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Plaidoiries pour les enfants puis réquisitoire au procès Jubillar

Après d’ultimes plaidoiries des parties civiles, les avocats généraux du procès de Cédric Jubillar vont requérir mercredi contre un accusé qu’ils n’ont cessé de questionner avec courtoisie mais dont les esquives ont fini par les agacer.Malika Chmani et Laurent Boguet, les avocats des enfants du couple, Louis et Elyah, s’exprimeront dans la matinée après les prises de parole, la veille, des sept autres avocats des parties civiles, et rappelleront les attentes de leurs jeunes clients, âgés de 11 et six ans.”On veut que Cédric Jubillar dise la vérité, il la doit à ses enfants”, mais s’il “ne la donne pas, elle sera judiciaire”, avait déclaré à l’AFP, avant le procès, Me Chmani.Lundi, à la toute fin des débats, la présidente des assises, Hélène Ratinaud, a lu un courrier que Louis lui avait adressé, dans lequel il répétait son désir de pouvoir se recueillir à l’endroit où sa mère repose.”J’aimerais lui apporter une réponse à cette question, mais malheureusement, je n’en ai pas”, a dit l’accusé. “Compte tenu de la spécificité de notre rôle, que je n’oublie pas, je trouverai des choses originales à venir plaider devant la cour d’assises”, a affirmé à l’AFP Me Boguet, qui conclura la séquence de plaidoiries des parties civiles.- Fourbir leurs arguments -Les deux représentants de l’accusation, Pierre Aurignac et Nicolas Ruff, doivent enchaîner par leur réquisitoire à partir du début d’après-midi.Hors procès Jubillar, le premier, qui arbore en audience la robe traditionnelle d’avocat général, rouge avec revers bordés d’hermine, dirige le pôle des affaires criminelles du parquet général de Toulouse, tandis que son jeune collègue porte la robe noire correspondant à ses fonctions habituelles de vice-procureur de Toulouse.Tout au long de ce long procès de quatre semaines, les interventions des deux hommes ont ponctué chaque témoignage et exposé d’experts, souvent sur des points factuels très précis, comme pour fourbir leurs arguments en vue du réquisitoire de mercredi.Au fil des audiences, ils ont pris un soin manifeste à traiter avec considération l’accusé, le saluant toujours poliment et l’interrogeant avec parfois plus d’égards que les avocats des parties civiles.Ce n’est qu’en fin de procès que les réponses de Cédric Jubillar (ses “si vous le dites”, “peut-être”, “je ne sais pas”, “je n’en ai pas le souvenir”, ou encore ses “tout à fait” répétitifs) ont commencé à impatienter les représentants de l’accusation.”A chaque fois qu’on essaie de dialoguer avec vous, vous vous dérobez, c’est un peu vain de discuter. Mais merci monsieur!”, a ainsi regretté Pierre Aurignac lundi, lors du long interrogatoire de Cédric Jubillar.”Vous dites tout et son contraire sur tout et n’importe quoi”, s’est aussi exaspéré Nicolas Ruff lors de la même journée. Et alors que Cédric Jubillar estimait qu’il essayait de lui forcer la main sur une réponse, l’avocat général réplique: “Je crois au contraire que je suis trop gentil avec vous.”- Montrer les crocs -Le duo d’avocats généraux a toutefois su montrer de temps à autre les crocs d’un ministère public soucieux du sérieux de la procédure, comme au terme de la première semaine, lorsqu’un ancien policier, cité comme expert par un avocat des parties civiles, était venu présenter des théories loufoques à la barre. “Vous demandez à cette cour d’assises de condamner cet homme sur la base de cette plaisanterie, monsieur?” avait lâché Pierre Aurignac, quand Nicolas Ruff le jugeait soit “inhumain” de donner de faux espoirs aux parties civiles, soit “incompétent”.Ou encore lorsqu’un gendarme avait reconnu à la barre une erreur de copier-coller cruciale: “J’imagine que vous n’avez pas passé une très bonne nuit, moi non plus”, l’avait froidement accueilli M. Aurignac.”On a affaire à une paire efficace, on a senti leur complémentarité”, juge pour l’AFP Me Boguet. “Ce sont des avocats généraux expérimentés, qui ont déjà eu l’occasion d’intervenir sur des dossiers intéressant les cours d’assises et qui impliquaient une absence de corps, donc je pense qu’ils ont été sélectionnés à cette fin.”La défense plaidera jeudi toute la journée, avant le verdict attendu vendredi.

Foot: l’Angleterre de Kane s’envole vers le Mondial-2026

L’Angleterre de Thomas Tuchel a validé à vitesse grand V son billet pour le Mondial-2026, mardi en décrochant une sixième victoire en six matches qualificatifs, sans but encaissé, à Riga contre la faible Lettonie (5-0).La sélection des Three Lions est devenue la première équipe européenne qualifiée pour le tournoi nord-américain en vertu de sa confortable avance sur l’Albanie, son dauphin du groupe K, sept points derrière.Les deux dernières rencontres de novembre serviront à peaufiner les automatismes et à prolonger, peut-être, le formidable élan des partenaires de Harry Kane.”Se qualifier à deux matches de la fin, c’est une grande réussite, sans aucun but encaissé, en pratiquant un football de grande qualité”, a savouré le capitaine sur la chaîne ITV. “Nous donnons l’impression que c’est facile, mais ces matches peuvent être difficiles”.La campagne qualificative ne peut certes pas être perçue comme un gage de réussite l’été prochain, au regard de l’adversité peu relevée que les Anglais ont rencontrée, mais elle servira de base solide pour Tuchel.L’ancien entraîneur du Bayern, du PSG ou encore de Chelsea, novice dans la fonction de sélectionneur, a débuté son mandat par un sans-faute: six victoires, 18 buts marqués et aucun concédé en qualifications.Il a aussi donné des idées de jeu claires et du souffle à une équipe qui en a parfois manqué, le tout sans plusieurs stars laissées de côté, à cause de blessures (Alexander-Arnold, Palmer, Madueke) ou par choix (Bellingham, Foden, Grealish).”Nous jouons de manière très agressive, avec un pressing haut. C’est un jeu très physique que nous pratiquons, c’est très exigeant mais cela motive tout le monde”, a résumé l’Allemand.- Des gagnants en octobre -Tuchel n’a pas tout changé non plus. Sa décision de maintenir le capitanat à Harry Kane, le seul grand N.9 à sa disposition, a encore été récompensée dans le petit Daugavas stadions (10.000 spectateurs) ouvert aux quatre vents.L’avant-centre du Bayern a marqué sept buts en sept matches sous sa direction, en comptant son doublé de mardi: une frappe du gauche de l’extérieur de la surface (44e, 2-0) et un penalty parfaitement tiré avant la mi-temps (45e+4, 3-0).Le Munichois traverse une des périodes les plus fastes de sa carrière: sur les deux derniers mois écoulés, il a inscrit 21 buts en 13 matches, club et sélection confondus.”Les chiffres sont là, bien sûr, mais je pense aussi à la façon dont je me sens sur le terrain, la façon dont je vois les passes, les courses, et physiquement je suis en bonne forme”, apprécie-t-il.En Lettonie, Kane a montré une fois de plus sa science du placement, sa capacité à décrocher pour organiser les attaques et l’étendue de sa palette technique.D’autres joueurs moins expérimentés ont également montré de belles choses à Riga, à commencer par l’ailier Anthony Gordon (24 ans) et le latéral polyvalent Djed Spence (25 ans), lancé en septembre et titulaire pour la deuxième fois d’affilée.L’attaquant de Newcastle a tout fait pour percer le bloc bas adverse, offrant de nombreux centres à ses partenaires et marquant le premier but du match d’un tir enroulé (26e, 1-0) après une belle course.Utilisé comme arrière droit, cinq jours après avoir évolué à gauche en amical contre le pays de Galles (3-0), Spence a lui géré derrière et apporté le danger devant, à l’image de son centre que le défenseur Maksims Tonisevs a catapulté dans son propre but (58e, 4-0).Tuchel a pu faire entrer cinq remplaçants en seconde période et deux d’entre eux ont clos le festival: Jarrod Bowen a récupéré un ballon au pressing puis bien décalé Eberechi Eze, lequel a ajusté le gardien adverse après s’être bien réaxé (86e, 5-0).Bien sûr, ce n’était que la 137e équipe au classement Fifa en face. Mais c’était un passage obligé, et très bien négocié, sur la route du Mondial.

Otages à Gaza: le Hamas a rendu quatre dépouilles supplémentaires d’Israéliens

Le Hamas a rendu mardi soir quatre dépouilles d’otages supplémentaires au lendemain du retour en Israël des vingt derniers otages vivants retenus à Gaza et de quatre premières dépouilles.L’armée israélienne a annoncé peu après minuit mercredi (21H00 GMT mardi) le retour en Israël des quatre cercueils, reçus par l’intermédiaire de la Croix-Rouge.Ils “sont en route vers l’Institut national de médecine légale (à Tel-Aviv pour) des procédures d’identification”, a précisé un communiqué militaire Lundi, en échange du retour des otages vivants, Israël a libéré près de 2.000 détenus palestiniens, dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu à Gaza obtenu à la suite des pression du président américain Donald Trump.L’accord prévoyait la libération de tous les otages, les vivants et les morts, dans les 72 heures après l’entrée en vigueur de la trêve, c’est-à-dire avant 09H00 GMT, mais le mouvement islamiste palestinien avait prévenu qu’il pourrait avoir du mal à tenir les délais pour des questions logistiques après plus de deux ans d’une guerre ayant dévasté la bande de Gaza. “C’est difficile. Vous savez, hier, on a connu des hauts et des bas, et maintenant, on est en pleine déprime”, a déclaré mardi après-midi Rotem Kuper, attendant toujours le retour de la dépouille de son père Amiran Kuper”Le travail N’EST PAS FINI. LES MORTS N’ONT PAS ETE REMIS COMME PROMIS!”, a lancé Donald Trump sur sa plateforme Truth Social, au lendemain d’un déplacement en Israël et en Egypte lors duquel il avait annoncé, sur un ton triomphaliste, que la “paix” régnait désormais au Moyen-Orient.- “Enterrement digne” -“Nous sommes déterminés à ramener tout le monde”, a déclaré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.Son ministre de la Sécurité intérieure, Itamar Ben Gvir, opposé à l’accord de cessez-le-feu, a appelé M. Netanyahu à poser un “ultimatum” clair au Hamas et à couper l’aide humanitaire à destination de Gaza si le mouvement islamiste ne rend pas “immédiatement” les restes de tous les soldats israéliens encore retenus.Après le retour en Israël des quatre premières dépouilles d’otages lundi soir, les restes de sept soldats et de dix-sept civils israéliens se trouvaient encore à Gaza.A l’exception d’un soldat tué au combat en mars 2014, tous avaient été capturés ou enlevés en Israël, certains déjà morts, au cours de l’attaque sans précédent du Hamas ayant déclenché la guerre le 7 octobre 2023.   Les quatre dépouilles rendues lundi soir ont été identifiées comme étant celles de Bipin Joshi, étudiant népalais de 24 ans enlevé au kibboutz Kissoufim, Guy Illouz, 26 ans, enlevé au festival de musique de Nova, théâtre du pire massacre (plus de 370 morts) commis le 7-Octobre, Daniel Peretz, capitaine de blindés capturé dans son char à l’âge de 22 an, et Yossi Sharabi, tué dans un bombardement de l’armée israélienne à Gaza après avoir été enlevé à 53 ans au kibboutz Beeri.En échange de leur retour, Israël a renvoyé à Gaza les dépouilles de 45 Palestiniens originaires du territoire.”Nous pouvons désormais enfin mettre un terme au cauchemar qui a commencé il y a plus de deux ans et offrir à Yossi l’enterrement digne (…) qu’il mérite”, a déclaré sa femme Nira Sharabi dans un communiqué publié par le Forum des familles d’otages, principale organisation israélienne militant pour la libération des captifs à Gaza.- Isolement complet -L’armée a accusé le Hamas d’avoir assassiné Bipin Joshi en captivité “au cours des premiers mois de la guerre” et indiqué que, selon les premiers résultats d’autopsie, Guy Illouz était “décédé des suites de ses blessures après n’avoir pas reçu de soins médicaux appropriés”. Bipin Joshi était le dernier otage du 7-Octobre non-Israélien encore dans Gaza.Certains otages ont subi une “perte de poids importante”, a déclaré à la presse Noa Eliakim Raz, responsable du département de hôpital Beilinson (près de Tel-Aviv) chargé d’accueillir plusieurs des otages libérés lundi.”Le fait d’avoir été sous terre affecte tous les systèmes de l’organisme”, a-t-elle indiqué, faisant référence aux tunnels du Hamas dans la bande de Gaza.Les jumeaux Ziv et Gali Berman, 28 ans, qui se sont longuement tenus par le cou lors de leurs retrouvailles lundi, ont expliqué avoir été séparés tout au long de leur captivité et détenus en isolement total sans savoir si l’autre était en vie, selon des informations publiées par la chaîne 12.De même source, Avinatan Or, 32 ans, dont les images de l’enlèvement avec sa petite amie, Noa Argamani, avaient fait le tour du monde, a perdu 30% à 40% de sa masse corporelle et a été maintenu en isolement complet pendant deux ans. L’ingénieur n’a appris qu’une fois relâché que son amie avait été libérée, lors d’une opération commando israélienne.

Otages à Gaza: le Hamas a rendu quatre dépouilles supplémentaires d’Israéliens

Le Hamas a rendu mardi soir quatre dépouilles d’otages supplémentaires au lendemain du retour en Israël des vingt derniers otages vivants retenus à Gaza et de quatre premières dépouilles.L’armée israélienne a annoncé peu après minuit mercredi (21H00 GMT mardi) le retour en Israël des quatre cercueils, reçus par l’intermédiaire de la Croix-Rouge.Ils “sont en route …

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Trump conditionne l’aide à l’Argentine à la survie politique de son allié Milei

“S’il ne gagne pas, nous partons”: Donald Trump a menacé mardi de couper les vivres à l’Argentine si son allié, le président ultralibéral Javier Milei, essuyait un revers lors des élections législatives à la fin du mois.”Je soutiens cet homme parce que sa philosophie est la bonne”, a dit le président américain pendant une visite de son homologue argentin à la Maison Blanche.”Je pense qu’il va gagner”, a encore dit le dirigeant républicain en référence au scrutin du 26 octobre en Argentine, en assénant: “S’il gagne nous restons avec lui et s’il ne gagne pas, nous partons.””Nos soutiens sont d’une certaine manière liés à qui remporte l’élection”, a aussi déclaré le président américain.Le message est on ne peut plus clair, alors que les Etats-Unis viennent de donner une bouffée d’oxygène à la troisième économie d’Amérique latine, malmenée sur les marchés financiers.Le Trésor américain a annoncé jeudi un échange bilatéral de devises, dit “swap”, pour 20 milliards de dollars, et une intervention directe sur le marché des changes pour soutenir le peso.Pendant une réunion avec Donald Trump et des membres de son gouvernement, Javier Milei a remercié le ministre des Finances Scott Bessent pour “l’immense travail” qu’il a effectué afin d’aider l’Argentine à “surmonter un problème de liquidité”.L’annonce américaine est intervenue alors même que les Etats-Unis commencent à sentir les effets d’une paralysie budgétaire qui entre dans sa troisième semaine, en raison d’un blocage parlementaire qui ne semble pas près de se dénouer.- Incertitude -Elle contraste avec la décision du gouvernement Trump de tailler massivement dans l’aide internationale au nom de la doctrine “America First” (“l’Amérique d’abord”). Cette approche diplomatique s’avère toutefois compatible avec le soutien de gouvernements étrangers jugés idéologiquement proches de Donald Trump.Le soutien américain intervient à un moment critique pour le dirigeant argentin. Le 26 octobre, il fera face à des élections législatives de mi-mandat indécises, qui vont déterminer sa marge de manœuvre parlementaire et sa capacité à gouverner pour ses deux ans restants de présidence.L’incertitude liée au scrutin – et au maintien ou non du cap d’austérité de Javier Milei – avait mis l’économie argentine à la merci de turbulences financières ces dernières semaines.”Les Etats-Unis ont perçu cette attaque contre l’Argentine, contre les idées de liberté, contre un allié stratégique, et c’est pourquoi ils nous ont apporté leur soutien”, a estimé M. Milei lundi.Cette aide américaine sert à “surmonter ce problème de liquidités que connaît l’Argentine à la suite d’attaques politiques par nos opposants, qui ne veulent pas que l’Argentine embrasse à nouveau les idées de la liberté”, a-t-il déclaré mardi à la Maison Blanche.- Rapprochement avec l’Amérique latine -Pour l’économiste et ancien président de la Banque centrale Martin Redrado, l’aide américaine correspond à “une assistance financière, une nouvelle passerelle”, venant après l’aide du FMI en avril (prêt de 20 milliards).”Mais l’Argentine ne peut pas aller de passerelle en passerelle”, estime-t-il, d’où l’importance, après l’élection, “d’armer un programme législatif s’attaquant aux problèmes de production et d’emploi”, dans un pays à plus de 40% d’emploi informel, et où le formel ne croit plus depuis 2011.Au-delà de l’Argentine, le président américain s’est félicité de voir un certain nombre de pays d’Amérique latine se rapprocher des Etats-Unis.”Il y a tellement de pays qui viennent vers nous”, s’est-il réjoui.Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a abondé dans son sens, en parlant de “8 ou 9, 10 pays, l’Argentine en tête, qui se sont alignés sur les Etats-Unis sur un sujet après l’autre lors d’événements internationaux”. Il a mentionné spécifiquement le Costa Rica et le Salvador.Le ministre, qui participait à la réunion avec le président argentin, a jugé que “l’une des évolutions les plus prometteuses” selon lui était la tenue dimanche d’une élection présidentielle en Bolivie. Elle verra s’affronter deux candidats de droite, après 20 ans de gouvernements de gauche dans le pays.Javier Milei a de son côté “félicité (Donald Trump) d’avoir compris la menace que représente le socialisme au XXIème siècle, dans le monde entier et pariculièrement en Amérique latine”.

Trump fait dépendre l’aide à l’Argentine de la survie politique de Milei

“S’il ne gagne pas, nous partons”: Donald Trump a menacé mardi de couper les vivres à l’Argentine si son allié, le président ultralibéral Javier Milei, était défait lors des élections législatives à la fin du mois.”Je soutiens cet homme parce que sa philosophie est la bonne”, a dit le président américain pendant une visite de son homologue argentin à la Maison Blanche.”Je pense qu’il va gagner”, a encore dit le dirigeant républicain en référence au scrutin du 26 octobre en Argentine, en assénant: “S’il gagne nous restons avec lui et s’il ne gagne pas, nous partons.””Nos soutiens sont d’une certaine manière liés à qui remporte l’élection”, a aussi déclaré le président américain.Le message est on ne peut plus clair, alors que les Etats-Unis viennent de donner une bouffée d’oxygène à la troisième économie d’Amérique latine, malmenée sur les marchés financiers.Le Trésor américain a annoncé jeudi un échange bilatéral de devises, dit “swap”, pour 20 milliards de dollars, et une intervention directe sur le marché des changes, pour acheter et soutenir un peso sous pression, soulageant ainsi les réserves de la Banque centrale argentine.L’annonce chiffrée est intervenue alors même que les Etats-Unis commencent à sentir les effets d’une paralysie budgétaire qui entre dans sa troisième semaine, en raison d’un blocage parlementaire qui ne semble pas près de se dénouer.Elle contraste aussi avec la décision du gouvernement Trump de tailler massivement dans l’aide internationale au nom de la doctrine “America First” (“l’Amérique d’abord”). Cette approche diplomatique s’avère en effet compatible avec le soutien de gouvernements étrangers jugés idéologiquement proches de Donald Trump.- Peso -Le coup de pouce de la première puissance mondiale a soutenu le peso argentin, qui avait dégringolé la semaine dernière.Vers 19H20 GMT, le peso lâchait 0,54% face au dollar, à 1.356 pesos pour un dollar. Il a perdu 23% depuis le début de l’année, bien qu’il ait légèrement atténué ses pertes depuis un mois du fait du coup de pouce de Washington. Le soutien américain intervient à un moment critique pour le dirigeant argentin. Le 26 octobre, il fera face à des élections législatives de mi-mandat indécises, qui vont déterminer sa marge de manœuvre parlementaire et sa capacité à gouverner pour ses deux ans restants de présidence. L’incertitude liée au scrutin – et au maintien ou non du cap d’austérité de Javier Milei – avait mis l’économie argentine à la merci de turbulences financières ces dernières semaines.”Les Etats-Unis ont perçu cette attaque contre l’Argentine, contre les idées de liberté, contre un allié stratégique, et c’est pourquoi ils nous ont apporté leur soutien”, a estimé M. Milei lundi.Pour l’économiste et ancien président de la Banque centrale Martin Redrado, il s’agit purement “d’une assistance financière, une nouvelle passerelle”, venant après l’aide du FMI en avril (prêt de 20 milliards).”Mais l’Argentine ne peut pas aller de passerelle en passerelle”, estime-t-il, d’où l’importance, après l’élection, “d’armer un programme législatif s’attaquant aux problèmes de production et d’emploi”, dans un pays à plus de 40% d’emploi informel, et où le formel ne croit plus depuis 2011.- Bolivie -Au-delà de l’Argentine, le président américain s’est félicité de voir un certain nombre de pays d’Amérique latine se rapprocher des Etats-Unis.”Il y a tellement de pays qui viennent vers nous”, s’est-il réjoui.Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a abondé dans son sens, en parlant de “8 ou 9, 10 pays, l’Argentine en tête, qui se sont alignés sur les Etats-Unis sur un sujet après l’autre lors d’événements internationaux”. Il a mentionné spécifiquement le Costa Rica et le Salvador.Le ministre, qui participait à la réunion avec le président argentin, a jugé que “l’une des évolutions les plus prometteuses” selon lui était la tenue dimanche d’une élection présidentielle en Bolivie. Elle verra s’affronter deux candidats de droite, après 20 ans de gouvernements de gauche dans le pays.Donald Trump et Javie Milei n’ont pas évoqué devant la presse de possibles contreparties à l’aide américaine.Javier Milei a nié à plusieurs reprises que les Etats-Unis aient demandé la fin de l’accord d’échange de devises existant déjà entre l’Argentine et la Chine, et renouvelé en 2024.L’ambassade de Chine en Argentine a elle averti ce week-end que les Etats-Unis “devaient comprendre que l’Amérique latine et les Caraïbes n’étaient le jardin de personne”.

Lecornu concède au PS le totem des retraites au nom de la stabilité

Sébastien Lecornu a cédé pour espérer une sortie de crise. Le Premier ministre a annoncé mardi devant l’Assemblée la suspension de la réforme des retraites, symbole de la présidence Macron, obtenant la clémence au moins temporaire des socialistes, qui en faisaient une condition incontournable pour épargner la censure au gouvernement.Saluant comme la CFDT, avec cette suspension, “une victoire” autant qu’un “premier pas qui permet d’envisager les suivants”, le chef des députés PS Boris Vallaud a dit dans sa réponse à la déclaration de politique générale du Premier ministre vouloir faire “ce pari de donner (…) un budget juste au pays”.”Nous ne censurerons pas dès la discussion de politique générale le Premier ministre”, a explicité le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, sur TF1, demandant à ses troupes de “respecter” la décision collective de son parti.”Est-ce que ça veut dire que nous allons tout accepter” dans le budget présenté par M. Lecornu ? “La réponse est non. Le débat ne fait que commencer et je suis aussi déterminé à arracher d’autres victoires”, a ajouté M. Faure.Au milieu d’un discours sobre, qui n’a pas dépassé la demi-heure, point d’orgue de journées d’immense tension politique, la sentence attendue est tombée mardi après-midi: “Je proposerai au Parlement dès cet automne que nous suspendions la réforme de 2023 sur les retraites jusqu’à l’élection présidentielle”, a annoncé M. Lecornu dans l’hémicycle du palais Bourbon.”Aucun relèvement de l’âge n’interviendra à partir de maintenant jusqu’à janvier 2028, comme l’avait précisément demandé la CFDT. En complément, la durée d’assurance sera elle aussi suspendue et restera à 170 trimestres jusqu’à janvier 2028″, a précisé le chef du gouvernement.Il a également confirmé l’abandon de l’utilisation de l’article 49.3 de la Constitution, qui permet l’adoption d’un texte sans vote.- “Carte blanche” -L’exécutif peut ainsi espérer souffler, après une nouvelle crise ouverte la semaine dernière par un gouvernement Lecornu 1 qui n’avait pas tenu une journée.”Certains aimeraient voir cette crise parlementaire virer à la crise de régime. Cela n’aura pas lieu”, avait affirmé le Premier ministre à l’entame de son discours.Un an après la très décriée dissolution de 2024, la pression s’était accrue sur le chef de l’État, son premier chef de gouvernement, Édouard Philippe, allant jusqu’à lui conseiller de démissionner après l’adoption du budget.Renommé vendredi par le président Macron, M. Lecornu a “carte blanche”, avait expliqué l’Élysée.Mardi matin, le chef de l’Etat avait une dernière fois mis la pression sur les oppositions lors du Conseil des ministres, qualifiant les motions de censure à venir de “motions de dissolution”. Adopté mardi matin, le projet de budget de l’État, qui devrait être largement modifié par le Parlement, propose un effort d’une trentaine de milliards d’euros et repose sur des hypothèses “optimistes” de croissance en 2026, selon le Haut conseil des finances publiques.Le déficit devra “dans tous les cas de figure être à moins de 5% à la fin de la discussion” parlementaire, a précisé M. Lecornu, après avoir présenté un projet de budget avec un déficit de 4,7% du PIB.Le Premier ministre a par ailleurs reconnu “des anomalies” dans la fiscalité sur les très grandes fortunes, souhaitant “une contribution exceptionnelle” des plus riches dans le prochain budget.M. Lecornu a également annoncé une “conférence” sur les retraites et le travail avec les partenaires sociaux. Et promis un nouvel “acte de décentralisation” par un projet de loi déposé en décembre. – “Peur des urnes” -Dans sa décision de ne pas censurer le gouvernement, le PS se trouve isolé à gauche. La présidente du groupe écologiste, Cyrielle Chatelain, a affirmé que son groupe “ira(it) à la censure”, fustigeant une “petite suspension” de la réforme.Même tonalité très offensive de Stéphane Peu, chef du groupe des députés communistes et ultramarins, qui en majorité voteront la censure, même si le patron du parti Fabien Roussel a évoqué une “première victoire”.”Une réforme imposée contre tout un peuple (…) ne se suspend pas, elle s’abroge”, a martelé la cheffe des Insoumis, Mathilde Panot, refusant de participer au “sauvetage” du gouvernement.A droite, le président des Républicains (LR) Bruno Retailleau a accusé le gouvernement d’être “l’otage des socialistes”. En réponse, l’ex-président de LR Eric Ciotti, désormais allié de Marine Le Pen, lui a proposé une “rencontre pour poser les bases d’un renversement d’alliance à droite avec le RN”.Quant au président du RN Jordan Bardella, il a brocardé “l’amicale des sauveurs d’Emmanuel Macron” dont “le seul dénominateur commun” serait “la peur des urnes”.Le camp présidentiel était divisé sur la question des retraites. “Suspendre la réforme des retraites” est “une dangereuse facilité”, a mis en garde Paul Christophe, président du groupe Horizons, le parti d’Édouard Philippe.”Remettre en cause la seule et dernière réforme structurelle du second quinquennat d’Emmanuel Macron est une grosse erreur”. “Un compromis politique ne peut pas se construire sur un déni comptable et sur le dos des générations qui viennent”, a renchéri dans Le Parisien l’auteur de la réforme, l’ex-ministre Olivier Dussopt.sac-sl-are-bpa/jmt/gvy

Madagascar: les militaires prennent le pouvoir après un vote de destitution du président

Le scénario se répète à Madagascar: les militaires ont affirmé mardi “prendre le pouvoir” et ont acté de fait la fin de la présidence du contesté Andry Rajoelina, qui avait accédé une première fois au pouvoir par un coup d’Etat en 2009 dans des circonstances similaires.L’unité militaire qui s’est ralliée au mouvement de contestation généralisée …

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Madagascar: les militaires prennent le pouvoir après un vote de destitution du président

Le scénario se répète à Madagascar: les militaires ont affirmé mardi “prendre le pouvoir” et ont acté de fait la fin de la présidence du contesté Andry Rajoelina, qui avait accédé une première fois au pouvoir par un coup d’Etat en 2009 dans des circonstances similaires.L’unité militaire qui s’est ralliée au mouvement de contestation généralisée dans cette île particulièrement pauvre de l’océan Indien a fait cette déclaration devant le palais présidentiel du centre d’Antananarivo, juste après un vote de l’Assemblée nationale destituant le chef de l’Etat, présumé avoir quitté le pays.”On va prendre le pouvoir à partir d’aujourd’hui et on dissout le Sénat et la Haute cour constitutionnelle. L’Assemblée nationale, on la laisse continuer à travailler”, a indiqué au micro de l’AFPTV le colonel Michael Randrianirina devant le palais présidentiel, au centre de la capitale malgache.Scènes de fête et concerts ont suivi cette annonce sur la place du 13-mai. Drapeaux malgaches et chants de célébration ont envahi ce lieu symbolique, baptisé en hommage aux personnes tuées lors d’un soulèvement populaire en 1972 qui a conduit au départ du premier président.La Haute cour constitutionnelle, ayant constaté la “vacance” du poste de président, “invite” dans un communiqué “l’autorité militaire compétente incarnée par le colonel Randrianirina Michaël, à exercer les fonctions de chef de l’Etat”.Contesté dans la rue et retranché dans un lieu inconnu, Andry Rajoelina, qui avait dissous un peu plus tôt mardi l’Assemblée, a dénoncé à propos du vote le destituant une “réunion (…) dépourvue de toute base légale” puis une “tentative de coup d’Etat” des militaires. “Le président demeure pleinement en fonction”, assure-t-il.Exfiltré par un avion militaire français dimanche d’après la radio française RFI, Andry Rajoelina avait été désigné président de transition par les militaires après un soulèvement populaire en 2009.Après s’être mis en retrait en 2014, il avait été élu président en 2018, puis réélu en 2023 pour un mandat de cinq ans lors d’un scrutin boycotté par l’opposition.”On va mettre en place un comité composé d’officiers venant de l’armée, de la gendarmerie, de la police nationale. Peut-être qu’il y aura des hauts conseillers civils là-dedans. C’est ce comité qui va assurer le travail de la présidence. En même temps, après quelques jours, on va mettre en place un gouvernement civil”, a assuré le colonel Randrianirina.En attendant, Jouannah Rasoarimanana, 24 ans savoure une “victoire” pour la jeunesse éduquée de Madagascar ayant allumé l’étincelle de la contestation. “Je suis vraiment très heureuse, en tant que jeune, ici, à Madagascar, on est libre maintenant. On a obtenu la victoire”, se réjouit cette comptable.Comme très souvent depuis le 25 septembre, des milliers de manifestants sont encore descendus dans les rues d’Antananarivo. Des jeunes mobilisés par le collectif Gen Z, rejoints par des fonctionnaires appelés à la grève par plusieurs syndicats et des protestataires de toutes générations.- Constitution suspendue -La Constitution est aussi suspendue, a annoncé le colonel Randrianirina, à la tête de la Capsat. Cette unité militaire, qui avait joué un rôle majeur dans le coup d’État de 2009, a renversé le rapport de force en se joignant samedi aux manifestations qui ont commencé le 25 septembre.Ses officiers ont appelé les forces de sécurité à “refuser de tirer” sur les manifestants, avant de les rejoindre dans le centre de la capitale.La plupart des forces armées leur ont emboîté le pas depuis et ont changé de commandement, y compris la gendarmerie, auparavant en première ligne de la répression des manifestations. Au moins 22 personnes ont été tuées au début de celles-ci et plus d’une centaine blessées, d’après un bilan des Nations unies.Au total, 130 des 163 députés, soit plus de la majorité des deux tiers requise, ont voté mardi en faveur de la destitution d’Andry Rajoelina. Elle a été avalisée par la Haute cour constitutionnelle, dont la dissolution a été annoncée mardi par le colonel Randrianirina.Madagascar, île à la population très pauvre, a une longue histoire de soulèvements populaires suivis par la mise en place de gouvernements militaires de transition.”On essaie de voir exactement ce qui va se passer une fois la poussière retombée. Évidemment, s’il y a un coup d’État en cours, on s’y opposera”, a réagi Farhan Haq, porte-parole du secrétaire général de l’ONU.Le président en fuite a par ailleurs dit mardi enchaîner “plusieurs visites officielles prévues chez les pays amis, membres de la SADC”, l’organisation de coopération d’Afrique australe.Au moins 80% des 32 millions d’habitants de Madagascar vivent avec moins de 15.000 ariary par jour (2,80 euros), le seuil de pauvreté fixé par la Banque mondiale.

Au procès Jubillar, les parties civiles dressent un réquisitoire avant l’heure

Les parties civiles ont défendu mardi, au procès de Cédric Jubillar, une enquête “exhaustive” établissant un “paroxysme du féminicide”, tout en fustigeant une stratégie de la défense faite de “subterfuges cruels” pour la famille de Delphine, qui souffre depuis cinq ans d’une douleur “qui ne finit pas”.”L’absence, c’est cette douleur particulière, qui ne finit pas (…) c’est une plaie vive sur laquelle chaque jour, goutte à goutte, de l’acide se déverse”, a plaidé Laurent de Caunes, avocat des frères et soeur de Delphine, disparue à Cagnac-les-Mines (Tarn) dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 et que son mari est accusé d’avoir tuée.L’infirmière de nuit de 33 ans était une personnalité “hors du commun”, a dépeint Me de Caunes. “Il ne s’agit pas d’en faire une sainte”, a-t-il dit, mais “en termes allégoriques, c’était un ange, une personne entièrement tournée vers les autres” et qui “ne se plaignait jamais.””Pourquoi a-t-il fallu que cet ange rencontre, non pas un démon, mais une personnalité comme M. Jubillar, son exacte antithèse, (…) indifférent à tout ce qui n’est pas son plaisir?” – “Puzzle” -Le doyen des avocats des parties civiles a regretté à la barre les “subterfuges cruels” des avocats de la défense qui, alors que leur client a peu ou pas répondu aux questions, ont multiplié les attaques “sur des sujets particuliers qui n’affectent pas la vision d’ensemble de cette procédure”.”Est-ce une enquête orientée, superficielle ou malhonnête? Non”, avait plus tôt martelé Me Philippe Pressecq, qui représente une cousine de Delphine, faisant remarquer que la défense n’a demandé l’annulation d’aucun acte de procédure alors qu’elle en avait la possibilité.Au terme d’une enquête ayant bénéficié de “moyens technologiques et humains inédits”, “toutes les pièces s’assemblent pour former ce puzzle de la vérité, qui est que, ce soir-là, Cédric Jubillar a bien tué son épouse”, a souligné Me Pressecq, tandis que Me de Caunes a dénoncé un accusé “cynique et désinvolte” dont les aveux n’ont finalement aucune importance.”On s’en passe très bien”, a évacué cet habitué des cours d’assises, à propos du “leitmotiv” répété selon lui par la défense d’une affaire “sans corps, sans scène de crime, sans aveux”.En fin de matinée, Mourad Battikh, conseil de plusieurs cousins, oncles et tantes de Delphine, mais aussi depuis lundi de son amant qui a annoncé se constituer partie civile, avait invité les jurés à se projeter au coeur de la nuit du 16 décembre, reconstituée à partir du faisceau d’indices réunis contre M. Jubillar, autant de “caméras” et “d’angles de vue” démontrant le crime.De son débit rythmé et imagé, il a listé le témoignage de Louis, le fils du couple qui a évoqué une dispute entre ses parents ce soir-là, les lunettes “fracassées” de l’infirmière qui évoquent la violence, ou encore le téléphone de la disparue qui continue à borner près de son domicile le matin, écartant la thèse d’un rôdeur ou d’un départ volontaire.- “Paroxysme” -Pauline Rongier, l’avocate d’une amie de Delphine Jubillar, a quant à elle demandé aux jurés de trouver le “courage” de condamner l’accusé malgré l’absence de corps, car cette affaire constitue un “cas d’école”, voire un “paroxysme du féminicide”.”Isolement” de son épouse, dénigrement, “surveillance”, “violences sur les enfants”, Pauline Rongier a décrit la “chape de plomb, la prison dans laquelle était Delphine”, ce “contrôle coercitif” exercé par Cédric sur son épouse qui, selon elle, précède la plupart des féminicides.La mère de l’accusé Nadine Jubillar, qui s’est constituée partie civile, “n’a rien à gagner dans ce procès contre son fils”, a souligné son avocate Géraldine Vallat, affirmant que sa cliente sortirait “d’ici avec un verdict, une vérité judiciaire” pour pouvoir avancer.Les plaidoiries des parties civiles se poursuivront mercredi matin, suivies du réquisitoire des avocats généraux, avant les plaidoiries de la défense toute la journée de jeudi.Vendredi, la présidente donnera une dernière fois la parole à l’accusé. “Ca peut être l’occasion de vous libérer de cette chape que vous avez sur les épaules, pour vous, pour vos enfants”, lui a glissé Me Laurent Nakache-Haarfi, autre avocat des parties civiles. Puis la cour se retirera avant de rendre son verdict.