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En Croatie, la banalisation de l’ultra-nationalisme et la montée du révisionnisme

La multiplication des discours ultranationalistes et la montée du révisionnisme historique en Croatie en 2025 menacent de rouvrir les cicatrices d’une région encore marquée par les guerres intercommunautaires, mettent en garde plusieurs observateurs.Du concert géant de Thompson, légende de la musique croate connue pour ses sympathies d’extrême droite, qui a réuni 450.000 personnes à Zagreb …

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BD: le festival d’Angoulême annulé, les organisateurs blâment les pouvoirs publics

Séisme dans la BD: le festival international d’Angoulême, plombé par le boycott d’auteurs, a été officiellement annulé par la société organisatrice 9e Art+, qui rejette sur les financeurs publics “la responsabilité” de cette décision quasi-inédite annoncée lundi.Depuis plusieurs semaines, la plus grande incertitude entourait la 53e édition du Festival international de la bande dessinée (FIBD) prévue du 29 janvier au 1er février, l’un des plus grands rendez-vous du secteur qui attire chaque année des auteurs du monde entier et quelque 200.000 visiteurs.Après une édition 2025 sous tension, de nombreux auteurs et autrices, dont la lauréate du Grand Prix de la BD 2025 Anouk Ricard, avaient annoncé boycotter l’édition 2026, critiquant l’opacité et la dérive commerciale du festival. S’appuyant sur des révélations du quotidien L’Humanité, ils reprochaient également à 9e Art+ d’avoir licencié une salariée qui venait de porter plainte pour un viol survenu en marge du festival en 2024.Face à la tempête, les grandes maisons d’édition de BD avaient récemment jugé l’édition 2026 “compromise”, estimant “la confiance (…) rompue” avec les organisateurs, avant que les financeurs publics du festival, qui contribuent pour moitié à son budget d’environ six millions d’euros, n’appellent le 20 novembre à une annulation pure et simple.Face à la pression, la société 9e Art+, qui organise l’événement depuis 2007, a décidé d’annuler la prochaine édition du festival pour la première fois depuis sa création en 1974, excepté en 2021 en raison de l’épidémie de Covid.”L’édition 2026 est annulée”, a indiqué à l’AFP Me Vincent Brenot, l’un des deux avocats de la société 9e Art+, confirmant une information du journal La Charente Libre.”Cette situation ne résulte en aucun cas d’un choix de la société 9e Art+ dont le FIBD constitue l’unique raison d’être, mais bien d’une décision unilatérale prise sans concertation par les financeurs publics”, détaillent dans un communiqué Me Brenot et son confrère Ghislain Minaire, au nom de 9e Art+.”La responsabilité en incombe aux financeurs publics qui n’ont cessé de s’immiscer dans la gestion, pourtant privée, de l’événement, avec la volonté manifeste d’en évincer l’organisateur historique”, détaillent-ils.- Passe d’armes -Une accusation rejetée auprès de l’AFP par la région Nouvelle-Aquitaine, un des principaux financeurs publics du festival, qui évoque une “pirouette”.”On a un organisateur qui oublie juste que c’est lui qui a provoqué cette crise, avec un boycott de quasi 100% des auteurs de la filière et la quasi-totalité des éditeurs, quelle que soit leur taille, quelle que soit leur histoire avec le festival”, estime Frédéric Vilcocq, conseiller culture de la région Nouvelle-Aquitaine.Sollicités par l’AFP, le maire d’Angoulême, Xavier Bonnefont, et le ministère de la Culture n’ont pas souhaité faire de commentaires.Après l’édition 2025, les opposants à 9e Art+ avaient obtenu de l’association FIBD, détentrice des droits du festival, le lancement d’un appel d’offres dans l’espoir qu’un nouvel organisateur soit désigné pour organiser l’événement à l’avenir.A l’issue du processus, critiqué pour son manque de transparence, 9e Art+ avait toutefois été reconduit début novembre, provoquant une nouvelle levée de boucliers. Face au tollé, la procédure avait été annulée par l’association FIBD qui avait décidé d’écarter 9e Art+ d’un nouvel appel d’offres, sans réussir à éteindre l’incendie. Les financeurs publics (Etat, région, collectivités) avaient alors annoncé leur intention de “reprendre la main” sur l’organisation future.”En dehors de tout cadre légal, les acteurs publics locaux ont, selon leurs propres termes, +pesé de tout leur poids+ pour empêcher la reconduction du contrat privé confiant à 9e Art+ l’organisation du FIBD”, estiment les avocats de 9e Art+.Selon le communiqué, le délégataire actuel s’inquiète par ailleurs “des conséquences humaines et économiques de l’absence d’édition 2026” et pointe la “lourde incertitude” qui entoure celle de 2027, dont l’organisation lui “appartient juridiquement”.”Une solution concertée peut, et doit, maintenant être trouvée”, conclut le communiqué.”L’annulation d’un événement comme celui-ci, avec toute l’activité qu’il y a derrière, c’est catastrophique pour un territoire”, a souligné de son côté Guillaume Jacques, président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih) en Charente et Charente-Maritime, souhaitant que ce “précédent” n’hypothèque pas l’avenir du festival.

Présidentielle au Honduras : duel serré entre les candidats de droite, dont celui adoubé par Trump

Le Honduras a basculé à droite lors de l’élection présidentielle qui fait toujours l’objet lundi d’un duel serré entre l’homme d’affaires Nasry Asfura, soutenu par le président américain Donald Trump, et le présentateur de télévision Salvador Nasralla. Les Honduriens ont sanctionné lors du scrutin de dimanche la gauche dirigée par la présidente Xiomara Castro, qui gouverne l’un des pays les plus pauvres d’Amérique latine, frappé également par la violence des gangs, le trafic de drogue et la corruption. Mme Castro est arrivée au pouvoir en 2021, plus d’une décennie après le coup d’État contre son époux, Manuel Zelaya, qui s’était rapproché du Venezuela et de Cuba, engendrant une polarisation gauche-droite sans précédent dans le pays.Nasry Asfura, ancien maire de Tegucigalpa âgé de 67 ans, devance d’un cheveu Salvador Nasralla, un présentateur télévisé de 72 ans, après le dépouillement de 56% des bulletins de vote, selon le Conseil national électoral (CNE). M. Asfura, dit “Tito”, obtient 40% des voix contre 39,8% pour M. Nasralla, admirateur des présidents argentin Javier Milei et salvadorien Nayib Bukele.La candidate de la gauche au pouvoir, l’avocate Rixi Moncada, 60 ans, arrive loin derrière dans cette élection à un seul tour, avec environ 20 points.”Il est impossible de déterminer le vainqueur avec les données dont nous disposons”, a affirmé l’analyste politique Carlos Calix.MM. Nasralla, du Parti libéral (PL), et Asfura, du Parti national (PN), qui ont tous les deux des origines palestiniennes, ont mené campagne en agitant la peur que le maintien de la gauche conduise le Honduras à devenir un autre Venezuela, pays dans une crise profonde. La campagne a par ailleurs été marquée ces derniers jours par l’irruption de Donald Trump, qui a adopté une position interventionniste dans toute la région, n’hésitant pas à conditionner l’aide américaine à la bonne volonté des gouvernements et à ses affinités avec leurs dirigeants.- “Grâce” d’un ancien président – S’agissant du Honduras, le président américain a assuré que “s’il (Asfura) ne remporte pas les élections, les Etats-Unis ne gaspilleront pas leur argent”.Il a assuré qu’il “ne pourrait pas travailler” avec Rixi Moncada “et les communistes” et qu’il ne faisait “pas confiance” à Salvador Nasralla.”Tito (Nasry Asfura) et moi pouvons travailler ensemble pour lutter contre les +narco-communistes+ et apporter au peuple du Honduras l’aide dont il a besoin”, a écrit M. Trump sur les réseaux sociaux.Le dirigeant républicain a aussi annoncé qu’il gracierait l’ancien président hondurien Juan Orlando Hernandez, qui purge sur le sol américain une peine de 45 ans de prison après avoir été reconnu coupable d’avoir aidé à expédier des centaines de tonnes de cocaïne vers les Etats-Unis.Selon la justice américaine, M. Hernandez, qui a gouverné de 2014 à 2022 sous la bannière du parti de Nasry Asfura, a transformé le Honduras en un “narco-État”. Cette grâce annoncée va à contre-courant de l’offensive meurtrière de Donald Trump dans les Caraïbes, où Washington a déployé son plus grand porte-avions ainsi qu’une flottille de navires de guerre et d’avions de chasse, dans le cadre d’opérations antidrogue visant particulièrement le Venezuela.Mme Moncada a dénoncé l’ingérence des Etats-Unis, tandis que M. Asfura a nié que cette grâce puisse lui bénéficier.  – “Des voleurs nous gouvernent” – Nasry Asfura brigue la présidence pour la deuxième fois après avoir perdu en 2021 face à Mme Castro, et Salvador Nasralla pour la troisième fois. Au Honduras, pays de 11 millions d’habitants parmi les plus instables d’Amérique latine, les politiciens n’ont pas bonne réputation.”Ils ne font rien pour les pauvres, les riches deviennent chaque jour plus riches et les pauvres chaque jour plus pauvres, seuls des voleurs nous gouvernent”, a commenté lundi auprès de l’AFP Henry Hernandez, un gardien de voitures de 53 ans. Michelle Pineda, commerçante de 38 ans, espère que le gagnant de ce duel serré verra dans le pays “autre chose qu’un sac d’argent à piller”. Près de 6,5 millions de Honduriens étaient appelés à élire le successeur de Xiomara Castro, ainsi que des députés et des maires pour quatre ans. L’autorité électorale n’a pas encore donné de chiffre de participation. Après une campagne marquée par des dénonciations anticipées de fraude, la journée de dimanche s’est déroulée calmement, selon la mission d’observateurs de l’Organisation des Etats américains (OEA).

Plus de 1.160 morts en Asie après des inondations dévastatrices

Secouristes et militaires s’activent lundi pour déblayer les routes et porter assistance aux populations du Sri Lanka et d’Indonésie, touchés par des inondations qui ont causé plus de 1.160 morts et plusieurs centaines de disparus dans quatre pays d’Asie ces derniers jours.Un cyclone au Sri Lanka et une tempête exceptionnelle en Thaïlande, en Malaisie et en Indonésie, en particulier sur la grande île de Sumatra, ont provoqué des pluies torrentielle dans la région, déjà en pleine période de mousson. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé le déploiement d’équipes d’intervention rapide et de matériel essentiel dans la région.Cet événement est “un rappel supplémentaire de la façon dont le changement climatique engendre des phénomènes météorologiques plus fréquents et plus extrêmes, aux conséquences désastreuses”, a déclaré à la presse à Genève le directeur général de l’agence onusienne, Tedros Adhanom Ghebreyesus.A Sumatra, le bilan des inondations s’est encore alourdi lundi, passant à 593 morts et 470 disparus, a annoncé l’agence de gestion des catastrophes.”L’eau m’arrivait jusqu’au cou”, témoigne auprès de l’AFP Misbahul Munir, 28 ans, habitant d’Aceh Nord, à la pointe nord de Sumatra, surpris par la montée des eaux alors qu’il était au volant de sa voiture. – Pression sur le président indonésien -Dans sa maison, “l’eau monte à environ deux mètres. Tous les meubles sont abîmés”. “Je n’ai plus que les vêtements que je porte”, ajoute-t-il avant de fondre en larmes.Pour les habitants réfugiés dans les centres d’accueil, “les conditions sont préoccupantes. Il y a des femmes enceintes et des jeunes enfants”, explique-t-il, ajoutant qu'”il n’y a plus d’électricité”. Arrivé lundi matin dans le nord de l’île de Sumatra, le président indonésien Prabowo Subianto a annoncé que “la priorité du gouvernement était désormais d’envoyer immédiatement l’aide nécessaire”. Il a annoncé le déploiement d’avions et hélicoptères pour les opérations de secours, en plus des trois navires militaires déjà dépêchés dans les zones les plus touchées, où de nombreuses routes restent impraticables, en raison de la boue et des débris. Le président subit une pression croissante pour déclarer l’état d’urgence nationale face à la catastrophe naturelle la plus meurtrière du pays depuis le tremblement de terre et le tsunami qui ont fait plus de 2.000 morts aux Célèbes en 2018.Contrairement à son homologue sri-lankais, le dirigeant indonésien n’a pas lancé d’appel à l’aide internationale. – Appel de Modi au président sri-lankais -Dimanche, la pluie avait cessé sur l’ensemble du Sri Lanka, quand les autorités se sont lancées dans une opération de secours de grande envergure.Le gouvernement sri-lankais a utilisé des hélicoptères militaires pour secourir les personnes bloquées par les inondations et les glissements de terrain provoqués par le cyclone Ditwah. L’un d’eux s’est écrasé dimanche soir au nord de Colombo.Au moins 390 personnes ont été tuées, et 352 autres sont toujours portées disparues, selon un bilan actualisé lundi des autorités srilankaises.Le président Anura Kumara Dissanayake, qui a déclaré l’état d’urgence, s’est engagé à reconstruire les zones dévastées après la catastrophe “la plus importante de notre histoire”, a-t-il déclaré samedi dans un discours.Il a reçu lundi un appel téléphonique du Premier ministre indien Narendra Modi, qui l’a assuré du soutien continu de New Delhi aux efforts de secours et de reconstruction, ont indiqué des responsables indiens.”Ma maison est totalement inondée, je ne sais pas où aller, mais j’espère trouver un abri sûr où emmener ma famille”, dit à l’AFP Selvi, 46 ans, une habitante de la banlieue de Colombo transportant quatre sacs d’affaires.Les pertes et les dégâts sont les plus importants au Sri Lanka depuis le tsunami dévastateur de 2004.- Colère en Thaïlande -Une grande partie de l’Asie est actuellement en pleine saison de la mousson, avec de fortes pluies provoquant parfois des glissements de terrain et des crues soudaines.Or le changement climatique affecte les régimes de tempêtes, y compris la durée et l’intensité de ces précipitations, plus abondantes, avec des crues soudaines et des rafales de vent plus fortes.Ces pluies torrentielles sont responsables d’au moins 176 décès dans le sud de la Thaïlande, avec l’une des inondations les plus meurtrières que le pays ait connues depuis dix ans. Le gouvernement a mis en place des mesures d’aide, mais les critiques de la population à l’égard de la gestion de la catastrophe se multiplient, et deux responsables locaux ont été suspendus pour des manquements présumés.De l’autre côté de la frontière, en Malaisie, où de fortes pluies ont également inondé de vastes étendues de terre dans l’État de Perlis, deux personnes ont trouvé la mort.burs-sah/tc/ebe-ega/pt/vgu/pcl/ial/thm

Au Liban, le pape appelle les chefs religieux à combattre l’intolérance

Léon XIV a appelé lundi les chefs des différentes communautés religieuses libanaises, réunis à l’occasion de sa visite, à combattre l’intolérance et la violence dans le pays multiconfessionnel qui l’a accueilli avec ferveur. Au deuxième jour de son déplacement, le pape américain a été acclamé par des milliers de fidèles qui ont attendu pendant des heures sous la pluie battante pour l’apercevoir lors de ses déplacements.Certains poussent des youyous, d’autres lancent du riz en signe de bienvenue, au passage de la papamobile. Cette visite “nous a rendu le sourire (..) après toutes les difficultés que nous avons traversées”, dit à l’AFP Yasmine Chidiac.Moment fort de la journée, une rencontre interreligieuse s’est tenue dans une immense “tente de la paix” érigée pour l’occasion sur la place des Martyrs au centre de Beyrouth, un espace emblématique symbole de mémoire nationale.”Vous êtes appelés à être des artisans de paix: à affronter l’intolérance, à surmonter la violence et à bannir l’exclusion”, a déclaré le pape dans ce pays profondément divisé.Tour à tour, les représentants des douze communautés chrétiennes et quatre musulmanes se sont succédé pour souligner l’importance du vivre ensemble au Liban, qui a connu une longue guerre civile (1975-1990).- “Un espoir pour le Liban” -Auparavant, le pape s’était rendu au monastère de Annaya, au nord de Beyrouth, où il s’était recueilli sur la tombe de Saint Charbel Makhlouf (1828-1898). Ce moine-ermite maronite, canonisé en 1977, est très populaire chez des Libanais de toutes les communautés dont beaucoup croient en ses miracles.”Tout le monde va à Rome pour voir le pape, mais il est venu chez nous, et c’est la plus grande bénédiction (..) et un espoir pour le Liban”, confie Thérèse Darouni, 65 ans.La visite papale suscite un vif enthousiasme au Liban, au moment où le pays craint un retour de la guerre avec Israël.En dépit d’un cessez-le-feu intervenu il y a un an entre le Hezbollah pro-iranien et le pays voisin, l’armée israélienne a intensifié ces dernières semaines ses frappes au Liban.Les autorités ont proclamé deux jours fériés à l’occasion de la venue de Léon XIV, troisième pape à se rendre en visite officielle au Liban, après Jean-Paul II en 1997 et Benoît XVI en 2012.Le souverain pontife s’est également rendu au sanctuaire de Harissa, au pied de la statue de Notre-Dame du Liban qui surplombe la baie de Jounieh, sur la Méditerranée.Il s’y est offert un bain de foule parmi des centaines d’évêques, prêtres et religieux, dans une nuée de smartphones et de “Viva il Papa”.Dans son discours prononcé en français, Léon XIV a invité les Libanais à “continuer à espérer”, “même lorsque le bruit des armes gronde aux alentours et que les exigences de la vie quotidienne deviennent un défi”.”Nous avons vécu près de deux ans et demi de guerre, mais jamais sans espoir”, confie à l’AFP le père Tony Elias, 43 ans, prêtre maronite du village de Rmeich, tout proche de la frontière israélienne.Le pape “porte en lui un véritable message de paix (..) Le Liban est las, il ne peut plus supporter 50 ans de guerre, et il aspire à la paix”, ajoute le prêtre, qui porte un foulard blanc frappé des drapeaux du Vatican et du Liban.- “Nous devons nous unir” -“Au moment où nous sommes confrontés à de nombreux problèmes économiques, sociaux et politiques, nous avons besoin d’espoir”, renchérit Elias Abou Nasr Chaalan, 44 ans.”Nous devons nous unir en tant que Libanais, comme le pape a réuni les responsables et les chefs religieux lors de son arrivée, car c’est en restant unis que nous pouvons surmonter toutes les difficultés”, ajoute ce père de deux enfants.Le Liban est la seconde étape du premier déplacement international de Léon XIV, après une visite en Turquie marquée par le dialogue pour l’unité des chrétiens.Il devait encore rencontrer des jeunes en début de soirée au patriarcat de Bkerké (nord).