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Rubio optimiste sur la mise en place d’une force internationale à Gaza

Le chef de la diplomatie américaine, en visite en Israël, s’est dit optimiste vendredi sur le déploiement prochain d’une force internationale à Gaza, tandis que des groupes palestiniens, dont le Hamas, sont tombés d’accord pour confier la gestion du territoire à un comité de technocrates.Le secrétaire d’Etat Marco Rubio était le dernier en date d’une série de hauts responsables américains à se rendre en Israël, après l’émissaire Steve Witkoff, le gendre du président Donald Trump, Jared Kushner, et le vice-président JD Vance, pour tenter de consolider le fragile cessez-le-feu en vigueur depuis le 10 octobre dans la bande de Gaza.A son arrivée jeudi, M. Rubio s’est dit “optimiste” sur le maintien du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, basé sur le plan de Donald Trump qui vise à mettre fin définitivement à deux ans de guerre.Il a affirmé vendredi que “de nombreux pays” avaient “proposé” de participer à la Force internationale de stabilisation (ISF) qui, aux termes du plan Trump, doit se déployer dans le territoire palestinien pour y superviser la sécurité, à mesure que l’armée israélienne s’en retirera.”Il faudra que ce soient des personnes ou des pays avec lesquels Israël se sente à l’aise”, a toutefois averti M. Rubio, en précisant qu’Israël aurait un droit de veto sur la composition de la force et pourrait notamment s’opposer à la participation de la Turquie, un pays qui a accueilli des dirigeants du Hamas.”Nous n’en sommes qu’à la phase de planification. Le mandat, les modalités de sa mise en oeuvre et les moyens mis à disposition par les nations contributrices n’ont pas été déterminés”, a-t-on indiqué à l’état-major français des Armées, qui dit avoir déployé “trois officiers de liaison” au sein du Centre de coordination militaro-civil (CMCC, chargé de surveiller le cessez-le-feu et de préparer la transition à Gaza) “pour mener à bien cette phase de planification, sans augurer des décisions politiques sur l’effort consenti”.- “Résidents indépendants” -Après des discussions au Caire, les principaux mouvements palestiniens, dont le Hamas, ont annoncé vendredi s’être mis d’accord pour remettre provisoirement la gestion de la bande de Gaza à un comité indépendant de technocrates.Selon le document publié sur le site du Hamas, ces groupes ont convenu de la mise en place d’un “comité palestinien temporaire composé de résidents indépendants +technocrates+ (…) chargé de gérer les affaires de la vie et les services essentiels”.Cette proposition se distingue de celle du plan Trump, qui propose aussi un comité “technocratique”, mais impose une “supervision” internationale à travers un “comité de la paix” qui serait présidé par M. Trump.Outre le déploiement de l’ISF et la mise en place d’une autorité transitoire, les phases ultérieures du plan Trump prévoient un nouveau retrait israélien de Gaza, le désarmement du Hamas et la reconstruction du territoire notamment.Le mouvement islamiste palestinien, qui s’est emparé du pouvoir à Gaza en 2007, a accepté de renoncer à la gouvernance du territoire mais a jusqu’à présent refusé d’envisager son désarmement.”Nous nous sommes mis d’accord sur les dispositions pour la deuxième phase de gestion de Gaza, affirmant qu’elle sera placée sous administration palestinienne, sans séparation entre la bande de Gaza et la Cisjordanie”, a déclaré vendredi le porte-parole du Hamas, Hazem Qassem.”Les prochaines réunions aborderont la relation avec l’occupation (Israël, ndlr), le sort des armes de la résistance et les discussions concernant la présence de forces internationales”, a-t-il ajouté.- “Retourner à Beit Lahia” -Le Hamas a libéré le 13 octobre les 20 derniers otages vivants retenus à Gaza. Il devait aussi rendre à cette date à Israël les 28 derniers corps mais n’en a restitué pour l’heure que 15, arguant de difficultés pour trouver les dépouilles dans le territoire en ruines.Israël a restitué en échange 195 corps de Palestiniens. Les forces israéliennes se sont retirées de plusieurs secteurs de Gaza mais contrôlent toujours environ la moitié du territoire assiégé.Vendredi, des familles déplacées tentaient encore de rentrer chez elles parmi les ruines, certaines en vain parce que leur maison se trouve au-delà de la Ligne jaune, qui délimite la zone de repli de l’armée israélienne.”Des jeunes de notre famille ont risqué leur vie pour aller constater les dégâts dans notre quartier et ils nous ont annoncé que ma maison était détruite”, a raconté Hani Abu Omar, un déplacé palestinien de 42 ans originaire de Beit Lahia, dans le nord de Gaza, installé dans un campement à Al-Zawayda, dans le centre du territoire.”J’aimerais pouvoir retourner à Beit Lahia. J’espère que la première phase (du plan américain) va prendre fin et que nous pourrons passer à la deuxième”, a-t-il ajouté.L’attaque sans précédent du Hamas sur le sol israélien, qui a déclenché la guerre le 7 octobre 2023, a entraîné du côté israélien la mort de 1.221 personnes, en majorité des civils, selon un bilan établi par l’AFP à partir de données officielles.  L’offensive israélienne menée en représailles a fait 68.280 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les chiffres du ministère de la Santé du Hamas.La guerre a provoqué un désastre humanitaire dans le petit territoire, où l’aide entre en quantité insuffisante malgré la trêve, a averti l’ONU. 

La procureure de l’Etat de New York, inculpée à la demande de Trump, plaide non coupable

La procureure générale de l’Etat de New York, Letitia James, inculpée à la suite de pressions publiques de Donald Trump, a plaidé vendredi non coupable, dénonçant l’utilisation de la justice comme “instrument de vengeance” par le président républicain.Letitia James, 67 ans, inculpée le 9 octobre, a plaidé non coupable devant un tribunal fédéral de Norfolk, en Virginie (est), des deux chefs d’accusation de fausses déclarations lors de l’obtention d’un prêt bancaire. La date d’ouverture de son procès a été fixée au 26 janvier.Mme James avait fait condamner Donald Trump à une amende de près d’un demi-milliard de dollars en février 2024. Cette condamnation pour fraude a été annulée en août par une cour d’appel de l’Etat de New York, qui a estimé cette amende “excessive”, une décision dont elle a fait appel.”Il ne s’agit pas de moi”, a-t-elle déclaré à la sortie du tribunal, saluant les manifestants venus lui exprimer leur soutien ou protestant contre des “accusations bidon” et des “procès spectacle”, selon les banderoles qu’ils brandissaient.”Il s’agit de nous tous et d’un système judiciaire qui a été instrumentalisé et utilisé comme un instrument de vengeance”, a ajouté cette membre du Parti démocrate. Donald Trump a maintes fois exprimé pendant sa campagne électorale sa volonté, une fois revenu au pouvoir, sa volonté de se venger de tous ceux qu’il considère comme des ennemis personnels.Letitia James est la deuxième de ces personnalités à être inculpée depuis le début du second mandat de Donald Trump, le 20 janvier.- Procureure placée par Trump -L’ancien directeur du FBI, la police fédérale, James Comey, a été inculpé le 25 septembre et un ancien conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump lors de son premier mandat, John Bolton, l’a été le 16 octobre.Tous deux ont également plaidé non coupable: James Comey d’avoir menti sous serment devant le Congrès en 2020, et John Bolton de divulgation et de rétention de documents relevant de la défense nationale.Comme James Comey, Letitia James a réclamé l’annulation des poursuites à son encontre, faisant valoir qu’elles étaient motivées par la seule volonté de vengeance du président américain, ainsi que sur la base de la nomination “illicite” de la procureure désignée par Donald Trump.Le juge a fixé une audience sur ce premier recours au 5 décembre.La procureure générale de l’Etat de New York est accusée d’avoir frauduleusement déclaré une maison lui appartenant à Norfolk comme sa résidence principale dans des documents de prêt hypothécaire, ce qui lui aurait permis d’obtenir des conditions d’emprunt plus favorables.En septembre, Donald Trump avait publiquement fait pression sur sa ministre de la Justice, Pam Bondi, s’étonnant sur sa plateforme Truth Social que James Comey, Letitia James, et le sénateur démocrate Adam Schiff, une autre de ses bêtes noires, n’aient toujours pas été inculpés.Après avoir poussé à la démission le procureur du district est de Virginie, lui reprochant son manque de zèle pour engager ces poursuites, le président républicain l’avait aussitôt remplacé à ce poste stratégique par Lindsey Halligan, une conseillère de la Maison Blanche.C’est cette dernière qui a personnellement engagé les poursuites ayant conduit à l’inculpation de James Comey comme de Letitia James.

La procureure de l’Etat de New York, inculpée à la demande de Trump, plaide non coupable

La procureure générale de l’Etat de New York, Letitia James, inculpée à la suite de pressions publiques de Donald Trump, a plaidé vendredi non coupable, dénonçant l’utilisation de la justice comme “instrument de vengeance” par le président républicain.Letitia James, 67 ans, inculpée le 9 octobre, a plaidé non coupable devant un tribunal fédéral de Norfolk, …

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Narcotrafic: Washington déploie un porte-avions et alimente les craintes de guerre

Les Etats-Unis vont déployer un porte-avions en appui de leurs opérations revendiquées comme une lutte contre le narcotrafic en Amérique latine, une montée en puissance considérable des moyens militaires américains dans la région qui alimente les craintes d’une guerre.Donald Trump – dont la fin des interventions militaires extérieures était une promesse de campagne – mène …

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Narcotrafic: Washington déploie un porte-avions et alimente les craintes de guerre

Les Etats-Unis vont déployer un porte-avions en appui de leurs opérations revendiquées comme une lutte contre le narcotrafic en Amérique latine, une montée en puissance considérable des moyens militaires américains dans la région qui alimente les craintes d’une guerre.Donald Trump – dont la fin des interventions militaires extérieures était une promesse de campagne – mène depuis début septembre des frappes aériennes contre des embarcations présentées comme celles de narcotrafiquants essentiellement dans les eaux caribéennes. Jusque-là, dix sont connues – la plus récente la nuit passée. Elles ont tué au moins 43 personnes, selon un décompte de l’AFP fondé sur des chiffres du gouvernement américain.Le porte-avions Gerald R. Ford, le plus grand du monde, et la flotte qui l’accompagne, vont venir “renforcer les moyens actuels pour déjouer le trafic de stupéfiants et démanteler des organisations criminelles transnationales” dans la zone de commandement correspondant à l’Amérique centrale et à l’Amérique du Sud, a annoncé le Pentagone sur X vendredi, sans préciser davantage sa destination.Il s’agit de “consolider la capacité des Etats-Unis à détecter, surveiller et stopper acteurs et activités illicites”, a-t-il ajouté.Jusque-là, huit navires et dix avions de combat furtifs F-35 étaient notamment déployés.- “Dernier ressort” -Cette annonce du Pentagone intervient peu après la dernière frappe américaine connue dans les Caraïbes, menée la nuit précédente.”Dans la nuit, sur ordre du président Trump, le ministère de la Guerre a mené une frappe létale contre une embarcation utilisée par Tren de Aragua”, un gang vénézuélien classé comme organisation terroriste par les Etats-Unis, a indiqué le ministre de la Défense Pete Hegseth.Les “six hommes narcoterroristes à bord (…) ont été tués”, détaille son message accompagné d’une vidéo nocturne sur laquelle on peut voir un bateau en position stationnaire ciblé avant d’être détruit par une explosion.Cette nouvelle frappe “a été conduite dans les eaux internationales”, précise-t-il.La légalité de ces frappes américaines, sans preuve avancée sur les cibles visées, est largement mise en doute par les experts.”Selon le droit international, le recours intentionnel à une force létale n’est permis qu’en dernier ressort contre un individu représentant une menace imminente pour la vie”, a souligné auprès de l’AFP le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme. “Sinon, cela constituerait une violation du droit à la vie”, a-t-il mis en garde.Les opérations militaires américaines ont fait grimper les tensions régionales, en particulier avec le Venezuela, aussi avec la Colombie.- “Enflammer l’Amérique du Sud” -Washington a imposé des sanctions économiques au président colombien Gustavo Petro vendredi, au motif qu’il ne s’attaque pas à la production de cocaïne dans son pays.Celui-ci, qui avait déjà qualifié les frappes américaines d'”exécutions extrajudiciaires”, a assuré sur X qu’il ne comptait pas faire de “pas en arrière”, ni se mettre “à genoux”.Donald Trump a estimé la veille ne pas avoir besoin d’un accord du Congrès pour valider des opérations contre le Venezuela ou d’autres pays selon lui impliqués dans le narcotrafic. “Je pense qu’on va simplement tuer les gens qui font entrer de la drogue dans notre pays, ok ?”, a-t-il lancé, en comparant les cartels de la drogue au groupe jihadiste Daech.”La prochaine étape, c’est l’opération terrestre”, a menacé le président américain.Caracas accuse Washington de chercher à renverser le président Nicolas Maduro et affirme disposer de 5.000 missiles antiaériens portables pour contrer les forces américaines.Le Brésil, puissance régionale, a exprimé son inquiétude face à ces frappes aériennes “sans preuve”. “Nous ne pouvons pas accepter une intervention extérieure” qui “pourrait enflammer l’Amérique du Sud”, a averti dans un entretien à l’AFP le conseiller spécial du président Lula pour les Affaires étrangères, Celso Amorim.”Si vous êtes un narcoterroriste qui fait passer de la drogue dans notre hémisphère, nous vous traiterons comme nous traitons Al-Qaïda”, a insisté Pete Hegseth.

Au Pakistan, les opérations de transition de genre légales mais encore taboues

Au Pakistan, la chirurgie de transition de genre est légale depuis 2018 mais elle reste taboue, forçant les rares patients transgenres qui osent sauter le pas à se tourner vers des opérations secrètes, souvent dangereuses et coûteuses.Dans la très conservatrice société pakistanaise à majorité musulmane, se faire opérer pour transitionner reste peu accepté, raconte Bunty, pour qui trouver un médecin qualifié a été extrêmement difficile.A Lahore, province frontalière de l’Inde, “un seul médecin pratique la chirurgie de la poitrine et m’a opérée en secret”, raconte cette femme transgenre de 30 ans à l’AFP.L’opération lui a coûté l’équivalent de 1.200 euros. Une petite fortune pour celle qui, après avoir été bannie par sa famille et perdu son emploi de fonctionnaire, est devenue travailleuse du sexe.”Je n’ai été gardée à l’hôpital que deux heures, puis on m’a forcée à partir pour que personne ne me voie”, même si “j’avais encore extrêmement mal”, relate-t-elle.L’hôpital craignait que la nouvelle de son opération ne s’ébruite parmi les patients et les professionnels de santé, nombreux à la désapprouver, explique-t-elle.”Les transitions de genre restent controversées. Les médecins craignent d’être jugés”, relève Mudassir Mahboob, qui pratique des opérations légales à Islamabad.Il raconte à l’AFP avoir quitté sa province natale du Khyber-Pakhtunkwa, la plus conservatrice du pays, pour bénéficier de plus de liberté dans la capitale. Il réalise de nombreuses opérations pour réparer les dommages causés par de faux professionnels.Parmi ses patients, une personne “avait subi une castration pratiquée par un charlatan et est venue me voir pour réparer ce qui avait été mal fait”, dit-il.- “Humiliée” -“La transition de genre est légale sur le papier, mais elle n’est, en pratique, pas acceptée par la société”, se désole Reem Sharif, membre d’un foyer communautaire pour les personnes transgenres.Dans le cinquième pays le plus peuplé du monde (plus de 240 millions d’habitants), seuls deux médecins pratiquent des interventions chirurgicales de manière légale et sûre, assure-t-elle. Les personnes transgenres qui se renseignent sur ces procédures dans les hôpitaux publics sont également souvent rejetées “au nom de la religion”, relate Reem Sharif.”Ils disent: +Crains Dieu, comment peux-tu envisager ça?+”, dit-elle.Le Pakistan reconnaît depuis longtemps un troisième genre, les “khawaja sira”. Ces personnes bénissent mariages et naissances depuis des siècles, mais sont toujours victimes de discriminations.Une loi adoptée en 2018 vise à renforcer les droits des personnes transgenres. Si elle a été saluée dans le monde entier, elle suscite dans le pays une vive opposition de partis conservateurs religieux. Ses détracteurs ont faussement assuré qu’elle ouvrirait la voie au mariage pour les couples de même sexe, suscitant un regain de violences.Le texte est contesté devant les tribunaux, chargés d’examiner sa conformité avec la loi islamique, qui coexiste avec la loi séculière dans le pays.Selon les normes religieuses et culturelles pakistanaises, les chirurgies de transition sont “un péché”, explique Mehleb Sheikh, chercheur et militant.Ces opérations sont toutefois pratiquées dans d’autres pays musulmans: en Egypte, elle sont possibles mais seulement avec accord de médecins et de chefs religieux, donc rares.En Iran, pays voisin du Pakistan, les soins peuvent être remboursés mais, selon des militants, les personnes transgenres sont victimes de discriminations au quotidien.- Violences, menaces et fierté -Ces dernières années, les militants assurent avoir constaté une augmentation inquiétante d’attaques contre les personnes transgenres.Si aucune statistique officielle n’existe, ces incidents étant peu déclarés, 56 personnes ont été tuées depuis 2022, dont trois femmes dont les corps criblés de balles ont été découverts au bord d’une route à Karachi (sud), selon l’organisation locale Gender Interactive Alliance.”Mon frère a menacé de me tuer et m’a renvoyé de la maison, assurant que sinon il me ferait du mal. Il m’accuse d’avoir ruiné leur honneur et leur réputation”, raconte Zarun Ishaque, un homme transgenre de 29 ans vivant à Islamabad.”Mais le bonheur que j’ai ressenti après ma transition en valait la peine”, poursuit-il.Après avoir réussi à obtenir une opération d’ablation des seins, Haroun, qui utilise un pseudonyme par peur de représailles, raconte à l’AFP qu’il “poursuit un processus de chirurgie génitale”. Ces opérations lui permettent aujourd’hui d’être “à l’aise avec lui-même”, explique-t-il. “Si vous en avez les moyens, si vous avez franchi le pas et pris cette décision, alors vous ne reculez plus”.

Au Pakistan, les opérations de transition de genre légales mais encore taboues

Au Pakistan, la chirurgie de transition de genre est légale depuis 2018 mais elle reste taboue, forçant les rares patients transgenres qui osent sauter le pas à se tourner vers des opérations secrètes, souvent dangereuses et coûteuses.Dans la très conservatrice société pakistanaise à majorité musulmane, se faire opérer pour transitionner reste peu accepté, raconte Bunty, …

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Le Canada fait un geste envers Trump après la rupture des relations commerciales

Une province canadienne a tendu vendredi la main à Donald Trump en retirant une campagne publicitaire contre la hausse des droits de douane américains, qui avait suscité sa colère et l’avait conduit la veille à rompre les négociations commerciales avec le Canada.”Après discussion avec le Premier ministre (canadien Mark) Carney, l’Ontario suspendra sa campagne publicitaire …

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Le Canada fait un geste envers Trump après la rupture des relations commerciales

Une province canadienne a tendu vendredi la main à Donald Trump en retirant une campagne publicitaire contre la hausse des droits de douane américains, qui avait suscité sa colère et l’avait conduit la veille à rompre les négociations commerciales avec le Canada.”Après discussion avec le Premier ministre (canadien Mark) Carney, l’Ontario suspendra sa campagne publicitaire aux États-Unis à partir de lundi afin de permettre la reprise des négociations commerciales”, a déclaré Doug Ford sur X.Il a précisé que la publicité serait quand même diffusée aux Etats-Unis ce week-end, à l’occasion notamment des deux premiers matches des finales du championnat nord-américain de base-ball, qui engendrent traditionnellement une forte audience.Furieux contre cette campagne publicitaire télévisée, Donald Trump a abruptement rompu jeudi soir les négociations commerciales avec le Canada.Il s’agit d’un revirement soudain du président américain au moment où un accord commercial entre Ottawa et Washington portant sur l’acier, l’aluminium et l’énergie semblait pouvoir être conclu, selon le quotidien canadien Globe and Mail, avant la rencontre prévue entre Mark Carney et Donald Trump lors du sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique (Apec) à la fin du mois en Corée du Sud.- Relation bousculée -Le Canada est le deuxième partenaire commercial des Etats-Unis et un fournisseur majeur d’acier et d’aluminium pour les entreprises américaines.Mais leur relation a été bousculée par le retour au pouvoir de Donald Trump en janvier.La grande majorité des échanges transfrontaliers restent exemptés de droits de douane, les Etats-Unis et le Canada continuant d’adhérer au traité de libre-échange nord-américain (Aceum). Mais les surtaxes sectorielles mondiales imposées par le républicain, en particulier sur l’acier, l’aluminium et les automobiles, ont durement touché le Canada, entraînant des pertes d’emploi et mettant les entreprises sous pression.Vendredi matin, le président américain s’est de nouveau lâché contre son voisin dans une série de messages vindicatifs sur son réseau social, disant que “le Canada a triché et s’est fait prendre”.S’exprimant avant de s’envoler pour l’Asie, M. Carney n’a, de son côté, pas directement mentionné le revirement de M. Trump, mais a déclaré que les discussions bilatérales avaient montré des “progrès (…) et nous sommes prêts à poursuivre sur cette lancée et à tirer parti de ces progrès lorsque les Américains seront prêts”.”Nous ne pouvons pas contrôler la politique commerciale des Etats-Unis”, a-t-il également déclaré aux journalistes sur le tarmac avant d’embarquer dans son avion, soulignant son désir d’approfondir les relations commerciales avec d’autres pays.- 75 millions -Selon Donald Trump, les autorités canadiennes cherchent à “influencer la décision de la Cour suprême des Etats-Unis et d’autres tribunaux”, devant lesquels est contesté la légalité des décrets du président américain ayant déclenché ces hausses douanières.Produite par la province canadienne de l’Ontario, la campagne publicitaire a été diffusée sur plusieurs chaînes de télévision américaine pour un montant d’environ 75 millions de dollars.Elle utilise des citations du discours d’un discours de l’ancien président républicain Ronald Reagan (1981-1989), dans lequel il mettait en garde contre les conséquences de droits de douane élevés sur l’économie américaine.La Fondation Ronald Reagan a déclaré sur X que la campagne utilisait “de manière sélective des extraits audio et vidéo” de ce discours, prononcé en avril 1987.Selon la Fondation, qui a dit examiner des “options juridiques dans cette affaire”, la publicité “déforme” les propos de Reagan.Dans un discours mercredi sur ses priorités budgétaires, Mark Carney a déclaré que la politique commerciale “fondamentalement modifiée” de Washington nécessitait une refonte de la stratégie économique du Canada.Ce processus “nécessitera des sacrifices et du temps”, avait-il souligné. Mark Carney avait rencontré début octobre le président Trump à la Maison Blanche pour tenter d’avancer vers une résolution du conflit, mais n’avait obtenu aucune concession publique.

Centres d’arnaques en ligne: plus de 1.000 personnes ont fui la Birmanie pour la Thaïlande

Plus de 1.000 personnes, principalement des Chinois, ont fui en Thaïlande depuis la Birmanie cette semaine, ont déclaré vendredi des responsables provinciaux thaïlandais, quelques jours après une descente de l’armée birmane dans l’un des plus gros centres d’arnaques en ligne du pays. L’AFP avait enquêté mi-octobre sur ces usines à arnaque en ligne qui font des victimes dans le monde entier, plaçant sous les projecteurs ces centres qui prolifèrent dans les zones inhospitalières dites du Triangle d’Or et emploient de gré ou de force des petites mains.En Birmanie, des complexes tentaculaires, abritant des réseaux d’escroqueries en ligne sentimentales ou commerciales, ont prospéré le long de la frontière peu surveillée avec la Thaïlande pendant la guerre civile, déclenchée par un coup d’Etat en février 2021.Selon un communiqué du bureau de l’administration provinciale de Tak publié vendredi, en Thaïlande, 1.049 personnes ont traversé la frontière avec la Birmanie pour rejoindre Mae Sot entre mercredi et vendredi matin. Jeudi matin, il avait dénombré 677 personnes qui avaient fui le complexe frauduleux de KK Park.La plupart étaient des hommes et chinois, a précisé le bureau thaïlandais de l’immigration.L’administration provinciale de Tak évoque elle des ressortissants indiens, pakistanais, vietnamiens, birmans, thaïlandais et d’une douzaine d’autres pays.La junte birmane avait déclaré lundi avoir mené une descente dans le complexe KK Park, situé juste de l’autre côté de la frontière thaïlandaise.Une quarantaine de personnes ayant quitté ce complexe, dont des Taïwanais et des ressortissants de plusieurs pays africains, ont pris de petites embarcations pour traverser la rivière Moei et rejoindre la Thaïlande vendredi, ont précisé des responsables locaux à l’AFP.Des agents de sécurité thaïlandais, postés de l’autre côté de la rivière, ont fouillé leurs bagages pendant que les personnes contrôlées remettaient leurs téléphones portables et montaient à l’arrière des camions, selon une vidéo de l’AFP.- “Ils étaient armés” -Des images diffusées jeudi par la chaîne publique Thai PBS montraient des personnes utilisant des boîtes en mousse pour traverser la rivière à la nage et rejoindre la Thaïlande.”Je dormais quand j’ai entendu frapper fort et des gens nous crier dessus en chinois”, a raconté une Thaïlandaise à la chaîne, “ils étaient armés”.Les médias d’Etat birmans ont affirmé vendredi que les autorités avaient “récemment arrêté 118 ressortissants étrangers de 14 pays entrés illégalement en Birmanie par les frontières et impliqués dans des jeux d’argent en ligne et des escroqueries” dans la zone de KK Park.La junte birmane avait précisé lundi avoir avoir saisi 30 récepteurs Starlink.L’enquête de l’AFP a révélé que l’utilisation de ces appareils avait rapidement augmenté ces derniers mois dans ces usines à arnaques en ligne.SpaceX a annoncé mercredi avoir désactivé plus de 2.500 récepteurs internet Starlink utilisés par ces centres de cyberfraude qui font des victimes dans le monde entier.Les autorités pensent que la plupart des personnes entrées en Thaïlande venaient du KK Park mais poursuivent leur enquête, a rapporté vendredi à l’AFP le vice-gouverneur de la province de Tak, Sawanit Suriyakul Na Ayutthaya. Il avait déclaré jeudi que les arrivants seraient contrôlés afin de déterminer s’ils étaient victimes de traite d’êtres humains. Dans le cas contraire, ils pourraient être poursuivis pour franchissement illégal de la frontière, avait-il ajouté.La plupart de ces complexes sont sous la coupe de groupes criminels chinois, en cheville avec des milices birmanes. Selon les experts, la junte birmane ferme les yeux sur ces réseaux aux mains de ses alliés miliciens qui, en échange, contrôlent les régions frontalières en son nom.Le pouvoir birman subit toutefois également des pressions de son allié militaire chinois pour mettre fin à ces trafics. La Chine est irritée par le nombre de ses citoyens qui y participent ou qui en sont victimes.Mais les opérations militaires menées contre les centres d’escroquerie ne sont probablement que des mesures symboliques organisées en collusion avec les milices alliées afin d’apaiser la Chine sans trop nuire aux profits, estiment les experts.L’industrie des escroqueries en ligne en Asie du Sud-Est perçoit des gains estimés à environ 37 milliards de dollars par an, selon l’ONU en 2023.