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Retour en France du chercheur français Vinatier échangé contre un basketteur russe

Le chercheur français Laurent Vinatier, emprisonné en Russie depuis juin 2024, a été libéré et est rentré à Paris jeudi, en échange de la libération et du retour en Russie du basketteur russe Daniil Kasatkin, qui était réclamé par la justice américaine. Cette libération intervient alors que Paris et Moscou ont récemment manifesté leur intérêt d’un …

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“Amazing!”: le “Trump chinois” fait rire des deux côtés du Pacifique

Mains ouvertes en V comme Donald Trump, il imite la voix et la gestuelle du président américain à la quasi-perfection: le Chinois Ryan Chen, 42 ans, devient un phénomène sur les réseaux sociaux avec ses vidéos humoristiques.Rien ne prédestinait l’ex-directeur commercial à cette carrière, qui a véritablement décollé en 2025 avec le retour de M. …

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Trump étudie “activement” un achat du Groenland, affirme la Maison Blanche

Donald Trump étudie “activement” un achat du Groenland, a déclaré mercredi la porte-parole de la Maison Blanche, tout en refusant une nouvelle fois d’exclure l’option militaire pour acquérir ce territoire semi-autonome du Danemark, qui a toujours dit ne pas être à vendre.Les intentions américaines suscitent l’inquiétude des alliés européens, qui se préparent à “riposter” à …

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Washington suspend son aide à la Somalie et à une partie du Soudan du Sud

Washington a partiellement suspendu son aide au Soudan du Sud jeudi, accusant les autorités du pays instable de vols, après avoir interrompu “tous les programmes américains d’assistance” à la Somalie suite à des vols présumés de dizaines de tonnes de vivres. Les autorités américaines avaient évoqué une “politique de tolérance zéro” en matière de gaspillage ou …

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Syrie: l’armée pilonne les quartiers kurdes d’Alep

L’armée syrienne pilonne jeudi les quartiers kurdes d’Alep après avoir autorisé les civils à évacuer, le chef de cette minorité estimant que ces combats dans la grande ville du nord de la Syrie compromettent les chances d’une entente avec le pouvoir à Damas.Ces affrontements pourraient prendre une dimension régionale, la Turquie se disant prête à intervenir aux côtés des autorités syriennes et Israël prenant la défense des Kurdes.  Les commerces, universités et écoles sont restés fermés dans la deuxième ville de Syrie, et la fermeture de l’aéroport prolongée jusqu’à vendredi soir.Les violences, qui ont fait au moins 21 morts selon un dernier bilan, sont les plus graves dans la ville entre le gouvernement central et les Kurdes, une importante minorité ethnique qui contrôle de vastes étendues dans le nord-est de la Syrie.Elles surviennent alors que les deux parties peinent à appliquer un accord conclu en mars pour intégrer les institutions de l’administration autonome kurde et son bras armé, les puissantes Forces Démocratiques Syriennes (FDS), au sein du nouvel Etat syrien.”Les tentatives de prise d’assaut des quartiers kurdes, en pleine phase de négociation, sapent les chances de parvenir à une entente”, a déploré le chef des FDS Mazloum Abdi.L’armée a commencé “à bombarder violemment les positions des FDS dans les quartiers d’Achrafieh et de Cheikh Maqsoud”, a annoncé l’agence officielle Sana.Les autorités avaient accordé trois heures dans la matinée aux civils pour fuir à travers deux “couloirs humanitaires”. Selon les autorités, quelque 16.000 personnes ont fui jeudi, après déjà des milliers la veille.- “Vulnérable” -“Nous avons vécu des moments très difficiles, mes enfants étaient terrorisés”, a raconté à l’AFP Rana Issa, 43 ans. “Nous sommes partis sous les balles des snipers, beaucoup de gens veulent sortir mais ont peur”.Les militaires fouillent les hommes sortant des secteurs kurdes, a constaté un correspondant de l’AFP, tandis que l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), une ONG disposant d’un vaste réseau de sources dans le pays, a fait état de plusieurs arrestations.Les combats avaient éclaté mardi, les deux parties se rejetant la responsabilité du début des violences, et les autorités ont exigé le départ des combattants kurdes des deux quartiers.”Alep est la zone la plus vulnérable des FDS. Ses quartiers kurdes sont entourés de tous côtés par des territoires contrôlés par le gouvernement”, explique l’analyste Aron Lund.”A moins d’un accord quelconque – même partiel ou temporaire, comme une sortie de crise – il y a un risque que cela dégénère”, avertit ce chercheur du centre Century International. “Un conflit total Damas-FDS à travers le nord de la Syrie, avec une implication potentielle de la Turquie et d’Israël, pourrait être dévastateur pour la stabilité” du pays, ajoute-t-il. Mais “personne ne veut cela” et “les acteurs internationaux, dont les Etats-Unis”, pousseront pour un cessez-le-feu.- Turquie contre Israël -Les violences ont exacerbé la rivalité en Syrie entre Israël et la Turquie, qui se livrent une lutte d’influence depuis la chute de Bachar al-Assad en décembre 2024. Ankara, allié des autorités syriennes, s’est dit prêt à “soutenir” l’armée dans son “opération antiterroriste” contre les combattants kurdes.La Turquie, qui possède une frontière de plus de 900 kilomètres avec la Syrie, y a mené entre 2016 et 2019 plusieurs opérations d’envergure contre les forces kurdes.Israël, qui mène des négociations avec Damas pour parvenir à un accord de sécurité, a condamné les “attaques” du pouvoir syrien contre la minorité kurde d’Alep et fustigé “le silence de la communauté internationale”.En juillet, Israël avait bombardé Damas lors de violences contre les druzes dans le sud de la Syrie, affirmant vouloir protéger cette autre minorité.A Qamishli, principale ville de la zone autonome kurde dans le nord-est du pays, des centaines de personnes ont manifesté jeudi, selon des correspondants de l’AFP.”Nous appelons la communauté internationale à intervenir”, a lancé Salaheddine Cheikhmous, 61 ans.En Turquie, plusieurs centaines de personnes se sont également réunies à Diyarbakir, principale ville du sud-est, à majorité kurde, pour dénoncer l’offensive de l’armée syrienne.A la veille d’une visite prévue à Damas de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, l’UE a appelé les belligérants à faire preuve de “retenue” et à “protéger les civils”.

Tempêtes Goretti et Elli : une partie de l’Europe se prépare à l’arrivée de fortes intempéries

Tempête Goretti au Royaume-Uni et en France, tempête de neige Elli en Allemagne : une partie de l’Europe – où sévit une vague de froid – se prépare jeudi à affronter de nouvelles intempéries.Avec ses rafales de vent qui s’annoncent “exceptionnelles”, selon l’agence britannique de météorologie (Met office), la tempête Goretti, accompagnée de chutes de neige, va balayer le Royaume-Uni à partir de la fin de journée jeudi, et s’abattra au même moment sur les côtes françaises.Le Met Office a émis une rare alerte rouge aux vents violents, le niveau le plus élevé, pour les îles de Scilly et une grande partie de la région des Cornouailles, dans le sud-ouest de l’Angleterre, où les rafales pourraient atteindre jusqu’à 160 km/h. Une alerte rouge similaire a été diffusée pour un département du nord de la France.Environ un demi-million de Britanniques se trouvant dans la zone concernée par l’alerte rouge recevront sur leur téléphone portable une alerte sonore de dix secondes, ressemblant à une sirène, a précisé le gouvernement.Au Royaume-Uni, “le vent devrait rapidement se renforcer, avec de violentes rafales qui pourraient durer 2-3 heures avant de se calmer”, a averti Neil Armstrong, responsable des prévisions au Met Office, l’organisme ajoutant que de “très grandes vagues rendront certaines zones côtières très dangereuses”.Le trafic ferroviaire sera affecté ces deux prochains jours, a prévenu la compagnie nationale des chemins de fer, et la circulation des trains dans le sud-ouest de la Cornouailles est suspendue à partir de 18H locales et GMT.- “Mettez-vous à l’abri” -En France, affectée par un épisode neigeux plus tôt dans la semaine, des rafales pouvant atteindre 160 km/h sont attendues dans le département de la Manche (nord), concerné par une alerte météo du niveau le plus élevé et où les écoles seront fermées vendredi. “Mettez-vous à l’abri et n’utilisez pas votre véhicule”, a prévenu sur son compte X la préfecture de la Manche, qui incite la population à prévoir des moyens d’éclairage de secours et une réserve d’eau potable.La préfecture maritime de la Manche et la mer du Nord a demandé aux usagers de ne pas prendre la mer pendant le passage de la tempête “afin d’assurer la sécurité de tous”, alors que des vagues de plus de 10 mètres sont attendues.En Turquie, la navigation sur le Bosphore a été fermée dans les deux sens jeudi jusqu’en fin de journée (17H00 locales, 14H00 GMT) par la Direction générale de la sécurité côtière. Le petit phare de Sariyer, sur la partie nord du Bosphore s’est cassé à la base et a sombré dans l’eau.Un homme a péri en Albanie dans les inondations provoquées par de fortes pluies et des chutes de neige qui ont contraint des centaines de personnes à quitter leur foyer dans plusieurs localités. Les services météorologiques annoncent pour les prochains jours une chute des températures dans les Balkans et une poursuite des fortes pluies.L’Allemagne se prépare à une tempête de neige. Plusieurs villes du nord de l’Allemagne, dont Hambourg et Brême, ont ainsi prévu de fermer les écoles vendredi en raison du passage de la tempête Elli, qui s’accompagnera de vents violents à partir de la nuit de jeudi à vendredi.Et le premier constructeur automobile du continent, Volkswagen, fermera vendredi son site d’Emden (nord-ouest), où 8.000 employés produisent deux modèles clés de la marque VW, a annoncé Christian Schiebold, porte-parole du groupe, à l’AFP.- “Moins 20 degrés” -La tempête doit balayer l’ensemble du pays, touchant plus particulièrement le nord et le nord-est, où jusqu’à 15 centimètres de neige sont attendus.Ces précipitations seront accompagnées de rafales soutenues, favorisant la formation de congères, des amas de neige façonnés par le vent, selon le service national de météorologie (DWD).Les températures minimales devraient chuter ce week-end à -10 degrés, voire jusqu’à -20 degrés localement, précise à l’AFP Andreas Walter, météorologue du DWD.Le quotidien populaire Bild évoque déjà des zones du pays très affectés par le froid et la neige des derniers jours, avec des hôpitaux saturés par l’afflux de patients victimes de chutes sur des voies verglacées, ainsi que de fortes perturbations dans les transports en commun et sur le réseau routier autour de Hambourg.La compagnie ferroviaire Deutsche Bahn anticipe d’importantes perturbations du trafic ferroviaire dans les prochains jours. Plus de 14.000 employés sont mobilisés pour déneiger et dégivrer les quais et les voies, a précisé l’entreprise.L’épisode est exceptionnel, comparé aux derniers hivers doux en Allemagne, qui sont “la conséquence du réchauffement climatique”, explique à l’AFP M. Walter. “Un mois froid avec de la neige peut encore arriver, même avec la hausse des températures due au réchauffement climatique, mais de tels événements deviendront plus rares à l’avenir”, souligne-t-il.A rebours, l’Institut météorologique de Norvège a indiqué jeudi que l’archipel du Svalbard, en plein coeur de l’Arctique, avait enregistré la température la plus élevée du pays, au-dessus de zéro. Et le 22 décembre, il avait fait plus chaud à Longyearbyen, son chef-lieu, qu’à Séville.bur-ban-ct-lep-al/am/thm

Trump évoque une tutelle américaine de plusieurs années sur le Venezuela

Les Etats-Unis pourraient conserver plusieurs années le contrôle du Venezuela et de son pétrole, annonce Donald Trump dans un entretien publié jeudi par le New York Times, tandis qu’à Caracas les habitants témoignent de leur incertitude, parfois teintée d’optimisme, face à cette tutelle américaine.Le vice-président JD Vance a confirmé la vision de Washington avec la plus grande clarté, en déclarant mercredi soir sur Fox News: “La manière dont nous contrôlons le Venezuela, c’est en contrôlant les cordons de la bourse, en contrôlant les ressources énergétiques, et nous disons au régime, vous pouvez vendre le pétrole à condition que vous serviez les intérêts de sécurité nationale américains.””Voilà comment nous exerçons une pression incroyable sur le pays sans perdre une seule vie américaine, sans mettre en danger un seul citoyen américain”, s’est-il félicité, faisant référence à l’absence de déploiement militaire des Etats-Unis dans le pays.”Seul l’avenir nous dira” combien de temps Washington entend garder une tutelle sur Caracas, a déclaré Donald Trump à plusieurs journalistes du grand quotidien new-yorkais. Interrogé pour savoir si la situation durerait trois mois, six mois, un an ou plus, il a répondu : “Je dirais beaucoup plus longtemps”.Le président, qui recevra vendredi les dirigeants de grands groupes pétroliers américains pour leur vanter les “immenses” opportunités au Venezuela, s’est par ailleurs félicité de la “très bonne entente” avec le pouvoir intérimaire à Caracas.Donald Trump et toute son administration répètent qu’il est, de leur point de vue, prématuré d’évoquer la tenue d’élections dans le pays.- “Meilleures” décisions -“J’ai l’impression que nous aurons plus d’opportunités si le pétrole est aux mains des Etats-Unis plutôt que du gouvernement”, car “les décisions que prendront (les Américains) seront meilleures”, confie à Caracas un Vénézuélien de 26 ans, qui n’a pas souhaité livrer son identité pour des raisons de sécurité.Une femme de 52 ans, employée dans le secteur des services et qui a elle aussi requis l’anonymat, fait surtout part de son incertitude.”En réalité nous ne savons pas si (cet accord sur le pétrole entre Washington et Caracas) est bon ou mauvais”, déclare-t-elle. “Ce que je veux, c’est m’en sortir avec ma famille et vivre normalement, autant que possible, mais tout est très étrange.”La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, a déclaré mercredi soir que l’échange commercial avec les Etats-Unis n’avait “rien d’extraordinaire ni d’irrégulier”.- 100 morts -Elle a toutefois de nouveau regretté la capture de Nicolas Maduro, au cours d’une opération des forces spéciales américaines à Caracas qui a fait 100 morts, selon le dernier bilan livré par le ministre vénézuélien de l’Intérieur Diosdado Cabello.Le Sénat américain, à majorité républicaine, tient d’ailleurs jeudi un vote, largement symbolique, sur une résolution visant à limiter les pouvoirs de Donald Trump en matière d’opérations militaires au Venezuela.”Nous allons reconstruire le pays de manière très rentable”, a promis Donald Trump, toujours au New York Times. “Nous allons faire baisser les prix du pétrole et donner de l’argent au Venezuela, dont il a désespérément besoin”.Il a de nouveau mis en avant la coopération des autorités vénézuéliennes actuelles: “Ils nous donnent tout ce que nous jugeons nécessaire”.Interrogé par le New York Times s’il s’était entretenu avec Mme Rodriguez, Donald Trump a seulement évoqué une “communication constante entre elle et l’administration”. “Marco (Rubio) parle tout le temps avec elle”, a-t-il dit en référence au chef de la diplomatie américaine.Donald Trump avait évalué à “entre 30 et 50 millions de barils de pétrole” la quantité de brut que va livrer le Venezuela eaux Etats-Unis, et entend contrôler directement les recettes qui résulteront de la vente.Il a affirmé mercredi que le Venezuela n’achèterait que des produits fabriqués aux Etats-Unis avec cet argent.Caracas dispose des plus grandes réserves prouvées du monde avec plus de 303 milliards de barils, selon l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). Mais sa production reste faible, de l’ordre d’un million de barils par jour, après des décennies de sous-investissement dans les infrastructures.

Manifestation à Minneapolis après la mort d’une femme tuée par un policier de l’immigration

Des centaines de personnes se sont rassemblées jeudi matin devant un bâtiment fédéral en banlieue de Minneapolis, faisant face à de nombreux policiers armés, pour protester contre les conditions de la mort la veille d’une habitante tuée par la police de l’immigration américaine.De brefs affrontements ont eu lieu et au moins deux personnes ont été arrêtées, a constaté un photographe de l’AFP.Au cri de “ICE (police de l’immigration, ndlr) dehors maintenant!”, les manifestants contestent la version officielle de la légitime défense, défendue la veille par Donald Trump et son gouvernement.Selon l’administration, la victime, une femme de 37 ans, aurait tenté de tuer des policiers avec sa voiture. Une version de nouveau défendue par Donald Trump lors d’un entretien avec des journalistes du New York Times publié jeudi. “Je ne veux voir personne se faire tirer dessus”, a-t-il cependant ajouté. Cette explication officielle est vigoureusement contestée, vidéos à l’appui, par les autorités locales, dont le gouverneur démocrate de l’Etat Tim Walz, qui a dénoncé une “machine de propagande”.”Le désir de descendre dans la rue pour protester et dénoncer à quel point cette administration a tort est, en ce moment, un devoir patriotique – mais cela doit se faire en toute sécurité”, a-t-il lancé mercredi soir. Le maire démocrate de la ville Jacob Frey a lui aussi qualifié les récits des responsables fédéraux de “conneries”, affirmant que la conductrice n’avait jamais représenté un danger pour quiconque.- Mère de famille -Les faits ont eu lieu alors que la police fédérale de l’immigration (ICE) menait depuis mardi une vaste série d’opérations impliquant environ 2.000 policiers dans cette grande ville du nord des Etats-Unis et sa banlieue. Plusieurs vidéos circulant sur les réseaux sociaux semblent mettre à mal la version défendue par les autorités.Dans plusieurs d’entre elles, montrant la même scène sous plusieurs angles, on voit le SUV de la victime qui bloque le passage d’un convoi de la police de l’immigration.Plusieurs policiers demandent à la conductrice de sortir de sa voiture. L’un d’eux tente d’ouvrir la portière. Mais alors que la voiture redémarre vers la droite pour s’éloigner des agents, un policier placé à l’avant-gauche du véhicule, ouvre le feu à plusieurs reprises.La voiture de la victime va alors s’encastrer dans une autre garée un peu plus loin.Le FBI est en charge de l’enquête. La victime, Renée Nicole Good, était de nationalité américaine et mère de famille. Des affiches la montrant, blonde et souriante, sont apparues dans Minneapolis, au-dessus des mots: “assassinée par ICE”.”Je tiens à ce que chaque agent de l’ICE sache que son président, son vice-président et l’ensemble de l’administration le soutiennent”, a dit sur X le vice-président JD Vance avant d’ajouter: “Nous allons travailler encore plus dur pour faire respecter la loi”.- 10.000 nouveaux agents depuis l’été -Dans une conférence de presse mercredi soir, la ministre de la Sécurité intérieure Kristi Noem a insisté sur le fait que la victime avait “suivi et entravé le travail de (la police) tout au long de la journée”.Elle a ajouté que le policier de l’immigration qui a ouvert le feu avait été, lors d’une précédente mission en juin, percuté par une voiture “et traîné sur plusieurs mètres”.Donald Trump a fait de la lutte contre l’immigration clandestine l’un des principaux axes de sa politique intérieure.ICE a lancé une vaste campagne de recrutement l’été dernier, attirant environ 10.000 nouveaux agents – suscitant des craintes sur leur manque d’entraînement.Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, quelque 70 millions de dollars ont été dépensés par cette agence fédérale dans les catégories “armes légères, munitions et accessoires”.A plusieurs reprises ces derniers mois, des personnes sont mortes, souvent accidentellement, en tentant d’échapper aux contrôles. Des agents de ICE ont également plusieurs fois ouvert le feu sur des conducteurs qui tentaient de les renverser, selon la version de l’administration, faisant au moins un mort en septembre à Chicago.

L’examen du budget reprend à l’Assemblée, l’hypothèse du retour du 49.3 progresse

Les députés ont repris jeudi en commission l’examen du budget de l’Etat pour 2026, peinant toujours à faire émerger les contours d’un compromis. De quoi alimenter un peu plus l’hypothèse du retour de l’article 49.3.Après l’échec des discussions en première lecture, le gouvernement a recouru en fin d’année à une loi spéciale. Elle permet d’assurer la continuité de l’Etat, en reconduisant en 2026 les impôts de 2025 mais a mis en suspens notamment l’augmentation des crédits de défense, ou encore plusieurs mesures agricoles à l’heure où la profession manifeste sa colère.Le projet de loi de finances est désormais de retour en nouvelle lecture à la chambre basse, jusqu’à samedi en commission, puis à partir de mardi dans l’hémicycle, théoriquement jusqu’au 23 janvier. Les députés repartent de la version du Sénat, loin de faire l’unanimité.Le gouvernement souhaite aller vite, afin de doter la France d’un véritable budget d’ici la fin du mois, et de revenir en 2026 sous la barre des 5% de déficit, contre 5,4% en 2025. Le chef des députés PS, Boris Vallaud, a lui aussi estimé dans Libération mercredi qu’il était “temps (…) de sortir de cette séquence budgétaire”.- Montchalin “n’exclut rien” -L’utilisation du 49.3, qui permet au gouvernement de faire adopter un texte sans vote en engageant sa responsabilité, semble de plus en plus inéluctable, faute de majorité à l’Assemblée.La ministre de l’Action et des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a affirmé jeudi sur RTL qu’elle “n’excluait rien qui puisse donner à la fin un budget aux Français”.Interrogée lors d’une rencontre avec l’Association des journalistes parlementaires, elle a souligné que si 49.3 il devait y avoir, la question se poserait plutôt à “la fin du débat”, qui doit permettre de “rapprocher” les positions. “Je ne pense pas qu’on soit à quelques heures près (…) Je pense que la séance a une valeur”, a-t-elle dit.La voie des ordonnances, inédite, semble elle compromise, le PS y voyant la “pire des solutions”.Alors que Sébastien Lecornu s’est engagé auprès des socialistes en octobre à ne pas utiliser le 49.3, la balle est désormais dans son camp. Mais il “devra donner des motifs de ne pas être censuré”, a prévenu M. Vallaud dans Libération.- Flou persistant en commission -Quels pourraient être les termes d’un pacte de non-censure?Ils sont pour l’heure difficiles à cerner. Le rapporteur général du budget LR Philippe Juvin propose dans un document révélé par Les Echos et consulté par l’AFP une hausse des recettes de 2,93 milliards d’euros par rapport à la version du Sénat et une baisse des dépenses de 6,2 milliards.Bien éloigné du PS, qui souhaite, lui, augmenter les dépenses de neuf milliards, par rapport à la version initiale du gouvernement.Les premières heures d’examen du budget en commission, jeudi, n’ont pas permis d’y voir plus clair. Si les députés se sont accordés sur le dégel total du barème de l’impôt sur le revenu, ils ne sont pas parvenus à bâtir de majorité au sujet de la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, l’un des points les plus tendus de la négociation. Le PS en espère 8 milliards d’euros, LR au maximum 4. Mais la commission a in fine maintenu la suppression pure et simple du dispositif, votée au Sénat.Le Rassemblement national a notamment voté la mesure, son député Jean-Philippe Tanguy refusant de participer à ce qu’il a qualifié de “clé de voûte d’un accord entre la Macronie, LR et le PS”.Même issue pour la taxe sur les holdings patrimoniales, dont la portée a été réduite par le Sénat. Faute d’accord pour en augmenter le rendement, elle a été supprimée.Le groupe socialiste est en revanche parvenu à faire adopter une proposition pour élargir l’assiette de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) en y intégrant la “fortune financière dite non professionnelle”, incluant notamment les assurances-vie.Au fil de leurs discussions, les députés ont supprimé diverses pistes de recettes: ils ont notamment rejeté la fiscalisation des indemnités journalières pour les personnes atteintes d’affection de longue durée, maintenu la réduction d’impôts pour frais de scolarité et la niche fiscale des retraités. Creusant encore le déficit.”L’écart entre les positions du socle commun et ce que les groupes de gauche mettent sur la table s’est plutôt agrandi”, a commenté auprès de la presse le président de la commission des Finances, Eric Coquerel (LFI).

“Loi spéciale”, fin des contrôles: les syndicats agricoles listent leurs demandes

Une “loi spéciale” pour la FNSEA, un “moratoire sur les contrôles” pour la Coordination rurale: les deux syndicats agricoles déroulent jeudi leurs demandes à la présidente de l’Assemblée nationale, où des centaines d’agriculteurs sont rassemblés, tandis que des tracteurs campent dans la capitale.La Coordination rurale (CR), deuxième syndicat agricole, habitué des opérations coup de poing, est passée outre l’interdiction de manifester près des institutions parisiennes et a débarqué jeudi à l’aube autour de l’Arc de Triomphe et de la Tour Eiffel.La FNSEA, premier syndicat avec ses alliés des Jeunes Agriculteurs, a elle appelé à un grand rassemblement devant le Parlement européen à Strabourg le 20 janvier si l’accord de libre-échange entre l’UE et des pays du Mercosur était signé. Un vote a lieu vendredi à Bruxelles.Reçus par le président du sénat Gérard Larcher, puis par la présidente de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet, les syndicats ont porté le ras-le-bol d’une profession “à bout”.A la sortie, le président de la FNSEA Arnaud Rousseau a demandé un “créneau d’ici mars-avril” au Parlement pour une loi spéciale destinée à apporter des réponses “concrètes”. Face à la défiance des agriculteurs envers les politiques, il a appelé les parlementaires à voter le budget de l’Etat pour 2026, qui soulagerait par exemple les viticulteurs, et à appuyer la publication des décrets pour “enfin” appliquer la loi d’orientation agricole et la loi dite Duplomb.Des parlementaires sont venus échanger avec des manifestants de la CR, ainsi que la ministre de l’Agriculture Annie Genevard qui n’a pas fait de déclaration. Plus tôt, Yaël Braun-Pivet qui était allée à la rencontre des manifestants, avait été chahutée et invectivée.José Pérez, président de la CR du Lot-et-Garonne, a déploré une absence d’engagement après l’échange avec la ministre. “Il n’y a rien du tout, aujourd’hui il faudrait un engagement sur la suppression des normes françaises”, a-t-il ajouté. – “Moratoire” sur les contrôles -La CR demande un “moratoire” sur les contrôles jusqu’à la présidentielle, une mesure “facile” à prendre dans l’immédiat, a déclaré Bertrand Venteau, le président de la CR avant son rendez-vous qui a début à 15H45. Cette première condition pour lever le camp est “entre les mains du Premier ministre et de la ministre de l’Agriculture”, a-t-il dit.Il souhaite aussi la suppression des agences environnementales, ainsi que la fin de l’abattage total des troupeaux bovins infectés par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), stratégie qui a ravivé début décembre la colère des agriculteurs.Les syndicats agricoles rejettent aussi unanimement l’accord de libre-échange entre l’UE et des pays du Mercosur, qui doit faire l’objet d’un vote des Etats membres vendredi à Bruxelles.La France devrait voter contre, quitte à être en minorité, selon le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, mais la position française définitive sera donnée par le Premier ministre et le Président, selon la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.Les récentes annonces du gouvernement ou de Bruxelles ainsi que les rencontres successives à Matignon n’ont pas satisfait les agriculteurs, qui demandent depuis 2024 des simplifications administratives et un allègement des normes, notamment européennes, jugées trop contraignantes et sources de concurrence déloyale.Allègement de la taxe carbone européenne sur les engrais, interdictions de certains produits importés…: la ministre Annie Genevard a dit avoir obtenu des “avancées cette semaine” et vouloir poursuivre le travail. Mais certaines mesures dépendent du vote du budget et d’autres, de Bruxelles.- Pas d’interpellations à Paris -Si Mme Genevard a joué l’apaisement, appelant au “dialogue” jeudi matin, Maud Bregeon avait adopté un ton ferme face aux actions “illégales” menées par la Coordination rurale.La préfecture de police avait interdit les manifestations autour de certaines zones comme l’Elysée, Matignon, le Parlement, des ministères ou le marché de Rungis.Une centaine de tracteurs a été bloquée par les forces de l’ordre, a-t-elle indiqué. Une quarantaine est présente dans Paris et une soixantaine aux portes de la ville. “Le dispositif de police visant à les fixer est efficace”, s’est-elle félicitée tandis que le ministère de l’Intérieur avait dénombré 670 manifestants dans la capitale.En début d’après-midi, la préfecture de police recensait 11 interpellations, 12 mises en fourrière et 65 verbalisations en Ile-de-France, mais aucune dans Paris même.bur-mdz-sb-mca/abb/