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La flottille pour Gaza affirme qu’un autre de ses bateaux a été touché et soupçonne un drone

La flottille pour Gaza a affirmé qu’un autre de ses bateaux avait été touché dans la nuit de mardi à mercredi près de Tunis et dit soupçonner un drone, 24 heures après un incident similaire.”Un autre bateau a été touché dans une attaque présumée de drone”, a affirmé la “Global Sumud Flotilla” dans un communiqué.Cette annonce intervient à la veille du départ prévu de la flottille en direction du territoire palestinien assiégé par Israël.L'”Alma”, qui bat pavillon britannique, a été frappé selon la flottille dans les eaux tunisiennes, au large de Sidi Bou Saïd dans la banlieue nord de Tunis. Dans une vidéo publiée par la rapporteure des Nations unies pour les territoires palestiniens, Francesca Albanese, on peut voir une boule de feu s’abattre sur le pont d’un bateau.”Des preuves vidéo suggèrent qu’un drone – sans lumière, afin de ne pas être vu – a largué un engin qui a mis le feu au pont du bateau Alma”, a-t-elle écrit.”Des experts suggèrent qu’il s’agissait d’une grenade incendiaire enveloppée dans des matériaux plastiques imbibés de carburant, qui aurait pu être enflammée avant d’atterrir sur le navire”, a-t-elle ajouté.Le bateau “a subi des dommages causés par un incendie sur son pont supérieur. Le feu a depuis été éteint, et tous les passagers ainsi que l’équipage sont sains et saufs”, a dit la flottille dans son communiqué.Sollicitée par l’AFP, la Garde nationale tunisienne n’était pas joignable.Des journalistes de l’AFP sur place ont pu voir un bateau au loin entouré d’embarcations avec des gyrophares des forces de l’ordre tunisiennes.Des sirènes étaient audibles et des dizaines de militants ont brièvement manifesté sur la plage de Sidi Bou Saïd pour protester contre l’attaque présumée.- “Détermination” -“Deuxième nuit, deuxième attaque de drone”, a dit à l’AFP Melanie Schweizer, l’une des coordinatrices de la flottille.”Ces attaques répétées interviennent dans un contexte d’agression israélienne intensifiée contre les Palestiniens à Gaza, et constituent une tentative orchestrée pour distraire et faire dérailler notre mission”, a dénoncé la flottille dans son communiqué.L’AFP avait sollicité l’armée israélienne pour un commentaire après la première annonce dans la nuit de lundi à mardi, sans réponse dans l’immédiat.Des militants ont dit qu’ils ne se laisseraient pas intimider.”Absolument aucun changement dans notre détermination. Nous partirons quand même demain”, a dit le Palestinien Saif Abukeshek.La veille, c’est le “Family” qui avait été touché, avaient annoncé les organisateurs, vidéos à l’appui.La Garde nationale tunisienne, l’équivalent de la gendarmerie, avait démenti toute frappe de drone, assurant que selon ses premières constatations, “aucun” engin n’avait été détecté. La bande de Gaza est le théâtre d’une guerre dévastatrice, déclenchée par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023.Les Nations unies ont déclaré en août l’état de famine à Gaza, avertissant que 500.000 personnes se trouvent en situation “catastrophique”.Des navires de la Global Sumud Flotilla (“sumud” signifie “résilience” en arabe) sont arrivés ces derniers jours en Tunisie d’où ils doivent partir cette semaine pour Gaza. Ils avaient initialement prévu d’atteindre le territoire palestinien à la mi-septembre afin d’y acheminer de l’aide humanitaire et “briser le blocus israélien”, après deux tentatives bloquées par Israël en juin et juillet.  

La flottille pour Gaza affirme qu’un autre de ses bateaux a été touché et soupçonne un drone

La flottille pour Gaza a affirmé qu’un autre de ses bateaux avait été touché dans la nuit de mardi à mercredi près de Tunis et dit soupçonner un drone, 24 heures après un incident similaire.”Un autre bateau a été touché dans une attaque présumée de drone”, a affirmé la “Global Sumud Flotilla” dans un communiqué.Cette …

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La flottille pour Gaza affirme qu’un autre de ses bateaux a été touché et soupçonne un drone

La flottille pour Gaza a affirmé qu’un autre de ses bateaux avait été touché dans la nuit de mardi à mercredi près de Tunis et dit soupçonner un drone, 24 heures après un incident similaire.”Un autre bateau a été touché dans une attaque présumée de drone”, a affirmé la “Global Sumud Flotilla” dans un communiqué.Cette annonce intervient à la veille du départ prévu de la flottille en direction du territoire palestinien assiégé par Israël.L'”Alma”, qui bat pavillon britannique, a été frappé selon la flottille dans les eaux tunisiennes, au large de Sidi Bou Saïd dans la banlieue nord de Tunis. Dans une vidéo publiée par la rapporteure des Nations unies pour les territoires palestiniens, Francesca Albanese, on peut voir une boule de feu s’abattre sur le pont d’un bateau.”Des preuves vidéo suggèrent qu’un drone – sans lumière, afin de ne pas être vu – a largué un engin qui a mis le feu au pont du bateau Alma”, a-t-elle écrit.”Des experts suggèrent qu’il s’agissait d’une grenade incendiaire enveloppée dans des matériaux plastiques imbibés de carburant, qui aurait pu être enflammée avant d’atterrir sur le navire”, a-t-elle ajouté.Le bateau “a subi des dommages causés par un incendie sur son pont supérieur. Le feu a depuis été éteint, et tous les passagers ainsi que l’équipage sont sains et saufs”, a dit la flottille dans son communiqué.Sollicitée par l’AFP, la Garde nationale tunisienne n’était pas joignable.Des journalistes de l’AFP sur place ont pu voir un bateau au loin entouré d’embarcations avec des gyrophares des forces de l’ordre tunisiennes.Des sirènes étaient audibles et des dizaines de militants ont brièvement manifesté sur la plage de Sidi Bou Saïd pour protester contre l’attaque présumée.- “Détermination” -“Deuxième nuit, deuxième attaque de drone”, a dit à l’AFP Melanie Schweizer, l’une des coordinatrices de la flottille.”Ces attaques répétées interviennent dans un contexte d’agression israélienne intensifiée contre les Palestiniens à Gaza, et constituent une tentative orchestrée pour distraire et faire dérailler notre mission”, a dénoncé la flottille dans son communiqué.L’AFP avait sollicité l’armée israélienne pour un commentaire après la première annonce dans la nuit de lundi à mardi, sans réponse dans l’immédiat.Des militants ont dit qu’ils ne se laisseraient pas intimider.”Absolument aucun changement dans notre détermination. Nous partirons quand même demain”, a dit le Palestinien Saif Abukeshek.La veille, c’est le “Family” qui avait été touché, avaient annoncé les organisateurs, vidéos à l’appui.La Garde nationale tunisienne, l’équivalent de la gendarmerie, avait démenti toute frappe de drone, assurant que selon ses premières constatations, “aucun” engin n’avait été détecté. La bande de Gaza est le théâtre d’une guerre dévastatrice, déclenchée par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023.Les Nations unies ont déclaré en août l’état de famine à Gaza, avertissant que 500.000 personnes se trouvent en situation “catastrophique”.Des navires de la Global Sumud Flotilla (“sumud” signifie “résilience” en arabe) sont arrivés ces derniers jours en Tunisie d’où ils doivent partir cette semaine pour Gaza. Ils avaient initialement prévu d’atteindre le territoire palestinien à la mi-septembre afin d’y acheminer de l’aide humanitaire et “briser le blocus israélien”, après deux tentatives bloquées par Israël en juin et juillet.  

Israël cible le Hamas au Qatar, les Etats-Unis critiquent l’attaque

Israël a annoncé avoir ciblé mardi des responsables du Hamas dans des frappes à Doha, mais le mouvement islamiste palestinien a assuré que ses négociateurs visés avaient survécu tout en faisant état de six morts dans l’attaque, la première du genre au Qatar.Washington, alliée du Qatar et d’Israël, a critiqué les frappes israéliennes, le président Trump exprimant sa contrariété.”Je ne suis pas ravi”, “je suis très mécontent”, a déclaré le président américain, interrogé sur les frappes à Doha par des journalistes mardi soir.Il a affirmé qu’Israël n’avait pas prévenu les Etats-Unis à l’avance, même si son administration a été avertie “par l’armée américaine”, selon la Maison Blanche.Les frappes au Qatar ont rendu le président Donald Trump “très mal à l’aise” même si “éliminer le Hamas” est “un but louable”, avait indiqué plus tôt la Maison Blanche.Le Qatar, pays médiateur dans les négociations en vue d’une trêve à Gaza, a démenti avoir été prévenu à l’avance par les Etats-Unis. L’émirat “se réserve le droit de riposter à cette attaque flagrante”, a déclaré son premier ministre, Cheikh Mohammed ben Abdulrahmane Al Thani. “Nous pensons qu’aujourd’hui nous sommes arrivés à un moment charnière. Il doit y avoir une réponse de toute la région”, a ajouté le dirigeant, assurant toutefois que son pays continuerait de jouer le rôle de médiateur dans la guerre à Gaza. Le pays du Golfe, qui abrite la plus grande base américaine de la région, accueille le bureau politique du Hamas depuis 2012, avec la bénédiction des Etats-Unis. Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunira mercredi en urgence sur ces frappes israéliennes au Qatar, ont indiqué mardi des sources diplomatiques à l’AFP.Depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza, déclenchée par une attaque sans précédent du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, Israël a tué plusieurs chefs et hauts responsables du mouvement dans le territoire palestinien, en Iran et au Liban. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré avoir ordonné les frappes après un attentat, revendiqué par le Hamas, qui a fait six morts lundi à Jérusalem-Est.M. Netanyahu “a donné instruction à toutes les agences de sécurité de se préparer à la possibilité de cibler les dirigeants du Hamas. Aujourd’hui, en raison d’une opportunité opérationnelle (…) lui et le ministre de la Défense (Israël Katz) ont décidé de mettre en oeuvre la directive”, indique un communiqué.”L’armée et le service de sécurité intérieure (Shin Bet) ont mené une frappe ciblée contre les membres de la direction de l’organisation terroriste Hamas”, selon un communiqué militaire.- Six morts dans l’attaque -Un responsable du Hamas ayant requis l’anonymat a affirmé que l’attaque avait “ciblé une réunion des négociateurs du Hamas à Doha, où ils discutaient de la proposition du président Trump pour un cessez-le-feu à Gaza”.Le mouvement palestinien a affirmé que “l’ennemi n’avait pas réussi à assassiner les membres de la délégation en charge des négociations” mais a fait état de six morts: le fils du négociateur en chef du Hamas Khalil al-Hayya, le chef de son bureau et trois gardes du corps, ainsi qu’un policier qatari.”Le fait de prendre pour cible les négociateurs au moment même où ils discutent de la dernière proposition de Trump, confirme que Netanyahu et son gouvernement ne souhaitent parvenir à aucun accord et cherchent délibérément à faire échouer les efforts internationaux, sans se soucier de la vie de leurs prisonniers” (les otages israéliens, ndlr), a affirmé le Hamas.Il a réitéré ses exigences en vue d’un cessez-le-feu: “L’arrêt immédiat des agressions contre notre peuple, le retrait complet de l’armée d’occupation (israélienne) de la bande de Gaza, un véritable échange de prisonniers (otages contre prisonniers palestiniens)” et l’augmentation de l’aide humanitaire.Des demandes rejetées par Israël qui veut détruire le Hamas, le chasser de Gaza et prendre le contrôle sécuritaire de l’ensemble du territoire palestinien.- “Inquiétude” pour les otages -Après les frappes, M. Netanyahu a affirmé: “Israël a accepté les principes, la proposition avancée par le président Trump pour mettre fin à la guerre, à commencer par la libération immédiate de tous nos otages. Si la proposition est acceptée (par le Hamas), la guerre peut prendre fin immédiatement”.Donald Trump a écrit sur son réseau social que la décision de lancer une attaque au Qatar “a été prise par le Premier ministre (israélien Benjamin) Netanyahu, pas par (lui)”, la qualifiant d'”incident regrettable”.Il avait indiqué dimanche avoir adressé un “dernier avertissement” au Hamas pour un retour des otages.Le Forum des familles d’otages a dit son “inquiétude” pour les captifs retenus à Gaza après les frappes à Doha.Plusieurs pays arabes, la Turquie, et la France ont condamné les frappes israéliennes à Doha.D’après l’armée, 47 captifs restent retenus à Gaza dont 25 présumés morts, sur un total de 251 personnes enlevées durant l’attaque du 7-Octobre. En riposte à cette attaque, le gouvernement Netanyahu a juré de détruire le Hamas, et son armée a lancé une offensive d’envergure qui a dévasté la bande de Gaza, fait des dizaines de milliers de morts et provoqué un désastre humanitaire.

Israël cible le Hamas au Qatar, les Etats-Unis critiquent l’attaque

Israël a annoncé avoir ciblé mardi des responsables du Hamas dans des frappes à Doha, mais le mouvement islamiste palestinien a assuré que ses négociateurs visés avaient survécu tout en faisant état de six morts dans l’attaque, la première du genre au Qatar.Washington, alliée du Qatar et d’Israël, a critiqué les frappes israéliennes, le président Trump exprimant sa contrariété.”Je ne suis pas ravi”, “je suis très mécontent”, a déclaré le président américain, interrogé sur les frappes à Doha par des journalistes mardi soir.Il a affirmé qu’Israël n’avait pas prévenu les Etats-Unis à l’avance, même si son administration a été avertie “par l’armée américaine”, selon la Maison Blanche.Les frappes au Qatar ont rendu le président Donald Trump “très mal à l’aise” même si “éliminer le Hamas” est “un but louable”, avait indiqué plus tôt la Maison Blanche.Le Qatar, pays médiateur dans les négociations en vue d’une trêve à Gaza, a démenti avoir été prévenu à l’avance par les Etats-Unis. L’émirat “se réserve le droit de riposter à cette attaque flagrante”, a déclaré son premier ministre, Cheikh Mohammed ben Abdulrahmane Al Thani. “Nous pensons qu’aujourd’hui nous sommes arrivés à un moment charnière. Il doit y avoir une réponse de toute la région”, a ajouté le dirigeant, assurant toutefois que son pays continuerait de jouer le rôle de médiateur dans la guerre à Gaza. Le pays du Golfe, qui abrite la plus grande base américaine de la région, accueille le bureau politique du Hamas depuis 2012, avec la bénédiction des Etats-Unis. Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunira mercredi en urgence sur ces frappes israéliennes au Qatar, ont indiqué mardi des sources diplomatiques à l’AFP.Depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza, déclenchée par une attaque sans précédent du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, Israël a tué plusieurs chefs et hauts responsables du mouvement dans le territoire palestinien, en Iran et au Liban. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré avoir ordonné les frappes après un attentat, revendiqué par le Hamas, qui a fait six morts lundi à Jérusalem-Est.M. Netanyahu “a donné instruction à toutes les agences de sécurité de se préparer à la possibilité de cibler les dirigeants du Hamas. Aujourd’hui, en raison d’une opportunité opérationnelle (…) lui et le ministre de la Défense (Israël Katz) ont décidé de mettre en oeuvre la directive”, indique un communiqué.”L’armée et le service de sécurité intérieure (Shin Bet) ont mené une frappe ciblée contre les membres de la direction de l’organisation terroriste Hamas”, selon un communiqué militaire.- Six morts dans l’attaque -Un responsable du Hamas ayant requis l’anonymat a affirmé que l’attaque avait “ciblé une réunion des négociateurs du Hamas à Doha, où ils discutaient de la proposition du président Trump pour un cessez-le-feu à Gaza”.Le mouvement palestinien a affirmé que “l’ennemi n’avait pas réussi à assassiner les membres de la délégation en charge des négociations” mais a fait état de six morts: le fils du négociateur en chef du Hamas Khalil al-Hayya, le chef de son bureau et trois gardes du corps, ainsi qu’un policier qatari.”Le fait de prendre pour cible les négociateurs au moment même où ils discutent de la dernière proposition de Trump, confirme que Netanyahu et son gouvernement ne souhaitent parvenir à aucun accord et cherchent délibérément à faire échouer les efforts internationaux, sans se soucier de la vie de leurs prisonniers” (les otages israéliens, ndlr), a affirmé le Hamas.Il a réitéré ses exigences en vue d’un cessez-le-feu: “L’arrêt immédiat des agressions contre notre peuple, le retrait complet de l’armée d’occupation (israélienne) de la bande de Gaza, un véritable échange de prisonniers (otages contre prisonniers palestiniens)” et l’augmentation de l’aide humanitaire.Des demandes rejetées par Israël qui veut détruire le Hamas, le chasser de Gaza et prendre le contrôle sécuritaire de l’ensemble du territoire palestinien.- “Inquiétude” pour les otages -Après les frappes, M. Netanyahu a affirmé: “Israël a accepté les principes, la proposition avancée par le président Trump pour mettre fin à la guerre, à commencer par la libération immédiate de tous nos otages. Si la proposition est acceptée (par le Hamas), la guerre peut prendre fin immédiatement”.Donald Trump a écrit sur son réseau social que la décision de lancer une attaque au Qatar “a été prise par le Premier ministre (israélien Benjamin) Netanyahu, pas par (lui)”, la qualifiant d'”incident regrettable”.Il avait indiqué dimanche avoir adressé un “dernier avertissement” au Hamas pour un retour des otages.Le Forum des familles d’otages a dit son “inquiétude” pour les captifs retenus à Gaza après les frappes à Doha.Plusieurs pays arabes, la Turquie, et la France ont condamné les frappes israéliennes à Doha.D’après l’armée, 47 captifs restent retenus à Gaza dont 25 présumés morts, sur un total de 251 personnes enlevées durant l’attaque du 7-Octobre. En riposte à cette attaque, le gouvernement Netanyahu a juré de détruire le Hamas, et son armée a lancé une offensive d’envergure qui a dévasté la bande de Gaza, fait des dizaines de milliers de morts et provoqué un désastre humanitaire.

Macron nomme un proche, Sébastien Lecornu, à Matignon, un pari à haut risque

Emmanuel Macron a nommé mardi le ministre des Armées Sébastien Lecornu à Matignon, charge revenant à ce fidèle issu de la droite de trouver des “accords” avec les forces politiques avant de “proposer” un gouvernement. Une mission à haut risque face à la menace permanente d’une censure.A 39 ans, l’ex-sénateur normand, de tous les gouvernements d’Emmanuel Macron depuis 2017, devient son septième Premier ministre, et le quatrième en un an. Du jamais-vu dans une Ve République longtemps réputée pour sa stabilité mais entrée dans une crise sans précédent depuis la dissolution de l’Assemblée en juin 2024.Le président de la République, qui a reçu son nouveau chef de gouvernement mardi soir, l’a “chargé de consulter les forces politiques représentées au Parlement en vue d’adopter un budget pour la Nation et bâtir les accords indispensables aux décisions des prochains mois”, a annoncé l’Elysée. Le nouveau pensionnaire de Matignon a déjà entamé ses consultations, selon un conseiller de l’exécutif. “A la suite de ces discussions, il appartiendra au nouveau Premier ministre de proposer un gouvernement”, a ajouté la présidence, qui inverse donc la méthode.    Le chef de l’Etat lui a fixé comme priorités “la défense de notre indépendance et de notre puissance, le service des Français et la stabilité politique et institutionnelle pour l’unité du pays”, se disant “convaincu” qu’une entente est “possible” malgré une majorité introuvable depuis la dissolution ratée de 2024.”Nous sommes au travail, avec humilité, et nous allons tout faire pour y arriver”, a tweeté peu après Sébastien Lecornu sur X, assurant “mesurer les attentes” des Français et “les difficultés” qui l’attendent.La passation de pouvoir avec François Bayrou, qui a perdu son pari de la confiance lundi à l’Assemblée pour redresser les finances du pays, aura lieu mercredi à midi à Matignon. Elle va coïncider avec une journée de mobilisation pour bloquer le pays initiée par divers mouvements, avant une mobilisation syndicale le 18 septembre.Le chef des Républicains et ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau s’est aussitôt dit prêt à “trouver des accords” avec M. Lecornu afin de bâtir une “majorité nationale”, signifiant ainsi sa volonté de rester au gouvernement.- “Dernière cartouche”-Sébastien Lecornu “a les qualités” pour “discuter” et “trouver un accord” avec les autres partis, a jugé l’ex-Premier ministre Édouard Philippe, sur TF1.Le Rassemblement national et les Insoumis ont pour leur part dénoncé la proximité entre le président et son nouveau chef du gouvernement, promettant de continuer à manier la censure faute de changement de cap politique. “Le président tire la dernière cartouche du macronisme”, a ironisé Marine Le Pen sur X. Jean-Luc Mélenchon, dénonçant “une triste comédie de mépris du Parlement”, a de nouveau appelé au “départ de Macron”. Une “provocation” et “un non respect total des Français”, a renchéri la patronne des Ecologistes Marine Tondelier.Les socialistes, possibles interlocuteurs pour un accord de non-censure, seule voie de passage susceptible de garantir un minimum de stabilité, ont dans l’immédiat jugé que le chef de l’Etat prenait “le risque de la colère sociale” et “du blocage institutionnel”. Ils s’étaient eux-mêmes portés en vain candidats pour Matignon. Après avoir reconnu la défaite de son camp aux législatives post-dissolution, tenté une semi-cohabitation avec l’opposant Les Républicains Michel Barnier puis avec le centriste Bayrou, Emmanuel Macron s’en remet donc à un macroniste pur sucre qui a grimpé les échelons jusqu’à devenir ministre des Armées en 2022.Déjà en décembre dernier, il avait voulu le nommer à Matignon, mais son allié historique François Bayrou avait fini par s’imposer à lui.Cette fois, le président n’a pas tergiversé malgré une offre de service de la présidente de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet, cette nomination express semblant indiquer que le scénario avait été soigneusement préparé en amont.A Sébastien Lecornu de résoudre désormais le casse-tête d’une Assemblée plus fragmentée que jamais, en suivant la demande du président de “travailler avec les socialistes” pour “élargir” l’assise de la fragile coalition avec la droite.- Concessions -Pour tenir, le futur gouvernement devra quoi qu’il en soit obtenir, a minima, une non-censure du PS, indispensable pour doter la France d’un budget pour 2026, dont la préparation vient de faire tomber le gouvernement sortant qui avait présenté un effort de 44 milliards d’euros. Le calendrier budgétaire menace déjà de dérailler en raison de cet énième soubresaut de la crise politique, après le retard inédit de l’an dernier.Et l’impasse politique risque d’agiter les marchés financiers, en attendant la décision de l’agence Fitch qui pourrait dégrader vendredi la note de la dette française. Mardi, la France a emprunté à échéance dix ans aussi cher que l’Italie, longtemps classée parmi les mauvais élèves en Europe. Selon un interlocuteur régulier d’Emmanuel Macron, ce dernier pourrait cette fois accepter que le Premier ministre fasse de réelles concessions aux socialistes, par exemple sur la taxation des plus riches, jusqu’ici un tabou pour lui.Emmanuel Macron le sait: s’il n’a que des cartes imparfaites entre les mains, l’atout qu’il a abattu risque d’être le dernier avant de devoir, en cas de nouvel échec, redissoudre l’Assemblée, comme l’y invite le Rassemblement national. En cas d’impasse prolongée, la pression monterait sur une démission d’Emmanuel Macron, espérée par l’extrême droite comme par La France insoumise.

Mondial-2026: la France souffre mais s’en sort face à l’Islande

En manque d’inspiration, l’équipe de France, portée par son capitaine Kylian Mbappé, buteur et passeur, a tout de même fini par arracher un deuxième succès en autant de rencontres dans les qualifications du Mondial-2026, contre l’Islande (2-1), mardi au Parc des Princes.Ce résultat permet certes aux hommes de Didier Deschamps de basculer seuls en tête du groupe D et d’être pour le moment dans une position idéale pour l’accession directe à la Coupe du monde organisée aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada. Mais quatre jours après des débuts parfaits face à l’Ukraine (2-0), vendredi à Wroclaw (Pologne), les Bleus n’ont pas du tout affiché la même aisance à domicile, se contentant de peu avant leurs deux prochains rendez-vous, le 10 octobre contre l’Azerbaïdjan et le 13 octobre en Islande.Seule bonne nouvelle pour le sélectionneur: aucune blessure sérieuse n’est venue gâcher la soirée et alimenter la polémique après les longues indisponibilités des deux attaquants du PSG Ousmane Dembélé et Désiré Doué, durement touchés face aux Ukrainiens. Deschamps a tout de même pu constater le courroux du public de la capitale en essuyant quelques sifflets lors de l’annonce de la composition des équipes avant le coup d’envoi.Le technicien devra par ailleurs se passer des services pour le match suivant d’Aurélien Tchouaméni, coupable d’un tacle très dangereux sur Jon Dagur Thorsteinsson (68e) et exclu pour deux cartons jaunes. Pour ses retrouvailles avec l’antre du PSG, la France n’a ainsi pas vraiment captivé les spectateurs du Parc, à mille lieux de ses dernières prestations emballantes grâce à son nouveau dispositif plus offensif en 4-2-3-1.  – Mbappé le sauveur -Les hommes de Didier Deschamps se sont compliqué la tâche en offrant sur un plateau l’ouverture du score aux Islandais sur une passe en retrait totalement improbable de Michael Olise qui a permis à Andri Lucas Gudjohnsen de tromper Mike Maignan de près (22e).Si le joueur du Bayern Munich, étincelant jusque-là, a commis l’irréparable, la France doit une fière chandelle à sa superstar Mbappé, qui a d’abord égalisé sur penalty à la suite d’une faute dans la surface de réparation sur Marcus Thuram, sa 52e réalisation en 92 sélections, avant d’offrir sur un plateau le deuxième but à son ancien camarade au PSG Bradley Barcola (62e), évitant ainsi une énorme désillusion aux vice-champions du monde.Après des mois à gamberger en sélection et un Euro-2024 raté, le capitaine, déjà buteur contre l’Ukraine, a retrouvé toutes ses sensations en bleu. Outre son but et sa passe décisive, l’attaquant du Real Madrid aurait pu trouver le chemin des filets bien avant sans les parades du gardien islandais Elias Rafn olafsson (2e, 28e).Pour le reste, les Bleus n’ont pas été très inspirés avec énormément de déchet technique dans le dernier geste, à l’image de Thuram, titularisé à gauche de l’attaque. Le joueur de l’Inter Milan a gâché tout ce qu’il pouvait (15e, 19e, 33e, 59e), démontrant une nouvelle fois qu’il n’avait pas réellement les épaules pour assumer un tel rôle en équipe de France.Olise, fautif sur le but islandais, s’est lui démené pour se racheter et a même trouvé la barre transversale sur une magnifique frappe enroulée après la pause (52e).Les Bleus se sont même fait une énorme frayeur en concédant l’égalisation à la 89e minute, mais l’arbitre l’a annulée pour une faute préalable du buteur Andri Lucas Gudjohnsen sur Ibrahima Konaté. Pas de quoi fanfaronner donc pour les Français qui ont arraché les trois points nécessaires sur la route du Mondial, sans briller.

Israël cible le Hamas au Qatar, les Etats-Unis critiquent l’attaque

Israël a annoncé avoir ciblé mardi des responsables du Hamas dans des frappes à Doha, mais le mouvement islamiste palestinien a assuré que ses négociateurs visés avaient survécu tout en faisant état de six morts dans l’attaque, la première du genre au Qatar.Alliée du Qatar et d’Israël, l’administration américaine, qui a été notifiée “par l’armée …

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Apple lance ses iPhone 17 et un modèle ultrafin, sans révolution IA

Apple a présenté mardi sa nouvelle gamme d’iPhone 17 et un modèle “Air” ultrafin, sans encore annoncer d’avancées majeures pour rattraper son retard dans l’intelligence artificielle (IA), à l’heure où la guerre commerciale sino-américaine renchérit ses coûts de production.Avec ses 5,6 mm, plus fin de 0,2 mm que son concurrent Galaxy S25 Edge de Samsung, …

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Apple lance ses iPhone 17 et un modèle ultrafin, sans révolution IA

Apple a présenté mardi sa nouvelle gamme d’iPhone 17 et un modèle “Air” ultrafin, sans encore annoncer d’avancées majeures pour rattraper son retard dans l’intelligence artificielle (IA), à l’heure où la guerre commerciale sino-américaine renchérit ses coûts de production.Avec ses 5,6 mm, plus fin de 0,2 mm que son concurrent Galaxy S25 Edge de Samsung, “l’iPhone Air change complètement la donne”, a assuré le patron d’Apple, Tim Cook, dans une vidéo de présentation de plus d’une heure diffusée au siège californien de Cupertino et en ligne.Outre la finesse, des progrès sur l’autonomie, la puissance des processeurs et les objectifs photographiques sont les principaux atouts mis en avant par Apple pour l’ensemble de la nouvelle gamme 17, dont les prix s’échelonnent de 800 à 1.200 dollars aux Etats-Unis.L’iPhone Air se distingue aussi par l’abandon à l’international des cartes SIM physiques au profit de leurs versions virtuelles eSIM, déjà devenues standard depuis trois ans sur les iPhone du marché américain.Sur l’intégration de l’IA, Apple a souligné son apport pour la prise de photos ou la gestion de l’autonomie et de la puissance de sa nouvelle génération d’iPhone, moteur de ses revenus qui lui assure une position dominante dans le marché haut de gamme.”Apple esquive le coeur de la course à l’armement sur l’IA” générative “en se positionnant comme un innovateur de toujours sur l’intégration matérielle de l’IA dans les puces et les appareils”, estime Gadjo Sevilla, analyste chez Emarketer. Les smartphones rivaux, dotés du système Android de Google, ont introduit massivement l’IA générative dans l’interface avec l’utilisateur tandis qu’Apple procède à une intégration plus lente, poussant nombre de consommateurs à retarder l’achat d’un nouvel iPhone, selon plusieurs analystes.”Avec Apple, si tu es intéressé par le matériel, tu ne dois pas t’en priver pour des questions de logicielles: tu sais que tu as déjà la puce dernier cri, donc lorsque l’IA sera mûre, tu pourras en bénéficier”, a déclaré à l’AFP Carolina Milanesi, analyste chez Creative Strategies, en marge de la présentation à Cupertino.A la Bourse de New-York, le titre avait perdu 1,48% à la clôture, quelques heures après ces annonces.Il y a moins d’un an, Apple avait lancé ses fonctionnalités d’IA, “Apple Intelligence”, qui ont déçu les utilisateurs, notamment les améliorations de l’assistant vocal, Siri, jugées trop minimes.Selon certains médias, l’entreprise prévoirait d’intégrer l’IA dans la recherche en ligne en 2026, en parallèle d’une refonte de Siri, mais ces affirmations n’ont pas été confirmées. Apple travaillerait aussi sur un partenariat avec Google pour améliorer son expertise en recherche et IA, selon d’autres articles de presse.- Ultra-fin -L’évènement de mardi était aussi l’occasion de présenter la 3e génération d’AirPods Pro, les écouteurs haut de gamme de la marque, et les nouveaux modèles d’Apple Watch, tournés en priorité vers les fonctionnalités de suivi de santé.Nombre d’observateurs relève qu’Apple a décidé de miser sur la finesse plutôt que sur la taille d’écran pour se distinguer dans la compétition sur le marché haut de gamme.Un iPhone ultra-fin prépare ainsi le terrain à une éventuelle version pliable, dans les années à venir. Qui devrait toutefois affronter deux défis: une surcoût de production pour la prouesse technique et la réduction de l’espace pour la batterie.Les prix des nouveaux iPhone sont affectés par les droits de douane imposés par le président Donald Trump, qui alourdissent les coûts de production en Chine, toujours le principal centre de fabrication de la marque à la pomme.L’impact financier de cette guerre commerciale est déjà considérable: le PDG Tim Cook a dévoilé que les droits de douane ont coûté 800 millions de dollars à Apple au dernier trimestre, avec un manque à gagner estimé à 1,1 milliard de dollars pour le trimestre en cours.