer, mais de quelle façon, ce n’est pas entre nos mains, c’est entre les mains du Hamas. Toutes ces manifestations, à quoi servent-elles? Je ne comprends pas”, a commenté à l’AFP Patric Menache, investisseur immobilier.La police a fait état à la mi-journée de 32 manifestants arrêtés.”Bloquer les routes principales en Israël et perturber la vie des citoyens est une récompense pour l’ennemi”, a déploré le ministre de la Culture, Miki Zohar, qui a fustigé les manifestations.”Ce qui affaiblit le plus le Hamas, c’est de voir que nous sommes unis, qu’il y a de la solidarité entre nous”, a réagi le chef de l’opposition Yair Lapid.Sur les 251 otages enlevés le jour de l’attaque du 7-Octobre, 49 restent retenus à Gaza, dont 27 décédés, selon l’armée israélienne.Le Hamas et le Jihad islamique, son allié à Gaza, ont diffusé début août des vidéos montrant deux otages israéliens décharnés et affaiblis, qui ont choqué en Israël.L’attaque du 7-Octobre a entraîné côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.L’offensive de représailles israélienne à Gaza y a fait 61.944, majoritairement des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU. Elle a aussi provoqué un désastre humanitaire.