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Thaïlande: dissolution du Parlement en plein conflit frontalier avec le Cambodge

Le Premier ministre thaïlandais Anutin Charnvirakul a dissous le Parlement vendredi, trois mois après son arrivée au pouvoir, une décision qui intervient plus tôt que prévu, en plein conflit meurtrier à la frontière avec le Cambodge.Des centaines de milliers de Thaïlandais contraints de fuir les combats, qui ont fait au moins 20 morts de part …

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Dans les dunes de Kandahar, en Afghanistan, le rendez-vous des passionnés de 4×4

Dans un rugissement de moteur assourdissant, des véhicules tout-terrain partent à l’assaut des dunes ocres du désert de Kandahar, dans le sud de l’Afghanistan. Ce bastion historique des talibans accueille chaque week-end un rassemblement de 4×4 attirant une foule de passionnés.”Le désert, c’est la moitié de la beauté de la province de Kandahar”, s’émerveille Abdul …

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Brésil: la gauche appelle au rassemblement contre les projets de réduction de peine de Bolsonaro

Le peuple de gauche brésilien a lancé vendredi un appel au rassemblement dans les rues du pays pour s’opposer à la volonté du Parlement brésilien de réduire la peine de l’ex-président d’extrême droite Jair Bolsonaro, condamné à 27 ans de prison pour tentative de coup d’Etat.Mercredi, au terme d’une séance houleuse, les députés brésiliens, à …

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L’ex-président irakien Barham Saleh nommé à la tête du HCR, l’agence de l’ONU pour les réfugiés 

L’ex-président irakien Barham Saleh, une personnalité kurde, a été nommé à la tête du HCR, l’agence de l’ONU pour les réfugiés, a indiqué vendredi à l’AFP une source onusienne souhaitant garder l’anonymat.Il va succéder en janvier à l’Italien Filippo Grandi, qui a passé dix ans aux commandes du Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés. De …

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L’Allemagne accuse la Russie d’une cyberattaque contre la sécurité aérienne et d’ingérence électorale

L’Allemagne a attribué vendredi à la Russie une “attaque informatique” visant son système de contrôle du trafic aérien ainsi qu’une “campagne” de déstabilisation durant les dernières législatives allemandes, et convoqué l’ambassadeur russe à Berlin pour ces accusations.”Le service de renseignement militaire russe GRU est responsable de cette attaque” informatique commise en août 2024 contre la …

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Indonésie: les mosquées inondées, les fidèles ne savent pas où prier

Dans l’île indonésienne de Sumatra, ravagée par des inondations qui ont fait près de 1.000 morts, des arbres déracinés par milliers témoignent du désastre autour d’une mosquée inaccessible aux fidèles qui, vendredi, ne savaient pas où prier.Le bilan de ces inondations parmi les pires que Sumatra ait récemment connues, dans le nord de l’île, y …

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Pourparlers sur l’Ukraine: Trump “extrêmement frustré” par Kiev et Moscou

Le président américain Donald Trump a fait part jeudi de son exaspération face à l’absence de résultat des pourparlers pour mettre fin à la guerre en Ukraine, Washington sommant Kiev d’accepter des concessions territoriales qui pourraient comprendre une zone démilitarisée.”Le président est extrêmement frustré par les deux camps impliqués dans cette guerre, et il en …

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Procès Péchier: la perpétuité requise contre “le docteur la mort”

Pour l’accusation c’est le “docteur la mort”, un “tueur en série” aux crimes “hautement pervers”: la réclusion criminelle à perpétuité a été requise vendredi à Besançon contre l’anesthésiste Frédéric Péchier, jugé pour 30 empoisonnements de patients, dont douze mortels.”Parce que les crimes reprochés à Frédéric Péchier sont hautement pervers, parce qu’il a agi sournoisement et par le biais de la médecine pour duper tout le monde, parce que Frédéric Péchier a commis l’irréparable, tuant de sang froid 12 personnes, et manqué de tuer 18 personnes, (…) nous requérons la peine maximale”, a déclaré l’avocate générale Christine de Curraize devant la cour d’assises du Doubs.Elle a demandé une période de sûreté de 22 ans – soit le maximum prévu par le code pénal pour ces faits – ainsi qu’une interdiction définitive d’exercer la profession de médecin envers celui qu’elle a qualifié de “tueur en série”.Frédéric Péchier est l'”inventeur du crime à double lame: la mort physique du patient et l’atteinte psychique lente et insidieuse de ses confrères, jusqu’à les conduire à la disgrâce”, a asséné la magistrate.Le médecin de 53 ans, qui n’a cessé de clamer son innocence, est accusé d’avoir empoisonné 30 patients âgés de 4 à 89 ans, dont 12 sont morts, entre 2008 et 2017 dans deux cliniques de Besançon.Frédéric Péchier est “le seul dénominateur commun des 30 empoisonnements”, “le seul à pouvoir les avoir commis”, a martelé Mme de Curraize plus tôt dans l’après-midi, plantant ses yeux dans ceux de l’accusé.Selon elle, si Frédéric Péchier n’a pas avoué, c’est qu’il est “complètement verrouillé par sa famille” car ses proches ont dit qu’ils le “renieraient, lui cracheraient dessus, le priveraient de ses enfants” s’il était coupable, avertissant que “leur amour n’est pas inconditionnel”.Une tirade fougueuse qui a déclenché les applaudissements du public, vite rappelé à l’ordre par la présidente de la cour Delphine Thibierge.- Impassible -Frédéric Péchier est resté impassible tout au long de cette journée où la tension est montée crescendo.En fin de matinée, l’autre avocate générale, Thérèse Brunisso, a eu la voix brisée en concluant son énumération des empoisonnements imputés à l’anesthésiste – signe de l’émotion provoquée par plus de trois mois d’audience intense et technique, ponctués de témoignages poignants.Pendant deux jours, les deux avocates générales se sont efforcées de convaincre les jurés que chaque cas de cette “affaire totalement hors norme” est bien un empoisonnement et que “tout converge” vers le médecin de 53 ans.Frédéric Péchier “n’a cessé de mentir, de varier dans ses déclarations, soutenant au-delà de la raison des positions intenables”, a déroulé Christine de Curraize, regrettant qu’il n’ait “pas su évoluer face aux avancées de l’enquête”.- “Soif de puissance” -Selon l’accusation, le praticien a pollué des poches de perfusion avec du potassium, des anesthésiques locaux, de l’adrénaline ou encore de l’héparine, pour provoquer un arrêt cardiaque ou des hémorragies chez des patients pris en charge par des confrères. Son objectif: “atteindre psychologiquement” des soignants avec lesquels il était en conflit et “nourrir sa soif de puissance”.Pendant cette terrible charge, Frédéric Péchier est resté imperturbable, relisant ses notes, aux côtés de sa sœur Julie Péchier et de Randall Schwerdorffer, ses deux conseils. Depuis l’ouverture du procès, où il comparaît libre, il a admis qu’un empoisonneur avait bien sévi dans l’une des deux cliniques privées où il a travaillé, mais a constamment répété qu’il n’était pas cet empoisonneur.Pour Mme de Curraize, “Frédéric Péchier apparaît d’une dangerosité criminelle extrême”, raison pour laquelle elle a requis la perpétuité.”Personne ne s’attendait à autre chose”, a sobrement commenté l’avocat de Frédéric Péchier, Randall Schwerdorffer. Il aura la parole lundi et plaidera l’acquittement, lors de la dernière semaine de ce procès qui “a été très difficile, parfois même très violent, ce qui est très inhabituel dans un procès pénal”.Le verdict est attendu d’ici le 19 décembre.

Dermatose en Ariège: le troupeau abattu malgré la mobilisation des éleveurs

Le cadavre d’une vache soulevée par un engin agricole puis chargée dans un camion benne: après une soirée de heurts entre gendarmes et agriculteurs, les vétérinaires ont piqué vendredi les vaches de l’élevage d’Ariège où a été découvert un cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC).Au petit matin, deux camions et un véhicule des services vétérinaires sont arrivés à cette ferme isolée, sur les hauteurs du village des Bordes-sur-Arize, escortés par plusieurs véhicules de gendarmerie.Devant une foule réduite à une dizaine de personnes opposées à l’abattage -contre plusieurs centaines la veille, avant l’intervention des forces de l’ordre- il sont entrés dans le corps de ferme, dont l’accès avait été barré dans la nuit par plusieurs véhicules de gendarmes.Vers 10h30, face aux Pyrénées enneigés, l’un des camions a commencé à être chargé des carcasses des bovins tués. Les quelque manifestants restants ont alors vu les vaches sans vie être attrapées par une pince géante et être chargées dans la benne du camion, alors que plusieurs de leurs congénères étaient toujours en train de brouter l’herbe verte dans une petite prairie. Une fois chargé, le premier camion est parti avant de revenir une demi-heure plus tard pour prendre un nouveau chargement.Durant deux jours, les éleveurs avaient tenu à distance de la ferme les services vétérinaires, espérant éviter l’application du protocole gouvernemental de lutte contre cette maladie “horriblement contagieuse”, selon la ministre de l’Agriculture.- Affrontements -Jeudi soir, les gendarmes avaient délogé par la force les manifestants qui bloquaient l’accès à l’exploitation avec des dizaines de tracteurs et des troncs d’arbres placés en travers de la route étroite et sinueuse.L’intervention des gendarmes en tenue anti-émeutes, appuyés par des véhicules blindés Centaure, a été émaillée d’incidents avec les manifestants.Des journalistes de l’AFP présents sur place ont assisté à des jets de pierre et de grenades lacrymogènes entre les deux positions.Vers 23h00, les forces de l’ordre ont pris le contrôle de l’exploitation et les manifestants se sont dispersés, essentiellement des fermiers affiliés à la Coordination rurale (CR) ou à la Confédération paysanne, mais aussi quelques militants “d’ultragauche”, selon le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez.Quatre manifestants ont été interpellés jeudi soir, mais un seul a été placé en garde à vue, selon le parquet de Foix.”On s’est pris pas loin de mille grenades sur la gueule. C’est la manière dont on nous traite, comme de la merde”, a regretté auprès de l’AFP Lionel Candelon, président de la CR du Gers.Pour Guilhem Boudin, 56 ans, ancien céréalier en Ariège, l’un des rares manifestants présents vendredi matin autour de la ferme, “on est en train de faire quelque chose de stupide. Une bête était réellement malade. Elle est morte et au lieu de faire un ciblage en fonction des bêtes malades et d’abattre au fur et à mesure, ils veulent tout abattre”, a-t-il déclaré.En Ariège, le préfet a annoncé jeudi qu’une campagne de vaccination des 33.000 bovins du département allait débuter en fin de semaine prochaine.Dans les Hautes-Pyrénées, les vingt vaches d’un élevage de Luby-Betmont ont également été abattues vendredi, conformément à la règlementation en vigueur.Le gouvernement a étendu vendredi les zones de vaccination obligatoire en Occitanie.Dans le Sud-Ouest, les mobilisations se multiplient contre la gestion de la stratégie du gouvernement face à la DNC, mais aussi pour porter d’autres revendications.Une partie des agriculteurs mobilisés mercredi et jeudi en Ariège, se sont rassemblés à Carbonne, en Haute-Garonne, point névralgique du mouvement agricole de début 2024, à l’appel de Jérôme Bayle, figure régionale de la mobilisation agricole, pour bloquer l’A64. La circulation sur cette autoroute était interrompue vendredi en fin d’après-midi.A Agen, des manifestants ont déversé de nombreux déchets dans la nuit de jeudi à vendredi devant des bâtiments administratifs.