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La candidate de gauche Catherine Connolly donnée gagnante de la présidentielle en Irlande

La candidate indépendante de gauche Catherine Connolly est donnée gagnante de l’élection présidentielle en Irlande, son unique rivale et membre d’un parti centriste ayant reconnu samedi après-midi sa défaite. D’après les premiers dépouillements des bulletins de vote, Catherine Connolly, 68 ans, pourrait remporter une victoire écrasante. Cette élection pour ce poste essentiellement honorifique est cependant ternie par une faible participation et une quantité record de bulletins de vote nuls, dont certains portant des messages anti-immigration ou les mots “pas de démocratie”. De nombreux électeurs ont été frustrés par l’absence d’un candidat de droite. “Catherine sera une présidente pour nous tous et elle sera ma présidente”, a réagi sur la télévision publique RTE la candidate du parti centriste Fine Gael, Heather Humphreys, concédant sa défaite. Mme Connolly a été félicitée par Simon Harris, le vice-Premier ministre irlandais, lui aussi du Fine Gael. “Je lui souhaite tout le succès possible”, a-t-il déclaré sur X. Après la publication des résultats définitifs, prévue pour samedi soir, Catherine Connolly devrait donc succéder à Michael Higgins, 84 ans, qui a enchaîné deux mandats de sept ans depuis 2011.C’était la première fois depuis 1990 que seuls deux candidats briguaient la présidence irlandaise.Dès samedi matin, Catherine Connolly s’est félicitée des premiers résultats. “Je suis absolument ravie”, a-t-elle dit, remerciant tous ses partisans.  – “Abus de pouvoir” -Cette ex-avocate connue pour son franc-parler, députée depuis 2016, est soutenue par les principaux partis d’opposition, dont les Verts et la formation nationaliste Sinn Fein, autrefois la vitrine politique de l’Armée républicaine irlandaise (IRA). Elle est critique des Etats-Unis et de l’Union européenne, dont l’Irlande, un pays de 5,2 millions d’habitants, est devenue membre en 1973.Opposée à une augmentation des dépenses de défense, elle est en faveur du maintien de la tradition de neutralité militaire de l’Irlande, qui a un programme de partenariat avec l’Otan mais n’en fait pas partie.En septembre, elle a redit condamner l’invasion de l’Ukraine par la Russie. “Je n’ai jamais, jamais hésité. Ce que je dis, c’est qu’un pays neutre comme le nôtre devrait dénoncer l’abus de pouvoir par quiconque – par la Russie et aussi par l’Amérique”, a-t-elle ajouté.Catherine Connolly, qui parle couramment le gaélique et est pour la réunification de l’Irlande, a affirmé pendant la campagne vouloir être “une présidente pour tous les citoyens, en particulier pour ceux qui sont souvent exclus et réduits au silence”.Cette femme charismatique et sportive de 68 ans est par ailleurs une voix propalestinienne de premier plan au Parlement. Très critique d’Israël, elle a dit qu’elle se rendrait en Palestine si elle était élue et a condamné “le génocide” dans la bande de Gaza.Elle a réussi à séduire les jeunes électeurs en apparaissant dans des podcasts populaires ou encore dans une vidéo virale la montrant jouer au foot. – Tensions -Des commentateurs prédisent que ses positions tranchées sur la politique étrangère, la défense mais aussi le logement pourraient provoquer des tensions avec le gouvernement, une coalition dominée par les deux grands partis de centre droit, le Fianna Fail et le Fine Gael. Cette journée d’élection a été “désastreuse” pour ces deux partis, a commenté l’éditorialiste politique du journal Irish Times, Pat Leahy. La manière dont Catherine Connolly “gère les relations avec un gouvernement dont elle estime clairement qu’il poursuit de mauvaises politiques crée désormais une nouvelle incertitude – et possiblement un conflit – dans la politique irlandaise”, a-t-il écrit.Les électeurs pouvaient également voter pour Jim Gavin, du parti centriste Fianna Fail, mais sans espoir qu’il gagne car il a annoncé se retirer de la course il y a quelques semaines. La candidate des conservateurs, Maria Steen, n’avait quant à elle pas réuni suffisamment de soutiens parmi les parlementaires. Plusieurs célébrités avaient initialement envisagé de se présenter avant de jeter l’éponge, comme la star des arts martiaux mixtes (MMA) Conor McGregor, le musicien et philanthrope Bob Geldof et le danseur irlando-américain Michael Flatley.

La candidate de gauche Catherine Connolly donnée gagnante de la présidentielle en Irlande

La candidate indépendante de gauche Catherine Connolly est donnée gagnante de l’élection présidentielle en Irlande, son unique rivale et membre d’un parti centriste ayant reconnu samedi après-midi sa défaite. D’après les premiers dépouillements des bulletins de vote, Catherine Connolly, 68 ans, pourrait remporter une victoire écrasante. Cette élection pour ce poste essentiellement honorifique est cependant ternie par une faible participation et une quantité record de bulletins de vote nuls, dont certains portant des messages anti-immigration ou les mots “pas de démocratie”. De nombreux électeurs ont été frustrés par l’absence d’un candidat de droite. “Catherine sera une présidente pour nous tous et elle sera ma présidente”, a réagi sur la télévision publique RTE la candidate du parti centriste Fine Gael, Heather Humphreys, concédant sa défaite. Mme Connolly a été félicitée par Simon Harris, le vice-Premier ministre irlandais, lui aussi du Fine Gael. “Je lui souhaite tout le succès possible”, a-t-il déclaré sur X. Après la publication des résultats définitifs, prévue pour samedi soir, Catherine Connolly devrait donc succéder à Michael Higgins, 84 ans, qui a enchaîné deux mandats de sept ans depuis 2011.C’était la première fois depuis 1990 que seuls deux candidats briguaient la présidence irlandaise.Dès samedi matin, Catherine Connolly s’est félicitée des premiers résultats. “Je suis absolument ravie”, a-t-elle dit, remerciant tous ses partisans.  – “Abus de pouvoir” -Cette ex-avocate connue pour son franc-parler, députée depuis 2016, est soutenue par les principaux partis d’opposition, dont les Verts et la formation nationaliste Sinn Fein, autrefois la vitrine politique de l’Armée républicaine irlandaise (IRA). Elle est critique des Etats-Unis et de l’Union européenne, dont l’Irlande, un pays de 5,2 millions d’habitants, est devenue membre en 1973.Opposée à une augmentation des dépenses de défense, elle est en faveur du maintien de la tradition de neutralité militaire de l’Irlande, qui a un programme de partenariat avec l’Otan mais n’en fait pas partie.En septembre, elle a redit condamner l’invasion de l’Ukraine par la Russie. “Je n’ai jamais, jamais hésité. Ce que je dis, c’est qu’un pays neutre comme le nôtre devrait dénoncer l’abus de pouvoir par quiconque – par la Russie et aussi par l’Amérique”, a-t-elle ajouté.Catherine Connolly, qui parle couramment le gaélique et est pour la réunification de l’Irlande, a affirmé pendant la campagne vouloir être “une présidente pour tous les citoyens, en particulier pour ceux qui sont souvent exclus et réduits au silence”.Cette femme charismatique et sportive de 68 ans est par ailleurs une voix propalestinienne de premier plan au Parlement. Très critique d’Israël, elle a dit qu’elle se rendrait en Palestine si elle était élue et a condamné “le génocide” dans la bande de Gaza.Elle a réussi à séduire les jeunes électeurs en apparaissant dans des podcasts populaires ou encore dans une vidéo virale la montrant jouer au foot. – Tensions -Des commentateurs prédisent que ses positions tranchées sur la politique étrangère, la défense mais aussi le logement pourraient provoquer des tensions avec le gouvernement, une coalition dominée par les deux grands partis de centre droit, le Fianna Fail et le Fine Gael. Cette journée d’élection a été “désastreuse” pour ces deux partis, a commenté l’éditorialiste politique du journal Irish Times, Pat Leahy. La manière dont Catherine Connolly “gère les relations avec un gouvernement dont elle estime clairement qu’il poursuit de mauvaises politiques crée désormais une nouvelle incertitude – et possiblement un conflit – dans la politique irlandaise”, a-t-il écrit.Les électeurs pouvaient également voter pour Jim Gavin, du parti centriste Fianna Fail, mais sans espoir qu’il gagne car il a annoncé se retirer de la course il y a quelques semaines. La candidate des conservateurs, Maria Steen, n’avait quant à elle pas réuni suffisamment de soutiens parmi les parlementaires. Plusieurs célébrités avaient initialement envisagé de se présenter avant de jeter l’éponge, comme la star des arts martiaux mixtes (MMA) Conor McGregor, le musicien et philanthrope Bob Geldof et le danseur irlando-américain Michael Flatley.

Côte d’Ivoire: vote dans le calme mais sans grand engouement pour la présidentielle

Les Ivoiriens votaient dans le calme mais sans grand engouement samedi pour élire leur président, un scrutin joué d’avance pour beaucoup, avec en grand favori le sortant Alassane Ouattara, au pouvoir depuis 2011, face à une opposition divisée et privée de ses deux principales figures.Près de 9 millions d’électeurs sont attendus dans les urnes pour départager cinq candidats à la magistrature suprême dans ce pays premier producteur mondial de cacao et pôle de stabilité d’une région secouée par les putschs et les violences jihadistes.La participation était très inégale sur l’ensemble du territoire: forte dans le nord, région acquise au président Ouattara et faible dans le sud, plus favorable à l’opposition où beaucoup de bureaux étaient quasiment déserts.”Mon candidat n’est pas sur la liste donc voter ça ne sera pas utile”, déplore Kévin, électricien de 35 ans qui qualifie de “ville morte”, son quartier de Blockauss, à Abidjan en ce samedi après-midi. Dans deux bureaux de vote visités par l’AFP, la participation n’y dépassait pas 20% dans l’après-midi.”C’est la première fois que je vote et je suis content de pouvoir exprimer mon choix. C’est l’avenir de la jeunesse qui se joue aussi”, estime quant à lui Ben Koné, jeune électeur de Bouaké (centre) deuxième ville du pays et porte d’entrée du nord ivoirien.- “Boulevard” pour un “KO”-Le résultat final de cette présidentielle ne fait pas beaucoup de doute: comme en 2015 et 2020, la plupart des observateurs pronostiquent une victoire du chef de l’Etat, 83 ans, dès le premier tour. “Un coup KO”, selon l’expression de ses partisans. “Lorsqu’on regarde le poids politique de ses adversaires, il semble avoir un boulevard ouvert devant lui”, pointe William Assanvo, chercheur à l’Institut des études de sécurité (ISS).Ses deux principaux rivaux, l’ex-président Laurent Gbagbo et le banquier international Tidjane Thiam sont hors course.Leur candidature a été retoquée par le Conseil constitutionnel, en raison de leur radiation de la liste électorale, le premier pour une condamnation pénale, le second pour des problèmes de nationalité.Leurs partis ont appelé tout au long du mois d’octobre à manifester contre cette décision et contre un quatrième mandat d’Alassane Ouattara.”Ceux qui pouvaient gagner ont été éliminés. Je n’accepte pas ça”, a déclaré Laurent Gbagbo mercredi, dénonçant un “coup d’Etat civil” et un “braquage électoral”.Le pouvoir a répondu avec intransigeance en interdisant ces manifestations pour “protéger le pays du désordre”, et en procédant à des centaines d’arrestations. Un tour de vis critiqué par plusieurs organisations de défense des droits humains.Plusieurs dizaines de personnes ont été condamnées à trois ans de prison ferme pour avoir participé à des marches interdites. – Voter “dans la paix” – L’élection présidentielle est toujours synonyme de tensions dans l’esprit de nombreux Ivoiriens, après les graves crises connues lors des scrutins de 2010 (3.000 morts) et 2020 (85 morts).Cette année, quatre personnes sont mortes depuis mi-octobre, dont un gendarme dans une embuscade, près d’Agboville (sud).Samedi, des incidents ont été signalés dans une dizaine de localités du sud et de l’ouest, principalement du vol de matériel électoral, notamment à Mama le village natal de Laurent Gbagbo, selon des observateurs du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH, société civile).C’est à Lopou, village près de Dabou (sud) que les plus gros heurts ont eu lieu, avec affrontements entre gendarmes et manifestants et blocages de voies, selon des journalistes de l’AFP.”L’élection suscite toujours des passions (…). Mais c’est marginal, (…) tout se passe très bien”, a déclaré Ibrahime Kuibiert Coulibaly, le président de la Commission électorale indépendante, à la mi-journée.”Je voudrais profiter de cette opportunité pour appeler tous les Ivoiriens, où qu’ils soient, à aller voter. Je constate avec cette élection que la paix est venue”, a de son côté déclaré le président Ouattara, qui a voté à Abidjan peu avant midi.- Quatre candidats contre Ouattara -Quatre candidats d’opposition sont qualifiés pour affronter le chef de l’Etat, mais aucun n’est soutenu par un parti important, ni ne possède les moyens colossaux du pouvoir.L’ex-ministre du Commerce Jean-Louis Billon, 60 ans et dissident du Parti démocratique de Côte d’Ivoire la formation de Tidjane Thiam (PDCI, ancien parti unique) a voté à Dabakala (nord) et appelé à “sortir voter massivement dans le calme”. L’ancienne Première dame Simone Ehivet Gbagbo, 76 ans, qui cherche à séduire les partisans de son ex-mari avec lequel elle est en froid, a souhaité que “tout se passe bien sur l’ensemble du territoire”, pronostiquant la “proclamation” de sa “victoire”, lors de son vote à Abidjan.Le camp de la “gauche ivoirienne” s’avance divisé avec la candidature d’un autre dissident, le souverainiste proche des milieux russes Ahoua Don Mello.Henriette Lagou, opposante “modérée”, qui avait fait moins de 1% en 2015, complète le casting.Si de nombreux Ivoiriens, y compris dans l’opposition, saluent le bilan économique des 14 ans de gouvernance Ouattara, beaucoup déplorent encore la cherté de la vie et une croissance inégalement répartie.Les opérations de vote doivent s’achever à 18h00 (locales et GMT) et les résultats sont attendus en début de semaine prochaine.

Côte d’Ivoire: vote dans le calme mais sans grand engouement pour la présidentielle

Les Ivoiriens votaient dans le calme mais sans grand engouement samedi pour élire leur président, un scrutin joué d’avance pour beaucoup, avec en grand favori le sortant Alassane Ouattara, au pouvoir depuis 2011, face à une opposition divisée et privée de ses deux principales figures.Près de 9 millions d’électeurs sont attendus dans les urnes pour départager cinq candidats à la magistrature suprême dans ce pays premier producteur mondial de cacao et pôle de stabilité d’une région secouée par les putschs et les violences jihadistes.La participation était très inégale sur l’ensemble du territoire: forte dans le nord, région acquise au président Ouattara et faible dans le sud, plus favorable à l’opposition où beaucoup de bureaux étaient quasiment déserts.”Mon candidat n’est pas sur la liste donc voter ça ne sera pas utile”, déplore Kévin, électricien de 35 ans qui qualifie de “ville morte”, son quartier de Blockauss, à Abidjan en ce samedi après-midi. Dans deux bureaux de vote visités par l’AFP, la participation n’y dépassait pas 20% dans l’après-midi.”C’est la première fois que je vote et je suis content de pouvoir exprimer mon choix. C’est l’avenir de la jeunesse qui se joue aussi”, estime quant à lui Ben Koné, jeune électeur de Bouaké (centre) deuxième ville du pays et porte d’entrée du nord ivoirien.- “Boulevard” pour un “KO”-Le résultat final de cette présidentielle ne fait pas beaucoup de doute: comme en 2015 et 2020, la plupart des observateurs pronostiquent une victoire du chef de l’Etat, 83 ans, dès le premier tour. “Un coup KO”, selon l’expression de ses partisans. “Lorsqu’on regarde le poids politique de ses adversaires, il semble avoir un boulevard ouvert devant lui”, pointe William Assanvo, chercheur à l’Institut des études de sécurité (ISS).Ses deux principaux rivaux, l’ex-président Laurent Gbagbo et le banquier international Tidjane Thiam sont hors course.Leur candidature a été retoquée par le Conseil constitutionnel, en raison de leur radiation de la liste électorale, le premier pour une condamnation pénale, le second pour des problèmes de nationalité.Leurs partis ont appelé tout au long du mois d’octobre à manifester contre cette décision et contre un quatrième mandat d’Alassane Ouattara.”Ceux qui pouvaient gagner ont été éliminés. Je n’accepte pas ça”, a déclaré Laurent Gbagbo mercredi, dénonçant un “coup d’Etat civil” et un “braquage électoral”.Le pouvoir a répondu avec intransigeance en interdisant ces manifestations pour “protéger le pays du désordre”, et en procédant à des centaines d’arrestations. Un tour de vis critiqué par plusieurs organisations de défense des droits humains.Plusieurs dizaines de personnes ont été condamnées à trois ans de prison ferme pour avoir participé à des marches interdites. – Voter “dans la paix” – L’élection présidentielle est toujours synonyme de tensions dans l’esprit de nombreux Ivoiriens, après les graves crises connues lors des scrutins de 2010 (3.000 morts) et 2020 (85 morts).Cette année, quatre personnes sont mortes depuis mi-octobre, dont un gendarme dans une embuscade, près d’Agboville (sud).Samedi, des incidents ont été signalés dans une dizaine de localités du sud et de l’ouest, principalement du vol de matériel électoral, notamment à Mama le village natal de Laurent Gbagbo, selon des observateurs du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH, société civile).C’est à Lopou, village près de Dabou (sud) que les plus gros heurts ont eu lieu, avec affrontements entre gendarmes et manifestants et blocages de voies, selon des journalistes de l’AFP.”L’élection suscite toujours des passions (…). Mais c’est marginal, (…) tout se passe très bien”, a déclaré Ibrahime Kuibiert Coulibaly, le président de la Commission électorale indépendante, à la mi-journée.”Je voudrais profiter de cette opportunité pour appeler tous les Ivoiriens, où qu’ils soient, à aller voter. Je constate avec cette élection que la paix est venue”, a de son côté déclaré le président Ouattara, qui a voté à Abidjan peu avant midi.- Quatre candidats contre Ouattara -Quatre candidats d’opposition sont qualifiés pour affronter le chef de l’Etat, mais aucun n’est soutenu par un parti important, ni ne possède les moyens colossaux du pouvoir.L’ex-ministre du Commerce Jean-Louis Billon, 60 ans et dissident du Parti démocratique de Côte d’Ivoire la formation de Tidjane Thiam (PDCI, ancien parti unique) a voté à Dabakala (nord) et appelé à “sortir voter massivement dans le calme”. L’ancienne Première dame Simone Ehivet Gbagbo, 76 ans, qui cherche à séduire les partisans de son ex-mari avec lequel elle est en froid, a souhaité que “tout se passe bien sur l’ensemble du territoire”, pronostiquant la “proclamation” de sa “victoire”, lors de son vote à Abidjan.Le camp de la “gauche ivoirienne” s’avance divisé avec la candidature d’un autre dissident, le souverainiste proche des milieux russes Ahoua Don Mello.Henriette Lagou, opposante “modérée”, qui avait fait moins de 1% en 2015, complète le casting.Si de nombreux Ivoiriens, y compris dans l’opposition, saluent le bilan économique des 14 ans de gouvernance Ouattara, beaucoup déplorent encore la cherté de la vie et une croissance inégalement répartie.Les opérations de vote doivent s’achever à 18h00 (locales et GMT) et les résultats sont attendus en début de semaine prochaine.

Les Ivoiriens votent dans le calme pour la présidentielle, Ouattara grand favori

Les Ivoiriens votaient dans le calme samedi pour élire leur président, un scrutin dont Alassane Ouattara, au pouvoir depuis 2011, est le grand favori face à une opposition divisée et privée de ses deux principaux leaders.Près de 9 millions d’électeurs sont attendus dans les urnes pour départager cinq candidats à la magistrature suprême dans ce pays premier producteur mondial de cacao et pôle de stabilité d’une région secouée par les putschs et les violences jihadistes.La participation sera l’un des principaux enjeux du scrutin. Dans plusieurs communes d’Abidjan, à la mi-journée, l’affluence était limitée dans les bureaux de vote visités par des journalistes de l’AFP. Elle était plus importante à Bouaké (centre), la deuxième ville du pays porte d’entrée de la zone nord du pays, très favorable au président Ouattara.- “Boulevard” pour un “KO”-Il faut dire que le suspens est limité: comme en 2015 et 2020, la plupart des observateurs pronostiquent une victoire du chef de l’Etat, 83 ans, dès le premier tour. “Un coup KO”, selon l’expression de ses partisans.”Lorsqu’on regarde le poids politique de ses adversaires, il semble avoir un boulevard ouvert devant lui”, pointe William Assanvo, chercheur à l’Institut des études de sécurité (ISS).Car ses deux principaux rivaux, l’ex-président Laurent Gbagbo et le banquier international Tidjane Thiam sont hors course.Leur candidature a été retoquée par le Conseil constitutionnel, en raison de leur radiation de la liste électorale, le premier pour une condamnation pénale, le second pour des problèmes de nationalité.Leurs partis ont appelé ces dernières semaines à manifester contre cette décision et contre un quatrième mandat d’Alassane Ouattara, 83 ans.”Ceux qui pouvaient gagner ont été éliminés. Je n’accepte pas ça”, a déclaré Laurent Gbagbo mercredi, dénonçant un “coup d’Etat civil” et un “braquage électoral”.Le pouvoir a répondu avec intransigeance en interdisant ces manifestations pour “protéger le pays du désordre”, et en procédant à des centaines d’arrestations. Un tour de vis critiqué par plusieurs organisations de défense des droits humains.Plusieurs dizaines de personnes ont par ailleurs été condamnées à trois ans de prison ferme pour avoir participé à des marches interdites. – Voter “dans la paix” – L’élection présidentielle est toujours synonyme de tensions dans l’esprit de nombreux Ivoiriens, après les graves crises connues lors des scrutins de 2010 (3.000 morts) et 2020 (85 morts).Cette année, quatre personnes sont mortes depuis mi-octobre, dont un gendarme dans une embuscade, près d’Agboville (sud).Samedi matin, quelques incidents – notamment des routes coupées dans le sud et l’ouest – étaient signalés, mais pas de perturbations majeures dans des bureaux de vote, dont certains étaient quasiment déserts dans ces zones qui furent des bastions d’opposition. Selon des observateurs du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH, société civile), le vote était empêché dans une poignée de localités, dont Mama, le village natal de Laurent Gbagbo. Au nord-ouest de Yamoussoukro (centre), “des individus ont fait irruption dans un bureau de vote, y ont saccagé le matériel électoral, mis le feu avant de prendre la fuite”, a notamment indiqué” une source sécuritaire, soulignant que “dans l’ensemble, tout se déroule très bien”.”C’est calme, mais les gens sont réticents pour aller voter. Il n’y a pas d’engouement”, affirme de son côté Georges Doué, un agriculteur de Duekoué (ouest).”Je voudrais profiter de cette opportunité pour appeler tous les Ivoiriens, où qu’ils soient, à aller voter. Je constate avec cette élection que la paix est venue”, a déclaré le président Ouattara, qui a voté à Abidjan peu avant midi. – Quatre candidats contre Ouattara -Quatre candidats d’opposition sont qualifiés pour affronter le chef de l’Etat, mais aucun n’est soutenu par un parti important, ni ne possède les moyens colossaux du pouvoir.L’ex-ministre du Commerce Jean-Louis Billon, 60 ans et dissident du Parti démocratique de Côte d’Ivoire la formation de Tidjane Thiam (PDCI, ancien parti unique) a voté à Dabakala (nord) et appelé à “sortir voter massivement dans le calme”. L’ancienne première dame Simone Ehivet Gbagbo, 76 ans, veut quant à elle séduire les partisans de son ex-mari avec lequel elle est en froid. Mais le camp de la “gauche ivoirienne” s’avance divisé avec la candidature d’un autre dissident, le souverainiste proche des milieux russes Ahoua Don Mello.Enfin Henriette Lagou, opposante “modérée”, qui avait fait moins de 1% en 2015, complète le casting.Si de nombreux Ivoiriens, y compris dans l’opposition, saluent le bilan économique des 14 ans de gouvernance Ouattara, beaucoup déplorent encore la cherté de la vie et une croissance inégalement répartie.Près d’un millier d’observateurs de la société civile ivoirienne et 251 du bloc ouest-africain (Cedeao) et de l’Union africaine ont été déployés.Les opérations de vote doivent s’achever à 18h00 (locales et GMT) et les résultats sont attendus en début de semaine prochaine.

Les Ivoiriens votent dans le calme pour la présidentielle, Ouattara grand favori

Les Ivoiriens votaient dans le calme samedi pour élire leur président, un scrutin dont Alassane Ouattara, au pouvoir depuis 2011, est le grand favori face à une opposition divisée et privée de ses deux principaux leaders.Près de 9 millions d’électeurs sont attendus dans les urnes pour départager cinq candidats à la magistrature suprême dans ce pays premier producteur mondial de cacao et pôle de stabilité d’une région secouée par les putschs et les violences jihadistes.La participation sera l’un des principaux enjeux du scrutin. Dans plusieurs communes d’Abidjan, à la mi-journée, l’affluence était limitée dans les bureaux de vote visités par des journalistes de l’AFP. Elle était plus importante à Bouaké (centre), la deuxième ville du pays porte d’entrée de la zone nord du pays, très favorable au président Ouattara.- “Boulevard” pour un “KO”-Il faut dire que le suspens est limité: comme en 2015 et 2020, la plupart des observateurs pronostiquent une victoire du chef de l’Etat, 83 ans, dès le premier tour. “Un coup KO”, selon l’expression de ses partisans.”Lorsqu’on regarde le poids politique de ses adversaires, il semble avoir un boulevard ouvert devant lui”, pointe William Assanvo, chercheur à l’Institut des études de sécurité (ISS).Car ses deux principaux rivaux, l’ex-président Laurent Gbagbo et le banquier international Tidjane Thiam sont hors course.Leur candidature a été retoquée par le Conseil constitutionnel, en raison de leur radiation de la liste électorale, le premier pour une condamnation pénale, le second pour des problèmes de nationalité.Leurs partis ont appelé ces dernières semaines à manifester contre cette décision et contre un quatrième mandat d’Alassane Ouattara, 83 ans.”Ceux qui pouvaient gagner ont été éliminés. Je n’accepte pas ça”, a déclaré Laurent Gbagbo mercredi, dénonçant un “coup d’Etat civil” et un “braquage électoral”.Le pouvoir a répondu avec intransigeance en interdisant ces manifestations pour “protéger le pays du désordre”, et en procédant à des centaines d’arrestations. Un tour de vis critiqué par plusieurs organisations de défense des droits humains.Plusieurs dizaines de personnes ont par ailleurs été condamnées à trois ans de prison ferme pour avoir participé à des marches interdites. – Voter “dans la paix” – L’élection présidentielle est toujours synonyme de tensions dans l’esprit de nombreux Ivoiriens, après les graves crises connues lors des scrutins de 2010 (3.000 morts) et 2020 (85 morts).Cette année, quatre personnes sont mortes depuis mi-octobre, dont un gendarme dans une embuscade, près d’Agboville (sud).Samedi matin, quelques incidents – notamment des routes coupées dans le sud et l’ouest – étaient signalés, mais pas de perturbations majeures dans des bureaux de vote, dont certains étaient quasiment déserts dans ces zones qui furent des bastions d’opposition. Selon des observateurs du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH, société civile), le vote était empêché dans une poignée de localités, dont Mama, le village natal de Laurent Gbagbo. Au nord-ouest de Yamoussoukro (centre), “des individus ont fait irruption dans un bureau de vote, y ont saccagé le matériel électoral, mis le feu avant de prendre la fuite”, a notamment indiqué” une source sécuritaire, soulignant que “dans l’ensemble, tout se déroule très bien”.”C’est calme, mais les gens sont réticents pour aller voter. Il n’y a pas d’engouement”, affirme de son côté Georges Doué, un agriculteur de Duekoué (ouest).”Je voudrais profiter de cette opportunité pour appeler tous les Ivoiriens, où qu’ils soient, à aller voter. Je constate avec cette élection que la paix est venue”, a déclaré le président Ouattara, qui a voté à Abidjan peu avant midi. – Quatre candidats contre Ouattara -Quatre candidats d’opposition sont qualifiés pour affronter le chef de l’Etat, mais aucun n’est soutenu par un parti important, ni ne possède les moyens colossaux du pouvoir.L’ex-ministre du Commerce Jean-Louis Billon, 60 ans et dissident du Parti démocratique de Côte d’Ivoire la formation de Tidjane Thiam (PDCI, ancien parti unique) a voté à Dabakala (nord) et appelé à “sortir voter massivement dans le calme”. L’ancienne première dame Simone Ehivet Gbagbo, 76 ans, veut quant à elle séduire les partisans de son ex-mari avec lequel elle est en froid. Mais le camp de la “gauche ivoirienne” s’avance divisé avec la candidature d’un autre dissident, le souverainiste proche des milieux russes Ahoua Don Mello.Enfin Henriette Lagou, opposante “modérée”, qui avait fait moins de 1% en 2015, complète le casting.Si de nombreux Ivoiriens, y compris dans l’opposition, saluent le bilan économique des 14 ans de gouvernance Ouattara, beaucoup déplorent encore la cherté de la vie et une croissance inégalement répartie.Près d’un millier d’observateurs de la société civile ivoirienne et 251 du bloc ouest-africain (Cedeao) et de l’Union africaine ont été déployés.Les opérations de vote doivent s’achever à 18h00 (locales et GMT) et les résultats sont attendus en début de semaine prochaine.

L’Irlande s’apprête à avoir une nouvelle présidente, la candidate de gauche grande favorite

Les Irlandais devraient connaitre samedi le nom de leur nouvelle présidente, mais le suspense est faible, Catherine Connolly, une indépendante de gauche aux positions parfois controversées, étant donnée grande favorite.Quelque 3,6 millions d’électeurs étaient appelés à voter vendredi, pour élire le successeur de Michael Higgins, 84 ans, après deux mandats depuis 2011 à ce poste essentiellement honorifique.Pour la première fois depuis 1990, seulement deux candidats, deux femmes, briguent la présidence irlandaise: Catherine Connolly, une députée indépendante soutenue par les partis d’opposition de gauche, et Heather Humphreys, membre du parti de centre droit Fine Gael, pilier de la coalition au pouvoir.Les électeurs pouvaient également voter pour Jim Gavin, du parti centriste Fianna Fail, mais celui-ci a annoncé quitter la course il y a quelques semaines. Catherine Connolly – ou moins vraisemblablement Heather Humphreys – deviendra donc dans quelques heures la troisième femme à la tête de ce pays devenu membre de l’Union européenne en 1973, et qui compte 5,2 millions d’habitants.Le scrutin, marqué par une faible participation, a été critiqué par des électeurs conservateurs, qui ne se sont pas sentis représentés. Leur candidate, Maria Steen, n’avait pas réuni suffisamment de soutiens parmi les parlementaires. Lors du dépouillement samedi, un nombre très important de bulletins de vote ont été reconnus nuls, portant des messages anti-immigration, ou encore les mots “pas de démocratie”, ou le nom de Maria Steen.Le total de votes nuls est estimé en milieu de journée à 13%, un record.Mais dès samedi matin, Catherine Connolly s’est félicitée des premiers résultats. “Je suis absolument ravie”, a-t-elle dit, en remerciant tous ses soutiens.  Dans des bureaux de vote dans l’ouest de Dublin, des responsables du dépouillement ont parlé d’un “raz-de-marée” en faveur de cette dernière.- Tradition de neutralité -Cette ex-avocate de 68 ans, connue pour son franc-parler, est soutenue par les principaux partis d’opposition, dont les Verts et la formation nationaliste Sinn Fein, autrefois vitrine politique de l’Armée républicaine irlandaise (IRA). Opposée à une augmentation des dépenses de défense, elle soutient la tradition de neutralité militaire de l’Irlande, qui a un programme de partenariat avec l’Otan mais n’en est pas membre.En septembre, elle a redit condamner l’invasion de l’Ukraine par la Russie. “Je n’ai jamais, jamais hésité. Ce que je dis, c’est qu’un pays neutre comme le nôtre devrait dénoncer l’abus de pouvoir par quiconque – par la Russie et aussi par l’Amérique”, a-t-elle déclaré.Catherine Connolly, qui parle couramment le gaélique, a affirmé pendant la campagne vouloir être “une présidente pour tous les citoyens, en particulier pour ceux qui sont souvent exclus et réduits au silence”.Si elle s’est récemment dite pro-européenne, elle avait tenu des propos ambigus en 2016, après le vote en faveur du Brexit au Royaume-Uni. Elle est par ailleurs une voix pro-palestinienne de premier plan au parlement irlandais, où elle siège depuis 2016.La rivale de Catherine Connolly, Heather Humphreys, elle aussi sexagénaire, est issue de la minorité protestante d’Irlande. Elle s’est présentée, tout au long de la campagne, comme une figure de rassemblement mais des commentateurs ont insisté sur son manque de charisme.Plusieurs célébrités avaient initialement envisagé de se présenter avant de jeter l’éponge, comme la star des arts martiaux mixtes (MMA) Conor McGregor, le musicien et philanthrope Bob Geldof, ou le danseur irlando-américain Michael Flatley.