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Génocide des Tutsi au Rwanda: la Banque de France visée par une plainte pour complicité

“Elle savait forcément !”: trente et un ans après l’extermination des Tutsi, la Banque de France est visée par une plainte pour complicité de génocide et de crimes contre l’humanité, accusée d’avoir validé plusieurs virements qui auraient facilité l’armement des forces génocidaires au Rwanda.La plainte, révélée par le journal Libération et consultée jeudi par l’AFP, …

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Pas de lien entre les vaccins et l’autisme, réaffirme l’OMS

Une nouvelle analyse de l’OMS a conclu qu’il n’y a pas de lien entre les vaccins et l’autisme, contrairement à la théorie relayée désormais par la principale agence sanitaire des Etats-Unis, a indiqué jeudi le chef de l’Organisation mondiale de la santé.”Aujourd’hui, l’OMS publie une nouvelle analyse du Comité consultatif mondial pour la sécurité des …

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Washington demande toujours de grandes concessions à l’Ukraine, selon Zelensky

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré jeudi que les Etats-Unis continuaient de demander d’importantes concessions de la part de son pays dans les négociations pour mettre fin à la guerre avec la Russie, dont le retrait de ses troupes du Donbass.L’administration de Donald Trump a proposé il y a près de trois semaines un …

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Amnesty accuse le Hamas d’avoir commis des crimes contre l’humanité le 7-Octobre et par la suite

Amnesty International a accusé jeudi pour la première fois le Hamas et d’autres groupes armés palestiniens d’avoir commis des crimes contre l’humanité, dont celui d'”extermination”, lors de l’attaque du 7 octobre 2023 en Israël et après cette date, ce que le mouvement islamiste a rejeté.Mais pour le ministère israélien des Affaires étrangères, “il a fallu plus de deux ans à Amnesty International pour se pencher sur les crimes odieux du Hamas et même maintenant son rapport est bien loin de refléter toute l’ampleur des horribles atrocités”  perpétrées par le mouvement islamiste palestinien. “Des groupes armés palestiniens ont commis des violations du droit international humanitaire, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité lors de leurs attaques dans le sud d’Israël ayant commencé le 7 octobre 2023”, écrit l’organisation de défense des droits humains dans un nouveau rapport de plus de 170 pages.Amnesty juge que le massacre de civils le 7-Octobre relève du “crime contre l’humanité d’extermination”.  Et elle recense d’autres crimes contre l’humanité commis par des groupes palestiniens: l’emprisonnement, la torture, la disparition forcée, le viol et “d’autres formes de violences sexuelles”.Les groupes palestiniens mis en cause, en premier lieu le Hamas, “ont continué de commettre des violations et des crimes relevant du droit international” après le 7-Octobre, notamment des crimes contre l’humanité, en “détenant et maltraitant des otages ainsi qu’en retenant des corps”, ajoute Amnesty. “La détention d’otages s’inscrivait dans un plan explicitement formulé par la direction du Hamas et d’autres groupes armés palestiniens”, écrit-elle.L’ONG internationale avait déjà conclu que le Hamas et d’autres groupes avaient commis des crimes de guerre lors de l’attaque du 7-Octobre, qui a déclenché la guerre de Gaza. Le Hamas a rejeté fermement le rapport, jugeant “malveillantes” les motivations derrière sa publication.”Le fait que le rapport reprenne les mensonges et les allégations (israéliennes) concernant le viol, la violence sexuelle et les mauvais traitements infligés aux prisonniers, prouve sans laisser place au doute que l’objectif de ce rapport est l’incitation et la diffamation de la résistance”, a réagi le Hamas.Le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Oren Marmorstein, a pour sa part également accusé sur X l’organisation internationale d’être “biaisée”.- Le Hamas “principalement responsable” -L’attaque du 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.221 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP. Ce jour-là, 251 personnes avaient été prises en otage, dont 44 déjà mortes.Sur les 207 otages emmenés vivants, 41 sont morts ou ont été tués en captivité. A ce jour, tous les captifs sont rentrés, à l’exception d’un Israélien, dont la dépouille se trouve encore dans la bande de Gaza.A propos des violences sexuelles commises le 7 octobre en Israël et plus tard sur des otages dans le territoire palestinien, Amnesty précise n’avoir pu interroger qu’une seule victime – un homme qui dit avoir été violé le jour de l’attaque – et indique par conséquent ne pas être en mesure de déterminer leur ampleur. Le rapport conclut que le Hamas – notamment sa branche armée, les Brigades Ezzedine Al-Qassam –  est “principalement responsable” des crimes commis, imputant aussi une responsabilité, mais moindre, au Jihad islamique, aux Brigades des martyrs d’Al-Aqsa et à des “civils palestiniens” non affiliés à ces organisations. Amnesty, qui accuse Israël de commettre un génocide à Gaza, avait estimé fin novembre que celui-ci “se poursuit sans relâche malgré le cessez-le-feu” fragile en vigueur depuis le 10 octobre. Israël rejette avec force les accusations de génocide le visant, qu’il qualifie de “mensongères” et “antisémites”.Les crimes de guerre qualifient des violations graves du droit international commises à l’encontre de civils ou de combattants à l’occasion d’un conflit armé.Selon le statut de Rome ayant institué la Cour pénale internationale (CPI), les crimes contre l’humanité qualifient des actes commis “dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique lancée contre toute population civile et en connaissance de cette attaque”.Plus de 70.369 Palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza dans la campagne militaire israélienne de représailles au 7-Octobre, selon le ministère de la Santé local, placé sous l’autorité du Hamas, dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU.

Pluies diluviennes et vents puissants ajoutent au chaos qui frappe Gaza

Pelle à la main, des Palestiniens portant des sandales en plastique et des pulls fins creusent des tranchées autour de leurs tentes dans le quartier de Zeitoun, à Gaza-ville, rempart dérisoire face aux pluies torrentielles qui s’abattent depuis des heures.Dès mercredi soir, la tempête Byron a balayé le territoire palestinien, bordé par la mer Méditerranée, inondant les campements de fortune et ajoutant à la détresse de la population, déplacée en masse depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas, le 7 octobre 2023.A Zeitoun, le campement planté au milieu des décombres a des allures cauchemardesques, sous un ciel chargé de gros nuages gris et blancs.Sous des trombes d’eau, l’océan de toile et de bâches s’est transformé en marécage. Tous les auvents dégoulinent à grosses gouttes.Accroupis sur des briques posées dans la boue, un groupe d’enfants mangent à même des faitouts en métal devant l’ouverture d’un petit abri en plastique, en regardant le ciel s’abattre sur le quartier.  – “Nous ne savions pas où aller” –A al-Zawaida, dans le centre de la bande de Gaza, des mares forcent les gens à marcher dans l’eau stagnante, qui leur arrive aux chevilles, ou à sauter d’un îlot de sable émergé à un autre.”La nuit dernière a été terrible pour nous et pour nos enfants à cause des fortes pluies et du froid, les enfants ont été trempés, les couvertures et les matelas aussi. Nous ne savions pas où aller”, raconte à l’AFP Souad Mouslim, qui vit sous une tente avec sa famille.”Donnez-nous une tente décente, des couvertures pour nos enfants, des vêtements à porter, je le jure, ils ont les pieds nus, ils n’ont pas de chaussures”, implore-t-elle.”Jusqu’à quand allons-nous rester comme ça? C’est injuste”, dit-elle en élevant la voix pour couvrir le bruit des gouttes frappant la toile.Selon un rapport de l’ONU, 761 sites, abritant environ 850.000 déplacés, présentent un risque élevé d’inondation dans la bande de Gaza.Le territoire connait généralement un épisode de fortes pluies en fin d’automne et en hiver, mais la dévastation massive due à la guerre l’a rendu plus vulnérable.”La situation est désespérée”, résume Chourouk Mouslim, une déplacée originaire de Beit Lahia, dans le nord de Gaza, elle aussi sous une tente à al-Zawaida.”Nous ne pouvons même pas sortir pour allumer un feu” pour cuisiner ou se chauffer, déplore-t-elle, avant d’ajouter qu’elle n’a de toutes les manières ni bois, ni gaz.Dans ce territoire dont les frontières sont fermées, où l’aide humanitaire arrive en quantité insuffisante selon l’ONU, malgré l’entrée en vigueur d’une trêve le 10 octobre, les pénuries empêchent une population déjà démunie de faire face à ce nouveau problème.– Lointaine reconstruction –Sous les tentes, les plus chanceux bâchent le sol ou le recouvrent de briques pour empêcher que le sable humide ne détrempe leurs affaires. Dans les zones où le bitume n’a pas été arraché, des bulldozers continuent de déblayer les décombres des bâtiments détruits.Beaucoup de gens restent debout, à l’entrée des abris, plutôt que de s’asseoir une surface mouillée.”La tempête a eu un impact grave sur la population, des bâtiments se sont effondrés et une grande partie des infrastructures étant détruite, elles ne permettent plus d’absorber cet important volume de pluie”, note Mahmoud Bassal, le porte-parole de la Défense civile de Gaza.Cette organisation, qui dispense des premiers secours sous l’autorité du Hamas, a affirmé que la tempête avait causé la mort d’une personne, écrasée par un mur ayant cédé. Elle a ajouté que ses équipes étaient intervenues après l’effondrement partiel de trois maisons durant les fortes pluies.La Défense civile a averti les habitants restés dans des logements partiellement détruits ou fragilisés par les bombardements qu’ils se mettaient en danger.”Les tentes, c’est inacceptable”, estime M. Bassal, “ce qui doit être fourni maintenant, ce sont des abris qu’on peut déplacer, équipés de panneaux solaires, avec deux pièces, une salle de bain et toutes les installations nécessaires pour les habitants. Seulement à ce moment-là, la reconstruction pourra commencer”.

Déjà poursuivi pour viols, le comédien Philippe Caubère mis en examen pour proxénétisme

Le comédien Philippe Caubère a été mis en examen pour proxénétisme fin novembre, une nouvelle procédure judiciaire visant cette figure majeure de la scène théâtrale française, déjà poursuivie pour viols, agressions sexuelles et corruption de mineurs sur trois mineures.L’homme de 75 ans est soupçonné d’avoir contraint une plaignante à se prostituer pendant des années en postant des photos d’elle sur des sites de rencontres tarifées, selon BFMTV, qui a révélé sa mise en examen le 24 novembre, confirmée à l’AFP jeudi par le parquet de Créteil.Sollicitée par l’AFP, l’avocate du comédien, Me Fanny Colin, n’a pas souhaité faire de commentaire.Dans une interview au quotidien Libération en janvier, la comédienne Agathe Pujol, à l’origine d’une des plaintes, avait affirmé avoir été victime de viols “organisés plusieurs fois par semaine” entre 2011 et 2018 par M. Caubère au cours desquels ce dernier “regarde et prend des photos”.Agathe Pujol estime avoir été “violée par des centaines d’hommes”, écrivait Libération.Ex-pilier du Théâtre du Soleil, récompensé de trois Molières, Philippe Caubère a été mis en examen en février 2024 pour des faits s’étant déroulés, selon les victimes, en 2012 pour une première, et entre 2010 et 2019 pour une deuxième. M. Caubère a reconnu avoir eu une relation intime pendant quatre mois en 2012 avec une mineure âgée de 16 ans, une relation selon lui consentie.Il est aussi mis en examen pour corruption de mineure de plus de 15 ans sur une troisième victime, des faits ayant eu lieu entre 2019 et 2021.En mars, les procès-verbaux d’audition du comédien ont été annulés par la justice, en raison d’un “comportement déloyal” des enquêteurs qui l’avaient interrogé. – Son ancienne avocate mise en examen -Son ancienne avocate, Me Marie Dosé, a elle-même été mise en examen en octobre pour soustraction ou altération de document dans une enquête visant son ex-client suite à une première plainte pour viols déposée en 2018.Le parquet avait classé cette plainte sans suite en 2019, “aucun élément” ne permettant “de corroborer les déclarations de la plaignante sur l’absence de consentement”. Cette plaignante avait été condamnée en septembre 2021 pour diffamation.Selon le quotidien Le Monde, Me Dosé est soupçonnée d’avoir fait disparaître un ordinateur personnel de M. Caubère, dont les contenus auraient pu se révéler compromettants pour le septuagénaire.L’avocate avait indiqué, dans un communiqué envoyé à l’AFP, n’avoir fait “qu’exercer (son) métier comme (elle) le fai(t) depuis vingt-cinq ans: en respectant (son) serment”. Elle s’était par ailleurs alarmée d’une “violation du secret de l’instruction”. Auteur-interprète au style burlesque, Philippe Caubère s’est fait connaître du grand public au cinéma avec les films d’Yves Robert (“La gloire de mon père”, “Le château de ma mère) et “Molière” d’Ariane Mnouchkine en 1978.Ce Marseillais est connu pour ses pièces autobiographiques, notamment “Le roman d’un acteur”, œuvre monumentale de 11 spectacles qui racontent la vie du jeune Ferdinand Faure, son alter ego.C’est avec Ariane Mnouchkine, fondatrice du Théâtre du Soleil, que sa carrière décolle (1970-1977) avant de se lancer seul sur les planches, ce qu’elle ne lui pardonnera jamais.La rupture a été “violente, sentimentale, passionnelle”, confiait l’acteur à l’AFP en 2014.Compagnie fondée en 1964, le Théâtre du Soleil est installé depuis 1970 à la Cartoucherie de Vincennes, et s’est imposé comme une institution théâtrale majeure en France.En mars, devant la Commission de l’Assemblée nationale sur les violences dans les secteurs artistiques, Agathe Pujol avait déclaré sous serment avoir été victime d’une tentative de viol commise fin 2010 par un comédien de la troupe, devant plusieurs témoins, alors qu’elle était mineure. Elle avait plus généralement décrit une “pression sexuelle constante” que les hommes de la troupe y faisaient, selon elle, peser sur les femmes.Après ces accusations, le Théâtre du Soleil avait annoncé lancer une enquête interne.Philippe Caubère a fait polémique en prenant la défense, dès 2011, du droit de recourir aux prostituées.

Au Bangladesh, les élections législatives auront lieu le 12 février

Le Bangladesh est officiellement entré en période électorale: les législatives promises après les émeutes meurtrières de l’été 2024 et la chute de l’ex-Première ministre Sheikh Hasina auront lieu le 12 février, a annoncé jeudi la commission en charge de les organiser.Les Bangladais se prononceront le même jour sur une série de réformes constitutionnelles destinées à …

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