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La vague de chaleur extrême s’éloigne, mais l’Espagne n’en a pas fini avec les incendies

Malgré la fin de la vague de chaleur extrême qui attisait depuis 16 jours les gigantesques feux de forêt qui ravagent l’ouest de l’Espagne, le Premier ministre Pedro Sánchez a prévenu mardi qu’il restait “des heures difficiles” à traverser dans la lutte contre les flammes.”Je demande aux médias, ainsi qu’aux citoyens et citoyennes (…) de redoubler de précautions, de ne pas baisser la garde, car il reste des moments critiques, des heures difficiles”, a déclaré Pedro Sánchez, après une visite au centre de commandement d’une opération anti-incendie en Estrémadure (ouest), une des régions les plus touchées.Comme lors d’une première visite, dimanche, dans une région sinistrée, en Galice (nord-ouest), il a plaidé pour “un pacte national face à l’urgence climatique”.”Chaque année, l’urgence climatique s’aggrave, chaque année elle se fait plus fréquente et chaque année les effets de cette urgence climatique s’accélèrent”, en particulier “dans la péninsule ibérique”, a argumenté le dirigeant socialiste.Après plus de deux semaines où le mercure montait très souvent jusqu’à 40 ºC et au-delà dans de nombreuses régions du pays, les températures ont fini par baisser mardi dans toute l’Espagne, avec dans leur sillage des précipitations attendues dans certaines zones, autant de notes d’espoir pour les pompiers, appuyés par des militaires et des soldats du feu venus de l’étranger.Cette vague de chaleur extrême a eu un coût humain: 1.149 décès peuvent lui être attribués, selon l’Institut de recherche en Santé publique Carlos III, qui calcule l’écart de la mortalité par rapport à la mortalité prévisible sur la base des séries historiques enregistrées.- “Évolution favorable” -En réduisant l’humidité de l’air, de la végétation et du sol, et en abaissant le seuil d’inflammation d’un matériau, la vague de chaleur a aussi transformé la végétation en un combustible extrêmement inflammable, compliquant encore davantage le contrôle et l’extinction de ces incendies, qui ont fait quatre morts dans le pays.”L’évolution est favorable pour tous les incendies” depuis mardi et la baisse des températures, a déclaré à la presse le président régional de Castille-et-León, Alfonso Fernández Mañueco, rappelant les “circonstances météorologiques absolument exceptionnelles” connues jusqu’à présent.Pour autant, les autorités estiment qu’il faudra des semaines pour une extinction totale de ces sinistres, et trois régions de la moitié occidentale du pays – Galice, Castille-et-León et Estrémadure – continuent de lutter contre d’énormes incendies incontrôlables qui ont brûlé des dizaines de milliers d’hectares en moins de deux semaines.”En ce moment, nous essayons de parvenir à une stabilisation, [mais] nous en sommes très loin”, il reste “encore de nombreux jours” avant d’y parvenir, a affirmé le conseiller régional de la Présidence d’Estrémadure, Abel Bautista, à la télévision publique TVE. Depuis le début de l’année, environ 373.000 hectares ont été brûlés en Espagne, un chiffre en constante augmentation qui constitue déjà un record annuel pour le pays, selon le Système Européen d’Information sur les Incendies de Forêts (EFFIS) de l’institut Copernicus, qui a commencé à compiler ces données en 2006.Toujours selon Copernicus, ces incendies ainsi que ceux qui touchent le Portugal ont entraîné le rejet dans l’atmosphère de la péninsule ibérique de fumée et de gaz à effet de serre à des niveaux qui n’avaient jamais été vus depuis le début de ces relevés, en 2003.Des dizaines de villages et leurs milliers d’habitants ont dû être évacués, des dizaines de routes fermées et le trafic ferroviaire entre Madrid et la Galice reste interrompu.Si de nombreux incendies naissent d’éclairs lors de “tempêtes sèches”, sans pluie, d’autres ont été déclenchés volontairement.Ainsi, 32 personnes ont été arrêtées en lien avec les incendies et 188 enquêtes sont en cours, a rapporté mardi le ministère de l’Intérieur sur le réseau social X.

La vague de chaleur extrême s’éloigne, mais l’Espagne n’en a pas fini avec les incendies

Malgré la fin de la vague de chaleur extrême qui attisait depuis 16 jours les gigantesques feux de forêt qui ravagent l’ouest de l’Espagne, le Premier ministre Pedro Sánchez a prévenu mardi qu’il restait “des heures difficiles” à traverser dans la lutte contre les flammes.”Je demande aux médias, ainsi qu’aux citoyens et citoyennes (…) de redoubler de précautions, de ne pas baisser la garde, car il reste des moments critiques, des heures difficiles”, a déclaré Pedro Sánchez, après une visite au centre de commandement d’une opération anti-incendie en Estrémadure (ouest), une des régions les plus touchées.Comme lors d’une première visite, dimanche, dans une région sinistrée, en Galice (nord-ouest), il a plaidé pour “un pacte national face à l’urgence climatique”.”Chaque année, l’urgence climatique s’aggrave, chaque année elle se fait plus fréquente et chaque année les effets de cette urgence climatique s’accélèrent”, en particulier “dans la péninsule ibérique”, a argumenté le dirigeant socialiste.Après plus de deux semaines où le mercure montait très souvent jusqu’à 40 ºC et au-delà dans de nombreuses régions du pays, les températures ont fini par baisser mardi dans toute l’Espagne, avec dans leur sillage des précipitations attendues dans certaines zones, autant de notes d’espoir pour les pompiers, appuyés par des militaires et des soldats du feu venus de l’étranger.Cette vague de chaleur extrême a eu un coût humain: 1.149 décès peuvent lui être attribués, selon l’Institut de recherche en Santé publique Carlos III, qui calcule l’écart de la mortalité par rapport à la mortalité prévisible sur la base des séries historiques enregistrées.- “Évolution favorable” -En réduisant l’humidité de l’air, de la végétation et du sol, et en abaissant le seuil d’inflammation d’un matériau, la vague de chaleur a aussi transformé la végétation en un combustible extrêmement inflammable, compliquant encore davantage le contrôle et l’extinction de ces incendies, qui ont fait quatre morts dans le pays.”L’évolution est favorable pour tous les incendies” depuis mardi et la baisse des températures, a déclaré à la presse le président régional de Castille-et-León, Alfonso Fernández Mañueco, rappelant les “circonstances météorologiques absolument exceptionnelles” connues jusqu’à présent.Pour autant, les autorités estiment qu’il faudra des semaines pour une extinction totale de ces sinistres, et trois régions de la moitié occidentale du pays – Galice, Castille-et-León et Estrémadure – continuent de lutter contre d’énormes incendies incontrôlables qui ont brûlé des dizaines de milliers d’hectares en moins de deux semaines.”En ce moment, nous essayons de parvenir à une stabilisation, [mais] nous en sommes très loin”, il reste “encore de nombreux jours” avant d’y parvenir, a affirmé le conseiller régional de la Présidence d’Estrémadure, Abel Bautista, à la télévision publique TVE. Depuis le début de l’année, environ 373.000 hectares ont été brûlés en Espagne, un chiffre en constante augmentation qui constitue déjà un record annuel pour le pays, selon le Système Européen d’Information sur les Incendies de Forêts (EFFIS) de l’institut Copernicus, qui a commencé à compiler ces données en 2006.Toujours selon Copernicus, ces incendies ainsi que ceux qui touchent le Portugal ont entraîné le rejet dans l’atmosphère de la péninsule ibérique de fumée et de gaz à effet de serre à des niveaux qui n’avaient jamais été vus depuis le début de ces relevés, en 2003.Des dizaines de villages et leurs milliers d’habitants ont dû être évacués, des dizaines de routes fermées et le trafic ferroviaire entre Madrid et la Galice reste interrompu.Si de nombreux incendies naissent d’éclairs lors de “tempêtes sèches”, sans pluie, d’autres ont été déclenchés volontairement.Ainsi, 32 personnes ont été arrêtées en lien avec les incendies et 188 enquêtes sont en cours, a rapporté mardi le ministère de l’Intérieur sur le réseau social X.

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Malgré la fin de la vague de chaleur extrême qui attisait depuis 16 jours les gigantesques feux de forêt qui ravagent l’ouest de l’Espagne, le Premier ministre Pedro Sánchez a prévenu mardi qu’il restait “des heures difficiles” à traverser dans la lutte contre les flammes.”Je demande aux médias, ainsi qu’aux citoyens et citoyennes (…) de …

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Air Canada: fin de la grève, reprise très progressive des opérations

Air Canada et le syndicat du personnel de bord sont parvenus mardi à s’entendre, après une nuit de négociations, pour mettre fin à la grève qui paralysait depuis samedi la première compagnie aérienne du pays, même si le retour à la normale n’est pas prévu avant plusieurs jours. Quelque 10.000 hôtesses et stewards avaient cessé le travail pendant le week-end pour demander des augmentations de salaires et une compensation pour le travail au sol non rémunéré, y compris pendant l’embarquement. Malgré une décision de justice ayant déclaré illégal leur arrêt de travail, ils avaient poursuivi leur grève lundi. Des négociations avaient débuté en soirée pour tenter de mettre fin à un mouvement social affectant des centaines de milliers de personnes. “La grève est terminée. Nous avons une entente de principe”, a écrit tôt mardi sur Facebook l’organisation affiliée au syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), tenue de “coopérer pleinement à la reprise des opérations”.Mais ni le syndicat, ni la compagnie n’ont donné de détails sur l’accord. – Premiers vols mardi soir –  Air Canada a confirmé dans un communiqué “reprendre progressivement aujourd’hui (mardi) ses opérations après avoir conclu un accord de médiation” avec le SCFP, sous la supervision d’un médiateur, William Kaplan.Les premiers vols sont prévus pour la soirée de mardi mais un retour à la normale pourrait ne pas intervenir avant sept à dix jours, prévient la compagnie aérienne. “Certains vols seront annulés dans les sept à dix prochains jours, jusqu’à ce que l’organisation soit stabilisée”, précise le transporteur.”Faire redémarrer une compagnie majeure comme Air Canada est une tâche complexe”, a déclaré son PDG, Michael Rousseau, cité dans le communiqué.”Nous demandons à nos clients de la patience et de la compréhension dans les prochains jours”, a-t-il ajouté, leur présentant des excuses au nom de la compagnie.   Selon Air Canada, qui dessert directement 180 villes au Canada et à l’étranger, la grève a entraîné des annulations affectant 500.000 personnes.La compagnie demande par ailleurs à ses passagers de se rendre à l’aéroport uniquement si leur vol est affiché au départ.  – Intervention du gouvernement – Ce mouvement social a entraîné une passe d’armes entre le gouvernement canadien et le personnel navigant d’Air Canada. Estimant que la grève “affectait directement l’économie canadienne”, le gouvernement a décidé d’intervenir, invoquant une disposition légale pour suspendre la grève et forcer les deux parties à un arbitrage contraignant.Mais les salariés d’Air Canada avaient choisi de défier l’injonction du Conseil canadien des relations industrielles (CCRI), un tribunal réglementaire, qui leur avait ordonné de reprendre le travail.Pour le syndicat, cet accord marque “un changement majeur pour notre secteur après une lutte historique”. “Le travail non rémunéré, c’est fini”, a-t-il ajouté, faisant référence à une revendication clé tout au long des négociations, à savoir que les agents de bord soient également rémunérés pour le temps non passé en vol.Au cours du week-end, le syndicat avait dénoncé l’intervention du gouvernement, via  la section 107 du Code du travail du Canada, estimant que cela établissait un “précédent terrible” et récompensait “le refus d’Air Canada de négocier équitablement”.Lundi, le Premier ministre, Mark Carney, avait déclaré qu’il était “décevant” que huit mois de négociations entre le transporteur et le syndicat n’aient pas abouti à un accord.

Le Pakistan, lourdement endeuillé par la mousson, attend de nouvelles pluies

Secouristes et voisins s’activent mardi à extraire les dizaines de corps toujours prisonniers des décombres au Pakistan, où près d’une semaine de pluies torrentielles a fait quasiment 400 morts et où la mousson va encore s’intensifier.A la télévision nationale, le général Inam Haider, président de l’Autorité nationale de gestion des catastrophes, a prévenu: “l’épisode de …

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Le Pakistan, lourdement endeuillé par la mousson, attend de nouvelles pluies

Secouristes et voisins s’activent mardi à extraire les dizaines de corps toujours prisonniers des décombres au Pakistan, où près d’une semaine de pluies torrentielles a fait quasiment 400 morts et où la mousson va encore s’intensifier.A la télévision nationale, le général Inam Haider, président de l’Autorité nationale de gestion des catastrophes, a prévenu: “l’épisode de pluies torrentielles va continuer jusqu’à samedi”.”Et un autre est attendu à la fin du mois”, a-t-il ajouté, dans un pays où les 255 millions d’habitants voient les phénomènes climatiques extrêmes se multiplier sous l’effet du changement climatique, selon les scientifiques.A Dalori, le village le plus touché par les trombes d’eau charriant boue et rochers lundi, 19 habitants ont été certifiés morts, dont le père d’Oumar Islam, travailleur journalier de 31 ans.”En quelques minutes, on a tout perdu, nos vies sont finies”, se lamente l’homme, entouré de voisins qui tentent de le consoler.”Personne n’a eu le temps de réagir: en 20 minutes notre village a été réduit à un tas de ruines”, abonde Fazal Akbar, 37 ans.- “Aucune chance” -“Il y a eu des appels depuis le haut-parleur de la mosquée et des habitants ont commencé à accourir pour nous porter secours”, raconte-t-il à l’AFP. Ces volontaires ont “travaillé pendant quatre heures seuls avant que les secours dépêchés par les autorités n’arrivent”.Leurs six pelleteuses n’ont pas cessé mardi de retourner les décombres, alors que tous s’activent pour retrouver la dizaine d’habitants toujours portés disparus.Chiraz Ali, un des chefs des secouristes, est pessimiste: “ils n’ont aucune chance d’avoir survécu”.”Quant à ceux qui s’en sont sortis, ils sont gravement traumatisés et ont besoin d’être suivis. Nous avons amené un psychiatre hier mais je vais demander aux autorités locales d’organiser un soutien pour tout le monde”, dit-il.Dans le village de montagne, entre dalles de béton fracassées et balcons effondrés, des secouristes et des volontaires distribuent des repas chauds, des biscuits et du thé à des habitants encore sous le choc.La plupart ont passé la nuit à fouiller les décombres à la recherche de proches. Alentour, les habits, les jouets d’enfants et autres ustensiles qui surnagent dans les décombres de maisons écrasées témoignent de la violence du torrent d’eau tombé du ciel lundi matin.Des secouristes s’improvisent fonctionnaires de l’état-civil en enregistrant les identités des morts et des disparus sur un morceau de carton arraché à une boîte de chaussure ou même sur le dos de leur main.- Les pluies gagnent le sud -Mardi, la pluie a gagné d’autres provinces. Jusqu’ici, plus de 350 des près de 400 morts ont été recensés au Khyber-Pakhtunkhwa, et la quasi totalité des autres dans le reste du nord du pays. Mais désormais le Baloutchistan et le Sindh, dans le sud côtier, sont aussi touchés.Le météorologiste en chef du Sindh, Ameer Haider Laghari, dit ainsi à l’AFP redouter “des inondations dans les grandes villes” dont Karachi, la capitale économique du pays, “car les infrastructures sont en mauvais état”.De fait, en fin de journée, à l’heure de pointe, conducteurs à motos et automobilistes ont été pris sous la montée des eaux à Karachi, entre la pluie tombée pendant des heures et l’eau qui remontait des canalisations décaties et du réseau d’égouts déliquescents. Dans de nombreux quartiers, l’électricité était coupée.Au Baloutchistan voisin déjà, “40 à 50 maisons ont été endommagées et la principale autoroute vers le Sindh a été fermée aux poids lourds” alors que 15 districts subissent des pluies d’intensité variées, rapporte à l’AFP le coordinateur de l’agence locale de gestion des catastrophes, Mohammed Younis.Depuis le début de la mousson fin juin, Islamabad dit avoir recensé plus de 700 morts et un millier de blessés.Et si les pluies se poursuivent, préviennent les autorités, la chaleur — typique de la mousson d’été — reste forte, faisant redouter la propagation de bactéries et d’épidémies, alors que l’eau stagnante est chaque année synonyme de vague de dengue au Pakistan.

Le Pakistan, lourdement endeuillé par la mousson, attend de nouvelles pluies

Secouristes et voisins s’activent mardi à extraire les dizaines de corps toujours prisonniers des décombres au Pakistan, où près d’une semaine de pluies torrentielles a fait quasiment 400 morts et où la mousson va encore s’intensifier.A la télévision nationale, le général Inam Haider, président de l’Autorité nationale de gestion des catastrophes, a prévenu: “l’épisode de pluies torrentielles va continuer jusqu’à samedi”.”Et un autre est attendu à la fin du mois”, a-t-il ajouté, dans un pays où les 255 millions d’habitants voient les phénomènes climatiques extrêmes se multiplier sous l’effet du changement climatique, selon les scientifiques.A Dalori, le village le plus touché par les trombes d’eau charriant boue et rochers lundi, 19 habitants ont été certifiés morts, dont le père d’Oumar Islam, travailleur journalier de 31 ans.”En quelques minutes, on a tout perdu, nos vies sont finies”, se lamente l’homme, entouré de voisins qui tentent de le consoler.”Personne n’a eu le temps de réagir: en 20 minutes notre village a été réduit à un tas de ruines”, abonde Fazal Akbar, 37 ans.- “Aucune chance” -“Il y a eu des appels depuis le haut-parleur de la mosquée et des habitants ont commencé à accourir pour nous porter secours”, raconte-t-il à l’AFP. Ces volontaires ont “travaillé pendant quatre heures seuls avant que les secours dépêchés par les autorités n’arrivent”.Leurs six pelleteuses n’ont pas cessé mardi de retourner les décombres, alors que tous s’activent pour retrouver la dizaine d’habitants toujours portés disparus.Chiraz Ali, un des chefs des secouristes, est pessimiste: “ils n’ont aucune chance d’avoir survécu”.”Quant à ceux qui s’en sont sortis, ils sont gravement traumatisés et ont besoin d’être suivis. Nous avons amené un psychiatre hier mais je vais demander aux autorités locales d’organiser un soutien pour tout le monde”, dit-il.Dans le village de montagne, entre dalles de béton fracassées et balcons effondrés, des secouristes et des volontaires distribuent des repas chauds, des biscuits et du thé à des habitants encore sous le choc.La plupart ont passé la nuit à fouiller les décombres à la recherche de proches. Alentour, les habits, les jouets d’enfants et autres ustensiles qui surnagent dans les décombres de maisons écrasées témoignent de la violence du torrent d’eau tombé du ciel lundi matin.Des secouristes s’improvisent fonctionnaires de l’état-civil en enregistrant les identités des morts et des disparus sur un morceau de carton arraché à une boîte de chaussure ou même sur le dos de leur main.- Les pluies gagnent le sud -Mardi, la pluie a gagné d’autres provinces. Jusqu’ici, plus de 350 des près de 400 morts ont été recensés au Khyber-Pakhtunkhwa, et la quasi totalité des autres dans le reste du nord du pays. Mais désormais le Baloutchistan et le Sindh, dans le sud côtier, sont aussi touchés.Le météorologiste en chef du Sindh, Ameer Haider Laghari, dit ainsi à l’AFP redouter “des inondations dans les grandes villes” dont Karachi, la capitale économique du pays, “car les infrastructures sont en mauvais état”.De fait, en fin de journée, à l’heure de pointe, conducteurs à motos et automobilistes ont été pris sous la montée des eaux à Karachi, entre la pluie tombée pendant des heures et l’eau qui remontait des canalisations décaties et du réseau d’égouts déliquescents. Dans de nombreux quartiers, l’électricité était coupée.Au Baloutchistan voisin déjà, “40 à 50 maisons ont été endommagées et la principale autoroute vers le Sindh a été fermée aux poids lourds” alors que 15 districts subissent des pluies d’intensité variées, rapporte à l’AFP le coordinateur de l’agence locale de gestion des catastrophes, Mohammed Younis.Depuis le début de la mousson fin juin, Islamabad dit avoir recensé plus de 700 morts et un millier de blessés.Et si les pluies se poursuivent, préviennent les autorités, la chaleur — typique de la mousson d’été — reste forte, faisant redouter la propagation de bactéries et d’épidémies, alors que l’eau stagnante est chaque année synonyme de vague de dengue au Pakistan.

Israël se prépare à répondre à une proposition de cessez-le-feu à Gaza

Israël se prépare mardi à répondre à une nouvelle proposition des médiateurs sur une trêve dans la bande de Gaza, associée à une libération d’otages retenus dans le territoire palestinien.Après plus de 22 mois de guerre, déclenchée par une attaque sans précédent du Hamas en Israël, le mouvement islamiste a annoncé lundi avoir accepté cette proposition des médiateurs -Egypte, Qatar et Etats-Unis- qui prévoit une trêve de 60 jours et la libération des otages en deux étapes.Saluant la réponse “très positive” du Hamas, le Qatar a indiqué que la proposition reprenait “presque intégralement” un plan américain accepté précédemment par Israël. Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, s’est cependant gardé de parler de “percée”.”La balle est désormais dans le camp israélien”, a résumé au Caire le directeur des services de renseignement égyptiens, après que la proposition a été formellement soumise à Israël. Interrogée par l’AFP, une source politique israélienne de haut-rang a simplement commenté: “la position d’Israël n’a pas changé – libération de tous les otages et respect des autres conditions définies pour mettre fin à la guerre”.- “Avant la fin de la semaine” -Selon la presse israélienne, la réponse à la proposition devrait intervenir “avant la fin de la semaine”. Le texte se base sur un précédent plan de l’émissaire américain Steve Witkoff: la libération de dix otages vivants et des dépouilles de 18 otages décédés en échange d’une trêve de 60 jours, et de négociations pour mettre fin à la guerre, a indiqué la radio publique Kan.”Le Hamas et les (autres) factions espèrent (…) que Netanyahu ne placera pas d’obstacles et d’entraves” à la mise en oeuvre de l’accord, a déclaré à l’AFP un membre du bureau politique du mouvement islamiste, Izzat al-Rishq.Des ministres d’extrême droite, comme celui de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir, ont de leur côté averti M. Netanyahu de ne pas “céder au Hamas”, estimant qu’il n’a “pas de mandat pour conclure un accord partiel”.Malgré les efforts des médiateurs, les belligérants ont échoué jusque-là à aboutir à un cessez-le-feu durable dans la guerre qui ravage Gaza, déclenchée en riposte à une attaque sans précédent du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023. Sur les 251 otages enlevés ce jour-là, 49 restent retenus à Gaza, dont 27 morts selon l’armée israélienne.Deux précédentes trêves en novembre 2023 et début 2025 avaient permis le retour d’otages vivants et morts en échange de la libération de prisonniers palestiniens.Ces annonces surviennent au moment où l’armée israélienne opère pour prendre le contrôle de la ville de Gaza et des camps de réfugiés voisins, avec l’objectif affiché d’en finir avec le Hamas et de libérer tous les otages. – Objectif Sabra -Selon des témoins, les bombardements israéliens se sont poursuivis dans le quartier de Zeitoun à Gaza-ville, tandis qu’une colonne de blindés s’est positionnée à la lisière du quartier voisin d’Al-Sabra.La Défense civile de Gaza a fait état mardi matin d’au moins 31 morts à travers le territoire palestinien, dont une personne tuée par une frappe de drone sur ce quartier et 11 près de centres de distribution d’aide.”Les explosions n’arrêtent pas à al-Sabra. Les chars et l’artillerie nous tirent dessus, mais aussi les drones”, a raconté à l’AFP un habitant, Hussein al-Dairi.L’armée israélienne a indiqué de son côté que les forces israéliennes menaient des opérations pour démanteler les capacités militaires du Hamas. Selon un porte-parole, l’armée “respecte le droit international et prend des précautions raisonnables pour atténuer les préjudices causés aux civils”.Le site israélien Walla, citant un expert militaire, explique que “la division 99 est sur le point d’achever la conquête du quartier de Zeitoun. “Des informations à Gaza indiquent que la prochaine cible sera le quartier de Sabra”, affirme cet expert, Amir Bohbot.Depuis le début de la guerre, Israël assiège à Gaza plus de deux millions de Palestiniens menacés de famine selon l’ONU. Israël rejette les accusations de famine délibérée et affirme autoriser l’entrée de davantage d’aides.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort côté israélien de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.L’offensive de représailles israélienne a fait 62.064 morts à Gaza, majoritairement des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU. 

Israël se prépare à répondre à une proposition de cessez-le-feu à Gaza

Israël se prépare mardi à répondre à une nouvelle proposition des médiateurs sur une trêve dans la bande de Gaza, associée à une libération d’otages retenus dans le territoire palestinien.Après plus de 22 mois de guerre, déclenchée par une attaque sans précédent du Hamas en Israël, le mouvement islamiste a annoncé lundi avoir accepté cette proposition des médiateurs -Egypte, Qatar et Etats-Unis- qui prévoit une trêve de 60 jours et la libération des otages en deux étapes.Saluant la réponse “très positive” du Hamas, le Qatar a indiqué que la proposition reprenait “presque intégralement” un plan américain accepté précédemment par Israël. Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, s’est cependant gardé de parler de “percée”.”La balle est désormais dans le camp israélien”, a résumé au Caire le directeur des services de renseignement égyptiens, après que la proposition a été formellement soumise à Israël. Interrogée par l’AFP, une source politique israélienne de haut-rang a simplement commenté: “la position d’Israël n’a pas changé – libération de tous les otages et respect des autres conditions définies pour mettre fin à la guerre”.- “Avant la fin de la semaine” -Selon la presse israélienne, la réponse à la proposition devrait intervenir “avant la fin de la semaine”. Le texte se base sur un précédent plan de l’émissaire américain Steve Witkoff: la libération de dix otages vivants et des dépouilles de 18 otages décédés en échange d’une trêve de 60 jours, et de négociations pour mettre fin à la guerre, a indiqué la radio publique Kan.”Le Hamas et les (autres) factions espèrent (…) que Netanyahu ne placera pas d’obstacles et d’entraves” à la mise en oeuvre de l’accord, a déclaré à l’AFP un membre du bureau politique du mouvement islamiste, Izzat al-Rishq.Des ministres d’extrême droite, comme celui de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir, ont de leur côté averti M. Netanyahu de ne pas “céder au Hamas”, estimant qu’il n’a “pas de mandat pour conclure un accord partiel”.Malgré les efforts des médiateurs, les belligérants ont échoué jusque-là à aboutir à un cessez-le-feu durable dans la guerre qui ravage Gaza, déclenchée en riposte à une attaque sans précédent du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023. Sur les 251 otages enlevés ce jour-là, 49 restent retenus à Gaza, dont 27 morts selon l’armée israélienne.Deux précédentes trêves en novembre 2023 et début 2025 avaient permis le retour d’otages vivants et morts en échange de la libération de prisonniers palestiniens.Ces annonces surviennent au moment où l’armée israélienne opère pour prendre le contrôle de la ville de Gaza et des camps de réfugiés voisins, avec l’objectif affiché d’en finir avec le Hamas et de libérer tous les otages. – Objectif Sabra -Selon des témoins, les bombardements israéliens se sont poursuivis dans le quartier de Zeitoun à Gaza-ville, tandis qu’une colonne de blindés s’est positionnée à la lisière du quartier voisin d’Al-Sabra.La Défense civile de Gaza a fait état mardi matin d’au moins 31 morts à travers le territoire palestinien, dont une personne tuée par une frappe de drone sur ce quartier et 11 près de centres de distribution d’aide.”Les explosions n’arrêtent pas à al-Sabra. Les chars et l’artillerie nous tirent dessus, mais aussi les drones”, a raconté à l’AFP un habitant, Hussein al-Dairi.L’armée israélienne a indiqué de son côté que les forces israéliennes menaient des opérations pour démanteler les capacités militaires du Hamas. Selon un porte-parole, l’armée “respecte le droit international et prend des précautions raisonnables pour atténuer les préjudices causés aux civils”.Le site israélien Walla, citant un expert militaire, explique que “la division 99 est sur le point d’achever la conquête du quartier de Zeitoun. “Des informations à Gaza indiquent que la prochaine cible sera le quartier de Sabra”, affirme cet expert, Amir Bohbot.Depuis le début de la guerre, Israël assiège à Gaza plus de deux millions de Palestiniens menacés de famine selon l’ONU. Israël rejette les accusations de famine délibérée et affirme autoriser l’entrée de davantage d’aides.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort côté israélien de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.L’offensive de représailles israélienne a fait 62.064 morts à Gaza, majoritairement des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU. 

Les incendies ont dévasté 30.000 hectares supplémentaires en 24 heures en Espagne

Les incendies ravageant la moitié ouest de l’Espagne ont brûlé 30.000 hectares supplémentaires en 24 heures, selon les données du satellite européen Copernicus publiées mardi, même si la fin de la vague de chaleur frappant le pays alimente l’espoir d’une amélioration de la situation. Quelque 373.000 hectares avaient brûlé mardi matin en Espagne depuis le début …

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