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La Pologne renforce la sécurité de ses chemins de fer après des tentatives de sabotage

Le long des bas-côtés boueux d’une voie ferrée à Varsovie, des gardes armés et un soldat entament une patrouille matinale, surveillant la zone pour détecter des activités inhabituelles et inspectant les voies pour repérer tout signe de sabotage éventuel.La patrouille fait partie de “l’Opération Horizon”, lancée par la Pologne afin de renforcer la sécurité ferroviaire …

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Liban: long d’une centaine de mètres, un tunnel abandonné par le Hezbollah présenté à la presse

Un tunnel d’une centaine de mètres, alimenté en électricité et desservant plusieurs pièces dont une cuisine: l’AFP a pu parcourir vendredi une installation abandonnée par le Hezbollah dans le sud du Liban, dans le cadre d’une visite de presse organisée par l’armée.Des journalistes, dont une équipe de l’AFP, ont pu pénétrer dans ce tunnel creusé …

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Incendie à Hong Kong : quelle est la part de responsabilité des échaufaudages en bambou ?

L’effroyable incendie d’un complexe résidentiel, qui a tué au moins 128 personnes à Hong Kong, a attiré l’attention sur le rôle possible joué dans sa propagation par les échafaudages en bambou, typiques du territoire et dont le gouvernement local a annoncé vouloir progressivement supprimer l’usage.Hong Kong est l’une des dernières villes au monde à encore …

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Cisjordanie: l’ONU réclame une enquête après l'”apparente exécution sommaire” de Palestiniens à Jénine

Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme a réclamé vendredi une enquête “approfondie” après l’”apparente exécution sommaire” de deux Palestiniens par des policiers israéliens jeudi en Cisjordanie occupée, alors qu’ils semblaient être en train de se rendre.”Nous sommes consternés par le meurtre odieux, hier, de deux Palestiniens par la police des frontières israélienne à …

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Le suspect de l’attentat à Washington va être inculpé d’assassinat

L’auteur présumé de l’attentat à Washington contre deux militaires de la Garde nationale, dont une est décédée, va être inculpé d’assassinat, un acte invoqué par l’administration Trump pour réviser drastiquement sa politique d’accueil des ressortissants d’une vingtaine de pays dits “préoccupants”.Quelques heures avant l’annonce jeudi du décès de l’une des deux victimes, la ministre de la Justice, Pam Bondi, avait annoncé son intention de requérir la peine capitale contre Rahmanullah Lakanwal, 29 ans, le suspect de nationalité afghane, si l’une d’entre elles succombait à ses blessures.”S’il arrive quelque chose, je vous le dis dès maintenant, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour requérir la peine de mort contre ce monstre, qui n’aurait jamais dû être dans notre pays”, a-t-elle déclaré, en référence au débat qui a aussitôt éclaté entre républicains et démocrates sur cette affaire.”C’est un meurtre avec préméditation. C’est une embuscade commise avec une arme à feu contre des gens qui ne savaient pas ce qui les attendait”, a dit vendredi sur Fox News la procureure de la capitale fédérale, Jeanine Pirro, pour expliquer l’aggravation des chefs d’accusation.Elle avait initialement annoncé jeudi que le suspect, blessé lors de son arrestation et dont l’état n’était pas connu, serait poursuivi pour agression armée avec intention de tuer.Mais entre-temps, l’une des deux victimes, Sarah Beckstrom, 20 ans, est décédée, tandis que l’autre, Andrew Wolfe, 24 ans, se trouvait toujours vendredi dans un état critique, selon les autorités.Le mobile de l’attaque restait inconnu vendredi. Mais son auteur présumé, arrivé aux Etats-Unis en 2021 après avoir servi aux côtés de l’armée américaine en Afghanistan, selon la CIA, a traversé le pays en voiture de l’Etat de Washington (nord-ouest), où il habitait avec sa famille, pour se rendre dans la capitale fédérale, sur la côte est.- “Problème de santé mentale” -Peu après l’annonce du décès de la militaire, Donald Trump a affirmé sur son réseau Truth Social qu’il empêcherait “l’immigration en provenance de tous les pays du tiers-monde”.A la suite de cet attentat, l’administration américaine avait déjà annoncé jeudi “un réexamen complet et rigoureux” des permis de résidence permanente ou “cartes vertes”, délivrés aux ressortissants de 19 pays “jugés préoccupants”, dont l’Afghanistan, Haïti, l’Iran ou le Venezuela.Sollicités vendredi par l’AFP pour savoir quels “pays du tiers-monde” étaient concernés par la dernière annonce de Donald Trump, les services d’immigration ont renvoyé à cette même liste de 19 pays.Selon des données officielles, plus d’1,6 million d’étrangers détenteurs de la carte verte (soit 12% des résidents permanents) sont originaires d’un de ces pays. L’Afghanistan en compte plus de 116.000.Rahmanullah Lakanwal était arrivé aux Etats-Unis un mois après le retrait précipité des forces américaines d’Afghanistan sous la présidence du démocrate Joe Biden, en août 2021, dans le cadre d’une vaste opération d’évacuation des Afghans ayant collaboré avec les Américains contre les talibans.Des médias américains affirmaient vendredi qu’il avait rejoint les “unités zéro” des services afghans, en charge de missions commandos contre les talibans, Al-Qaïda ou le groupe Etat islamique (EI).”Ses antécédents ont été vérifiés à de multiples reprises”, a souligné vendredi sur CNN Shawn VanDiver, un ancien militaire américain qui dirige l’ONG AfghanEvac.”Je ne pense pas que ce soit une question de vérification mais de santé mentale”, a-t-il indiqué, relevant les syndromes de stress post-traumatique observés chez nombre d’évacués d’Afghanistan.Le suspect a demandé l’asile sous l’administration Biden, mais cette demande a été approuvée sous l’administration Trump, rappelle AfghanEvac.Un autre Afghan arrivé aux Etats-Unis en septembre 2021, Nasir Tawhedi, avait été arrêté en octobre 2024 pour un projet d’attentat le jour de l’élection présidentielle américaine. Il a plaidé coupable en juin 2025.Selon le département d’Etat, plus de 190.000 Afghans sont arrivés aux Etats-Unis depuis la prise de pouvoir des talibans.

Évadés de Dijon: l’un des deux fugitifs arrêté, le plus dangereux toujours en fuite

Sa cavale n’aura duré que 24 heures: un des deux détenus évadés “à l’ancienne”, avec une scie à métaux, de la prison de Dijon jeudi, a été arrêté vendredi matin en Saône-et-Loire en train de prendre un café dans le bar d’un village, alors que l’autre évadé, “potentiellement dangereux”, est toujours en fuite.Le détenu retrouvé est “très probablement” le plus vieux des deux, âgé de 32 ans, “sous réserve de la vérification formelle de son identité”, a précisé dans un communiqué le procureur à Dijon, Olivier Caracotch. Le fugitif a été interpellé sans résistance dans un bar-tabac-pmu de Bey, village proche de Chalon-sur-Saône à une heure de Dijon. “Il s’est présenté, il a demandé un café, un paquet de cigarettes. Il a payé en carte bleue. Il a lu le journal très tranquillement”, a raconté à l’AFP Ramdane Mamou, gérant du bar “L’Au Bey Rge”.”Cinq minutes après, il y a deux personnes qui sont entrées, c’étaient des policiers en civil. Ils se sont installés, ils ont pris un café, ils ont eu un petit temps d’observation”, a-t-il poursuivi. Et puis quand le fugitif “s’est levé pour venir régler sa note, les policiers l’ont interpellé”, a-t-il ajouté.Un couple a également été interpellé et est en garde à vue. La femme de 25 ans et l’homme de 22 ans font partie de “l’entourage” du fugitif interpellé et ont été placés en garde à vue “pour complicité d’évasion, recel de malfaiteurs et association de malfaiteurs”, a indiqué le procureur de Dijon.L’autre détenu évadé, âgé de 19 ans et considéré comme “potentiellement dangereux”, est toujours en fuite.Déjà condamné à une dizaine de reprises pour des violences aggravées et enlèvement notamment, il était en détention après avoir été mis en examen pour tentative d’assassinat et association de malfaiteurs.Ce détenu est “dans le registre de la criminalité organisée” et soupçonné d’avoir participé à “un règlement de comptes sur fond de narcotrafic” à Montbéliard (Doubs) après avoir été recruté pour exécuter un “contrat criminel”, avait détaillé jeudi à l’AFP Paul-Édouard Lallois, procureur de la République à Montbéliard, où est instruit son dossier.Le détenu retrouvé vendredi était également en détention provisoire pour “des menaces et violences habituelles aggravées sur conjointe”, selon le parquet de Dijon.Les deux hommes se sont évadés “à l’ancienne”, selon les syndicats pénitentiaires, en sciant les barreaux de leurs cellules avec de simples lames de scie à métaux.”L’hypothèse la plus probable” est que ces lames ont été livrées par drone, selon M. Caracotch, qui a rappelé qu’il y a peu, un individu a été condamné à Dijon pour de telles livraisons dans cette prison, “notamment de lames de scie”.Romain Bernier, secrétaire général du syndicat Ufap-Unsa Dijon, a indiqué à l’AFP que “téléphone et lame de scie” avaient déjà été retrouvés sur le détenu de 19 ans, entraînant son placement dans un quartier disciplinaire.- “Un choc de sécurité” -Après avoir scié les barreaux de leurs cellules situées au rez-de-chaussée, les détenus ont utilisé des draps pour couvrir les fils de lames de rasoir installées sur le premier mur d’enceinte et ainsi l’escalader pour arriver dans la cour de la prison. Ils n’avaient plus alors qu’à sortir “par le porche du site pénitentiaire”, selon M. Caracotch.Ce porche s’ouvre le matin pour laisser entrer le personnel, ont indiqué plusieurs sources proches du dossier.Vétuste, la maison d’arrêt de Dijon, située près du centre-ville, n’est pas couverte de filets antidrones.”Notre organisation n’a eu de cesse de dénoncer l’absence de dispositifs antidrones”, a souligné le syndicat Ufap-Unsa Justice, évoquant des “ballets incessants” au-dessus de la maison d’arrêt.L’établissement de 1853 fait partie du plan “zéro portable” annoncé par le ministre de la Justice Gérald Darmanin et qui vise, pour un coût de 29 millions d’euros, à rendre six prisons “complètement étanches” aux mobiles.Mais le “retard” est tellement important qu’il s’agit plus d’un “cataplasme sur une jambe de bois”, selon l’Ufap.Dans un message sur X, Gérald Darmanin a cependant promis “un vrai choc de sécurité dans nos prisons”.