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Irlande : victoire écrasante à la présidentielle de la candidate de gauche Catherine Connolly

La candidate indépendante de gauche Catherine Connolly a très largement remporté la présidentielle de vendredi en Irlande, tandis que le nombre des bulletins nuls a atteint un niveau inédit, selon les résultats officiels définitifs fournis samedi soir.Cette ex-avocate de 68 ans devenue députée en 2016, qui critique aussi bien l’Union européenne que les Etats-Unis, a …

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Irlande : victoire écrasante à la présidentielle de la candidate de gauche Catherine Connolly

La candidate indépendante de gauche Catherine Connolly a très largement remporté la présidentielle de vendredi en Irlande, tandis que le nombre des bulletins nuls a atteint un niveau inédit, selon les résultats officiels définitifs fournis samedi soir.Cette ex-avocate de 68 ans devenue députée en 2016, qui critique aussi bien l’Union européenne que les Etats-Unis, a obtenu plus de 63% des suffrages contre 29,5% pour Heather Humphreys, du parti de centre droit présent au gouvernement Fine Gael, sa seule véritable rivale dans ce scrutin.Un troisième candidat, Jim Gavin, du Fianna Fail, la principale formation – également de centre droit – au sein de la coalition au pouvoir, avait annoncé son retrait de la course début octobre mais a quand même eu 7% des voix.”Catherine sera une présidente pour nous tous et elle sera ma présidente”, avait quelques heures plus tôt concédé à la télévision Mme HumphreysCatherine Connolly succédera donc à Michael Higgins, 84 ans, qui a enchaîné deux mandats de sept ans depuis 2011 à ce poste essentiellement honorifique.- “Un immense privilège” -Si la participation a été de près de 46%, donc, contre toute attente, plus élevée qu’à la précédente présidentielle de 2018, cette élection a été ternie par la quantité record des bulletins de vote annulés, environ 13% du total, dont certains portant les mots “pas de démocratie” ou des messages anti-immigration. A l’instar du Royaume-Uni voisin, l’Irlande connaît en effet un débat de plus en plus conflictuel sur l’afflux de demandeurs d’asile, avec des manifestations parfois violentes.Des personnalités conservatrices avaient appelé à l’abstention, notamment en signe de protestation contre le fait que seuls deux candidats s’affrontaient réellement, et ce pour la première fois depuis 1990. La candidate des conservateurs, Maria Steen, n’avait pas réuni suffisamment de soutiens parmi les parlementaires pour pouvoir se présenter. “Ce sera un immense privilège de vous servir”, a assuré Catherine Connolly dans son discours de remerciement après la publication des résultats. “A ceux qui n’ont pas voté pour moi et à ceux qui ont rendu nul leur vote, laissez-moi vous dire que je serai une présidente inclusive, à votre écoute”, a-t-elle poursuivi. Mme Connolly s’est en outre engagée à être “une voix pour la paix, une voix qui s’appuie sur notre politique de neutralité” et qui insiste sur “la menace existentielle que constitue le changement climatique”.- Tensions en perspective -“Je me réjouis de travailler avec la nouvelle présidente (…) à un moment où l’Irlande continue de jouer un rôle important sur la scène internationale”, a pour sa part affirmé le Premier ministre Michael Martin, à la tête du Fianna Fail.”Je lui souhaite tout le succès possible”, avait auparavant clamé Simon Harris (Fine Gael), le vice-Premier ministre. Catherine Connolly “parle au nom des personnes ordinaires”, a estimé auprès de l’AFP Una Corcoran, 62 ans, à Galway, sa ville natale dans l’ouest de l’Irlande.”Dans l’ensemble, je trouve qu’elle est très intègre. Elle n’a pas peur d’être impopulaire. Et c’est une oratrice très douée et assurée. Je pense qu’elle réussira”, a commenté Oisin Woods, un employé du secteur des technologies âgé de 35 ans qui a également voté pour elle.Connue pour son franc-parler, Catherine Connolly était soutenue par les principaux partis d’opposition, dont les Verts et la formation nationaliste Sinn Fein, autrefois la vitrine politique de l’Armée républicaine irlandaise (IRA). Militant pour la réunification de l’île d’Irlande, elle est opposée à une augmentation des dépenses de défense et en faveur du maintien de la tradition de neutralité de l’Irlande, un pays de 5,2 millions d’habitants devenu membre de l’UE en 1973 et qui a un programme de partenariat avec l’Otan, dont elle ne fait pas partie.En septembre, Mme Connolly a toutefois réitéré sa condamnation de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. “Je n’ai jamais, jamais hésité. Ce que je dis, c’est qu’un pays neutre comme le nôtre devrait dénoncer tous les abus de pouvoir – de la Russie et aussi de l’Amérique”, a-t-elle alors ajouté.Cette femme charismatique et sportive, qui parle couramment le gaélique, a par ailleurs condamné “le génocide” dans la bande de Gaza.Des commentateurs prédisent que ses positions tranchées sur la politique étrangère, la défense mais aussi le logement pourraient provoquer des tensions avec le gouvernement. La manière dont Catherine Connolly “gère les relations avec un gouvernement dont elle estime clairement qu’il poursuit de mauvaises politiques crée désormais une nouvelle incertitude – et possiblement un conflit – dans la politique irlandaise”, a ainsi écrit l’Irish Times.

Irlande : victoire écrasante à la présidentielle de la candidate de gauche Catherine Connolly

La candidate indépendante de gauche Catherine Connolly a très largement remporté la présidentielle de vendredi en Irlande, tandis que le nombre des bulletins nuls a atteint un niveau inédit, selon les résultats officiels définitifs fournis samedi soir.Cette ex-avocate de 68 ans devenue députée en 2016, qui critique aussi bien l’Union européenne que les Etats-Unis, a obtenu plus de 63% des suffrages contre 29,5% pour Heather Humphreys, du parti de centre droit présent au gouvernement Fine Gael, sa seule véritable rivale dans ce scrutin.Un troisième candidat, Jim Gavin, du Fianna Fail, la principale formation – également de centre droit – au sein de la coalition au pouvoir, avait annoncé son retrait de la course début octobre mais a quand même eu 7% des voix.”Catherine sera une présidente pour nous tous et elle sera ma présidente”, avait quelques heures plus tôt concédé à la télévision Mme HumphreysCatherine Connolly succédera donc à Michael Higgins, 84 ans, qui a enchaîné deux mandats de sept ans depuis 2011 à ce poste essentiellement honorifique.- “Un immense privilège” -Si la participation a été de près de 46%, donc, contre toute attente, plus élevée qu’à la précédente présidentielle de 2018, cette élection a été ternie par la quantité record des bulletins de vote annulés, environ 13% du total, dont certains portant les mots “pas de démocratie” ou des messages anti-immigration. A l’instar du Royaume-Uni voisin, l’Irlande connaît en effet un débat de plus en plus conflictuel sur l’afflux de demandeurs d’asile, avec des manifestations parfois violentes.Des personnalités conservatrices avaient appelé à l’abstention, notamment en signe de protestation contre le fait que seuls deux candidats s’affrontaient réellement, et ce pour la première fois depuis 1990. La candidate des conservateurs, Maria Steen, n’avait pas réuni suffisamment de soutiens parmi les parlementaires pour pouvoir se présenter. “Ce sera un immense privilège de vous servir”, a assuré Catherine Connolly dans son discours de remerciement après la publication des résultats. “A ceux qui n’ont pas voté pour moi et à ceux qui ont rendu nul leur vote, laissez-moi vous dire que je serai une présidente inclusive, à votre écoute”, a-t-elle poursuivi. Mme Connolly s’est en outre engagée à être “une voix pour la paix, une voix qui s’appuie sur notre politique de neutralité” et qui insiste sur “la menace existentielle que constitue le changement climatique”.- Tensions en perspective -“Je me réjouis de travailler avec la nouvelle présidente (…) à un moment où l’Irlande continue de jouer un rôle important sur la scène internationale”, a pour sa part affirmé le Premier ministre Michael Martin, à la tête du Fianna Fail.”Je lui souhaite tout le succès possible”, avait auparavant clamé Simon Harris (Fine Gael), le vice-Premier ministre. Catherine Connolly “parle au nom des personnes ordinaires”, a estimé auprès de l’AFP Una Corcoran, 62 ans, à Galway, sa ville natale dans l’ouest de l’Irlande.”Dans l’ensemble, je trouve qu’elle est très intègre. Elle n’a pas peur d’être impopulaire. Et c’est une oratrice très douée et assurée. Je pense qu’elle réussira”, a commenté Oisin Woods, un employé du secteur des technologies âgé de 35 ans qui a également voté pour elle.Connue pour son franc-parler, Catherine Connolly était soutenue par les principaux partis d’opposition, dont les Verts et la formation nationaliste Sinn Fein, autrefois la vitrine politique de l’Armée républicaine irlandaise (IRA). Militant pour la réunification de l’île d’Irlande, elle est opposée à une augmentation des dépenses de défense et en faveur du maintien de la tradition de neutralité de l’Irlande, un pays de 5,2 millions d’habitants devenu membre de l’UE en 1973 et qui a un programme de partenariat avec l’Otan, dont elle ne fait pas partie.En septembre, Mme Connolly a toutefois réitéré sa condamnation de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. “Je n’ai jamais, jamais hésité. Ce que je dis, c’est qu’un pays neutre comme le nôtre devrait dénoncer tous les abus de pouvoir – de la Russie et aussi de l’Amérique”, a-t-elle alors ajouté.Cette femme charismatique et sportive, qui parle couramment le gaélique, a par ailleurs condamné “le génocide” dans la bande de Gaza.Des commentateurs prédisent que ses positions tranchées sur la politique étrangère, la défense mais aussi le logement pourraient provoquer des tensions avec le gouvernement. La manière dont Catherine Connolly “gère les relations avec un gouvernement dont elle estime clairement qu’il poursuit de mauvaises politiques crée désormais une nouvelle incertitude – et possiblement un conflit – dans la politique irlandaise”, a ainsi écrit l’Irish Times.

Espagne : des dizaines de milliers de manifestants à Valence, un an après les inondations meurtrières

“Ni oubli, ni pardon”: plus de 50.000 manifestants se sont réunis samedi dans le centre-ville de Valence, dans l’est de l’Espagne, selon la préfecture, pour rendre hommage un an plus tard aux victimes des inondations meurtrières d’octobre 2024 et protester contre les autorités régionales.Parmi la foule, de nombreuses pancartes brandies ont demandé “Justice!”, dénoncé “l’inaction criminelle” des autorités de la région, en visant surtout leur président, Carlos Mazón, que les résidents juge responsable de la gestion de la tragédie: “Démission!”Sous un beau ciel bleu, cette manifestation est intervenue quasiment un an jour pour jour après les pluies torrentielles qui ont provoqué la mort de 229 personnes dans la région, la pire catastrophe du genre en Espagne depuis plusieurs décennies.”Plus de 50.000 personnes ont participé” à la manifestation, a annoncé la préfecture à l’AFP. Les organisateurs n’ont, de leur côté, pas communiqué de chiffre.Parmi les manifestants qui ont déambulé jusqu’au siège du gouvernement régional, certains portaient des t-shirts avec les visages de leurs proches décédés imprimés dessus.”Les gens sont toujours en colère!”, dit à l’AFP Rosa Cerros, une fonctionnaire de 42 ans, venue avec son mari et ses deux filles. “Pourquoi (les autorités) n’ont-elles pas évacué les gens” face aux fortes pluies?, interroge-t-elle. “C’est incompréhensible!”Il y a un an, les images avaient provoqué l’effroi: des torrents de boue qui emportent tout sur leur passage, piégeant de nombreux habitants dans des parkings, des magasins, chez eux.S’en étaient suivies des semaines de manifestations, les sinistrés critiquant la gestion de l’alerte et des secours, tandis que le gouvernement central de gauche à Madrid et les autorités régionales de droite se renvoyaient la balle sur la responsabilité des uns et des autres.En Espagne, pays très décentralisé, la gestion des catastrophes climatiques relève de la compétence des régions.- “Faillite” des autorités -Depuis, le courroux populaire n’a pas disparu.Les habitants réclament toujours inlassablement des comptes au président régional, Carlos Mazón, qu’ils accusent de ne pas les avoir prévenus suffisamment à l’avance du danger que constituaient ces pluies diluviennes.”L’alarme a retenti pratiquement au moment où tout le monde se noyait”, a dénoncé samedi auprès de l’AFP Rosa Álvarez, la présidente d’une association de victimes de la tragédie. Elle a perdu son père de 80 ans ce jour-là.”Chaque minute comptait…”, s’est lamentée cette femme de 51 ans, qui déplore “la faillite” des autorités.Les inondations ont touché près de 80 localités de la région de Valence, faisant 229 morts. Ces derniers jours, le corps d’un homme a d’ailleurs été retrouvé à plusieurs dizaines de kilomètres de son lieu de disparition il y a un an.- “Pas à la hauteur” -De son côté, Carlos Mazón s’est défendu à nombreuses reprises en assurant que l’ampleur du phénomène climatique n’était pas prévisible et en rejetant la responsabilité de la gestion de la situation sur le gouvernement de gauche.Son agenda et son action précise le 29 octobre 2024 demeurent toutefois un sujet d’enquête pour les médias espagnols, qui ont assuré cette semaine que le responsable avait passé une grande partie de son après-midi à déjeuner avec une journaliste, malgré les fortes pluies qui s’abattaient déjà dans la région.”Mazon n’était pas là où il aurait dû être ce jour-là. Il n’a pas été à la hauteur”, a tancé dans la foule Gonzalo Bosch, un comptable de 38 ans originaire de Paiporta, l’une des villes les plus touchées par les inondations.Pourtant, le responsable régional bénéficie toujours du soutien du patron du Parti populaire (PP, droite), Alberto Núñez Feijóo, qui “n’a pas d’autre choix”, d’après Antón Losada, professeur de sciences politiques à l’université de Saint-Jacques-de-Compostelle (nord-ouest).Son éventuel départ entraînerait des élections régionales anticipées, ce qui pourrait être “catastrophique” pour le PP, analyse-t-il auprès de l’AFP.Des funérailles d’Etat pour rendre hommage aux personnes ayant alors péri sont prévues à Valence mercredi, jour du premier anniversaire des inondations, en présence du roi d’Espagne Felipe VI et du Premier ministre Pedro Sánchez.

Espagne : des dizaines de milliers de manifestants à Valence, un an après les inondations meurtrières

“Ni oubli, ni pardon”: plus de 50.000 manifestants se sont réunis samedi dans le centre-ville de Valence, dans l’est de l’Espagne, selon la préfecture, pour rendre hommage un an plus tard aux victimes des inondations meurtrières d’octobre 2024 et protester contre les autorités régionales.Parmi la foule, de nombreuses pancartes brandies ont demandé “Justice!”, dénoncé “l’inaction …

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Côte d’Ivoire: une présidentielle dans le calme, mais boudée par une partie des électeurs

Les Ivoiriens ont voté dans le calme samedi pour élire leur président, dans un scrutin privé des leaders d’opposition et boudé par une partie de la population, qui devrait déboucher sur la réélection d’Alassane Ouattara, au pouvoir depuis 2011.Près de 9 millions d’électeurs étaient appelés à voter pour départager cinq candidats à la magistrature suprême dans ce pays premier producteur mondial de cacao et pôle de stabilité d’une région secouée par les putschs et les violences jihadistes.Mais le scrutin n’a pas suscité de grand engouement: si les électeurs du nord, région pro-Ouattara se sont globalement mobilisés, la participation est restée faible dans de nombreux bureaux du sud et de l’ouest, plus acquis à l’opposition.- “Déjà élu” -A Abidjan, la capitale économique, où les rues étaient désertes comme un jour férié, de nombreux bureaux de vote visités par l’AFP n’ont pas vu plus de 25% de votants. “Je n’ai pas voté, mon candidat est exclu. Ouattara est déjà élu”, déplore Olivier étudiant de 26 ans, dans le quartier populaire de Blockhaus, critiquant “la violence et la restriction de la liberté d’expression” par les autorités.”C’est la première fois que je vote et je suis content de pouvoir exprimer mon choix. C’est l’avenir de la jeunesse qui se joue aussi”, estime quant à lui Ben Koné, jeune électeur de Bouaké (centre) deuxième ville du pays et porte d’entrée du nord ivoirien.Là-bas, la mobilisation a été importante, selon un journaliste de l’AFP qui a constaté qu’une heure avant la fermeture des bureaux de vote à 18H00 (GMT et locales) des centaines de personnes faisaient encore la queue pour accomplir leur devoir citoyen.Certains bureaux dans le pays prolongeaient le vote de quelques heures en raison d’un démarrage tardif, le matin.Selon plusieurs analystes, l’absence de candidat d’opposition de premier plan et donc d’enjeu réel au scrutin, expliquent ce désintérêt. Car, les deux principaux rivaux d’Alassane Ouattara, l’ex-président Laurent Gbagbo et le banquier international Tidjane Thiam étaient hors course, samedi.- Pas d’enjeu -Leur candidature a été retoquée par le Conseil constitutionnel, en raison de leur radiation de la liste électorale, le premier pour une condamnation pénale, le second pour des problèmes de nationalité.Tout le long du mois d’octobre, leurs partis ont tenté de mobiliser leur électorat en appelant à manifester, Laurent Gbagbo évoquant mercredi un “coup d’Etat civil” et un “braquage électoral”.Mais ces appels ont été réprimés par les autorités qui ont interdit les manifestations pour “protéger le pays du désordre” et en arrêtant des centaines de personnes qui ont voulu braver cette décision.Plusieurs dizaines de personnes ont été condamnées à trois ans de prison ferme pour avoir participé à des marches interdites. Un tour de vis critiqué par plusieurs organisations de défense des droits humains.L’élection présidentielle est toujours synonyme de tensions dans l’esprit de nombreux Ivoiriens, après les graves crises connues lors des scrutins de 2010 (3.000 morts) et 2020 (85 morts).Cette année, quatre personnes sont mortes depuis mi-octobre, dont un gendarme dans une embuscade, près d’Agboville (sud).Samedi, des incidents ont été signalés dans une dizaine de localités du sud et de l’ouest, principalement du vol de matériel électoral, notamment à Mama le village natal de Laurent Gbagbo, selon des observateurs du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH, société civile).- Des “passions marginales”- C’est à Lopou, village près de Dabou (sud) que les plus gros heurts ont eu lieu, avec affrontements entre gendarmes et manifestants et blocages de voies, selon des journalistes de l’AFP.”Ce quatrième mandat, on n’en veut pas”, criait une habitante de cette localité, reprenant le crédo martelé par les opposants ces dernières semaines. A Gbougbo, dans la même région, “il y a pas eu de votes”, ont dit des habitants à l’AFP, après des échauffourées avec les forces de l’ordre.”L’élection suscite toujours des passions (…). Mais c’est marginal, (…) tout se passe très bien”, a déclaré Ibrahime Kuibiert Coulibaly, le président de la Commission électorale indépendante, à la mi-journée.”Je constate avec cette élection que la paix est venue”, avait dit de son côté peu avant le président Ouattara, qui a voté à Abidjan.Quatre candidats d’opposition étaient en lice pour affronter le chef de l’Etat, mais aucun n’avait le soutien d’un parti important, ni ne possédait les moyens colossaux du pouvoir.Ni l’ex-ministre du Commerce Jean-Louis Billon, 60 ans et dissident du Parti démocratique de Côte d’Ivoire la formation de Tidjane Thiam (PDCI, ancien parti unique) ni l’ancienne Première dame Simone Ehivet Gbagbo ne semblent être en capacité d’emmener M. Ouattara à un second tour.Et cette dernière a de plus dû composer avec la candidature d’un candidat au programme similaire au sien, lui aussi issu de la gauche ivoirienne, le souverainiste proche des milieux russes Ahoua Don Mello.Henriette Lagou, opposante “modérée”, qui avait fait moins de 1% en 2015, complétait le casting.Si de nombreux Ivoiriens, y compris dans l’opposition, saluent le bilan économique des 14 ans de gouvernance Ouattara, beaucoup déplorent encore la cherté de la vie et une croissance inégalement répartie.Les résultats pourraient être annoncés dès dimanche.

Ligue 1: Paris s’impose sans forcer à Brest

Grâce notamment à un doublé d’Achraf Hakimi, le Paris SG a battu Brest (3-0) sans forcer samedi pour reprendre provisoirement la tête de la Ligue 1 devant Marseille, lors de la 9e journée.Avec 20 points, le PSG compte deux longueurs d’avance sur l’OM qui se déplace à Lens dans la soirée, et termine bien une semaine marquée par son carton à Leverkusen en Ligue des champions (7-2), mardi.Brest pointe, de son côté, au 12e rang avec 9 points.Avec Ousmane Dembélé, buteur en C1 pour son retour à la compétition, sur le banc au coup d’envoi, tout comme Désiré Doué et Marquinhos, Luis Enrique n’avait pas sorti “la grosse équipe” à Francis-Le-Blé, même si le trio a fait son entrée à la 70e.Pour Marquinhos, c’était d’ailleurs son premier match depuis sa blessure à une cuisse lors du Classique perdu contre l’OM (0-1), le 22 septembre.Cela n’a pas empêché le club de la capitale d’enchaîner un 33e match d’affilée sans défaite face aux Bretons, dont 25 succès.Moins flamboyant peut-être que les 5-2 et 3-0 infligés à domicile aux Brestois en championnat et en barrage d’accession aux huitièmes de finales de la C1 la saison passée, mais paradoxalement peut-être avec un sentiment de contrôle encore plus fort.Moins armé que lors de son aventure continentale et affaibli par plusieurs blessures, Brest n’a que très rarement fait ne serait-ce que frissonner les champions de France et d’Europe qui ont même semblé avoir le destin avec eux.Sur un penalty accordé au bout d’un interminable intermède par l’arbitre central Jérémy Pignard, en déjugeant les arbitres de la VAR, Romain Del Castillo, qui n’avait raté qu’une seule tentative sur 16 en L1 jusqu’ici dans cet exercice, a glissé et envoyé le ballon dans les tribunes (59e).- Le réalisme de Hakimi -Hormis cette péripétie, et un face-à-face gagné par Lucas Chevalier devant Mama Baldé (87e), les actions ont entièrement été en faveur du club de la capitale patient et appliqué pour percer la double muraille de neuf joueurs positionnés à 30 mètres de la cage brestoise.Sans se créer non plus des dizaines d’occasions, Paris a su faire le break par son capitaine Hakimi, toujours aussi adroit devant le but, dans le dernier quart d’heure du premier acte.Le latéral droit a d’abord été à la réception d’une louche astucieuse de Vitinha pour reprendre de volée du plat du pied et ouvrir le score (1-0, 29e).Dix minutes plus tard, alors que Radoslaw Majecki venait de réussir une belle parade devant Khvicha Kvaratskhelia, le Géorgien et le Marocain ont combiné avec une facilité désarmante dans la surface, permettant à Hakimi de catapulter le ballon dans la lucarne gauche brestoise, comme à l’entraînement (2-0, 39e).Avant une nouvelle semaine à deux matches qui les verra se déplacer à Lorient et recevoir Nice, les Parisiens auraient été bien inspirés de se mettre à l’abri plus tôt.Kvaratskhelia puis Warren Zaïre-Emery (65e) ont eu le troisième but au bout du pied, tout comme Doué, servi idéalement par une passe tranchante de Dembélé avant de trop croiser sa frappe (89e), puis de trouver le poteau sur un centre-tir rentrant dans le temps additionnel.L’ex-Rennais a fini par trouver le chemin des filets, lancé en contre avant de conclure tranquillement du gauche (3-0, 90+6) pour sceller un succès plus qu’incontestable.

Donald Trump en route pour l’Asie, où il rencontrera Xi Jinping

Donald Trump est en route samedi pour une importante tournée en Asie, dont le point d’orgue sera une rencontre avec le président chinois Xi Jinping, lourde d’enjeux pour l’économie mondiale.Le président américain a déclaré à bord de son avion Air Force One qu’il espérait une “très bonne rencontre” avec son homologue, et s’attendait à voir la Chine conclure un accord pour éviter des droits de douane supplémentaires de 100% devant entrer en vigueur le 1er novembre.Par ailleurs, M. Trump s’est dit “ouvert” à une rencontre avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un lors de cette tournée, sa première dans la région depuis son retour au pouvoir en janvier, qui le conduira en Malaisie, au Japon et en Corée du Sud.”J’aimerais bien, il sait que nous y allons”, a-t-il déclaré aux journalistes qui le questionnaient sur l’éventualité d’une telle entrevue. Sa dernière rencontre avec Kim Jong Un remonte à 2019.”J’avais une excellente relation avec lui”, a souligné Donald Trump.A la question de savoir s’il accepterait de reconnaître la Corée du Nord comme une puissance nucléaire — une condition posée à toute rencontre par Pyongyang –, le président américain a répondu : “Eh bien, je pense qu’ils sont en quelque sorte une puissance nucléaire… Ils ont beaucoup d’armes nucléaires, je dirais cela”.- Escale au Qatar -En chemin, le président américain rencontrera samedi, à bord de son avion, l’émir et le Premier ministre du Qatar pour des discussions sur le fragile cessez-le-feu dans la bande de Gaza, lors d’une escale dans l’émirat, selon la Maison Blanche.Avant l’arrivée de M. Trump à Kuala Lumpur, les discussions américano-chinoises qui se sont ouvertes dans la capitale malaisienne afin de trouver une issue à la guerre commerciale ont été “très constructives” et devraient reprendre dimanche, a affirmé un porte-parole du Trésor américain.Tous les pays hôtes devraient dérouler le tapis rouge à Donald Trump pour tenter de s’attirer ses faveurs et d’obtenir les meilleurs accords possibles en matière de droits de douane et de garanties de sécurité.Un haut responsable américain a déclaré vendredi qu’il “tiendrait ses promesses envers le peuple américain dans l’une des régions les plus dynamiques du monde sur le plan économique, en signant une série d’accords économiques”, notamment sur les terres rares.A Kuala Lumpur, le président américain participera dimanche au sommet de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean), qu’il avait snobé à plusieurs reprises lors de son premier mandat.Il devrait y conclure un accord commercial avec la Malaisie et, surtout, assister à la signature d’un accord de paix entre la Thaïlande et le Cambodge, qui avaient déclaré un cessez-le-feu le 29 juillet, à la suite d’une intervention de Donald Trump.Une rencontre avec le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, avec lequel les différends ont commencé à s’aplanir, est également prévue à l’occasion du sommet de l’Asean, a indiqué Donald Trump.- Terres rares -Le président américain se rendra ensuite lundi au Japon où il rencontrera le lendemain la nationaliste Sanae Takaichi, devenue cette semaine la première femme à prendre la tête du gouvernement japonais.Celle-ci a déclaré samedi avoir eu une “bonne et franche” conversation téléphonique avec Donald Trump. Tokyo a signé cet été avec Washington un accord commercial dont certains détails restent à discuter.La tournée se conclura en Corée du Sud, où Donald Trump est attendu à partir de mercredi pour un sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique (Apec), en marge duquel il aura un entretien avec Xi Jinping à Gyeongju, programmé jeudi.Il a dit espérer conclure un accord avec le président chinois sur “tous les sujets”, même s’il entend surtout “discuter de la relation économique et commerciale”, selon un haut responsable américain s’exprimant sous le couvert de l’anonymat.Cette rencontre, qui sera très suivie par les marchés boursiers, est d’autant plus cruciale que la Chine a annoncé une réduction de ses exportations de terres rares, à laquelle Donald Trump a répliqué en menaçant d’imposer 100% de droits de douane supplémentaires aux produits chinois.Le président américain rencontrera aussi, à l’occasion de ce sommet, son homologue sud-coréen Lee Jae Myung, prononcera un discours devant des hommes d’affaires et participera à un dîner des dirigeants de l’Apec, selon la Maison Blanche.

La candidate de gauche Catherine Connolly donnée gagnante de la présidentielle en Irlande

La candidate indépendante de gauche Catherine Connolly est donnée gagnante de l’élection présidentielle en Irlande, son unique rivale et membre d’un parti centriste ayant reconnu samedi après-midi sa défaite. D’après les premiers dépouillements des bulletins de vote, Catherine Connolly, 68 ans, pourrait remporter une victoire écrasante. Cette élection pour ce poste essentiellement honorifique est cependant ternie par une faible participation et une quantité record de bulletins de vote nuls, dont certains portant des messages anti-immigration ou les mots “pas de démocratie”. De nombreux électeurs ont été frustrés par l’absence d’un candidat de droite. “Catherine sera une présidente pour nous tous et elle sera ma présidente”, a réagi sur la télévision publique RTE la candidate du parti centriste Fine Gael, Heather Humphreys, concédant sa défaite. Mme Connolly a été félicitée par Simon Harris, le vice-Premier ministre irlandais, lui aussi du Fine Gael. “Je lui souhaite tout le succès possible”, a-t-il déclaré sur X. Après la publication des résultats définitifs, prévue pour samedi soir, Catherine Connolly devrait donc succéder à Michael Higgins, 84 ans, qui a enchaîné deux mandats de sept ans depuis 2011.C’était la première fois depuis 1990 que seuls deux candidats briguaient la présidence irlandaise.Dès samedi matin, Catherine Connolly s’est félicitée des premiers résultats. “Je suis absolument ravie”, a-t-elle dit, remerciant tous ses partisans.  – “Abus de pouvoir” -Cette ex-avocate connue pour son franc-parler, députée depuis 2016, est soutenue par les principaux partis d’opposition, dont les Verts et la formation nationaliste Sinn Fein, autrefois la vitrine politique de l’Armée républicaine irlandaise (IRA). Elle est critique des Etats-Unis et de l’Union européenne, dont l’Irlande, un pays de 5,2 millions d’habitants, est devenue membre en 1973.Opposée à une augmentation des dépenses de défense, elle est en faveur du maintien de la tradition de neutralité militaire de l’Irlande, qui a un programme de partenariat avec l’Otan mais n’en fait pas partie.En septembre, elle a redit condamner l’invasion de l’Ukraine par la Russie. “Je n’ai jamais, jamais hésité. Ce que je dis, c’est qu’un pays neutre comme le nôtre devrait dénoncer l’abus de pouvoir par quiconque – par la Russie et aussi par l’Amérique”, a-t-elle ajouté.Catherine Connolly, qui parle couramment le gaélique et est pour la réunification de l’Irlande, a affirmé pendant la campagne vouloir être “une présidente pour tous les citoyens, en particulier pour ceux qui sont souvent exclus et réduits au silence”.Cette femme charismatique et sportive de 68 ans est par ailleurs une voix propalestinienne de premier plan au Parlement. Très critique d’Israël, elle a dit qu’elle se rendrait en Palestine si elle était élue et a condamné “le génocide” dans la bande de Gaza.Elle a réussi à séduire les jeunes électeurs en apparaissant dans des podcasts populaires ou encore dans une vidéo virale la montrant jouer au foot. – Tensions -Des commentateurs prédisent que ses positions tranchées sur la politique étrangère, la défense mais aussi le logement pourraient provoquer des tensions avec le gouvernement, une coalition dominée par les deux grands partis de centre droit, le Fianna Fail et le Fine Gael. Cette journée d’élection a été “désastreuse” pour ces deux partis, a commenté l’éditorialiste politique du journal Irish Times, Pat Leahy. La manière dont Catherine Connolly “gère les relations avec un gouvernement dont elle estime clairement qu’il poursuit de mauvaises politiques crée désormais une nouvelle incertitude – et possiblement un conflit – dans la politique irlandaise”, a-t-il écrit.Les électeurs pouvaient également voter pour Jim Gavin, du parti centriste Fianna Fail, mais sans espoir qu’il gagne car il a annoncé se retirer de la course il y a quelques semaines. La candidate des conservateurs, Maria Steen, n’avait quant à elle pas réuni suffisamment de soutiens parmi les parlementaires. Plusieurs célébrités avaient initialement envisagé de se présenter avant de jeter l’éponge, comme la star des arts martiaux mixtes (MMA) Conor McGregor, le musicien et philanthrope Bob Geldof et le danseur irlando-américain Michael Flatley.

La candidate de gauche Catherine Connolly donnée gagnante de la présidentielle en Irlande

La candidate indépendante de gauche Catherine Connolly est donnée gagnante de l’élection présidentielle en Irlande, son unique rivale et membre d’un parti centriste ayant reconnu samedi après-midi sa défaite. D’après les premiers dépouillements des bulletins de vote, Catherine Connolly, 68 ans, pourrait remporter une victoire écrasante. Cette élection pour ce poste essentiellement honorifique est cependant ternie par une faible participation et une quantité record de bulletins de vote nuls, dont certains portant des messages anti-immigration ou les mots “pas de démocratie”. De nombreux électeurs ont été frustrés par l’absence d’un candidat de droite. “Catherine sera une présidente pour nous tous et elle sera ma présidente”, a réagi sur la télévision publique RTE la candidate du parti centriste Fine Gael, Heather Humphreys, concédant sa défaite. Mme Connolly a été félicitée par Simon Harris, le vice-Premier ministre irlandais, lui aussi du Fine Gael. “Je lui souhaite tout le succès possible”, a-t-il déclaré sur X. Après la publication des résultats définitifs, prévue pour samedi soir, Catherine Connolly devrait donc succéder à Michael Higgins, 84 ans, qui a enchaîné deux mandats de sept ans depuis 2011.C’était la première fois depuis 1990 que seuls deux candidats briguaient la présidence irlandaise.Dès samedi matin, Catherine Connolly s’est félicitée des premiers résultats. “Je suis absolument ravie”, a-t-elle dit, remerciant tous ses partisans.  – “Abus de pouvoir” -Cette ex-avocate connue pour son franc-parler, députée depuis 2016, est soutenue par les principaux partis d’opposition, dont les Verts et la formation nationaliste Sinn Fein, autrefois la vitrine politique de l’Armée républicaine irlandaise (IRA). Elle est critique des Etats-Unis et de l’Union européenne, dont l’Irlande, un pays de 5,2 millions d’habitants, est devenue membre en 1973.Opposée à une augmentation des dépenses de défense, elle est en faveur du maintien de la tradition de neutralité militaire de l’Irlande, qui a un programme de partenariat avec l’Otan mais n’en fait pas partie.En septembre, elle a redit condamner l’invasion de l’Ukraine par la Russie. “Je n’ai jamais, jamais hésité. Ce que je dis, c’est qu’un pays neutre comme le nôtre devrait dénoncer l’abus de pouvoir par quiconque – par la Russie et aussi par l’Amérique”, a-t-elle ajouté.Catherine Connolly, qui parle couramment le gaélique et est pour la réunification de l’Irlande, a affirmé pendant la campagne vouloir être “une présidente pour tous les citoyens, en particulier pour ceux qui sont souvent exclus et réduits au silence”.Cette femme charismatique et sportive de 68 ans est par ailleurs une voix propalestinienne de premier plan au Parlement. Très critique d’Israël, elle a dit qu’elle se rendrait en Palestine si elle était élue et a condamné “le génocide” dans la bande de Gaza.Elle a réussi à séduire les jeunes électeurs en apparaissant dans des podcasts populaires ou encore dans une vidéo virale la montrant jouer au foot. – Tensions -Des commentateurs prédisent que ses positions tranchées sur la politique étrangère, la défense mais aussi le logement pourraient provoquer des tensions avec le gouvernement, une coalition dominée par les deux grands partis de centre droit, le Fianna Fail et le Fine Gael. Cette journée d’élection a été “désastreuse” pour ces deux partis, a commenté l’éditorialiste politique du journal Irish Times, Pat Leahy. La manière dont Catherine Connolly “gère les relations avec un gouvernement dont elle estime clairement qu’il poursuit de mauvaises politiques crée désormais une nouvelle incertitude – et possiblement un conflit – dans la politique irlandaise”, a-t-il écrit.Les électeurs pouvaient également voter pour Jim Gavin, du parti centriste Fianna Fail, mais sans espoir qu’il gagne car il a annoncé se retirer de la course il y a quelques semaines. La candidate des conservateurs, Maria Steen, n’avait quant à elle pas réuni suffisamment de soutiens parmi les parlementaires. Plusieurs célébrités avaient initialement envisagé de se présenter avant de jeter l’éponge, comme la star des arts martiaux mixtes (MMA) Conor McGregor, le musicien et philanthrope Bob Geldof et le danseur irlando-américain Michael Flatley.