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Venise déroule le tapis rouge au cinéma mondial

George Clooney sur un bateau-taxi, Julia Roberts vêtue d’un chandail à l’effigie de son réalisateur… Les stars hollywoodiennes ont fait une arrivée remarquée mercredi à Venise (Italie) pour le début de la 82e Mostra de cinéma.La cérémonie d’ouverture a été l’occasion pour le réalisateur, producteur et scénariste américain Francis Ford Coppola de remettre un Lion d’Or d’honneur au cinéaste allemand Werner Herzog, bientôt 83 ans et auteur de plus de 70 films. “J’ai toujours essayé d’atteindre quelque chose qui va plus loin que ce que l’on voit habituellement au cinéma”, a déclaré M. Herzog.A partir de jeudi, la cité des Doges fera la part belle au cinéma américain, comme c’est devenu l’habitude pour l’un des plus anciens festivals de cinéma au monde.Fidèle de l’évènement, l’acteur George Clooney doit fouler le tapis rouge jeudi pour “Jay Kelly”, une comédie où il incarne une vedette de cinéma vieillissante en pleine crise existentielle.Emma Stone, mais aussi Julia Roberts, affublée d’un gilet constellé du visage du réalisateur Luca Guadagnino, avec qui elle a tourné “After the Hunt”, présenté hors compétition à Venise, ont aussi été aperçues.Mercredi soir, c’est le film italien “La Grazia” de Paolo Sorrentino qui ouvre la compétition. Le film relate les états d’âme de Mariano de Santis, un président de la République italienne aux prises avec les affres de la vieillesse, du deuil et du doute, à l’heure de signer une loi sur l’euthanasie.- Gaza omniprésente -Le réalisateur italien retrouve pour un huitième film son acteur fétiche, Toni Servillo, signataire d’une lettre ouverte appelant le festival à ne pas être “une tribune triste et vide” et à “adopter une position claire et sans ambiguïté” contre les actions d’Israël dans la bande de Gaza.Le texte, rédigé par le collectif Venice4Palestine (V4P), a été signé par d’autres grands noms du cinéma italien – comme Matteo Garrone ou Marco Bellochio – et international – de Ken Loach à Audrey Diwan en passant par Abel Ferrara.”Nous avons toujours partagé très clairement notre souffrance envers ce qui est en train de se passer à Gaza et en Palestine”, a insisté le directeur artistique du festival, Alberto Barbera, lors de la conférence de presse de présentation du jury, présidé par le cinéaste américain Alexander Payne.Il a en revanche refusé catégoriquement de ne pas inviter certains artistes au prétexte qu’ils seraient des soutiens actifs d’Israël, comme l’y a poussé Venice4Palestine. Le collectif vise notamment les acteurs Gerard Butler et Gal Gadot, au casting de “In the Hand of Dante”, sélectionné hors compétition.Une poignée de manifestants est venue devant le Palais des festivals appeler à un rassemblement samedi sur le Lido en soutien aux Palestiniens.- Netflix en force -La guerre à Gaza devrait encore agiter le Lido avec la projection, dans une semaine, de “The Voice of Hind Rajab” en compétition. Ce film de la réalisatrice Kaouther Ben Hania raconte l’histoire d’une fillette tuée le 29 janvier 2024 à Gaza avec plusieurs membres de sa famille alors qu’elle tentait de fuir les bombardements israéliens.Les enregistrements de l’appel de Hind Rajab avec les secours, utilisés dans le film, avaient ému la planète lors de leur révélation.Ce film promet d’avoir “un fort impact sur le public”, selon Alberto Barbera, qui s’était montré très ému lors de l’annonce de la sélection fin juillet. “J’espère qu’il n’y aura pas de polémique”, avait-il ajouté.Autre temps fort attendu: le film “Le mage du Kremlin” d’Olivier Assayas, adapté du livre de Giuliano da Empoli sur un conseiller de l’ombre du président russe Vladimir Poutine. Cette fiction évoquant l’ascension au pouvoir de M. Poutine a été adaptée pour le cinéma par l’écrivain français Emmanuel Carrère, fin connaisseur de la Russie.A l’inverse de Cannes qui privilégie le cinéma en salles, Venise offre une large place aux films produits par les plateformes, avec trois productions Netflix en lice pour le Lion d’Or: “Frankenstein” de Guillermo del Toro, “Jay Kelly” de Noah Baumbach et “A House of Dynamite” de Kathryn Bigelow. 

En Alsace, l’incroyable montage d’une fidèle réplique de tour Eiffel

“C’est l’œuvre de ma vie”: huit ans après s’être lancé dans le projet fou de construire une réplique exacte de la tour Eiffel à l’échelle 1/10e, et après bien des difficultés, Jean-Claude Fassler, entrepreneur alsacien, peut enfin admirer sa réalisation.Mardi, après avoir posé la plateforme du deuxième étage sur les quatre piliers à l’aide de deux grues, puis la flèche vers le sommet et encore le campanile du troisième étage, il a enfin pu admirer sa construction, culminant à plus de 30 mètres de haut.”Maintenant on peut dire que c’est un chef d’œuvre, non ?”, savoure cet énergique grand-père de 77 ans, fondateur en 1975 d’une métallerie qu’il a développée avant de la transmettre à son fils. “Tout ça, ce sont des milliers de pièces de métal, découpées au laser. C’était difficile mais il n’y a pas eu de découragement. Il fallait que j’aille au bout.”Ce chantier au long cours est le projet de retraite de cet admirateur de Gustave Eiffel, qui ne voulait pas “rester inactif” après avoir transmis l’entreprise familiale.”Toute ma vie j’ai carburé”, explique derrière ses lunettes celui qui n’a jamais vraiment cessé d’exercer. “Mais je ne me rendais pas compte du travail que c’était. On voit des dessins, on croit que c’est simple, mais c’est hyper compliqué.”Dans cette aventure hors du commun, il a embarqué son petit-fils Killian dès les premières heures de son apprentissage dans l’entreprise familiale.”Moi je me suis occupé des dessins, de l’assemblage et du montage”, explique le jeune homme de 23 ans, casque de chantier vissé sur le crâne. “Mon grand-père s’occupe de la conception, et ensuite on en discute, pour voir si c’est réalisable.”- Plans originaux -Le duo s’est appuyé sur les plans originaux de la tour Eiffel, brevetés en 1884 mais tombés depuis dans le domaine public, pour créer une reproduction parfaitement fidèle à la tour érigée pour l’exposition universelle de 1889.Poussant leur sens du détail à l’extrême, ils ont notamment inclus les coursives d’origine du premier étage aujourd’hui réaménagé, les noms de 72 scientifiques (Lavoisier, Becquerel, Ampère…) inscrits en lettre d’or sur la structure, ou encore l’appartement que Gustave Eiffel s’était initialement installé au troisième étage.”Je n’ai pas triché. Vous pouvez aller voir de près, je peux vous dire que c’est nickel. Il y a même les trèfles à quatre feuilles sur la deuxième traverse des arbalétriers. Eiffel l’avait fait, je l’ai fait”, s’enorgueillit Jean-Claude Fassler.De fait, l’édifice a fière allure, peint en rouge “Venise”, la première couleur historiquement appliquée sur la tour parisienne, et fait la fierté des riverains et des curieux, nombreux à avoir suivi la progression du chantier dans cette petite commune de 1.700 habitants du massif vosgien.”C’est exceptionnel. Il n’y a nulle part ailleurs au monde une telle réalisation, de cette qualité, de cet art et de cette passion”, s’enthousiasme Lubisa Idoux, conseillère municipale, qui espère que la construction sera valorisée à la hauteur de l’investissement consenti.- Tour à vendre -Jean-Claude Fassler, lui, espère bien vendre sa réalisation, qui a englouti une bonne part de son patrimoine, même s’il a quelques difficultés à lui donner un prix. “Regardez le temps, le travail qu’il faut… C’est inestimable”.Il caresse quand même le rêve de voir un jour sa réplique exposée sur le Champs-de-Mars, à Paris, voire installée sous l’originale. “Du sol à l’arcade du premier étage (de la véritable tour Eiffel, ndlr), il y a 50 mètres, donc ça passe”, assure l’autre petit-fils, Mattéo, qui gère toute la communication autour du projet. “En deux semaines on peut la démonter, et en deux semaines la remonter.”Mais d’ici à ce qu’un acheteur se présente, Jean-Claude Fassler se voit bien passer une nuit au premier étage de sa tour, qui l’a longtemps empêché de dormir. “Je le ferai. Vous croyez que je rigole, moi ? Quand je dis quelque chose, je le fais !”

Abattage d’un olivier rendant hommage à Ilan Halimi: deux hommes interpellés

Deux hommes ont été interpellés, accusés d’avoir abattu le 15 août à Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) un olivier planté en mémoire d’Ilan Halimi, jeune Juif torturé à mort en 2006, a indiqué mercredi le parquet de Bobigny, confirmant une information de Paris Match.Les suspects, des frères jumeaux, vont être jugés en comparution immédiate pour destruction de bien aggravée et violation de monument dédié à la mémoire des morts commise en raison de la race, l’ethnie, la nation ou la religion, a précisé le ministère public.L’abattage de l’arbre en pleine nuit avait suscité une indignation unanime au sein de la classe politique.D’après le maire DVD de la commune Hervé Chevreau, se basant sur les caméras de vidéosurveillance extérieures au jardin, un homme portant un sac à dos s’y est introduit à 1h50 alors que le parc ferme à 21H30.L’olivier avait été planté en 2011 au jardin d’Alcobendas de cette commune d’un peu plus de 50.000 habitants, située à une dizaine de kilomètres au nord de Paris.”Abattre l’arbre rendant hommage à Ilan Halimi, c’est chercher à le tuer une deuxième fois. Il n’en sera rien: la Nation n’oubliera pas cet enfant de France mort parce que Juif. Tous les moyens sont déployés pour punir cet acte de haine”, avait écrit sur X le président Emmanuel Macron le jour où l’arbre a été retrouvé abattu par des agents territoriaux.Citoyen français de confession juive, Ilan Halimi, 23 ans, avait été séquestré et torturé en janvier 2006 à Bagneux (Hauts-de-Seine) par un groupe d’une vingtaine de personnes qui se faisaient appeler le “gang des barbares”, sous la direction de Youssouf Fofana.Découvert nu, bâillonné, menotté et portant des traces de tortures et de brûlures à Sainte-Geneviève-des-Bois, dans l’Essonne, le jeune homme était mort pendant son transfert à l’hôpital un peu moins d’un mois plus tard.Son calvaire avait suscité une vive émotion dans le pays.Mathieu Hanotin, président de l’établissement public territorial Plaine Commune, auquel appartient Epinay-sur-Seine, a condamné après l’abattage de l’olivier “un acte de vandalisme portant atteinte à la mémoire collective de ce meurtre antisémite”. Il s’est engagé dans un communiqué “à ce qu’un nouvel arbre commémoratif soit replanté dans les meilleurs délais”.Deux autres arbres plantés en hommage à Ilan Halimi, dont l’un portait sa photo, avaient été sciés en 2019 à Sainte-Geneviève-des-Bois, où il avait été retrouvé agonisant au bord d’une voie ferrée.D’autres arbres avaient été replantés.Les actes antisémites ont connu une nette progression en France depuis le 7 octobre 2023, date des attaques sans précédent du Hamas contre Israël et du déclenchement de la guerre à Gaza.Entre janvier et juin 2025, 646 actes antisémites ont été recensés en France, en baisse de 27% par rapport au premier semestre 2024, selon des chiffres du ministère de l’Intérieur. Mais ils représentent plus du double que les 304 actes recensés entre janvier et juin 2023.

Allemagne: inauguration de la future plus grande usine de munitions d’Europe pour réarmer le continent

La future plus grande usine de munitions d’Europe a été inaugurée mercredi dans la bourgade d’Unterlüss, dans le nord de l’Allemagne, symbole des efforts fournis par les pays européens pour se réarmer en pleine guerre en Ukraine.Cet ouvrage du conglomérat allemand Rheinmetall reflète le tournant vers le réarmement engagé par Berlin après l’invasion de l’Ukraine …

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Allemagne: inauguration de la future plus grande usine de munitions d’Europe pour réarmer le continent

La future plus grande usine de munitions d’Europe a été inaugurée mercredi dans la bourgade d’Unterlüss, dans le nord de l’Allemagne, symbole des efforts fournis par les pays européens pour se réarmer en pleine guerre en Ukraine.Cet ouvrage du conglomérat allemand Rheinmetall reflète le tournant vers le réarmement engagé par Berlin après l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022, qui a mis fin à des années de sous-investissement, longtemps compensé par le bouclier de défense américain.”C’est très important d’être ici, car l’industrie de la défense en Allemagne, en Europe et en Amérique du Nord compte plus que jamais”, au moment où “la Russie et la Chine développent rapidement et massivement leurs armées et leurs capacités, avec très peu de transparence”, a déclaré le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, invité à la cérémonie officielle.”Nous devons donc redémarrer certaines de nos lignes de production à l’arrêt, mettre au point des procédés de fabrication plus rapides et acquérir les composants nécessaires afin que, lorsque les commandes arriveront, elles puissent être livrées plus vite”, a-t-il ajouté. – “Signal très important” pour l’Ukraine -L’usine d’Unterlüss, située près de Hanovre, en est la parfaite illustration. Construite en 15 mois, elle doit fabriquer dès cette année dans des halles largement robotisées jusqu’à 25.000 obus de 155 mm, d’une portée allant jusqu’à 40 kilomètres.La production devrait atteindre rapidement 350.000 unités par an d’ici 2027, sur un site de la taille de cinq terrains de football.En pleine capacité, il s’agira de la plus grande usine de munitions d’Europe, selon Rheinmetall.Le complexe est surtout “un signal très important pour les gens en Ukraine”, a déclaré le vice-chancelier et ministre allemand des Finances, Lars Klingbeil, de retour d’un déplacement à Kiev. Les chaînes vont tourner en priorité pour honorer la commande record de l’armée allemande (Bundeswehr) en munitions, d’une valeur allant jusque 8,5 milliards d’euros, annoncée en juillet 2024. Mais une partie de la production doit aussi être redistribuée à l’Ukraine, par l’Allemagne ou d’autres pays achetant à Rheinmetall ses obus.”L’Allemagne doit être prête à assumer davantage de responsabilités pour la sécurité en Europe”, a martelé de son côté le ministre allemand de la Défense, le social-démocrate Boris Pistorius.L’usine, située en pleine lande de Lunebourg, au sein d’un complexe industriel de Rheinmetall, revêt “une importance stratégique” pour l’entreprise mais aussi “pour la République fédérale d’Allemagne et pour l’Europe”, a souligné le patron du groupe basé à Düsseldorf (ouest), Armin Papperger.- Partenariat avec Lockheed Martin -Rheinmetall, coté à l’indice Dax des principales valeurs de la Bourse de Francfort, est le plus gros fabriquant européen de munitions pour chars et pièces d’artillerie, devant le norvégien Nammo et le français Nexter. Le groupe a investi plus de 500  millions d’euros pour construire ce nouveau site, créant 500 emplois.Des moteurs de fusées seront également fabriqués sur place à partir de l’an prochain, en partenariat avec l’américain Lockheed Martin, avec lequel Rheinmetall coopère déjà, a appris l’AFP.Le complexe d’Unterlüss produit déjà des obus de 120 mm destinés aux chars Leopard 2, utilisés sur le front par l’armée ukrainienne.Face à la pénurie de personnel qui frappe son armée, le gouvernement allemand a adopté mercredi un projet de loi pour accélérer le recrutement. Le texte vise à attirer des volontaires, tout en prévoyant un service militaire obligatoire partiel si les effectifs sont insuffisants.En ajoutant les investissements en matériels, qui font partout défaut, Berlin prévoit une montée en puissance continue de son effort de défense pour atteindre 3,5% du PIB en 2029, soit plus du triple de son niveau d’avant-guerre en Ukraine. “Nous sommes un partenaire fiable” pour l’Otan, a assuré M. Klingbeil.

L’Europe se réarme à coups d’obus de l’Allemand Rheinmetall

Les alliés de l’Otan avaient mercredi les yeux tournés vers la bourgade d’Unterlüss, au nord de l’Allemagne, où une gigantesque usine de munitions construite par l’Allemand Rheinmetall a été inaugurée, symbole des efforts européens pour renforcer son industrie de défense.Cet ouvrage reflète le tournant vers le réarmement engagé par l’Allemagne après l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022, qui a mis fin à des années de sous-investissement, longtemps compensé par le bouclier de défense américain.”C’est très important d’être ici, car l’industrie de la défense en Allemagne, en Europe et en Amérique du Nord compte plus que jamais” au moment où “la Russie et la Chine développent rapidement et massivement leurs armées et leurs capacités, avec très peu de transparence”, a déclaré le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, invité à la cérémonie officielle.”Nous devons donc redémarrer certaines de nos lignes de production à l’arrêt, mettre au point des procédés de fabrication plus rapides et acquérir les composants nécessaires afin que, lorsque les commandes arriveront, elles puissent être livrées plus vite”, a-t-il ajouté. – “Signal très important” pour l’Ukraine -L’usine d’Unterlüss, située près d’Hanovre, en est la parfaite illustration. Construite en quinze mois, elle doit fabriquer dès cette année dans des halles largement robotisées jusqu’à 25.000 obus de 155 mm, d’une portée allant jusqu’à 40 kilomètres.La production devrait atteindre rapidement 350.000 unités par an d’ici 2027, sur un site de la taille de cinq terrains de football.En pleine capacité, il s’agira de la plus grande usine de munitions d’Europe, selon Rheinmetall.Le complexe est surtout “un signal très important pour les gens en Ukraine”, a déclaré le vice-chancelier et ministre allemand des Finances, Lars Klingbeil, de retour d’un déplacement à Kiev. Les chaînes vont tourner en priorité pour honorer la commande record de l’armée allemande (Bundeswehr) en munitions, d’une valeur allant jusque 8,5 milliards d’euros, annoncée en juillet 2024. Mais une partie de la production doit aussi être redistribuée à l’Ukraine, par l’Allemagne ou d’autres pays achetant à Rheinmetall ses obus.”L’Allemagne doit être prête à assumer davantage de responsabilités pour la sécurité en Europe”, a martelé de son côté le ministre allemand de la défense, le social-démocrate Boris Pistorius.L’usine située en pleine lande de Lunebourg, au sein d’un complexe industriel de Rheinmetall, revêt “une importance stratégique” pour l’entreprise mais aussi “pour la République fédérale d’Allemagne et pour l’Europe”, avait souligné d’emblée dans son discours le patron du groupe de Düsseldorf, Armin Papperger.- Partenariat avec Lockheed Martin -Rheinmetall, coté à l’indice Dax des principales valeurs de la Bourse de Francfort, est le plus gros fabriquant européen de munitions pour chars et pièces d’artillerie, devant le norvégien Nammo ou le Français Nexter. Le groupe a investi plus de 500  millions d’euros pour construire ce nouveau site, créant 500 emplois.Des moteurs de fusées seront également fabriqués sur place à partir de l’an prochain, en partenariat avec l’Américain Lockheed Martin, avec lequel il coopère déjà, a appris l’AFP.Le complexe d’Unterlüss produit déjà des obus de 120 mm destinés aux chars Leopard 2, utilisés sur le front ukrainien.Face à la pénurie de personnel qui frappe son armée, le gouvernement allemand a adopté merci un projet de loi pour accélérer le recrutement.Le texte vise à attirer des volontaires dans la Bundeswehr, tout en prévoyant un service militaire obligatoire partiel si les effectifs sont insuffisants.En ajoutant les investissements en matériels, qui font partout défaut, Berlin prévoit une montée en puissance continue de son effort de défense pour atteindre 3,5% du PIB en 2029, soit plus du triple de son niveau d’avant-guerre en Ukraine. “Nous sommes un partenaire fiable” pour l’Otan, a assuré M. Klingbeil.

Macron, Merz et Tusk affichent leur “soutien déterminé” à la Moldavie face à Moscou

Une démonstration de force symbolique : Friedrich Merz, Emmanuel Macron et Donald Tusk ont apporté mercredi à Chisinau un “soutien déterminé” à la Moldavie en vue de son adhésion à l’Union européenne face aux “mensonges” et aux “ingérences” de Moscou, à la veille d’une campagne électorale cruciale.”La porte de l’Union européenne est ouverte” à la Moldavie, a lancé le chancelier allemand aux côtés du président français, du Premier ministre polonais et de la présidente moldave, la pro-européenne Maia Sandu.La France va “apporter un soutien déterminé à la Moldavie au cours des prochaines étapes de son parcours vers l’adhésion” à l’Union européenne, a promis pour sa part Emmanuel Macron.Le chef de l’Etat français a évoqué une “chance historique” pour cette ex-république soviétique de 2,6 millions d’habitants frontalière de l’UE mais aussi de l’Ukraine en guerre.La date n’a pas été choisie au hasard : les dirigeants des trois pays que les diplomates surnomment le “Triangle de Weimar” participeront dans la soirée au 34e anniversaire de l’indépendance moldave et s’adresseront à la foule réunie pour un mégaconcert dans la capitale Chisinau.Et ce à la veille du début de la campagne officielle pour les élections législatives de fin septembre troublées, selon la Moldavie et ses alliés européens, par des “ingérences” de Moscou pour faire basculer cet Etat dans son camp.Friedrich Merz y a fait directement référence en affirmant que, d’ores et déjà, “pas un jour ne se passe sans des attaques hybrides massives de la part de la Russie”. “La démocratie moldave est sur la sellette”, a-t-il accusé.- “Signal fort” -“Là où renaissent des velléités de venir fausser le jeu de votre démocratie, là où, nous le voyons à vos portes, les frontières sont contestées, la souveraineté des peuples bafouée”, “nous venons, si je puis dire, à visage découvert, vous dire la confiance que nous avons dans l’avenir”, a martelé Emmanuel Macron.Selon lui, “la propagande du Kremlin nous explique que les Européens souhaitent prolonger la guerre et que l’Union européenne opprime les peuples”. “Ce sont des mensonges”, a-t-il mis en garde.La présidente Sandu, réélue en novembre 2024, a salué la présence du trio, qui “démontre non seulement votre soutien pour la Moldavie mais aussi que le projet européen continue et que nous en faisons partie”.”Il n’y a pas d’alternative à l’Europe” pour la Moldavie à un moment où “notre indépendance, notre souveraineté et notre paix sont mises à l’épreuve peut-être plus que jamais”, a-t-elle lancé.”Cette visite est vraiment un signal fort du soutien à la Moldavie et elle adresse un message symbolique à la Russie, à savoir que les principaux pays européens se préoccupent de ce qui se passe ici”, estime l’analyste politique Valeriu Pasha, du cercle de réflexion Watchdog, à Chisinau.Pour lui, le parti Action et solidarité (PAS) de Mme Sandu devrait arriver en tête des législatives mais le résultat est difficile à prédire en raison de “l’énorme ingérence russe”, alimentée par “des sommes folles d’argent”, sur fond de crise économique et d’inflation élevée.La cheffe de l’Etat pro-européenne a accusé fin juillet la Russie de mener une opération complexe et coordonnée d’ingérence “sans précédent” pour “contrôler” son pays, frontalier de l’UE, “dès l’automne”. Tout cela en recourant à des mécanismes d’achat de votes et de financements avec des “cryptomonnaies”, “100 millions d’euros” étant prévus à cet effet, a-t-elle alors dénoncé, pointant également du doigt la responsabilité de la plateforme Telegram.La France met en avant sa coopération, renforcée en mars à l’occasion de la dernière visite qu’y a effectuée Maia Sandu, pour lutter contre les ingérences numériques, via l’agence française Viginium.Si le trio européen assure vouloir se concentrer sur le soutien à la Moldavie, le déplacement ensemble de ces dirigeants se déroule à un moment où la diplomatie tâtonne sur le dossier ukrainien.Deux semaines après le sommet entre Donald Trump et Vladimir Poutine, l’accélération subite vers de possibles négociations de paix semble déjà marquer le pas et le sujet sera forcément évoqué en marge des séquences officielles à Chisinau.

Macron, Merz et Tusk affichent leur “soutien déterminé” à la Moldavie face à Moscou

Une démonstration de force symbolique : Friedrich Merz, Emmanuel Macron et Donald Tusk ont apporté mercredi à Chisinau un “soutien déterminé” à la Moldavie en vue de son adhésion à l’Union européenne face aux “mensonges” et aux “ingérences” de Moscou, à la veille d’une campagne électorale cruciale.”La porte de l’Union européenne est ouverte” à la Moldavie, a lancé le chancelier allemand aux côtés du président français, du Premier ministre polonais et de la présidente moldave, la pro-européenne Maia Sandu.La France va “apporter un soutien déterminé à la Moldavie au cours des prochaines étapes de son parcours vers l’adhésion” à l’Union européenne, a promis pour sa part Emmanuel Macron.Le chef de l’Etat français a évoqué une “chance historique” pour cette ex-république soviétique de 2,6 millions d’habitants frontalière de l’UE mais aussi de l’Ukraine en guerre.La date n’a pas été choisie au hasard : les dirigeants des trois pays que les diplomates surnomment le “Triangle de Weimar” participeront dans la soirée au 34e anniversaire de l’indépendance moldave et s’adresseront à la foule réunie pour un mégaconcert dans la capitale Chisinau.Et ce à la veille du début de la campagne officielle pour les élections législatives de fin septembre troublées, selon la Moldavie et ses alliés européens, par des “ingérences” de Moscou pour faire basculer cet Etat dans son camp.Friedrich Merz y a fait directement référence en affirmant que, d’ores et déjà, “pas un jour ne se passe sans des attaques hybrides massives de la part de la Russie”. “La démocratie moldave est sur la sellette”, a-t-il accusé.- “Signal fort” -“Là où renaissent des velléités de venir fausser le jeu de votre démocratie, là où, nous le voyons à vos portes, les frontières sont contestées, la souveraineté des peuples bafouée”, “nous venons, si je puis dire, à visage découvert, vous dire la confiance que nous avons dans l’avenir”, a martelé Emmanuel Macron.Selon lui, “la propagande du Kremlin nous explique que les Européens souhaitent prolonger la guerre et que l’Union européenne opprime les peuples”. “Ce sont des mensonges”, a-t-il mis en garde.La présidente Sandu, réélue en novembre 2024, a salué la présence du trio, qui “démontre non seulement votre soutien pour la Moldavie mais aussi que le projet européen continue et que nous en faisons partie”.”Il n’y a pas d’alternative à l’Europe” pour la Moldavie à un moment où “notre indépendance, notre souveraineté et notre paix sont mises à l’épreuve peut-être plus que jamais”, a-t-elle lancé.”Cette visite est vraiment un signal fort du soutien à la Moldavie et elle adresse un message symbolique à la Russie, à savoir que les principaux pays européens se préoccupent de ce qui se passe ici”, estime l’analyste politique Valeriu Pasha, du cercle de réflexion Watchdog, à Chisinau.Pour lui, le parti Action et solidarité (PAS) de Mme Sandu devrait arriver en tête des législatives mais le résultat est difficile à prédire en raison de “l’énorme ingérence russe”, alimentée par “des sommes folles d’argent”, sur fond de crise économique et d’inflation élevée.La cheffe de l’Etat pro-européenne a accusé fin juillet la Russie de mener une opération complexe et coordonnée d’ingérence “sans précédent” pour “contrôler” son pays, frontalier de l’UE, “dès l’automne”. Tout cela en recourant à des mécanismes d’achat de votes et de financements avec des “cryptomonnaies”, “100 millions d’euros” étant prévus à cet effet, a-t-elle alors dénoncé, pointant également du doigt la responsabilité de la plateforme Telegram.La France met en avant sa coopération, renforcée en mars à l’occasion de la dernière visite qu’y a effectuée Maia Sandu, pour lutter contre les ingérences numériques, via l’agence française Viginium.Si le trio européen assure vouloir se concentrer sur le soutien à la Moldavie, le déplacement ensemble de ces dirigeants se déroule à un moment où la diplomatie tâtonne sur le dossier ukrainien.Deux semaines après le sommet entre Donald Trump et Vladimir Poutine, l’accélération subite vers de possibles négociations de paix semble déjà marquer le pas et le sujet sera forcément évoqué en marge des séquences officielles à Chisinau.

Vote de confiance: Macron en “soutien total” au choix de Bayrou

Emmanuel Macron a apporté mercredi en Conseil des ministres son “soutien total” au choix de François Bayrou de solliciter un vote de confiance, a priori perdu d’avance, devant l’Assemblée nationale le 8 septembre sur le désendettement de la France.Selon la porte-parole du gouvernement Sophie Primas, le président a apporté “son total soutien à la démarche selon laquelle il faut qu’on se mette d’accord sur la nécessité de retrouver une trajectoire des finances publiques plus conforme avec l’idée que nous nous faisons de notre souveraineté budgétaire”.Sur la situation financière de la France, à l’origine de l’annonce surprise du Premier ministre lundi, le président a jugé que “nous ne devons être ni dans le déni de réalité, ni dans le catastrophisme”.Appelant à “la responsabilité” les partis “qui souhaitent être des partis de gouvernement”, il a repris l’argumentaire de François Bayrou selon lequel le vote du 8 septembre sera un vote “sur les principes” des près de 44 milliards d’euros d’économies budgétaires en 2026, mais pas sur les mesures elles-mêmes qui seront négociées dans un second temps.Comme le prévoit l’article 49-1 de la Constitution, le Conseil des ministres a autorisé le Premier ministre à engager la responsabilité du gouvernement.La décision de l’exécutif ouvre cependant une nouvelle période d’incertitudes qui place de nouveau M. Macron en première ligne. Car les oppositions de gauche et d’extrême droite ont fait savoir qu’elles ne voteraient pas la confiance, et le gouvernement a donc toutes les chances de tomber.- Incompréhension -Une conséquence qui rend le choix de M. Bayrou, confronté à l’impopularité de son plan d’économies budgétaires, largement incompris au sein de la classe politique.”Pas de méthode, pas de contacts, pas de négociation pendant l’été. Et tout d’un coup, faites-moi confiance en général et ensuite on pourra discuter”, a résumé à gauche Raphaël Glucksmann (Place publique) qui y voit “un mal français, le manque d’humilité”.Un malaise partagé à mots couverts dans le camp présidentiel. “Cette décision, elle est prise. On peut ergoter sur: +Est-ce qu’il fallait la prendre ou pas ? Elle est là”, a balayé l’ex-Premier ministre Gabriel Attal sur France inter. Même au sein du socle gouvernemental, la confiance n’est pas complètement garantie, notamment au sein de la cinquantaine de députés Les Républicains (LR) où “il n’y a pas à ce stade d’unanimité sur le vote de confiance”, a indiqué à l’AFP une source parlementaire.Aucune voix ne manquera en revanche dans le groupe Horizons, a pour sa part assuré Edouard Philippe dans un entretien à l’AFP, tout en soulignant que la confiance demandée par le Premier ministre devait “se construire” avec les partis politiques.M. Bayrou a promis mardi de se battre “comme un chien” pour éviter la chute du gouvernement et demandé aux oppositions de “réfléchir” et de renoncer à leurs “réflexes spontanés”, les appelant à choisir entre le “chaos” et “la responsabilité”.- Dissolution -Le chef du gouvernement, qui espère que les Français fassent pression sur leurs députés en sa faveur et s’exprimera mercredi soir au 20H00 de TF1, n’a pas non plus l’opinion publique de son côté: seules 27% des personnes interrogées disent espérer que M. Bayrou soit maintenu en fonction par les députés, selon un sondage Elabe.Dans un autre sondage Ifop, 63% des Français réclament une nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale alors qu’ils n’étaient que 41% début juin.Une dissolution, jusqu’ici écartée par le chef de l’Etat et que seul le Rassemblement national réclame, LFI demandant de son côté une présidentielle anticipée en s’appuyant sur la mobilisation du 10 septembre, qui a reçu mercredi le soutien de la CGT pour en faire “une première étape réussie”.Dans le camp présidentiel, Gabriel Attal ne croit pas “qu’une nouvelle dissolution apporterait de la stabilité”, mais Edouard Philippe “pense qu’elle est assez inéluctable”.Même embarras chez les socialistes. En cas de dissolution, un accord programmatique entre le PS et LFI tel que celui négocié sous l’égide du Nouveau front populaire (NFP) en 2024 “ne paraît pas concevable”, estime le chef des députés socialiste Boris Vallaud pour qui “la logique voudrait que le président de la République laisse sa chance à la gauche” à Matignon.Dans un entretien à l’AFP, la cheffe des Ecologistes Marine Tondelier a appelé M. Macron à nommer un Premier ministre de gauche.L’incertitude politique se transmet sur les marchés, même si, après avoir été sous pression ces deux derniers jours, le taux d’intérêt à dix ans de la dette française se stabilisait mercredi, à 3,50% au même niveau que la veille.En écho, le président du Medef Patrick Martin a appelé “les décideurs politiques (à) dépasser leurs rivalités”, car “on ne joue pas avec l’économie”.bur-arz-far-gbh/hr/gvy

Cisjordanie: nouvelle opération militaire israélienne à Naplouse

L’armée israélienne a entamé mardi avant l’aube une vaste opération dans la vieille ville de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie occupée, mobilisant des dizaines de soldats et de blindés, selon des témoins et des responsables palestiniens.Cet “assaut (…) est une démonstration de force sans justification”, a déclaré à l’AFP le gouverneur de Naplouse, Ghassan Daghlas.L’armée a confirmé à l’AFP mener une opération, sans en préciser l’objet.Vers 03h00 du matin (00h00 GMT), les soldats ont investi plusieurs quartiers de la vieille ville – d’environ 30.000 habitants – se déployant particulièrement dans le quartier oriental de Harat al-Hableh, ont indiqué à l’AFP des habitants.Selon l’un d’entre eux, qui a requis l’anonymat, des militaires ont saisi chez des résidents des “sacs blancs” au contenu inconnu.Un autre témoin, qui a également refusé de donner son nom, a rapporté que des soldats avaient expulsé un couple âgé de son domicile, “probablement transformé en poste militaire”.Les soldats “prennent d’assaut et fouillent les maisons et magasins” et “certaines maisons ont été transformées en postes militaires”, a abondé auprès de l’AFP Ghassan Hamdan, directeur du Palestinian Medical Relief à Naplouse.L’armée a informé les autorités palestiniennes que le raid se poursuivrait jusqu’à 16h00 (13h00 GMT), selon le gouverneur.Des affrontements ont éclaté à l’entrée est de la vieille ville, où des jeunes ont jeté des pierres sur des soldats qui ont riposté par des tirs de gaz lacrymogène et à balles réelles, selon des sources locales.Le Croissant-Rouge palestinien a déclaré avoir soigné 35 personnes dont une blessée par balle réelle et cinq par balles en caoutchouc, selon un communiqué.Le porte-parole de la présidence palestinienne, Nabil Abou Roudeina, a dénoncé une opération “dangereuse” et “inacceptable”, selon un communiqué.La vieille ville de Naplouse a été visée par plusieurs raids israéliens, notamment en 2022-2023 dans le cadre d’opérations visant principalement un groupe de combattants impliqués dans des attaques, et en 2002. L’armée y a mené une opération en juin dernier, au cours de laquelle au moins deux Palestiniens avaient été tués.Mardi, l’armée a aussi opéré à Ramallah, où siège l’Autorité palestinienne, visant au moins un bureau de change. La police a annoncé la saisie de plus de 385.000 euros, des fonds liés, selon elle, à des activités terroristes.Les violences en Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis 1967, ont flambé depuis le début de la guerre à Gaza, déclenchée par une attaque sans précédent du mouvement islamiste Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023.Selon un décompte de l’AFP basé sur des données de l’Autorité palestinienne, au moins 972 Palestiniens, dont de nombreux combattants, y ont été tués depuis par des soldats ou colons israéliens. Au moins 36 Israéliens, civils et soldats y ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d’opérations militaires israéliennes, selon les données officielles israéliennes.