AFP World

Hollywood en force à la Mostra de Venise, avec George Clooney et Emma Stone

Les célébrités se succèdent jeudi à la Mostra de Venise avec la superstar américaine George Clooney, habitué du festival, et Emma Stone, pour un film tout en tension abordant le sujet du complotisme à l’ère d’internet et de la désinformation.Les deux poids lourds du cinéma américain présentent chacun un film en compétition, dans un festival qui s’assume aussi comme une rampe de lancement pour les Oscars.Dans “Jay Kelly”, George Clooney – souffrant d’une sévère sinusite et donc incapable de se présenter en conférence de presse – joue un rôle taillé sur-mesure: celui d’une vedette de cinéma vieillissante, qui après plus de trois décennies d’une carrière à succès, se retrouve confronté au vide de son existence et à la solitude.Egocentrique, incapable du moindre geste altruiste envers sa famille et ses amis, George Clooney campe un pastiche de lui-même sans concession, en quête de rédemption notamment auprès de ses filles. Adam Sandler et Laura Dern l’accompagnent à l’écran, pour l’un des trois films produits par Netflix parmi les 21 en compétition. Il sera disponible sur la plateforme le 5 décembre, après une sortie limitée dans quelques salles américaines.- Post-vérité -Le prolifique duo entre Emma Stone et Yorgos Lanthimos, récompensé d’un Lion d’Or à Venise en 2023 pour “Pauvres créatures”, a fait un retour remarqué sur le Lido. Leur film “Bugonia”, qui traite entre autres de l’intoxication d’une partie des citoyens aux théories complotistes, a fait forte impression. “Ce sont des choses qui se passent actuellement”, a observé le réalisateur grec. “Je crois que très bientôt, les gens auront besoin de choisir le bon chemin. Sinon, je ne sais pas combien de temps il nous reste avec tout ce qu’il se passe dans le monde: (…) l’intelligence artificielle, les guerres, le changement climatique, et le déni face à tout cela”, a-t-il poursuivi.L’œuvre relate l’histoire d’un Américain (Jesse Plemons) qui décide de kidnapper la PDG d’une grande entreprise pharmaceutique (Emma Stone), persuadé qu’elle est un extraterrestre venu sur terre pour réduire l’humanité en esclavage.- Documentaires projetés -Troisième film en compétition de la journée: “Orphan” du Hongrois Laszlo Nemes, révélé il y a dix ans à Cannes avec “Le fils de Saul”. Ce drame historique, se déroulant à Budapest en 1957 après le soulèvement contre le régime communiste, s’inspire de l’histoire familiale du réalisateur.La guerre à Gaza a agité la journée de mercredi, en amont de la cérémonie d’ouverture. Sommé par un collectif d’artistes (Venice4Palestine) de prendre position pour dénoncer clairement les agissements d’Israël dans la bande de Gaza, le directeur artistique du festival Alberto Barbera a voulu clarifier les choses lors de la présentation du jury.”Nous avons toujours partagé très clairement notre souffrance envers ce qui est en train de se passer à Gaza et en Palestine”, a-t-il insisté, sans citer nommément Israël comme l’y incite le communiqué de Venice4Palestine.Le festival promet plusieurs moments très politiques cette année, avec la projection dimanche du “Mage du Kremlin” d’Olivier Assayas, adapté du livre de Giuliano da Empoli sur un conseiller de l’ombre du président russe Vladimir Poutine, et l’ascension de ce dernier vers le pouvoir. “Poutine est l’un des dirigeants les plus expérimentés et les plus brillants de la planète. On peut difficilement surestimer son influence sur les affaires internationales. Il est donc bien naturel que divers pays du monde s’intéressent à lui”, a réagi le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov à une question sur le sujet lors de son briefing quotidien.Deux documentaires sont également au programme. “Ghost Elephants” du réalisateur allemand Werner Herzog, récompensé mercredi soir d’un Lion d’Or d’honneur, part sur les traces d’un mystérieux troupeau d’éléphants dans la jungle de l’Angola.Mike Figgis montrera lui les coulisses de “Megalopolis” de Francis Ford Coppola, film à l’ambition colossale pour lequel le réalisateur du “Parrain” a investi 120 millions de dollars de sa poche mais qui fut un échec commercial retentissant. Présenté à Cannes en 2024, le film a profondément divisé, certains y voyant un “chef-d’œuvre moderne”, d’autres une “catastrophe”.

Ukraine : 19 morts dans des frappes russes sur Kiev, tollé à Washington et chez les Européens

Des missiles et des drones russes ont éventré dans la nuit des immeubles d’habitation à Kiev, causant la mort d’au moins 19 personnes, dont quatre enfants, au cours d’une des plus importantes attaques aériennes russes contre l’Ukraine, Washington disant y voir une “menace” pour les efforts de paix de Donald Trump.”Ces terribles attaques menacent la paix que le président des Etats-Unis cherche à obtenir”, a déclaré son émissaire pour l’Ukraine, Keith Kellogg, relevant que des “civils innocents” ont péri et que des représentations de l’Union européenne et britannique dans la capitale ukrainienne ont été endommagées.Conséquence, l’UE et le Royaume-Uni ont respectivement convoqué les ambassadeurs russes à Bruxelles et à Londres. Deux médias ont aussi fait savoir que leurs locaux avaient subi des dégâts.Selon le dernier bilan fourni par les secours, 19 personnes ont perdu la vie, dont quatre enfants, et 52 ont été blessées.- Vives condamnations -Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé Moscou de préférer “continuer à tuer” plutôt que de négocier la paix, notant que Kiev a été “la cible principale” de ces frappes.Il a dit espérer de nouvelles sanctions contre Moscou et appelé les partenaires de celui-ci, tels que la Chine et la Hongrie, membre de l’Union européenne, à adopter une positions ferme vis-à-vis de la Russie, qui occupe 20% du territoire ukrainien dans l’est et le sud”Toutes les échéances ont déjà été dépassées, des dizaines d’opportunités diplomatiques ont été gâchées”, a ajouté M. Zelensky. La Russie, qui a envahi l’Ukraine en février 2022, “ne recule devant rien” pour la “terroriser”, a réagi la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Au cours d’un échange téléphonique avec Donald Trump, elle a appelé Vladimir Poutine à “venir à la table des négociations”.Le chef de l’Etat russe “tue des enfants et des civils et sabote les espoirs de paix”, s’est, quant à lui, emporté le Premier ministre Britannique Keir Starmer, cependant que le président français Emmanuel Macron a fustigé Moscou pour ces “attaques insensées d’une grande cruauté”, parlant de “terreur” et de “barbarie”.La Russie a “de nouveau montré son vrai visage” et “a de moins en moins de scrupules”, a de son côté déploré le chancelier allemand Friedrich Merz.Pour le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, “les attaques contre les civils et les infrastructures civiles violent le droit international humanitaire, sont inacceptables et doivent cesser immédiatement”.- “J’aurais été enseveli” -Dans un quartier de l’est de Kiev, les secouristes ont dégagé plusieurs corps d’un bâtiment résidentiel totalement détruit, ont constaté des journalistes de l’AFP sur place.”Si j’étais allé à l’abri une minute plus tard, je ne serais pas là aujourd’hui, j’aurais été enseveli”, a raconté à l’AFP Andriï, blessé à l’oeil et dont l’appartement a été soufflé. Pendant cette attaque nocturne, les forces russes ont tiré 598 drones et 31 missiles sur l’Ukraine, selon l’armée de l’air ukrainienne.Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a pour sa part assuré jeudi que la Russie restait “intéressée” par des négociations de paix avec l’Ukraine mais qu’elle poursuivrait ses frappes tant que ses “objectifs” ne seraient pas atteints.L’armée russe, qui affirme ne jamais cibler des civils, a affirmé avoir visé des sites du “complexe militaro-industriel” ukrainien.- Rencontre à New York -Fin juillet, des bombardements russes avaient fait plus de 30 morts à Kiev, l’une des attaques les plus meurtrières qu’ait subies cette ville. Ces frappes avaient poussé Donald Trump à accroître la pression sur Moscou, sans pour autant parvenir à lui faire accepter une trêve, et conduit à sa rencontre avec son homologue russe en Alaska le 15 août.Après ce sommet, suivi par une visite à Washington de M. Zelensky accompagné de ses alliés européens, le président américain avait dit vouloir préparer une réunion en face-à-face entre les chefs d’Etat russe et ukrainien.La perspective d’une telle rencontre semble depuis s’éloigner, la Russie ayant fait comprendre qu’elle n’était pas à l’ordre du jour.Avant la conclusion d’un hypothétique accord de paix, l’Ukraine veut obtenir des garanties de sécurité des Occidentaux pour dissuader le Kremlin de toute nouvelle attaque.M. Zelensky a annoncé que des membres de son équipe allaient rencontrer vendredi à New York des représentants du gouvernement américain.Pour mettre fin à son assaut, la Russie réclame notamment que l’Ukraine lui cède quatre régions partiellement occupées, en plus de la Crimée annexée en 2014, et renonce à intégrer l’Alliance atlantique. Ce que Kiev juge inacceptable.L’armée russe a de son côté dit jeudi avoir intercepté 102 drones ukrainiens, à un moment où les attaques aériennes contre les raffineries de pétrole en Russie ont fait s’envoler le prix de l’essence.burx-fv/pop/rco/bds

Ukraine : 19 morts dans des frappes russes sur Kiev, tollé à Washington et chez les Européens

Des missiles et des drones russes ont éventré dans la nuit des immeubles d’habitation à Kiev, causant la mort d’au moins 19 personnes, dont quatre enfants, au cours d’une des plus importantes attaques aériennes russes contre l’Ukraine, Washington disant y voir une “menace” pour les efforts de paix de Donald Trump.”Ces terribles attaques menacent la paix que le président des Etats-Unis cherche à obtenir”, a déclaré son émissaire pour l’Ukraine, Keith Kellogg, relevant que des “civils innocents” ont péri et que des représentations de l’Union européenne et britannique dans la capitale ukrainienne ont été endommagées.Conséquence, l’UE et le Royaume-Uni ont respectivement convoqué les ambassadeurs russes à Bruxelles et à Londres. Deux médias ont aussi fait savoir que leurs locaux avaient subi des dégâts.Selon le dernier bilan fourni par les secours, 19 personnes ont perdu la vie, dont quatre enfants, et 52 ont été blessées.- Vives condamnations -Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé Moscou de préférer “continuer à tuer” plutôt que de négocier la paix, notant que Kiev a été “la cible principale” de ces frappes.Il a dit espérer de nouvelles sanctions contre Moscou et appelé les partenaires de celui-ci, tels que la Chine et la Hongrie, membre de l’Union européenne, à adopter une positions ferme vis-à-vis de la Russie, qui occupe 20% du territoire ukrainien dans l’est et le sud”Toutes les échéances ont déjà été dépassées, des dizaines d’opportunités diplomatiques ont été gâchées”, a ajouté M. Zelensky. La Russie, qui a envahi l’Ukraine en février 2022, “ne recule devant rien” pour la “terroriser”, a réagi la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Au cours d’un échange téléphonique avec Donald Trump, elle a appelé Vladimir Poutine à “venir à la table des négociations”.Le chef de l’Etat russe “tue des enfants et des civils et sabote les espoirs de paix”, s’est, quant à lui, emporté le Premier ministre Britannique Keir Starmer, cependant que le président français Emmanuel Macron a fustigé Moscou pour ces “attaques insensées d’une grande cruauté”, parlant de “terreur” et de “barbarie”.La Russie a “de nouveau montré son vrai visage” et “a de moins en moins de scrupules”, a de son côté déploré le chancelier allemand Friedrich Merz.Pour le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, “les attaques contre les civils et les infrastructures civiles violent le droit international humanitaire, sont inacceptables et doivent cesser immédiatement”.- “J’aurais été enseveli” -Dans un quartier de l’est de Kiev, les secouristes ont dégagé plusieurs corps d’un bâtiment résidentiel totalement détruit, ont constaté des journalistes de l’AFP sur place.”Si j’étais allé à l’abri une minute plus tard, je ne serais pas là aujourd’hui, j’aurais été enseveli”, a raconté à l’AFP Andriï, blessé à l’oeil et dont l’appartement a été soufflé. Pendant cette attaque nocturne, les forces russes ont tiré 598 drones et 31 missiles sur l’Ukraine, selon l’armée de l’air ukrainienne.Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a pour sa part assuré jeudi que la Russie restait “intéressée” par des négociations de paix avec l’Ukraine mais qu’elle poursuivrait ses frappes tant que ses “objectifs” ne seraient pas atteints.L’armée russe, qui affirme ne jamais cibler des civils, a affirmé avoir visé des sites du “complexe militaro-industriel” ukrainien.- Rencontre à New York -Fin juillet, des bombardements russes avaient fait plus de 30 morts à Kiev, l’une des attaques les plus meurtrières qu’ait subies cette ville. Ces frappes avaient poussé Donald Trump à accroître la pression sur Moscou, sans pour autant parvenir à lui faire accepter une trêve, et conduit à sa rencontre avec son homologue russe en Alaska le 15 août.Après ce sommet, suivi par une visite à Washington de M. Zelensky accompagné de ses alliés européens, le président américain avait dit vouloir préparer une réunion en face-à-face entre les chefs d’Etat russe et ukrainien.La perspective d’une telle rencontre semble depuis s’éloigner, la Russie ayant fait comprendre qu’elle n’était pas à l’ordre du jour.Avant la conclusion d’un hypothétique accord de paix, l’Ukraine veut obtenir des garanties de sécurité des Occidentaux pour dissuader le Kremlin de toute nouvelle attaque.M. Zelensky a annoncé que des membres de son équipe allaient rencontrer vendredi à New York des représentants du gouvernement américain.Pour mettre fin à son assaut, la Russie réclame notamment que l’Ukraine lui cède quatre régions partiellement occupées, en plus de la Crimée annexée en 2014, et renonce à intégrer l’Alliance atlantique. Ce que Kiev juge inacceptable.L’armée russe a de son côté dit jeudi avoir intercepté 102 drones ukrainiens, à un moment où les attaques aériennes contre les raffineries de pétrole en Russie ont fait s’envoler le prix de l’essence.burx-fv/pop/rco/bds

Gaza: des experts de l’ONU dénoncent des “disparitions forcées” sur des sites d’aide

Des experts des droits de l’Homme de l’ONU ont qualifié de “crime odieux” jeudi des informations faisant état de “disparitions forcées” de Palestiniens affamés en quête de nourriture dans des sites de distribution gérés par la Fondation Humanitaire de Gaza.Les sept experts indépendants ont assuré dans une déclaration commune avoir reçu des informations selon lesquelles …

Gaza: des experts de l’ONU dénoncent des “disparitions forcées” sur des sites d’aide Read More »

Gaza: des experts de l’ONU dénoncent des “disparitions forcées” sur des sites d’aide

Des experts des droits de l’Homme de l’ONU ont qualifié de “crime odieux” jeudi des informations faisant état de “disparitions forcées” de Palestiniens affamés en quête de nourriture dans des sites de distribution gérés par la Fondation Humanitaire de Gaza.Les sept experts indépendants ont assuré dans une déclaration commune avoir reçu des informations selon lesquelles plusieurs personnes, dont un enfant, avaient disparu après avoir visité des sites de distribution d’aide à Rafah.L’armée israélienne était “directement impliquée dans les disparitions forcées de personnes cherchant de l’aide”, ont ajouté les experts, mandatés par le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, mais qui ne parlent pas au nom des Nations Unies.”Les signalements de disparitions forcées visant des civils affamés cherchant à exercer leur droit fondamental à se nourrir ne sont pas seulement choquants, mais équivalent à de la torture”, ont-ils déclaré. “Utiliser la nourriture comme un outil pour mener des disparitions ciblées et massives doit cesser immédiatement”, selon eux.De son côté, la Fondation humanitaire de Gaza (GHF) a déclaré jeudi qu’il n’y avait “aucune preuve de disparitions forcées” dans ses sites d’aide dans les territoires palestiniens, après que des experts de l’ONU ont fait état d’informations sur de telles exactions.”Nous opérons dans une zone de guerre où de graves allégations pèsent contre toutes les parties opérant en dehors de nos sites. Mais à l’intérieur des installations de la GHF, il n’y a aucune preuve de disparitions forcées”, a déclaré la fondation dans un communiqué à l’AFP.L’ONU a déclaré une famine dans le gouvernorat de Gaza la semaine dernière, accusant l'”obstruction systématique” des livraisons humanitaires par Israël. Israël, qui a accusé le Hamas de piller l’aide fournie par l’ONU, a imposé un blocus total sur Gaza entre mars et mai. Une fois que les restrictions ont commencé à s’assouplir, la GHF, une organisation privée soutenue par Israël et les États-Unis, a été créée pour distribuer l’aide alimentaire, mettant de fait à l’écart les agences de l’ONU.Le bureau des droits de l’Homme de l’ONU a déclaré la semaine dernière qu’il avait documenté la mort de 1.857 Palestiniens cherchant de l’aide depuis fin mai, dont 1.021 près des sites du GHF.

Gaza: des experts de l’ONU dénoncent des “disparitions forcées” sur des sites d’aide

Des experts des droits de l’Homme de l’ONU ont qualifié de “crime odieux” jeudi des informations faisant état de “disparitions forcées” de Palestiniens affamés en quête de nourriture dans des sites de distribution gérés par la Fondation Humanitaire de Gaza.Les sept experts indépendants ont assuré dans une déclaration commune avoir reçu des informations selon lesquelles plusieurs personnes, dont un enfant, avaient disparu après avoir visité des sites de distribution d’aide à Rafah.L’armée israélienne était “directement impliquée dans les disparitions forcées de personnes cherchant de l’aide”, ont ajouté les experts, mandatés par le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, mais qui ne parlent pas au nom des Nations Unies.”Les signalements de disparitions forcées visant des civils affamés cherchant à exercer leur droit fondamental à se nourrir ne sont pas seulement choquants, mais équivalent à de la torture”, ont-ils déclaré. “Utiliser la nourriture comme un outil pour mener des disparitions ciblées et massives doit cesser immédiatement”, selon eux.De son côté, la Fondation humanitaire de Gaza (GHF) a déclaré jeudi qu’il n’y avait “aucune preuve de disparitions forcées” dans ses sites d’aide dans les territoires palestiniens, après que des experts de l’ONU ont fait état d’informations sur de telles exactions.”Nous opérons dans une zone de guerre où de graves allégations pèsent contre toutes les parties opérant en dehors de nos sites. Mais à l’intérieur des installations de la GHF, il n’y a aucune preuve de disparitions forcées”, a déclaré la fondation dans un communiqué à l’AFP.L’ONU a déclaré une famine dans le gouvernorat de Gaza la semaine dernière, accusant l'”obstruction systématique” des livraisons humanitaires par Israël. Israël, qui a accusé le Hamas de piller l’aide fournie par l’ONU, a imposé un blocus total sur Gaza entre mars et mai. Une fois que les restrictions ont commencé à s’assouplir, la GHF, une organisation privée soutenue par Israël et les États-Unis, a été créée pour distribuer l’aide alimentaire, mettant de fait à l’écart les agences de l’ONU.Le bureau des droits de l’Homme de l’ONU a déclaré la semaine dernière qu’il avait documenté la mort de 1.857 Palestiniens cherchant de l’aide depuis fin mai, dont 1.021 près des sites du GHF.

Ukraine : 17 morts, dont quatre enfants, dans des frappes russes sur Kiev

Des missiles et des drones russes ont éventré des immeubles d’habitation à Kiev, causant la mort d’au moins 17 personnes, dont quatre enfants, au cours d’une des plus importantes attaques aériennes russes contre l’Ukraine.Le chef de l’Etat ukrainien Volodymyr Zelensky a dans la foulée accusé Moscou de préférer “continuer à tuer” plutôt que négocier la paix.Les démarches diplomatiques se sont accélérées ces dernières semaines sous la houlette du président américain Donald Trump. Mais elles n’ont pas donné de résultats concrets et l’armée russe a intensifié ses bombardements.La Russie, qui envahit l’Ukraine depuis février 2022, “ne recule devant rien” pour la “terroriser”, a réagi la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, tandis que les locaux de la délégation de l’UE dans le centre de la capitale ukrainienne ont été endommagés pendant cette attaque nocturne. Situé à proximité, le bureau du British Council a également subi des dégâts. Conséquence, l’Union européenne et le Royaume-Uni ont respectivement convoqué les ambassadeurs russes à Bruxelles et à Londres.Le chef de l’Etat russe Vladimir Poutine “tue des enfants et des civils et sabote les espoirs de paix”, s’est de son côté emporté le Premier ministre Britannique Keir Starmer.Cependant que le président français Emmanuel Macron a condamné la “terreur” et la “barbarie” de la Russie avec ces “attaques insensées d’une grande cruauté”. – “Un massacre de civils délibéré” -Dans un quartier oriental de Kiev, les secouristes ont dégagé plusieurs corps des gravats d’un bâtiment résidentiel totalement détruit, ont constaté des journalistes de l’AFP sur place.”Si j’étais allé à l’abri une minute plus tard, je ne serais pas là aujourd’hui, j’aurais été enseveli”, a raconté à l’AFP Andriï, blessé à l’œil et dont l’appartement a été soufflé. Pendant cette attaque nocturne, les forces russes ont tiré 598 drones et 31 missiles sur l’Ukraine, selon l’armée de l’air ukrainienne.La Russie “choisit de continuer à tuer et non de mettre fin à la guerre” et “n’a toujours pas peur de conséquences” de ses actes, a lancé le Volodymyr Zelensky, parlant de “massacre de civils horrible et délibéré”.  Il a dit espérer de nouvelles sanctions contre ce pays et appelé les alliés de celui-ci, tels que la Chine et la Hongrie, membre de l’Union européenne, à adopter une positions ferme vis-à-vis de la Russie, qui occupe 20% du territoire ukrainien dans l’est et le sud.”Toutes les échéances ont déjà été dépassées, des dizaines d’opportunités diplomatiques ont été gâchées”, a ajouté M. Zelensky. Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a pour sa part assuré jeudi que la Russie restait “intéressée” par des négociations de paix avec l’Ukraine mais qu’elle continuerait de bombarder son voisin.L’armée russe a affirmé avoir ciblé les “entreprises du complexe militaro-industriel”, n’ayant jamais admis avoir visé des civils ukrainiens.Après trois ans et demi du conflit le plus sanglant en Europe depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale, plusieurs quartiers de la capitale ukrainienne, épargnée pendant plusieurs semaines, ont vécu une nuit d’intenses frappes.Des reporters de l’AFP ont entendu de fortes explosions et vu un missile être abattu.- Rencontre à New York -Fin juillet, des bombardements russes avaient fait plus de 30 morts à Kiev, l’une des attaques les plus meurtrières qu’ait subies cette ville. Ces frappes avaient poussé Donald Trump à accroître la pression sur Moscou pour accepter une trêve et conduit à sa rencontre avec son homologue russe en Alaska le 15 août.Après ce sommet, suivi par une visite à Washington de M. Zelensky accompagné de ses alliés européens, le président américain a dit vouloir préparer une réunion en face-à-face entre les chefs d’Etat russe et ukrainien.La perspective d’une telle rencontre semble depuis s’éloigner, la Russie ayant fait comprendre qu’elle n’était pas à l’ordre du jour.Avant la conclusion d’un hypothétique accord de paix, l’Ukraine veut obtenir des garanties de sécurité des Occidentaux pour dissuader Moscou de toute nouvelle attaque.M. Zelensky a annoncé que des membres de son équipe allaient rencontrer vendredi à New York des représentants du gouvernement aémricain.Pour mettre fin à son assaut, la Russie réclame notamment que l’Ukraine lui cède quatre régions partiellement occupées, en plus de la Crimée annexée en 2014, et renonce à intégrer l’Alliance atlantique. Ce que Kiev juge inacceptable.L’armée russe a de son côté dit avoir intercepté 102 drones ukrainiens, à un moment où les attaques aériennes contre les raffineries de pétrole en Russie ont fait s’envoler le prix de l’essence.burx-fv/ant/bds

Ukraine : 17 morts, dont quatre enfants, dans des frappes russes sur Kiev

Des missiles et des drones russes ont éventré des immeubles d’habitation à Kiev, causant la mort d’au moins 17 personnes, dont quatre enfants, au cours d’une des plus importantes attaques aériennes russes contre l’Ukraine.Le chef de l’Etat ukrainien Volodymyr Zelensky a dans la foulée accusé Moscou de préférer “continuer à tuer” plutôt que négocier la paix.Les démarches diplomatiques se sont accélérées ces dernières semaines sous la houlette du président américain Donald Trump. Mais elles n’ont pas donné de résultats concrets et l’armée russe a intensifié ses bombardements.La Russie, qui envahit l’Ukraine depuis février 2022, “ne recule devant rien” pour la “terroriser”, a réagi la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, tandis que les locaux de la délégation de l’UE dans le centre de la capitale ukrainienne ont été endommagés pendant cette attaque nocturne. Situé à proximité, le bureau du British Council a également subi des dégâts. Conséquence, l’Union européenne et le Royaume-Uni ont respectivement convoqué les ambassadeurs russes à Bruxelles et à Londres.Le chef de l’Etat russe Vladimir Poutine “tue des enfants et des civils et sabote les espoirs de paix”, s’est de son côté emporté le Premier ministre Britannique Keir Starmer.Cependant que le président français Emmanuel Macron a condamné la “terreur” et la “barbarie” de la Russie avec ces “attaques insensées d’une grande cruauté”. – “Un massacre de civils délibéré” -Dans un quartier oriental de Kiev, les secouristes ont dégagé plusieurs corps des gravats d’un bâtiment résidentiel totalement détruit, ont constaté des journalistes de l’AFP sur place.”Si j’étais allé à l’abri une minute plus tard, je ne serais pas là aujourd’hui, j’aurais été enseveli”, a raconté à l’AFP Andriï, blessé à l’œil et dont l’appartement a été soufflé. Pendant cette attaque nocturne, les forces russes ont tiré 598 drones et 31 missiles sur l’Ukraine, selon l’armée de l’air ukrainienne.La Russie “choisit de continuer à tuer et non de mettre fin à la guerre” et “n’a toujours pas peur de conséquences” de ses actes, a lancé le Volodymyr Zelensky, parlant de “massacre de civils horrible et délibéré”.  Il a dit espérer de nouvelles sanctions contre ce pays et appelé les alliés de celui-ci, tels que la Chine et la Hongrie, membre de l’Union européenne, à adopter une positions ferme vis-à-vis de la Russie, qui occupe 20% du territoire ukrainien dans l’est et le sud.”Toutes les échéances ont déjà été dépassées, des dizaines d’opportunités diplomatiques ont été gâchées”, a ajouté M. Zelensky. Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a pour sa part assuré jeudi que la Russie restait “intéressée” par des négociations de paix avec l’Ukraine mais qu’elle continuerait de bombarder son voisin.L’armée russe a affirmé avoir ciblé les “entreprises du complexe militaro-industriel”, n’ayant jamais admis avoir visé des civils ukrainiens.Après trois ans et demi du conflit le plus sanglant en Europe depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale, plusieurs quartiers de la capitale ukrainienne, épargnée pendant plusieurs semaines, ont vécu une nuit d’intenses frappes.Des reporters de l’AFP ont entendu de fortes explosions et vu un missile être abattu.- Rencontre à New York -Fin juillet, des bombardements russes avaient fait plus de 30 morts à Kiev, l’une des attaques les plus meurtrières qu’ait subies cette ville. Ces frappes avaient poussé Donald Trump à accroître la pression sur Moscou pour accepter une trêve et conduit à sa rencontre avec son homologue russe en Alaska le 15 août.Après ce sommet, suivi par une visite à Washington de M. Zelensky accompagné de ses alliés européens, le président américain a dit vouloir préparer une réunion en face-à-face entre les chefs d’Etat russe et ukrainien.La perspective d’une telle rencontre semble depuis s’éloigner, la Russie ayant fait comprendre qu’elle n’était pas à l’ordre du jour.Avant la conclusion d’un hypothétique accord de paix, l’Ukraine veut obtenir des garanties de sécurité des Occidentaux pour dissuader Moscou de toute nouvelle attaque.M. Zelensky a annoncé que des membres de son équipe allaient rencontrer vendredi à New York des représentants du gouvernement aémricain.Pour mettre fin à son assaut, la Russie réclame notamment que l’Ukraine lui cède quatre régions partiellement occupées, en plus de la Crimée annexée en 2014, et renonce à intégrer l’Alliance atlantique. Ce que Kiev juge inacceptable.L’armée russe a de son côté dit avoir intercepté 102 drones ukrainiens, à un moment où les attaques aériennes contre les raffineries de pétrole en Russie ont fait s’envoler le prix de l’essence.burx-fv/ant/bds

Bayrou poursuit sa campagne au Medef, mais le RN et la gauche considèrent “la page tournée”

François Bayrou poursuit sa campagne jeudi devant le Medef pour remporter le vote de confiance du 8 septembre à l’Assemblée mais sa démarche paraît vouée à l’échec tant les oppositions, invitées à le rencontrer la semaine prochaine, considèrent que “la page est tournée”.Le Premier ministre interviendra à 14H30 devant la Rencontre des entrepreneurs de France (REF) à Roland-Garros avec un slogan qui résonne avec l’actualité : “Jeu décisif”.M. Bayrou, qui a présenté le 15 juillet les grandes lignes d’un effort budgétaire de 44 milliards d’euros en 2026, s’attirant la désapprobation des oppositions avec des idées comme la suppression de deux jours fériés, a surpris tout le monde lundi en annonçant qu’il se soumettrait à un vote de confiance à l’Assemblée nationale le 8 septembre.Le décret convoquant le Parlement en session extraordinaire a été publié au Journal Officiel jeudi, avec un ordre du jour en un seul point : “une déclaration de politique générale”, en application de l’article 49, alinéa premier de la Constitution.Les oppositions ayant annoncé qu’elles voteraient contre, M. Bayrou a annoncé mercredi qu’il recevrait les responsables de partis à partir de lundi, répétant qu’il était prêt à “ouvrir toutes les négociations nécessaires” à la “condition préalable” d’un accord sur “l’importance de l’effort” à consentir.Mais cette tentative de négociation semble perdue d’avance, d’autant que le chef de gouvernement n’a pas arrangé ses relations avec les leaders de l’opposition en affirmant qu’ils étaient en “vacances” cet été alors que ceux-ci soulignent qu’il n’a jamais cherché à les joindre.Si François Bayrou jugeait mercredi que “douze jours (le délai d’ici le 8 septembre), c’est très long pour parler”, les oppositions entendent mettre cette période à profit pour préparer les différents scénarios possibles de l’après.”Le retour aux urnes, par la dissolution ou la démission, demeure l’unique solution pour sortir de l’impasse politique”, a répété mercredi soir le président du RN Jordan Bardella.S’il se rendra bien avec Marine Le Pen à Matignon, le RN considère que la page Bayrou “est tournée”, selon son vice-président Sébastien Chenu.- “Alternative” – A gauche, sans surprise, LFI n’ira pas à Matignon, son coordinateur Manuel Bompard “n’ayant nullement l’intention de participer à l’opération de sauvetage” de François Bayrou. Les Écologistes pourraient aussi boycotter cet appel, Marine Tondelier “ne voyant pas bien l’intérêt” de rencontrer un Premier ministre “qui n’est plus là que pour quelques jours”.Les dirigeants socialistes n’ont pas encore donné leur réponse au Premier ministre qualifié de “démissionnaire” par Olivier Faure. Le PS, hostile à de nouvelles élections, va ouvrir son université d’été jeudi après-midi à Blois et entend démontrer qu’il peut incarner une “alternative”. “Nous sommes la solution”, assure jeudi sur X le premier secrétaire du PS qui s’exprimera vendredi devant ses troupes.Mais à supposer qu’Emmanuel Macron appelle une personnalité de gauche à Matignon, la question reste entière sur la manière dont celle-ci pourrait gouverner sans accord avec le bloc central, faute de majorité à l’Assemblée.Assurant partager la gravité de la situation sur le niveau de la dette, mis en avant par François Bayrou pour justifier le vote de confiance, le PS doit présenter son contre-budget samedi basé sur la recherche de recettes supplémentaires, avec un effort demandé aux plus aisés.Une idée rejetée catégoriquement par le patron du Medef Patrick Martin. Il estime que, “quelle qu’en soit la forme, un retour de l’ISF (impôt sur la fortune) serait ravageur pour notre économie”.Le ministre de l’Économie Eric Lombard lui a assuré que “l’ISF est complètement écarté” et s’est dit “convaincu qu’on aura dans les délais un budget pour 2026”.Malgré toutes ces incertitudes, auxquelles les marchés et particulièrement la Bourse ont assez nettement réagi cette semaine, M. Lombard a assuré “ne pas croire à la crise financière” en France.M. Martin, qui accuse les politiques “d’être dans un monde parallèle et de ne pas voir ce qui se passe sur la planète sur le plan économique”, aura l’occasion de les interpeller directement jeudi après-midi. La table ronde de clôture de l’université d’été du patronat réunira en effet une grande partie des chefs de partis pour un débat sur l’avenir économique du pays. 

Hong Kong: le jugement du magnat prodémocratie Jimmy Lai mis en délibéré

Le procès pour atteinte à la sécurité nationale du magnat des médias et fondateur d’Apple Daily, Jimmy Lai, s’est achevé jeudi après les dernières plaidoiries devant un tribunal de Hong Kong qui a mis en délibéré sa décision sans donner de date pour le verdict.Accusé de sédition et de collusion avec des forces étrangères lors …

Hong Kong: le jugement du magnat prodémocratie Jimmy Lai mis en délibéré Read More »