AFP World

RDC: à Uvira, l’angoisse des habitants piégés dans la ville, sous contrôle du M23

A Uvira, cité de l’est de la République démocratique du Congo (RDC), ceux qui n’ont pas pu fuir attendent désormais avec angoisse de connaitre leur sort entre les mains du groupe armé M23 soutenu par l’armée rwandaise, qui consolide jeudi son contrôle sur la ville. L’offensive du M23 sur l’agglomération de plusieurs centaines de milliers d’habitants, …

RDC: à Uvira, l’angoisse des habitants piégés dans la ville, sous contrôle du M23 Read More »

Les “architectes de l’IA” désignés personnalités de l’année par le magazine Time

Les “architectes” de l’intelligence artificielle (IA), parmi lesquels le patron d’OpenAI Sam Altman, celui de Nvidia Jensen Huang ou celui de xAI Elon Musk, ont été désignés jeudi comme les personnalités de l’année par le magazine américain Time.”L’IA est assurément devenue l’outil le plus influent dans la compétition entre grandes puissances depuis l’avènement des armes …

Les “architectes de l’IA” désignés personnalités de l’année par le magazine Time Read More »

Amnesty accuse le Hamas d’avoir commis des crimes contre l’humanité le 7-Octobre et par la suite

Amnesty International a accusé jeudi pour la première fois le Hamas et d’autres groupes armés palestiniens d’avoir commis des crimes contre l’humanité, dont celui d’”extermination” lors de l’attaque du 7 octobre 2023 en Israël, et par la suite, ce que le mouvement islamiste a rejeté comme des “mensonges”.”Des groupes armés palestiniens ont commis des violations …

Amnesty accuse le Hamas d’avoir commis des crimes contre l’humanité le 7-Octobre et par la suite Read More »

Birmanie: une frappe aérienne de la junte sur un hôpital fait 33 morts (OMS)

Une frappe aérienne de la junte sur un hôpital de l’ouest de la Birmanie a fait 33 morts, ont annoncé jeudi l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et un groupe rebelle, alors que l’armée mène une vaste offensive à l’approche d’élections.”La situation est terrible”, a déclaré un travailleur humanitaire, Wai Hun Aung, évoquant une frappe …

Birmanie: une frappe aérienne de la junte sur un hôpital fait 33 morts (OMS) Read More »

Au Bangladesh, les élections législatives auront lieu le 12 février

Le Bangladesh est officiellement entré en période électorale: les législatives promises après les émeutes meurtrières de l’été 2024 et la chute de l’ex-Première ministre Sheikh Hasina auront lieu le 12 février, a annoncé jeudi la commission en charge de les organiser.Les Bangladais se prononceront le même jour sur une série de réformes constitutionnelles destinées à …

Au Bangladesh, les élections législatives auront lieu le 12 février Read More »

Israël réaffirme que le Hamas “sera désarmé” à Gaza

“Il n’y a aucun avenir pour le Hamas dans la bande de Gaza, ils seront désarmés”, a stipulé jeudi une porte-parole du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, au lendemain de la proposition du mouvement islamiste palestinien d’un simple “gel” ou “stockage” de son arsenal.”Le Hamas et les autres factions terroristes n’auront aucun rôle dans la …

Israël réaffirme que le Hamas “sera désarmé” à Gaza Read More »

Washington demande toujours de grandes concessions à l’Ukraine, selon Zelensky

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré jeudi que les Etats-Unis continuaient de demander d’importantes concessions de la part de son pays dans les négociations pour mettre fin à la guerre avec la Russie, dont le retrait de ses troupes du Donbass.L’administration de Donald Trump a proposé il y a près de trois semaines un plan visant à résoudre bientôt quatre ans de guerre déclenchée par l’invasion russe à grande échelle de février 2022. Ce texte est depuis discuté séparément par les Russes et les Ukrainiens avec les Américains.Selon M. Zelensky, les deux questions essentielles restant à négocier sont le contrôle de la région orientale de Donetsk, où se déroule l’essentiel des combats, et le statut de la centrale nucléaire de Zaporijjia, occupée par Moscou dans le sud de l’Ukraine.M. Zelensky a assuré aux journalistes, dont ceux de l’AFP, que Washington “voit les forces ukrainiennes se retirer” de la partie de la région de Donetsk qu’elle contrôlent encore et qui serait transformée en “zone économique libre” ou “zone démilitarisée”.En échange, l’armée russe se retirerait des zones sous son contrôle dans les régions de Soumy, Kharkiv et Dnipropetrovsk (nord, nord-est et centre-est), mais se maintiendrait dans celles de Kherson et Zaporijjia (sud).Les régions de Donetsk, contrôlée à plus de 80% par la Russie, et celle voisine de Lougansk, presque totalement sous son contrôle, sont l’objectif prioritaire du Kremlin en Ukraine.Moscou revendique depuis 2022 leur annexion, tout comme celle de deux autres régions du sud, celles de Kherson et Zaporijjia, que les forces russes occupent partiellement.Quant aux garanties de sécurité promises à l’Ukraine, Volodymyr Zelensky a indiqué avoir eu “une discussion constructive et approfondie avec l’équipe américaine” à ce sujet.- “Élection” ou “référendum” -M. Zelensky a assuré que dans tous les cas, une “élection” ou un “référendum” sera nécessaire en Ukraine pour trancher sur les questions territoriales. Mardi, il s’était dit prêt à organiser une présidentielle si la sécurité du scrutin pouvait être assuré par les Etats-Unis, avec les Européens.Mercredi, deux responsables ukrainiens avaient confirmé à l’AFP que Kiev avait remis aux Etats-Unis sa version mise à jour de ce plan, à un moment où le président américain redit son impatience face à Kiev et aux Européens.Le président ukrainien a confirmé jeudi que les Etats-Unis souhaitaient conclure un accord “le plus tôt” possible.La version du plan américain révisée par les Ukrainiens lors de négociations à Genève et en Floride n’a pas été rendue publique. Un texte divisé en quatre partie a également été soumis au Kremlin lors d’un voyage de l’émissaire américain Steve Witkoff à Moscou la semaine dernière.Ces efforts américains interviennent à un moment difficile pour l’Ukraine: la présidence a été déstabilisée par un vaste scandale de corruption impliquant des proches de Volodymyr Zelensky, l’armée est en recul sur le front et la population est soumise à des coupures de courant à cause des frappes russes.Le plan originel de Washington avait été perçu comme largement favorable aux demandes du Kremlin.- 300 drones en Russie -Sur le terrain, l’armée russe a revendiqué jeudi la capture de la ville de Siversk, dans la région de Donetsk (est), l’un des derniers verrous qui l’empêchait d’approcher les grandes cités régionales de Kramatorsk et de Sloviansk, à une trentaine de kilomètres plus à l’ouest.La Russie a revendiqué ces dernières semaines la conquête de plusieurs positions d’importance sur le front, dont le noeud logistique de Pokrovsk – ce qui a été démenti par l’Ukraine – dans la région de Donetsk et les villes de Koupiansk et de Vovtchansk dans celle de Kharkiv (nord-est).Le président Vladimir Poutine a assuré jeudi “constater une bonne dynamique sur tous les axes” pour l’armée russe, qui a accéléré ses conquêtes en novembre. “La libération des territoires (…) se déroule de manière progressive, régulière”, a-t-il estimé.Les autorités russes ont par ailleurs indiqué jeudi avoir abattu plus de 300 drones ukrainiens au-dessus de la Russie, soit l’une des attaques les plus massives lancées par l’Ukraine depuis 2022.Une quarantaine de ces drones se dirigeaient vers Moscou, selon le ministère russe de la Défense et le maire de la capitale, provoquant des perturbations dans les aéroports russes.Ces derniers mois, la Russie a de son côté frappé massivement à plusieurs reprises le réseau électrique de l’Ukraine, ses infrastructures gazières et son circuit ferroviaire, faisant craindre un hiver encore plus difficile pour sa population.

Génocide des Tutsi au Rwanda: la Banque de France visée par une plainte pour complicité

“Elle savait forcément !”: trente et un ans après l’extermination des Tutsi, la Banque de France est visée par une plainte pour complicité de génocide et de crimes contre l’humanité, accusée d’avoir validé plusieurs virements qui auraient facilité l’armement des forces génocidaires au Rwanda.La plainte, révélée par le journal Libération et consultée jeudi par l’AFP, a été déposée le 4 décembre auprès du doyen des juges d’instruction du Pôle crimes contre l’humanité du tribunal judiciaire de Paris.Elle vise à établir si la banque centrale française a manqué à ses obligations de contrôle alors que l’ONU avait instauré un embargo sur les ventes d’armes au Rwanda le 17 mai 1994.Selon les plaignants, le Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR) et ses fondateurs Alain et Dafroza Gauthier, non seulement la Banque de France n’a pas gelé le compte de la Banque nationale du Rwanda, mais elle a aussi effectué des transferts en sa faveur, pour un montant total de 3,17 millions de francs (soit environ 486.000 euros).”Il y a sept transferts d’argent entre le 5 mai et le 17 juillet 1994, en plein génocide des Tutsi, de la Banque Nationale du Rwanda vers des prestataires. Il s’agit de sommes relativement importantes”, a souligné Alain Gauthier auprès de l’AFP. “Elle savait forcément!”, assure celui qui se bat pour faire juger les génocidaires depuis trente ans. “Je pense que personne, personne dans le monde entier, mais surtout ici en France, ne pouvait ignorer ce qui se passait au Rwanda à la mi-mai” 1994, ajoute-t-il. Parmi les bénéficiaires figure notamment la société française Alcatel, soupçonnée d’avoir fourni des équipements de communication aux autorités rwandaises.- Achat d’armes ? -Selon des documents rapportés dans la plainte que l’AFP a pu consulter, un versement d’un montant de 435.000 francs a par exemple été effectué au bénéfice d’Alcatel, le 5 mai 1994.Plusieurs témoignages attestent que ce paiement était destiné à l’achat de téléphones satellites, considérés comme un équipement important par le gouvernement intérimaire rwandais, afin de maintenir les communications internationales.”D’autres versements sont à destination d’ambassades du Rwanda en Egypte ou en Ethiopie. Et on sait aujourd’hui que ces ambassades ont été utilisées pour aller acheter des armes”, soutiennent Mes Matilda Ferey et Joseph Breham, les avocats du CPCR, ajoutant que la Banque de France a agi alors même que d’autres établissements européens ont refusé d’émettre ces transferts.  Contactée, la Banque de France a déclaré n’avoir pu faire que des “recherches sommaires” étant donné le délai “particulièrement court” depuis le dépôt de la plainte. “A ce stade des investigations internes, qui se poursuivent avec la plus grande diligence, rien ne permet de penser que la Banque de France n’aurait pas respecté ses procédures strictes dans le cadre réglementaire et légal applicable à l’époque des faits”, a-t-elle ajouté.”Le génocide des Tutsi n’a pas seulement été l’œuvre de ceux qui tuaient à la machette. Il a été rendu possible par une multitude de criminels en col blanc, qui, confortablement assis dans leurs bureaux, ont autorisé des transferts et signé des opérations dans la banalité administrative, nécessaires à la machine génocidaire”, déclarent Mes Matilda Ferey et Joseph Breham.Le groupe BNP Paribas, accusé par plusieurs associations (Sherpa, Ibuka France, et le Collectif des Parties Civiles pour le Rwanda) d’avoir financé un achat d’armes au profit de la milice hutu, fait de son côté l’objet d’une enquête judiciaire depuis 2017 pour complicité de génocide et de crimes contre l’humanité. Celle-ci est toujours en cours, selon l’une des associations. Le génocide au Rwanda a fait plus de 800.000 morts selon l’ONU, essentiellement des Tutsi exterminés entre avril et juillet 1994.