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Onze étrangers et cinq Portugais tués dans l’accident de funiculaire à Lisbonne

Onze étrangers figurent parmi les 16 morts recensés après l’impressionnant déraillement d’un funiculaire à Lisbonne, selon le dernier bilan présenté vendredi par les autorités portugaises, qui ont reporté à samedi la publication de premiers éléments de l’enquête sur les causes de l’accident.La catastrophe, survenue mercredi en fin d’après-midi dans un quartier très touristique du centre de la capitale portugaise, a coûté la vie à cinq Portugais, trois Britanniques, deux Sud-Coréens, deux Canadiens, une Française, un Suisse, un Américain et un Ukrainien, a détaillé la police judiciaire dans un communiqué.En revanche, aucun Allemand n’est décédé dans l’accident à ce stade, contrairement à une information fournie par les autorités jeudi, mais il y a bien trois blessés originaires de ce pays, dont un enfant de trois ans.L’accident a fait en tout une vingtaine de blessés dont au moins onze étrangers, selon les secours.Parmi les Portugais décédés figuraient quatre employés d’une même institution d’aide sociale dont les bureaux sont situés au sommet de la colline parcourue par le funiculaire.D’après les témoins, un des deux wagons jaunes de l’ascenseur de la Gloria  — reliés par un câble en système de contre-poids — a dévalé la colline à toute allure, avant de dérailler au niveau d’un virage et de se fracasser contre un immeuble alors qu’il était quasiment plein.- Sous le choc -Les débris du funiculaire centenaire ont été déblayés dans la nuit de jeudi à vendredi, rendant un semblant de normalité à la rue où la catastrophe a eu lieu, mais la capitale portugaise restait sous le choc.”Je ne sais pas ce qui m’a le plus impressionné, si c’était de voir le wagon dévaler les rails comme un jouet, l’enfant (blessé dans l’accident, ndlr) ou les gens qui ont fini par mourir, certains sous nos yeux”, a confié un témoin, Bruno Pereira, au micro de la télévision publique RTP.Les causes précises de l’accident restent inconnues, et l’agence portugaise chargée d’enquêter sur les accidents aériens et ferroviaires a reporté de vendredi à samedi après-midi la publication d’une “note informative faisant état des premières constatations confirmées”, avant un rapport préliminaire d’ici un mois et demi.Interrogé jeudi sur les causes de l’accident, le directeur de la police judiciaire Luis Neves a affirmé qu’aucune piste n’était écartée pour le moment: “Rien n’est exclu. Nous ne pourrons prendre position que quand nous serons sûrs. A ce stade, il faut garder l’esprit ouvert.”- Inspection quotidienne -La principale piste évoquée par les médias locaux concerne l’éventuelle rupture d’un câble de sécurité, qui pourrait être la conséquence d’une possible négligence dans les travaux de maintenance du funiculaire, assurés par un sous-traitant du gestionnaire des transports lisboètes, Carris.”La cause de l’accident a été la rupture d’un câble. C’est un câble qui est en tension durant l’opération, car un wagon en tire l’autre”, a estimé un ancien bâtonnier de l’ordre des ingénieurs, Carlos Mineiro Aires sur la télévision nationale SIC.”Quelque chose d’inhabituel s’est passé qui a subitement brisé le câble, et c’est sur ça que doit se focaliser l’enquête”, a-t-il ajouté.”On ne peut pas partir de la prémisse que le problème est dans le câble. C’est ce que l’enquête va déterminer”, a toutefois assuré le patron de Carris, défendant aussi à plusieurs reprises le plan de maintenance de ses appareils, selon lui “scrupuleusement respecté”.La presse portugaise a d’ailleurs publié le rapport de l’inspection quotidienne réalisée le matin du jour du drame, indiquant que le funiculaire présentait “toutes les conditions” nécessaires pour circuler.D’après des chiffres fournis par Carris à l’hebdomadaire Expresso, l’ascenseur de la Gloria a transporté 769.000 passagers en 2024, soit une baisse annuelle de 23%.

Onze étrangers et cinq Portugais tués dans l’accident de funiculaire à Lisbonne

Onze étrangers figurent parmi les 16 morts recensés après l’impressionnant déraillement d’un funiculaire à Lisbonne, selon le dernier bilan présenté vendredi par les autorités portugaises, qui ont reporté à samedi la publication de premiers éléments de l’enquête sur les causes de l’accident.La catastrophe, survenue mercredi en fin d’après-midi dans un quartier très touristique du centre de la capitale portugaise, a coûté la vie à cinq Portugais, trois Britanniques, deux Sud-Coréens, deux Canadiens, une Française, un Suisse, un Américain et un Ukrainien, a détaillé la police judiciaire dans un communiqué.En revanche, aucun Allemand n’est décédé dans l’accident à ce stade, contrairement à une information fournie par les autorités jeudi, mais il y a bien trois blessés originaires de ce pays, dont un enfant de trois ans.L’accident a fait en tout une vingtaine de blessés dont au moins onze étrangers, selon les secours.Parmi les Portugais décédés figuraient quatre employés d’une même institution d’aide sociale dont les bureaux sont situés au sommet de la colline parcourue par le funiculaire.D’après les témoins, un des deux wagons jaunes de l’ascenseur de la Gloria  — reliés par un câble en système de contre-poids — a dévalé la colline à toute allure, avant de dérailler au niveau d’un virage et de se fracasser contre un immeuble alors qu’il était quasiment plein.- Sous le choc -Les débris du funiculaire centenaire ont été déblayés dans la nuit de jeudi à vendredi, rendant un semblant de normalité à la rue où la catastrophe a eu lieu, mais la capitale portugaise restait sous le choc.”Je ne sais pas ce qui m’a le plus impressionné, si c’était de voir le wagon dévaler les rails comme un jouet, l’enfant (blessé dans l’accident, ndlr) ou les gens qui ont fini par mourir, certains sous nos yeux”, a confié un témoin, Bruno Pereira, au micro de la télévision publique RTP.Les causes précises de l’accident restent inconnues, et l’agence portugaise chargée d’enquêter sur les accidents aériens et ferroviaires a reporté de vendredi à samedi après-midi la publication d’une “note informative faisant état des premières constatations confirmées”, avant un rapport préliminaire d’ici un mois et demi.Interrogé jeudi sur les causes de l’accident, le directeur de la police judiciaire Luis Neves a affirmé qu’aucune piste n’était écartée pour le moment: “Rien n’est exclu. Nous ne pourrons prendre position que quand nous serons sûrs. A ce stade, il faut garder l’esprit ouvert.”- Inspection quotidienne -La principale piste évoquée par les médias locaux concerne l’éventuelle rupture d’un câble de sécurité, qui pourrait être la conséquence d’une possible négligence dans les travaux de maintenance du funiculaire, assurés par un sous-traitant du gestionnaire des transports lisboètes, Carris.”La cause de l’accident a été la rupture d’un câble. C’est un câble qui est en tension durant l’opération, car un wagon en tire l’autre”, a estimé un ancien bâtonnier de l’ordre des ingénieurs, Carlos Mineiro Aires sur la télévision nationale SIC.”Quelque chose d’inhabituel s’est passé qui a subitement brisé le câble, et c’est sur ça que doit se focaliser l’enquête”, a-t-il ajouté.”On ne peut pas partir de la prémisse que le problème est dans le câble. C’est ce que l’enquête va déterminer”, a toutefois assuré le patron de Carris, défendant aussi à plusieurs reprises le plan de maintenance de ses appareils, selon lui “scrupuleusement respecté”.La presse portugaise a d’ailleurs publié le rapport de l’inspection quotidienne réalisée le matin du jour du drame, indiquant que le funiculaire présentait “toutes les conditions” nécessaires pour circuler.D’après des chiffres fournis par Carris à l’hebdomadaire Expresso, l’ascenseur de la Gloria a transporté 769.000 passagers en 2024, soit une baisse annuelle de 23%.

Liban: l’armée va mettre en oeuvre le plan de désarmement du Hezbollah, annonce le gouvernement

L’armée libanaise va entamer l’application de son plan pour désarmer le Hezbollah, a indiqué le ministre de l’Information, Paul Morcos, à l’issue d’une réunion vendredi du gouvernement consacrée à cette épineuse question qui divise le pays. En août, sous la forte pression des Etats-Unis et la crainte d’une intensification des bombardements israéliens au Liban, le gouvernement de Nawaf Salam a ordonné à l’armée d’élaborer un plan visant à désarmer le mouvement chiite pro-iranien d’ici la fin de l’année.Le Hezbollah s’oppose à son désarmement accusant les autorités de faire le jeu d’Israël et des Etats-Unis, et les discussions du gouvernement sur la question ont une nouvelle fois été boycottées par les ministres chiites, notamment ceux du Hezbollah et de son allié Amal. M. Morcos a déclaré que le gouvernement saluait les mesures proposées par l’armée pour “mettre en œuvre la décision d’étendre l’autorité de l’Etat par ses propres forces et de limiter la détention d’armes aux autorités légitimes”.Répondant aux questions des journalistes, il a affirmé que “l’armée libanaise allait entamer la mise en oeuvre du plan (de désarmement du Hezbollah), mais dans la limite des moyens disponibles, qui sont restreints sur les plans logistique, matériel et humain”. Le gouvernement a décidé de garder les détails du plan “secrets”, selon la déclaration lue par le ministre, ajoutant que l’armée “présenterait au gouvernement un rapport mensuel sur la question”. – “Une nouvelle ère” -Selon les médias locaux, les cinq ministres chiites du cabinet, parmi lesquels des représentants du Hezbollah et du mouvement Amal, son allié, ont quitté la réunion à l’arrivée du chef de l’armée pour présenter son plan. Ce n’est pas la première fois qu’ils se retirent des discussions sur le sujet. Le président du Parlement et chef d’Amal, Nabih Berri, avait appelé dimanche à un “dialogue calme et consensuel”.Le Hezbollah est la seule faction à avoir conservé ses armes au sortir de la guerre civile (1975-1990). Après avoir dominé la vie politique au Liban pendant de nombreuses années, il est sorti très affaibli d’un conflit de plus d’un an contre Israël, dont deux mois de guerre ouverte de septembre à novembre 2024. Une partie de son arsenal a été détruite et sa direction décimée.Avant la réunion du gouvernement vendredi, des panneaux représentant Nawaf Salam et le président Joseph Aoun ont été placardés dans des rues de Beyrouth avec la légende: “Nous sommes tous avec vous. Une armée (…) un Etat. Une nouvelle ère pour le Liban”.Dans la capitale, Raseel, une femme au foyer qui n’a pas souhaité donner son nom, estime que “seule l’armée peut protéger le pays” désormais après que le Hezbollah “a fait ce qu’il pouvait”. Mais Ali Khalil, 20 ans, employé dans un restaurant, craint que si le gouvernement décide “de saisir les armes, il y aura une confrontation”. Le gouvernement affirme que le désarmement du Hezbollah est prévu dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu entre Israël et le mouvement chiite, négocié par les Etats-Unis et entré en vigueur le 27 novembre 2024.L’accord est basé sur une résolution de l’ONU stipulant que le port d’armes est réservé aux forces de sécurité et à l’armée libanaises.- Bombardements israéliens -Il prévoit aussi que seules l’armée libanaise et les Casques bleus de l’ONU soient déployés dans le sud du pays, à la frontière avec Israël, y excluant la présence à la fois du Hezbollah et de l’armée israélienne. Mais celle-ci maintient toujours des troupes dans le sud du Liban et mène régulièrement des attaques, principalement contre des sites et des cadres du Hezbollah.La réunion du gouvernement s’est tenue au moment où les bombardements israéliens se sont intensifiées ces deux derniers jours, faisant au moins cinq morts, selon Beyrouth. “Israël tente de faire passer le message que seules des actions concrètes de désarmement, et non des promesses, seront efficaces”, estime David Wood, analyste à l’International Crisis Group.M. Morcos a souligné que le commandant de l’armée avait évoqué des “restrictions” à la mise en œuvre du plan, notamment les “attaques israéliennes.”Tout en condamnant les attaques israéliennes, les autorités libanaises insistent sur un désarmement du Hezbollah, fondé et financé par l’Iran, ennemi juré d’Israël.Mercredi, le mouvement a réitéré son refus de désarmer. Il conditionne toute discussion sur ses armes à un retrait israélien du sud du Liban, à l’arrêt des attaques israéliennes, à la libération de prisonniers et au lancement de la reconstruction.

Liban: l’armée va mettre en oeuvre le plan de désarmement du Hezbollah, annonce le gouvernement

L’armée libanaise va entamer l’application de son plan pour désarmer le Hezbollah, a indiqué le ministre de l’Information, Paul Morcos, à l’issue d’une réunion vendredi du gouvernement consacrée à cette épineuse question qui divise le pays. En août, sous la forte pression des Etats-Unis et la crainte d’une intensification des bombardements israéliens au Liban, le gouvernement de Nawaf Salam a ordonné à l’armée d’élaborer un plan visant à désarmer le mouvement chiite pro-iranien d’ici la fin de l’année.Le Hezbollah s’oppose à son désarmement accusant les autorités de faire le jeu d’Israël et des Etats-Unis, et les discussions du gouvernement sur la question ont une nouvelle fois été boycottées par les ministres chiites, notamment ceux du Hezbollah et de son allié Amal. M. Morcos a déclaré que le gouvernement saluait les mesures proposées par l’armée pour “mettre en œuvre la décision d’étendre l’autorité de l’Etat par ses propres forces et de limiter la détention d’armes aux autorités légitimes”.Répondant aux questions des journalistes, il a affirmé que “l’armée libanaise allait entamer la mise en oeuvre du plan (de désarmement du Hezbollah), mais dans la limite des moyens disponibles, qui sont restreints sur les plans logistique, matériel et humain”. Le gouvernement a décidé de garder les détails du plan “secrets”, selon la déclaration lue par le ministre, ajoutant que l’armée “présenterait au gouvernement un rapport mensuel sur la question”. – “Une nouvelle ère” -Selon les médias locaux, les cinq ministres chiites du cabinet, parmi lesquels des représentants du Hezbollah et du mouvement Amal, son allié, ont quitté la réunion à l’arrivée du chef de l’armée pour présenter son plan. Ce n’est pas la première fois qu’ils se retirent des discussions sur le sujet. Le président du Parlement et chef d’Amal, Nabih Berri, avait appelé dimanche à un “dialogue calme et consensuel”.Le Hezbollah est la seule faction à avoir conservé ses armes au sortir de la guerre civile (1975-1990). Après avoir dominé la vie politique au Liban pendant de nombreuses années, il est sorti très affaibli d’un conflit de plus d’un an contre Israël, dont deux mois de guerre ouverte de septembre à novembre 2024. Une partie de son arsenal a été détruite et sa direction décimée.Avant la réunion du gouvernement vendredi, des panneaux représentant Nawaf Salam et le président Joseph Aoun ont été placardés dans des rues de Beyrouth avec la légende: “Nous sommes tous avec vous. Une armée (…) un Etat. Une nouvelle ère pour le Liban”.Dans la capitale, Raseel, une femme au foyer qui n’a pas souhaité donner son nom, estime que “seule l’armée peut protéger le pays” désormais après que le Hezbollah “a fait ce qu’il pouvait”. Mais Ali Khalil, 20 ans, employé dans un restaurant, craint que si le gouvernement décide “de saisir les armes, il y aura une confrontation”. Le gouvernement affirme que le désarmement du Hezbollah est prévu dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu entre Israël et le mouvement chiite, négocié par les Etats-Unis et entré en vigueur le 27 novembre 2024.L’accord est basé sur une résolution de l’ONU stipulant que le port d’armes est réservé aux forces de sécurité et à l’armée libanaises.- Bombardements israéliens -Il prévoit aussi que seules l’armée libanaise et les Casques bleus de l’ONU soient déployés dans le sud du pays, à la frontière avec Israël, y excluant la présence à la fois du Hezbollah et de l’armée israélienne. Mais celle-ci maintient toujours des troupes dans le sud du Liban et mène régulièrement des attaques, principalement contre des sites et des cadres du Hezbollah.La réunion du gouvernement s’est tenue au moment où les bombardements israéliens se sont intensifiées ces deux derniers jours, faisant au moins cinq morts, selon Beyrouth. “Israël tente de faire passer le message que seules des actions concrètes de désarmement, et non des promesses, seront efficaces”, estime David Wood, analyste à l’International Crisis Group.M. Morcos a souligné que le commandant de l’armée avait évoqué des “restrictions” à la mise en œuvre du plan, notamment les “attaques israéliennes.”Tout en condamnant les attaques israéliennes, les autorités libanaises insistent sur un désarmement du Hezbollah, fondé et financé par l’Iran, ennemi juré d’Israël.Mercredi, le mouvement a réitéré son refus de désarmer. Il conditionne toute discussion sur ses armes à un retrait israélien du sud du Liban, à l’arrêt des attaques israéliennes, à la libération de prisonniers et au lancement de la reconstruction.

Liban: l’armée va mettre en oeuvre le plan de désarmement du Hezbollah, annonce le gouvernement

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Royaume-Uni : Starmer remanie son gouvernement après la démission de la vice-Première ministre

Le chef du gouvernement britannique Keir Starmer, en difficulté sur de nombreux fronts, a remanié son exécutif vendredi dans la foulée de la démission de sa vice-Première ministre, emportée par une erreur fiscale.Aux postes clés, la ministre britannique de l’Intérieur Yvette Cooper a été nommée ministre des Affaires étrangères, succédant à David Lammy, qui passe …

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Royaume-Uni : Starmer remanie son gouvernement après la démission de la vice-Première ministre

Le chef du gouvernement britannique Keir Starmer, en difficulté sur de nombreux fronts, a remanié son exécutif vendredi dans la foulée de la démission de sa vice-Première ministre, emportée par une erreur fiscale.Aux postes clés, la ministre britannique de l’Intérieur Yvette Cooper a été nommée ministre des Affaires étrangères, succédant à David Lammy, qui passe à la Justice et devient vice-Premier ministre en remplacement d’Angela Rayner.Le très sensible dossier migratoire revient à Shabana Mahmood, qui quitte le ministère de la Justice pour le Home Office à la place d’Yvette Cooper.Ces changements, qui consistent principalement en un jeu de chaises musicales, interviennent plus d’un an après l’arrivée au pouvoir des travaillistes, actuellement à la peine et dépassés dans les sondages par le parti anti-immigration de Nigel Farage, Reform UK.La démission d’Angela Rayner, sa vice-Première ministre, ministre du Logement, figure de l’aile gauche du Labour et jusqu’ici numéro deux de ce parti, un véritable coup dur pour Keir Starmer, l’a contraint à accélérer le tempo.Elle a dû quitter le gouvernement et ses fonctions au sein du Labour après avoir reconnu avoir sous-payé un impôt quand elle a acheté son logement.Outre trois départs, douze ministres ont changé de poste. Parmi eux, Pat McFadden, le ministre responsable de la supervision de l’action du gouvernement, prend le portefeuille du Travail, et Peter Kyle devient ministre du Commerce. Deux postes-clés au moment où le gouvernement s’efforce péniblement de relancer l’activité économique.La ministre des Finances Rachel Reeves, critiquée depuis des mois, a quant à elle sauvé sa tête.- Résultats “insatisfaisants” -Cette réorganisation “en profondeur” est “un signe clair du fait que le Premier ministre reconnaît que les résultats du gouvernement travailliste au cours de sa première année ont été insatisfaisants”, a commenté Patrick Diamond, ancien conseiller à Downing Street, interrogé par l’AFP.Mais “les répercussions de la démission d’Angela Rayner, notamment l’élection d’un nouveau vice-président du parti travailliste, pourraient bien créer de nouvelles turbulences”, a-t-il averti.Angela Rayner, 45 ans, s’était signalée au conseiller en éthique du gouvernement, qui a conclu vendredi qu’elle avait “enfreint le code” de conduite ministérielle.Dans sa lettre de démission adressée à Keir Starmer, elle a dit “profondément regretter (sa propre) décision de ne pas avoir recherché des conseils fiscaux spécialisés supplémentaires” et assumer “l’entière responsabilité de cette erreur”.”Compte tenu des conclusions et de l’impact sur ma famille, j’ai donc décidé de démissionner,” a-t-elle poursuivi, après plusieurs jours de controverses et d’une intense couverture médiatique.Dans sa lettre acceptant sa démission, Keir Starmer, “très attristé”, a assuré à Angela Rayner qu’elle demeurerait “une figure majeure” du Labour.La cheffe de l’opposition conservatrice Kemi Badenoch s’est réjouie sur X qu’Angela Rayner soit “enfin partie”, accusant le chef du gouvernement de “faiblesse” pour ne pas avoir agi dès les premières révélations. Le chef de Reform UK Nigel Farage a quant à lui critiqué au cours de la conférence annuelle de son parti à Birmingham un gouvernement “qui, malgré toutes ses promesses de mener une politique nouvelle et différente, est aussi mauvais, voire pire, que celui qui l’a précédé”.- “Bonne foi” -Angela Rayner avait révélé mercredi qu’elle avait payé moins d’impôts que ce qu’elle aurait dû après l’acquisition en mai d’un logement à Hove, une station balnéaire du sud de l’Angleterre. “Je pensais avoir tout fait correctement”, avait-elle assuré mercredi dans un entretien avec la chaîne de télévision Sky News. “Je suis effondrée parce que j’ai toujours respecté les règles”, avait-elle ajouté.Laurie Magnus, le conseiller d’éthique du gouvernement, a estimé qu’elle avait agi “de bonne foi” mais qu’elle devait être tenue pour responsable, comme tout contribuable, de ses déclarations fiscales.Souvent prise pour cible par les médias conservateurs, Angela Rayner a quitté l’école sans diplôme et, à 16 ans, est devenue mère célibataire. Elle a découvert le syndicalisme puis la politique après avoir travaillé dans le social et a gravi les échelons au sein du Labour.Le gouvernement pâtit d’une forte impopularité et se retrouve confronté à des divisions internes, dans un contexte budgétaire difficile.Mi-juillet, il avait fait face à une fronde d’un tiers des députés travaillistes s’opposant à sa réforme de la protection sociale et a été contraint de rétropédaler pour éviter une défaite humiliante au Parlement.

Royaume-Uni : Starmer remanie son gouvernement après la démission de la vice-Première ministre

Le chef du gouvernement britannique Keir Starmer, en difficulté sur de nombreux fronts, a remanié son exécutif vendredi dans la foulée de la démission de sa vice-Première ministre, emportée par une erreur fiscale.Aux postes clés, la ministre britannique de l’Intérieur Yvette Cooper a été nommée ministre des Affaires étrangères, succédant à David Lammy, qui passe à la Justice et devient vice-Premier ministre en remplacement d’Angela Rayner.Le très sensible dossier migratoire revient à Shabana Mahmood, qui quitte le ministère de la Justice pour le Home Office à la place d’Yvette Cooper.Ces changements, qui consistent principalement en un jeu de chaises musicales, interviennent plus d’un an après l’arrivée au pouvoir des travaillistes, actuellement à la peine et dépassés dans les sondages par le parti anti-immigration de Nigel Farage, Reform UK.La démission d’Angela Rayner, sa vice-Première ministre, ministre du Logement, figure de l’aile gauche du Labour et jusqu’ici numéro deux de ce parti, un véritable coup dur pour Keir Starmer, l’a contraint à accélérer le tempo.Elle a dû quitter le gouvernement et ses fonctions au sein du Labour après avoir reconnu avoir sous-payé un impôt quand elle a acheté son logement.Outre trois départs, douze ministres ont changé de poste. Parmi eux, Pat McFadden, le ministre responsable de la supervision de l’action du gouvernement, prend le portefeuille du Travail, et Peter Kyle devient ministre du Commerce. Deux postes-clés au moment où le gouvernement s’efforce péniblement de relancer l’activité économique.La ministre des Finances Rachel Reeves, critiquée depuis des mois, a quant à elle sauvé sa tête.- Résultats “insatisfaisants” -Cette réorganisation “en profondeur” est “un signe clair du fait que le Premier ministre reconnaît que les résultats du gouvernement travailliste au cours de sa première année ont été insatisfaisants”, a commenté Patrick Diamond, ancien conseiller à Downing Street, interrogé par l’AFP.Mais “les répercussions de la démission d’Angela Rayner, notamment l’élection d’un nouveau vice-président du parti travailliste, pourraient bien créer de nouvelles turbulences”, a-t-il averti.Angela Rayner, 45 ans, s’était signalée au conseiller en éthique du gouvernement, qui a conclu vendredi qu’elle avait “enfreint le code” de conduite ministérielle.Dans sa lettre de démission adressée à Keir Starmer, elle a dit “profondément regretter (sa propre) décision de ne pas avoir recherché des conseils fiscaux spécialisés supplémentaires” et assumer “l’entière responsabilité de cette erreur”.”Compte tenu des conclusions et de l’impact sur ma famille, j’ai donc décidé de démissionner,” a-t-elle poursuivi, après plusieurs jours de controverses et d’une intense couverture médiatique.Dans sa lettre acceptant sa démission, Keir Starmer, “très attristé”, a assuré à Angela Rayner qu’elle demeurerait “une figure majeure” du Labour.La cheffe de l’opposition conservatrice Kemi Badenoch s’est réjouie sur X qu’Angela Rayner soit “enfin partie”, accusant le chef du gouvernement de “faiblesse” pour ne pas avoir agi dès les premières révélations. Le chef de Reform UK Nigel Farage a quant à lui critiqué au cours de la conférence annuelle de son parti à Birmingham un gouvernement “qui, malgré toutes ses promesses de mener une politique nouvelle et différente, est aussi mauvais, voire pire, que celui qui l’a précédé”.- “Bonne foi” -Angela Rayner avait révélé mercredi qu’elle avait payé moins d’impôts que ce qu’elle aurait dû après l’acquisition en mai d’un logement à Hove, une station balnéaire du sud de l’Angleterre. “Je pensais avoir tout fait correctement”, avait-elle assuré mercredi dans un entretien avec la chaîne de télévision Sky News. “Je suis effondrée parce que j’ai toujours respecté les règles”, avait-elle ajouté.Laurie Magnus, le conseiller d’éthique du gouvernement, a estimé qu’elle avait agi “de bonne foi” mais qu’elle devait être tenue pour responsable, comme tout contribuable, de ses déclarations fiscales.Souvent prise pour cible par les médias conservateurs, Angela Rayner a quitté l’école sans diplôme et, à 16 ans, est devenue mère célibataire. Elle a découvert le syndicalisme puis la politique après avoir travaillé dans le social et a gravi les échelons au sein du Labour.Le gouvernement pâtit d’une forte impopularité et se retrouve confronté à des divisions internes, dans un contexte budgétaire difficile.Mi-juillet, il avait fait face à une fronde d’un tiers des députés travaillistes s’opposant à sa réforme de la protection sociale et a été contraint de rétropédaler pour éviter une défaite humiliante au Parlement.

Avec son film sur Gaza, Kaouther Ben Hania veut bousculer le public

“Je n’ai pas fait ce film pour que les gens restent confortables dans leur siège” : Kaouther Ben Hania assume de bouleverser le spectateur avec son film “The voice of Hind Rajab”, choc de la 82e Mostra de Venise.Le film, sur la mort d’une petite fille de 5 ans à Gaza, a suscité une immense émotion sur le Lido.Il raconte l’histoire de Hind Rajab, retrouvée morte à l’intérieur d’une voiture criblée de balles dans la ville de Gaza, plusieurs jours après avoir passé trois heures au téléphone, le 29 janvier 2024, avec le Croissant-Rouge palestinien, alors que le véhicule dans lequel elle voyageait avec six membres de sa famille avait été visé par des soldats israéliens.Kaouther Ben Hania a utilisé les vrais enregistrements des appels à l’aide de la petite fille dans son film, qui se passe intégralement dans le centre d’appel des secours. Cette voix avait ému l’opinion publique internationale, lors de la diffusion des enregistrements dans la presse.A l’époque, la réalisatrice franco-tunisienne dit avoir ressenti “beaucoup de colère, beaucoup de désespoir, mais aussi un sens de +qu’est-ce que je peux faire ?+”. “Les Gazaouis, les Palestiniens en général, sont considérés toujours comme des suspects avant d’être victimes”, a poursuivi auprès de l’AFP la réalisatrice des “Filles d’Olfa”, César du documentaire en 2024 qui mêlait déjà fiction et réalité.- Producteurs menacés -La projection du film mercredi, à laquelle a assisté le couple hollywoodien Joaquin Phoenix et Rooney Mara, tous deux producteurs exécutifs, a laissé la salle en larmes et été accueillie par 23 minutes d’applaudissements. Du jamais vu.Brad Pitt, qui a vu le film, a lui aussi décidé d’apporter son soutien, comme Jonathan Glazer, réalisateur oscarisé de “La zone d’intérêt”. Ils ont aussitôt fait l’objet de menaces, selon la réalisatrice.”Entre hier et avant-hier, mes producteurs, y compris les noms très connus américains, Brad Pitt, Joaquin Phoenix, leurs boites mail ont été inondées par des milliers et des milliers” de courriels, a rapporté vendredi Kaouther Ben Hania. Avec un “très long texte qui est super intimidant”, a-t-elle poursuivi, avançant que ce n’était probablement qu’un “début”.Le film a déjà été choisi pour représenter la Tunisie aux Oscars 2026.L’avant-première à Venise, le potentiel parcours aux Oscars, “c’est très important (…) parce que, pour un film comme celui-là, ça permet une visibilité énorme. Et moi, j’ai envie que le film soit vu un petit peu partout dans le monde”, affirme Kaouther Ben Hania.- Donner un visage -Le long-métrage doit sortir le 17 septembre en Tunisie mais aucune date n’est encore prévue en Europe. Aux Etats-Unis, il n’a pas encore de distributeur.En le diffusant le plus massivement possible, Kaouther Ben Hania veut “mettre un visage sur cette petite fille et aussi sur les travailleurs du Croissant-rouge”. “A travers cette histoire, on peut percevoir l’énormité et la monstruosité de ce qu’il se passe” à Gaza.Elle a notamment tenu à montrer la plage de Gaza, car la mère de Hind Rajab (qui apparait à la fin du film) “m’a dit qu’elle adorait” y aller.”Et quand je vois quelqu’un comme (Donald) Trump qui parle de Riviera, je me dis: mais dans quel monde on vit ?”, s’indigne-t-elle.La mère de Hind Rajab a donné sa “bénédiction” à la réalisation du film, souhaitant “que la voix de sa fille ne soit pas oubliée”. Les employés du Croissant-rouge, incarnés à l’écran par des acteurs palestiniens (le film a été tourné à Tunis), ont échangé longuement avec les acteurs jouant leur rôle à l’écran.Le film doit poursuivre sa route et être projeté au festival de Toronto, puis Londres, Saint-Sébastien et Busan.

Royaume-Uni : Nigel Farage rallie ses troupes et se voit déjà en Premier ministre

“Nous devons nous tenir prêts” : en tête dans les sondages, le chef du parti d’extrême droite Reform UK Nigel Farage a affirmé vendredi devant ses partisans être en bonne position pour devenir le prochain Premier ministre au Royaume-Uni, où le gouvernement travailliste s’enlise dans la crise.Un show à l’Américaine : au congrès de son parti, Nigel Farage arrive sur scène en riant aux éclats, éclairé par des feux d’artifice. Derrière lui, le drapeau britannique, l’Union Jack, est projeté sur un grand écran. Quel contraste avec l’ambiance au sein du gouvernement. Le chef de Reform a avancé vendredi son discours de trois heures pour capitaliser sur la démission d’Angela Rayner, numéro 2 du gouvernement travailliste, suivie d’un vaste remaniement.”Ce gouvernement est dans une crise profonde”, lance-t-il devant les milliers de personnes réunies pour ce congrès vendredi et samedi à Birmingham, dans le centre de l’Angleterre. “Notre pays se trouve sans aucun doute dans la situation la plus dangereuse que j’ai connue de toute ma vie”, dit aussi Nigel Farage, 61 ans. Lui se sent “chaque jour” plus proche de la victoire, qui le mènerait à Downing Street. Reform UK a seulement quatre députés à la chambre des Communes sur un total de 650 mais sa popularité n’a cessé de grandir depuis les dernières législatives, qui ont porté les travaillistes au pouvoir en juillet 2024. Cela fait des mois que cette formation est en tête des intentions de vote dans les sondages et que l’écart se creuse avec les travaillistes.Aux dernières élections locales, en mai, Reform UK, l’ancien “Brexit Party”, s’est emparé de douze conseils régionaux.Dans un contexte de montée de l’extrême droite en Europe, il affirme compter 240.000 membres, contre 80.000 il y a un an. Les prochaines législatives ne sont pas prévues pour avant 2029 mais Nigel Farage mise sur un scrutin anticipé. “Il y a désormais toutes les chances pour que des élections aient lieu en 2027 et nous devons nous préparer à ce moment”, a-t-il déclaré.Vendredi, il a d’ailleurs prononcé un véritable discours de campagne, galvanisant ses troupes. “Nous sommes le parti patriotique”, a-t-il affirmé. – “Fiers” à nouveau -“Let’s make Britain great again”, a-t-il scandé, adaptant la célèbre formule de Donald Trump, son allié de longue date. Il y a deux jours, il a été reçu dans le bureau ovale par le président américain. Il détaille son programme, acclamé par son public quand il promet d’arrêter les bateaux de migrants dans la Manche “en deux semaines” s’il arrive au pouvoir.L’ex-député européen, “champion” du Brexit, promet que les Britanniques seront à nouveau “fiers”. “Nous avons perdu notre identité. Nous refusons de reconnaître (notre) héritage judéo-chrétien”, dénonce-t-il.Ses partisans semblent conquis. “Il est exactement ce dont nous avons besoin. Il nous redonne espoir”, se réjouit Karen Dixon, une retraitée de 68 ans, qui vit dans le nord-ouest de l’Angleterre. Elle a rejoint Reform il y a neuf mois, après avoir successivement voté travailliste, conservateur, puis avoir boudé les urnes. Pour Amelia Randall, 40 ans, élue au conseil régional du Kent, dans le sud de l’Angleterre, Nigel Farage a “de très bonnes chances de devenir le prochain Premier ministre”. De nombreux électeurs restent toutefois sceptiques, selon les sondages, sur la capacité de Reform à former une équipe pour gouverner. “Nigel est en tête mais nous sommes nombreux derrière lui”, assure Amelia Randall. Reform a reçu jeudi le soutien d’une ex-figure du Parti conservateur, Nadine Dorries, ministre de la Culture en 2021 et 2022, sous Boris Johnson. Reform est “le parti du moment”, a-t-elle déclaré, en rejoignant Nigel Farage sur scène. Pour Anand Menon, politologue à l’université de King’s College à Londres, une arrivée de Nigel Farage à Downing Street est “encore éloignée mais tout à fait possible”. Pour cela, il devra notamment “éviter les divisions au sein du parti”. En attendant son tour, Nigel Farage peaufine son image : on le voit moins qu’avant avec une cigarette ou une bière à la main.Commentateur sur la chaîne de télévision conservatrice GB News, il est suivi sur TikTok par 1,3 million d’abonnés, plus que toute autre personnalité politique britannique.