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Ligue des champions féminine: vainqueur du Benfica, le Paris FC se relance dans la course à la qualification

Le Paris FC s’est imposé mercredi à Jean Bouin contre le Benfica (2-0), réduit à dix, et décroche sa première victoire de la saison en Ligue des champions à l’occasion de la quatrième journée.Ni le froid mordant, ni la pluie, ni des visiteurs particulièrement animés dans un stade Jean Bouin dégarni, n’auront eu raison des bonnes intentions parisiennes.En difficulté dans ce début de saison en Europe, les joueuses de Sandrine Soubeyrand se sont montrées mercredi entreprenantes dans le jeu et solides défensivement, mettant d’emblée beaucoup de rythme et de l’agressivité dans leurs duels contre les Portugaises.L’exclusion de la Danoise du Benfica Caroline Moller (32e), sanctionnée de deux cartons jaunes en l’espace de trois minutes pour deux tacles dangereux, a permis au Paris FC de prendre l’ascendant peu avant la pause.- Remonter en place de barragiste -A la faveur d’une interception haute d’Anaelle Le Moguedec, passeuse décisive sur les deux actions de la soirée, Maeline Mendy, 18 ans, a trouvé l’ouverture du pied gauche pour sa première titularisation en ligue des champions de la saison (43e, 1-0).Jusqu’alors, c’est le Benfica qui s’était octroyé la plus grosse occasion (22e) après que Moller ait gratté le ballon à Melween N’Dongala. Dans le dos de la défense, Martin-Prieto avait alors tenté un tir rasant du pied droit, anticipé par la gardienne parisienne Mylène Chavas.Profitant de leur supériorité numérique et d’un coaching gagnant,  Maelle Garbino, entrée cinq minutes auparavant à la place de Mendy, faisait le break (62e) d’une tête au deuxième poteau.La milieu de terrain aurait même pu doubler la mise quelques minutes plus tard, lancée seule dans le couloir droit, sans la bonne sortie de la portière portugaise qui repoussait sa frappe.”On est contentes, on a tout fait pour avoir la victoire, la coach a dit qu’il fallait qu’on ait de l’ambition et du caractère et c’est ce qu’on a fait”, s’est réjouie Anaelle Le Moguédec au micro de L’Equipe TV. “Il ne fallait pas se précipiter ce soir” et “le fait de jeu (le carton rouge, ndlr) a fait qu’on a eu un peu de chance.”Passées tout près de l’exploit contre le redoutable Real Madrid (1-1), qui avait égalisé dans les dernières secondes, les joueuses du Paris FC ont cette fois confirmé à Jean Bouin leurs ambitions et résisté jusque dans les derniers instant au pressing insistant des lisboètes.Les trois points acquis ce mercredi (5 au total) devraient leur permettre de remonter dans les places de barragiste à l’issue de la quatrième journée (de la 5e à la 12e place), à hauteur des Norvégiennes de Valerenga qu’elles affronteront le 10 décembre. Une rencontre qui pourrait déjà s’avérer décisive pour jouer les huitièmes de finales tant la dernière journée de Ligue des champions s’annonce difficile face à l’actuel leader, le FC Barcelone.

Ukraine: 26 morts dans une frappe russe, un plan américain prévoit la cession de territoires à Moscou

L’Ukraine a reçu mercredi une nouvelle proposition de paix de la part des Etats-Unis qui requiert notamment qu’elle cède des territoires à la Russie et réduise son armée de moitié, au moment où elle subissait l’une des frappes russes les plus meurtrières, qui a fait au moins 26 morts dont trois enfants dans une ville de l’ouest.Le plan américain, selon des déclarations à l’AFP d’un haut responsable ukrainien sous couvert d’anonymat, semble reprendre les conditions maximalistes avancées précédemment par la Russie, des exigences dénoncées par Kiev comme équivalant à une capitulation de facto.La proposition inclut la “reconnaissance de (l’annexion de) la Crimée et d’autres régions prises par la Russie” et “la réduction de l’armée à 400.000 personnes”, a indiqué cette source. L’Ukraine devrait également renoncer à toutes ses armes à longue portée.”Une nuance importante est que nous ne comprenons pas s’il s’agit réellement d’un plan Trump” ou “de son entourage”, a ajouté le haut responsable ukrainien, qui a également jugé floues les informations sur l’attitude que la Russie serait supposée adopter en retour.Le média américain Axios avait précédemment affirmé que Washington et Moscou travaillaient en secret sur un plan pour mettre fin à la guerre lancée par Moscou contre son voisin il y a près de quatre ans. Le Kremlin a refusé de commenter ces informations.- Echec à Ankara -De quoi alimenter la visite à Kiev du secrétaire à l’Armée américaine, Daniel Driscoll, arrivé avec une délégation de haut niveau du Pentagone pour rencontrer des responsables ukrainiens, selon la chaîne américaine CBS News, qui cite l’armée américaine. Il a rencontré le ministre ukrainien de la Défense Denys Chmyhal mercredi, selon la même source.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky était en Turquie mercredi, où il a tenté en vain mercredi de relancer les négociations de paix. Mais à l’issue d’une rencontre avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan à Ankara, il n’a pu qu’espérer une reprise des échanges de prisonniers de guerre avec la Russie “d’ici la fin de l’année”.Cette visite, sans présence russe, visait à “réengager” les Etats-Unis dans le processus de paix, avait dit un responsable ukrainien à l’AFP. Mais l’émissaire américain Steve Witkoff n’était pas présent et la Russie a poursuivi ses frappes sur les villes et infrastructures énergétiques ukrainiennes.L’Ukraine a vécu dans la nuit l’une des attaques les plus meurtrières de l’année, qui a notamment visé les régions occidentales de l’Ukraine, d’ordinaire plus épargnées en raison de leur éloignement du front: Lviv, Ivano-Frankivsk et Ternopil.A Ternopil, au moins 26 personnes ont été tuées, dont trois enfants, et 92 ont été blessées, dont 18 enfants, selon un nouveau bilan des secours. – Immeubles éventrés -Oksana, 46 ans, était en route pour son travail lorsque les frappes russes sont tombées sur Ternopil. Elle n’a aucune nouvelle de son fils de vingt ans, resté dans leur appartement dans un immeuble résidentiel dont plusieurs étages ont eté détruits. “Je l’ai appelé, je lui ai dit +Bogdan, habille-toi et sors+. Il m’a dit +Maman, ne t’inquiète pas, tout ira bien.+ Mais c’est trop tard”, a-t-elle déclaré à l’AFP. “Nous attendons depuis ce matin et il n’a toujours pas été retrouvé”, a ajouté sa soeur, Natalia Bachinska.Un journaliste de l’AFP sur place a vu deux immeubles d’habitation dont les derniers étages ont été éventrés, de la fumée s’échappant de ce qu’il restait des appartements. L’armée ukrainienne a affirmé que la Russie avait frappé la ville avec dix missiles de croisière. Quelque 476 drones et 48 missiles russes ont visé le pays dans la nuit, dont respectivement 442 et 41 ont été abattus, a-t-elle dit.M. Zelensky a estimé que ces frappes montraient que “la pression sur la Russie était insuffisante”. “Voilà à quoi ressemblent en réalité les +plans de paix+ de la Russie”, a ironisé le chef de la diplomatie ukrainienne, Andriï Sybiga.- “Guerre de terreur” -Le chancelier allemand Friedrich Merz a dénoncé “une intensification massive” des frappes russes. “Cela n’a rien à voir avec des objectifs militaires. Il s’agit purement d’une guerre de terreur contre la population civile ukrainienne”, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, s’est lui aussi dit “choqué”.Comme lors d’autres attaques, la Roumanie, membre de l’Otan et voisine de l’Ukraine, a annoncé avoir dû faire décoller des avions de chasse à cause d’une nouvelle incursion de drone sur son territoire.Depuis son retour au pouvoir en début d’année, Donald Trump s’est présenté comme un médiateur avec Moscou pour ce conflit, alors que Washington avait été un soutien militaire et financier majeur de Kiev depuis quatre ans.Ses efforts n’ont toutefois pas abouti à une cessation des hostilités. Se disant tour à tour frustré par Volodymyr Zelensky puis Vladimir Poutine, il a finalement adopté en octobre des sanctions contre le secteur pétrolier russe.Plusieurs sessions de pourparlers entre Russes et Ukrainiens à Istanbul cette année ont échoué à aboutir à des avancées majeures.La Russie, qui occupe environ 20% de l’Ukraine, réclame que celle-ci lui cède cinq régions et renonce à intégrer l’Otan. Kiev refuse et réclame le déploiement de troupes occidentales sur le territoire restant sous son contrôle, ce que la Russie juge inacceptable.