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Iran: Trump affirme qu’une “armada” navigue vers le Golfe

Donald Trump a affirmé jeudi qu’une “armada” navale américaine était en route pour le Golfe, maintenant la pression sur Téhéran, alors que la perspective d’une intervention militaire semblait s’être éloignée.Le président américain a plusieurs fois menacé de frapper l’Iran en réponse à la répression du récent mouvement de contestation dans ce pays, mais il avait …

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Japon: dissolution du Parlement, l’inflation au cœur des débats

La Première ministre japonaise Sanae Takaichi a dissous vendredi la chambre basse du Parlement, tablant sur sa popularité pour emporter les législatives anticipées le 8 février, qui se tiendront dans un climat de mécontentement populaire lié à la forte inflation.La dissolution a officiellement eu lieu dans la matinée: le président de l’institution a lu une …

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Situation “volatile” dans le plus grand camp de familles de jihadistes en Syrie, selon l’ONU

La situation est “volatile” dans le camp d’al-Hol en Syrie, où sont détenus des milliers de proches de jihadistes, a indiqué vendredi l’ONU qui n’a pas pu y entrer depuis le retrait cette semaine des forces kurdes et le déploiement de l’armée syrienne.Sous la pression militaire, les forces kurdes se sont retirées mardi d’al-Hol, le plus grand camp de familles de membres du groupe Etat islamique (EI), dans le nord-est de la Syrie.Les forces du pouvoir islamiste de Damas, déterminé à étendre son contrôle sur l’ensemble du territoire syrien, y sont entrées le lendemain.Un ancien employé humanitaire qui a requis l’anonymat a indiqué à l’AFP que des détenus ont profité du “vide sécuritaire” pour s’évader, sans en préciser le nombre ou la nationalité.Al-Hol abrite quelque plus de 23.000 personnes, en grand nombre des femmes et des enfants, dont près de 15.000 Syriens et plus de 2.200 Irakiens. Outre les Irakiens, les étrangers sont au nombre 6.280, dont des Occidentaux que leurs pays respectifs refusent de rapatrier, selon l’administration précédente.Le Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR) “a pu se rendre à al-Hol au cours des trois derniers jours mais n’a pas pu y entrer en raison de la sécurité volatile”, a déclaré à l’AFP la porte-parole en Syrie de l’agence onusienne, Céline Schmitt.- Eau et pain -Jeudi, le HCR et l’Unicef “ont pu livrer des camions d’eau au camp”, a-t-elle précisé. “Le HCR retourne aujourd’hui à al-Hol, dans l’espoir de reprendre la distribution de pain qui avait été interrompue ces trois derniers jours”.L’agence a pris en charge la gestion du camp le 1er janvier, avant le début des hostilités entre Damas et les forces kurdes, a indiqué Céline Schmitt.Les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), dominées par les Kurdes, avaient été le fer de lance de la lutte contre l’EI en Syrie, avec l’appui de la coalition multinationale dirigée par les Etats-Unis, et avaient défait le groupe en 2019.Mais ces forces, lâchées par les Etats-Unis, se sont retirées cette semaine de large pans du nord et du nord-est, sous la pression de l’armée syrienne.Un cessez-le-feu entre les deux parties tient globalement depuis mardi soir.Les FDS avaient appréhendé des milliers de jihadistes incarcérés dans des prisons, et détenu leurs familles dans deux camps, al-Hol et celui, plus petit, de Roj.Roj, proche de la frontière turque, qui abrite aujourd’hui 2.328 personnes, pour la plupart des étrangers dont des Occidentaux, parmi lesquels des Français, demeure sous le contrôle des FDS.- Combattants évacués -Un employé d’une organisation humanitaire a indiqué à l’AFP que “pendant le vide sécuritaire entre le retrait des FDS et l’entrée de l’armée syrienne à al-Hol, des évasions ont été signalées, mais le nombre exact est inconnu”. “Plus personne ne peut quitter le camp après l’entrée des forces syriennes qui ont établi un contrôle militaire”, a-t-il cependant ajouté.Selon lui, “les organisations humanitaires qui opéraient à l’intérieur du camp se sont désormais complètement retirées, et certains de leurs centres ont été incendiés” par les détenus.Soutenant les nouvelles autorités syriennes mais inquiets de la situation, les Etats-Unis ont commencé à transférer des prisonniers de l’EI depuis la Syrie vers l’Irak voisin, une opération qui doit concerner à terme 7.000 d’entre eux.Bagdad a annoncé jeudi avoir entamé des procédures judiciaires contre les prisonniers transférés.A son apogée, le groupe jihadiste contrôlait une partie de l’Irak et de la Syrie où il avait instauré un “califat” et imposait un règne de terreur.Dans le même temps, quelque 800 combattants kurdes qui étaient retranchés dans la prison d’Al-Aqtan à Raqa, où ils gardaient des prisonniers de l’EI, ont été évacués sous la garde des forces syriennes.Un journaliste de l’AFP à Raqa a vu des cars et des voitures quitter la prison dans la nuit de jeudi à vendredi, escortés par des véhicules des forces syriennes, qui ont pris le contrôle de la prison.

To Lam reconduit pour cinq ans à la tête du Vietnam

To Lam a été reconduit “à l’unanimité” vendredi pour cinq ans à la tête du Vietnam lors du congrès du parti communiste, qui a validé ses grandes orientations, notamment axées sur la poursuite de la croissance économique.Depuis son accession au poste de secrétaire général du parti, il y a seulement 17 mois, le dirigeant de 68 ans a su écarter ses rivaux tout en menant une campagne de réformes volontaristes qualifiée de “ révolution ”.Le Vietnam, qui compte 100  millions d’habitants, est à la fois un Etat autoritaire à parti unique et un pôle économique régional grandissant, fort d’une croissance de 8% en 2025.A l’instar de Xi Jinping chez le voisin chinois, To Lam visait également à être nommé président, le deuxième poste hiérarchique dans la politique vietnamienne.Aucune annonce officielle n’a été faite à ce sujet, mais les analystes estiment que la composition du politburo — l’organe de décision le plus élevé du parti — indique qu’il y est probablement parvenu, même si une confirmation officielle de l’Assemblée nationale sera nécessaire.- “Ce qu’il voulait” -Ancien ministre de la Sécurité publique, Tom Lam incarne un courant favorable à la police, auquel fait face une aile réputée plus conservatrice et proche de l’armée.Son courant est dominateur parmi les 19 membres du nouveau politburo. Son plus proche rival, le ministre de la Défense Phan Van Giang, a été relégué au septième rang.”La façon dont la liste est présentée, et l’image qu’elle renvoie, suggère fortement que To Lam est sur le point d’occuper les deux postes”, a avancé Nguyen Khac Giang, de l’Institut ISEAS-Yusof Ishak de Singapour.Une photo publiée par les médias d’Etat à la clôture du congrès quinquennal du parti montre un To Lam triomphant, entouré de ses alliés Tran Thanh Man, Tran Cam Tu et Le Minh Hung, les trois autres membres les plus haut placés du politburo.Cela laisse entendre que les cinq “ piliers” du système de gouvernance collective du Vietnam seraient tenus par ces quatre hommes.”To  Lam a réussi à consolider son pouvoir, son pouvoir personnel et sa domination sur le politburo”, a dit l’analyste vietnamien Tuong Vu. “Personne n’a été capable de l’arrêter. Il  a obtenu ce qu’il voulait.”Dans un discours de clôture, To Lam a exprimé sa “profonde gratitude pour la confiance accordée par le congrès”, et affirmé que le parti continuerait à travailler “rapidement et correctement”.- Lutte anticorruption -Elevé au rang de chef du parti en 2024 après la mort du précédent secrétaire général Nguyen Phu Trong, le sexagénaire, issu des rangs de la police, a surpris le pays par la rapidité de ses réformes.Il a supprimé des pans entiers de l’administration, abolissant huit ministères ou agences gouvernementales et réduisant de près de 150.000 le nombre de fonctionnaires, tout en lançant des projets ambitieux dans le ferroviaire et l’énergie.Encore renforcé au sommet du parti, il devrait se concentrer sur le développement du secteur privé, notamment dans le numérique, afin d’atteindre une croissance annuelle de 10% au cours des cinq prochaines années.Cela nécessitera de moderniser les infrastructures de transport et d’énergie, mises à rude épreuve par le “succès remarquable” du pays, a estimé Daniel Kritenbrink, ancien ambassadeur des Etats-Unis au Vietnam.Le pays fait toutefois face à plusieurs défis, notamment les tensions entre ses principaux partenaires commerciaux, les Etats-Unis et la Chine, ou des pressions environnementales et sociales de plus en plus fortes sur le plan intérieur.Face aux “difficultés et volatilités” internationales, To Lam a déclaré vendredi que le Vietnam élèverait les affaires étrangères “au même niveau” que la défense et la sécurité et chercherait à nouer de nouveaux partenariats stratégiques et relations commerciales.Le dirigeant s’est par ailleurs engagé cette semaine à poursuivre sa lutte anticorruption, dont les analystes estiment qu’il s’est servi pour écarter ses rivaux.

Budget: Lecornu défend le recours au 49.3, la censure repoussée

Sébastien Lecornu a surmonté sans surprise vendredi les deux motions de censure: celle du RN et celle de la gauche hors PS à 19 voix près. Le Premier ministre a défendu l’utilisation du 49.3 pour faire passer le budget sans vote comme une solution de “dernier recours”. La motion a obtenu 269 voix, la droite et le PS refusant de s’y associer, alors que 288 étaient nécessaires pour faire tomber le gouvernement. La motion de censure déposée par le RN, et son allié le groupe du parti UDR d’Eric Ciotti, a aussi échoué, recueillant 142 voix.Le dépôt de ces motions répondait à la décision du Premier ministre, après y avoir renoncé, de recourir au 49.3 pour faire adopter le budget de l’Etat pour 2026.”Quand le débat ne permet plus de conclure, quelqu’un doit assumer”, a affirmé le Premier ministre devant l’Assemblée nationale juste avant le vote des motions.”L’engagement de la responsabilité du gouvernement ne doit être, selon moi, ni une facilité ni un raccourci. Il est un instrument de dernier recours, pour ne pas dire de dernier secours”, a-t-il estimé à propos de cet outil constitutionnel qui permet l’adoption d’un texte sans vote mais expose à un risque de censure.En renonçant au 49.3 début octobre pour tenter d’amadouer les socialistes avec lesquels il a fini par trouver un compromis, le chef du gouvernement a estimé que “pour la première fois depuis longtemps, le Parlement ne peut pas dire qu’il a été privé de son pouvoir”.Mais désormais le 49.3 “ne pourra plus être utilisé comme avant”, sauf “en absolu et dernier ressort” pour “protéger” et “préserver les institutions”, a-t-il assuré.- Fractures -Le débat, tenu dans un hémicycle clairsemé, a mis en lumière les fractures de la gauche, le PS se trouvant isolé face au front commun des Insoumis, des écologistes et des communistes.”En novembre ou en janvier, le 49.3 demeure un coup de force”, a affirmé Eric Coquerel, le président Insoumis de la commission des Finances, disant avoir “toujours pensé” que Sébastien Lecornu finirait par utiliser cet instrument décrié de la Constitution, alors que son gouvernement ne dispose d’aucune majorité à l’Assemblée.”Dans quelle démocratie un homme seul peut décider que gouverne un camp minoritaire ?”, s’est-il interrogé. LFI demande depuis les législatives anticipées de 2024 la démission du président Emmanuel Macron.La cheffe de file des députés RN, Marine Le Pen, a elle fustigé la “trahison du pacte solennel” conclu par le Premier ministre avec le Parlement, et un “passage en force”, selon elle “marque de fabrique” du macronisme. “Tout aurait dû vous conduire à démissionner”, a-t-elle estimé, pointant l'”impuissance” du gouvernement.- “Inflexions” -Le PS avait confirmé qu’il ne voterait pas la motion de censure commune déposée par les trois autres groupes de gauche. Le député PS Laurent Baumel a défendu ce choix vendredi, saluant les “inflexions substantielles” obtenues par son groupe, et se félicitant que l’abandon au moins temporaire du 49.3 ait permis de donner une “portée effective” aux discussions menées dans l’hémicycle.”Nous avons effacé le spectre de l’année blanche en réindexant l’ensemble des prestations et des barèmes sur le coût de la vie”, s’est-il félicité, mentionnant aussi la hausse de la prime d’activité pour trois millions de salariés modestes concédée par le Premier ministre, ou la généralisation des repas à un euro pour les étudiants.Une décision fustigée par M. Coquerel, comme par l’orateur du groupe Ecologiste et social, Benjamin Lucas-Lundy: “Je dis à mes amis et à mes camarades socialistes que quelques non-reculs ne font pas une avancée”, leur a-t-il lancé.Du côté de la coalition présidentielle, les choix budgétaires de M. Lecornu laissent aussi un goût amer. “Nos désaccords avec ce texte sont réels et assumés”, a souligné l’ancienne ministre Horizons Agnès Firmin-Le Bodo. Mais en attendant la présidentielle, “nous devons sortir (le pays) du blocage permanent”, a souligné le député LR Nicolas Ray.Après le rejet attendu des deux motions de censure, le gouvernement devrait engager dans la foulée sa responsabilité sur la partie “dépenses” et l’ensemble du texte. Ce qui suscitera deux nouvelles motions de censure, qui devraient être rejetées en début de semaine prochaine.Après un bref passage au Sénat, le texte devrait revenir à l’Assemblée pour un troisième et dernier 49.3, et d’ultimes motions de censure, permettant la promulgation du texte début février.

Compter les oiseaux pour mieux les protéger

Mésange bleue, martinet noir, verdier d’Europe: les oiseaux communs des parcs et jardins se raréfient. Pour quantifier le phénomène, la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) organise ce week-end un vaste comptage citoyen, pour aider à la mise en place de mesures de protection et sensibiliser le public.L’an dernier, près de 600.000 données ont été collectées lors des différentes opérations de comptage – dont 171.000 sur le seul dernier week-end de janvier – soit 23% de plus qu’en 2024. Depuis 2012, année de mise en place de ces opérations, plus de 6 millions de données ont ainsi été rassemblées, par plus de 100.000 observateurs, “ce qui constitue un record pour une opération de science participative grand public en France”, se félicite Rishane Colas, chargée de projet à la LPO Ile-de-France.- 41% en déclin -“Ces informations sont précieuses, car elles viennent compléter certaines données scientifiques pour comprendre sur le long terme l’état des populations des oiseaux communs, et ensuite après analyse, permettre de mettre en place des plans d’actions destinés à préserver certaines espèces”, explique Mme Colas. “Ça permet de comparer des données que l’on a déjà – par exemple celles dans les milieux naturels – avec celles que l’on n’a pas, notamment dans les espaces occupés par l’Homme pour voir les impacts des activités humaines sur les oiseaux”, notamment en milieu urbain.Cet observatoire, en partenariat avec le Museum national d’histoire naturelle, a déjà permis de constater que 41% des espèces d’oiseaux des parcs et jardins ont vu leurs populations diminuer entre 2012 et 2022. “Depuis 10 ans, le déclin est très marqué, notamment dû à la perte d’habitats, au manque de ressources alimentaires”, ou encore au changement climatique. “C’est une tendance inquiétante”, pointe la responsable.La majorité des oiseaux communs sont insectivores, et la baisse des populations d’insectes, liée notamment aux pesticides, diminue leurs sources de nourriture, influant sur leur survie ou leur reproduction. Par ailleurs, l’urbanisation et la disparition des haies entraînent la raréfaction des sites de nidification et de refuge, explique Mme Colas. Ces chiffres confirment les tendances observées au niveau mondial. En octobre, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a publié des données d’experts montrant que dans le monde, six espèces d’oiseaux sur 10 sont en déclin (contre 44% en 2016) et une sur 10 menacée d’extinction. En France, ce sont plus de 280 espèces d’oiseaux qui sont menacées.Parmi elles, le moineau friquet dont les effectifs ont diminué de 60% au niveau national, signale Mme Colas. “En Ile-de-France, nos comptages citoyens montrent qu’on est passé de 30.000 couples en 1995 à seulement 150 en 2023”.- Attention aux doublons -“Les oiseaux les plus menacés sont ceux qui se nourrissent exclusivement d’insectes. Au printemps on retrouve ainsi un déclin particulièrement dramatique pour le martinet noir et les hirondelles”.A l’inverse, les espèces comme le moineau commun, qui est omnivore, restent parmi les plus observées lors des comptages dans les parcs et jardins, car elles peuvent plus facilement s’adapter.Des observatoires citoyens existent aussi en Belgique ou au Royaume-Uni. En France, outre le comptage des 24 et 25 janvier, utile aussi pour observer les oiseaux migrateurs, un autre week-end d’observation est prévu fin mai pour comptabiliser les oiseaux au moment de la nidification.Le protocole se veut à la fois très précis, pour que les données soient réellement exploitables scientifiquement, et simple: il faut choisir un endroit d’observation – par exemple son balcon en ville, son jardin depuis sa fenêtre ou bien un endroit dans un parc public – et compter pendant une heure exactement tous les oiseaux qui se posent à cet endroit en tentant de reconnaître les espèces. On rentre ensuite toutes ces observations sur le site oiseauxdesjardins.fr, sur lequel on s’est préalablement inscrit.”Attention aux doublons”, prévient Rishane Colas. “On ne comptabilise que le nombre maximal d’oiseaux de la même espèce qui se posent au même endroit pendant l’heure d’observation, on n’additionne pas chaque fois que l’un deux se présente, car ça peut être deux fois le même”, explique-t-elle.