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La Corée du Sud envoie un avion pour rapatrier ses ressortissants arrêtés aux Etats-Unis

Un vol charter a quitté Séoul mercredi pour les États-Unis afin de rapatrier des centaines de ses ressortissants arrêtés par la police de l’immigration américaine, a annoncé la compagnie aérienne Korean Air à l’AFP.Un Boeing 747-8I de Korean Air pouvant accueillir plus de 350 passagers a décollé “vers 10H20”, a précisé la porte-parole de la …

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Deal avec Trump: von der Leyen attendue au tournant au Parlement européen

Les eurodéputés attendent des explications de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen mercredi à Strasbourg sur l’accord commercial avec Donald Trump qui laisse nombre d’entre eux amers.Elle devrait aussi s’exprimer sur la situation géopolitique particulièrement tendue, après des opérations de la Pologne d’interception de drones “hostiles” entrés dans son espace aérien au cours d’une attaque russe contre l’Ukraine voisine.Sur l’accord commercial avec Trump, la cheffe de l’exécutif européen aura fort à faire pour rassurer les parlementaires lors de ce traditionnel “discours sur l’état de l’Union” durant lequel elle doit présenter ses grandes orientations politiques.”C’est une rentrée difficile. L’Europe est perçue comme assez faible”, convient une source au sein de la Commission. Mais “sur Trump, le juge de paix, ce n’est pas l’accord, c’est l’après. S’il ne respecte pas l’accord, il faudra être très dur”, insiste ce responsable, sous couvert d’anonymat.La fébrilité reste de mise à Strasbourg comme à Bruxelles plus d’un mois après la poignée de main entre Donald Trump et Ursula von der Leyen.D’autant que le milliardaire américain multiplie les menaces contre la législation européenne sur le numérique, dont l’amende géante infligée par la Commission européenne à Google vendredi, qu’il a fustigée.Ursula von der Leyen aura “probablement un ton plus offensif” pour “essayer de faire passer la pilule, de vendre son accord” aux eurodéputés, grince Marina Mesure, membre du groupe de la gauche radicale.- “Humiliation” -Le Parlement européen a très mal accueilli ce “deal” avec Donald Trump scellé fin juillet: 15% de taxes américaines avec des exceptions pour des produits de l’UE comme l’aéronautique, assorties de promesses de l’Europe d’acheter massivement de l’énergie américaine et de réduire des taxes sur une série de produits made in USA.”Tout le monde s’accorde sur le fait que c’est un mauvais deal” qui “traduit la faiblesse de l’Europe”, tranche la cheffe du groupe centriste Valérie Hayer. Mais Ursula von der Leyen avait un “mandat” d’Etats membres comme l’Allemagne et l’Italie, et les industriels voulaient de la prévisibilité pour les mois qui viennent, reconnaît-elle.Plus de la moitié des Européens (52%) ont ressenti de “l’humiliation” avec cet accord, selon un sondage publié dans le média Le Grand Continent et réalisé par l’institut Cluster17 dans cinq pays.Les eurodéputés devront se prononcer dans les semaines qui viennent sur l’un des volets de l’accord, la baisse des taxes européennes. Les centristes entretiennent le suspense et les sociaux-démocrates menacent de voter contre.L’argument “selon lequel un mauvais accord vaut mieux que rien du tout est totalement inacceptable”, a tonné mardi la cheffe du groupe social-démocrate, Iratxe Garcia Pérez.La droite, dont est issue Ursula von der Leyen, assume quant à elle un vote en faveur de cet accord, même à contrecœur. Les droits de douane, “ça ne nous fait pas plaisir”, mais il faut de la stabilité et s’adapter à la “réalité” voulue par le président américain, a défendu le chef du Parti populaire européen (PPE), Manfred Weber.Même position chez les eurodéputés italiens du parti de Giorgia Meloni, qui siègent dans l’un des trois groupes d’extrême droite du Parlement.En matière diplomatique, Ursula von der Leyen sera également très attendue sur la guerre à Gaza, au lendemain de raids israéliens au Qatar visant des responsables du Hamas, mouvement islamiste palestinien.Depuis des mois, l’Union européenne semble paralysée diplomatiquement tant ses divisions sont nombreuses.Les dissonances se manifestent jusqu’au sein de la Commission, où la socialiste espagnole Teresa Ribera a qualifié la situation à Gaza de “génocide”, déplorant l’inaction des 27 Etats membres.”Débattre des mots divise l’Europe. Ca ne nous aide pas, ça ne nous apporte pas plus de crédibilité”, lui a rétorqué Manfred Weber.Sur le dossier ukrainien, Ursula von der Leyen ne manquera pas à l’inverse de souligner la mobilisation des Européens.Une série de pays dont la France et l’Allemagne ont promis des garanties de sécurité à Kiev si le conflit avec la Russie s’arrête: un soutien militaire au sol, en mer ou dans les airs afin de dissuader Moscou d’attaquer à nouveau.En attendant, l’UE prépare un 19e paquet de sanctions, qui pourrait cibler certains pays achetant des hydrocarbures russes, selon des diplomates à Bruxelles.

Deal avec Trump: von der Leyen attendue au tournant au Parlement européen

Les eurodéputés attendent des explications de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen mercredi à Strasbourg sur l’accord commercial avec Donald Trump qui laisse nombre d’entre eux amers.Elle devrait aussi s’exprimer sur la situation géopolitique particulièrement tendue, après des opérations de la Pologne d’interception de drones “hostiles” entrés dans son espace aérien au cours d’une attaque russe contre l’Ukraine voisine.Sur l’accord commercial avec Trump, la cheffe de l’exécutif européen aura fort à faire pour rassurer les parlementaires lors de ce traditionnel “discours sur l’état de l’Union” durant lequel elle doit présenter ses grandes orientations politiques.”C’est une rentrée difficile. L’Europe est perçue comme assez faible”, convient une source au sein de la Commission. Mais “sur Trump, le juge de paix, ce n’est pas l’accord, c’est l’après. S’il ne respecte pas l’accord, il faudra être très dur”, insiste ce responsable, sous couvert d’anonymat.La fébrilité reste de mise à Strasbourg comme à Bruxelles plus d’un mois après la poignée de main entre Donald Trump et Ursula von der Leyen.D’autant que le milliardaire américain multiplie les menaces contre la législation européenne sur le numérique, dont l’amende géante infligée par la Commission européenne à Google vendredi, qu’il a fustigée.Ursula von der Leyen aura “probablement un ton plus offensif” pour “essayer de faire passer la pilule, de vendre son accord” aux eurodéputés, grince Marina Mesure, membre du groupe de la gauche radicale.- “Humiliation” -Le Parlement européen a très mal accueilli ce “deal” avec Donald Trump scellé fin juillet: 15% de taxes américaines avec des exceptions pour des produits de l’UE comme l’aéronautique, assorties de promesses de l’Europe d’acheter massivement de l’énergie américaine et de réduire des taxes sur une série de produits made in USA.”Tout le monde s’accorde sur le fait que c’est un mauvais deal” qui “traduit la faiblesse de l’Europe”, tranche la cheffe du groupe centriste Valérie Hayer. Mais Ursula von der Leyen avait un “mandat” d’Etats membres comme l’Allemagne et l’Italie, et les industriels voulaient de la prévisibilité pour les mois qui viennent, reconnaît-elle.Plus de la moitié des Européens (52%) ont ressenti de “l’humiliation” avec cet accord, selon un sondage publié dans le média Le Grand Continent et réalisé par l’institut Cluster17 dans cinq pays.Les eurodéputés devront se prononcer dans les semaines qui viennent sur l’un des volets de l’accord, la baisse des taxes européennes. Les centristes entretiennent le suspense et les sociaux-démocrates menacent de voter contre.L’argument “selon lequel un mauvais accord vaut mieux que rien du tout est totalement inacceptable”, a tonné mardi la cheffe du groupe social-démocrate, Iratxe Garcia Pérez.La droite, dont est issue Ursula von der Leyen, assume quant à elle un vote en faveur de cet accord, même à contrecœur. Les droits de douane, “ça ne nous fait pas plaisir”, mais il faut de la stabilité et s’adapter à la “réalité” voulue par le président américain, a défendu le chef du Parti populaire européen (PPE), Manfred Weber.Même position chez les eurodéputés italiens du parti de Giorgia Meloni, qui siègent dans l’un des trois groupes d’extrême droite du Parlement.En matière diplomatique, Ursula von der Leyen sera également très attendue sur la guerre à Gaza, au lendemain de raids israéliens au Qatar visant des responsables du Hamas, mouvement islamiste palestinien.Depuis des mois, l’Union européenne semble paralysée diplomatiquement tant ses divisions sont nombreuses.Les dissonances se manifestent jusqu’au sein de la Commission, où la socialiste espagnole Teresa Ribera a qualifié la situation à Gaza de “génocide”, déplorant l’inaction des 27 Etats membres.”Débattre des mots divise l’Europe. Ca ne nous aide pas, ça ne nous apporte pas plus de crédibilité”, lui a rétorqué Manfred Weber.Sur le dossier ukrainien, Ursula von der Leyen ne manquera pas à l’inverse de souligner la mobilisation des Européens.Une série de pays dont la France et l’Allemagne ont promis des garanties de sécurité à Kiev si le conflit avec la Russie s’arrête: un soutien militaire au sol, en mer ou dans les airs afin de dissuader Moscou d’attaquer à nouveau.En attendant, l’UE prépare un 19e paquet de sanctions, qui pourrait cibler certains pays achetant des hydrocarbures russes, selon des diplomates à Bruxelles.

Pologne: l’aviation abat des “objets hostiles” après des violations de l’espace aérien

La Pologne a dénoncé mercredi un “acte d’agression” et annoncé avoir abattu des “objets hostiles” dans son son espace aérien au cours d’une attaque russe contre l’Ukraine, une première pour ce pays membre de l’Otan depuis le début du conflit.Après des “violations à plusieurs reprises” de l’espace aérien polonais au cours d’une attaque russe contre l’ouest de l’Ukraine voisine mercredi, l’armée du pays a annoncé le déploiement d’appareils polonais et alliés.”Les avions ont utilisé leurs armes contre les objets hostiles”, a indiqué le ministre de la Défense polonais Wladyslaw Kosiniak-Kamysz dans un message sur X, précisant être “en contact permanent avec le commandement de l’Otan”.”A la suite de l’attaque d’aujourd’hui par la Fédération de Russie sur le territoire ukrainien, une violation sans précédent de l’espace aérien polonais par des objets de type drone a eu lieu”, a indiqué le centre de commandement de l’armée polonaise dans un message sur X.”C’est un acte d’agression qui a créé une menace réelle pour la sécurité de nos citoyens”, a-t-il ajoutéLes forces polonaises et alliées ont surveillé avec des radars “plus de dix objets, et pour ceux pouvant représenter une menace, le commandant opérationnel des forces armées a pris la décision de les neutraliser”. “Certains drones qui ont pénétré dans notre espace aérien ont été abattus”, a-t-il détaillé.Les objets abattus étaient en cours de localisation, a indiqué cette source, sans préciser leur nombre.Le Premier ministre polonais Donald Tusk a indiqué avoir “informé le Secrétaire général de l’Otan (Mark Rutte NDLR) de la situation actuelle” et des actions entreprises, sur ce réseau social.- Espace aérien fermé -Le principal aéroport de Varsovie, Chopin, n’était pas opérationnel mercredi matin. “En raison des actions des services de l’État et de l’armée pour assurer la sécurité, l’espace aérien au-dessus d’une partie du pays, y compris au-dessus de l’aéroport Chopin, a été temporairement fermé. L’aéroport reste ouvert, mais aucune opération de vol n’a lieu actuellement”, a annoncé l’aéroport dans un communiqué.Ces incidents interviennent au lendemain d’un avertissement du président polonais Karol Nawrocki qui, lors d’une visite en Finlande mardi, avait estimé que le présient russe Vladimir Poutine était prêt à envahir d’autres pays après l’Ukraine.En août, Varsovie avait adressé à Moscou une note de protestation après la chute et l’explosion d’un drone dans l’est du pays, qualifiant cet incident de “provocation délibérée”.En 2023 un missile russe avait traversé l’espace aérien polonais en survolant sa frontière avec l’Ukraine.En novembre 2022, un missile de la défense antiaérienne ukrainienne était tombé sur le village polonais de Przewodow, près de la frontière, causant la mort de deux civils.L’Ukraine est la cible d’attaques intenses ces derniers jours. Tôt mercredi, une alerte aérienne a été déclenchée sur l’ensemble du pays.Les autorités militaires de Kiev ont mis en garde la population contre une “menace d’attaque de missiles” tandis que des bombes guidées et des objets à grande vitesse ont été signalés par les forces aériennes vers Kharkiv et Soumy, dans l’est du pays.”La Russie a lancé de nombreux missiles, et les attaques de drones (…) ce qui représente une menace qui ne pèse pas seulement sur notre peuple”, a souligné le chef de l’administration présidentielle ukrainienne, Andriï Iermak sur X.Mardi, un bombardement russe a tué au moins 24 personnes venues percevoir leurs allocations de retraite dans un village proche du front de la région de Donetsk, dans l’est du pays, selon les autorités.La Russie avait lancé dimanche la plus grande vague de drones et missiles sur l’Ukraine depuis le début de la guerre qui a fait plusieurs morts et blessés à travers le pays et frappant pour la première fois le siège du gouvernement.

Pologne: l’aviation abat des “objets hostiles” après des violations de l’espace aérien

La Pologne a dénoncé mercredi un “acte d’agression” et annoncé avoir abattu des “objets hostiles” dans son son espace aérien au cours d’une attaque russe contre l’Ukraine, une première pour ce pays membre de l’Otan depuis le début du conflit.Après des “violations à plusieurs reprises” de l’espace aérien polonais au cours d’une attaque russe contre l’ouest de l’Ukraine voisine mercredi, l’armée du pays a annoncé le déploiement d’appareils polonais et alliés.”Les avions ont utilisé leurs armes contre les objets hostiles”, a indiqué le ministre de la Défense polonais Wladyslaw Kosiniak-Kamysz dans un message sur X, précisant être “en contact permanent avec le commandement de l’Otan”.”A la suite de l’attaque d’aujourd’hui par la Fédération de Russie sur le territoire ukrainien, une violation sans précédent de l’espace aérien polonais par des objets de type drone a eu lieu”, a indiqué le centre de commandement de l’armée polonaise dans un message sur X.”C’est un acte d’agression qui a créé une menace réelle pour la sécurité de nos citoyens”, a-t-il ajoutéLes forces polonaises et alliées ont surveillé avec des radars “plus de dix objets, et pour ceux pouvant représenter une menace, le commandant opérationnel des forces armées a pris la décision de les neutraliser”. “Certains drones qui ont pénétré dans notre espace aérien ont été abattus”, a-t-il détaillé.Les objets abattus étaient en cours de localisation, a indiqué cette source, sans préciser leur nombre.Le Premier ministre polonais Donald Tusk a indiqué avoir “informé le Secrétaire général de l’Otan (Mark Rutte NDLR) de la situation actuelle” et des actions entreprises, sur ce réseau social.- Espace aérien fermé -Le principal aéroport de Varsovie, Chopin, n’était pas opérationnel mercredi matin. “En raison des actions des services de l’État et de l’armée pour assurer la sécurité, l’espace aérien au-dessus d’une partie du pays, y compris au-dessus de l’aéroport Chopin, a été temporairement fermé. L’aéroport reste ouvert, mais aucune opération de vol n’a lieu actuellement”, a annoncé l’aéroport dans un communiqué.Ces incidents interviennent au lendemain d’un avertissement du président polonais Karol Nawrocki qui, lors d’une visite en Finlande mardi, avait estimé que le présient russe Vladimir Poutine était prêt à envahir d’autres pays après l’Ukraine.En août, Varsovie avait adressé à Moscou une note de protestation après la chute et l’explosion d’un drone dans l’est du pays, qualifiant cet incident de “provocation délibérée”.En 2023 un missile russe avait traversé l’espace aérien polonais en survolant sa frontière avec l’Ukraine.En novembre 2022, un missile de la défense antiaérienne ukrainienne était tombé sur le village polonais de Przewodow, près de la frontière, causant la mort de deux civils.L’Ukraine est la cible d’attaques intenses ces derniers jours. Tôt mercredi, une alerte aérienne a été déclenchée sur l’ensemble du pays.Les autorités militaires de Kiev ont mis en garde la population contre une “menace d’attaque de missiles” tandis que des bombes guidées et des objets à grande vitesse ont été signalés par les forces aériennes vers Kharkiv et Soumy, dans l’est du pays.”La Russie a lancé de nombreux missiles, et les attaques de drones (…) ce qui représente une menace qui ne pèse pas seulement sur notre peuple”, a souligné le chef de l’administration présidentielle ukrainienne, Andriï Iermak sur X.Mardi, un bombardement russe a tué au moins 24 personnes venues percevoir leurs allocations de retraite dans un village proche du front de la région de Donetsk, dans l’est du pays, selon les autorités.La Russie avait lancé dimanche la plus grande vague de drones et missiles sur l’Ukraine depuis le début de la guerre qui a fait plusieurs morts et blessés à travers le pays et frappant pour la première fois le siège du gouvernement.

Sommet océanien: l’Australie appelle à respecter la souveraineté régionale

Les dirigeants des îles du Pacifique vont proclamer mercredi un “océan de paix” pour exhorter au respect de la souveraineté régionale, a annoncé le Premier ministre australien, lors d’un sommet aux îles Salomon marqué par des accusations d’ingérence visant la Chine.Les autorités ont renforcé la présence policière dans la capitale, Honiara, où se réunissent principalement à huis clos depuis mercredi matin les représentants des 18 membres du Forum des îles du Pacifique (FIP). Parmi eux figurent l’Australie, la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie française.La presse n’a été autorisée qu’à prendre quelques photos du tout début de la réunion, avant de devoir quitter les lieux.En marge du sommet, le chef du gouvernement australien Anthony Albanese a dit s’attendre à ce que les dirigeants océaniens soutiennent une proposition des Fidji visant à proclamer un “océan de paix”. L’idée: appeler “la communauté internationale à respecter la souveraineté nationale et les approches adoptées dans le Pacifique concernant la paix et la sécurité”, a-t-il exposé.Les îles Salomon, alliées de Pékin, ont interdit cette année à la plupart des acteurs non-membres, dont Taïwan, d’assister comme d’ordinaire aux réunions du FIP. Selon certains observateurs, Honiara agit sur demande de Pékin pour exclure Taïwan, dont la Chine revendique la souveraineté.La Chine cherche à renforcer son influence dans le Pacifique Sud. Elle compte parmi les partenaires les plus importants des îles Salomon, avec lesquelles elle a signé un pacte de sécurité en 2022.Pékin a même fait don de véhicules et d’équipements de police en amont du forum. Et c’est dans un stade de 10.000 places construit et financé par le pouvoir chinois à Honiara qu’a eu lieu lundi une cérémonie de bienvenue pour les dirigeants.Les observateurs craignent que des dissensions au sujet de la Chine lors du sommet ne compromettent la coopération régionale, essentielle dans tous les domaines, du changement climatique à la santé, en passant par la sécurité.”Des influences extérieures nous dictent désormais qui nous pouvons inviter”, a accusé auprès de l’AFP le chef de la diplomatie néo-zélandaise, Winston Peters, le mois dernier.- “Eléphant dans la pièce” -La Chine est devenue “l’éléphant dans la pièce”, explique aussi à l’AFP Mihai Sora, ex-diplomate australien aujourd’hui directeur du programme des îles du Pacifique au Lowy Institute.Pékin a affirmé qu’il serait présent au sommet, sous une forme ou une autre, alors même qu’il n’est pas membre du FIP. L’ambassadeur de Chine aux Salomon, Cai Weiming, a déclaré que l’équipe de liaison de la police chinoise, déployée dans le pays insulaire au titre du pacte de sécurité, pourrait participer à la gestion de la sécurité du sommet. Des responsables néo-zélandais ont dit à l’AFP craindre que le forum ne “s’effondre” si la Chine y participait.Les points de tension ne manquent pas. Outre la Chine, la coopération en matière de sécurité transnationale devrait être un sujet sensible. Des Etats membres ne veulent pas renoncer à ce qu’ils considèrent comme une souveraineté durement acquise, même pour faire face aux menaces régionales.Le changement climatique est également une thématique majeure après la victoire du Vanuatu devant la Cour internationale de justice, établissant que les Etats sont tenus de lutter contre le changement climatique, faute de quoi ils doivent accorder des réparations.Certains partenaires du forum s’inquiètent de voir des membres s’ouvrir à l’exploitation minière en eaux profondes ou à l’exploration pétrolière et gazière.Mercredi, le Premier ministre australien a affirmé une nouvelle fois que son pays, une superpuissance minière, contribuerait à hauteur de 56 millions d’euros à un fonds visant à réduire les impacts du changement climatique en Océanie. 

“Bloquons tout”: une journée pour jauger la colère sociale en France

La France se prépare mercredi à une journée agitée dans le sillage de l’appel à “Bloquons tout” né sur les réseaux sociaux et qui devrait permettre de jauger la colère sociale, dans un pays en pleine crise politique.Blocages d’infrastructures de transports, de sites symboliques ou de lycées, manifestations, grève de la carte bancaire… Au lendemain de la nomination de Sébastien Lecornu qui remplace François Bayrou tout juste évincé de Matignon, et huit jours avant une mobilisation syndicale, une myriade d’actions sont prévues dès l’aube dans les métropoles, les petites villes et les campagnes. Mais l’étendue de la mobilisation reste incertaine.Quelque “80.000 gendarmes et policiers” sont mobilisés et “aucun blocage” ne sera toléré, a prévenu le ministre de l’Intérieur démissionnaire, Bruno Retailleau. Le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, a dit pour sa part s’attendre à des actions “coups de poing”, le mouvement ayant été “repris par l’ultragauche”, mais ne pas penser qu’il mobiliserait “la société civile”.Ce mouvement horizontal, né sur les réseaux sociaux et sans chef de file identifié, rappelle celui des Gilets jaunes, il y a sept ans, mais rassemble des personnes plus jeunes et plus politisées, selon une enquête de la fondation Jean Jaurès.Il conteste les mesures d’économie annoncées mi-juillet par François Bayrou (suppression de deux jours fériés, allongement du délai de carence en cas d’arrêt-maladie, doublement des franchises médicales, monétisation de la cinquième semaine de congés payés…) et rejette les classes dirigeantes, en particulier Emmanuel Macron. Selon un sondage pour la Tribune dimanche, 46% des Français soutiennent le mouvement.Dès lundi soir, des pots de départ de François Bayrou, ont rassemblé 11.000 personnes devant des mairies dans toute la France, selon une source policière, donnant un avant-goût de la mobilisation.Pour parer aux blocages, le patron du Groupement Mousquetaires/Intermarché, Thierry Cotillard, a ordonné des livraisons plus importantes qu’habituellement et dénoncé comme “vol” les appels aux “chariots gratuits”.Si les TGV doivent circuler normalement et les métros parisiens quasi normalement, des perturbations sont prévues sur certaines lignes d’Intercités, TER et sur le réseau francilien (RER B et D, lignes H et R) ainsi que dans tous les aéroports français. Des tentatives de blocages de portes de Paris, des rocades de plusieurs villes et d’autoroutes sont aussi prévues. Dès mardi après-midi, des messages sur les panneaux du périphérique de la capitale indiquaient ainsi “Manifestation 10/09 – éviter Paris”, a constaté l’AFP.Les autorités surveillent particulièrement les “points d’intérêts vitaux”, comme les raffineries.- “Position de force” -L’une des inconnues tient à la visibilité que parviendra à atteindre ce mouvement, partiellement soutenu par les syndicats. La CGT et Solidaires ont appelé à le rejoindre quand la CFDT et FO, notamment, ont préféré se concentrer sur la journée intersyndicale du 18, ce qui n’empêche pas certaines sections de se mobiliser le 10.Pour la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet, “les travailleurs et les travailleuses sont en position de force” et doivent se mobiliser “le 10 et surtout le 18 septembre”.La convergence des colères se fait aussi, partiellement, avec celle du monde agricole. La Confédération paysanne, 3e syndicat agricole français, a annoncé sa participation.  “Je suis très en colère de la politique qui a été menée”, confie le porte-parole de la Confédération paysanne en Côte-d’Or, Thomas Maurice, qui manifestera mercredi après-midi à Dijon. Cet éleveur de chèvres dénonce la paupérisation des agriculteurs et “un système cadenassé au service d’une caste de la FNSEA”, le premier syndicat agricole.Bérénice (prénom d’emprunt), cofondatrice de l’association des mères isolées, participera à des actions à Paris. “Les mères isolées sont très fortement attaquées depuis plusieurs années, avec la loi plein emploi et le RSA sous conditions” et “le budget va encore plus nous mettre à genoux”, dénonce-t-elle.Le mouvement se poursuivra-t-il au-delà du 10 jusqu’à la journée syndicale du 18 ?”Il faut une action de masse, s’il faut une semaine de grève on la mettra, l’objectif c’est que Macron dégage”, s’enflamme Sylvain Chevalier, secrétaire CGT du CSE à la centrale de Paluel (Seine-Maritime) où un piquet de grève se tient mercredi.

Sébastien Lecornu prend ses marques à Matignon un jour de mobilisation

Le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu, accueilli sévèrement par les oppositions, prend ses marques mercredi à Matignon le jour même d’une mobilisation pour “bloquer” le pays, avec pour mission de consulter les forces politiques avant de former un gouvernement.Troisième chef du gouvernement nommé depuis la dissolution, cinquième depuis le début du second quinquennat d’Emmanuel Macron, Sébastien Lecornu, âgé de 39 ans, succède à François Bayrou, renversé lundi par l’Assemblée nationale. Celui-ci l’avait doublé en décembre en forçant sa nomination alors que l’ex-ministre des Armées était déjà pressenti à ce poste.La passation de pouvoir entre les deux hommes a lieu à midi, le jour même d’une mobilisation pour “bloquer” le pays initiée par divers mouvements, dont l’ampleur reste indéterminée, avant une mobilisation syndicale le 18 septembre. Ce sera l’occasion pour Sébastien Lecornu, homme politique discret inconnu du grand public, de se présenter aux Français.Il a affirmé sur X mardi soir qu’il “mesurait leurs attentes” et qu’il “connaissait les difficultés” qu’ils rencontraient. “Nous sommes au travail, avec humilité, et nous allons tout faire pour y arriver”.Première tâche confiée par Emmanuel Macron à ce fidèle compagnon venu de la droite, ministre de tous ses gouvernements depuis 2017: “consulter” les forces politiques en vue de trouver des “accords” pour préserver la “stabilité institutionnelle” du pays, alors qu’il ne dispose à l’Assemblée nationale d’aucune majorité.Le nouveau locataire de Matignon a déjà entamé ses consultations, selon un conseiller de l’exécutif.Sa mission est à haut risque dans un paysage politique éclaté et au vu des réactions très fraîches voire hostiles des oppositions à l’annonce de sa nomination.- “Colère sociale” -Alors que le président de la République a invité sa fragile coalition du centre et de la droite à “travailler” avec le Parti socialiste pour “élargir” son assise, le mouvement d’Olivier Faure a estimé qu’il prenait le “risque de la colère sociale légitime et du blocage institutionnel du pays” en nommant M. Lecornu. Pour tenir, le futur gouvernement devra obtenir a minima une non-censure du PS, indispensable pour doter la France d’un budget pour 2026, dont la préparation vient de faire tomber le gouvernement sortant qui avait présenté un effort de 44 milliards d’euros. Selon un interlocuteur régulier d’Emmanuel Macron, ce dernier pourrait cette fois accepter de réelles concessions aux socialistes, par exemple sur la taxation des plus riches, jusqu’ici un tabou pour lui.”Sans justice sociale, fiscale et écologique, sans mesures pour le pouvoir d’achat, les mêmes causes provoqueront les mêmes effets”, a prévenu le PS qui proposait de nommer Olivier Faure à Matignon.Le Rassemblement national et les Insoumis ont pour leur part dénoncé la proximité entre le président et son nouveau Premier ministre, promettant la censure faute de changement de cap politique.”Le président tire la dernière cartouche du macronisme”, a réagi Marine Le Pen, qui réclame une nouvelle dissolution, tandis que Jean-Luc Mélenchon dénonçait “une triste comédie de mépris du Parlement” en demandant une nouvelle fois le départ du président.- “Calme” -A l’inverse, l’ancien Premier ministre et candidat d’Horizons à la présidentielle Edouard Philippe a estimé que Sébastien Lecornu avait les “qualités” pour “discuter” et “trouver un accord” avec les autres partis. Le président des Républicains (LR) et ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, qui réclamait une nomination rapide face aux risques de “débordements” des manifestations de mercredi, s’est dit lui aussi prêt à “trouver des accords” avec M. Lecornu.A l’orée de discussions délicates, l’entourage de Sébastien Lecornu loue le “calme” de l’ancien sénateur normand et son absence d’ambition présidentielle, un “négociateur” qui a pu obtenir un “large consensus” sur la loi de programmation militaire.Alors qu’il a été épinglé dans la presse pour un dîner avec Marine Le Pen, ses proches récusent toute connivence avec le parti à la flamme, soulignant que dans l’Eure, son département, quatre députés sur cinq “sont passés au RN”.Ce qui n’empêche pas le député LFI Eric Coquerel de le voir comme celui qui peut “aller chercher non pas du côté du PS mais du RN”, en “surjouant” sur “l’économie de guerre” et les “intérêts vitaux de la France”.L’intéressé entend lui composer son gouvernement sur la base de “la défense de (l’) indépendance” du pays, du “service des Français” et de “la stabilité politique”.

Malbouffe: l’obésité dépasse désormais la sous-nutrition chez les enfants et ados

L’obésité s’est envolée ces dernières années chez les enfants et adolescents matraqués par la publicité pour la malbouffe, devenant même cette année la première forme de malnutrition chez les 5-19 ans dans le monde, devant la sous-alimentation, alerte mardi l’Unicef.”Aujourd’hui, lorsque nous parlons de malnutrition, nous ne faisons plus uniquement référence aux enfants présentant une insuffisance pondérale”, commente la patronne de l’agence onusienne Catherine Russell. “L’obésité est un problème de plus en plus préoccupant qui peut avoir des répercussions sur la santé et le développement des enfants”.Alors que la lutte pour réduire la faim dans le monde porte en partie ses fruits, la prévalence de l’insuffisance pondérale chez les enfants et adolescents suit une pente descendante, passant de 13 à 10% entre 2000 et 2022 chez les 5-19 ans, selon des données récoltées dans 190 pays.Mais sur la même période, le surpoids est monté en flèche, le nombre des 5-19 ans touchés doublant entre 2000 et 2022 (194 à 391 millions).Et la hausse est encore plus marquée pour l’obésité, forme plus grave du surpoids associée à des désordres métaboliques comme le diabète, et à certains cancers, et parfois accompagnée d’une faible estime de soi, d’anxiété et de dépression.Ainsi, en 2022, 8% des 5-19 ans dans le monde (163 millions) souffraient d’obésité, contre 3% en 2000.- “Echec de la société” -Sur la base des deux tendances inverses, l’Unicef estime que “2025 marque un tournant historique”: “Pour la première fois, la prévalence mondiale de l’obésité chez les enfants et adolescents en âge scolaire dépasse celle de l’insuffisance pondérale (9,4% contre 9,2%)”.Ainsi, 188 millions d’enfants et adolescents de 5 à 19 ans vivent avec cette maladie chronique, selon ces projections.Premier coupable: un environnement toxique créé par l’industrie des aliments ultra transformés et ses “pratiques commerciales contraires à l’éthique” destinée à faire des profits, met en cause l’Unicef.Les enfants “sont bombardés par le marketing alimentaire malsain”, y compris à l’école où sont exposés boissons ultra sucrées ou encas ultra transformés pauvres en nutriments, explique à l’AFP Katherine Shats, une des auteurs du rapport.Des produits souvent moins chers que les aliments frais, fruits, légumes ou protéines qu’ils remplacent petit à petit dans le régime alimentaire des familles.Mais l’Unicef insiste: la faute n’en revient ni aux enfants, ni à leurs familles, mais à un “échec de la société”.L’agence rejette aussi le “mythe” autour du sport: il est “impossible d’échapper aux conséquences sur la santé” de la malbouffe “seulement par l’activité physique”.- “Urgent” -Historiquement, la prévalence du surpoids chez les enfants et adolescents était plus importante dans les pays développés. Elle reste élevée par exemple au Chili (27% des 5-19 ans) ou aux Etats-Unis (21%). Mais depuis 2000, l’écart entre pays riches et pauvres se réduit, avec des taux d’obésité qui s’envolent dans certaines îles du Pacifique où les importations remplacent les produits traditionnels, comme Nioué (38%), les îles Cook (37%) ou Nauru (33%).Et pour certains pays, c’est la double peine, avec la coexistence de la sous-nutrition et de l’obésité.Comme dans certaines zones en crise humanitaire, où des grandes entreprises du secteur “donnent de grandes quantités de malbouffe” pour promouvoir leur image, et où des enfants qui ont faim se retrouvent à n’avoir accès qu’à des aliments néfastes pour leur santé, déplore Katherine Shats.”Il est urgent d’instaurer des politiques qui aident les parents et les personnes s’occupant d’enfants à accéder à des aliments nutritifs et sains”, plaide Catherine Russell.L’Unicef appelle notamment les gouvernements à des mesures contraignantes, comme des restrictions publicitaires, des taxes sur les boissons sucrées et aliments néfastes, un meilleur étiquetage diététique ou des politiques pour réorienter le système agroalimentaire vers la production de produits frais.

Malbouffe: l’obésité dépasse désormais la sous-nutrition chez les enfants et ados

L’obésité s’est envolée ces dernières années chez les enfants et adolescents matraqués par la publicité pour la malbouffe, devenant même cette année la première forme de malnutrition chez les 5-19 ans dans le monde, devant la sous-alimentation, alerte mardi l’Unicef.”Aujourd’hui, lorsque nous parlons de malnutrition, nous ne faisons plus uniquement référence aux enfants présentant une insuffisance pondérale”, commente la patronne de l’agence onusienne Catherine Russell. “L’obésité est un problème de plus en plus préoccupant qui peut avoir des répercussions sur la santé et le développement des enfants”.Alors que la lutte pour réduire la faim dans le monde porte en partie ses fruits, la prévalence de l’insuffisance pondérale chez les enfants et adolescents suit une pente descendante, passant de 13 à 10% entre 2000 et 2022 chez les 5-19 ans, selon des données récoltées dans 190 pays.Mais sur la même période, le surpoids est monté en flèche, le nombre des 5-19 ans touchés doublant entre 2000 et 2022 (194 à 391 millions).Et la hausse est encore plus marquée pour l’obésité, forme plus grave du surpoids associée à des désordres métaboliques comme le diabète, et à certains cancers, et parfois accompagnée d’une faible estime de soi, d’anxiété et de dépression.Ainsi, en 2022, 8% des 5-19 ans dans le monde (163 millions) souffraient d’obésité, contre 3% en 2000.- “Echec de la société” -Sur la base des deux tendances inverses, l’Unicef estime que “2025 marque un tournant historique”: “Pour la première fois, la prévalence mondiale de l’obésité chez les enfants et adolescents en âge scolaire dépasse celle de l’insuffisance pondérale (9,4% contre 9,2%)”.Ainsi, 188 millions d’enfants et adolescents de 5 à 19 ans vivent avec cette maladie chronique, selon ces projections.Premier coupable: un environnement toxique créé par l’industrie des aliments ultra transformés et ses “pratiques commerciales contraires à l’éthique” destinée à faire des profits, met en cause l’Unicef.Les enfants “sont bombardés par le marketing alimentaire malsain”, y compris à l’école où sont exposés boissons ultra sucrées ou encas ultra transformés pauvres en nutriments, explique à l’AFP Katherine Shats, une des auteurs du rapport.Des produits souvent moins chers que les aliments frais, fruits, légumes ou protéines qu’ils remplacent petit à petit dans le régime alimentaire des familles.Mais l’Unicef insiste: la faute n’en revient ni aux enfants, ni à leurs familles, mais à un “échec de la société”.L’agence rejette aussi le “mythe” autour du sport: il est “impossible d’échapper aux conséquences sur la santé” de la malbouffe “seulement par l’activité physique”.- “Urgent” -Historiquement, la prévalence du surpoids chez les enfants et adolescents était plus importante dans les pays développés. Elle reste élevée par exemple au Chili (27% des 5-19 ans) ou aux Etats-Unis (21%). Mais depuis 2000, l’écart entre pays riches et pauvres se réduit, avec des taux d’obésité qui s’envolent dans certaines îles du Pacifique où les importations remplacent les produits traditionnels, comme Nioué (38%), les îles Cook (37%) ou Nauru (33%).Et pour certains pays, c’est la double peine, avec la coexistence de la sous-nutrition et de l’obésité.Comme dans certaines zones en crise humanitaire, où des grandes entreprises du secteur “donnent de grandes quantités de malbouffe” pour promouvoir leur image, et où des enfants qui ont faim se retrouvent à n’avoir accès qu’à des aliments néfastes pour leur santé, déplore Katherine Shats.”Il est urgent d’instaurer des politiques qui aident les parents et les personnes s’occupant d’enfants à accéder à des aliments nutritifs et sains”, plaide Catherine Russell.L’Unicef appelle notamment les gouvernements à des mesures contraignantes, comme des restrictions publicitaires, des taxes sur les boissons sucrées et aliments néfastes, un meilleur étiquetage diététique ou des politiques pour réorienter le système agroalimentaire vers la production de produits frais.