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Rose et vert : les couleurs de la révolte en Indonésie

Le rose du hijab d’une manifestante et le vert du blouson d’un conducteur de moto-taxi tuĂ© par la police sont devenus les symboles du vaste mouvement de protestation qui a embrasĂ© l’IndonĂ©sie la semaine dernière.Graffitis sur les murs, t-shirts des manifestants et filtres pour colorer leurs messages et photos sur les rĂ©seaux sociaux : le rose et le vert sont partout.Après une vague de manifestations qui a dĂ©butĂ© le 25 aoĂ»t et fait dix morts, selon des ONG, le calme est revenu Ă  travers l’archipel d’Asie du Sud-Est, au prix d’un large dĂ©ploiement de la police et de l’armĂ©e.A Jakarta, Dila, 28 ans, prend le temps d’appliquer un filtre vert vif et rose Ă  ses profils Instagram et WhatsApp.”Ce dont nous avons besoin maintenant, c’est de solidaritĂ© entre nous (…) parce qu’il y a encore un long chemin Ă  parcourir”, confie la jeune femme depuis son bureau, refusant de donner son nom complet.Dans les rues de Yogyakarta, ville du centre de Java, un immense graffiti vert sur fond rose s’affiche: “Reset system”. Un appel Ă  “RĂ©initialiser le système” politique.Le rose est la couleur du hijab portĂ© par une manifestante affrontant un barrage de police gardant le Parlement Ă  Jakarta : une image immortalisĂ©e par plusieurs photographes et devenue iconique du mouvement.Le vert vient de la couleur du blouson portĂ© par les conducteurs de moto-taxi indonĂ©siens, employĂ©s notamment par la sociĂ©tĂ© Gojek. La mort de l’un d’entre eux, Affan Kurniawan, 21 ans, Ă©crasĂ© par un fourgon de police jeudi dernier a attisĂ© la violence des manifestants mobilisĂ©s initialement pour une indemnitĂ© de logement jugĂ©e excessive des dĂ©putĂ©s et les inĂ©galitĂ©s Ă©conomiques.La colère a alors Ă©tĂ© dirigĂ©e contre la police et les institutions avec des pillages, incendies et des confrontations avec les forces de l’ordre.La Commission nationale des droits de l’homme (Komnas HAM) a fait Ă©tat mercredi de 10 morts et 900 blessĂ©s en lien avec ces manifestations, tandis que l’ONU a rĂ©clamĂ© des enquĂŞtes sur “toutes les violations prĂ©sumĂ©es des droits de l’homme”.Pour Dila, “il faut rĂ©former notre police, l’impunitĂ© ne peut pas continuer. Il ne s’agit pas seulement des manifestations actuelles, mais de l’accumulation de cas dans le passĂ©”.Mercredi, l’un des policiers prĂ©sents dans le fourgon qui a Ă©crasĂ© le moto-taxi a Ă©tĂ© limogĂ© pour manquements Ă  l’Ă©thique.- “Système corrompu” -Les manifestations ont forcĂ© le prĂ©sident Prabowo Subianto Ă  reculer en annonçant une suppression de la hausse de l’indemnitĂ© promise aux dĂ©putĂ©s, qui reprĂ©sentait dix fois le salaire minimum Ă  Jakarta.Les IndonĂ©siens, qui espĂ©raient toucher les dividendes de la croissance Ă©conomique, ont vu au contraire de nombreuses coupes budgĂ©taires pour financer notamment un coĂ»teux programme de repas gratuits pour les scolaires et les inĂ©galitĂ©s se creuser. “Tout le système est corrompu, il y a une trop grande distance entre les gens du gouvernement, du Parlement, et nous, les gens qu’ils doivent servir”, dĂ©nonce encore Dila.- “Nous ne sommes pas le problème” -Tout en rĂ©pondant en partie aux revendications, le prĂ©sident Prabowo, en fonctions depuis octobre dernier, a affichĂ© une grande fermetĂ© et a dĂ©noncĂ© une partie du mouvement comme une “trahison et de terrorisme”.”Le peuple n’est pas le problème. Nous avons le droit de manifester car notre voix n’a jamais Ă©tĂ© entendue”, dĂ©plore Mutiara Ika Pratiwi, du groupe de dĂ©fense des droits des femmes Perempuan Mahardhika.Muhammad Dwiki Mahendra, 27 ans, a lui aussi rejoint le mouvement “rose et vert” depuis l’Allemagne, oĂą il prĂ©pare un Master sur la paix et les conflits.”Je crois que c’est un pilier crucial pour contrer le discours souvent utilisĂ© par le gouvernement, qui considère les mouvements populaires comme manipulĂ©s par des forces Ă©trangères”, explique-t-il.”Je sens que nous ne sommes pas seuls, quand je vois d’autres personnes utiliser le mĂŞme filtre” sur les rĂ©seaux sociaux, se rassure Sphatika Winursita, jeune femme de 25 ans originaire de la province de Banten (Java). 

Droits de douane jugĂ©s illĂ©gaux: l’administration Trump saisit la Cour suprĂŞme

L’administration de Donald Trump a saisi mercredi la Cour suprĂŞme pour trancher rapidement sur une grande partie des droits de douane qu’il a mis en place depuis son retour Ă  la Maison Blanche mais qui ont Ă©tĂ© jugĂ©s illĂ©gaux par une cour d’appel.Voyant menacĂ© un vaste pan de l’offensive commerciale au coeur de son deuxième mandat, le prĂ©sident amĂ©ricain avait prĂ©venu qu’il comptait saisir la plus haute instance amĂ©ricaine, dont il a cimentĂ© la majoritĂ© conservatrice, par une “procĂ©dure accĂ©lĂ©rĂ©e”.”Nous avons besoin d’une dĂ©cision rapide”, avait dĂ©clarĂ© mardi le dirigeant Ă  la presse, depuis le Bureau ovale. “Si vous enlevez les droits de douane, nous pourrions devenir un pays du tiers-monde”.Dans sa motion qui sollicite la Cour suprĂŞme en rĂ©fĂ©rĂ©, le conseiller juridique du gouvernement, John Sauer, lui demande de dĂ©cider d’ici au 10 septembre si elle compte examiner le dossier et, le cas Ă©chĂ©ant, de tenir des audiences d’ici dĂ©but novembre.Le document s’inquiète des effets nĂ©fastes sur les nĂ©gociations commerciales menĂ©es par Washington de la dĂ©cision rendue vendredi par une cour d’appel fĂ©dĂ©rale. Cette dernière a jugĂ© que Donald Trump n’avait pas le pouvoir d’instaurer une grande partie des taxes sur les produits importĂ©s qu’il a mises en place depuis son retour au pouvoir en janvier.Selon le texte du jugement, “la loi confère au prĂ©sident des pouvoirs importants pour prendre un certain nombre de mesures en rĂ©ponse Ă  une situation d’urgence nationale dĂ©clarĂ©e, mais aucune de ces mesures n’inclut explicitement le pouvoir d’imposer des droits de douane et autres taxes”, prĂ©rogative du Congrès.Ces droits de douane restent toutefois en vigueur, le temps pour la Cour suprĂŞme d’examiner l’affaire.La Maison Blanche a accusĂ© les juges d’avoir pris cette dĂ©cision pour des raisons politiques, ajoutant faire appel de la dĂ©cision.- Levier de pression -Depuis son retour au pouvoir en janvier, Donald Trump a mis en place, en plusieurs vagues, de nouvelles surtaxes sur les produits entrant aux Etats-Unis. Celles-ci vont de 10 Ă  50% selon les situations et les pays.Ce sont ces droits de douane – diffĂ©rents de ceux frappant des secteurs en particulier (automobile, acier, aluminium, cuivre) – qui sont au coeur du conflit juridique.L’affaire avait d’abord Ă©tĂ© examinĂ©e par le tribunal de commerce international des Etats-Unis (ITC) qui avait estimĂ© fin mai que Donald Trump avait outrepassĂ© ses pouvoirs en imposant des surtaxes non ciblĂ©es, Ă  la suite de plaintes dĂ©posĂ©es par plusieurs Etats dĂ©mocrates et une coalition de petites entreprises.Donald Trump a rĂ©pĂ©tĂ© vendredi estimer que mettre fin aux droits de douane “serait une catastrophe complète pour le pays”, qui serait “dĂ©truit”.Le gouvernement s’inquiète notamment de perdre un levier majeur de pression sur ses partenaires commerciaux. La crainte de droits de douane exorbitants a poussĂ© nombre d’entre eux, dont l’Union europĂ©enne, Ă  s’abstenir de riposter et Ă  ouvrir davantage leur marchĂ© aux produits amĂ©ricains.Le ministre des Finances, Scott Bessent, avait estimĂ© qu’une suspension des droits de douane placerait les Etats-Unis dans une “situation embarrassante et dangereuse sur le plan diplomatique”. 

Droits de douane jugĂ©s illĂ©gaux: l’administration Trump saisit la Cour suprĂŞme

L’administration de Donald Trump a saisi mercredi la Cour suprĂŞme pour trancher rapidement sur une grande partie des droits de douane qu’il a mis en place depuis son retour Ă  la Maison Blanche mais qui ont Ă©tĂ© jugĂ©s illĂ©gaux par une cour d’appel.Voyant menacĂ© un vaste pan de l’offensive commerciale au coeur de son deuxième mandat, le prĂ©sident amĂ©ricain avait prĂ©venu qu’il comptait saisir la plus haute instance amĂ©ricaine, dont il a cimentĂ© la majoritĂ© conservatrice, par une “procĂ©dure accĂ©lĂ©rĂ©e”.”Nous avons besoin d’une dĂ©cision rapide”, avait dĂ©clarĂ© mardi le dirigeant Ă  la presse, depuis le Bureau ovale. “Si vous enlevez les droits de douane, nous pourrions devenir un pays du tiers-monde”.Dans sa motion qui sollicite la Cour suprĂŞme en rĂ©fĂ©rĂ©, le conseiller juridique du gouvernement, John Sauer, lui demande de dĂ©cider d’ici au 10 septembre si elle compte examiner le dossier et, le cas Ă©chĂ©ant, de tenir des audiences d’ici dĂ©but novembre.Le document s’inquiète des effets nĂ©fastes sur les nĂ©gociations commerciales menĂ©es par Washington de la dĂ©cision rendue vendredi par une cour d’appel fĂ©dĂ©rale. Cette dernière a jugĂ© que Donald Trump n’avait pas le pouvoir d’instaurer une grande partie des taxes sur les produits importĂ©s qu’il a mises en place depuis son retour au pouvoir en janvier.Selon le texte du jugement, “la loi confère au prĂ©sident des pouvoirs importants pour prendre un certain nombre de mesures en rĂ©ponse Ă  une situation d’urgence nationale dĂ©clarĂ©e, mais aucune de ces mesures n’inclut explicitement le pouvoir d’imposer des droits de douane et autres taxes”, prĂ©rogative du Congrès.Ces droits de douane restent toutefois en vigueur, le temps pour la Cour suprĂŞme d’examiner l’affaire.La Maison Blanche a accusĂ© les juges d’avoir pris cette dĂ©cision pour des raisons politiques, ajoutant faire appel de la dĂ©cision.- Levier de pression -Depuis son retour au pouvoir en janvier, Donald Trump a mis en place, en plusieurs vagues, de nouvelles surtaxes sur les produits entrant aux Etats-Unis. Celles-ci vont de 10 Ă  50% selon les situations et les pays.Ce sont ces droits de douane – diffĂ©rents de ceux frappant des secteurs en particulier (automobile, acier, aluminium, cuivre) – qui sont au coeur du conflit juridique.L’affaire avait d’abord Ă©tĂ© examinĂ©e par le tribunal de commerce international des Etats-Unis (ITC) qui avait estimĂ© fin mai que Donald Trump avait outrepassĂ© ses pouvoirs en imposant des surtaxes non ciblĂ©es, Ă  la suite de plaintes dĂ©posĂ©es par plusieurs Etats dĂ©mocrates et une coalition de petites entreprises.Donald Trump a rĂ©pĂ©tĂ© vendredi estimer que mettre fin aux droits de douane “serait une catastrophe complète pour le pays”, qui serait “dĂ©truit”.Le gouvernement s’inquiète notamment de perdre un levier majeur de pression sur ses partenaires commerciaux. La crainte de droits de douane exorbitants a poussĂ© nombre d’entre eux, dont l’Union europĂ©enne, Ă  s’abstenir de riposter et Ă  ouvrir davantage leur marchĂ© aux produits amĂ©ricains.Le ministre des Finances, Scott Bessent, avait estimĂ© qu’une suspension des droits de douane placerait les Etats-Unis dans une “situation embarrassante et dangereuse sur le plan diplomatique”. 

Droits de douane jugĂ©s illĂ©gaux: l’administration Trump saisit la Cour suprĂŞme

L’administration de Donald Trump a saisi mercredi la Cour suprĂŞme pour trancher rapidement sur une grande partie des droits de douane qu’il a mis en place depuis son retour Ă  la Maison Blanche mais qui ont Ă©tĂ© jugĂ©s illĂ©gaux par une cour d’appel.Voyant menacĂ© un vaste pan de l’offensive commerciale au coeur de son deuxième …

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Ukraine: “prĂŞts” sur les garanties de sĂ©curitĂ©, les EuropĂ©ens vont tester les engagements de Trump

Les soutiens europĂ©ens de l’Ukraine se rĂ©unissent jeudi pour tester l’engagement des Etats-Unis pour la sĂ©curitĂ© future de l’Ukraine, alors que les efforts de paix de Donald Trump patinent et que Vladimir Poutine, fort de ses soutiens internationaux, paraĂ®t plus inflexible que jamaisLe prĂ©sident français Emmanuel Macron coprĂ©side Ă  10H30 (08H30 GMT) Ă  l’ElysĂ©e une rĂ©union de la “Coalition des volontaires”, qui rassemble les principaux soutiens militaires de Kiev – une trentaine de pays, essentiellement europĂ©ens – en prĂ©sence de son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky.Les dirigeants s’entretiendront ensuite par tĂ©lĂ©phone Ă  14H00 (12H00 GMT) avec Donald Trump. Avec deux sujets Ă  l’ordre du jour: un appel Ă  plus de sanctions amĂ©ricaines contre la Russie et les contributions de chacun aux garanties de sĂ©curitĂ© futures Ă  apporter Ă  l’Ukraine.Outre M. Zelensky, le prĂ©sident finlandais Alexander Stubb sera prĂ©sent Ă  l’ElysĂ©e, de mĂŞme que les Premiers ministres polonais Donald Tusk, espagnol Pedro Sanchez, danoise Mette Frederiksen ou encore les prĂ©sidents des institutions de l’Union europĂ©enne Ursula von der Leyen et Antonio Costa.Le Premier ministre britannique Keir Starmer, coprĂ©sident de la rĂ©union, interviendra en visioconfĂ©rence de mĂŞme que les autres dirigeants europĂ©ens, de l’Allemand Friedrich Merz Ă  l’Italienne Georgia Meloni.- RĂ©serves -Les EuropĂ©ens vont acter qu’ils sont “prĂŞts” sur l’octroi de garanties de sĂ©curitĂ© Ă  l’Ukraine, pour mieux signifier qu’ils attendent dĂ©sormais des gestes concrets des AmĂ©ricains dans le mĂŞme sens.”Nous sommes prĂŞts pour ces garanties de sĂ©curitĂ©. L’Europe est au rendez-vous, pour la première fois avec ce niveau d’engagement et d’intensitĂ©”, a dĂ©clarĂ© le prĂ©sident français en accueillant son homologue ukrainien dès mercredi soir Ă  l’ElysĂ©e pour un tĂŞte-Ă -tĂŞte.Les alliĂ©s de l’Ukraine attendent maintenant “de voir ce que les AmĂ©ricains souhaitent apporter concernant leur participation”, a renchĂ©ri le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’Otan, Mark Rutte, Ă  Bruxelles.La Coalition des volontaires est disposĂ©e Ă  contribuer au renforcement de l’armĂ©e ukrainienne, voire pour certains pays – dont la France, le Royaume-Uni et la Belgique – Ă  dĂ©ployer des soldats en Ukraine, une fois un cessez-le-feu conclu, pour dissuader la Russie de toute nouvelle agression.Mais certains alliĂ©s se sont montrĂ©s hĂ©sitants dans l’attente de la contribution amĂ©ricaine, que plusieurs pays europĂ©ens jugent indispensable avant tout engagement de leur part.Jusqu’Ă  un cessez-le-feu, “il n’y aura certainement pas de dĂ©ploiement de troupes en Ukraine et mĂŞme après, j’ai des rĂ©serves considĂ©rables Ă  ce sujet concernant l’Allemagne”, a lancĂ© le chancelier Merz sur la chaĂ®ne Sat1.La Russie a rĂ©pĂ©tĂ© jeudi qu’elle n’accepterait aucune “intervention Ă©trangère quelle qu’en soit la forme”, la porte-parole de sa diplomatie Maria Zakharova qualifiant les protections demandĂ©es par Kiev de “garanties de danger pour le continent europĂ©en”.- “A l’offensive” -Donald Trump a promis lors d’une rĂ©union avec six dirigeants europĂ©ens le 18 aoĂ»t Ă  Washington que les Etats-Unis apporteraient des garanties de sĂ©curitĂ©, sans prĂ©ciser lesquelles.Ce “filet de sĂ©curitĂ©” amĂ©ricain, ou “backstop” en anglais, pourrait prendre diffĂ©rentes formes – renseignement, soutien logistique, communications -, le prĂ©sident amĂ©ricain ayant exclu l’envoi de troupes amĂ©ricaines au sol.Il a affirmĂ© mercredi qu’il “se passerait quelque chose” si Vladimir Poutine ne rĂ©pondait pas Ă  ses attentes, deux semaines après leur rencontre en Alaska qui n’a abouti Ă  aucun progrès substantiel sur une issue Ă  la guerre en Ukraine.En attendant, Vladimir Poutine, qui affiche un retour en force sur la scène internationale avec une prĂ©sence très remarquĂ©e mercredi au cĂ´tĂ© du prĂ©sident chinois Xi Jinping et du dirigeant nord-corĂ©en Kim Jong Un Ă  PĂ©kin, après le sommet d’Anchorage le 15 aoĂ»t avec Donald Trump, multiplie les dĂ©clarations offensives.Moscou atteindra ses objectifs en Ukraine par la voie militaire si les nĂ©gociations avec Kiev Ă©chouent, a-t-il averti depuis la Chine, assurant que ses troupes demeuraient “Ă  l’offensive” sur l’ensemble du front.Au mĂŞme moment, la Russie lançait une vaste attaque avec plus de 500 drones et missiles sur l’Ukraine, tuant au moins neuf personnes et privant des milliers de foyers d’Ă©lectricitĂ©.”Malheureusement, nous n’avons pas encore vu de signes de la part de la Russie indiquant qu’ils veulent mettre fin Ă  la guerre”, a dĂ©plorĂ© Volodymyr Zelensky Ă  Paris, se disant toutefois convaincu que l’Europe et les Etats-Unis aideraient Kiev Ă  “accroĂ®tre la pression sur la Russie pour avancer vers une solution diplomatique”.

Ukraine: “prĂŞts” sur les garanties de sĂ©curitĂ©, les EuropĂ©ens vont tester les engagements de Trump

Les soutiens europĂ©ens de l’Ukraine se rĂ©unissent jeudi pour tester l’engagement des Etats-Unis pour la sĂ©curitĂ© future de l’Ukraine, alors que les efforts de paix de Donald Trump patinent et que Vladimir Poutine, fort de ses soutiens internationaux, paraĂ®t plus inflexible que jamaisLe prĂ©sident français Emmanuel Macron coprĂ©side Ă  10H30 (08H30 GMT) Ă  l’ElysĂ©e une rĂ©union de la “Coalition des volontaires”, qui rassemble les principaux soutiens militaires de Kiev – une trentaine de pays, essentiellement europĂ©ens – en prĂ©sence de son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky.Les dirigeants s’entretiendront ensuite par tĂ©lĂ©phone Ă  14H00 (12H00 GMT) avec Donald Trump. Avec deux sujets Ă  l’ordre du jour: un appel Ă  plus de sanctions amĂ©ricaines contre la Russie et les contributions de chacun aux garanties de sĂ©curitĂ© futures Ă  apporter Ă  l’Ukraine.Outre M. Zelensky, le prĂ©sident finlandais Alexander Stubb sera prĂ©sent Ă  l’ElysĂ©e, de mĂŞme que les Premiers ministres polonais Donald Tusk, espagnol Pedro Sanchez, danoise Mette Frederiksen ou encore les prĂ©sidents des institutions de l’Union europĂ©enne Ursula von der Leyen et Antonio Costa.Le Premier ministre britannique Keir Starmer, coprĂ©sident de la rĂ©union, interviendra en visioconfĂ©rence de mĂŞme que les autres dirigeants europĂ©ens, de l’Allemand Friedrich Merz Ă  l’Italienne Georgia Meloni.- RĂ©serves -Les EuropĂ©ens vont acter qu’ils sont “prĂŞts” sur l’octroi de garanties de sĂ©curitĂ© Ă  l’Ukraine, pour mieux signifier qu’ils attendent dĂ©sormais des gestes concrets des AmĂ©ricains dans le mĂŞme sens.”Nous sommes prĂŞts pour ces garanties de sĂ©curitĂ©. L’Europe est au rendez-vous, pour la première fois avec ce niveau d’engagement et d’intensitĂ©”, a dĂ©clarĂ© le prĂ©sident français en accueillant son homologue ukrainien dès mercredi soir Ă  l’ElysĂ©e pour un tĂŞte-Ă -tĂŞte.Les alliĂ©s de l’Ukraine attendent maintenant “de voir ce que les AmĂ©ricains souhaitent apporter concernant leur participation”, a renchĂ©ri le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’Otan, Mark Rutte, Ă  Bruxelles.La Coalition des volontaires est disposĂ©e Ă  contribuer au renforcement de l’armĂ©e ukrainienne, voire pour certains pays – dont la France, le Royaume-Uni et la Belgique – Ă  dĂ©ployer des soldats en Ukraine, une fois un cessez-le-feu conclu, pour dissuader la Russie de toute nouvelle agression.Mais certains alliĂ©s se sont montrĂ©s hĂ©sitants dans l’attente de la contribution amĂ©ricaine, que plusieurs pays europĂ©ens jugent indispensable avant tout engagement de leur part.Jusqu’Ă  un cessez-le-feu, “il n’y aura certainement pas de dĂ©ploiement de troupes en Ukraine et mĂŞme après, j’ai des rĂ©serves considĂ©rables Ă  ce sujet concernant l’Allemagne”, a lancĂ© le chancelier Merz sur la chaĂ®ne Sat1.La Russie a rĂ©pĂ©tĂ© jeudi qu’elle n’accepterait aucune “intervention Ă©trangère quelle qu’en soit la forme”, la porte-parole de sa diplomatie Maria Zakharova qualifiant les protections demandĂ©es par Kiev de “garanties de danger pour le continent europĂ©en”.- “A l’offensive” -Donald Trump a promis lors d’une rĂ©union avec six dirigeants europĂ©ens le 18 aoĂ»t Ă  Washington que les Etats-Unis apporteraient des garanties de sĂ©curitĂ©, sans prĂ©ciser lesquelles.Ce “filet de sĂ©curitĂ©” amĂ©ricain, ou “backstop” en anglais, pourrait prendre diffĂ©rentes formes – renseignement, soutien logistique, communications -, le prĂ©sident amĂ©ricain ayant exclu l’envoi de troupes amĂ©ricaines au sol.Il a affirmĂ© mercredi qu’il “se passerait quelque chose” si Vladimir Poutine ne rĂ©pondait pas Ă  ses attentes, deux semaines après leur rencontre en Alaska qui n’a abouti Ă  aucun progrès substantiel sur une issue Ă  la guerre en Ukraine.En attendant, Vladimir Poutine, qui affiche un retour en force sur la scène internationale avec une prĂ©sence très remarquĂ©e mercredi au cĂ´tĂ© du prĂ©sident chinois Xi Jinping et du dirigeant nord-corĂ©en Kim Jong Un Ă  PĂ©kin, après le sommet d’Anchorage le 15 aoĂ»t avec Donald Trump, multiplie les dĂ©clarations offensives.Moscou atteindra ses objectifs en Ukraine par la voie militaire si les nĂ©gociations avec Kiev Ă©chouent, a-t-il averti depuis la Chine, assurant que ses troupes demeuraient “Ă  l’offensive” sur l’ensemble du front.Au mĂŞme moment, la Russie lançait une vaste attaque avec plus de 500 drones et missiles sur l’Ukraine, tuant au moins neuf personnes et privant des milliers de foyers d’Ă©lectricitĂ©.”Malheureusement, nous n’avons pas encore vu de signes de la part de la Russie indiquant qu’ils veulent mettre fin Ă  la guerre”, a dĂ©plorĂ© Volodymyr Zelensky Ă  Paris, se disant toutefois convaincu que l’Europe et les Etats-Unis aideraient Kiev Ă  “accroĂ®tre la pression sur la Russie pour avancer vers une solution diplomatique”.

SĂ©isme en Afghanistan: l’aide tarde malgrĂ© des besoins considĂ©rables

Parvenir aux derniers survivants du puissant sĂ©isme ayant frappĂ© l’est de l’Afghanistan demeure un dĂ©fi pour les secouristes et les autoritĂ©s qui disent jeudi s’attendre Ă  une hausse du bilan.Eboulements et glissements de terrain compliquent l’accès aux zones les plus reculĂ©es des provinces orientales, touchĂ©es par un sĂ©isme de magnitude 6 aux alentours de minuit dimanche.Ce tremblement de terre, l’un des plus meurtriers de l’histoire rĂ©cente du pays, a fait 1.469 morts, blessĂ© plus de 3.500 personnes et dĂ©truit près de 7.000 maisons dans les provinces de Kounar, de Laghman et de Nangarhar, frontalières du Pakistan.Le bilan devrait encore croĂ®tre car des corps ont Ă©tĂ© retrouvĂ©s alors que “les opĂ©rations de secours se sont poursuivies tard dans la nuit”, a dĂ©clarĂ© Hamdullah Fitrat, porte-parole adjoint du gouvernement, jeudi matin.”De nombreux survivants sont considĂ©rĂ©s comme encore piĂ©gĂ©s dans les dĂ©combres dans des villages reculĂ©s et les chances de les retrouver vivants s’amenuisent rapidement”, prĂ©vient toutefois l’Organisation mondiale de la SantĂ© (OMS), notant que “des pluies ont encore aggravĂ©” la situation.Dans l’Est, le ministère afghan de la DĂ©fense assure avoir organisĂ© des dizaines de vols pour Ă©vacuer des blessĂ©s et leurs proches vers des hĂ´pitaux de la rĂ©gion.Mais les autoritĂ©s talibanes, dĂ©jĂ  confrontĂ©es Ă  des sĂ©ismes dĂ©vastateurs en 2022 et 2023, prĂ©viennent qu’elles ne pourront pas faire face seules.- Jour et nuit dans les champs -En face, l’ONU et les ONG rĂ©pondent que le sĂ©isme, suivi de six fortes rĂ©pliques, arrive “au pire moment”. Elles ont Ă©tĂ© forcĂ©es depuis le dĂ©but de l’annĂ©e de rĂ©duire leur assistance aux Afghans en raison des coupes dans l’aide internationale.L’OMS, qui a alertĂ© sur le risque d’Ă©pidĂ©mies, a lancĂ© un nouvel appel de fonds de quatre millions de dollars pour rĂ©pondre aux besoins “immenses” après le sĂ©isme, tandis que l’ONU a dĂ©jĂ  dĂ©bloquĂ© cinq millions de dollars.Dans l’immĂ©diat, dans la province la plus dĂ©vastĂ©e, celle de Kounar, “certains villages n’ont toujours pas reçu d’aide”, rapporte Ă  l’AFP Ijaz Ulhaq Yaad, un haut fonctionnaire du district de Nourgal.Sur place, les familles n’ont dĂ©sormais plus rien pour survivre Ă  flanc de montagne.”On a peur, il y a eu beaucoup de rĂ©pliques”, tĂ©moigne Awrangzeeb Nouri, 35 ans, dans son village de Dara-i-Nur, dans la province de Nangarhar. “On passe le jour et la nuit dans des champs, on a quittĂ© nos maisons” — qui, pour celles encore debout, menacent de s’Ă©crouler Ă  tout moment.- “Une crise après l’autre” -“Le tremblement de terre devrait ĂŞtre un rappel brutal que l’Afghanistan, confrontĂ© Ă  une crise après l’autre, ne peut ĂŞtre laissĂ© seul”, a estimĂ© le Conseil norvĂ©gien pour les rĂ©fugiĂ©s (NRC), appelant les donateurs Ă  se mobiliser.Et pourtant, au moment mĂŞme oĂą la terre tremblait en Afghanistan, le Pakistan voisin lançait l’accĂ©lĂ©ration de sa campagne d’expulsions de migrants afghans.Depuis lundi, le pays a poussĂ© au dĂ©part des milliers d’Afghans porteurs de cartes de rĂ©fugiĂ©s de l’ONU censĂ©es les protĂ©ger, ont rapportĂ© Ă  l’AFP des responsables des deux cĂ´tĂ©s de la frontière.DĂ©jĂ , selon l’OMS, 270.000 Afghans rĂ©cemment rentrĂ©s dans leur pays –du Pakistan ou d’Iran, Ă©galement dĂ©cidĂ© Ă  expulser les Afghans sur son sol– ont Ă©tĂ© affectĂ©s par le sĂ©isme.”Compte tenu des circonstances, je lance un appel au gouvernement du Pakistan pour qu’il suspende la mise en oeuvre du Plan de rapatriement des Ă©trangers illĂ©gaux”, a plaidĂ© sur X le chef de l’agence de l’ONU pour les rĂ©fugiĂ©s, Filippo Grandi.Depuis 1900, le nord-est de l’Afghanistan, Ă  la jonction des plaques tectoniques eurasienne et indienne, a connu 12 sĂ©ismes d’une magnitude supĂ©rieure Ă  7, selon Brian Baptie, sismologue au British Geological Survey.

SĂ©isme en Afghanistan: l’aide tarde malgrĂ© des besoins considĂ©rables

Parvenir aux derniers survivants du puissant sĂ©isme ayant frappĂ© l’est de l’Afghanistan demeure un dĂ©fi pour les secouristes et les autoritĂ©s qui disent jeudi s’attendre Ă  une hausse du bilan.Eboulements et glissements de terrain compliquent l’accès aux zones les plus reculĂ©es des provinces orientales, touchĂ©es par un sĂ©isme de magnitude 6 aux alentours de minuit dimanche.Ce tremblement de terre, l’un des plus meurtriers de l’histoire rĂ©cente du pays, a fait 1.469 morts, blessĂ© plus de 3.500 personnes et dĂ©truit près de 7.000 maisons dans les provinces de Kounar, de Laghman et de Nangarhar, frontalières du Pakistan.Le bilan devrait encore croĂ®tre car des corps ont Ă©tĂ© retrouvĂ©s alors que “les opĂ©rations de secours se sont poursuivies tard dans la nuit”, a dĂ©clarĂ© Hamdullah Fitrat, porte-parole adjoint du gouvernement, jeudi matin.”De nombreux survivants sont considĂ©rĂ©s comme encore piĂ©gĂ©s dans les dĂ©combres dans des villages reculĂ©s et les chances de les retrouver vivants s’amenuisent rapidement”, prĂ©vient toutefois l’Organisation mondiale de la SantĂ© (OMS), notant que “des pluies ont encore aggravĂ©” la situation.Dans l’Est, le ministère afghan de la DĂ©fense assure avoir organisĂ© des dizaines de vols pour Ă©vacuer des blessĂ©s et leurs proches vers des hĂ´pitaux de la rĂ©gion.Mais les autoritĂ©s talibanes, dĂ©jĂ  confrontĂ©es Ă  des sĂ©ismes dĂ©vastateurs en 2022 et 2023, prĂ©viennent qu’elles ne pourront pas faire face seules.- Jour et nuit dans les champs -En face, l’ONU et les ONG rĂ©pondent que le sĂ©isme, suivi de six fortes rĂ©pliques, arrive “au pire moment”. Elles ont Ă©tĂ© forcĂ©es depuis le dĂ©but de l’annĂ©e de rĂ©duire leur assistance aux Afghans en raison des coupes dans l’aide internationale.L’OMS, qui a alertĂ© sur le risque d’Ă©pidĂ©mies, a lancĂ© un nouvel appel de fonds de quatre millions de dollars pour rĂ©pondre aux besoins “immenses” après le sĂ©isme, tandis que l’ONU a dĂ©jĂ  dĂ©bloquĂ© cinq millions de dollars.Dans l’immĂ©diat, dans la province la plus dĂ©vastĂ©e, celle de Kounar, “certains villages n’ont toujours pas reçu d’aide”, rapporte Ă  l’AFP Ijaz Ulhaq Yaad, un haut fonctionnaire du district de Nourgal.Sur place, les familles n’ont dĂ©sormais plus rien pour survivre Ă  flanc de montagne.”On a peur, il y a eu beaucoup de rĂ©pliques”, tĂ©moigne Awrangzeeb Nouri, 35 ans, dans son village de Dara-i-Nur, dans la province de Nangarhar. “On passe le jour et la nuit dans des champs, on a quittĂ© nos maisons” — qui, pour celles encore debout, menacent de s’Ă©crouler Ă  tout moment.- “Une crise après l’autre” -“Le tremblement de terre devrait ĂŞtre un rappel brutal que l’Afghanistan, confrontĂ© Ă  une crise après l’autre, ne peut ĂŞtre laissĂ© seul”, a estimĂ© le Conseil norvĂ©gien pour les rĂ©fugiĂ©s (NRC), appelant les donateurs Ă  se mobiliser.Et pourtant, au moment mĂŞme oĂą la terre tremblait en Afghanistan, le Pakistan voisin lançait l’accĂ©lĂ©ration de sa campagne d’expulsions de migrants afghans.Depuis lundi, le pays a poussĂ© au dĂ©part des milliers d’Afghans porteurs de cartes de rĂ©fugiĂ©s de l’ONU censĂ©es les protĂ©ger, ont rapportĂ© Ă  l’AFP des responsables des deux cĂ´tĂ©s de la frontière.DĂ©jĂ , selon l’OMS, 270.000 Afghans rĂ©cemment rentrĂ©s dans leur pays –du Pakistan ou d’Iran, Ă©galement dĂ©cidĂ© Ă  expulser les Afghans sur son sol– ont Ă©tĂ© affectĂ©s par le sĂ©isme.”Compte tenu des circonstances, je lance un appel au gouvernement du Pakistan pour qu’il suspende la mise en oeuvre du Plan de rapatriement des Ă©trangers illĂ©gaux”, a plaidĂ© sur X le chef de l’agence de l’ONU pour les rĂ©fugiĂ©s, Filippo Grandi.Depuis 1900, le nord-est de l’Afghanistan, Ă  la jonction des plaques tectoniques eurasienne et indienne, a connu 12 sĂ©ismes d’une magnitude supĂ©rieure Ă  7, selon Brian Baptie, sismologue au British Geological Survey.

Portugal: deuil national après le dĂ©raillement meurtrier d’un funiculaire Ă  Lisbonne

Le Portugal observe jeudi une journĂ©e de deuil national au lendemain du dĂ©raillement d’un funiculaire emblĂ©matique de Lisbonne qui a fait au moins 15 morts et 18 blessĂ©s dans un des quartiers ultra touristiques de Lisbonne.La justice a annoncĂ© l’ouverture d’une enquĂŞte après que le wagon du cĂ©lèbre funiculaire de la Gloria, reliant la place du Rossio aux quartiers du Bairro Alto et du Principe Real, se soit renversĂ©. Les causes ne sont pas encore connues.Des images sur les rĂ©seaux sociaux montrent le funiculaire totalement disloquĂ© apparaĂ®tre, contre un mur et dans un nuage de fumĂ©e, après n’avoir apparemment pas pris le virage en bas de la rue qu’il empruntait.Quelques mètres plus bas, un autre funiculaire est Ă  l’arrĂŞt. Des badauds regardent sidĂ©rĂ©s l’accident qui vient d’avoir lieu.Toutes les victimes ont Ă©tĂ© dĂ©gagĂ©es des gravats du dĂ©raillement survenu peu après 18H00 locales (17H00 GMT), a indiquĂ© Ă  la presse en dĂ©but de soirĂ©e Tiago Augusto, responsable du service d’urgences mĂ©dicales, prĂ©cisant que des Ă©trangers figuraient parmi les victimes, sans ĂŞtre en mesure de prĂ©ciser leur nationalitĂ©.L’ascenseur, d’une capacitĂ© d’une quarantaine de passagers (dont la moitiĂ© debout), est un moyen de transport très apprĂ©ciĂ© des nombreux touristes qui visitent la capitale portugaise.C’est “une tragĂ©die qui ne s’Ă©tait jamais produite dans notre ville”, a rĂ©agi le maire de Lisbonne, Carlos Moedas.- Sous-traitance de l’entretien -Un important rassemblement de pompiers, police et services d’urgences mĂ©dicales a Ă©tĂ© dĂ©ployĂ© toute la soirĂ©e au milieu de la rue très pentue oĂą se trouvait le wagon, tombĂ© sur le flanc et très endommagĂ©, ont constatĂ© des journalistes de l’AFP.”Nous sommes un peu soulagĂ©s”, a tĂ©moignĂ© Ă  l’AFP Antonio Javier, un touriste espagnol de 44 ans qui avait finalement renoncĂ© Ă  prendre l’ascenseur avec sa femme et ses deux enfants, car la file d’attente Ă©tait trop longue.D’après le site des Monuments nationaux, ce funiculaire a Ă©tĂ© construit par l’ingĂ©nieur franco-portugais Raoul Mesnier du Ponsard, et inaugurĂ© en 1885. Il a Ă©tĂ© Ă©lectrifiĂ© Ă  partir de 1915.Un tĂ©moin de l’accident a dĂ©clarĂ© Ă  la chaĂ®ne SIC avoir vu le funiculaire descendre “Ă  toute vitesse” sur la pente abrupte oĂą il circule quotidiennement, avant de heurter un immeuble: “Il a percutĂ© un bâtiment avec une force brutale et s’est effondrĂ© comme une boĂ®te en carton, il n’avait aucun frein”, a racontĂ© cette femme.Comme le dĂ©termine la loi “dans ce type de situations”, “le ministère public va ouvrir une enquĂŞte” autour des circonstances de l’accident, a indiquĂ© le parquet gĂ©nĂ©ral Ă  l’agence Lusa.La sociĂ©tĂ© qui gère les transports de la capitale portugaise, la Carris, a immĂ©diatement rĂ©agi en assurant que “tous les protocoles d’entretien” avaient Ă©tĂ© effectuĂ©s, “notamment la maintenance gĂ©nĂ©rale, rĂ©alisĂ©e tous les quatre ans et effectuĂ©e en 2022, la maintenance intermĂ©diaire, rĂ©alisĂ©e tous les deux ans, la dernière ayant Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e en 2024″.Sur les lieux du drame, le prĂ©sident du conseil d’administration de Carris, Pedro Bogas, a reconnu que l’entretien de ces vĂ©hicules Ă©tait assurĂ© par un prestataire externe depuis 14 ans sans fournir davantage d’explications.”Des programmes de maintenance mensuelle, hebdomadaire et d’inspection quotidienne ont Ă©tĂ© scrupuleusement respectĂ©s”, a aussi assurĂ© la sociĂ©tĂ©, prĂ©cisant avoir ouvert une enquĂŞte conjointement avec les autoritĂ©s pour dĂ©terminer les causes du drame.Sur le site de la sociĂ©tĂ©, l’annonce d’une opĂ©ration d’entretien reste toujours visible, prĂ©vue du 4 au 7 mai 2025, pĂ©riode durant laquelle le funiculaire a dĂ» ĂŞtre immobilisĂ©.La prĂ©sidente de la Commission europĂ©enne Ursula von der Leyen a elle aussi prĂ©sentĂ© ses condolĂ©ances aux familles des victimes, en portugais, sur le rĂ©seau social X, assurant avoir appris “avec tristesse” l’accident.

Portugal: deuil national après le dĂ©raillement meurtrier d’un funiculaire Ă  Lisbonne

Le Portugal observe jeudi une journĂ©e de deuil national au lendemain du dĂ©raillement d’un funiculaire emblĂ©matique de Lisbonne qui a fait au moins 15 morts et 18 blessĂ©s dans un des quartiers ultra touristiques de Lisbonne.La justice a annoncĂ© l’ouverture d’une enquĂŞte après que le wagon du cĂ©lèbre funiculaire de la Gloria, reliant la place du Rossio aux quartiers du Bairro Alto et du Principe Real, se soit renversĂ©. Les causes ne sont pas encore connues.Des images sur les rĂ©seaux sociaux montrent le funiculaire totalement disloquĂ© apparaĂ®tre, contre un mur et dans un nuage de fumĂ©e, après n’avoir apparemment pas pris le virage en bas de la rue qu’il empruntait.Quelques mètres plus bas, un autre funiculaire est Ă  l’arrĂŞt. Des badauds regardent sidĂ©rĂ©s l’accident qui vient d’avoir lieu.Toutes les victimes ont Ă©tĂ© dĂ©gagĂ©es des gravats du dĂ©raillement survenu peu après 18H00 locales (17H00 GMT), a indiquĂ© Ă  la presse en dĂ©but de soirĂ©e Tiago Augusto, responsable du service d’urgences mĂ©dicales, prĂ©cisant que des Ă©trangers figuraient parmi les victimes, sans ĂŞtre en mesure de prĂ©ciser leur nationalitĂ©.L’ascenseur, d’une capacitĂ© d’une quarantaine de passagers (dont la moitiĂ© debout), est un moyen de transport très apprĂ©ciĂ© des nombreux touristes qui visitent la capitale portugaise.C’est “une tragĂ©die qui ne s’Ă©tait jamais produite dans notre ville”, a rĂ©agi le maire de Lisbonne, Carlos Moedas.- Sous-traitance de l’entretien -Un important rassemblement de pompiers, police et services d’urgences mĂ©dicales a Ă©tĂ© dĂ©ployĂ© toute la soirĂ©e au milieu de la rue très pentue oĂą se trouvait le wagon, tombĂ© sur le flanc et très endommagĂ©, ont constatĂ© des journalistes de l’AFP.”Nous sommes un peu soulagĂ©s”, a tĂ©moignĂ© Ă  l’AFP Antonio Javier, un touriste espagnol de 44 ans qui avait finalement renoncĂ© Ă  prendre l’ascenseur avec sa femme et ses deux enfants, car la file d’attente Ă©tait trop longue.D’après le site des Monuments nationaux, ce funiculaire a Ă©tĂ© construit par l’ingĂ©nieur franco-portugais Raoul Mesnier du Ponsard, et inaugurĂ© en 1885. Il a Ă©tĂ© Ă©lectrifiĂ© Ă  partir de 1915.Un tĂ©moin de l’accident a dĂ©clarĂ© Ă  la chaĂ®ne SIC avoir vu le funiculaire descendre “Ă  toute vitesse” sur la pente abrupte oĂą il circule quotidiennement, avant de heurter un immeuble: “Il a percutĂ© un bâtiment avec une force brutale et s’est effondrĂ© comme une boĂ®te en carton, il n’avait aucun frein”, a racontĂ© cette femme.Comme le dĂ©termine la loi “dans ce type de situations”, “le ministère public va ouvrir une enquĂŞte” autour des circonstances de l’accident, a indiquĂ© le parquet gĂ©nĂ©ral Ă  l’agence Lusa.La sociĂ©tĂ© qui gère les transports de la capitale portugaise, la Carris, a immĂ©diatement rĂ©agi en assurant que “tous les protocoles d’entretien” avaient Ă©tĂ© effectuĂ©s, “notamment la maintenance gĂ©nĂ©rale, rĂ©alisĂ©e tous les quatre ans et effectuĂ©e en 2022, la maintenance intermĂ©diaire, rĂ©alisĂ©e tous les deux ans, la dernière ayant Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e en 2024″.Sur les lieux du drame, le prĂ©sident du conseil d’administration de Carris, Pedro Bogas, a reconnu que l’entretien de ces vĂ©hicules Ă©tait assurĂ© par un prestataire externe depuis 14 ans sans fournir davantage d’explications.”Des programmes de maintenance mensuelle, hebdomadaire et d’inspection quotidienne ont Ă©tĂ© scrupuleusement respectĂ©s”, a aussi assurĂ© la sociĂ©tĂ©, prĂ©cisant avoir ouvert une enquĂŞte conjointement avec les autoritĂ©s pour dĂ©terminer les causes du drame.Sur le site de la sociĂ©tĂ©, l’annonce d’une opĂ©ration d’entretien reste toujours visible, prĂ©vue du 4 au 7 mai 2025, pĂ©riode durant laquelle le funiculaire a dĂ» ĂŞtre immobilisĂ©.La prĂ©sidente de la Commission europĂ©enne Ursula von der Leyen a elle aussi prĂ©sentĂ© ses condolĂ©ances aux familles des victimes, en portugais, sur le rĂ©seau social X, assurant avoir appris “avec tristesse” l’accident.