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Etats-Unis: accord provisoire au Sénat pour mettre fin à la paralysie budgétaire

Les sénateurs américains ont trouvé dimanche un accord provisoire en vue de mettre fin à la paralysie budgétaire qui bloque une partie des services publics depuis une durée record de 40 jours, selon plusieurs médias.Les élus républicains et démocrate se sont entendus pour un financement du gouvernement jusqu’en janvier, rapportent notamment CNN et Fox News.La …

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Etats-Unis: accord provisoire au Sénat pour mettre fin à la paralysie budgétaire

Les sénateurs américains ont trouvé dimanche un accord provisoire en vue de mettre fin à la paralysie budgétaire qui bloque une partie des services publics depuis une durée record de 40 jours, selon plusieurs médias.Les élus républicains et démocrate se sont entendus pour un financement du gouvernement jusqu’en janvier, rapportent notamment CNN et Fox News.La mesure a rapidement fait l’objet d’un vote de procédure, visiblement avec l’appui d’un nombre suffisant de démocrates, pour transmettre le texte à la Chambre des représentants. Si les députés donnent eux aussi leur feu vert, la proposition sera enfin soumise à Donald Trump pour signature.Cette avancée fait espérer un prochain retour à la normale, alors que le trafic aérien et le versement des aides sociales sont perturbés, et que des centaines de milliers de fonctionnaires sont au chômage technique ou travaillent sans être payés depuis le 1er octobre.”On dirait qu’on s’approche de la fin du +shutdown+”, a estimé devant la presse le président Donald Trump, de retour à la Maison Blanche après avoir passé le week-end dans sa résidence floridienne de Mar-a-Lago.Selon des parlementaires, l’accord arraché au Sénat par les démocrates doit notamment permettre de renflouer le programme d’aide alimentaire qui soutient 42 millions d’Américains, et qui est suspendu en raison du blocage du budget.Il implique aussi l’annulation du licenciement de milliers de fonctionnaires fédéraux par Donald Trump le mois dernier, et la tenue d’un vote sur l’extension des aides pour les soins de santé, qui doivent expirer à la fin de l’année.La proposition “protégera les fonctionnaires fédéraux contre les licenciements abusifs, réintégrera ceux qui ont été licenciés à tort pendant le +shutdown+, et garantira que les fonctionnaires fédéraux recevront leur salaire rétroactivement”, a affirmé le sénateur démocrate Tim Kaine dans un communiqué.Le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer a toutefois déploré que l’extension des aides à la santé fasse l’objet d’un vote et non d’une adoption directe.”Ce combat va et doit continuer”, a-t-il lancé à la chambre haute.- Inquiétudes pour Thanksgiving -Du fait de l’effet de la paralysie budgétaire sur le contrôle aérien, plus de 2.700 vols aux Etats-Unis ont été annulés et 10.000 retardés dimanche, selon le site FlightAware.Sont affectés notamment les aéroports Newark et LaGuardia de New York, O’Hare de Chicago et Hartsfield-Jackson d’Atlanta.Le ministre des Transports Sean Duffy a averti dimanche qu’une prolongation du blocage budgétaire allait aggraver la situation, la fête de Thanksgiving à la fin du mois approchant.”Le trafic aérien va se réduire à peau de chagrin alors que tout le monde veut voyager pour voir sa famille”, a-t-il alerté sur Fox News.”Vous allez voir moins de contrôleurs aériens venir au travail, ce qui signifie qu’il n’y aura qu’une poignée de vols qui vont décoller et atterrir”, a-t-il ajouté.Un retour à la normale du trafic aérien pourrait prendre des jours après la fin de la paralysie, le temps que le financement fédéral, qui comprend les salaires, relance la machine.M. Trump invoqué la paralysie budgétaire, due à des désaccords entre républicains et démocrates au Congrès, comme une des causes de la série de défaites électorales essuyées par son camp le 4 novembre.  

Trump reçoit le président syrien, une rencontre historique pour consacrer leur alliance

Donald Trump reçoit Ahmad al-Chareh lundi à la Maison Blanche, une première pour un chef d’Etat syrien depuis l’indépendance du pays en 1946 et une consécration pour l’ancien jihadiste qui, en moins d’un an au pouvoir, a sorti son pays de l’isolement.Le président intérimaire syrien, dont la coalition islamiste a renversé le dirigeant de longue date Bachar al-Assad en décembre 2024, est arrivé à Washington samedi avec son ministre des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani.Dimanche, il a rencontré la directrice générale du Fonds monétaire international, Kristalina Georgieva, et discuté “des potentiels domaines de coopération entre la Syrie et le FMI afin de soutenir le développement et la croissance économique dans le pays”, selon la présidence syrienne.Après de 13 ans de guerre civile, la Syrie cherche en effet à garantir des fonds pour sa reconstruction, dont le coût pourrait dépasser 216 milliards de dollars, selon la Banque mondiale.Lors de cette visite historique, Damas devrait signer un accord pour rejoindre la coalition internationale antijihadiste menée par les Etats-Unis, selon l’émissaire américain pour la Syrie, Tom Barrack. Cette question figure “en tête de l’agenda”, a confirmé à l’AFP une source diplomatique syrienne.Les Etats-Unis, eux, prévoient d’établir une base militaire près de Damas, “pour coordonner l’aide humanitaire et observer les développements entre la Syrie et Israël”, selon une autre source diplomatique en Syrie.- “Nouveau chapitre” -La rencontre entre M. Trump et M. Chareh “ouvre un nouveau chapitre dans la politique américaine au Moyen-Orient”, estime l’analyste Nick Heras, du New Lines Institute for Strategy and Policy.Vendredi, les Etats-Unis ont retiré le dirigeant syrien de la liste noire des terroristes. Depuis 2017 et jusqu’à décembre dernier, le FBI offrait une récompense de 10 millions de dollars pour toute information menant à l’arrestation du leader de l’ancienne branche locale d’Al-Qaïda, le groupe Hayat Tahrir al-Sham (HTS).Jeudi, c’est le Conseil de sécurité de l’ONU qui avait levé les sanctions contre M. Chareh, à l’initiative des Etats-Unis, saluant l’engagement des autorités syriennes à “lutter contre le terrorisme”.Dès sa prise de pouvoir, M. Chareh a rompu avec son passé, multipliant les ouvertures vers l’Occident et les Etats de la région, dont Israël avec lequel son pays est théoriquement en guerre.Donald Trump avait déjà rencontré le dirigeant syrien lors d’un voyage dans le Golfe en mai. “Trump amène Chareh à la Maison Blanche pour dire qu’il n’est plus un terroriste (…) mais un dirigeant pragmatique et, surtout, flexible qui, sous la direction américaine et saoudienne, fera de la Syrie un pilier régional stratégique”, explique Nick Heras.M. Chareh, qui s’est rendu à l’ONU à New York en septembre, veut lui “la bénédiction de Trump pour débloquer des milliards de dollars (…) pour reconstruire la Syrie et consolider son contrôle sur le pays”.- Liens avec Israël -“Au niveau national, cette coopération risque d’accentuer le déséquilibre croissant entre Damas et les Forces démocratiques syriennes (FDS) dirigées par les Kurdes dans le nord-est du pays”, analyse de son côté Nanar Hawach, spécialiste de la Syrie à l’International Crisis Group (ICG).La majorité des troupes américaines sont basées dans les zones sous contrôle kurde. L’ouverture d’une base à l’aéroport militaire de Mazzeh, près de la capitale, changerait la donne.Le groupe jihadiste Etat Islamique (EI) a été défait en 2019 en Syrie par la coalition internationale et les FDS, qui négocient les conditions de leur intégration dans l’armée.Mais ces pourparlers “n’ont pas pas beaucoup avancé, ce qui complique les plans des Etats-Unis concernant le maintien de leurs troupes dans le nord-est du pays”, ajoute Michael Hanna, directeur du programme américain de l’ICG.M. Trump et M. Chareh devraient également évoquer les négociations entamées par les autorités syriennes avec Israël pour un accord de sécurité en vertu duquel l’Etat hébreu se retirerait des zones du sud du pays occupées après la chute de Bachar al-Assad.En mai, le dirigeant américain a pressé son homologue syrien de rejoindre les accords d’Abraham, qui ont vu plusieurs pays arabes reconnaître Israël en 2020.

Démissions à la tête de la BBC, après un montage contesté d’un discours de Trump

Coup de tonnerre à la BBC: le directeur général Tim Davie et la patronne de l’information du groupe audiovisuel public britannique Deborah Turness ont annoncé dimanche soir leur démission, après le montage contesté d’un discours du président américain Donald Trump.Après cette annonce, M. Trump a dénoncé les “journalistes corrompus” de la BBC, sur son réseau …

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Budget de la Sécu: reprise des débats mercredi, dans des délais très difficiles à tenir

L’Assemblée ira-t-elle au bout du budget de la Sécu? Les débats se sont interrompus dimanche à minuit avec plusieurs centaines d’amendements encore à étudier. Ils reprendront mercredi pour une ultime journée, en commençant par la suspension de la réforme des retraites, mais parvenir à un vote sur l’ensemble du texte dans les délais semble désormais extrêmement difficile. Les députés auront en effet peu de temps pour arriver au bout des amendements avant d’atteindre la fin du délai constitutionnel réservé à l’Assemblée en première lecture, qui expire mercredi à minuit.Le gouvernement s’est toutefois engagé à transmettre le texte au Sénat avec “tous les amendements votés”, a indiqué dimanche la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin.Samedi, les députés ont adopté sur le fil une partie “recettes” largement réécrite, après plusieurs jours de débats. Ils ont ensuite débuté l’examen du volet sur les “dépenses”, lors de discussions souvent très approfondies et menées dans le calme.Mais le calendrier est très contraint: quelque 380 amendements étaient encore au menu dimanche à minuit, avant deux journées de relâche en raison de l’Armistice du 11-Novembre.Les débats ne reprendront que mercredi à 15H00, dans une plage horaire consacrée en priorité, sur décision du gouvernement, à l’article suspendant la réforme des retraites, promesse du gouvernement de Sébastien Lecornu pour tenter d’éloigner une censure du PS.Une façon d’avoir le débat devant un hémicycle plein, en permettant aussi d’assurer que l’examen sur cette réforme très contestée puisse se tenir, alors qu’elle est normalement située en fin de texte. – “Lisible” ? -“Nous nous opposons à l’idée que la discussion puisse se terminer à l’Assemblée nationale sans vote”, a déclaré dimanche soir dans l’hémicycle le coordinateur de LFI, Manuel Bompard.”Il est possible de terminer l’examen du texte dans les 7H30 qui nous restent, à partir du moment où nous diminuons par deux le nombre d’amendements déposés”, a-t-il ajouté, disant son groupe prêt à le faire.Des demandes, notamment de LFI et des Ecologistes, pour prolonger la séance dans la nuit de dimanche à lundi ou pour l’ouvrir lundi n’ont pas recueilli de majorité.”On ne sent pas un empressement de la part du gouvernement à aller au vote, ça c’est très clair”, a par ailleurs jugé sur BFMTV Cyrielle Chatelain, patronne du groupe écologiste.Un cadre du camp gouvernemental à l’Assemblée a lui aussi estimé que le gouvernement pouvait avoir envie que les débats ne se terminent pas, afin d’éviter un vote final risqué sur l’ensemble du texte. Et selon lui, le Parti socialiste peut avoir la même tentation. “Ce n’est pas si grave” s’il n’y a pas de vote, “mais ce n’est pas si grave si on y va aussi”, a estimé dimanche après-midi un député socialiste, soulignant que l’important serait surtout le “vote final en deuxième lecture”. “Le problème de la période c’est est-ce que tout ça est lisible pour les gens à l’arrivée ?”- Équation difficile -Le scrutin très serré de samedi sur la partie “recettes”, avec 176 voix pour et 161 contre, laisse présager une équation encore plus difficile en cas de vote sur l’ensemble du projet de loi.Car le gouvernement a bénéficié sur les recettes de votes favorables des socialistes, et de quelques votes pour et d’abstentions de communistes et écologistes, soucieux de poursuivre les débats. Un rejet aurait en effet immédiatement interrompu les discussions, sans aborder les dépenses. Mais le terreau ne sera peut-être pas aussi favorable sur l’ensemble du texte, alors que les oppositions ne votent traditionnellement pas pour les budgets, marqueurs politiques du gouvernement. LFI entend une nouvelle fois “rejeter ce budget”, a prévenu M. Bompard. Et le Rassemblement national, opposé à la partie “recettes” et à une hausse de la CSG sur le patrimoine décrochée par la gauche, a annoncé qu’il voterait contre l’ensemble du texte.Sur le fond, les députés ont approuvé dimanche la création d’un “réseau France Santé” proposé par Sébastien Lecornu pour améliorer l’accès aux soins, mais accueilli très froidement par la gauche. Ils ont également adopté des mesures visant à réduire des tarifs jugés excessifs dans certains secteurs médicaux particulièrement rentables, mais repoussé un article supposé limiter les dépassements d’honoraires des médecins.L’Assemblée a enfin adopté une limitation de la durée des arrêts de travail, à un mois pour une première prescription et deux mois pour un renouvellement. Les médecins pourront toutefois déroger au plafond prévu.

Ligue 1: le PSG souffre avant de faire plier Lyon

Le PSG a repris la tête de la Ligue 1 après avoir battu Lyon à domicile sur le fil (3-2), grâce à un but inscrit par le Portugais Joao Neves dans le temps additionnel, dimanche en clôture de la 12e journée.Neves a repris de la tête (90+5) un corner joué de la gauche par Kang In-Lee alors que l’OL venait d’être réduit à dix par l’exclusion de Nicolas Tagliafico (90+3). Au classement, le PSG compte deux longueurs d’avance sur Marseille et Lens alors que l’OL, qui n’a gagné aucun de ses trois derniers matches de championnat, descend du 6e au 7e rang à égalité de points avec Lille et Monaco. Battus mardi en Ligue des champions par le Bayern Munich (2-1), les hommes de Luis Enrique ont vite réagi alors qu’ils semblent peiner en championnat avec trois résultats nuls et trois victoires sur leurs six dernières rencontres de Ligue 1.Diminuées par l’absence de plusieurs titulaires (Hakimi, Nuno Mendes, Dembélé pour le PSG, Sulc, Fofana pour l’OL), les deux formations ont livré un début de match assez terne avant que la partie ne s’emballe.Mais dans l’ensemble, la rencontre a été assez pauvre en occasions (2 tirs cadrés à 4 pour le PSG) malgré la nette domination des Parisiens avec 72% de possession la plupart du temps dans le camp adverse.Titularisé à la place d’Achraf Hakimi, Warren Zaïre-Emery a ouvert logiquement la marque d’un tir puissant sous la barre après avoir bénéficié d’une belle ouverture de Vitinha (26e), lequel a ensuite été à l’origine du deuxième but parisien inscrit par Khvicha Kvaratskhelia (33e). Le Géorgien a été servi par le Portugais après que celui-ci a récupéré le ballon à une vingtaine de mètres du but lyonnais dans les pieds de l’Américain Tanner Tessmann, coupable de négligence sur l’action (33).- Lyon égalise deux fois -Entre-temps, Afonso Moreira avait pourtant égalisé pour l’OL après avoir gagné son duel avec Lucas Chevalier à la suite d’une ouverture de Moussa Niakhaté (30e). Le jeune Portugais, impliqué sur cinq des sept derniers buts lyonnais (3 buts, 2 passes), profite pleinement du temps de jeu qu’il obtient après la blessure de Malick Fofana indisponible plusieurs mois. Deux minutes plus tôt, la vidéo-assistance avait refusé un penalty à Lyon pour une suspicion de main de Illya Zabarnyi (28).Mais Lyon, qui a aussi trouvé le poteau sur un tir de Tagliafico (42), fait preuve de résilience depuis cet été. Délesté de ses individualités offensives en raison de la cure d’austérité imposée par la DNCG, les Lyonnais semblent n’être jamais à cours de ressources, même en attaque où ils sont privés de plusieurs titulaires alors qu’ils peinent à marquer. Ils ont réussi à égaliser une seconde fois par Ainsley Maitland-Niles qui a inscrit son premier but de la saison en lobant magnifiquement Lucas Chevalier après avoir été alerté dans l’axe par l’Anglais Tyler Morton (2-2, 50e). Un petit bijou qui n’a pas suffi au bonheur des Lyonnais.

Ukraine: situation “difficile” pour le réseau électrique au lendemain de frappes russes

Les techniciens ukrainiens s’efforçaient dimanche de réparer les dégâts causés la veille par l’une des pires attaques russes contre les infrastructures énergétiques de l’Ukraine, une situation qualifiée de “difficile” par le président Volodymyr Zelensky.Des dizaines de milliers de personnes restent privées de courant au lendemain de frappes russes massives sur le réseau électrique et gazier …

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Israël a reçu la dépouille de Hadar Goldin, tué en 2014 à Gaza

Après onze ans d’attente, Israël a annoncé dimanche le rapatriement du corps de l’officier israélien Hadar Goldin, tué en 2014 dans la bande de Gaza, remis plus tôt à la Croix-Rouge par le Hamas dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu dans le territoire palestinien. Le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyau a indiqué que …

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Ukraine: situation “difficile” pour le réseau électrique au lendemain de frappes russes

Les techniciens ukrainiens s’efforçaient dimanche de réparer les dégâts causés la veille par l’une des pires attaques russes contre les infrastructures énergétiques de l’Ukraine, une situation qualifiée de “difficile” par le président Volodymyr Zelensky.Des dizaines de milliers de personnes restent privées de courant au lendemain de frappes russes massives sur le réseau électrique et gazier du pays qui ont fait au moins quatre morts, tandis qu’une riposte ukrainienne a provoqué des interruptions dans plusieurs régions russes.”Les équipe de réparation travaillent quasiment 24 heures sur 24 dans la plupart des régions”, a assuré le président Zelensky dans son allocution du soir.”Les efforts de rétablissement (du courant) se poursuivent et, bien que la situation soit difficile, des milliers de personnes participent à la stabilisation du système et à la réparation des dégâts”, selon M. Zelensky.La Russie multiplie depuis des semaines les bombardements sur les infrastructures énergétiques et le réseau ferroviaire ukrainien, faisant craindre un nouvel hiver difficile. L’Ukraine vise de son côté régulièrement des dépôts et raffineries de pétrole et d’autres installations en Russie.Selon le vice-Premier ministre ukrainien en charge de la reconstruction, Dmytro Kouleba, les frappes russes de samedi ont provoqué des “destructions considérables” et au moins 100.000 personnes sont toujours sans électricité, eau et chauffage dans la région de Kharkiv (nord-est).Les autorités d’autres régions ont également fait état de coupures et de réparations en cours, sans préciser le nombre de foyers affectés.L’attaque de samedi, qui a impliqué plus de 450 drones et 45 missiles, a été “l’une des plus graves pour le secteur énergétique depuis le début de la guerre”, a relevé à la télévision le vice-ministre de l’Energie, Artyom Nekrassov.Selon lui, les forces russes tentent désormais “de frapper simultanément les installations de production, les systèmes de transport et de distribution d’électricité”, rendant complexes les réparations.”Une partie très importante de la production a été touchée”, a-t-il ajouté, qualifiant la situation sur le réseau de “difficile”.Conséquence: dans la plupart des régions du pays, des coupures d’urgence visant à équilibrer le système ont dû être effectuées par le gestionnaire étatique du réseau Ukrenergo, qui a annoncé qu’elles se poursuivraient lundi.- “Réduite à zéro” -Le groupe électrique Centerenergo, qui gère trois centrales, dont une en territoire occupé par la Russie, et 15% des besoins du pays selon son site internet, a averti samedi que sa capacité de production a été “réduite à zéro”.Comme lors de chaque vague de frappes, le ministère russe de la Défense a affirmé samedi avoir visé “des entreprises du complexe militaro-industriel ukrainien et des installations gazières et énergétiques qui soutiennent leurs opérations”.En Russie, des frappes ukrainiennes ont touché dimanche plusieurs régions frontalières, provoquant également des coupures de courant.Dans la région russe de Belgorod, régulièrement visée par des tirs ukrainiens, le gouverneur Viatcheslav Gladkov a rapporté sur Telegram que “le réseau d’approvisionnement en électricité et en chauffage a subi de graves dégâts” dans la capitale régionale éponyme.”Plusieurs rues sont touchées par des problèmes de courant (…) Plus de 20.000 habitants sont privés d’électricité”, a-t-il ajouté.Dans la région de Koursk, également frontalière de l’Ukraine, “un incendie s’est déclaré dans l’une des installations énergétiques du village de Korenevo”, laissant 10 localités sans électricité, a annoncé sur Telegram le gouverneur Alexandre Khinshteïn.Et dans la région de Voronej, un incendie s’est déclaré dans une installation assurant le chauffage, selon le gouverneur Alexandre Goussev.L’Ukraine comme la Russie ont rapporté avoir abattu plusieurs dizaines de drones ennemis au cours de la nuit.Des frappes russes massives sur l’énergie en Ukraine avaient déjà eu lieu les hivers précédents, plongeant par moments des millions de personnes dans le noir.La campagne de cette année, plus puissante, fait craindre un hiver à venir encore plus rude. Le directeur du Centre ukrainien de recherche sur l’énergie, Oleksandre Khartchenko, a averti cette semaine que le pays court un “risque significatif” de coupures de chauffage.

Budget de la Sécu : l’Assemblée débat, mais les délais se resserrent

L’Assemblée ira-t-elle au bout du budget de la Sécu ? Avec plusieurs centaines d’amendements, moins de deux jours d’examen prévus, et un débat crucial attendu sur la réforme des retraites, la question plane sur l’hémicycle. Si les débats dépassent les délais constitutionnels, à minuit mercredi, le gouvernement s’est engagé à transmettre au Sénat le texte avec “tous les amendements votés”, a indiqué dimanche sur X la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin.Samedi, les députés ont adopté sur le fil une partie “recettes” largement réécrite et débuté l’examen du second volet sur les “dépenses” avec la mesure cruciale de la suspension de la réforme des retraites, promesse du gouvernement de Sébastien Lecornu pour tenter d’éloigner une censure du PS.Mais le calendrier reste très contraint: quelque 500 amendements étaient encore au menu dimanche vers 18H30, avant une interruption à minuit, et deux journées de relâche en raison de l’Armistice du 11-Novembre.Les débats ne reprendront que mercredi à 15H00, dans une plage horaire consacrée notamment, sur décision du gouvernement, à l’article suspendant la réforme des retraites.La manoeuvre est présentée comme une façon d’avoir le débat devant un hémicycle plein. Mais elle permet aussi d’assurer que l’examen sur cette réforme très contestée puisse se tenir, même si tous les amendements avant cet article n’ont pas été examinés.- “Lisible” ? -“Le plus probable aujourd’hui, c’est que mercredi, le budget ne soit pas voté”, s’est inquiété le coordinateur de LFI, Manuel Bompard dans Questions politiques (France inter/franceinfo/Le Monde).Et ce au risque “d’envoyer au Sénat une copie inachevée”, a pointé plus tôt dans l’hémicycle Damien Maudet (LFI), suspectant le gouvernement de préparer “une sorte de 49.3 sur le long terme”. “On sent pas un empressement de la part du gouvernement à aller au vote, ça c’est très clair”, a estimé sur BFMTV Cyrielle Chatelain, patronne du groupe écologiste.”Le Sénat va remettre les choses d’aplomb”, a au contraire estimé Xavier Bertrand, président LR des Hauts-de-France, fustigeant sur Radio J une “avalanche” de “racket fiscal”.Un cadre du camp gouvernemental à l’Assemblée s’interroge lui-aussi, estimant que le gouvernement peut avoir envie que les débats ne se terminent pas, pour éviter un vote final risqué sur l’ensemble du texte. Et il estime que le Parti socialiste, qui a fait le pari de la non-censure, peut avoir la même tentation.”C’est pas si grave” s’il n’y a pas de vote, “mais c’est pas si grave si on y va aussi”, estimait dans l’après-midi un député socialiste. “Le problème de la période c’est est-ce que tout ça est lisible pour les gens à l’arrivée ?”- “Cocasse” -Dimanche dans l’hémicycle, Jérôme Guedj (PS) a appelé à avancer “à marche rythmée, forcée, pour pouvoir aller le plus loin possible dans l’examen de ce texte et si possible à son terme”, qualifiant de “cocasse” les inquiétudes des Insoumis qui ont voté contre la partie “recettes”. Si elle avait été rejetée, cela aurait immédiatement interrompu les débats, sans aborder les dépenses. Le scrutin très serré samedi, 176 voix pour et 161 contre, laisse présager une équation encore plus difficile si un vote sur l’ensemble du projet de loi intervenait mercredi.Car le gouvernement a bénéficié sur les recettes de votes favorables des socialistes, et de quelques votes pour et d’abstentions de communistes et écologistes, soucieux de poursuivre les débats.Mais le terreau ne sera peut-être pas aussi favorable sur l’ensemble du texte, même avec la suspension de la réforme des retraites, alors que les oppositions ne votent traditionnellement pas pour les budgets, marqueurs politiques du gouvernement. LFI entend une nouvelle fois “rejeter ce budget”, a prévenu M. Bompard. Et le Rassemblement national, opposé à la partie “recettes” et à une hausse de la CSG sur le patrimoine décrochée par la gauche, a annoncé qu’il voterait contre l’ensemble du texte.Sur le fond, les députés ont approuvé dimanche la création d’un “réseau France Santé” proposé par Sébastien Lecornu pour améliorer l’accès aux soins, mais accueilli très froidement par la gauche. Ils ont également adopté des mesures visant à réduire des tarifs jugés excessifs dans certains secteurs médicaux particulièrement rentables, mais repoussé un article supposé limiter certains dépassements d’honoraires.