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Ukraine: Washington juge son plan “bon” pour les deux parties, Zelensky veut une “paix digne”
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a plaidé jeudi en faveur d’une “paix digne”, après un entretien avec un haut responsable américain qui lui a présenté le plan de Washington pour mettre fin à l’invasion russe, présenté par la Maison Blanche comme “bon” pour les deux parties.”L’Ukraine a besoin de paix. (…) Une paix digne, afin que les conditions soient respectueuses de notre indépendance, de notre souveraineté et de la dignité du peuple ukrainien”, a indiqué M. Zelensky dans son adresse quotidienne diffusée sur les réseaux sociaux, après s’être entretenu avec le secrétaire américain à l’Armée, Daniel Driscoll.Le dernier plan présenté par Washington semble donner surtout satisfaction aux ambitions de Moscou, alors que l’armée ukrainienne, moins nombreuses et moins équipée, peine à contenir la poussée russe sur le front.La présidence ukrainienne avait indiqué peu avant que M. Zelensky prévoyait de discuter “dans les prochains jours” avec son homologue américain Donald Trump des “possibilités diplomatiques disponibles et des principaux points nécessaires à la paix”.”Nous sommes prêts à travailler de manière constructive avec la partie américaine et nos partenaires en Europe et dans le monde entier afin de parvenir à la paix”, avait-elle ajouté.”Le président (Trump) soutient ce plan. C’est un bon plan à la fois pour la Russie et pour l’Ukraine et nous pensons qu’il est acceptable pour les deux parties”, a toutefois assuré jeudi la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt. Le président Vladimir Poutine s’est de son côté rendu jeudi “dans l’un des postes de commandement du groupement de troupes Ouest” selon le Kremlin – qui n’a pas précisé si ce poste ce trouvait en Russie ou en Ukraine.Le commandant du groupement de troupes Ouest, Sergueï Kouzovlev, a pu lui annoncer devant les caméras de la télévision russe la prise de Koupiansk, l’un des bastions ukrainiens dans l’est du pays.La ville, qui comptait 55.000 habitants avant la guerre, avait été occupée pendant plusieurs mois en 2022 par l’armée russe avant d’être reprise par les troupes ukrainiennes.- Progression russe -Selon le chef de l’état-major, Valéri Guérassimov, les troupes russes “continuent d’étendre leur zone de contrôle” dans les régions de Dnipropetrovsk (centre-est), où elles ont pénétré cet été, et de Zaporijjia (sud), où elles ont avancé ces dernières semaines.Il a aussi fait état d’une “offensive qui se déroule avec succès” à Pokrovsk, un noeud logistique clef pour l’armée ukrainienne qui pourrait tomber prochainement, et à Siversk, une ville qui n’avait pas connu de combats depuis 2022.”Les troupes (…) avancent pratiquement sur tous les fronts”, s’est félicité le général Guérassimov.Selon des éléments fournis à l’AFP par une source proche du dossier, les propositions américaines présentées à l’Ukraine s’approchent des conditions maximalistes avancées précédemment par la Russie et rejetées dans le passé par Kiev qui n’y voit qu’une capitulation de facto.Ce texte comporte 28 propositions, selon des médias américains: Il prévoit la “reconnaissance de (l’annexion de) la Crimée et d’autres régions prises par la Russie”, qui contrôle presque 20% du territoire ukrainien, a indiqué la source de l’AFP à Kiev. Moscou a déjà réclamé par le passé que Kiev lui cède les régions de Donetsk et Lougansk dans l’est, et de Kherson et Zaporijjia dans le Sud, qu’elle contrôle partiellement et dont elle revendique l’annexion depuis septembre 2022, en plus de la péninsule de Crimée annexée en 2014.Selon des médias américains, le plan exige aussi de l’Ukraine qu’elle reconnaisse le russe comme deuxième langue officielle et que les droits de l’Eglise orthodoxe dépendante du patriarcat de Moscou soient réinstaurés.- “Concessions difficiles mais nécessaires” -Les propositions prévoient aussi “la réduction de l’armée ukrainienne à 400.000 personnes”, soit à peine plus de la moitié de ses effectifs et l’abandon de toutes ses armes à longue portée, selon le haut responsable. La Russie est en outre farouchement opposée à toute présence de troupes de l’Otan en Ukraine ainsi qu’à l’adhésion de Kiev dans l’Alliance.Kiev réclame pour sa part des garanties de sécurité de la part des Occidentaux, dont des troupes européennes sur son sol, ce que prévoit d’interdire le plan américain, selon des médias.Kiev estime que ces propositions ont été préparées par la Russie et approuvées par les Américains, a déclaré à l’AFP le haut responsable à Kiev, soulignant que ce que la Russie était censée faire en retour n’était “pas clair”.D’après le média américain Axios, Washington et Moscou ont travaillé en secret à son élaboration, ce que le Kremlin a refusé de commenter.La présidence ukrainienne s’est dite néanmoins prête à “travailler de manière constructive avec la partie américaine et (ses) partenaires en Europe et dans le monde entier afin de parvenir à la paix”.Selon elle, une conversation entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump à ce sujet est prévue “dans les prochains jours”.”Les deux parties devront accepter de faire des concessions difficiles mais nécessaires”, a de son côté déclaré le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, plaidant pour un “échange d’idées sérieuses et réalistes”.Le Kremlin a déclaré n’avoir aucun commentaire à ce sujet.Les alliés européens de l’Ukraine ont de leur côté insisté pour que tout accord inclue les positions de l’UE et de Kiev.”Pour qu’un plan fonctionne, il faut que les Ukrainiens et les Européens soient impliqués”, a déclaré jeudi la cheffe de la diplomatie de l’UE, Kaja Kallas.bur-ant-mda-pop/lpt-liu/ial/
Narcotrafic: “Une bataille très, très dure”, reconnaît Darmanin à Marseille avec Nuñez
Une semaine après l’assassinat de Mehdi Kessaci, les ministres de la Justice et de l’Intérieur ont tenté de défendre leur bilan jeudi à Marseille dans cette “bataille très, très dure” contre le narcobanditisme, le maire leur demandant que la République soit “ferme”.Après une rencontre avec magistrats et enquêteurs, Gérald Darmanin a estimé que la “menace” du narcotrafic était “au moins équivalente à celle du terrorisme sur le territoire national”. En écho aux déclarations d’Emmanuel Macron, appelant à adopter face au narcotrafic la même approche que contre “le terrorisme”.L’assassinat en plein jour de Mehdi Kessaci est “un crime qui vise à faire peur et vise à atteindre quelque part la République et l’Etat”, a de son côté affirmé Laurent Nuñez, s’engageant à revenir “tous les mois” dans la deuxième ville de France.”La République doit être ferme, ne doit pas avoir la main qui tremble”, a répondu le maire divers gauche Benoît Payan devant la presse.L’assassinat a tétanisé Marseille et la justice étudie la piste d'”un crime d’intimidation” visant le frère de Mehdi: Amine Kessaci, militant anti-drogue et écologiste.La procureure de Paris, Laure Beccuau, en charge de l’enquête, a estimé sur Franceinfo que “ceux qui étaient capables de ce type d’agissement scandaleux faisaient partie du haut du spectre de la criminalité organisée”.Le garde de Sceaux a souligné jeudi l’énorme surface financière de ces réseaux -dont la DZ Mafia qui domine les 80 points de deal marseillais. Et les autorités gagnent “difficilement” une “bataille très, très dure contre une organisation criminelle qui sans doute fait entre 5 à 6 milliards d’euros d’argent liquide”, a-t-il reconnu.- “Nous gagnons des batailles” -Il a également annoncé jeudi soir au journal La Provence le renfort de “11 nouveaux” magistrats, “qui arriveront entre janvier et septembre prochain, et qui vont directement abonder à la lutte contre le narcobanditisme”. Les deux ministres ont aussi mis en avant la loi contre le narcotrafic votée en juin. Celle-ci comprend la mise en place en janvier d’un parquet spécialisé, le Pnaco, sur le modèle du parquet national anti-terroriste.Interpellé, Laurent Nuñez a par ailleurs réfuté un quelconque “échec collectif”.”C’est une guerre que nous menons. Nous gagnons des batailles et nous allons continuer à gagner des batailles”, a-t-il insisté, évoquant la baisse du nombre de narchomicides dans les Bouches-du-Rhône qui sont passés de 50 en 2023, à 24 en 2024 et, selon un décompte de l’AFP, à une quinzaine depuis janvier 2025.Outre le travail des autorités, les observateurs relèvent aussi la prédominance de la DZ Mafia, une situation qui suscite de fait moins de violences entre groupes concurrents.Benoît Payan a demandé plus de moyens pour les enquêteurs, la justice mais aussi pour l’éducation et “une préfecture de police de plein exercice” dans les Bouches-du-Rhône, ce qui n’est plus le cas depuis peu.”J’appelle à l’unité nationale sur ces questions, ça doit nous transcender nous dépasser”, a-t-il aussi lancé.Et tandis que la lutte contre le narcotrafic domine depuis une semaine la scène politique, le Premier ministre Sébastien Lecornu a accédé jeudi à une demande des députés socialistes d’organiser un débat à l’Assemblée nationale. C’est “un combat qui va durer, sur lequel il va falloir s’adapter, adapter les moyens de l’État”.- “Le climat se tend” -Enchaînant les interventions dans les médias, Amine Kessaci a promis de son côté qu’il ne se tairait pas, appelant à descendre dans la rue “par milliers” samedi pour une marche blanche pour son frère.En 2020 il avait déjà perdu un autre frère, dans un narchomicide.Le maire de Marseille a lui aussi appelé à ne “pas avoir peur” et à manifester samedi. Mais dans les milieux associatifs, dans les médias et dans les couloirs du palais de justice, la peur, les doutes, l’envie d’être prudent sont bien là.”La lutte contre la criminalité organisée est de plus en plus dure. Le climat se tend, va crescendo (…) La lutte n’est pas perdue mais elle est difficile et loin d’être gagnée”, confie à l’AFP une source judiciaire.Au tribunal, tout le monde se souvient de la soufflante reçue de la part de l’ex-garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti, en mars 2024, qui avait reproché aux magistrats leur défaitisme.Rattrapant des retards historiques, la juridiction marseillaise, troisième de France, avait été renforcée ces dernières années avec aujourd’hui 143 magistrats du siège et 60 au parquet, mais toujours moins qu’à Bobigny.A la cour d’appel d’Aix-en-Provence, 500 procédures criminelles sont en attente de jugement. Parmi elles, le dossier des assassins présumés du grand frère d’Amine, tué en 2020 avec deux autres jeunes hommes.dac-tgg-gd-rl/san/rl
Nouvelles frappes israéliennes sur Gaza, cinq morts selon les autorités locales
Cinq personnes dont un bébé ont été tuées jeudi dans la bande de Gaza, selon les autorités locales, au lendemain de la reprise de bombardements israéliens dans le territoire palestinien où Israël et le Hamas s’accusent de violer mutuellement la trêve.Mercredi a été l’une des journées les plus meurtrières à Gaza depuis le 10 octobre …
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Nigeria: le séparatiste biafrais Nnamdi Kanu condamné à la perpétuité pour “terrorisme”
Le leader séparatiste biafrais Nnamdi Kanu a été reconnu jeudi coupable de “terrorisme” et condamné à la réclusion à perpétuité, contre l’avis du procureur général du Nigeria qui réclamait la peine de mort, après 10 années de feuilleton judiciaire. Nnamdi Kanu et son organisation du Peuple indigène du Biafra (IPOB), interdite par les autorités, cherchent à faire …
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Trump évoque la peine capitale pour des démocrates qui appellent l’armée à désobéir
Donald Trump a évoqué jeudi la peine de mort pour des élus démocrates ayant appelé les militaires et les agents du renseignement américains à désobéir aux “ordres illégaux” de son gouvernement.”COMPORTEMENT SEDITIEUX, passible de la peine de MORT!”, a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.”Absolument infâme”, a réagi le Parti démocrate sur X.Le président a été accusé par l’opposition de recourir à l’armée sans fondement légal pour des opérations de maintien de l’ordre sur le sol américain et de lutte contre le narcotrafic à l’étranger.Dans un message publié peu auparavant sur la même plateforme, Donald Trump avait qualifié ces opposants de “traîtres” ayant un “comportement séditieux”.Six élus démocrates à la Chambre des représentants et au Sénat, ayant eux-mêmes servi dans l’armée ou les services secrets, ont publié mardi sur X une vidéo dans laquelle ils lancent à l’intention des militaires et des agents du renseignement: “Vous pouvez refuser les ordres illégaux.””Tous les ordres donnés par ce commandant en chef (ndlr: un titre du président américain) à travers la chaîne de commandement, à travers le ministère de la Guerre, sont légaux”, a assuré jeudi la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt.”Non”, a-t-elle répondu à une journaliste qui lui demandait si le président voulait exécuter les élus démocrates.Dans un communiqué publié jeudi après le message de Donald Trump, les six démocrates, dont le sénateur Mark Kelly, un ancien de la Marine et astronaute de la Nasa, et la sénatrice Elissa Slotkin, qui a travaillé pour la CIA en Irak, ont appelé à “s’unir et condamner les appels du président à notre assassinat et à la violence politique. C’est l’heure de l’intégrité morale.”- “Pendez-les” -Dans la nuit de mercredi à jeudi, Donald Trump a partagé une publication d’un autre utilisateur sur Truth Social, où il est écrit: “Pendez-les”.”Il craque une allumette dans un pays déjà imbibé de combustible politique”, s’est indigné le chef des sénateurs démocrates, Chuck Schumer.Les élus de l’opposition ont reçu jeudi le soutien d’un groupe disant représenter “plus de 360” anciens responsables militaires et diplomatiques, pour lesquels la désobéissance à des ordres illégaux “est le fondement même du contrôle exercé par les civils sur l’armée”.Les élus démocrates ne précisent pas dans leur vidéo à quels ordres ils font référence, mais Donald Trump et son fidèle allié au Pentagone, le ministre Pete Hegseth, sont critiqués pour leur utilisation des forces armées.Le président a ordonné le déploiement de la Garde nationale dans plusieurs villes démocrates, dont Los Angeles et Washington, contre l’avis des autorités locales.Les Etats-Unis ont également mené ces dernières semaines une vingtaine de frappes dans les Caraïbes et le Pacifique contre des embarcations qu’ils accusent – sans présenter de preuves – de transporter de la drogue, faisant au moins 83 victimes.Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme Volker Türk a jugé, à propos de ces opérations, qu’il existait de “solides indices” de “violations du droit international” humanitaire et “d’exécutions extrajudiciaires”. Avant Donald Trump, d’autres hauts responsables de la Maison Blanche avaient attaqué l’appel des six élus de l’opposition.”Des responsables démocrates appellent ouvertement la CIA et les dirigeants de l’armée à se rebeller contre leur Commandant en chef. Ne sous-estimez pas à quel point le Parti démocrate est devenu dangereusement radicalisé”, avait réagi mercredi sur X le directeur de cabinet adjoint de la Maison Blanche Stephen Miller.
Nouvelles frappes israéliennes sur Gaza, cinq morts selon les autorités locales
Cinq personnes dont un bébé ont été tuées jeudi dans la bande de Gaza, selon les autorités locales, au lendemain de la reprise de bombardements israéliens dans le territoire palestinien où Israël et le Hamas s’accusent de violer mutuellement la trêve.Mercredi a été l’une des journées les plus meurtrières à Gaza depuis le 10 octobre et l’entrée en vigueur du cessez-le-feu.Le bilan de ce nouvel accès de violence s’élève à 32 morts, selon les annonces des autorités locales confirmées par les hôpitaux.Dans la bande de Gaza, la reprise des bombardements fait peur aux habitants. “Ma petite fille n’a cessé de me demander toute la nuit : la guerre va-t-elle revenir ?” a déclaré à l’AFP Lina Karaz à Gaza-ville. “Nous sommes inquiets […] Cette nuit, le bruit des bombardements et des explosions […] était terrifiant”, a-t-elle ajouté, “quand ce cauchemar prendra-t-il fin ?”Pour Mohammed Hamdouna, déplacé de 36 ans vivant dans un camp de tentes dans la région de Khan Younès, dans le sud de la bande, “rien n’a changé, concrètement”, depuis le 10 octobre.- “Toujours sous la tente” -“Les villes sont en ruines (et) nous vivons toujours sous la tente malgré le froid et la pluie qui a inondé (les tentes) il y a deux jours”, déplore-t-il alors que la situation humanitaire reste catastrophique, selon l’ONU.Selon la Défense civile de Gaza, organisation de premiers secours opérant sous l’autorité du Hamas, cinq personnes ont été tuées dans des bombardements israéliens sur le sud du territoire, dans la partie du territoire restant sous le contrôle israélien à ce stade de la mise en oeuvre de l’accord de trêve.L’hôpital Nasser de Khan Younès a confirmé avoir enregistré le décès de trois personnes de la même famille, dont une fillette d’un an.”Nous dormions paisiblement, nous sommes pacifiques et nous ne voulons pas la guerre”, a dit à l’AFP Sabri Abou Sabt, qui a perdu son fils et sa petite-fille dans une frappe à l’est de Khan Younès.Sollicitée par l’AFP, une porte-parole de l’armée israélienne a confirmé que l’armée avait mené une frappe visant à “démanteler des infrastructures terroristes”. “Rien d’inhabituel”, a-t-elle affirmé.”Israël a pris la décision de mener ces frappes aériennes de manière indépendante”, a précisé la porte-parole du Premier ministre israélien, Shosh Bedrosian lors d’un point presse jeudi. Néanmoins, “les Etats-Unis ont été prévenus (par Israël) avant les frappes”, a indiqué un responsable américain à l’AFP sous le couvert de l’anonymat.”Nous sommes profondément préoccupés par les frappes aériennes israéliennes que nous avons vues, au cours desquelles des civils auraient été tués et blessés hier, y compris des enfants”, a déclaré jeudi soir Stéphane Dujarric, le porte-parole du secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres. “Cela rappelle de façon frappante à quel point le cessez-le-feu est fragile. Nous avons besoin que chacun veille à ce que le cessez-le-feu tienne et continue de tenir”, a-t-il ajouté.- “Escalade dangereuse” -“Israël est sous pression internationale, les Américains mobilisent toute la région, liant la question de Gaza à celle de la normalisation et des accords d’Abraham avec l’Arabie Saoudite”, a noté Eran Ortal, chercheur au Centre d’études stratégiques de Bar Ilan. “Donc bien que le Hamas n’ait pas été désarmé, et qu’il y ait de fortes chances qu’il parvienne également à éviter le désarmement dans un avenir proche, le potentiel de reprise de la guerre à Gaza ne semble pas élevé”, a-t-il estimé.Deux autres personnes ont été tuées dans des frappes, également à l’est de Khan Younès, selon la Défense civile.L’armée israélienne a affirmé jeudi avoir tiré jeudi en direction de “deux terroristes” dans le sud de la bande de Gaza. Le Hamas a dénoncé une “escalade dangereuse” et appelé les Etats-Unis, pays médiateur, à “exercer une pression immédiate” sur Israël.Le Qatar, autre pays médiateur, a condamné “fermement les attaques brutales” qui menacent selon lui de compromettre la trêve.La guerre à Gaza avait été déclenchée par l’attaque sans précédent du Hamas en Israël le 7 octobre 2023 qui a entraîné la mort de 1.221 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles.Plus de 69.500 Palestiniens ont été tués par la campagne militaire israélienne de représailles selon le ministère de la Santé de Gaza, des chiffres fiables selon l’ONU.






