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Guerre en Ukraine: Washington “très optimiste”, Witkoff en route pour Moscou

La Maison Blanche s’est déclarée lundi “très optimiste” sur les chances de parvenir à un accord visant à mettre fin à la guerre en Ukraine, alors que l’émissaire américain Steve Witkoff est en route pour Moscou.L’homme d’affaires, très proche de Donald Trump, doit s’entretenir mardi avec le président russe Vladimir Poutine qui, plus de trois ans après l’invasion russe de l’Ukraine, se montre intransigeant.”Je pense que l’administration est très optimiste”, a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, soulignant que le président américain et son équipe “ont travaillé très dur sur ce dossier et souhaitent tous sincèrement voir cette guerre prendre fin”.Pour sa part, le président ukrainien Volodymyr Zelensky, sous forte pression politique et diplomatique, a reçu lundi un soutien appuyé d’Emmanuel Macron qui a redit la mobilisation des Européens pour obtenir “une paix juste et durable”.S’il a salué “l’effort de médiation” des Etats-Unis, le président français a déclaré qu’il n’y avait “pas aujourd’hui à proprement parler un plan qui soit finalisé”.”Nous sommes encore à une phase préalable”, a-t-il dit lors d’une conférence de presse au côté de son homologue ukrainien, martelant que le plan avancé par Washington “ne peut être finalisé qu’avec les Européens autour de la table”.A l’issue de ces échanges, M. Macron s’est entretenu au téléphone avec Donald Trump sur “la dimension centrale des garanties de sécurité nécessaires pour l’Ukraine”, selon la présidence française.- Avancées russes -Les Européens espèrent que l’administration Trump, soupçonnée de complaisance vis-à-vis de Vladimir Poutine, ne sacrifiera pas l’Ukraine, considérée comme un rempart face aux ambitions russes.De son côté, le président ukrainien a affirmé lundi s’attendre désormais “à une discussion avec le président des Etats-Unis sur des questions clés”, après que le négociateur ukrainien Roustem Oumerov a fait état lundi de “progrès significatifs” sur le projet de plan américain, bien que des “ajustements” soient encore nécessaires.Ces discussions se déroulent alors que les forces russes ont réalisé en novembre leur plus grosse progression sur le front en Ukraine depuis un an, selon l’analyse par l’AFP des données fournies par l’Institut américain pour l’étude de la guerre (ISW), qui travaille avec le Critical Threats Project (CTP).En un mois, la Russie a pris 701 km2 aux Ukrainiens, la deuxième avancée la plus importante après celle de novembre 2024 (725 km2), en dehors des premiers mois de guerre au printemps 2022.La Russie a d’ailleurs revendiqué lundi la prise de la ville de Pokrovsk dans l’est de l’Ukraine, un noeud logistique clé pour les forces ukrainiennes, ainsi que celle de Vovtchansk dans le nord-est.Volodymyr Zelensky, incarnation depuis bientôt quatre ans de la résistance ukrainienne à l’invasion russe, a tempéré ces données, relevant le caractère mouvant des gains en situation de guerre.En interne, le président ukrainien fait face à un vaste scandale de corruption éclaboussant le gouvernement, ayant contraint son puissant chef de cabinet, Andriï Iermak, à la démission vendredi.Sur ce plan, Emmanuel Macron s’est refusé à “donner des leçons”. – Semaine “cruciale” pour Kiev -La semaine qui s’ouvre s’annonce “cruciale” pour l’Ukraine, a estimé la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne Kaja Kallas, qui dit “craindre que toute la pression soit exercée sur le côté le plus faible, car la reddition de l’Ukraine, c’est la manière la plus facile de mettre fin à cette guerre”.Les Etats-Unis ont présenté il y a dix jours un premier projet en 28 points très favorable à Moscou, rédigé sans les alliés européens de Kiev et censé mettre fin au conflit déclenché par l’offensive russe contre l’Ukraine en février 2022.Washington a ensuite amendé ce projet avec Ukrainiens et Européens, avant de le retravailler en bilatéral avec les Ukrainiens dimanche en Floride.Les discussions américano-ukrainiennes ont été jugées “productives” par les deux parties, mais le secrétaire d’Etat Marco Rubio a prévenu qu'”il restait encore du travail”.Le président Trump a, lui, souligné que Kiev n’était pas en position de force en raison du scandale de corruption.Pour Emmanuel Macron, les frappes persistantes de la Russie contre l’Ukraine démontrent que Moscou n’est pas disposé à faire la paix.fff-Dt-mra-lb/bpe

Au Liban, le pape s’offre un bain de foule géant au contact des jeunes

Léon XIV s’est offert lundi un bain de foule géant auprès de milliers de jeunes du Liban, qu’il a appelés à construire “un avenir de paix” au deuxième jour de sa visite dans ce pays multiconfessionnel.Le pape avait d’abord rencontré les chefs des différentes communautés religieuses libanaises, réunis à l’occasion de sa visite, pour leur …

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A Beyrouth, Léon XIV plante l’olivier de la paix

Entouré des chefs religieux libanais, Léon XIV a planté lundi un jeune olivier, symbole de paix, sous une immense tente dressée dans le centre de Beyrouth, après une cérémonie pendant laquelle il a appelé les dignitaires des différentes communautés à oeuvrer pour l’unité du Liban.Solennellement, dignitaires maronite, orthodoxe ou protestant pour les chrétiens, sunnite, chiite …

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Incendie de Hong Kong : 14 personnes arrêtées, le bilan s’alourdit à 151 morts

Quatorze personnes ont été arrêtées à Hong Kong dans l’enquête sur l’incendie le plus meurtrier qu’a vécu le territoire depuis des décennies, les autorités ayant découvert sur les façades des bâtiments dévorés par les flammes des filets de protection qui n’étaient pas aux normes.Le terrible bilan humain, porté lundi à 151 après la découverte de …

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Trump réunit son Conseil de sécurité nationale pour parler du Venezuela

Donald Trump va réunir lundi son Conseil de sécurité nationale pour évoquer le Venezuela, a affirmé la Maison Blanche, en pleine montée des tensions entre Washington et Caracas.”Je peux confirmer que le président se réunira avec son équipe de sécurité nationale sur ce sujet et beaucoup d’autres”, a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, lors d’un point presse.Karoline Leavitt n’a cependant pas répondu directement à la question de savoir si Donald Trump avait pris une décision finale sur une potentielle intervention américaine, après plusieurs mois de tensions avec Caracas, déclarant qu’elle ne “rentrerait assurément pas dans les détails de la rencontre”.La porte-parole a également refusé d’écarter la possibilité de déployer des troupes américaines sur le sol vénézuélien, maintenant l’ambiguïté de la Maison Blanche sur la question.”Des options sont à la disposition du président, et je le laisserai s’exprimer sur celles-ci”, a-t-elle déclaré.Le Conseil de sécurité nationale se réunit deux jours après que Donald Trump a décrété que l’espace aérien du Venezuela devait être considéré comme “totalement fermé”. Avant cela, le président américain avait déclaré jeudi que les Etats-Unis allaient “très bientôt” commencer à cibler des “trafiquants de drogue vénézuéliens” lors d’opérations “sur terre”, et pas seulement en mer.Depuis septembre, les Etats-Unis ont considérablement renforcé leur présence militaire en mer des Caraïbes, au nom de la lutte contre le narcotrafic selon Washington, qui accuse le président vénézuélien Nicolas Maduro de diriger un cartel. Caracas dément et rétorque que l’objectif de Washington est de renverser le président vénézuélien et de mettre la main sur le pétrole du pays.Une activité constante d’avions de combat américains a été enregistrée ces derniers jours à quelques dizaines de kilomètres des côtes vénézuéliennes, selon des sites de suivi du trafic aérien.- “Dans son bon droit” -La réunion à la Maison Blanche arrive en outre sur fond de polémique croissante aux Etats-Unis concernant une frappe en septembre sur une embarcation suspectée de narcotrafic.Le Washington Post a rapporté vendredi que le ministre de la Défense, Pete Hegseth, aurait ordonné que tous les passagers du bateau soient tués, conduisant les forces américaines – après une frappe initiale – à viser à nouveau deux survivants qui s’accrochaient au bateau en flammes.Dimanche, Donald Trump a déclaré vouloir vérifier ces informations, disant qu’il n’aurait “pas voulu ça”. A bord d’Air Force One, le président américain a cependant défendu Pete Hegseth: “Il dit qu’il n’a pas dit ça et je le crois”.La Maison Blanche a affirmé lundi que l’amiral Frank Bradley, à la tête du commandement des opérations spéciales des forces armées américaines, avait ordonné cette frappe, menée de manière tout à fait légale selon l’exécutif américain.L’amiral “était pleinement dans son bon droit” pour prendre cette décision, a déclaré Karoline Leavitt lors du point presse.Mais plusieurs élus, républicains comme démocrates, ont exprimé leur indignation face aux informations rapportées par le Washington Post.La commission des forces armées à la Chambre des représentants enquêtera pour obtenir “un récit complet de l’opération en question”, a ainsi annoncé samedi son chef républicain, le député Mike Rogers. La commission homologue au Sénat en fera de même, avait également annoncé le sénateur républicain Roger Wicker.Au total, les Etats-Unis ont mené des frappes contre plus de 20 navires dans les Caraïbes et le Pacifique, tuant au moins 83 personnes, sans fournir de preuves que ces navires soient impliqués dans le trafic de drogue, et menant ainsi des experts et l’ONU à questionner la légalité des opérations.