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Des milliers d’Israéliens fêtent l’arrivée d’un ex-otage de Gaza dans une colonie de Cisjordanie

Souriant mais amaigri, Avinatan Or sort du van qui le ramène de l’hôpital au domicile de ses parents dans la colonie de Shilo en Cisjordanie. Ils sont des milliers à l’acclamer, une semaine après sa libération de Gaza.Avinatan Or, 30 ans, a été libéré la semaine dernière avec 19 autres otages vivants, dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu à Gaza entré en vigueur le 10 octobre, sous la pression des Etats-Unis.Les images de son enlèvement avec sa compagne Noa Argamani au festival Nova, près de la frontière avec Gaza, diffusées en direct le 7 octobre 2023 sont devenues iconiques. Tandis que Noa Argamani est emmenée de force sur une moto, criant et les mains tendues vers lui, on le voit debout les mains attachées dans le dos entouré de plusieurs hommes.Si Noa Argamani a été libérée après 248 jours dans une opération militaire à Nusseirat, dans le centre de la bande de Gaza, Avinatan Or n’est revenu de captivité qu’à la faveur du dernier cessez-le-feu le 13 octobre.En contrebas de la colonie, sur le rond point renommé à son nom, il franchit une porte jaune de la couleur symbole du soutien aux otages. La foule scande son nom et il prend alors la parole pour leur adresser quelques mots. “J’espère qu’on pourra prendre tout l’amour que vous nous avez donné pour les années à venir, on ne gagnera qu’avec cet amour”, lance-t-il sous les applaudissements, après avoir remercié la foule et les “soldats, les héros, sans qui ne je ne serais pas parmi vous aujourd’hui”.Second d’une fratrie de sept enfants, Avinatan Or, a grandi dans la colonie de Shilo, dans le nord de la Cisjordanie occupée.-“C’est merveilleux”-Après l’accueil à l’entrée de la colonie, des danses traditionnelles sont organisées devant la synagogue pour fêter son retour.Pour Yehoudit Nitzan, une habitante de la colonie, cette journée à un goût particulier car son fils Gilad, qui connaissait Avinatan depuis son enfance est tombé au combat au début de la guerre à Gaza.”Gilad est parti à la guerre le 7-Octobre pour notamment ramener Avinatan à la maison (…),  deux ans après, Avinatan revient, je boucle la boucle”, dit-elle à l’AFP, visiblement émue.Pour Shani Strenger, une des responsables de la colonie, cette journée est “merveilleuse”.”Ca fait deux ans qu’on attend tous ce moment, c’est merveilleux, c’est un sentiment magnifique”, dit-elle, sur fond de musique folklorique assourdissante.Ingénieur travaillant pour une société de high-tech, Avinatan Or, qui vivait à Tel-Aviv au moment de son enlèvement, a été mis à l’isolement dans un tunnel par ses geôliers pendant ses deux ans de captivité selon les témoignages de ses parents depuis sa libération.Amaigri et affaibli, il lève son poing en signe de victoire, alors que la foule continue de scander son nom.Aux abords de la colonie, des affichettes sont présentes en nombre avec sa photo et une inscription “Avinatan, que c’est bon que tu sois revenu”.Aux termes de l’accord de cessez-le-feu, le Hamas a libéré au 13 octobre les derniers 20 otages vivants qu’il détenait depuis le 7-Octobre. Mais 15 dépouilles d’otages se trouvent encore à Gaza, où le Hamas évoque des difficultés pour les exhumer dans le territoire dévasté.

Le prince Andrew à nouveau dans la tourmente avec les mémoires de Virginia Giuffre

Les mémoires posthumes de l’Américaine Virginia Giuffre, la principale accusatrice du prince Andrew dans le cadre de l’affaire Epstein, ont été mises en vente mardi, accentuant encore la pression sur le frère du roi Charles déjà tombé en disgrâce. Dans “Nobody’s girl”, Virginia Giuffre, qui a mis fin à ses jours en avril, raconte avec force détails avoir été utilisée comme esclave sexuelle par l’ancien financier et pédocriminel américain Jeffrey Epstein, et avoir notamment été contrainte à des relations sexuelles avec Andrew à trois reprises, dont au moins deux quand elle avait 17 ans.Le livre s’est rapidement hissé en tête des ventes sur le site britannique d’Amazon.Peu après la publication de premiers extraits dans la presse britannique, Andrew avait annoncé vendredi renoncer à son titre de duc de York, sous la pression de son frère, le roi Charles III. Des députés appellent à lui retirer formellement ses titres. Le prince de 65 ans a été mis à l’écart de la famille royale depuis 2019 à cause de ses liens avec Epstein.Une source au palais de Buckingham a qualifié ces nouvelles allégations d'”extrêmement préoccupantes”, estimant qu’elles devaient être “examinées de manière appropriée”.- “Victoire” -Virginia Giuffre “considérerait comme une victoire” le renoncement d’Andrew à ses titres, affirme Amy Wallace, sa prête-plume pour ces mémoires, qui estime désormais que le prince doit se mettre à la disposition de la justice américaine.Ce dernier avait évité un procès à New York en versant des millions de dollars à Virginia Giuffre, qui avait engagé des poursuites en 2021 contre lui. Il a toujours rejeté ces accusations.Andrew “a vu tout ce qu’il se passait. S’il se soucie tant que ça de cette affaire, il pourrait partager ces informations avec les enquêteurs, dire +voilà ce qui s’est passé+.”, a-t-elle encore déclaré mardi sur Times Radio.Même tonalité pour le député américain Pete Sessions, qui siège à la commission de surveillance du Congrès qui enquête sur Epstein: “Il serait intéressant de savoir ce qu’il savait, ce qu’il a vu”, a-t-il déclaré mardi sur BBC Radio 4.Dans ses mémoires, Virginia Giuffre raconte avoir été livrée à une “multitude d’hommes de pouvoir” pour des relations sexuelles, et anonymise un certain nombre d’entre eux. Elle dépeint notamment un rapport extrêmement violent avec celui qu’elle décrit comme “un ancien ministre”, sans révéler son identité.A propos d’Andrew, elle affirme qu’il a tenté de salir son image. La police de Londres enquête sur une information de presse selon laquelle Andrew a chargé un officier de chercher des informations pour discréditer Mme Giuffre.Englué par ailleurs dans une affaire d’espionnage chinois, Andrew ne cesse d’être une source d’embarras pour sa famille. La publication de ce livre intervient à la veille d’une visite d’État de deux jours du roi Charles et de son épouse Camilla au Vatican.- Royal Lodge -Ces derniers développements remettent aussi au centre de l’attention le train de vie et la situation financière d’Andrew: dans son édition de mardi, le Times révèle que le prince, qui vit dans une demeure royale de 30 pièces, Royal Lodge, n’a pas payé de loyer depuis 2003. Et que le bail court jusqu’en 2078.Cette propriété, située sur le domaine royal de Windsor, fait partie du Crown Estate, un organisme qui gère les biens immobiliers de la Couronne pour le compte des contribuables britanniques.Au total, Andrew se serait acquitté de la somme d’un million de livres (1,1 million d’euros) pour en acquérir le bail et aurait réalisé plus de 7,5 millions de livres (8.6 millions d’euros) de travaux. Mais depuis, le loyer s’est résumé à une somme symbolique, selon le contrat dont le journal a obtenu copie.Le Times s’interroge sur les sources de revenus du prince, qui a été privé par son frère Charles III d’une allocation annuelle de plus d’un million de livres (1,2 million d’euros), alors que le coût de sa sécurité, que le roi ne paye plus, est estimé à 3 millions de livres (3,6 millions d’euros) par an. La presse britannique a rapporté ces derniers mois que le roi Charles avait tenté de convaincre son frère de renoncer à cette propriété, pour une autre, plus modeste, sur le domaine. En vain. En attendant, le site internet de la famille royale a actualisé le statut du prince Andrew, en enlevant son titre de duc de York.

Une femme pour la première fois à la tête du gouvernement japonais, la conservatrice Sanae Takaichi

Une femme a pour la première fois mardi été nommée à la tête du gouvernement japonais, la nationaliste Sanae Takaichi. Elle a aussitôt annoncé un “programme économique” pour faire face à la hausse des prix et dit vouloir des “discussions franches” avec Donald Trump.Peu après sa désignation par les deux chambres du Parlement pour succéder à Shigeru Ishiba, elle a assuré que sa priorité serait de lutter contre l’inflation, une source majeure de mécontentement chez ses compatriotes, et que, dans ce but, elle préparerait prochainement un “programme économique”. Au plan international, le premier défi de Sanae Takaichi sera la visite, la semaine prochaine, dans son pays de Donald Trump, l’occasion, a-t-elle souligné, d’évoquer, outre les questions bilatérales, la situation dans la région Asie-Pacifique, au Moyen-Orient et en Ukraine. “Je souhaite établir des relations de confiance” avec lui, a-t-elle confié aux journalistes. Parmi les possibles points de friction, les contours encore flous des 550 milliards de dollars d’investissements sur le sol américain envisagés par le Japon dans le cadre de son accord commercial avec les Etats-Unis. Et ce, en contrepartie d’un accord conclu en juillet, qui abaissait les surtaxes douanières imposées à l’archipel nippon. Le président américain souhaite par ailleurs que ce pays cesse d’importer de l’énergie russe et augmente ses dépenses de défense.- Minoritaire -En l’absence de majorité absolue au Parlement, la nouvelle coalition aura besoin du soutien d’autres partis pour faire voter des lois. Sanae Takaichi avait remporté début octobre la présidence du Parti libéral-démocrate (PLD, droite conservatrice), au pouvoir quasiment sans interruption depuis 1955 mais qui ne dispose désormais que d’une majorité relative dans les deux chambres, notamment en raison d’un scandale financier.Son allié traditionnel, le parti centriste Komeito, a claqué la porte de leur coalition en place depuis 1999, mal à l’aise avec cette affaire et les opinions conservatrices de Mme Takaichi.Cette dernière a assuré sa nomination en concluant lundi une alliance avec le Parti japonais pour l’innovation (Ishin), une petite formation réformatrice de centre droit.La longévité à son poste de celle qui est devenue le cinquième Premier ministre du Japon en autant d’années dépendra de “la stabilité de cette coalition”, estime Yu Uchiyama, professeur de sciences politiques à l’université de Tokyo.”Un autre facteur déterminant sera sa décision de convoquer ou non” des élections législatives : “si elle le faisait et perdait (des sièges), cela aurait un impact extrêmement négatif sur son image”.- Deux femmes au gouvernement – En accédant aux responsabilités, Sanae Takaichi, 64 ans, “entre dans l’histoire”, a salué la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.Mais elle qui avait promis un gouvernement avec un nombre de femmes “à la scandinave”, n’en a finalement nommé que deux, le même nombre que dans celui de M. Ishiba. Il s’agit de l’ultra-conservatrice Satsuki Katayama, qui prend le portefeuille des Finances, et de Kimi Onoda, à la Sécurité économique.Le Japon est classé 118e sur 148 dans le rapport 2025 du Forum économique mondial sur l’écart entre les sexes et la chambre basse du Parlement ne compte que 15% de femmes. Les positions sur l’égalité hommes/femmes de Mme Takaichi la placent à droite d’un PLD déjà conservateur : elle s’oppose ainsi à la révision d’une loi obligeant les couples mariés à porter le même nom de famille et soutient une succession impériale réservée aux hommes. A Nara (ouest), la ville dont elle est originaire, on salue son ascension : “Elle a vraiment gravi les échelons. Elle a travaillé dur pour en arriver là”, a ainsi confié à l’AFP Satoshi Sakamoto, un retraité de 73 ans.Il espère en outre qu’elle “soit capable de dire clairement +non+ quand il le faut” à Donald Trump.”Les prix ont augmenté et c’est difficile”, a de son côté insisté Satoe Tominaga, une habitante de 77 ans de Nara.- Discours sur la Chine tempéré -Sanae Takaichi sera aussi confrontée à la lutte contre le déclin démographique du Japon et à la relance de la quatrième économie mondiale. Pour y parvenir, elle s’est exprimée en faveur de l’augmentation des dépenses publiques, à l’instar de son mentor, l’ancien Premier ministre Shinzo Abe. Concernant la Chine, elle a jugé par le passé que le Japon devait “faire face à la menace sécuritaire” créée par Pékin, tout en appelant à une plus grande coopération en matière de sécurité avec Taïwan.Mme Takaichi a cependant récemment tempéré son discours sur la Chine et s’est prudemment abstenue la semaine dernière de se rendre au sanctuaire Yasukuni, un symbole pour les voisins du Japon du passé militariste nippon.Le ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré espérer que le Japon ferait “progresser pleinement les relations stratégiques et mutuellement avantageuses” avec la Chine.

Une femme pour la première fois à la tête du gouvernement japonais, la conservatrice Sanae Takaichi

Une femme a pour la première fois mardi été nommée à la tête du gouvernement japonais, la nationaliste Sanae Takaichi. Elle a aussitôt annoncé un “programme économique” pour faire face à la hausse des prix et dit vouloir des “discussions franches” avec Donald Trump.Peu après sa désignation par les deux chambres du Parlement pour succéder …

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Une femme pour la première fois à la tête du gouvernement japonais, la conservatrice Sanae Takaichi

Une femme a pour la première fois mardi été nommée à la tête du gouvernement japonais, la nationaliste Sanae Takaichi. Elle a aussitôt annoncé un “programme économique” pour faire face à la hausse des prix et dit vouloir des “discussions franches” avec Donald Trump.Peu après sa désignation par les deux chambres du Parlement pour succéder à Shigeru Ishiba, elle a assuré que sa priorité serait de lutter contre l’inflation, une source majeure de mécontentement chez ses compatriotes, et que, dans ce but, elle préparerait prochainement un “programme économique”. Au plan international, le premier défi de Sanae Takaichi sera la visite, la semaine prochaine, dans son pays de Donald Trump, l’occasion, a-t-elle souligné, d’évoquer, outre les questions bilatérales, la situation dans la région Asie-Pacifique, au Moyen-Orient et en Ukraine. “Je souhaite établir des relations de confiance” avec lui, a-t-elle confié aux journalistes. Parmi les possibles points de friction, les contours encore flous des 550 milliards de dollars d’investissements sur le sol américain envisagés par le Japon dans le cadre de son accord commercial avec les Etats-Unis. Et ce, en contrepartie d’un accord conclu en juillet, qui abaissait les surtaxes douanières imposées à l’archipel nippon. Le président américain souhaite par ailleurs que ce pays cesse d’importer de l’énergie russe et augmente ses dépenses de défense.- Minoritaire -En l’absence de majorité absolue au Parlement, la nouvelle coalition aura besoin du soutien d’autres partis pour faire voter des lois. Sanae Takaichi avait remporté début octobre la présidence du Parti libéral-démocrate (PLD, droite conservatrice), au pouvoir quasiment sans interruption depuis 1955 mais qui ne dispose désormais que d’une majorité relative dans les deux chambres, notamment en raison d’un scandale financier.Son allié traditionnel, le parti centriste Komeito, a claqué la porte de leur coalition en place depuis 1999, mal à l’aise avec cette affaire et les opinions conservatrices de Mme Takaichi.Cette dernière a assuré sa nomination en concluant lundi une alliance avec le Parti japonais pour l’innovation (Ishin), une petite formation réformatrice de centre droit.La longévité à son poste de celle qui est devenue le cinquième Premier ministre du Japon en autant d’années dépendra de “la stabilité de cette coalition”, estime Yu Uchiyama, professeur de sciences politiques à l’université de Tokyo.”Un autre facteur déterminant sera sa décision de convoquer ou non” des élections législatives : “si elle le faisait et perdait (des sièges), cela aurait un impact extrêmement négatif sur son image”.- Deux femmes au gouvernement – En accédant aux responsabilités, Sanae Takaichi, 64 ans, “entre dans l’histoire”, a salué la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.Mais elle qui avait promis un gouvernement avec un nombre de femmes “à la scandinave”, n’en a finalement nommé que deux, le même nombre que dans celui de M. Ishiba. Il s’agit de l’ultra-conservatrice Satsuki Katayama, qui prend le portefeuille des Finances, et de Kimi Onoda, à la Sécurité économique.Le Japon est classé 118e sur 148 dans le rapport 2025 du Forum économique mondial sur l’écart entre les sexes et la chambre basse du Parlement ne compte que 15% de femmes. Les positions sur l’égalité hommes/femmes de Mme Takaichi la placent à droite d’un PLD déjà conservateur : elle s’oppose ainsi à la révision d’une loi obligeant les couples mariés à porter le même nom de famille et soutient une succession impériale réservée aux hommes. A Nara (ouest), la ville dont elle est originaire, on salue son ascension : “Elle a vraiment gravi les échelons. Elle a travaillé dur pour en arriver là”, a ainsi confié à l’AFP Satoshi Sakamoto, un retraité de 73 ans.Il espère en outre qu’elle “soit capable de dire clairement +non+ quand il le faut” à Donald Trump.”Les prix ont augmenté et c’est difficile”, a de son côté insisté Satoe Tominaga, une habitante de 77 ans de Nara.- Discours sur la Chine tempéré -Sanae Takaichi sera aussi confrontée à la lutte contre le déclin démographique du Japon et à la relance de la quatrième économie mondiale. Pour y parvenir, elle s’est exprimée en faveur de l’augmentation des dépenses publiques, à l’instar de son mentor, l’ancien Premier ministre Shinzo Abe. Concernant la Chine, elle a jugé par le passé que le Japon devait “faire face à la menace sécuritaire” créée par Pékin, tout en appelant à une plus grande coopération en matière de sécurité avec Taïwan.Mme Takaichi a cependant récemment tempéré son discours sur la Chine et s’est prudemment abstenue la semaine dernière de se rendre au sanctuaire Yasukuni, un symbole pour les voisins du Japon du passé militariste nippon.Le ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré espérer que le Japon ferait “progresser pleinement les relations stratégiques et mutuellement avantageuses” avec la Chine.

En Israël, JD Vance se dit “très optimiste” sur le cessez-le-feu à Gaza

Le vice-président américain JD Vance s’est dit “très optimiste” sur le maintien du cessez-le-feu à Gaza, lors d’une visite mardi chez son allié israélien, sur fond de pressions maximales sur le mouvement islamiste palestinien Hamas.  Les Etats-Unis et Israël ont accusé le mouvement islamiste, qui a démenti, de violer l’accord de cessez-le-feu dans la bande de Gaza, où des violences meurtrières dimanche ont menacé la trêve parrainée par le président américain Donald Trump.Entré en vigueur le 10 octobre, ce cessez-le-feu est le troisième après deux ans de guerre à Gaza, qui avait été déclenchée par une attaque sans précédent du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.”Ce qu’on a vu durant la semaine écoulée me rend très optimiste sur le fait que le cessez-le-feu va durer”, a dit M. Vance à Kiryat Gat dans le sud-ouest d’Israël, limitrophe de la bande de Gaza assiégée et dévastée par les représailles israéliennes.”Chaque fois qu’il y a un acte de violence, il y a cette tendance à dire: +oh, c’est la fin du cessez-le-feu, c’est la fin du plan de paix+. Ce n’est pas la fin”, a-t-il ajouté.Aux termes de l’accord, le Hamas a libéré au 13 octobre les 20 otages vivants qu’il détenait depuis son attaque du 7-Octobre. Il devait aussi rendre à cette date tous les corps d’otages, mais il n’en a restitué que 13 arguant de difficultés pour trouver les dépouilles dans le territoire dévasté.Le mouvement islamiste a annoncé son intention de rendre à 18H00 GMT les dépouilles de deux autres otages sur les 15 qu’il retient encore.Avant M. Vance, le président américain a assuré que ses alliés au Moyen-Orient et autour étaient prêts à “entrer à Gaza en force et +corriger+ le Hamas s’il continuait à mal se conduire, en violation de l’accord”.- “RAPIDE, TERRIBLE ET BRUTALE!” -“Il y a encore de l’espoir que le Hamas fera ce qu’il faut. S’ils ne le font pas, la fin du Hamas sera RAPIDE, TERRIBLE ET BRUTALE!”, a ajouté Donald Trump sur sa plateforme Truth Social.M. Vance doit rencontrer lors de sa visite le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Steve Witkoff et Jared Kushner, émissaires de Donald Trump, se trouvent aussi en Israël. En Egypte, le négociateur en chef du Hamas, Khalil al-Hayya, a affirmé que “l’accord pour Gaza tiendra, car nous le voulons. Notre volonté de le respecter est forte”.”Nous sommes déterminés à récupérer les corps de toutes les personnes détenues” malgré des “difficultés pour les extraire”, a-t-il ajouté.L’accord a paru vaciller après les violences meurtrières de dimanche à Gaza, les plus importantes depuis son entrée en vigueur. Israël a mené des frappes à Gaza en réponse, selon lui, à des attaques du Hamas. Le Hamas a démenti avoir violé la trêve.La Défense civile à Gaza a fait état de 45 morts et l’armée israélienne a déploré la mort de deux soldats.Une étape ultérieure du plan Trump prévoit le retrait progressif israélien de Gaza, mais aussi le désarmement du Hamas. Il exclut tout rôle du Hamas dans la gouvernance de Gaza.M. Vance a affirmé que Washington n’avait pas fixé de date butoir pour le désarmement du Hamas et n’avait pas l’intention de lancer un ultimatum sur ce point pour l’instant.”Le Hamas doit se conformer à l’accord et si le Hamas ne s’y conforme pas, de très mauvaises choses vont se produire. Mais je ne vais pas faire ce que le président des Etats-Unis a refusé de faire jusqu’à présent, c’est-à-dire fixer une date butoir explicite, car (…) ces choses-là sont difficiles”, a-t-il dit.- “C’est Trump” -“Le seul élément qui empêche Israël de ravager encore davantage Gaza, c’est Trump”, souligne Mairav Zonszein, analyste au centre de réflexion International Crisis Group (ICG).”Les Israéliens sont heureux de la libération des otages (…) Mais ils craignent que le Hamas se tienne toujours debout”, ajoute-t-elle. Dans ce contexte, M. Netanyahu “parle de paix (…) Mais en même temps, il bombarde Gaza et tente de nouveau de conditionner l’entrée d’aide”.Le maintien du cessez-le feu est “vital” pour “sauver des vies” à Gaza, en proie à une catastrophe humanitaire, a affirmé le Programme alimentaire mondial, appelant à l’ouverture de tous les points de passage pour l’entrée des aides.L’attaque du 7 octobre a entraîné côté israélien la mort de 1.221 personnes, en majorité des civils, selon un bilan établi par l’AFP à partir de données officielles. L’offensive israélienne menée en représailles a fait 68.229 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les chiffres du ministère de la Santé du Hamas.

Les eurodéputés adoptent une réforme du permis de conduire

Les eurodéputés ont définitivement adopté mardi une réforme des permis de conduire dans l’Union européenne (UE) qui doit empêcher des automobilistes d’échapper à un retrait de permis à l’étranger et favorisera la détention de permis dématérialisés.Cette réforme vise à réduire le nombre de morts sur les routes dans l’UE, qui s’élevait à près de 20.000 en 2024.Elle instaure des règles plus strictes pour le renouvellement des permis, des exigences accrues pour leur obtention et favorise le partage d’informations entre Etats, pour éviter que les auteurs d’infractions routières graves à l’étranger échappent aux sanctions.Actuellement, près de 40% des automobilistes frappés d’un retrait ou suspension de permis dans un autre pays que celui où il a été émis restent impunis, a déploré le rapporteur du texte, le socialiste italien Matteo Ricci.”Avec les nouvelles règles, (un automobiliste) qui perdra son permis dans un pays européen pour une infraction grave ne pourra plus conduire dans aucun autre Etat membre”, a-t-il déclaré dans l’hémicycle.La nouvelle règlementation instaure également une durée de validité de 15 ans maximum pour les permis voitures et motos, qui peut être ramenée à 10 ans dans les Etats où le permis de conduire sert de pièce d’identité.La durée de validité pourra en outre être réduite pour les conducteurs de plus de 65 ans.L’UE entend également accélérer la dématérialisation des permis de conduire et faire du permis numérique, accessible sur les téléphones portables, le principal format.Les citoyens qui en feront la demande pourront cependant toujours obtenir un document physique.L’examen du permis de conduire devra intégrer davantage des points touchant à la sécurité des usagers vulnérables (piétons, cyclistes, etc.), comme les angles morts ou l’ouverture des portières. Les risques liés à l’usage du téléphone au volant devront également être abordés.La réforme instaure également une période probatoire de deux ans pour les jeunes conducteurs, pendant laquelle ils seront soumis à des règles et des sanctions plus strictes.Tous les jeunes de 17 ans pourront pratiquer la conduite accompagnée d’une voiture ou moto, l’âge pour conduire seul restant fixé à 18 ans.

Suspension des retraites: imbroglio sémantique entre Macron et Lecornu

“Ni abrogation ni suspension” mais seulement un “décalage” et peut-être bientôt un référendum : Emmanuel Macron est remonté au front mardi sur la réforme des retraites, contredit à l’Assemblée nationale par Sébastien Lecornu, qui a annoncé que la “suspension” serait ajoutée au budget de la Sécurité sociale.Depuis Ljubljana, la capitale slovène où il effectuait une visite bilatérale, Emmanuel Macron s’est exprimé sur la réforme des retraites pour la première fois depuis la “suspension” annoncée par son Premier ministre, à qui il avait donné “carte blanche”, la semaine dernière lors de sa déclaration de politique générale.Mais pour le président, cela ne signifie “ni l’abrogation ni la suspension”, seulement le “décalage d’une échéance (…) à savoir le relèvement progressif de l’âge légal de départ”.Au même moment, Sébastien Lecornu est à l’Assemblée nationale, devant le groupe macroniste EPR (Ensemble pour la République). “On ne peut pas dire +on ne suspend ou on n’abroge pas en fait+. Dans le texte budgétaire, si à un moment c’est voté, c’est voté en suspension”, réagit-il, selon des propos rapportés par la députée Prisca Thévenot.”Le président (Macron) s’est exprimé uniquement sur la mesure d’âge tout à l’heure en Slovénie et je suis allé plus loin lors de ma déclaration de politique générale”, a reprécisé le Premier ministre quelques heures plus tard lors de la séance des questions au gouvernement, interrogé successivement par les présidents de groupe du RN Marine Le Pen et du PS Boris Vallaud.M. Lecornu a rappelé avoir bien annoncé la “suspension” tant du décalage de l’âge que celle de l’augmentation du nombre de trimestres de cotisation, sans laquelle la première mesure ne “serait rien”.Il a par ailleurs indiqué qu’un Conseil des ministres serait réuni jeudi pour ajouter, via une “lettre rectificative”, cette mesure de suspension au projet de budget de la Sécurité sociale, comme le demandaient la gauche et le RN.Une telle mesure, alors que M. Lecornu avait d’abord annoncé son intention de procéder par amendement, permet de lever le “doute” qui “s’empare” des oppositions, a expliqué M. Lecornu. Certains craignaient en effet que la voie d’amendement ne permette pas d’acter la suspension en cas d’enlisement des débats et de recours à des ordonnances pour faire passer le budget.Deux Conseils des ministres auront donc lieu cette semaine: mercredi, puis jeudi –avec Emmanuel Macron en visioconférence– pour cet ajout au budget de la Sécu qui doit auparavant être examiné par le Conseil d’État, a expliqué une source gouvernementale.- Macron “ferait mieux de consulter” Lecornu -“Le président ferait mieux de consulter son Premier ministre et de lui demander ce qu’il a dit lors de son discours de politique générale”, a ironisé le député PS Arthur Delaporte.L’entourage du chef de l’Etat assure, lui, qu’il n’y a pas de contradiction entre les deux têtes de l’exécutif. M. Macron “veut dire qu’il n’y a pas de suspension ad vitam et qu’il faudra remettre le sujet sur le tapis : par la conférence sociale –également annoncée par M. Lecornu la semaine dernière, NDLR– et par le peuple”, lors de la prochaine élection présidentielle ou par référendum, fait valoir cette source.M. Macron a évoqué cette piste référendaire depuis Ljubjlana, en cas d’accord entre les partenaires sociaux dans les prochaines semaines.Jean-Luc Mélenchon a rapidement dénoncé la sortie présidentielle. “La réforme des retraites à 64 ans n’est ni abrogée, ni suspendue. Elle est DÉCALÉE. Il est temps dorénavant de partir de la réalité, et non de la propagande des autosatisfaits, pour entrer dans la lutte”, a critiqué sur X le leader de La France insoumise.Son bras droit Manuel Bompard a ensuite réagi à l’annonce de M. Lecornu sur l’ajout de la suspension au projet de budget. “Le piège se referme sur le PS. Pour le voir advenir, il devra voter le budget de la sécurité sociale avec toutes les horreurs qu’il contient. Sinon, le gouvernement imposera son budget par ordonnances”.”Tant qu’il s’accrochera à cette réforme, (Emmanuel Macron) continuera de nous amener dans le mur, d’un point de vue démocratique”, a réagi auprès de l’AFP Denis Gravouil, secrétaire confédéral de la CGT.

Ukraine : les Européens aux côtés de Trump, le sommet avec Poutine s’éloigne

Les dirigeants européens ont confirmé mardi leur soutien aux efforts de paix en Ukraine du président américain, sans renoncer à leurs principes, avant un sommet Trump-Poutine à Budapest, où le chef de l’Etat russe semble peu pressé de se rendre.La Russie a relativisé les chances que cette rencontre entre Vladimir Poutine et Donald Trump intervienne rapidement. “Aucun délai précis” n’a été fixé pour ce sommet, a insisté le Kremlin, évoquant la nécessité d’un “sérieux” travail préparatoire entre Moscou et Washington.Il n’empêche, la perspective d’une nouvelle réunion entre les présidents américain et russe inquiète les Européens, qui redoutent un accord conclu au détriment de l’Ukraine et de la sécurité de l’Europe toute entière.Favorables aux efforts de paix de Donald Trump, ils entendent néanmoins rappeler certains des principes qui les guident depuis l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022, à commencer par celui de l’intangibilité des frontières en Europe.”Nous soutenons fermement la position du président Trump selon laquelle les combats doivent cesser immédiatement”, ont ainsi plaidé mardi le chef de l’Etat ukrainien Volodymyr Zelensky et plusieurs dirigeants européens, dont ceux de la France, du Royaume-Uni ou de l’Allemagne, tout en considérant que “la ligne de contact actuelle doit servir de base pour les négociations”.Mais, ont-ils aussitôt ajouté, “nous restons attachés au principe selon lequel les frontières internationales ne doivent pas être modifiées par la force”.- Pas “par la force” -D’éventuelles concessions territoriales en Ukraine “ne peuvent être négociées” que par son président, a martelé mardi à Ljubljana Emmanuel Macron.”Nul autre ne saurait le faire et donc c’est à l’Ukraine de décider pour elle-même et son territoire et aux Européens de décider pour eux-mêmes et leur sécurité”, a jugé le chef de l’Etat français, dans une allusion au sommet russo-américain de Budapest.L’idée est de “clairement” rappeler la position des Européens, affichée au moment du déplacement de la plupart de ces dirigeants à Washington, dans la foulée du sommet Trump-Poutine en Alaska du mois d’août, a dit à l’AFP un responsable de l’UE, sous couvert d’anonymat.Le président américain a déclaré cette semaine qu’il était nécessaire que toute discussion parte de la situation actuelle sur la ligne de front, pour arrêter enfin “les massacres” en Ukraine. “Ils devraient s’arrêter immédiatement sur les lignes de front”, a-t-il affirmé à bord d’Air Force One.Et si les Européens sont d’accord pour partir de là, rien ne doit se faire, notent-ils, sans l’Ukraine et sans eux. Il est donc indispensable, de mettre l’Ukraine dans une position de négociation aussi “forte” que possible.- “Tactiques dilatoires” -“Les tactiques dilatoires de la Russie ont démontré à maintes reprises que l’Ukraine est la seule partie sérieuse à vouloir la paix”, écrivent ainsi ces dirigeants. “C’est pourquoi nous sommes convaincus que l’Ukraine doit être dans la position la plus forte possible, avant, pendant et après tout cessez-le-feu”, ont-ils ajouté.Parallèlement, la pression doit être accentuée sur Moscou, qui continue de “choisir la violence et la destruction”.”Nous devons intensifier la pression sur l’économie de la Russie et sur son industrie de défense, jusqu’à ce que Poutine soit prêt à faire la paix”, soulignent ainsi ces hauts responsables.Ce communiqué commun est signé par les dirigeants de l’Ukraine, de l’Union européenne, de la France, du Royaume-Uni, de l’Allemagne, de l’Italie, de la Pologne, du Danemark et de la Finlande.Ils doivent se retrouver jeudi à Bruxelles, à l’exception du Premier ministre britannique Keir Starmer, pour un sommet européen au cours duquel ils espèrent se mettre d’accord sur un soutien financier pérenne à l’Ukraine. Une réunion de la “coalition des volontaires”, qui rassemble les soutiens de Kiev, est en outre prévue pour vendredi.”Nous élaborons des mesures pour utiliser pleinement la valeur des actifs souverains immobilisés de la Russie, afin que l’Ukraine dispose des ressources nécessaires”, écrivent aussi ces dirigeants.La cheffe de la politique étrangère européenne, Kaja Kallas, a déclaré lundi qu’il y avait un “large soutien” au sein de l’Union européenne à la proposition de mobiliser ces avoirs russes gelés, afin d’accorder à Kiev un prêt de 140 milliards d’euros.

Pressions et menaces américaines contre le Hamas, JD Vance en Israël

Les Etats-Unis ont amplifié les pressions et les menaces mardi contre le Hamas palestinien, accusé de violer l’accord de cessez-le-feu à Gaza, le jour de l’arrivée du vice-président américain JD Vance chez l’allié israélien.Le mouvement islamiste palestinien dément violer l’accord et affirme son “engagement” à le respecter. Il a annoncé son intention de rendre à 18H00 GMT les dépouilles de deux otages sur les 15 qu’il retient encore dans la bande de Gaza.L’accord de cessez-le-feu, parrainé par le président Donald Trump, a paru vaciller après les violences meurtrières de dimanche à Gaza, les plus importantes depuis son entrée en vigueur le 10 octobre.Aux termes de cet accord, le Hamas a libéré au 13 octobre les 20 otages vivants qu’il détenait depuis son attaque sans précédent contre Israël le 7 octobre 2023, qui avait déclenché la guerre à Gaza. Il devait aussi rendre à cette date tous les corps d’otages, ce qu’il n’a pas fait arguant de difficultés pour trouver les dépouilles dans le territoire dévasté.Après avoir averti lundi que le Hamas serait “éradiqué s’il ne respectait pas l’accord”, M. Trump est revenu à la charge mardi.”Nombre de nos désormais grands alliés au Moyen-Orient, et dans les zones alentour, m’ont explicitement et fermement (…) informé qu’ils accueilleraient favorablement l’occasion, à ma demande, d’entrer à Gaza en force et +redresser+ le Hamas s’il continuait à mal se conduire, en violation de leur accord avec nous”, a-t-il dit.”Il y a encore de l’espoir que le Hamas fera ce qu’il faut. S’ils ne le font pas, la fin du Hamas sera RAPIDE, TERRIBLE ET BRUTALE!”, a ajouté Donald Trump sur sa plateforme Truth Social.Son vice-président, accompagné de son épouse Usha, sont arrivés en Israël, où se trouvent depuis lundi Steve Witkoff et Jared Kushner, émissaires de Donald Trump. – “L’accord tiendra” -Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui a rencontré à Jérusalem le chef des services de renseignements égyptiens, a indiqué qu’il rencontrerait M. Vance mais sans préciser quand.En Egypte, le négociateur en chef du Hamas, Khalil al-Hayya, a affirmé que “l’accord pour Gaza tiendra, car nous le voulons. Notre volonté de le respecter est forte”.”Nous sommes déterminés à récupérer les corps de toutes les personnes détenues” malgré des “difficultés pour les extraire”, a-t-il ajouté.Dimanche, Israël a mené des frappes à Gaza en réponse, selon lui, à des attaques du Hamas qui a démenti les accusations de violation du cessez-le-feu. La Défense civile à Gaza a fait état de 45 morts et l’armée israélienne a déploré la mort de deux soldats.”Le seul élément qui empêche Israël de ravager encore davantage Gaza, c’est Trump”, souligne Mairav Zonszein, analyste au centre de réflexion International Crisis Group (ICG), pour qui le cessez-le-feu reste “très, très fragile”.”Les Israéliens sont heureux de la libération des otages (…) Ils ne veulent plus de roquettes, mais craignent que le Hamas se tienne toujours debout”, ajoute-t-elle, soutenant que dans ce contexte, M. Netanyahu joue “sur deux tableaux”.”Il parle de paix (…) Mais en même temps, il bombarde Gaza et tente de nouveau de conditionner l’entrée d’aide”, dit-elle.- “Urgence absolue” -Le maintien du cessez-le feu est “vital” pour “sauver des vies” dans la bande de Gaza, en proie à une catastrophe humanitaire, a affirmé le Programme alimentaire mondial (PAM) de l’ONU, appelant à l’ouverture de tous les points de passage vers le territoire palestinien pour l’entrée des aides .Le PAM achemine actuellement de l’aide via Kissoufim (centre-est) et Kerem Shalom (sud), mais a besoin d’atteindre le nord de Gaza et réclame notamment en ce sens l’ouverture d’un autre passage.Une étape ultérieure du plan Trump prévoit le retrait progressif des forces israéliennes dans la bande de Gaza, mais aussi le désarmement du Hamas. Le plan, en 20 points, exclut tout rôle du Hamas dans la gouvernance de Gaza.L’attaque du 7 octobre a entraîné côté israélien la mort de 1.221 personnes, en majorité des civils, selon un bilan établi par l’AFP à partir de données officielles. L’offensive israélienne menée en représailles a fait 68.229 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les chiffres du ministère de la Santé du Hamas.