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Trump accueillera le sommet du G20 dans son golf de Miami

Donald Trump, largement sourd aux accusations de conflits d’intérêts depuis son retour au pouvoir, organisera le sommet des dirigeants du G20 en décembre 2026 dans un complexe de golf que possède sa famille.”Nous ne gagnerons pas du tout d’argent avec ça”, a assuré le président américain vendredi en faisant valoir que le site retenu, le “Trump National Doral Miami” en Floride, était “le meilleur endroit”.Il a confirmé par ailleurs qu’il ne se rendrait pas au rassemblement des dirigeants du G20, cette année en novembre en Afrique du Sud, et que les Etats-Unis y seraient représentés par le vice-président JD Vance.Pendant son premier mandat (2017-2021), il avait voulu accueillir un sommet du G7 à Doral mais avait reculé face à une vague d’accusations de corruption.Cette fois-ci, “ce sera vraiment magnifique”, a assuré le milliardaire de 79 ans pendant un échange avec la presse dans le Bureau ovale, faisant valoir que la propriété était proche de l’aéroport et assurant que “chaque pays aurait son propre bâtiment”.Donald Trump a aussi dit qu’il “aimerait” que le président russe Vladimir Poutine et le président chinois Xi Jinping participent à ce rassemblement l’an prochain.- Afrique du Sud -La présidence tournante du G20, qui rassemble les plus puissantes économies mondiales, est assurée cette année par l’Afrique du Sud.Donald Trump avait déclaré fin juillet qu’il ne se rendrait “probablement pas” au rassemblement de chefs d’Etat et de gouvernement prévu en novembre dans le pays, qu’il accuse de persécuter les personnes blanches.Il a confirmé cette décision vendredi.”JD (Vance) ira”, a déclaré le président américain, “je n’irai pas.”Donald Trump est accusé par l’opposition démocrate de profiter de son retour au pouvoir pour promouvoir les intérêts économiques de sa famille dans divers secteurs, en particulier l’immobilier et les cryptomonnaies.Formellement, le président américain n’est plus impliqué dans les affaires familiales, désormais gérées principalement par ses fils.Mais l’ancien promoteur immobilier, qui mène ce second mandat de manière complètement désinhibée, brouille régulièrement la ligne entre intérêts privés et domaine de l’Etat, au grand dam des associations anti-corruption.Il y a quelques semaines, il a profité d’un séjour en Ecosse pour inaugurer un nouveau cours de golf dans un complexe portant son nom.- Intérêts privés -Le président américain s’est associé à plusieurs projets dans les cryptomonnaies, ce qui lui a permis de gonfler sa fortune personnelle, pendant que son gouvernement encourage activement ce secteur.Par ailleurs, Donald Trump et Steve Witkoff, son émissaire spécial en Russie et au Moyen-Orient, sont associés via leurs familles dans une société de cryptomonnaies, World Liberty Financial.Cette entreprise, qui présente le président comme “cofondateur émérite” sur son site web, a été très critiquée pour une récente transaction lucrative avec une société d’Abou Dhabi.Donald Trump, quand il s’est rendu à Abou Dhabi au printemps dans le cadre d’une grande tournée du Golfe, avait accédé à une demande des autorités émiraties: pouvoir acheter des composants électroniques américains de pointe.Lors du même voyage, il avait accepté un Boeing offert par le Qatar, balayant les protestations des démocrates.Pendant son premier mandat, la Trump Organization, la holding familiale, s’était imposé un moratoire sur les investissements avec des partenaires privés étrangers. Rien de tel cette fois.Dans une longue enquête publiée en août, le magazine The New Yorker a tenté d’additionner les gains réalisés par la famille Trump dans ses diverses activités depuis le début du second mandat. L’hebdomadaire est arrivé à un total d’un peu plus de 3 milliards de dollars.

Mondial-2026: la France réussit son entrée contre l’Ukraine

L’équipe de France a réussi des débuts emballants dans les qualifications au Mondial 2026 en battant à l’extérieur l’Ukraine (2-0), son plus coriace adversaire, mais a perdu Ousmane Dembélé sorti sur blessure, vendredi à Wroclaw (Pologne).Mission accomplie. Les hommes de Didier Deschamps, qui mène sa toute dernière campagne à la tête des Bleus, ne sont pas tombés dans le piège de ce match de rentrée, où les états de forme sont disparates.Les Bleus, en blanc pour l’occasion, n’ont quasiment jamais laissé respirer les Ukrainiens, dominés dans tous les secteurs du jeu.Ils recevront mardi au Parc des Princes l’autre leader du groupe D, l’Islande, qui a surclassé l’Azerbaïdjan (5-0), pour poser une deuxième dalle de leur chemin vers le Mondial aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique.Cet excellent départ porte la signature de Michael Olise (10e) et Kylian Mbappé (82e), les buteurs.Dans leur sillage, le 4-2-3-1 a donné le tournis aux partenaires du défenseur parisien Illia Zabarnyi, mis au supplice par les attaquants français.La défense, le point faible de ce système généreux offensivement, s’est montrée rassurante. Ce secteur avait volé en éclats contre l’Espagne (défaite 5-4) en demi-finale de la Ligue des nations en juin.- Olise s’affirme -Mais le pressing haut et le retour du patron, Dayot Upamecano, ont fait du bien, à l’image des nombreux duels remportés par le Munichois sur la pointe ukrainienne Artem Dovbyk, en costaud.Son partenaire au Bayern Michael Olise a facilité le début de match des Français en marquant assez tôt, bien servi par Bradley Barcola qui avait pris son temps pour choisir où centrer.Le nouveau meneur de jeu des Bleus, auteur de son troisième but en 9 sélections, était à l’origine de l’action, il avait lui-même lancé son ailier gauche. Un an après des débuts ratés contre l’Italie, une défaite 3-1 au Parc des Princes, le Munichois s’affirme de plus en plus dans ce schéma en 4-2-3-1 où il bénéficie d’une grande liberté de mouvement en phase offensive.Olise aurait même pu doubler la mise un peu plus tard sans une belle parade d’Anatoliy Trubin (18).A droite, Désiré Doué, moins inspiré qu’en finale de Ligue des champions, où il avait signé un doublé et une passe décisive, n’a pas fait oublier son partenaire du Paris Saint-Germain Ousmane Dembélé.- But du K.-O. pour Mbappé -Le favori du Ballon d’or est entré à la pause en remplacement de Doué (46e), qui a reçu un coup au mollet droit.Mais “Dembouz” à son tour a dû céder sa place à Hugo Ekitike (80), pour sa première sélection. Ménagé pour une gêne à la cuisse gauche, le Parisien est sorti en se tenant l’arrière de la cuisse droite. La très longue saison du PSG, jusqu’à la finale du Mondial des clubs le 13 juillet, laisse des traces.Dembélé n’a “pas ressenti de truc violent”, a rassuré Didier Deschamps. “Il était dans de bonnes dispositions, il n’y avait pas la moindre appréhension à le faire jouer”, a ajouté le sélectionneur.Si le côté droit a souffert, les trois autres attaquants ont brillé.En pointe, Kylian Mbappé a gâché quelques cartouches, envoyant dans les nuages une bonne passe de Manu Koné – encore excellent – ou en tergiversant devant le but avant de voir sa frappe déviée (41).Mais le capitaine a signé tout en vitesse le but du KO, bien lancé par Aurélien Tchouameni, pour son 51e but, comme Thierry Henry, en 91 sélections. Avec la blessure de Dembélé, ce léger déchet offensif reste la seule note négative de ce début de qualifications. La France n’a été vraiment mise en danger par les joueurs de Serhiy Rebrov qu’une minute, bouillante, entre la 65e et la 66e.Ibrahima Konaté a sauvé sur la ligne un ballon de Dovbyk (65e), puis Mike Maignan a boxé un coup franc et vu le poteau repousser la reprise de l’attaquant de l’AS Rome (66e).Au passage, le défenseur de Liverpool s’est montré bien plus sûr que lors de ses dernières sorties.Et Lucas Digne, solide malgré quelques erreurs de placement, prend de l’avance dans son duel avec Théo Hernandez pour le poste de latéral gauche. La France est bien lancée.

Trump jure de “descendre” les avions vénézuéliens menaçant l’armée américaine dans les Caraïbes

Donald Trump a promis vendredi de “descendre” les avions militaires vénézuéliens qui menaceraient les forces américaines, au moment où ces deux pays, depuis longtemps à couteaux tirés, montrent les muscles dans les Caraïbes.Si des avions militaires vénézuéliens mettent l’armée américaine “dans une position dangereuse, ils seront descendus”, a lancé le président américain devant des journalistes …

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Trump jure de “descendre” les avions vénézuéliens menaçant l’armée américaine dans les Caraïbes

Donald Trump a promis vendredi de “descendre” les avions militaires vénézuéliens qui menaceraient les forces américaines, au moment où ces deux pays, depuis longtemps à couteaux tirés, montrent les muscles dans les Caraïbes.Si des avions militaires vénézuéliens mettent l’armée américaine “dans une position dangereuse, ils seront descendus”, a lancé le président américain devant des journalistes à la Maison Blanche.Le ministère américain de la Défense, que Donald Trump a rebaptisé vendredi en “ministère de la Guerre”, avait dénoncé la veille le survol d’un de ses navires de guerre par des avions militaires vénézuéliens dans les eaux internationales. Le Pentagone a parlé d’un “geste hautement provocateur” et mis en garde Caracas contre toute escalade.La menace de Donald Trump survient le jour où les Etats-Unis ont annoncé renforcer leur présence militaire dans les Caraïbes pour lutter contre les cartels de la drogue, avec l’envoi à Porto Rico de dix avions de combat furtifs F-35.Selon des sources américaines, les F-35 doivent rejoindre un aérodrome sur cette île des Caraïbes, territoire de trois millions d’habitants rattaché aux Etats-Unis.- “Narcoterroristes” -Ce déploiement s’ajoute à celui, récent, de bâtiments de guerre américains dans la mer des Caraïbes, alors que Donald Trump accuse son homologue vénézuélien, le dirigeant de gauche Nicolas Maduro, d’être à la tête d’un réseau de trafic de drogue. Nicolas Maduro nie de son côté tout lien avec le narcotrafic, bien que deux neveux de son épouse aient été condamnés à New York pour trafic de cocaïne.Sept bâtiments américains présents dans les Caraïbes et un autre dans l’est du Pacifique participent actuellement à la lutte contre le narcotrafic en Amérique latine, selon une responsable du ministère de la Défense qui a requis l’anonymat.Cette semaine, Donald Trump a annoncé que les Etats-Unis avaient frappé un “bateau transportant de la drogue”, tuant 11 “narcoterroristes”. Il les a présentés comme des membres du Tren de Aragua, un cartel vénézuélien implanté dans plusieurs pays et classé comme organisation terroriste par Donald Trump.Mais pour Nicolas Maduro, la présence de navires militaires américains dans les Caraïbes “vise le Venezuela” et représente une “menace”.Le président vénézuélien a même évoqué le risque d’un débarquement américain et d’un objectif de “changement de régime”, bien que les Etats-Unis n’aient jamais menacé ouvertement d’envahir son pays.- “Lutte armée” -Pour Nicolas Maduro, le Venezuela est prêt à la “lutte armée pour la défense du territoire national”.Ce dernier, en fonction depuis 12 ans après une réélection en 2024 marquée par des soupçons de fraude massive, est considéré par le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio comme un “fugitif recherché par la justice” aux Etats-Unis, qui ont d’ailleurs mis sa tête à prix.Le proche conseiller de Donald Trump Stephen Miller a, lui, déclaré vendredi que le Venezuela n’était pas dirigé par un gouvernement mais par une “structure de narcotrafic”, avec Maduro en “chef de cartel”.Les Etats-Unis ont clairement opté pour la manière forte dans leur lutte contre le narcotrafic venant d’Amérique latine, choisissant de militariser leurs opérations: un vrai changement de doctrine.Selon Gustavo Flores-Macias, professeur à l’Université du Maryland, le fait de recourir à une frappe militaire au lieu d’une traditionnelle opération de police n’a pas seulement pour objectif de “décourager les trafiquants de drogue” mais constitue aussi “une démonstration de force pour montrer au gouvernement de Nicolas Maduro que les Etats-Unis n’écartent pas une action militaire au Venezuela”.

USA : près de 500 personnes, en majorité des Sud-Coréens, arrêtées dans une usine Hyundai-LG

Près de 500 personnes, dont une majorité de Sud-Coréens, ont été arrêtées par la police de l’immigration dans une usine de fabrication de batteries des groupes sud-coréens Hyundai et LG dans l’Etat de Géorgie (sud-est), soupçonnées de travailler illégalement aux Etats-Unis.Le raid, mené jeudi, résulte d’une “enquête pénale liée à des accusations de pratiques d’embauche …

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USA : près de 500 personnes, en majorité des Sud-Coréens, arrêtées dans une usine Hyundai-LG

Près de 500 personnes, dont une majorité de Sud-Coréens, ont été arrêtées par la police de l’immigration dans une usine de fabrication de batteries des groupes sud-coréens Hyundai et LG dans l’Etat de Géorgie (sud-est), soupçonnées de travailler illégalement aux Etats-Unis.Le raid, mené jeudi, résulte d’une “enquête pénale liée à des accusations de pratiques d’embauche illégales et à de graves infractions fédérales”, a expliqué vendredi Steven Schrank, un agent du service d’enquêtes du ministère américain de l’Intérieur, au cours d’une conférence de presse. Il s’agit de “la plus importante opération des forces de l’ordre sur un même site de toute l’histoire du service des +Homeland Security Investigations+ (+Enquêtes sur la sécurité intérieure+)”, a-t-il affirmé, s’exprimant d’Atlanta, dans l’Etat de Géorgie.Les 475 personnes arrêtées dans cette usine, située dans la ville d’Ellabell, se “trouvaient aux Etats-Unis de manière illégale” et “travaillaient illégalement”, a affirmé M. Schrank, soulignant que la “majorité” d’entre elles étaient de nationalité sud-coréenne.Le président américain Donald Trump, interrogé par la presse vendredi après-midi dans le Bureau ovale, a déclaré: “Je dirai qu’il s’agissait d’étrangers en situation d’illégalité, et que (la police de l’immigration) faisait simplement son travail”.Sollicité par l’AFP aux Etats-Unis, le constructeur automobile a répondu être “au courant du récent incident” dans cette usine, “surveiller étroitement la situation et s’employer à comprendre les circonstances spécifiques” de cette affaire.”A ce stade, nous comprenons qu’aucune des personnes détenues n’était directement employée par le groupe Hyundai”, a-t-il poursuivi, assurant donner “priorité à la sécurité et au bien-être de quiconque travaille sur ce site et au respect de toutes les législations et réglementations”.De son côté, LG Energy Solution a affirmé suivre “de près la situation et recueillir toutes les informations pertinentes”.”Notre priorité absolue est toujours d’assurer la sécurité et le bien-être de nos employés et de nos partenaires. Nous coopérerons pleinement avec les autorités compétentes”, a ajouté cette entreprise.La Corée du Sud, la quatrième économie d’Asie, est un important constructeur automobile et producteur de matériel électronique avec de nombreuses usines aux Etats-Unis.- Mission diplomatique -Une source proche du dossier avait annoncé quelques heures plus tôt, de Séoul, qu'”environ 300 Sud-Coréens” avaient été arrêtés pendant une opération du Service de l’immigration et des douanes américain (ICE) sur un site commun à Hyundai et LG en Géorgie.De son côté, l’agence de presse sud-coréenne Yonhap avait écrit que l’ICE avait interpellé jusqu’à 450 personnes au total.Le ministère sud-coréen des Affaires étrangères avait également fait d’état d’une descente de police sur le “site d’une usine de batteries d’une entreprise (sud-coréenne) en Géorgie”.”Plusieurs ressortissants coréens ont été placés en détention”, avait simplement ajouté Lee Jae-woong, le porte-parole du ministère.Séoul a envoyé du personnel diplomatique sur place, avec notamment pour mission de créer un groupe de travail afin de faire face à la situation.Les autorités sud-coréennes ont également fait part à l’ambassade des Etats-Unis à Séoul “de (leur) inquiétude et de (leurs) regrets” concernant cette affaire.En juillet, la Corée du Sud s’était engagée à investir 350 milliards de dollars sur le territoire américain à la suite des menaces sur les droits de douane de Donald Trump.Celui-ci a été élu pour un second mandat en novembre 2024, en particulier sur la promesse de mettre en oeuvre le plus important programme d’expulsion d’immigrés de l’histoire de son pays.Depuis, son gouvernement cible avec la plus grande fermeté les quelque onze millions de migrants sans papiers présents aux Etats-Unis. Au prix, selon des ONG, des membres de la société civile et jusqu’aux Nations unies, de fréquentes violations des droits humains.D’Atlanta, le Bureau de l’alcool, du tabac, des armes à feu et des explosifs (ATF) a expliqué sur X avoir participé à l’arrestation d’environ 450 “étrangers en situation irrégulière” au cours d’une opération dans une usine de batteries, une coentreprise entre Hyundai et LG.Selon son site internet, Hyundai a investi 20,5 milliards de dollars depuis son entrée sur le marché américain en 1986 et compte y investir 21 milliards supplémentaires entre 2025 et 2028.L’usine d’Ellabell a été officiellement inaugurée en mars, avec l’objectif de produire jusqu’à 500.000 véhicules électriques et hybrides par an des marques Hyundai, Kia et Genesis. Elle devrait employer 8.500 personnes d’ici à 2031.

700 jours de guerre, Israël frappe une tour à Gaza-ville, le Hamas diffuse une vidéo d’otages

L’armée israélienne a frappé vendredi une tour d’immeuble dans la ville de Gaza, qu’Israël menace d’une offensive militaire majeure, au 700e jour de la guerre entre Israël et avec le mouvement islamiste Hamas.A Tel-Aviv, des proches d’otages enlevés lors de l’attaque sans précédent du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023 ont lâché …

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L’UE sanctionne Google d’une amende de près de 3 milliards d’euros malgré les menaces de Trump

Faisant fi des ultimatums de Donald Trump, la Commission européenne a finalement infligé vendredi une amende de 2,95 milliards d’euros à Google, suscitant la réaction furieuse immédiate du président américain qui a promis des représailles. L’exécutif européen a sanctionné le géant américain de la tech pour avoir abusé de sa position dominante dans le secteur de la publicité en ligne (ou Adtech), sans pour autant exiger une scission des activités du groupe dans ce domaine.Cette scission avait en revanche été réclamée en mai par le gouvernement américain lui-même devant une cour fédérale en Virginie, qui a reconnu que Google maintenait illégalement un monopole sur la publicité numérique. La sanction de la justice américaine est encore en cours d’examen, avec des audience prévues fin septembre.La sanction européenne, que Google a aussitôt annoncé vouloir contester, avait été retardée en début de semaine, sur fond de tensions entre l’Union européenne (UE) et les Etats-Unis, comme l’avait confirmé mercredi à l’AFP une source au sein de la Commission.”L’Europe a +attaqué+ aujourd’hui une autre grande entreprise américaine, Google”, a protesté dès vendredi Donald Trump, sur son réseau Truth Social, en menaçant de riposter avec des sanctions commerciales.Le président américain assure dans le même message que si l’UE ne revient pas sur les amendes “injustes” infligées à Google, ainsi qu’à Apple, il serait “contraint” de déclencher un mécanisme de droits de douane punitifs, la “Section 301”.Le 26 août déjà, Donald Trump avait vigoureusement menacé les pays ou organisations régulant le secteur de la tech de leur imposer des droits de douane et des restrictions à l’exportation.S’il n’avait pas cité l’UE, celle-ci dispose de fait de l’arsenal juridique de régulation le plus puissant au monde, alimentant les débats en Europe sur le risque de représailles en cas de sanctions contre des sociétés américaines.L’UE avait rétorqué avoir “le droit souverain” de réglementer la tech.- “Amende injustifiée” -Dans une déclaration à l’AFP, Google a pourfendu la sanction de la Commission.”La décision de la Commission européenne à propos de nos services Adtech est mauvaise et nous en ferons appel. Elle nous impose une amende injustifiée, et des changements qui vont nuire à des milliers d’entreprises européennes en leur compliquant la tâche pour gagner de l’argent”, a déclaré Lee-Anne Mulholland, vice-présidente de Google chargée des affaires réglementaires.C’est la troisième sanction majeure prononcée cette semaine contre Google, filiale d’Alphabet.Le groupe a été condamné mercredi aux Etats-Unis à verser 425,7 millions de dollars de dommages à près de 100 millions d’utilisateurs pour atteinte à leur vie privée, selon la décision d’une cour fédérale de San Francisco.Et le même jour, il a écopé d’une amende, record en France, de 325 millions d’euros infligée par l’autorité française de contrôle du respect de la vie privée (Cnil) pour des manquements en matière de publicités et de cookies.- Une scission pas écartée -En revanche, le groupe a remporté une victoire judiciaire majeure mardi aux Etats-Unis. Un juge de Washington lui a imposé des exigences strictes sur le partage des données afin de rétablir l’équité dans la concurrence sur la recherche en ligne, mais sans l’obliger à céder son navigateur phare Chrome, comme l’exigeait le gouvernement américain.Dans le dossier Adtech, ouvert en 2021, la Commission européenne a renoncé elle aussi à imposer une scission d’activités. Mais elle n’exclut pas d’y recourir si les engagements du groupe pour remédier aux atteintes à la concurrence ne lui convenaient pas. Dans sa décision annoncée vendredi, elle a donné 60 jours à l’entreprise pour lui répondre.”Si elle ne le fait pas, nous n’hésiterons pas à imposer des mesures correctives fortes”, a lancé la commissaire à la Concurrence, Teresa Ribera.Dans un communiqué, le conseil des éditeurs européens (EPC), représentant les intérêts de plusieurs éditeurs de presse dont The Guardian, Alex Springer ou Rossel, à l’origine de l’enquête de l’UE, a estimé que seule une cession pourrait mettre fin aux entraves à la concurrence de Google.Ce n’est pas la première fois que la Commission, gendarme de la concurrence de l’UE, prononce une sanction contre le groupe de Mountain View, dans la Silicon Valley.Elle lui avait infligé une amende de 4,1 milliards d’euros en 2018 pour abus de position dominante du système d’exploitation Android, et une autre de 2,4 milliards d’euros en 2017 pour pratiques anticoncurrentielles sur les comparateurs de prix.

Onze étrangers et cinq Portugais tués dans l’accident de funiculaire à Lisbonne

Onze étrangers figurent parmi les 16 morts recensés après l’impressionnant déraillement d’un funiculaire à Lisbonne, selon le dernier bilan présenté vendredi par les autorités portugaises, qui ont reporté à samedi la publication de premiers éléments de l’enquête sur les causes de l’accident.La catastrophe, survenue mercredi en fin d’après-midi dans un quartier très touristique du centre …

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